Cameroun - Réaction de Jean Michel Nintcheu sur la décision de fermer la polyclinique Marie Ô
© Camer.be : Yolande Tankeu | 25 May 2020 09:42:00 | 2141Jean Michel Nintcheu, député (SDF) Social Democratic Front, dans sa récente sortie dit avoir découvert que quelques jours avant l'acte de fermeture de la Clinique Marie O, le 13 mai 2020, le ministre de la Santé avait donné son onction à un centre similaire. Il dénonce une politique du deux poids deux mesures. La lettre
La gestion de la covid-19 n'a manifestement pas fini de dévoiler l'ampleur de l'opacité et de l'incohérence qui l'entoure.
Après les enquêtes que j'ai pu mener relativement la fermeture de la polyclinique Marie Ô survenue le 13 mai dernier, il m'a été donné par la suite de découvrir une contradiction flagrante et honteuse du ministre de la Santé Publique en ce qui concerne la prise en charge des patients de la Covid19 par les formations hospitalières privées.
En rappel, le ministre de la Santé Publique a fermé la polyclinique Marie Ô en date du 13 mai dernier. Au motif que cette formation hospitalière n'était pas un centre agréé de prise en charge des patients atteints de la Covid19. Il se trouve qu'en date du 05 mai, soit huit jours avant la fermeture de la polyclinique Marie Ô, le même ministre de la Santé Publique Manaouda Malachie a répondu favorablement à la sollicitation du promoteur d'une clinique qui n'est pourtant pas un centre agréé de prise en charge des patients atteints du Covid19. Il a non seulement félicité le promoteur de cette clinique basée à Yaoundé, mais a également demandé au promoteur de «lui faire tenir l'état de ses besoins et des activités pour un éventuel soutien que le ministère de la Santé souhaiterait apporter en temps opportun».
On ne saurait d'une part déployer les moyens de l'État pour venir en aide à une clinique privée et d'autre part ordonner la fermeture de surcroît sans délai d'une polyclinique alors que les deux formations hospitalières sont à capitaux privés et ne sont pas des «centres agréés de prise en charge des patients atteints du covid-19», pour reprendre ses propres termes contenus dans l'arrêté de fermeture.
Cette politique de deux poids deux mesures est inacceptable en République. Ce manque scandaleux d'équité et d'éthique est indécent en cette période de pandémie. Cette forfaiture aggravante de ségrégation hospitalière le disqualifie une fois de plus pour être à la tête de ce département ministériel. Quand en pleine pandémie mondiale qui frappe durement notre pays, un ministre de la Santé Publique est deux fois de suite mis en cause en l'espace d'une semaine, c'est navrant, intenable et insupportable pour la sérénité de l'action publique en cette période de pandémie.
Il est désormais évident que la mission de M. Manaouda Malachie à la tête du ministère de la Santé Publique n'a jamais été de soulager les patients, d'encadrer et d'accompagner les formations hospitalières encore moins de respecter la valeur humaine. Pour avoir confondu service public et affairisme, il n'est plus crédible.
Ma profonde conviction est que son maintien à la tête du ministère de la Santé Publique aura pour conséquence dramatique de renforcer la non-transparence des fonds et surtout d'abîmer la confiance dans nos institutions en charge de la lutte contre la Covid-19. Il ne saurait rester au gouvernement.
Hon. Jean Michel NINTCHEU
Député
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Falaise de Dschang : deux corps ligotés retrouvés
- Cambriolage chez Luc Messi Atangana : non, il n'a pas été agressé
- ICT University ouvre un nouveau chapitre de partenariat avec l'enseignement supérieur au Cameroun
- BTE Engineering Group veut réduire la dépendance aux technologies étrangères dans les ascenseurs
- Le projet CAMERR et Orange œuvrent à la restauration et préservation de la mangrove
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
France - PARIS CROISIÈRE – ACTE II : LA SEINE A VÉCU L'UNE DES PLUS BELLES NUITS DE LA CULTURE CAMEROUNAISE
Cameroun - Effoudou : « Ngoh Ngoh est l'auteur de l'assassinat »
Cameroun - 50 jours d'absence : Paul Biya est-il toujours au travail ?
Cameroun - Un pasteur voit en Cabral Libii le successeur de Paul Biya
Qui a volé les 44 tonnes d'or du Cameroun ?
il y a un mois
Cameroun - 44 tonnes d'or volatilisées : Nintcheu accuse les « hautes sphères »
Afrique - Burkina, Mali, Niger : la CPI craint un affaiblissement de la justice
15 tonnes d'or volatilisées : le scandale qui ébranle le Cameroun
Cameroun - Le ministre de la défense engage le BIR dans la sécurité et la protection des intérêts stratégiques
Or du Cameroun : la mafia est à la douane, pas à la mine
il y a un an