Cameroun: CE QUE DIT LA LOI AU SUJET DES FONCTIONNAIRES-CHATELAINS COMME M. SAMBA...
© Correspondance : Abdelaziz Mounde | 22 Apr 2017 05:30:25 | 8665C'est l'un des mille et un mystères de notre pays depuis des décennies. La loi du 25 avril 2006 relative à la déclaration des biens et avoirs dort dans les tiroirs étanches du Journal Officiel. Pourtant, elle procède de l’article 66 de la constitution du 18 janvier 1996, et astreint les responsables des administrations centrales comme l’a été M. Felix Samba à une scrupuleuse déclaration de biens, dont ses somptueux châteaux de Nkolondom et Kribi.
Voici ses grandes lignes :
- Elle soumet les personnalités de la République, du gouvernement, les parlementaires, les élus régionaux, municipales et ceux de l’administration publique à l’obligation de faire une déclaration de leurs biens au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction, article 2, paragraphe 1.
Sont concernés : le Président de la République, le Premier Ministre, les membres du gouvernement et assimilés, Président et membres du bureau du Sénat, Président et membres de l’Assemblée nationale, des Sénateurs, Députés et tout autre détenteur d’un mandat électif, des Secrétaires généraux, des Ministres et assimilés, des directeurs des administrations centrales. Egalement concernés les Directeurs généraux des entreprises publiques et parapubliques, magistrats, personnels chargé de l’assiette, du recouvrement, des recettes publique et du contrôle budgétaire, tous gestionnaire de crédit et biens publics.
- Le paragraphe 2 de l’article 2 de la loi du 25 avril 2006 détermine les autres catégories de personnes assujetties à l’obligation de déclaration des biens et avoirs.
Ce second groupe est constitué du Président du Conseil économique et social, des ambassadeurs ; recteurs d’Universités d’Etat ; des délé- gués de gouvernement, les pré- sidents des conseils d’administration des établissements publics et des entreprises du secteur public et parapublic. Il en est de même pour les gouverneurs, préfets, présidents des commissions de passation des marchés publics, les présidents des chambres consulaires, les chefs des projets bénéficiant de financements extérieurs et /ou subventions de l’Etat, les responsables de liquidation administratives et judiciaires, les responsables des établissements publics administratifs et sociétés à capital public, ceci jusqu’au rang de directeur, les responsables des administrations centrales
Toujours dans le paragraphe 2, tout ordonnateur de deniers publics au sein d’une association ou de tout autre organisme privé, bénéficiant des deniers publics au titre de subventions ou de dons doit déclarer ses biens et avoirs.
Alors, les choses peuvent être beaucoup plus simples et carrées. Que notre République, que Paul Biya a voulu exemplaire lors de son investiture en novembre 2011, applique sa loi et les châtelains, nouveaux ducs de nos forêts, bourgades et montagnes, hauts fonctionnaires fortunés, gestionnaires de fonds publics ou élus, éclaireront tout simplement la Nation sur leurs biens. C’est de cette manière que chacun aura sa conscience, son champagne, son luxe et son palais vénitien tranquilles !
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Inondations Douala 5e : Sable et Bonamoussadi sous les eaux
- 25 ans après, New York commémore le 11 septembre 2001 au Pentagone
- Villes intelligentes et économie mobile Comment l'Afrique Centrale accélère sa transition numérique
- Universités bloquées : le SYNES dit non à Fame Ndongo
- Inaya, 2 ans et demi, morte à l'école maternelle de Bafoussam
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Afrique - Sahel : Moscou accuse Paris et Kiev de soutenir les djihadistes
Cameroun - Douala : 2 bandits tués par la foule après un braquage
Cameroun - Drame à Balessing : une mère de 28 ans assassinée ?
Succession dynastique au Cameroun : le scénario secret
Cameroun - Affaire Martinez : la guerre des vérités éclate
il y a un mois
Maroc - LIONNES INDOMPTABLES : ELLES ONT BRISÉ LE SIGNE INDIEN EN BATTANT LE NIGERIA
Iran : les 6 conditions qui font trembler Washington
États-Unis - Trump a fui la Turquie caché dans un camion de restauration
Cameroun - Général Beko'o Abondo : l'arbitre de la guerre des clans
Cameroun - Johann Sitchom : de l'Église à la prison de Kondengui
il y a un an