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Cameroun - Législatives,municipales: Les chefs Sawa veulent plus de Sawa dans les listes des partis politiques

Douala- Cameroun- C'est là la quintessence du point de presse donné ce lundi 18 novembre 2019 par l'association des chefs traditionnels du Wouri.

Face à la presse lundi dernier après midi à la chefferie de Sodiko, c'est sur un ton ferme que Sa majesté Essombey s'est adressé aux hommes et femmes de médias de la ville de Douala.

Alors que les différents candidants aux prochaines élections municipales et législatives s'attèlent actuellement a déposer leur dossiers respectifs pour ces échéances cruciales, le porte parole de l'association des chefs traditionnels Sawa du Wouri a exprimé la volonté de son peuple. En leur qualité de peuple autochtone du département, ces derniers exigent une plus grande représentativité lors du prochain scrutin. «Le Wouri par notre voix vous demande de lui réserver 55% des conseillers municipaux, 90% des postes de maires à défaut de nous donner les 100% et au moins la moitié des sièges de députés. La politique c’est le compromis. Les partis politiques devraient appliquer ce compromis partout sur le territoire national. Nous sommes tous des Camerounais, mais il faut reconnaître la place de chacun où il se trouve. Ce n’est pas parce que je t’invite à ma table que tu vas t’assoir sur mon siège» argumente Sa Majesté Essombey

Cette déclaration part du fait que les dernières élections locales avaient laissé un réel sentiment d'amertume aux filles et fils Sawa du Wouri . il suffit de voir combien de fils du wouri sont députés, maires ou conseillers municipaux pour se rendre compte du malaise.

Il est donc question de ne plus tomber dans les mêmes travers. Les chefs traditionnels du Wouri estiment qu’il est légitime que dans chaque commune de ce pays, les natifs obtiennent 55% au minimum des investitures, le reste de la communauté nationale se partageant les 45%. ils proposent ainsi que chaque parti politique rende public un engagement ferme à respecter les natifs de chaque terroir en leur réservant la majorité des sièges. Que l’on arrête de leur servir l’argument qu'ils trouvent condescendant voir méprisant du nombre et de la qualité de nos enfants dans les partis politiques. Ces derniers pensent-ils, sont à l’image de tous les Camerounais. Bons, moins bons, mauvais, selon les cas.

''Notre pays sera certainement plus beau, plus grand si au soir de la publication des listes de candidatures, au soir du 9 février et au soir des élections des exécutifs municipaux, les filles et fils du Wouri et de manière plus large de toutes les circonscriptions électorales du pays, dorment avec le sentiment qu’ils ont la place qu’ils méritent dans leur terroir. Rendez-vous ici en décembre pour analyser, liste après liste, les candidatures investies par les partis politiques.''
Pour y arriver donc , les chefs traditionnels Sawa du Wouri pensent aussi qu'il est de la responsabilité du RDPC (parti au pouvoir) et du MRC (devenu après les dernières élections présidentielles le principal parti de l'opposition) de démontrer leur intérêt pour les peuples autochtones en introduisant une loi sur les quotas durant leurs investitures, il y va de l'avenir et de la stabilité du pays tout entier.

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