Cameroun - Grand Monologue National: Le RDPC, Ses riches dignitaires, et Le bétail humain »
© Source : CL2P | 30 Sep 2019 05:27:00 | 2018« L’État, c’est moi», aurait dit le Roi Soleil Louis XIV: «Je suis l’État ». Louis XIV était l’un des architectes de la dictature moderne, et le président Paul Biya et son parti unique d’État, le Rassemblement dit Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), est l’un de ses héritiers les plus probables. Paul Biya et le RDPC, d’une manière indigne d’un chef de l’administration publique d’une république – et c’est tout ce qu’il est – confond habituellement son parti et l’État.
Par exemple, le dialogue national ou monologue, selon le CL2P, est présenté au peuple camerounais comme une générosité personnelle du régime. Ce n’est pas une simple figure de style, mais le tic linguistique d’un mégalomane ordinaire. C’est ainsi que le régime de Biya voit effectivement sa présidence et comment il perçoit le monde.
Cela explique en grande partie pourquoi il est dans le pétrin.
En effet c’est parce que le régime de Biya ne peut pas faire la distinction entre le RDPC et l’État – ou, dans de nombreux cas, entre sa personne et le pays (le Cameroun) qu’il est censé servir – qu’il engage son dialogue national de manière défaitiste. Car il considère le dialogue national comme une faveur que le parti-État RDPC accorde au peuple camerounais, et y associe donc tout naturellement le RDPC en tant qu’« institution» dudit l’État aux côtés du parlement, de l’exécutif, et du pouvoir judiciaire. Plutôt que de veiller à la séparation des pouvoirs et faire la distinction entre les intérêts politiques propres de Biya et du RDPC, et l’intérêt national, pour mettre fin avec l’aide de toutes les forces vives de la nation à la corruption et aux nombreux manquements aux devoirs qu’il a accumulé dans le pays depuis 37 ans, le régime de Biya les considère comme faisant partie d’un seul et même phénomène, d’une seule et même entité.
Dès lors inutile d’insister sur le fait que c’est très dangereux lorsque le chef de l’exécutif se considère comme l’État à part entière, lorsque le « dialogue national » est le don du RDPC à la nation, et que toute opposition réelle et légitime à son régime est d’emblée considérée comme une trahison punissable d’une peine de mort ou de prison à vie. Alors vous n’avez plus de république, mais une dictature implacable.
Le CL2P martèle que l’intégrité compte en politique. Cela commence notamment par une préférence pour des hommes intègres servant dans des postes de pouvoir et de responsabilités. Mais cela ne s’arrête pas là. Le caractère est également opérationnel dans une république démocratique – c’est une préoccupation éminemment pratique. L’un des problèmes liés à la présence aussi longue d’un seul homme comme Paul Biya à la présidence d’un pays est qu’en cas d’ambiguïté morale, il est impossible de lui accorder le bénéfice du doute. Il n’y a aucun doute sur sa nature d’homme malhonnête. Le caractère de Biya est en fait un handicap pratique qui l’empêche sérieusement depuis 37 ans de poursuivre son programme. Son égoïsme, sa paresse, son arrogance et surtout sa malhonnêteté habituelle sont invalidants, paralysants.
Et voilà pourquoi de nombreux Camerounais ordinaires sont à tort ou à raison persuadés au moment où s’ouvre le grand monologue national de Yaoundé que:
- Le Pr. Maurice Kamto est le président élu du Cameroun
- Sur la base de nos connaissances actuelles, personne ne voit comment la guerre civile anglophone va se résoudre.
- Le pays est en difficulté pour longtemps
Biya ne peut pas et ne veut pas partir de si tôt
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- IMPACT 100 : la députée dissidente Nourane Foster se lance dans la bataille politique
- Ngoh Ngoh, l'homme qui signe à la place de Biya
- Absence de Biya : Mamy Nyanga applaudit le système
- Biya absent depuis 2 mois : Akere Muna hausse le ton
- Absence de Paul Biya : le malaise gagne les chancelleries
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Cameroun : Tchiroma rejette la succession dynastique
Cameroun - Paul Biya absent : « Ces gens nous méprisent »
Cameroun - BTE Engineering Group veut réduire la dépendance aux technologies étrangères dans les ascenseurs
ICT University ouvre un nouveau chapitre de partenariat avec l'enseignement supérieur au Cameroun
Belgique - Club Brugge et KV Kortrijk ouvrent le bal en Jupiler Pro League
il y a un mois
Au Paraguay, le racisme n'est pas un crime, c'est une amende
Cameroun - OTZ : Franck Biya a-t-il empoché 100 milliards ?
Pourquoi la Procureure adjointe de la CPI s'est-elle rendue au Tchad?
Cameroun - 80 corps sans sépulture : l'appel déchirant de l'Hôpital Central
Cameroun - Yaoundé I : la justice donne raison à Fridolin Nke
il y a un an