Cameroun - L'ÉTAT DJOUDJOU OU LA FIN DE LA VIOLENCE LÉGITIME
© Correspondance : Me Amedee Dimitri Touko Tom | 15 Sep 2020 07:04:00 | 2320Le régime BIYA, tente depuis le hold-up électoral perpétré lors de l'élection présidentielle d'octobre 2018, de perpétuer son règne, à défaut de gouverner.
Mais cette mission régalienne, herculéenne est une véritable Pierre de Sisyphe, un supplice, pour le tyran de Yaoundé. Le niveau élevé des expressions multiformes de son illégitimité, malgré l'annonce d'une victoire écrasante, avec un pourcentage de 71%, a rarement été observé, même dans une dictature.
Désormais, inapte à gouverner, le tyran de Yaoundé essaye de se défendre contre lui même, contre son propre hold up électoral, contre son peuple. Il essaye de régner en attendant la réalisation de son unique et seul projet politique: MOURIR au POUVOIR et avoir droit à des obsèques Officielles et Nationales.
Pour ce faire, ses préposés se chargent de maintenir le couvercle du chaudron Cameroun. Peu importe ce qui se passera après lui...
D'ailleurs, une analyse objective d'un tel niveau de désinvolture, nous permet d'affirmer que Paul BIYA prépare une guerre, qui se déclenchera le lendemain de ses obsèques. En réalité, il s'agira pour lui de présenter un bilan post-mortem, dans lequel ses héritiers feront valoir que de son vivant, il n'ya pas eu de guerre dans la partie Francophone ou Sud du Cameroun et qu'à défaut d'avoir apporter aux camerounais la démocratie et la prospérité, BIYA leur a apporté la paix, laquelle est ainsi partie avec lui... Fut-ce une paix des cimetières...
En attendant ce scénario, il a agrégé à son pouvoir, les hommes les plus cyniques, dont la seule ambition et projet, se limite à leur personne, et dont la méchanceté et la cruauté sont les seuls éléments à faire valoir dans leur CV. Il a promu les administrateurs les plus vils, les militaires et policiers les plus brutaux, pour qui les droits de l'homme n'ont aucune signification.
La justice qui aurait pu aider à tempérer les dérives d'un tel système, s'est affirmée davantage comme étant son bras séculier.
Ainsi a été construit sous Paul BIYA, l'expression matérielle la plus patente de l'État sans foi ni loi, de l'État voyou, de l'État barbare, de l'État sauvage, de l'État DJOUDJOU, qui désormais, inapte à s'imposer sui generis, est réduit à faire peur, à intimider, à violenter, à enlever, à tuer, en dehors de tout cadre légal, pour exister.
Son drame, c'est qu'à force d'utiliser la violence comme arme de dissuasion et d'expression, le peuple camerounais, qui aspire comme tous les peuples de la terre, à la liberté, à la démocratie et à la prospérité, a compris qu'il doit survivre à la violence illégitime, qu'il doit s'émanciper de la peur, de la douleur, de la privation de liberté, de la mort, pour y parvenir.
Ainsi sonne le glas de L'ÉTAT DJOUDJOU qui ne fait plus peur à personne.
Le DJOUDJOU de la terreur est devenu le DJOUDJOU CALABA burlesque, bouffon...
L'ÉTAT DJOUDJOU EST DEVENU L'ÉTAT COMIQUE, CLOWNESQUE, FANTÔME.
Me Amedee Dimitri Touko Tom
Membre Fondateur de la Ligue des Droits et Libertés (LDL)
Ancien représentant Ouest-Cameroun de Human Wrights Watch (Albert MUKON)
Militant - Analyste Politique
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Faux prophète : Kamdem a-t-il menti sur le retour de Biya ?
- Lionnes championnes : Biya les attendait… mais était absent
- Dieudonné Essomba : « La santé de Biya nous concerne tous »
- Paul Biya : le simulacre d'un pouvoir qui s'éteint
- Sortir de l'économie de rente, un chantier plus urgent que jamais !
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Cameroun - Effoudou : « La DGRE est venue me tuer en France »
Cameroun - DGRE : Sani Mouhamadou aurait-il menti sur ses diplômes ?
Cameroun - Thomas Nkono : « Vive les Lionnes ! » après l'exploit
Cameroun - Faux capitaine arrêté à Maroua : le butin militaire
Cameroun - Conflit Baboke-Ngoh Ngoh : la guerre cachée d'Etoudi
il y a un mois
Assises de l’association des élus français au Cameroun : Entre boycott politique à Yaoundé et Paris
Visa France : le Cameroun seul visé par de nouvelles règles
Cameroun - « La Croqueuse de Diamants » traînée en justice pour body filler
Cameroun - Paradoxe,un peuple réclame l'immolation d'un voleur de chèvre mais soutient un voleur de milliards
Cameroun - Affaire Zogo : Amougou Belinga retente sa liberté
il y a un an