Cameroun - Démagogie, Discours Codés et Mise à mort de la Politique à Yaoundé
© Correspondance : CL2P | 07 Jun 2019 10:00:00 | 4865Le CL2P pourrait aujourd’hui faire un grand catalogue des entrepreneurs politiques et agitateurs professionnels du régime Biya qui tirent profit et obtiennent des promotions sociales en portant du discrédit contre ses opposants légitimes, notamment à travers une instrumentalisation de la politique de la peur et de la paranoïa, visant à noyer les problèmes politiques de fond qui concernent directement les Camerounais ordinaires. Ce serait en l’occurrence un catalogue rempli de charlatans comme Jean de Dieu Momo, spécialisé dans les appels codés au tribalisme, la xénophobie, l’incitation au génocide etc… Des tristes personnages que le CL2P considère comme indignes de devenir des représentants officiels de notre pays. Dans le même temps, le CL2P doit reconnaître que ce type de « Dog Whistle » (chiens hurleurs) politiques a une influence de plus en plus considérable dans la politique camerounaise, puisque la population devenue docile est facilement dominée.
En effet, il a été démontré que ce type de propagande abusive commis par le tyran et ses obligés créait davantage de «citoyens fidèles». On leur disait qu’ils n’avaient pas d’autre choix, que celui d’être balayé sous le chaos et l’anarchie générés par la dictature trentenaire, et que seul le dictateur pouvait ramener la paix du désordre qu’il a lui-même créé. Par conséquent, en supportant le tyran, nous devenons complices de notre propre oppression. Ceci a été appelé le syndrome de Stockholm.
Aujourd’hui des individus comme Momo sont les grands prêtres du culte tyrannique de la personnalité avec une performance extrêmement symbolique et rituelle qui résume toute la philosophie du régime de Yaoundé. Dans sa signification concrète, elle exprime sa haine absolue et son mépris pour les Camerounais ordinaires, célébrant même ses pratiques génocidaires contre ceux qu’elle appelle « terroristes «, « antipatriotes corrompus et fossoyeurs de l’unité nationale », quand elle ne les réduit pas en « ennemis du Cameroun »; pendant que les griots et les idiots utiles du régime s’enroulent dans le drapeau Camerounais, prouvant ainsi que combien le patriotisme est le dernier refuge des scélérats.
Tout est là, tout ça devant nos yeux, devenu encore plus flagrant que jamais. Si vous ne percevez rien, le CL2P vous aidera à vous réveiller.
En effet la dernière pitrerie en date de Jean-De-Dieu Momo suit scrupuleusement la seule mission que lui a en réalité confiée le dictateur Paul Biya, celle de ternir par toutes les formes de délires la respectable réputation du principal opposant emprisonné arbitrairement, le professeur Maurice Kamto, originaire comme lui de l’ouest Cameroun; en insinuant en particulier que la formation politique de ce dernier serait l’auteur de l’incendie qui vient de ravager la seule raffinerie de pétrole du pays (LA SONARA).
C’est une tactique bien huilée sous cette dictature de transformer des vrais opposants en terroristes, après les avoir publiquement menacé d’extermination comme les juifs, dans une instrumentalisation méprisable de la théorie du complot qui est d’abord un véritable déshonneur pour le porte-feuille de ministre délégué à la justice confiée à M. Momo, mais aussipour sa profession d’avocat.
Cela dit, le régime de Yaoundé a aussi depuis trois (03) ans utilisé une guerre d’agression dans les régions anglophones pour parvenir à ses fins : se maintenir au pouvoir. Et il exploite désormais les conséquences inévitables de sa sale guerre inutile pour renforcer sa politique autoritaire dans tout le pays sous le prétexte de mener la lutte contre le terrorisme.
C’est pour cela que des sycophantes du régime de Yaoundé, tels que Jean De Dieu Momo, se surpassent mutuellement dans la méchanceté, cherchant à soumettre les Camerounais ordinaires à travers les théories du complot et la paranoïa jusque dans les réseaux sociaux. Ces tactiques cyniques, cependant, mettent en évidence un régime qui ne peut pas traiter en profondeur les problèmes qu’il a créés, ni faire face au monde réel.
Aucun pays ne peut survivre durablement sans une forme de civilité.
La civilité est ce qui nous permet de casser la croûte ensemble et de nous unir. Ainsi, la civilité et la décence doivent être des valeurs de premier plan en politique. Le régime de Yaoundé n’a cependant que mépris pour la civilité et la décence, la preuve s’il en est de sa propre folie collective. Le CL2P comprend que c’est notre devoir moral d’insister sur la décence, en proposant toujours une alternative positive et productive. Nous avons tous nos rôles à jouer, mais comme l’a déclaré Peggy Noonan, lauréate du prix Pulitzer, dans son discours d’ouverture à Notre Dame cette année: « Le secret d’une politique réussie: laissez-vous émouvoir davantage par ce que vous aimez que par ce que vous détestez. » Il n’y a pas de raison que ça nous arrive aussi.
Cela ne signifiera pas pour autant que nous ne serions pas profondément en désaccord. Mais cela signifiera également que nous pourrions toujours trouver un lieu de rencontre dans notre humanité commune au milieu de certains de nos débats les plus controversés et les plus urgents.
Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P
Comité de Libération des Prisonniers Politiques
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