Cameroun - Extrême-Nord, Nord-Ouest et Sud-Ouest : Déjà 252 ex-combattants désarmés et démobilisés
© Mutations : Jean De Dieu Bidias | 04 Dec 2019 07:26:00 | 2258Pour l’exercice 2020, le gouvernement entend accorder plus de moyens financiers au Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration.
Créé le 30 novembre 2018, le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (Cnddr) mène depuis quelques jours une série d’activités en lien avec son premier anniversaire. Lors d’un point de presse qu’il a donné samedi dernier à Yaoundé, son coordonnateur, Faï Yengo Francis, a dressé un bilan sommaire de la première année de fonctionnement de cette structure dont le rôle est d’offrir un cadre d'accueil et de réinsertion sociale aux repentis de Boko Haram et membres des groupes armés en activité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. L’ancien gouverneur de région a fait savoir qu’à date, 252 ex-combattants sont actuellement suivis dans les centres du Cnddr. Soit 122 à Mora (Extrême-Nord), 60 à Bamenda (Nord-Ouest) et 70 à Buea (Sud-Ouest).
« Nous avons reçu le tout premier ex-combattant le 28 janvier 2019. Le rythme de leur sortie de la brousse, il faut le dire, est un peu lent parce que leurs camarades qui y sont restés constituent une menace pour eux. Le portail des camerounais de Belgique (Camer.be). Par ailleurs, leurs commanditaires depuis l’étranger, qui sont passés maîtres dans l’art de l’intoxication, disent à ces enfants que s’ils viennent dans les centres ils seront neutralisés ou emprisonnés. Ils ne connaissent rien de la réalité sur le terrain, ils ne subissent pas ce que ces enfants subissent dans les brousses », souligne Faï Yengo Francis. Le patron du Cnddr jure que depuis le 04 novembre 2018, date de sa nomination, il n’a été fait aucun mal à aucun ex-combattant.
« La main tendue du président de la République est sincère, c’est la main tendue d’un père ; il faut que ces enfants continuent de sortie de la brousse », poursuit-il. Qu’est-ce qui est fait concrètement dans les centres Ddr ? « La première chose qu’on donne à ces enfants dans les centres Ddr c’est la sécurité. Parce qu’il faut dire que ces enfants ne viennent pas massivement parce qu’ils ont peur, aussi bien de leurs amis restés en brousse que des forces de sécurité avec qui ils ont eu des accrochages pendant plusieurs mois, et même de leurs familles parce qu’ils y ont créé beaucoup de problèmes.
Mais il s’agit ici de l’Etat, les forces de défense leur assurent la sécurité dans les centres. La deuxième chose qu’on leur offre c’est les petites activités génératrices de revenus. Dans les centres Ddr, ils pratiquent l’agriculture, l’élevage et bien d’autres petits métiers. Parce que, quand les conditions sécuritaires seront à nouveau réunies, ils n’auront pas à recommencer à zéro », explique le coordonnateur. Qui salue par ailleurs le travail d’accompagnement des églises et des Ong. Il fait noter en passant que pour l’exercice 2020, le gouvernement entend accorder une enveloppe de cinq milliards Fcfa au Cnddr.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Inondations Douala 5e : Sable et Bonamoussadi sous les eaux
- 25 ans après, New York commémore le 11 septembre 2001 au Pentagone
- Villes intelligentes et économie mobile Comment l'Afrique Centrale accélère sa transition numérique
- Universités bloquées : le SYNES dit non à Fame Ndongo
- Inaya, 2 ans et demi, morte à l'école maternelle de Bafoussam
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Afrique - Sahel : Moscou accuse Paris et Kiev de soutenir les djihadistes
Cameroun - Douala : 2 bandits tués par la foule après un braquage
Cameroun - Drame à Balessing : une mère de 28 ans assassinée ?
Succession dynastique au Cameroun : le scénario secret
Cameroun - Affaire Martinez : la guerre des vérités éclate
il y a un mois
Maroc - LIONNES INDOMPTABLES : ELLES ONT BRISÉ LE SIGNE INDIEN EN BATTANT LE NIGERIA
Iran : les 6 conditions qui font trembler Washington
États-Unis - Trump a fui la Turquie caché dans un camion de restauration
Cameroun - Général Beko'o Abondo : l'arbitre de la guerre des clans
Cameroun - Johann Sitchom : de l'Église à la prison de Kondengui
il y a un an