Cameroun - Despotisme Legal et Violence Rédemptrice à Yaoundé
© Correspondance : CL2P | 31 May 2020 12:33:00 | 3610En dépit de l'impression particulièrement déplorable d'impunité générale renvoyée par les promotions sociales, professionnelles et politiques des instigateurs de la haine ethniques au Cameroun par le dictateur Paul Biya, nous militions à ce que ces derniers soient tôt ou tard confrontés à leurs actes, de préférence devant des juridictions internationales impartiales.
En tant qu’organisation de défense des droits de l’Homme, le CL2P est tenu de faire un éclairage à la suite d’un article récent de l’hebdomadaire Jeune Afrique du 25 mai 2020 faisant état de la « réhabilitation de l’influente famille Owona » par Paul Biya. Nous comprenons que « le Nôm Ngui » (Chef des chefs) utilise ainsi la famille Owona comme un dernier rempart de son régime contre l'éventualité de poursuites devant la Cour internationale de Justice de La Haye et toute possibilité d'alternance démocratique au Cameroun.
En effet, grâce au travail acharné des organisations des droits de l'Homme et des initiatives citoyennes dans la diaspora, notamment du CL2P, le régime de Yaoundé est maintenant sur la sellette concernant ses violations généralisées des droits de l'Homme et crimes de guerre.
À ce sujet, "le Nôm Ngui" compte clairement sur la famille Owona pour organiser une défense locale et internationale de son régime et bloquer tout processus d’alternance démocratique au Cameroun. Cependant le problème avec la famille Owona dont il faut par ailleurs reconnaître les mérites académiques, est qu’ils sont des partisans forcenés d’un despotisme légal d’essence ethno-fasciste au sein du régime en place depuis 38 ans au Cameroun. Ils sont ainsi le cerveau de la «loi dite de l’auchtotonie» qui légalise fondamentalement l'ethnofascisme au Cameroun, de laquelle découlent les excès regrettables de l'exécutif et le piétinement des libertés illustré par le massacre de Ngarbuh, où le gouvernement a dû pour une fois revenir sur son déni initial en reconnaissant sous une intenable pression internationale que des femmes et des enfants innocents avaient bel et bien été assassinés par une milice du régime sans aucune raison.
Il va sans dire que ce type d'actes de violence répétitifs qui suivent désormais un modèle génocidaire planifié et exécuté depuis bientôt quatre (04) années dans les régions anglophones du pays ne sert pas l'intérêt du bien commun, mais encourage la méfiance et la division sociale au détriment de l’indispensable empathie et bonne foi. Aussi, il ne s'agit pas simplement de «haineux» (comme se plaisent-ils à présenter les vrais opposants) contre le régime de Yaoundé qui veulent les poursuivre en justice pour des détentions arbitraires et des crimes de tortures répétés, les organisations non gouvernementales devraient logiquement leur emboîter le pas concernant des massacres de masse documentés comme à Ngarbuh, qui constituent de véritables crimes contre l'humanité et de guerre.
Nous parlons donc bien désormais d'actes criminels que le régime de Yaoundé ne peut plus balayer d'un revers de la main et mettre sous le tapis.
Cela montre à suffisance que les Owona vont davantage être appelés comme témoins, qu'en leur qualité de défenseurs acharnés du régime en place, devant les instances judiciaires internationales. Et nous veillerons qu’il en soit ainsi.
En effet le Cameroun est malheureusement devenu ces dernières années, à l'instar du Rwanda d'avant le Génocide, le pays où des universitaires devenus des idéologues ethno-fascistes au service du régime en place, des hauts dignitaires du régime, des fonctionnaires et même des fervents partisans de Paul Biya (87 ans, 38 années de règne) incitent au vu et au su de tous sur les plateaux de télévision, dans les médias internationaux et surtout dans les réseaux sociaux en toute impunité (moyennant des promotions professionnelles et politiques) aux massacres des populations civiles (notamment anglophones), à la haine tribale et ethnique dans un négationnisme voire révisionnisme officiel des crimes de guerre et contre l’humanité perpétrés souvent par l'armée.
Évitons la résignation et la complaisance, notamment en France, devant ce déni systémique des crimes de guerre et contre l’humanité, tel qu'il ressort de la promotion systématique par le régime de Yaoundé des auteurs d’appels explicites à la haine ethnique et aux massacres des populations civiles, puis la publication de rapports biaisés notamment sur un certain nombre de crimes de masse dont ceux de Ngarbuh.
Poursuivons la traque de ces criminels jusqu’à leur comparution devant des juridictions internationales impartiales.
Il s'agit du combat pacifique de notre vie pour la vie, afin précisément que les générations suivantes de Camerounais n'héritent plus du silence, du mutisme, voire de l'oubli imposé sur des crimes d’État.
Plus jamais ça!!!!
Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- DISSIPATION DE LA CONFUSION ENTRE LE SUBJONCTIF IMPARFAIT ET LE SUBJONCTIF PLUS-QUE-PARFAIT
- Michel Ange Angouing : « La vérité affranchit »
- Paul Biya K.O : et maintenant, on fait quoi ?
- Effoudou, le premier d'une génération qui ne se tait plus
- Pr. Pierre MILA ASSOUTE: "Un Cameroun demain sans chaos : l’exigence d’un État stratégique"
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Cameroun : Tchiroma rejette la succession dynastique
Cameroun - Paul Biya absent : « Ces gens nous méprisent »
Cameroun - BTE Engineering Group veut réduire la dépendance aux technologies étrangères dans les ascenseurs
ICT University ouvre un nouveau chapitre de partenariat avec l'enseignement supérieur au Cameroun
Belgique - Club Brugge et KV Kortrijk ouvrent le bal en Jupiler Pro League
il y a un mois
Au Paraguay, le racisme n'est pas un crime, c'est une amende
Cameroun - OTZ : Franck Biya a-t-il empoché 100 milliards ?
Pourquoi la Procureure adjointe de la CPI s'est-elle rendue au Tchad?
Cameroun - 80 corps sans sépulture : l'appel déchirant de l'Hôpital Central
Cameroun - Yaoundé I : la justice donne raison à Fridolin Nke
il y a un an