Cameroun - Chantal Biya répond à ses détracteurs
© Cameroon Tribune : Yves ATANGA | 22 Feb 2019 07:42:00 | 4116Hier soir sur Twitter, la première dame s’est montrée toujours aussi concentrée sur son action humanitaire, tout en dénonçant une certaine malveillance.
Trois phrases, trois courtes phrases lâchées à 18h pile, pour faire taire les mauvaises langues qui bavardent depuis quelques jours. « A tous ceux qui m’accompagnent dans mon action humanitaire, restons motivés et engagés. Ne nous laissons pas distraire par la calomnie, le mensonge et la méchanceté. Je vous remercie tous. » C’est sur Twitter que Chantal Biya, épouse du président de la République, a choisi de réagir hier soir, à ce qui s’apparente à une véritable cabale contre sa personne. D’abord lancée par certains médias locaux dans leur lecture du réaménagement du gouvernement du 4 janvier dernier, puis reprise sans recul par le news magazine Jeune Afrique dans sa livraison de cette semaine. Un semblant de sujet monté de toutes pièces pour la mettre au-devant de la scène.
Elle, qui ne demandait qu’à rester à sa place. La grande dame derrière son grand homme d’époux, président de la République du Cameroun. A ceux qui lui prêtent une influence, voire une mainmise sur la gestion des affaires de l’Etat, Chantal Biya donne une réponse cinglante. Elle a choisi l’allusion, comme pour ne pas continuer à amplifier inutilement ce tissu de ragots distillés et les insinuations faites à son endroit. Les mots « humanitaire », « engagés », « motivés » apparaissent comme des mots clés pour faire passer le message : la première dame du Cameroun n’interfère pas dans l’action politique du chef de l’Etat. L'info claire et nette. Le texte de ce tweet qui fera évidemment couler beaucoup d’encre et de salive, la montre résolument tournée vers ce qu’elle sait faire de mieux et qui a bâti sa renommée : mettre toute son énergie pour aider les autres, ceux qui souffrent ou sont dans le besoin, rassembler toutes les bonnes volontés pour donner corps à cet élan permanent de solidarité.
C’est le sens qu’on peut donner de prime abord à la démarche de la first lady. Voilà où Chantal Biya excelle. Voilà comment elle a su conquérir les cœurs de ses compatriotes, forcer l’admiration au-delà des frontières nationales, jusqu’à être reconnue et honorée à plusieurs reprises au niveau des Nations unies (Unesco, Onusida). L’analyse facile qui amène à penser qu’elle se sentirait à l’étroit dans cette casquette déjà si chargée est donc battue en brèche une fois pour toutes.
Mais qui connaît aussi Chantal Biya, sait qu’elle n’est pas femme à se laisser démonter, ni à laisser passer une « méchanceté » sans réagir. C’est une femme spontanée, qui au passage ne manque pas de fustiger avec un franc-parler remarquable, le mauvais jeu derrière la campagne médiatique en question. Et là encore, les mots sont choisis avec soin. La première dame parle clairement de tentative de distraction, pour bien faire comprendre que pour elle, l’essentiel est ailleurs ; dans son engagement et son action humanitaire. Elle évoque aussi la calomnie, le mensonge, avant de remercier toutes les âmes de bonne volontés qui œuvrent à ses côtés pour redonner le sourire aux nécessiteux et à ceux qui souffrent. Bref, ce ne sont pas ces attaques pleines de mauvaise foi qui vont entamer sa motivation. Au contraire, elle semble plus que jamais résolue à continuer son œuvre pour la rendre encore plus salutaire, plus retentissante.
Oui elle est bien « Madame la présidente », mais seulement au CERAC, à la Fondation Chantal Biya, à Synergies africaines. Et ça lui va comme ça !
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