Cameroun - Consommation : Le whisky en sachet est toujours là !
© Le Jour : Francky Bissal Zé | 22 Sep 2016 01:10:58 | 5175Malgré l’expiration des deux années de moratoire concédées en 2014 aux producteurs pour s’arrimer à la loi, ce produit dangereux selon les pouvoirs publics, continue de circuler.
La réunion tenue hier 20 septembre à huis clos entre, les ministres du commerce ; des mines, de l’industrie et du développement technologique ; de la santé publique et les producteurs du whisky en sachet, n’a pas mis un terme à la période de grâce accordée aux entreprises. Pourtant, depuis le 12 septembre dernier, le moratoire appelant les entreprises de fabrication des boissons spiritueuses qui prévoit que : « les boissons spiritueuses doivent être conditionnées dans des récipients autres que les sachets ou les bouteilles en plastiques » devrait entrer en vigueur.
Au sortir de cette réunion, il a tout simplement été indiqué que, les recommandations sollicitées seront transmises au premier ministre chef du gouvernement. Une décision à laquelle s’oppose le président national de la ligue camerounaise des consommateurs, invité surprise à ce huis clos. « La prorogation de deux années était illégale. Une autre prorogation le serait encore. Si le gouvernement veut accorder une énième prorogation, nous allons mener des actions radicales pour emmener le gouvernement à comprendre que notre silence n’est pas de la complicité.
Le whisky en sachet est un poison, et le gouvernement est complice de cet empoisonnement. Nous nous opposons à toute autre rallonge. Nous demandons aux Camerounais de ne plus consommer le whisky en sachet, car ça tue », a indiqué Delor Magellan Kamseu, président national de la ligue camerounaise des consommateurs. L’objet premier de cette interdiction, est de réduire l’accessibilité du whisky en sachet. Selon Polycarpe Ateba, chef de division du développement de la qualité au ministère des mines, de l’industrie et du développement technologique, « le whisky est un aliment de luxe qui ne doit pas être démocratisé. C’est un produit qui, consommé à l’excès, même s’il est de bonne qualité, peut devenir impropre à la consommation ».
Un aliment de luxe qui tue
En effet, depuis le 12 septembre 2014, une décision conjointe, ministre de la santé publique, ministre du commerce, ministre de l’administration territoriale, a qualifié ce produit d’impropre à la consommation. Sa dangerosité, résidant dans sa forte teneur en éthanol. Seulement, ce produit dangereux selon les pouvoirs publics continue de circuler à cause des enjeux et des intérêts des acteurs.
Selon certaines sources, le problème réside à deux niveaux. D’une part, il y a les lobbies qui se sont constitués. Les gros producteurs agissent dans l’ombre pour faire stopper cette activité qui leur ravi la clientèle. D’autre part, la résistance constatée du côté des entreprises pose le problème des mesures d’accompagnement. Il faut gérer le lendemain.
Le directeur général de Fermencam par exemple, revendique à lui seul, près de 800 emplois directs, un équipement installé qu’il faut réadapter, un chiffre d’affaire de 9 milliards de Frs cfa réalisé en 2012 par son entreprise. Ce bilan, comme celui de plusieurs autres entreprises, suscite des réflexions à l’endroit de l’Etat.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Pénurie de gaz au Cameroun : pourquoi c'est pire à Douala
- TOLLCAM réclame 35 milliards à l'État devant la CCJA
- La diaspora camerounaise prévient : « Aucun investissement sûr sous Biya »
- Enugu Airlines débarque à Douala : la guerre des compagnies nigérianes s'intensifie
- Motazé à Londres : le Cameroun cherche 40 000 milliards
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Russie - Lavrov à l’Europe : « La guerre sera très courte »
Ukraine : Zelensky réclame 27 milliards, l'Europe s'interroge
Villes intelligentes et économie mobile Comment l'Afrique Centrale accélère sa transition numérique
États-Unis - 25 ans après, New York commémore le 11 septembre 2001 au Pentagone
Cameroun - Inondations Douala 5e : Sable et Bonamoussadi sous les eaux
il y a un mois
Appel pour un gouvernement d’union nationale au Tchad: Succès Masra ou le syndrome de Stockholm ?
Cameroun - Dimitri Lipoff : l'homme de l'ombre du sacre
Cameroun - Lionnes championnes : Biya les attendait… mais était absent
Cameroun - Paul Biya : le simulacre d'un pouvoir qui s'éteint
Cameroun - Dieudonné Essomba : « La santé de Biya nous concerne tous »
il y a un an