Cameroun - L’INCIDENT DU FAMOUS ET LES AUTRES: ABUS DE POUVOIRS, ABUS DE FONCTIONS, ABUS DE POSITION
© Correspondance : Shanda Tonme | 30 Sep 2024 07:46:55 | 3399Une Question élémentaire d’honnêteté, d’humilité, d’intelligence, de sagesse, mais surtout de loyauté envers les institutions, et plus important, envers la première personne qui les incarne. Le risque de haute trahison envers le Chef de l’Etat est implicitement réel sinon.
N’AYONS PAS PEUR DE PRENDRE LA PAROLE SUR L’ESSENTIEL
Que l’on soit étranger sous contrat ou visiteur temporaire, que l’on soit proche ou éloigné du chef de l’Etat, que l’on soit haut commis des corps militaires et assimilés ou des corps civils de l’Etat, que l’on soit élu du peuple, leader d’opinion ou responsable de formation politique, nul n’a le droit de froisser les institutions, de piétiner les lois, de violer les règlements institutionnels établis, ou de remettre en cause les protocoles, les hiérarchies et les ordonnancements sécuritaires de la République.
Ce qui s’est passé dernièrement dans un lieu de loisirs et de plaisirs huppé et très couru de la capitale, interpelle notre conscience et crée un véritable trouble dans les consciences. Au-delà des faits, au-delà des formes et des récriminations, ce sont le statut du propriétaire des lieux et l’implication des personnes d’une qualité exceptionnelle qui sont au centre de nos interrogations voire de nos inquiétudes. Si la police doit être stoppée, gênée, contrariée ou subir des oppositions dans le cadre de l’exercice de ses missions de protection des biens et des personnes, de l’ordre public, de l’hygiène publique et de la sécurité publique, et ensuite que de tels actes de défi proviennent d’autres unités hautement vénérées et sensées constituer l’élite de la protection des institutions, alors il y a un problème.
NON, NON, NON, si les faits d’une implication du BIR sont établis, notre regret doit s’exprimer automatiquement sans réserve, et un rappel à l’ordre s’impose. Il faut le dire et le redire, aucune unité ni aucune catégorie des trois segments de la sécurité, de la sauvegarde et de la préservation des institutions républicaines, n’est plus importante qu’une autre et ne devrait jamais se donner plus de considération qu’une autre, ni faire preuve de zèle.
Aux citoyennes et citoyens, notre respect doit rester équidistant et homogène, mais en retour, le comportement de ces forces doit être sans reproche ni entorse. IL appartient en tout état de cause, aux chefs des unités, à un niveau ou à un autre, de veiller à ce que la déontologie et le respect systématique de la profession de foi « HONNEUR ET FIDELITE », soit général, de tous les instants et sans faille. C’est le lieu de rappeler que se retrouver dans des lieux de plaisirs public en tenue et pire avec une arme à la hanche, constitue une faute d’une dimension infiniment inacceptable. C’est une trahison grave au regard des exigences déontologiques sus-évoquées. Il y a lieu, revenant sur l’incident de base, de dire et de crier à haute voix, que le privilège de travailler dans l’entourage du chef de l’Etat et pour sa sécurité civile ou militaire, ne confère à aucune personne, fut-il national ou étranger, la liberté de transgresser les lois, de piétiner les protocoles établis et de montrer du zèle.
Faudrait-il encore le rappeler, nos forces de sécurité jouissent internationalement, d’une très bonne réputation, comme en témoigne notre participation constante dans les missions de maintien de la paix de l’ONU. Nous devons conserver ce standard pour perpétuer la confiance de nos partenaires. C’est pour cela que l’incident du FAMOUS ne doit plus se répéter. L’observation vaut également pour tous ces hauts commis qui se livrent à la divagation mercantile et spirituelle.
Mais quoi qu’il en soit, ma confiance demeure totale au BIR qui fait un travail d’avant-garde admirable en zone de crise./.
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