Cameroun - Émile Bissossolo (papa de la petite Orphée): " La gendarmerie n’a clairement pas joué son rôle"
© Camer.be : Léandre Nzié | 22 Nov 2024 09:24:40 | 7267Les parents de la fillette de 5 ans, décédée le 29 août 2024 dans des circonstances troubles,continuent de demander justice.
Cela fait plus de 90 jours que le couple Bissossolo pleure Orphée, leur fillette de 5 ans, décédée le 29 août près de leur domicile, au quartier Bonapriso, à Douala.
Le vide que laisse la disparition brutale de cette petite fille, est aussi profond que les circonstances de son décès, non encore élucidées, malgré l'enquête ouverte d'abord par les éléments de la gendarmerie nationale, ensuite par la direction de la police judiciaire du Littoral.
À en croire Émile Gaston Bissossolo, le père de la petite , «les éléments de la gendarmerie nationale précisément la brigade TER de Bonanjo sous le commandement de l’adjudant chef Ndongo Zibi étaient les premiers à arriver sur le terrain le jour du drame. Donc cette unité était chargée de faire les premières constatations face à ce qui était clairement un cas de mort suspecte».
Seulement, la procédure se révèle infructueuse, malgré les relances de la famille. «Il faut dire qu’ils n’ont clairement pas joué ce rôle vu que ce que le gendarme qui est venu sur place a fait n’était que de prendre la filiation, celle du chef chantier ou le corps de notre à été trouvé et celle de la dame qui a trouvé le corps. Malgré les alertes et l’instance de nos proches rien d’autre ne sera fait», poursuit Émile.
Justice pour Orphée
Les bourreaux de la fillette courent toujours. Ses parents, terrassés, ont perdu le sommeil. «Notre fille était la confirmation de l’amour qui existe entre mon épouse et moi après elle, sont nés deux autres enfants qui aujourd’hui souffrent eux aussi de l’absence de leur grande sœur, leur chemin, leur guide. Les voir et les entendre réclamer leur grande sœur et un énorme crève-cœur», confie Émile.
Alors qu'ils portent le deuil, les parents de la petite Orphée demandent que justice soit rendue pour honorer la mémoire de leur fille.
Depuis quelques jours , Les parents ont inclu les réseaux sociaux, dans cette quête de justice. Dans la mi-journée, les membres d'une plateforme créée à cet effet, partagent sur les réseaux sociaux, un message accompagné d'une photo de la fillette. «Nous refusons de prendre le chemin de ceux qui disent qu’il est trop tard pour trouver les responsables de ce crime odieux, brutal et qui depasse largement le respect de la dignité humaine. C’est aussi un moyen d’installer un débat dans la communauté sur ce que deviennent les responsables d’actes sexuels inacceptables sur les enfants tout en demandant à la justice d’appliquer les sanctions les plus sévères pour toute personne qui se rendrait coupable de maltraitance envers les enfants», explique Émile. «Nous espérons que ce qui est arrivé à notre fille n’arrive plus jamais à un enfant. le fait de penser que le responsable de cet acte est toujours en liberté nous laisse craindre qu’il peut recommencer sur un autre enfant et ça c'est une torture supplémentaire», déplore le père de Orphée.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Législatives 2027 : le scénario d'un nouveau report se précise
- MRC : après la victoire, la procédure de dédommagement
- Willy Mengue perd la bataille du mandataire ad hoc
- Cameroun-Suisse : après Page à Yaoundé, Datouo à Berne
- MRC : Willy Mengue et ses co-demandeurs désertent le tribunal pour la 2e fois
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Russie - Lavrov à l’Europe : « La guerre sera très courte »
Ukraine : Zelensky réclame 27 milliards, l'Europe s'interroge
Villes intelligentes et économie mobile Comment l'Afrique Centrale accélère sa transition numérique
États-Unis - 25 ans après, New York commémore le 11 septembre 2001 au Pentagone
Cameroun - Inondations Douala 5e : Sable et Bonamoussadi sous les eaux
il y a un mois
Cameroun - Joël Émile Bamkouï : le retour de l’ex-patron du renseignement
Cameroun - Paul Biya de retour à Yaoundé jeudi 20 août, annonce RFI
Sénégal - Officiel : Patrick Vieira prend les commandes des Lions de la Teranga
Crise des droits TV, Afrique subsaharienne : Les supporters se tournent vers les solutions mobiles
Cameroun - Matricide à Yaoundé : Landry Batek Yebel condamné à mort
il y a un an