Cameroun: PAUL BIYA DOIT DÉMISSIONNER. :: CAMEROON
© Correspondance : Serge Espoir MATOMBA, Premier Secrétaire Du Peuple Uni Pour La Rénovation Sociale (PURS) | 23 Jan 2017 16:19:00 | 9471Comment ne pas rester silencieux ? Comment ne pas rester indifférents ? Pourquoi devons-nous prendre position ?
Une nation qui ignore son histoire est une nation sans futur. Oui! Sans futur car tout se construit à partir d’une histoire, un héritage, une ADN historique. Chose qui n’est pas le cas de notre cher et beau pays le Cameroun, dont l’histoire est complètement voilée au peuple.
Il nous a été imposé l’histoire de plusieurs pays et du monde sans pour autant donner une place particulière à la nôtre. Tout porte à croire que tout est mis en place pour que personne ne la connaisse ni ne s’en souvienne.
Toute nation fière célèbre ses héros. Contrairement au Cameroun dont les leaders s’attellent à peindre l’histoire de leurs héros en noir, faisant croire à tous que ces derniers étaient des anticonformistes, des terroristes… Bref des hors la loi.
Revenons sur nos manuels d’histoire.
Nous avons longtemps proposé que soient actualisés les manuels pédagogiques et que nos enfants apprennent et assimilent notre histoire. Le problème devient encore plus récurant lorsque nous voyons sortir de nos écoles des professeurs qui eux-mêmes n’ont vraiment aucune notion de l’histoire de leur pays.
Malheureusement, notre passé nous rattrape. L’histoire nous rattrape.
Les évènements récents dans le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun nous ramènent à la réalité. Quelle est donc la source ? Tout problème politico-social a une seule source: « Le modèle de gouvernance » et au Cameroun nous parlons de la mauvaise gouvernance.
Qui sommes-nous aujourd’hui et où allons-nous ? Où allons-nous ?
Voilà les questions que nous devons nous poser et donner des réponses qui définiront notre avenir. Eviter de poser le problème ou les questions partiellement.
Le Cameroun avant la premiere guerre mondiale était un seul et unique pays. Cette répartition « zone anglophone/zone francophone » n’est qu’une pure conséquence de nouvelles réformes malheureusement peut avantageuses pour un pays, un seul territoire. Nous sommes tous camerounais et il en sera toujours ainsi. Les réformes doivent être générales partout, respectées à la lettre, pareil pour les droits des citoyens.
Le nord-ouest et le sud-ouest ont lancé un mouvement qui devrait en réalité être porté par toutes les régions, à savoir la revendication des meilleurs conditions de vie et un meilleur épanouissement dans l’exercice de nos fonctions. Vrai que pour toute cause il existera toujours des débordements ou des opportunistes voulant profiter de l’occasion mais dans son essence les revendications des avocats et enseignants sans oublier les autres corps de métier ont-elles raison d’être ?
Nous légitimons le bienfondé de ces différentes revendications, qui au fur et à mesure de leur non satisfaction et prise en compte se rependront sur le reste des régions. Le Cameroun est un tout. Pas un assemblage de régions indépendantes mais interdépendantes.
Nous réclamons un dialogue, déjà pour faire régner un climat de paix et de confiance dans un pays où demeurent des stigmates de terrorisme, d’attentats kamikazes… Mais aucun dialogue ne peut se faire si les seuls voix décisionnelles sont absentes à la table.
Le constat est bien alarmant. Plus les jours les mois les années passent et moins ils semblent intéressés. Mieux ceux qui de la société civile abordent les différents sujets sur la base d’une prise de décision sont
automatiquement et sans aucune gêne emprisonnés. Abus de pouvoir ou totale déconsidération d’un peuple tout entier.
Liberez Me Nkongho Felix Balla,Dr Fontem Neba. Me AYA Paul Abine, le député WIRBA Joseph et tous ceux privés de liberté dans le cadre de ces revendications.
Nous condamnons les différents débordements au sein des populations mais avant tout des forces de l’ordre. Toute revendication se doit d’être pacifique et porteuse d’un climat de paix. Nous avons assisté à maintes reprises à des tensions lorsque le RDPC organisait ses meetings et récemment lors des investitures dans les instances dirigeantes du même parti, certains sous-préfets ont été battus par des militants mécontents. Le président du RDPC n’a pas été inquiété pour autant.
On ne réussira pas à construire le Cameroun dans cette intimidation, cette manipulation, cette injustice.
Paul BIYA Doit simplement déposer sa démission. Le changement doit enfin s’installer dans les rangs camerounais. La démocratie doit se faire ressentir et la liberté des choix de développement doit s’imposer. Le peuple doit réagir et tous ensemble nos voix doivent imposer ce changement que nous revendiquons tous. Le Cameroun est un pays de paix et nous ne pouvons continuer à assister à cette division et cet abus de pouvoir.
Dans quelques mois nous vivrons les élections présidentielles. La responsabilité nous revient à nous camerounais de faire de très bons choix et que confier l’avenir de ce pays à une nouvelle équipe consciente et respectueuses des enjeux tels que l’atteinte du développement, l’épanouissement du peuple, la liberté d’expression et d’opinion, les bons investissements économiques…
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