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CAMEROUN :: Concours administratifs : Cinq ans de prison pour fraudeurs :: CAMEROON

Les candidats auteurs de ces pratiques vont aussi payer des amendes s’élevant à deux millions de F.Cfa.

En mars 2015, le Cameroun est secoué par un scandale qui a failli ébranler la sérénité de l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric). A la suite du concours d’admission à la filière diplomatie, deux listes présentant les résultats définitifs avaient été publiées. Relevant au grand jour, les magouilles qui entourent l’accès aux grandes écoles camerounaises.

En effet, la première liste comportait les noms des 15 admis définitifs et de 4 sur la liste d’attente. Sur la seconde liste pourtant plus de candidats en attente. De plus, le nom de Nti Estelle, deuxième dans la première liste disparaitra comme par magie. Il faudra attendre l’intervention du président de la république pour qu’une solution soit afin trouver à ce problème.

Aujourd’hui avec le Code pénal en voie de modification, les étudiants comme Nti Estelle et tous les autres, victimes de tels abus trouverons désormais un meilleur cadre pour demander réparation. Le projet de loi déposer à l’hémicycle de Ngoa-Ekellé comporte des innovations majeures. L’une de celles-ci porte sur l’article 163 relatif aux fraudes aux examens.

« Est puni d’un emprisonnement d’un à trois ans celui et d’une amende de vingt-cinq à deux millions de F Cfa ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui commet une fraude dans les examens ou concours dans le but d’obtenir soit l’entrée dans un service public, soit un diplôme, certificat ou titre délivré par l’Etat ou un service public national ou étranger », lit-on dans le document.

L’alinéa 1 de l’article 163 est consacré à la corruption pendant les concours administratifs et les examens. Ici, toute personne suspectée de corruption, d’avoir facilité l’admission ou provoquer l’échec d’un candidat sera punie de deux à cinq ans de prison.

Elle écopera aussi d’une amende pouvant allée de deux cent mille à deux millions de francs Cfa. Les candidats bénéficiaires de ces pratiques n’échapperont pas à la justice puisque les peines prévues à l’alinéa 1 s’appliquent aussi à leurs cas.

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