Cameroun - Libération de Maurice Kamto : Sadi confirme des pressions françaises
© Mutations : Jenner Onana | 26 Feb 2020 00:59:00 | 3957Après les propos tenus par le président de la République française, Emmanuel Macron, interpellé par un activiste qui s’est présenté comme un Camerounais de la diaspora, à l’inauguration du Salon international de l’agriculture à Paris, le 22 février, la réaction de Yaoundé était très attendue. Par voie de communiqué, le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a réagi 24 heures après, c’est-à-dire, dans la soirée du 23 février. De cette communication, il ressort que le chef de l’Etat du Cameroun peut avoir cédé à des sollicitations émanant de son homologue français. Cela, clarifie le ministre de la Communication, « n’est nullement céder à des pressions ».
En effet, poursuit le porte-parole du gouvernement, le Cameroun est ouvert aux avis de toutes sortes, aux suggestions qui se veulent constructives, y compris celles des pays amis et des partenaires qui coopèrent avec lui… » Pour autant, souligne-t-il avec emphase, « le gouvernement souhaite que ceux-ci [pays amis et partenaires], aient de l’humilité et l’amabilité de reconnaître que, plus et mieux que quiconque nous sommes soucieux de l’avenir de notre pays, que nous recherchons et savons ce qui est bon pour le Cameroun, et que le peuple camerounais, à l’instar de tous les peuples du monde, entend demeurer maître de son destin ».
La communication d’Emmanuel Macron a suscité une vague d’indignations au sein de l’opinion publique camerounaise. « Le président Macron est tombé dans l’émotion que lui a transmis son interlocuteur », pense l’internationaliste Christian Pouth.
« Quand il dit : je sais, je sais lorsque son interlocuteur lui parle d’un génocide qui existe au Cameroun, il donne l’impression qu’il entérine l’analyse faite par son interlocuteur», a-t-il conclu.
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