Cameroun - Ces fléaux oubliés des jeunes : L'arme dans un coin du cartable
© Le Jour : Guillaume Aimée Mete | 11 Feb 2020 10:07:00 | 2849La faute à une société déréglée qui manque de vigilance.
Depuis peu, les surveillants généraux dans les établissements scolaires mettent un accent singulier sur la tenue des élevés. Ils veillent à coup de ciseaux sur les tenues trop serrées. A maintes reprises, les filles qui portent les « jupettes » et « robettes », qui exposent les parties de leurs corps comme les cuisses, sont renvoyées au quartier. En dépit des représailles, ils remettent ça. C’est le cas d’Arnaud. Cet élève de 3ème au Lycée de Nkol-Eton n’est pas prêt à se plier à la norme : « Si le surveillant desserre mon pantalon, je repars arranger. C’est 100 Fcfa seulement ; je ne perds rien », tonne-t-il.
Dans certains établissements, la porte des « étoiles » s’est frayée. Une fois en retard à l’école, certains contournent pour ne pas rater les cours. L’objectif est d’éviter le surveillant. Comme un effet boomerang, cette mode s’est vulgarisée chez certains élèves des lycées et collèges de la place. Pour le sociologue, Thaddée Xavier Owona, il s’agit de la modernisation. « Les jeunes voient ce qui se passent ailleurs et veulent matérialiser cela chez nous », pense-t-il A cette vulgarisation des tenues vestimentaires s’est ajoutée la violence. Les jeunes sont devenus très violents. Leur discours et actes en disent fort à propos. A l’école, le phénomène de « taxage » (arracher les objets et effets des camarades, Ndlr) est devenu une mode. Ils n’hésitent plus à débarquer à l’école avec des poignards.
Boris Kévin Tchakounté, enseignant de Mathématique, a été assassiné par son élève au lycée de Nkolbisson. Même entre eux, les élèves, la violente est montée d’un cran laissant sur le carreau des corps sans vie. Le sociologue fait savoir que, les enfants sont abandonnés à eux. « Vous avez remarquez que la présidentielle de 2018 a été le théâtre de la montée de toutes les formes de violences. Les réseaux sociaux y ont aussi contribué. Sur internet, les gens insultent tout le monde. Le repli identitaire a entrainé une violence verbale et physique. Les hommes politiques ont entrainé toute la société avec eux, si bien qu’on a oublié la valeur et la morale », regrette le sociologue.
En effet, pour expliquer le phénomène de violence, il faut déterminer le problème de chaque enfant selon Françoise Efogo Ze, psychologue clinicienne: « Quels sont les bases familiales des enfants ? A quel type de famille l’enfant appartient ? Connait-il ses parents ? A-t-il reçu l’affection de ses deux parents ? Comment leurs enfants expriment leur douleur ? Observez de manière générale, des couples se séparent de plus en plus. A ce niveau, il y a un impact sur le développement affectif de l’enfant. » Le portail des camerounais de Belgique (@camer.be). La faute revient aux parents, qui jouent aux abonnés absents dans les maisons selon la psychologue. « Plusieurs parents ne savent pas qui sont leurs enfants, parce qu’ils sont préoccupés à améliorer les revenus de la maison », déplore-t-elle.
Les fléaux de la société sont également des causes. Notre psychologue explique qu’il y a de la violence sociale : « Les programmes que regardent nos enfants, la proximité des bars, la déviance sexuelle. Plusieurs jeunes sont addictifs aux drogues comme le tabac, le cannabis », énumère la psychologue clinicienne. La fondatrice de Help pense qu’il faut de l’ordre : « Depuis 3 à 4 ans, j’ai participé au sein du comité nationale de lutte contre la drogue, à la mise en place d’un projet de loi pour les centres d’addictologies. A quel moment ces centres seront ouverts ? ».
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Me Zeifman ressuscite le téléphone disparu de Melissa Amougou
- EXÉCUTION EXTRAJUDICIAIRE D'UN CONDUCTEUR DE MOTO À MBOCKEVU (BUI, NORD-OUEST): MCI Condamne
- Affaire des 500 000 euros : le Comex de la Fecafoot crie à la cabale contre Samuel Eto'o
- Éboulement à Biteng-Maetur : 8 personnes sans nouvelles
- Nkongsamba : deux membres d’un gang arrêtés à Coplatel
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Cameroun : Kamto démissionne, Biya s’accroche
Cameroun - MRC : Roger Noah prédit un « récit de large défaite » du RDPC
Cameroun - Indira Baboke admise à la Fonction publique : mérite ou passe-droit ?
Cameroun - Falaise de Njimom : un gendarme tué en mission
Cameroun - Drame à Foumbot : un repas de kontchap tourne au deuil
il y a un mois
Cameroun - Emmanuel Gérard Ondo Ndong n’aura pas survécu à sa liberté
Ecobank Cameroun : 25 ans dejà, des milliards mobilisés, un développement partagé.
Cameroun - Nourane Foster dénonce : la route de tous les dangers
CAN féminine : Le Cameroun sacré champion ! (3-0)
Mveng vs Effoudou : Le clash qui secoue les médias camerounais
il y a un an