Cameroun - Transport : Les « clandos » sous surveillance
© Cameroon Tribune : Yvette MBASSI-BIKELE | 05 Dec 2018 09:48:00 | 3349Le phénomène a la peau dure et s’avère plus dangereux en période de fêtes. D’où cette autre opération de répression lancée par le gouvernement.
Les habitants des quartiers périphériques de Yaoundé n’imaginent pas leur quotidien sans « clandos ». Pour la moindre course au centre ville, le voyage passe obligatoirement par ce qu’ils appellent ici « opep ». Des voitures, pour la plupart, ne répondant pas aux normes exigées dans le transport public au Cameroun. Au quotidien, ils sont nombreux à guetter le client dans les lieux dits « Mokolo en haut », « Mokolo en bas », « ancien stationnement », Oyom-Abang, Nkolbisson, Dagobert, Béatitudes, Leboudi.
Il y a là des véhicules surannés que le fabricant aurait du mal à reconnaître entre la carrosserie cabossée, le vitrage remplacé par d’épais plastiques ou de vieux morceaux de contre-plaqué et ces portières empruntés à d’autres modèles. L'info claire et nette. Et que dire de l’habitacle ? Pour la plupart, les fauteuils d’origine n’existent plus. A la place, de vieilles éponges enveloppées dans du skaï. Là aussi, l’usure du temps a fait son œuvre.
L’on voit en effet, des morceaux de mousse jaunâtres et des ressorts émerger de l’enveloppe craquelée. Dans plusieurs de ces guimbardes, le chauffeur est obligé de recourir à des coussins pour colmater les brèches. « Il n’est pas rare de sortir de ces véhicules sali. Certains sont de véritables poubelles ambulantes.
L’on voit à la tapisserie, quand elle existe encore, qu’ils ne vont plus à la laverie depuis fort longtemps. Ce n’est donc pas surprenant qu’une fois à bord, un cafard ou une araignée vous rende visite. Parfois, le socle où l’on pose les pieds est troué. Imaginez seulement ce que cela peut donner sur une route poussiéreuse ? », se plaint une habituée.
La surcharge est l’exercice favori de ces transporteurs. Un petit véhicule de cinq places se retrouve plein comme un œuf, investi par le double des effectifs prévus par le constructeur. Sur les axes desservant les petites bourgades environnantes, la situation est plus grave : généralement des usagers sont obligés de porter d’autres sur leurs genoux, tout étant encombrés de bagages.
Les clients ne se plaignent même plus et subissent stoïquement la situation, tout en payant le plein tarif. Aux commandes de véhicules ainsi surchargés, les chauffeurs doivent faire une gymnastique inappropriée pour passer les vitesses.
Et un accident a vite fait d’arriver. C’est pour mettre un terme, sinon limiter la prolifération de cette activité dangereuse que le gouvernement est à nouveau sur le front de lutte. Après les campagnes menées en 2016, 2017, début 2018 et qui ont permis de mettre hors-circuit un bon nombre d’«opep » dans différentes régions du pays.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Chantier naval et industriel : 300 emplois bloqués pour cause de sous-location des espaces
- Affaire Martinez Zogo : le Colonel Otoulou coincé à la barre
- Mombo : deux cambrioleurs arrêtés, quatre en fuite
- Le CFPA participe au tout premier marché bio de la ville de Bangangté
- Tribunal militaire : André Atemengue remplace Belinga
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Rd Congo - SAISINE ,JUSTICE AMERICAINE PAR KABILA FACE AUX SANCTIONS PRISES A SON ENCONTRE: Sera-t-il entendu?
Cameroun - « Grande grimace » : Bessala étrille la gestion de Paul Biya
Cameroun - Drame à Fouda : une femme retrouvée morte dans un hôtel
Cameroun - L'ancien porte-parole de Tchiroma négocie avec le RDPC
Cameroun-FMI : des négociations qui s'enlisent et un budget en danger
il y a un mois
Afrique - Visa US à 20 000 $ : 30 pays africains sur la liste
France - AICHA SOL, LE VISAGE D’UNE ICONE ET DE LA CULTURE AFRICAINE
Monde Entier - ONU : Macky Sall déjà distancé par deux femmes
Espagne - Ceuta : quand la migration devient arme géopolitique
Cameroun - Rivalité présumée : Ngoh Ngoh et Baboke s’affichent unis
il y a un an