Cameroun - Enam : Junior et Brenda Biya pointent leurs premières heures d'absence
© Le Jour : Josiane Afom | 11 Jan 2018 16:41:14 | 15240Les enfants du chef de l’Etat n’ont pas répondu à l’appel hier, premier jour de cours dans cette école de souveraineté.
Ce mardi 9 janvier (hier) marque le début des cours à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) pour le compte de l’année académique 2017-2018. Peu avant 6h30, le portail de l’entrée secondaire est ouvert. Les premiers étudiants se présentent. Le dispositif sécuritaire dressé ici frappe à l’oeil. En plus de la présence de deux policiers lourdement armés, une équipe constituée de civils et militaires filtrent l’accès.
A l’aide d’un détecteur de métaux, ils scannent étudiants et agents d’entretien qui passe par-là. « Plus que jamais, la sécurité doit être de mise ici. Car, les enfants du chef de l’Etat font partie des effectifs des étudiants », lance fièrement un homme tenue. Et de poursuivre : « Il ne faut quand même pas s’attendre à ce qu’ils entrent par ici. Cette entrée est réservée uniquement aux étudiants non-véhiculés et ces deux enfants n’entreront jamais à pieds à l’Enam ».
C’est probablement par l’entrée principale de l’Enam, réservée au personnel administratif et aux étudiants véhiculés, que Junior Biya et Brenda Biya vont faire leur apparition. Ici, les agents commis à la sécurité attendent avec impatience l’arrivée des « supers-étudiants », comme ils les appellent. Alors que le premier cours de la journée débute à 8h00, les deux derniers enfants du couple présidentiel tardent à pointer le nez.
« Même s’ils arrivent à 10h, ils vont entrer. Ce ne sont pas des étudiants comme les autres », ironise un militaire en faction. Un de ses collègues croit d’ailleurs savoir à quoi l’on reconnaîtra leur arrivée. « Ils ne vont pas arriver de manière discrète. Ils seront dans un cortège de trois véhicules dont deux de la Direction de la sécurité présidentielle (Dsp), et les parkings dans lesquels ils vont se garer sont réservés depuis hier », souffle-t-il. Mis à part le personnel administratif, tous les étudiants qui entrent par ici sont contraints de descendre de leurs véhicules afin de se faire scanner.
8h d’absence
10h. le deuxième cours de la journée est sur le point de commencer. Junior et Brenda Biya, respectivement admis dans les sections "trésor" et "administration générale" se font toujours attendre. « Ils étaient pourtant là hier à la rentrée solennelle. On leur a même présenté les salles dans lesquelles ils vont faire cours », affirme une source sous anonymat. « Ces enfants commencent mal. Ils devraient pourtant prêcher par l’exemple ! », estime un membre du staff administratif. Un cadre de l’Enam trouve en cette absence un non-événement.
« Ce sont des étudiants comme tout le reste. Je ne vois pas pourquoi leur absence ou leur présence devrait intéresser les gens. Si vous regardez bien, ils ne sont pas les seuls absents », argue-t-il. Au moment où le reporter de Mutations quittait les lieux, vers 14h, les enfants du Président n’étaient toujours pas là. Traduction, Brenda et Junior Biya ont pointé leurs 8 heures d’absence à l’Enam hier, premier jour de classe dans cette école de souveraineté. Une absence remarquable au lendemain de la rentrée solennelle à l’Enam.
Événement au cours duquel un nom de baptême a été donné à la promotion. Avec 405 places au concours classique, 80 places au Common law, 65 auditeurs de justice venus du Congo Brazzaville, 55 de la zone Cemac et 15 candidats du ministère de la Défense, celle-ci s’appellera « Peace and Unity » (Paix et unité).
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Universités bloquées : le SYNES dit non à Fame Ndongo
- Inaya, 2 ans et demi, morte à l'école maternelle de Bafoussam
- Indira Baboke admise à la Fonction publique : mérite ou passe-droit ?
- Salon de l’Orientation et des Métiers : une deuxième journée axée sur l’insertion professionnelle
- Drame à Foumbot : un repas de kontchap tourne au deuil
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Monde Entier - Extrême droite : le tsunami qui change l'Europe
Cameroun - Qui est vraiment Junior Biya ?
Cameroun - TCS vidé : complicité interne présumée dans un casse spectaculaire
Cameroun - Décès de Dorothée Temou Eboa à Dakar : le drame
Cameroun - OMP : « Une loi pour l'opposition, une pour le RDPC ? »
il y a un mois
Cameroun - Effoudou : « La DGRE est venue me tuer en France »
Cameroun - Faux capitaine arrêté à Maroua : le butin militaire
Cameroun - Conflit Baboke-Ngoh Ngoh : la guerre cachée d'Etoudi
Cameroun - DGRE : Sani Mouhamadou aurait-il menti sur ses diplômes ?
Cameroun - Thomas Nkono : « Vive les Lionnes ! » après l'exploit
il y a un an