Cameroun - Christian Tumi : Les jeunes ne sont pas formés à aimer notre pays
© Quotidien Mutations : Blaise Djouokep | 19 May 2018 09:55:25 | 6885Le cardinal s’exprime sur l’impact de la crise anglophone sur l’unité nationale et les solutions pour y mettre un terme.
Peut-on encore parler d’unité nationale au Cameroun au moment où la certains réclament la sécession ?
Je crois que nous pouvons toujours parler de l’unité nationale. Même s’il y a une crise dans une famille, la famille reste toujours une. Donc, nous ne devons pas perdre espoir. Nous devons être tous sérieux en ce qui concerne l’unité nationale de notre pays.
Vous dites que nous devons être tous sérieux pour l’unité nationale. Comment ? En quoi faisant ?
On ne peut pas être unis sans l’amour pour son pays. Je constate que la jeunesse n’est pas éduquée, n’est pas formée pour aimer son pays. Et ceux qui nous gouvernent ne montrent pas le bon exemple. On a l’impression qu’ils ne pensent qu’à eux-mêmes. C’est pourquoi ils détournent de grosses sommes d’argent. Ce qui nous empêche d’investir et de continuer à développer notre pays.
Comment et par qui doit se faire la formation de la jeunesse à l’amour pour le pays ?
Bien sûr, c’est l’Etat qui doit veiller à la formation de toute jeunesse. C’est l’Etat qui doit veiller aux programmes dans nos écoles. Pour nous autres, quand on était à l’école au temps du colon, on nous formait au patriotisme. On nous enseignait de petits poèmes patriotiques qui nous poussaient à l’amour du pays. Ces poèmes patriotiques nous avaient formés à avoir un amour indéfectible pour notre pays.
Au sujet de la crise anglophone, l’Etat dit avoir entrepris des démarches pour le dialogue et la paix. Qu’est ce qui peut encore être fait pour que le Cameroun demeure un et indivisible ?
Nous pouvons appeler les gens qui nous dirigent à veiller à ce que nous nous aimions les uns les autres comme Jésus nous a dit. Jésus nous a aimés jusqu’à mourir pour nous. Donc, nous qui le suivons, nous devons nous aimer jusqu’au point d’être prêt à mourir pour un autre Camerounais. Aimons- nous les uns les autres. Aimer l’autre, c’est éviter de faire à l’autre ce qu’on n’aimerait pas qu’on nous fasse. Et tant qu’il n’y a pas d’amour, il y aura toujours la guerre.
A ceux qui ont pris les armes dans les régions anglophones, quel est le message à la veille du 20 mai ?
Nos frères qui ont pris les armes sont les militaires et les sécessionnistes. Donc, j’aimerai que les armes se taisent. C’est mon souhait. Et c’est également le souhait des évêques du Cameroun. Avec les armes, on créé des ennemis inconnus, parce que tuer un seul membre d’une famille, c’est se faire des ennemis inconnus dans cette famille-là.
A quelques jours de la célébration de la fête de l’unité nationale, quel est le message aux Camerounais dans l’ensemble ?
En toute chose, il faut que la vie humaine qui est sacrée, parce que créée par Dieu, soit respectée à tout prix. C’est une sorte de guerre que nous sommes en train de mener. Et c’est reconnu internationalement qu’on ne tue pas les prisonniers de guerre. Or, il y a des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux et qui montrent des militaires camerounais en train de torturer un soldat ambazonien. Ce qui ne fait pas honneur à notre armée, comme l’a reconnu le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Pirates somaliens : le retour d'une menace oubliée en 2026
Guinée - CAN 2032 : Sénégal-Guinée vs AES, la bataille
France - JG Beutch : « La Coupe du monde s’est jouée dans notre salon, mais le Cameroun nous a manqué »
Royaume-Uni - Tottenham Hotspur officialise l’arrivée de Marcos Senesi
Cameroun - Paul Atanga Nji veut éliminer le MRC
il y a un mois
Cameroun : Tchiroma rejette la succession dynastique
Cameroun - Paul Biya absent : « Ces gens nous méprisent »
Belgique - Club Brugge et KV Kortrijk ouvrent le bal en Jupiler Pro League
Cameroun - BTE Engineering Group veut réduire la dépendance aux technologies étrangères dans les ascenseurs
ICT University ouvre un nouveau chapitre de partenariat avec l'enseignement supérieur au Cameroun
il y a un an