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    <title>Le flux rss de camer.be : POINTDEVUE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be : POINTDEVUE</title>
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    <lastBuildDate>Wed, 22 Apr 2026 11:07:26 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Maurice Kamto et le MRC face à une démocratie sous verrouillage administratif :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93102/30:27/cameroun-maurice-kamto-et-le-mrc-face-a-une-democratie-sous-verrouillage-administratif-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Il ne s'agit pas de violence spectaculaire ni de décrets
d'interdiction officiels. Au Cameroun, la neutralisation de
l'opposition peut tenir à un bureau vide, u...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il ne s'agit pas de violence spectaculaire ni de d&eacute;crets d'interdiction officiels. Au Cameroun, la neutralisation de l'opposition peut tenir &agrave; un bureau vide, un sous-pr&eacute;fet introuvable, un dossier qu'on ne signe pas. C'est dans ces silences administratifs que se joue, depuis des ann&eacute;es, une partie d&eacute;cisive de la vie politique camerounaise avec <strong>Maurice Kamto</strong> et son <strong>Mouvement pour la Renaissance du Cameroun</strong> en premi&egrave;re ligne.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; en 2020</h2>
<p>Lors des &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2020, le MRC a renonc&eacute; &agrave; participer. Non par d&eacute;sint&eacute;r&ecirc;t, mais sous la contrainte. Des candidats du parti se sont retrouv&eacute;s dans l'impossibilit&eacute; mat&eacute;rielle de d&eacute;poser leurs dossiers de candidature : des sous-pr&eacute;fets, d&eacute;tenteurs du pouvoir de signature, refusaient de parapher les pi&egrave;ces exig&eacute;es. Certains allaient plus loin ils d&eacute;sertaient purement et simplement leurs bureaux aux heures de d&eacute;p&ocirc;t. Le r&eacute;sultat est m&eacute;canique : sans ces signatures, pas de candidature l&eacute;gale. Sans candidature, pas de repr&eacute;sentation. Le boycott, pr&eacute;sent&eacute; parfois comme un choix strat&eacute;gique, &eacute;tait d'abord une r&eacute;ponse &agrave; une exclusion de fait.</p>
<h2>Un syst&egrave;me rod&eacute;, pas une s&eacute;rie d'accidents</h2>
<p>R&eacute;duire ces incidents &agrave; des dysfonctionnements locaux serait une erreur d'analyse. Ce que documente le cas du MRC, c'est un m&eacute;canisme plus large : l'utilisation syst&eacute;matique de l'appareil d'&Eacute;tat comme outil de neutralisation politique. Les interdictions de rassemblement frappent le parti avec une r&eacute;gularit&eacute; qui exclut le hasard. Les tentatives de mobilisation se heurtent &agrave; des dispositifs policiers disproportionn&eacute;s. Sur les r&eacute;seaux sociaux, des campagnes coordonn&eacute;es de d&eacute;nigrement ciblent Kamto et ses proches, aliment&eacute;es par des groupes organis&eacute;s dont l'origine reste rarement &eacute;tablie publiquement.</p>
<p>Chaque levier, pris isol&eacute;ment, peut sembler anodin. Ensemble, ils dessinent une architecture de verrouillage d&eacute;mocratique.</p>
<h2>Le paradoxe des critiques en terrain min&eacute;</h2>
<p>Ce contexte rend particuli&egrave;rement incongrue une certaine critique adress&eacute;e au leader du MRC : celle qui juge ses choix &agrave; l'aune des standards d'une d&eacute;mocratie consolid&eacute;e. Reprocher &agrave; Kamto de boycotter, de renoncer &agrave; certaines batailles &eacute;lectorales, ou de ne pas peser davantage dans le jeu institutionnel, c'est &eacute;valuer un nageur encha&icirc;n&eacute; &agrave; la profondeur de sa plong&eacute;e. Le paradoxe est l&agrave;, criant : l'opposition camerounaise est tenue responsable de son effacement dans un espace politique qu'on s'emploie pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; lui fermer.</p>
<h2>Ce que ces obstacles produisent et produiront</h2>
<p>&Agrave; court terme, l'effet est double. D'un c&ocirc;t&eacute;, une d&eacute;saffection potentielle de militants &eacute;puis&eacute;s par les obstacles r&eacute;p&eacute;t&eacute;s, tent&eacute;s par un repli ou une radicalisation. De l'autre, une visibilit&eacute; internationale accrue pour Kamto lui-m&ecirc;me : chaque interdiction document&eacute;e, chaque refus de signature devient une preuve suppl&eacute;mentaire soumise aux regards ext&eacute;rieurs; institutions africaines, chancelleries, organisations de d&eacute;fense des droits. &Agrave; moyen terme sur un horizon de trois &agrave; cinq ans , la question centrale sera celle de la transmission : le MRC peut-il structurer une rel&egrave;ve militante capable de r&eacute;sister &agrave; l'usure, en l'absence d'acc&egrave;s aux fonctions &eacute;lectives et de visibilit&eacute; institutionnelle ?</p>
<p><strong>L'opposition politique camerounaise</strong> affronte ici un d&eacute;fi existentiel : survivre &agrave; la dur&eacute;e dans un environnement con&ccedil;u pour l'&eacute;puiser.</p>
<h2>L'enjeu d&eacute;passe un homme</h2>
<p>Maurice Kamto r&eacute;p&egrave;te qu'il veut le changement par les urnes, dans la paix. Cette position t&ecirc;tue, expos&eacute;e, co&ucirc;teuse dit quelque chose sur ce qu'il reste de marge pour une alternance pacifique au Cameroun. Les entraves subies par le MRC ne sont pas des accidents de parcours : elles r&eacute;v&egrave;lent le prix que certains acteurs du syst&egrave;me sont pr&ecirc;ts &agrave; payer pour emp&ecirc;cher une comp&eacute;tition &eacute;lectorale r&eacute;elle.</p>
<p>La vraie question n'est peut-&ecirc;tre pas de savoir si Kamto peut gagner. C'est de savoir combien de temps une d&eacute;mocratie peut se revendiquer telle en interdisant &agrave; ses opposants de jouer.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-22 10:17:26</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Affaire NBIKO TV contre Aïcha Nkamoise: Maître Georgie Massi Ngakele apporte des éclairages :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93089/30:27/cameroun-affaire-nbiko-tv-contre-aicha-nkamoise-maitre-georgie-massi-ngakele-apporte-des-eclairages-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Dans l' Antiquité Grecque, Socrate accusé à tort au terme d'une
ingénieuse campagne de diffamation, fut condamné à mort ! 
Galilée, en 1632 à travers son ouvrag...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans l' Antiquit&eacute; Grecque, Socrate accus&eacute; &agrave; tort au terme d'une ing&eacute;nieuse campagne de diffamation, fut condamn&eacute; &agrave; mort !&nbsp;<br />Galil&eacute;e, en 1632 &agrave; travers son ouvrage devenu c&eacute;l&egrave;bre sur l'heliocentrisme est victime d'une campagne de diffamation qui aboutira en 1633 &agrave; son fameux proc&egrave;s devant la sinistre Inquisition !</p>
<p>Au d&eacute;but de notre &egrave;re, J&eacute;sus-Christ est la victime d'une campagne de diffamation qui le pr&eacute;sente comme le nouveau Roi des Juifs ! Le &nbsp;Sanh&eacute;drin &nbsp;inquiet de sa popularit&eacute;, profite pour amplifier cette campagne de diffamation et orchestre un proc&egrave;s dans une premi&egrave;re partie et "transmet" le dossier au Gouverneur Romain. La suite on la connait.</p>
<p>Apr&egrave;s son c&eacute;l&egrave;bre discours du 30 juin 1960, Patrice Lymumba est victime d'une campagne de diffamation savamment orchestr&eacute;e par une coalition &agrave; la fois h&eacute;t&eacute;roclite et inattendue: La Belgique, les Am&eacute;ricains, Kasavubu, Mo&iuml;se Tshombe...Mobutu. Il sera enlev&eacute; et assassin&eacute; en 1961.&nbsp;<br />2006 aux &Eacute;tats-Unis d' Am&eacute;rique, Megan Meier ( 13 ans ) se suicide apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; victime d'une violente campagne de cyber harc&egrave;lement de la part de la maman de son amie en faux profils !</p>
<p>Phoebe Prince , lyc&eacute;enne de 16 ans apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; victime du cyber harc&egrave;lement de ses camarades de classes !<br />Ces diff&eacute;rents exemples rentr&eacute;s dans l' histoire attestent d' un fait : PORTER ATTEINTE &Agrave; L' HONNEUR ET &Agrave; LA CONSID&Eacute;RATION D' UNE PERSONNE PRODUIT DES CONS&Eacute;QUENCES TR&Egrave;S SOUVENT IRR&Eacute;PARABLES.</p>
<p><strong>Quelle est la position du droit positif camerounais ?</strong></p>
<p>L' article 305 du code p&eacute;nal en vigueur au Cameroun , l' auteur de la diffamation est celui qui,par l'un des moyens pr&eacute;vus &agrave; l' article 152 du Code P&eacute;nal, porte atteinte &agrave; l' honneur et &agrave; la Consid&eacute;ration de la personne en lui imputant directement ou non des faits dont il ne peut apporter la preuve .</p>
<p>&Eacute;l&eacute;ments mat&eacute;riels de la diffamation :<br />●La victime doit &ecirc;tre personnellement atteinte par les propos diffamatoires ( ou toute personne mineure dont elle a l&eacute;galement la garde)<br />●Le fait denonc&eacute; publiquement doit porter atteinte &agrave; l' honneur ou sa consid&eacute;ration ( d&eacute;truit ou diminue l'estime que les tiers ont de la personne)<br />Moyens vis&eacute;s ( article 152 code p&eacute;nal) : Presse &eacute;crite, radio, r&eacute;seaux sociaux , t&eacute;l&eacute;vision.</p>
<p>R&eacute;pression : peine d' emprisonnement de Trois ( 03 ) mois &agrave; Trois ( 03l) ans / amende de 5000 FCFA &agrave; 2000000 FCFA. La partie civile,si elle le sollicite, obtient des Dommages et int&eacute;r&ecirc;ts ( tr&egrave;s souvent cons&eacute;quents d' apr&egrave;s ma petite exp&eacute;rience professionnelle)</p>
<p>Le Cyber harc&egrave;lement quant &agrave; lui peut-&ecirc;tre d&eacute;fini comme :" Toute forme de violence psychologique, intimidation, humiliation morale ou sexuelle utilisant des moyens de communication num&eacute;rique comme supports. Le Cyber harc&egrave;lement implique un langage humiliant, d&eacute;valorisant , agressif"&nbsp;</p>
<p>&Agrave; la diff&eacute;rence de la diffamation, le cyber harc&egrave;lement vise &agrave; cr&eacute;er directement chez la victime un sentiment de honte, de perte d'estime de soi.<br />Si la diffamation est destin&eacute;e &agrave; humilier publiquement une personne, le Cyber harc&egrave;lement vise &agrave; fragiliser via une violence cybern&eacute;tique permanente la personne dans ce qu'elle a de plus cher apr&egrave;s la sant&eacute; physique : l' estime de soi !&nbsp;</p>
<p>La Loi No 2010/012 du &nbsp;21 D&eacute;cembre 2010 relative &agrave; la cyber s&eacute;curit&eacute; et &agrave; la cyber criminalit&eacute; au Cameroun en ses articles 74 et 75 pr&eacute;voit et r&eacute;prime les agissements constitutifs de cyber harc&egrave;lement !<br />Article 74 de la loi cit&eacute;e Supra , punit quiconque qui par des moyens de communications &nbsp;&eacute;lectroniques harc&egrave;le une personne par des comportements r&eacute;p&eacute;t&eacute;s ayant pour objet une d&eacute;gradation des conditions de vie se traduisant par une alt&eacute;ration de sa sant&eacute; mentale &nbsp;ou physique.<br />R&eacute;gression : Peine d' emprisonnement de un (01) &agrave; deux ( 02) ans d' emprisonnement. Amende : 1000000 &agrave; 5000000 FCFA.</p>
<p>Si la personne est mineure de 15 ans ou une personne vuln&eacute;rable, la peine d' emprisonnement est de 02 ans &agrave; 05 ans de prison et l'amende est de Cinq &agrave; 10 millions FCFA.</p>
<p>L' article 75 de la loi vis&eacute;e Supra punit quiconque menace de commettre un d&eacute;lit ou un crime par voies des communications &eacute;lectroniques contre des personnes&nbsp;<br />R&eacute;pression : Un (01) an &agrave; Cinq ( 05) ans d' emprisonnement. Amende : 5 &agrave; 10 millions FCFA.<br />Telle est de mani&egrave;re synth&eacute;tique, la position du Droit en ces mati&egrave;res au Cameroun.</p>
<p>Sur un plan social, il y a lieu de retenir que la diffamation et le cyber harc&egrave;lement d&eacute;truisent des vies, des carri&egrave;res ! Derri&egrave;re ces personnes victimes de ces agissements infernaux, se trouvent des familles, des entreprises, destins bris&eacute;s &agrave; jamais !&nbsp;</p>
<p>Une personne victime de diffamation, de cyber harc&egrave;lement, m&ecirc;me en cas de condamnation des auteurs de ces infractions ne sortira jamais indemne de ces proc&eacute;dures, car elle aura livr&eacute; un combat &acirc;pre contre le regard des gens, un combat pour pr&eacute;server sa r&eacute;putation et maintenir la sant&eacute; mentale de ses enfants et conjoints qui sont malheureusement et tr&egrave;s souvent les victimes collat&eacute;rales les plus fragiles.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Maître Georgie Massi Ngakele</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-21 11:44:38</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[RD CONGO :: REPRISE DES COMBATS DANS L’EST DE LA RDC : C’est la confiance qui manque le plus :: CONGO DEMOCRATIC]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[L’encre ayant servi à la signature du cessez-le-feu entre Kinshasa
et l’Alliance fleuve Congo (AFC) M23, n’a pas encore séché que
les combats ont repris dans la...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;encre ayant servi &agrave; la signature du cessez-le-feu entre Kinshasa et l&rsquo;Alliance fleuve Congo (AFC) M23, n&rsquo;a pas encore s&eacute;ch&eacute; que les combats ont repris dans la patrie orientale de la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo (RDC).&nbsp;</p>
<p>En pareille situation, il est difficile de savoir qui a pris sur lui la responsabilit&eacute; de violer la tr&ecirc;ve arrach&eacute;e au prix de maintes tractations, ce d&rsquo;autant que les deux parties passent le temps &agrave; s&rsquo;accuser mutuellement.&nbsp;</p>
<p>Cela n&rsquo;a rien d&rsquo;&eacute;tonnant. Car, comme on le sait, en situation de guerre, la confiance ayant foutu le camp, la mauvaise foi devient la chose la mieux partag&eacute;e.&nbsp;</p>
<p>En fait, pour peser dans les n&eacute;gociations, chaque protagoniste fait feu de tout bois pour que le rapport de forces soit en sa faveur. Autrement dit, pendant que Kinshasa cherche &agrave; garder le contr&ocirc;le de certaines localit&eacute;s strat&eacute;giques, les rebelles, quant &agrave; eux, cherchent &agrave; gagner du terrain. Dans ces conditions, il est difficile de donner le bon Dieu sans confession &agrave; un camp au d&eacute;triment de l&rsquo;autre.&nbsp;</p>
<p>Mais une chose est certaine. La m&eacute;diation qatarie a du pain sur la planche ; elle qui se d&eacute;m&egrave;ne comme elle peut pour que la paix revienne dans la partie orientale de la RDC.&nbsp;</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas tant la volont&eacute; qui lui manque, mais elle bute sur la duplicit&eacute; des protagonistes de la crise congolaise qui, en v&eacute;rit&eacute;, sont prompts &agrave; prendre des engagements qu&rsquo;ils fouleront au pied quelques heures seulement apr&egrave;s.</p>
<p>A la crise s&eacute;curitaire en cours, pourrait venir s&rsquo;ajouter une crise politique</p>
<p>A preuve, elles sont nombreuses les tr&ecirc;ves qui, aussit&ocirc;t sign&eacute;es, ont &eacute;t&eacute; viol&eacute;es, donnant ainsi l&rsquo;impression que quand on fait un pas vers la paix, on en fait deux en reculant.&nbsp;</p>
<p>D&egrave;s lors, on s&rsquo;interroge sur l&rsquo;impact de la reprise des combats, sur le travail conjoint de v&eacute;rification entre Kinshasa et l&rsquo;AFC-M23 cens&eacute; d&eacute;buter dans une semaine sous l&rsquo;&eacute;gide de la Conf&eacute;rence internationale sur la r&eacute;gion des grands lacs (CIRGL) et la MONUSCO (Mission de l&rsquo;Organisation des nations pour la stabilisation en RDC). En tout cas, &agrave; moins que le m&eacute;diateur ne s&rsquo;implique davantage, ce processus devant faciliter la signature d&rsquo;un accord de paix durable entre les deux parties, risque de prendre un s&eacute;rieux coup.&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est, du reste, dans ce contexte de tensions que le d&eacute;bat sur une &eacute;ventuelle modification de la Constitution devant &nbsp;permettre au pr&eacute;sident F&eacute;lix Tshis&eacute;k&eacute;di de briguer un troisi&egrave;me mandat, continue de faire son chemin.&nbsp;</p>
<p>Les choses semblent d&rsquo;ailleurs se pr&eacute;ciser davantage puisque la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle a donn&eacute; le ton en demandant aux partis politiques, &agrave; la soci&eacute;t&eacute; civile et aux confessions religieuses, de soumettre leurs propositions de r&eacute;formes au plus tard le 20 mai prochain, soit dans un mois.&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est dire si, &agrave; la crise s&eacute;curitaire en cours, pourrait venir s&rsquo;ajouter une crise politique aux cons&eacute;quences incommensurables, et ce d&rsquo;autant que l&rsquo;opposition se dit ouvertement oppos&eacute;e &agrave; tout tripatouillage de la Constitution. Tshis&eacute;k&eacute;di franchira-t-il le pas ? On attend de voir.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">B.O</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-21 08:20:29</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: L’Honorable Jean Michel NINTCHEU: &quot;DJEUKAM TCHAMENI est un romancier affabulateur&quot; :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93083/30:27/cameroun-lhonorable-jean-michel-nintcheu-djeukam-tchameni-est-un-romancier-affabulateur-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Selon l’honorable Jean Michel Nintcheu, Djeukam Tchameni est un
affabulateur. Le député de la Nation et allié de Maurice Kamto
réagit à la suite de certains pro...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Selon l&rsquo;honorable Jean Michel Nintcheu, Djeukam Tchameni est un affabulateur. Le d&eacute;put&eacute; de la Nation et alli&eacute; de Maurice Kamto r&eacute;agit &agrave; la suite de certains propos contenus dans l&rsquo;ouvrage r&eacute;cemment &nbsp;publi&eacute; de Tchameni depuis sa cellule, intitul&eacute; "ANICET EKANE, MON COMPAGNON DE LUTTE". L'honorable Nintcheu maintient qu&rsquo;il n&rsquo;y a eu aucune n&eacute;gociation financi&egrave;re avec Anicet Ekane ou un autre parti politique pour porter la candidature de Kamto contrairement &agrave; ce que Tchameni raconte dans son livre selon le d&eacute;put&eacute;.</p>
<p><strong>L'int&eacute;gralit&eacute; du texte du D&eacute;put&eacute; Jean Michel NINTCHEU en dessous</strong></p>
<blockquote>
<p>DECLARATION SUR LA LITTERATURE POLITIQUE DU MENSONGE EN VOGUE AU CAMEROUN&nbsp;</p>
<p>L'APC constate, pour le d&eacute;plorer que l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025, qui a &eacute;t&eacute; vici&eacute;e par l'exclusion arbitraire, ill&eacute;gale et sauvage de la candidature du Pr Maurice KAMTO, candidat du MANIDEM, par un Conseil Constitutionnel totalement infond&eacute; au pouvoir, et donc aux ordres, a accouch&eacute; d'une curieuse litt&eacute;rature.<br />&nbsp;La litt&eacute;rature de l'affabulation, du mensonge politique, de la diffamation. Une litt&eacute;rature de sniper.<br />&nbsp;<br />&nbsp;Comme si les mensonges officiels des dignitaires du r&eacute;gime, ceux d&eacute;bit&eacute;s au quotidien par les intellectuels faussaires, les snipers de la plume et du micro dans les m&eacute;dia o&ugrave; encore les publications toxiques des r&eacute;seaux sociaux qui, tous, visent un seul homme, Maurice KAMTO, un parti politique, le MRC, ne suffisaient plus, cette &eacute;lection a fait surgir sur l'espace public une curieuse litt&eacute;rature dont la cible est Maurice KAMTO et le MRC.<br />&nbsp;<br />Les auteurs de cette nouvelle litt&eacute;rature, qui au passage tiennent tant &agrave; leur qualit&eacute; d'acteur politique, ne reculent devant aucun mensonge, pourvu que celui-ci atteigne sa cible. Une cible commune &agrave; eux et &agrave; ceux qui tiennent le peuple camerounais en otage, tuent des citoyens pour se maintenir au pouvoir, malgr&eacute; leur rejet massif dans les urnes en 1992, 2018 et 2025.&nbsp;</p>
<p>Apr&egrave;s Chris MANENG'S, le directeur de campagne et de la strat&eacute;gie d'Issa Tchiroma Bakary pour la pr&eacute;sidentielle, auteur de l'ouvrage "Un homme, une nation, un destin &raquo; pour lequel manifestement le pouvoir a tenu la plume et lui seulement l'affiche, c'est au tour de DJEUKAM TCHAMENI &nbsp;d'affabuler lui aussi.&nbsp;</p>
<p>En effet, dans son ouvrage" ANICET EKANE, MON COMPAGNON DE LUTTE", tel un commando en mission, celui-ci difamme et ment.&nbsp;</p>
<p>L'APC tient &agrave; informer l'opinion publique que, contrairement &agrave; ce qu'&eacute;crit DJEUKAM Tchameni, DJEUKAM TCHAMENI, ni l'APC ni le MRC, ni le pr&eacute;sident Maurice KAMTO n'a entrepris aucune n&eacute;gociation financi&egrave;re avec aucun parti politique en vue d'obtenir que celui-ci endosse la candidature du Pr Maurice KAMTO.<br />&nbsp;<br />L'APC, le MRC et le Pr Maurice KAMTO sont rest&eacute;s constants sur leur principe, malgr&eacute; les approches &nbsp;commerciales &nbsp;honteuses de certains aventuriers de la sc&egrave;ne politique, g&eacute;n&eacute;ralement en mission command&eacute;e pour le compte du r&eacute;gime. Par pudeur, il ne sera pas ici &eacute;voqu&eacute; ni les noms de ces commer&ccedil;ants politiques par ailleurs aventuriers, ni les noms de leurs formations politiques.&nbsp;</p>
<p>Ce principe &eacute;tait clair: aucune transaction financi&egrave;re, aucun marchandage avec aucun parti politique pour pr&eacute;senter la candidature de notre candidat.&nbsp;<br />C'est parce que le pr&eacute;sident Georges Anicet EKANE et le MANIDEM ont librement et volontairement souscrit &agrave; ce principe que des n&eacute;gociations se sont donc ouvertes, et que le MANIDEM a finalement pr&eacute;sent&eacute; la candidature du pr&eacute;sident Maurice KAMTO.&nbsp;</p>
<p>Le pr&eacute;sident Georges Anicet EKANE et le MANIDEM ont, face au coup fourr&eacute; en pr&eacute;paration pour exclure arbitrairement le Pr Maurice KAMTO de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, d&eacute;cid&eacute;, dans une d&eacute;marche politique et sans aucune logique marchande, d&eacute;cid&eacute; de porter la candidature du Pr Maurice KAMTO &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025.&nbsp;</p>
<p>Aussi, lorsque le sc&eacute;nariste DJEUKAM TCHAMENI &eacute;crit dans son roman, "Malgr&eacute; les propositions financi&egrave;res de KAMTO et de NINTCHEU, Anicet a pris une respectable position de principe", il partage tout &nbsp;simplement avec ses lecteurs le fruit de son imagination, pour l'occasion tr&egrave;s fertile. &Agrave; moins qu'il soit en train de servir une commande.&nbsp;</p>
<p>Il faut &ecirc;tre un esprit d&eacute;rang&eacute; pour essayer de faire croire que le MRC et son Pr&eacute;sident national auraient fait des propositions financi&egrave;res et que la MANIDEM et son Pr&eacute;sident auraient repouss&eacute; au nom d' "une respectable position de principe."</p>
<p>Dans un contexte o&ugrave; m&ecirc;me dans les rangs de l'opposition il fallait ha&iuml;r et afficher sa haine de Maurice KAMTO pour avoir droit &agrave; l'aum&ocirc;ne du pouvoir corrompu en place, Georges Anicet EKANE a fait preuve d&rsquo;une audace politique rare et en a &eacute;t&eacute; puni par son assassinat pr&eacute;m&eacute;dit&eacute;. Que personne ne s'y trompe.&nbsp;</p>
<p>Les n&eacute;gociations politiques amorc&eacute;es entre l'APC et le MANIDEM ont &eacute;t&eacute; conduites dans une totale confidentialit&eacute;, tant et si bien que m&ecirc;me le pouvoir n'a rien vu venir. Malgr&eacute;, l'omnipr&eacute;sence de sa politique politique dont les agents peuplent les rangs de l'opposition, la soci&eacute;t&eacute; civile, la presse et plus g&eacute;n&eacute;ralement tous les segments de la soci&eacute;t&eacute;.&nbsp;</p>
<p>Au final, si effectivement monsieur DJEUKAM TCHAMENI avait &eacute;t&eacute; dans la confidence de ces n&eacute;gociations, comme il le pr&eacute;tend dans son roman, le pouvoir aurait-il &eacute;t&eacute; surpris, comme il l'a &eacute;t&eacute; le 15 juillet 2025, en apprenant, &agrave; la derni&egrave;re minute, d'un fonctionnaire de police que le Pr Maurice KAMTO serait le candidat du MANIDEM &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle ?&nbsp;</p>
<p>Les rares personnes qui ont &eacute;t&eacute; au courant de ces discussions politiques historiques, et qui sont encore vivantes et donc qui &nbsp;peuvent t&eacute;moigner, savent que monsieur DJEUKAM TCHAMENI affabule.&nbsp;</p>
<p>L'APC invite les Camerounais &agrave; demeurer vigilants par ces temps troubles qu'affronte notre pays, debout pour sa Lib&eacute;ration.&nbsp;</p>
<p>Yaound&eacute; le 20 avril 2026&nbsp;</p>
<p>Honorable Jean Michel NINTCHEU, Coordonnateur (i.a) de l'APC, Pr&eacute;sident National du FCC</p>
</blockquote>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-21 07:46:13</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Visite du Pape au Cameroun : prisonniers politiques toujours détenus, bilan amer :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93073/30:27/visite-du-pape-au-cameroun-prisonniers-politiques-toujours-detenus-bilan-amer-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une visite, zéro libération

Plusieurs prisonniers politiques camerounais croupissent encore
derrière les barreaux. Le passage du Saint-Père n'a rien changé. Le...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une visite, z&eacute;ro lib&eacute;ration</p>
<p>Plusieurs prisonniers politiques camerounais croupissent encore derri&egrave;re les barreaux. Le passage du Saint-P&egrave;re n'a rien chang&eacute;. Le bilan de la <strong>visite du Pape au Cameroun</strong> interroge : symbole fort ou op&eacute;ration de fa&ccedil;ade ?</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute;, et ce qui n'a pas chang&eacute;</h2>
<p><strong>Alain Fogu&eacute;</strong>, <strong>Bibou Nissack</strong>, <strong>Parfait Bvoum</strong>, <strong>Djeukam Tchameni</strong> et d'autres prisonniers politiques camerounais sont toujours incarc&eacute;r&eacute;s. La visite papale est termin&eacute;e. Leurs cellules, elles, restent occup&eacute;es. Parall&egrave;lement, le projet de <strong>modification de la Constitution camerounaise</strong>, tr&egrave;s contest&eacute; par l'opposition, est d&eacute;sormais act&eacute;. Les deux faits se t&eacute;lescopent et posent une question simple : &agrave; quoi a servi cette visite ?</p>
<h2>Les causes d'un rendez-vous manqu&eacute;</h2>
<p>Le pouvoir camerounais a utilis&eacute; la visite comme vitrine internationale. La pr&eacute;sence du Pape offrait une l&eacute;gitimit&eacute; symbolique au r&eacute;gime sans exiger de contrepartie concr&egrave;te. Aucun m&eacute;canisme de lib&eacute;ration de <strong>prisonniers politiques</strong> n'a &eacute;t&eacute; n&eacute;goci&eacute; en amont. Aucune condition publique n'a &eacute;t&eacute; pos&eacute;e. Le Vatican, pour sa part, pratique une diplomatie de l'engagement discret, rarement assortie d'ultimatums. Ce cadre structurel rendait toute avanc&eacute;e sur les droits peu probable.</p>
<h2>La m&eacute;canique de la r&eacute;cup&eacute;ration politique</h2>
<p>La <strong>visite papale en Afrique</strong> suit un sch&eacute;ma document&eacute;. Les r&eacute;gimes sous pression d'image l'accueillent comme un signal de normalit&eacute; envoy&eacute; &agrave; la communaut&eacute; internationale. Les foules mobilis&eacute;es, les images de liesse, les discours sur la paix sociale : tout concourt &agrave; produire un r&eacute;cit de stabilit&eacute;. Pendant ce temps, les <strong>injustices sociales au Cameroun</strong>, la <strong>corruption</strong> et la violence d'&Eacute;tat continuent leur cours ordinaire. Le contraste entre la sc&eacute;nographie de la visite et la r&eacute;alit&eacute; des ge&ocirc;les camerounaises est saisissant.</p>
<p>La modification de la Constitution camerounaise va concentrer les tensions politiques. L'opposition, d&eacute;j&agrave; fragilis&eacute;e par les d&eacute;tentions arbitraires, devra se repositionner dans un cadre institutionnel reconfigur&eacute;. Les familles des d&eacute;tenus, elles, repartent sans victoire. La question est plus structurelle. Si les visites de figures morales mondiales ne produisent aucun effet sur la situation des droits humains, quel levier reste-t-il aux soci&eacute;t&eacute;s civiles africaines pour obtenir des avanc&eacute;es concr&egrave;tes ? La d&eacute;sillusion post-visite alimente la d&eacute;fiance envers les institutions internationales.</p>
<h2>Une arnaque symbolique ou un &eacute;chec syst&eacute;mique ?</h2>
<p>Jean-Bruno Tagne formule un verdict s&eacute;v&egrave;re mais document&eacute; : la visite du Pape au Cameroun n'a pas lib&eacute;r&eacute; un seul d&eacute;tenu, n'a pas bloqu&eacute; une r&eacute;forme constitutionnelle controvers&eacute;e, n'a pas enray&eacute; la corruption ni les violences publiques. Ce constat n'est pas une attaque contre le Saint-P&egrave;re. C'est un diagnostic sur les limites de la diplomatie symbolique face &agrave; un r&eacute;gime qui sait en extraire le b&eacute;n&eacute;fice d'image sans en payer le prix politique. La vraie question reste enti&egrave;re : quand les mots ne suffisent plus, que faut-il pour que justice soit rendue au Cameroun ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Jean Bruno Tagne</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-20 13:38:34</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Camair-Co : La Compagnie Fantôme qui Paralyse le Cameroun :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93067/30:27/camair-co-la-compagnie-fantome-qui-paralyse-le-cameroun-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[35 milliards de CFA de dettes. Zéro bénéfice en 20 ans. Et
pourtant, le pape l'a choisie.

La visite papale à Bamenda a révélé une vérité que beaucoup
préfèrent...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>35 milliards de CFA de dettes. Z&eacute;ro b&eacute;n&eacute;fice en 20 ans. Et pourtant, le pape l'a choisie.</p>
<p>La visite papale &agrave; Bamenda a r&eacute;v&eacute;l&eacute; une v&eacute;rit&eacute; que beaucoup pr&eacute;f&egrave;rent ignorer : <strong>Camair-Co</strong> existe, vole, mais ne convainc personne. Pas m&ecirc;me les Camerounais qu'elle est cens&eacute;e servir.</p>
<h2>Une compagnie nationale au bord du pr&eacute;cipice</h2>
<p>Camair-Co a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 2006. Les premiers vols n'ont d&eacute;coll&eacute; qu'en 2011. Depuis, la compagnie n'a jamais enregistr&eacute; le moindre b&eacute;n&eacute;fice. Son bilan financier est brutal : <strong>35 milliards de francs CFA de dettes</strong> accumul&eacute;es, auxquels s'ajoutent des arri&eacute;r&eacute;s de redevances de 100,4 millions de CFA dus &agrave; l'ASECNA, l'Agence pour la S&eacute;curit&eacute; de la Navigation A&eacute;rienne en Afrique et &agrave; Madagascar.</p>
<p>La cons&eacute;quence est directe. L'ASECNA a menac&eacute; de suspendre ses services de navigation a&eacute;rienne. Une sanction qui aurait clou&eacute; d&eacute;finitivement la flotte au sol.</p>
<p>Car cette flotte est d&eacute;j&agrave; squelettique : <strong>six avions seulement</strong>, dont la majorit&eacute; est immobilis&eacute;e dans des hangars de maintenance en &Eacute;thiopie et en Europe. L'&Eacute;tat camerounais, actionnaire unique, ne parvient pas &agrave; r&eacute;gler les factures de r&eacute;paration. Pour un pays de 30 millions d'habitants, ce chiffre illustre un sous-investissement chronique dans l'aviation civile nationale.</p>
<h2>La confiance perdue des Camerounais</h2>
<p>Le paradoxe de Camair-Co tient en une phrase : la compagnie affiche un bilan s&eacute;curitaire irr&eacute;prochable. Z&eacute;ro crash en vingt ans d'exploitation. Pourtant, les Camerounais boudent leurs propres avions.</p>
<p>Ils pr&eacute;f&egrave;rent des heures de bus sur des routes d&eacute;fonc&eacute;es, ou des trains v&eacute;tustes op&eacute;r&eacute;s par Camrail, plut&ocirc;t que de confier leur vie &agrave; une compagnie nationale per&ccedil;ue comme fragile. Cette <strong>d&eacute;fiance envers l'aviation camerounaise</strong> n'est pas irrationnelle : elle refl&egrave;te une m&eacute;fiance institutionnelle plus large, nourrie par des d&eacute;cennies de mauvaise gestion publique.</p>
<p>La visite du pape Fran&ccedil;ois &agrave; Bamenda a pourtant prouv&eacute; le contraire. Le souverain pontife a choisi de voler avec Camair-Co plut&ocirc;t que d'utiliser un appareil priv&eacute; en provenance d'Italie. Un signal fort. Un geste de confiance que ses propres fid&egrave;les camerounais n'osent pas faire.</p>
<h2>Pourquoi le mod&egrave;le actuel est condamn&eacute;</h2>
<p>Camair-Co s'&eacute;vertue &agrave; desservir des destinations internationales B&eacute;nin, Tchad, R&eacute;publique Centrafricaine, Congo Brazzaville, Gabon sur des routes structurellement non rentables. Ces lignes mobilisent des ressources rares pour des r&eacute;sultats d&eacute;ficitaires.</p>
<p>La racine du probl&egrave;me est politique autant qu'&eacute;conomique. L'&Eacute;tat de Paul Biya, actionnaire unique, g&egrave;re la compagnie comme un instrument de prestige plut&ocirc;t que comme une entreprise. Les emprunts s'accumulent. La strat&eacute;gie fait d&eacute;faut. Les avions sont lou&eacute;s faute de capacit&eacute; d'achat. Chaque d&eacute;cision refl&egrave;te l'incapacit&eacute; structurelle d'un &Eacute;tat &agrave; piloter un op&eacute;rateur commercial dans un secteur aussi exigeant que l'aviation.</p>
<p>Le <strong>march&eacute; domestique camerounais</strong>, lui, reste largement sous-exploit&eacute;. Un billet Yaound&eacute;-Douala ou Douala-Garoua co&ucirc;te en moyenne <strong>60 000 CFA</strong>. Ce tarif exclut m&eacute;caniquement la classe moyenne. R&eacute;sultat : les Camerounais voyagent par terre, lentement, dangereusement.</p>
<h2>Les enjeux d'une r&eacute;forme urgente</h2>
<p>&Agrave; court terme dans les six &agrave; douze prochains mois Camair-Co fait face &agrave; un choix existentiel. Soit elle obtient une recapitalisation s&eacute;rieuse de l'&Eacute;tat, soit elle risque l'asphyxie financi&egrave;re totale. La menace de suspension par l'ASECNA n'est pas symbolique.</p>
<p>La solution identifi&eacute;e par plusieurs analystes est claire : abandonner les lignes internationales non rentables. R&eacute;orienter l'int&eacute;gralit&eacute; des ressources vers le <strong>march&eacute; int&eacute;rieur camerounais</strong>. Acqu&eacute;rir des appareils plus petits, adapt&eacute;s aux liaisons r&eacute;gionales. Multiplier les fr&eacute;quences et les destinations domestiques.</p>
<p>L'effet serait m&eacute;canique : davantage de concurrence sur les routes int&eacute;rieures ferait baisser les prix. &Agrave; <strong>30 000 CFA par trajet</strong>, une partie significative des voyageurs qui subissent aujourd'hui le bus ou le train ferait le choix de l'avion. Le chiffre d'affaires progresserait. Le cercle vertueux deviendrait possible.</p>
<p>&Agrave; long terme horizon trois &agrave; cinq ans la question est celle de la souverainet&eacute; a&eacute;rienne. Un pays continental de 30 millions d'habitants sans aviation domestique solide reste prisonnier de ses infrastructures routi&egrave;res et ferroviaires d&eacute;faillantes. Le d&eacute;veloppement &eacute;conomique des r&eacute;gions anglophones, du Nord ou de l'Est d&eacute;pend aussi de leur accessibilit&eacute; a&eacute;rienne.</p>
<h2>Et si le pape avait montr&eacute; la voie ?</h2>
<p>Le pontife a vol&eacute; avec Camair-Co. Il a atterri. Il est reparti. Rien ne s'est produit de dramatique sinon que la piste de Bamenda &eacute;tait trop courte pour son avion habituel, preuve suppl&eacute;mentaire que les infrastructures a&eacute;roportuaires camerounaises exigent aussi un investissement massif.</p>
<p>La vraie question que pose cette visite n'est pas symbolique. Elle est strat&eacute;gique : le Cameroun est-il capable de transformer un sursaut de visibilit&eacute; internationale en r&eacute;forme durable de son aviation civile ? Ou ce moment de gr&acirc;ce sera-t-il, comme tant d'autres, simplement oubli&eacute; ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-19 18:59:58</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Arlette Framboise Doumbe Ding: ON NE PEUT PAS APPELER À LA CONVERGENCE ET RÉCOMPENSER LA HAINE :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93066/30:27/cameroun-arlette-framboise-doumbe-ding-on-ne-peut-pas-appeler-a-la-convergence-et-recompenser-la-haine-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Il y a quelques semaines le "president élu" appelait à la
convergence.... Une idée a priori louable. Mais la récente vague de
nomination au sein du FSNC vient q...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques semaines le "president &eacute;lu" appelait &agrave; la convergence.... Une id&eacute;e a priori louable. Mais la r&eacute;cente vague de nomination au sein du FSNC vient questionner la sinc&eacute;rit&eacute; de la d&eacute;marche.</p>
<p>En proc&eacute;dant &nbsp;aux nominations dans son &eacute;quipe, Issa Tchiroma &nbsp;est dans son droit . &nbsp;Ces nominations auraient m&ecirc;me pu &ecirc;tre un signal de maturit&eacute; politique.</p>
<blockquote>
<p>Sauf que parmi les personnes nomm&eacute;es, il y a celles qui &nbsp;passent d&eacute;sormais leur vie &agrave; s'attaquer au MRC et &agrave; son pr&eacute;sident de fa&ccedil;on haineuse. C'est-&agrave;-dire non pas pour construire, mais pour d&eacute;truire et pour &nbsp;diviser .</p>
</blockquote>
<p>R&eacute;sumons le constat : on constate que d'un c&ocirc;t&eacute;, Monsieur Tchiroma appelle &agrave; la convergence, et de l'autre c&ocirc;t&eacute; il r&eacute;compense ceux qui divisent par l'acharnement haineuse . Il envoie donc deux messages contradictoires qui d&eacute;cr&eacute;dibilise son discours.</p>
<p>Ce que cela signifie en communication politique :</p>
<p>Je pr&eacute;cise d'embl&eacute;e que Tchiroma a le droit de nommer qui il veut. L&agrave; n'est donc &nbsp;pas le probl&egrave;me.<br />Le probl&egrave;me ici est &nbsp;que, sans avoir pr&eacute;alablement recadr&eacute; les personnes &nbsp;qui s'en prennent de fa&ccedil;on haineuse au MRC et &agrave; son pr&eacute;sident, Monsieur Tchiroma les a plut&ocirc;t r&eacute;compens&eacute;es par des nominations. En communication politique ce n'est jamais un d&eacute;tail. C'est un message qui fa&ccedil;onne la perception &nbsp;du grand public.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;Et voici comment le grand public per&ccedil;oit ce message :</p>
<p>&nbsp;1- &nbsp;Tchiroma valide les attaques contre le MRC et son pr&eacute;sident.</p>
<p>&nbsp;2- &nbsp;Tchiroma encourage, &agrave; travers les nominations, ceux qui s'attaquent au MRC et son pr&eacute;sident .</p>
<p>&nbsp;3- &nbsp;Les &eacute;quipes de Tchiroma vont continuer &agrave; s'attaquer au MRC et &agrave; son pr&eacute;sident.</p>
<p>&nbsp;4- l'un des objectifs de Tchiroma est la destruction ou l'affaiblissement du &nbsp;MRC .<br />&nbsp;<br />5- l'affaiblissement du MRC servirait surtout les int&eacute;r&ecirc;ts du r&eacute;gime rdpc .&nbsp;</p>
<p>&nbsp;6- La r&eacute;cup&eacute;ration de la victoire vol&eacute;e semble passer au second plan . La priorit&eacute; &eacute;tant l'acharnement haineuse contre le mrc . L'id&eacute;e de la collusion avec le Rdpc s'en trouve renforc&eacute;e.</p>
<p>Autrement dit, la destruction du mrc semble &ecirc;tre une priorit&eacute; ou semble primer sur la construction d'une alternative fiable pour sortir de l'impasse politique actuelle..</p>
<p>Voil&agrave; comment le public per&ccedil;oit les r&eacute;centes nominations et la posture de Monsieur Tchiroma face &agrave; certains de ses partisans.</p>
<p>En rappel : la communication politique ne s'occupe pas de votre intention ou de ce que vous avez voulu faire ou dire . Elle ne s'occupe pas de la v&eacute;rit&eacute; ou du mensonge. Elle se concentre sur la perception que les gens ont de ce &nbsp;vous faites .</p>
<p>Vous comprenez que ce qui est dit dans cette publication n'est &nbsp; pas une opinion personnelle. &nbsp;Mais le reflet de la perception que les gens ont de la posture et des d&eacute;cisions r&eacute;centes de Monsieur Tchiroma.</p>
<p>Cette perception est la cons&eacute;quence directe d'une communication politique mal ma&icirc;tris&eacute;e autour du Pr&eacute;sident Tchiroma. Car comment parler d'unit&eacute; ou de &nbsp;convergence tout en valorisant ceux qui divisent par l'acharnement haineuse ? &nbsp;Comment appeler au rassemblement tout en r&eacute;compensant la conflictualit&eacute; ?</p>
<blockquote>
<p>Ici l'incoh&eacute;rence est &nbsp;flagrante et la contradiction totale. C'est une r&eacute;alit&eacute; qui fragilise la cr&eacute;dibilit&eacute; de l'homme et celle de son discours sur la convergence .&nbsp;</p>
</blockquote>
<p>Et ce n'est pas le pire !<br />Le pire est que cette "erreur" de communication impacte n&eacute;gativement la perception que le grand public a des actions de Tchiroma et donne de la mati&egrave;re &agrave; ceux qui pensent &agrave; tort ou &agrave; raison que &nbsp;Tchiroma est dans un jeu politique ambigu o&ugrave; certains combats serviraient directement ou indirectement les int&eacute;r&ecirc;ts du r&eacute;gime. &nbsp;</p>
<p>Votre opinion compte : Comment peut-on appeler &agrave; la &nbsp;convergence tout en valorisant ceux qui divisent par l'acharnement haineuse ? &nbsp; Comment peut-on accuser Paul Biya d'avoir vol&eacute; la victoire et passer, paradoxalement, l'essentiel du temps &agrave; s'attaquer au MRC, parti politique de l'opposition dont les militants ont port&eacute; Tchiroma &agrave; la victoire par une mobilisation extraordinaire ? &nbsp;S'agit-il d'une erreur ou d'une &nbsp;strat&eacute;gie assum&eacute;e ? Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez.&nbsp;</p>
<p>En attendant,<br />&nbsp;je n'&eacute;cris jamais pour nuire . J'analyse l'actualit&eacute; pour mettre en &nbsp;lumi&egrave;re &nbsp;ce que je consid&egrave;re comme des points d'ombre...<br />&nbsp;Car au-del&agrave; des &eacute;motions qui emportent et poussent &agrave; s'emporter, la politique &agrave; aussi besoin de v&eacute;rit&eacute;.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Arlette Framboise Doumbe Ding (AFDD )</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-19 14:29:20</pubDate>
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                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Colombe à Bamenda, flèches tirées sur Yaounde :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93049/30:27/cameroun-colombe-a-bamenda-fleches-tirees-sur-yaounde-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93049/30:27/cameroun-colombe-a-bamenda-fleches-tirees-sur-yaounde-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Il faut toujours se méfier des discours trop polis. Surtout
lorsqu’ils viennent de Rome.

Les cavaliers de l’Empire parthe maîtrisaient un art singulier :
feind...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il faut toujours se m&eacute;fier des discours trop polis. Surtout lorsqu&rsquo;ils viennent de Rome.</p>
<p>Les cavaliers de l&rsquo;Empire parthe ma&icirc;trisaient un art singulier : feindre la retraite, puis, dans le mouvement m&ecirc;me du repli, d&eacute;cocher une fl&egrave;che pr&eacute;cise, silencieuse, mais d&eacute;vastatrice.</p>
<p><strong>Le pape n&rsquo;a pas d&rsquo;arc. Il a mieux : le verbe&hellip; et le symbole.</strong></p>
<p>Son discours d&rsquo;ouverture au Cameroun a rassur&eacute; les esprits press&eacute;s. Quelques &eacute;gards protocolaires pour Paul Biya, une tonalit&eacute; mesur&eacute;e, et voil&agrave; certains d&eacute;j&agrave; convaincus d&rsquo;avoir re&ccedil;u une caution morale venue du Vatican. Il n&rsquo;en faut pas plus, dans ce pays, pour transformer une formule diplomatique en triomphe politique.</p>
<p>Erreur classique. Car le pape n&rsquo;a rien valid&eacute;. Il a rappel&eacute;. Et dans le langage de l&rsquo;&Eacute;glise, rappeler, c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; pointer du doigt &mdash; avec &eacute;l&eacute;gance, mais sans ambigu&iuml;t&eacute;.</p>
<p>Quand il parle de justice, il d&eacute;signe un manque.<br />Quand il &eacute;voque le bien commun, il souligne une d&eacute;faillance.<br />Quand il insiste sur la responsabilit&eacute; morale, il met chacun face &agrave; ses renoncements.</p>
<p><strong>Ce sont des fl&egrave;ches.</strong></p>
<p>Et elles visent juste, parce qu&rsquo;elles s&rsquo;adressent &agrave; des hommes qui comprennent parfaitement ce langage. Le pouvoir camerounais est rempli d&rsquo;anciens &eacute;l&egrave;ves des &eacute;coles catholiques, de consciences form&eacute;es &agrave; ces principes qu&rsquo;on cite volontiers&hellip; &agrave; condition qu&rsquo;ils ne s&rsquo;appliquent pas trop.</p>
<p>Paul Biya lui-m&ecirc;me n&rsquo;est pas &eacute;tranger &agrave; cette formation. Autant dire que le message ne peut pas &ecirc;tre mal compris. Seulement&hellip; il peut &ecirc;tre commod&eacute;ment ignor&eacute;.</p>
<p>Mais le pape ne s&rsquo;est pas arr&ecirc;t&eacute; au verbe. &Agrave; Bamenda, il a pos&eacute; un acte. Un de ces gestes que personne ne peut officiellement contester, mais que tout le monde comprend. Le souverain pontife a l&acirc;ch&eacute; une colombe blanche.</p>
<p><strong>Un symbole de paix, dira-t-on. &Eacute;videmment.</strong></p>
<p>Mais dans une r&eacute;gion marqu&eacute;e par la crise anglophone, ce geste n&rsquo;est pas d&eacute;coratif. Il devient une interpellation. Une question silencieuse, mais redoutable : qui, ici, retient encore la paix en captivit&eacute; ?</p>
<p>Et lorsqu&rsquo;il s&rsquo;adresse &agrave; ceux &laquo; qui ont soif de justice &raquo;, il ne distribue pas des mots pieux. Il conf&egrave;re une dignit&eacute; morale. Il valide une attente. Il l&eacute;gitime une exigence.</p>
<p><strong>Encore une fl&egrave;che.</strong></p>
<p>Pendant ce temps, autorit&eacute;s administratives, chefs traditionnels et &eacute;lites locales assistent &agrave; la sc&egrave;ne. Pr&eacute;sents. Impeccables. Et, comme souvent, parfaitement silencieux.</p>
<p>Le premier discours &eacute;tait une mise en bouche. Bamenda est d&eacute;j&agrave; autre chose : un d&eacute;placement du centre de gravit&eacute;.</p>
<p>Car le temps diplomatique est une chor&eacute;graphie. On commence par rassurer. Puis on pr&eacute;cise. Et parfois, &agrave; la fin, on tranche.</p>
<p>Le pouvoir camerounais, lui, pr&eacute;f&egrave;re les paroles frontales : elles sont faciles &agrave; d&eacute;noncer, donc faciles &agrave; neutraliser. Mais les fl&egrave;ches de Parthe, elles, ne s&rsquo;attrapent pas. Elles s&rsquo;installent. Elles travaillent. Elles reviennent hanter ceux qui les ont re&ccedil;ues.</p>
<p>Alors la guerre prendra-t-elle fin ? Rien n&rsquo;est moins s&ucirc;r. Les symboles ne d&eacute;sarment pas les hommes.</p>
<p>Mais ils ont un d&eacute;faut majeur : ils rendent le silence coupable.</p>
<p>Et dans un pays o&ugrave; l&rsquo;on gouverne souvent par l&rsquo;usure et l&rsquo;habitude, il se pourrait bien que ce soit cela, au fond, le plus dangereux.</p>
<p><strong>Pas une attaque frontale.</strong></p>
<p>Mais une colombe l&acirc;ch&eacute;e&hellip;<br />et des fl&egrave;ches d&eacute;j&agrave; en vol.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Cyrille TCHAMBA</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-17 05:06:28</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Camair-Co : le Pape Léon XIV fait en 24h ce que Paul Biya n'a jamais fait en 14 ans :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Un vol qui dit tout

Camair-Co existe depuis 2008. Elle opère depuis 2011. En quatorze
ans, le président PAUL BIYA n'a jamais emprunté la compagnie
aérienne nat...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un vol qui dit tout</p>
<p>Camair-Co existe depuis 2008. Elle op&egrave;re depuis 2011. En quatorze ans, le pr&eacute;sident <strong>Paul Biya</strong> n'a jamais emprunt&eacute; la compagnie a&eacute;rienne nationale camerounaise. Le Pape L&eacute;on XIV, lui, l'a fait d&egrave;s son premier jour sur le territoire.</p>
<h2>Le fait brut : un pape &agrave; bord de Camair-Co</h2>
<p>Durant sa visite apostolique au Cameroun, L&eacute;on XIV a emprunt&eacute; <strong>Camair-Co</strong> pour relier <strong>Yaound&eacute;</strong> &agrave; <strong>Bamenda</strong>. Le vol s'est effectu&eacute; en moins de vingt-quatre heures apr&egrave;s son arriv&eacute;e &agrave; l'a&eacute;roport de <strong>Nsimalen</strong>. Ce choix n'a rien d'anodin dans le contexte camerounais.</p>
<p>Camair-Co Cameroon Airlines Corporation est la compagnie a&eacute;rienne nationale fond&eacute;e en 2008 pour succ&eacute;der &agrave; la d&eacute;funte Cameroon Airlines. Elle d&eacute;marre ses op&eacute;rations commerciales en mars 2011. Depuis lors, elle cumule les difficult&eacute;s financi&egrave;res, les critiques sur sa gestion, et une image publique d&eacute;grad&eacute;e.</p>
<h2>Pourquoi <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Paul Biya</span></span> n&rsquo;a jamais voyag&eacute; avec <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Camair-Co</span></span></h2>
<p>Le pr&eacute;sident Paul Biya ne dispose pas&nbsp; d'un avion pr&eacute;sidentiel d&eacute;di&eacute; pour ses d&eacute;placements officiels. Ce choix est courant chez les chefs d'&Eacute;tat. Mais au Cameroun, l'absence totale d'utilisation de Camair-Co en quatorze ans prend une autre dimension : elle r&eacute;v&egrave;le un foss&eacute; entre le discours officiel sur la compagnie nationale et la r&eacute;alit&eacute; de la confiance que lui accordent ceux-l&agrave; m&ecirc;mes qui la financent avec les deniers publics.</p>
<p>L'&Eacute;tat camerounais est l'actionnaire principal de Camair-Co. Des milliards de francs CFA ont &eacute;t&eacute; inject&eacute;s dans la compagnie depuis sa cr&eacute;ation. Pourtant,&nbsp; le chef de l'&Eacute;tat&nbsp; n'en fait usage de mani&egrave;re visible et r&eacute;guli&egrave;re. Ce paradoxe structure la perception populaire de la compagnie : trop bonne pour &ecirc;tre abandonn&eacute;e, pas assez fiable pour &ecirc;tre utilis&eacute;e par ceux qui d&eacute;cident de son budget.</p>
<h2>Le geste papal d&eacute;crypt&eacute;</h2>
<p>Le choix du <strong>Pape L&eacute;on XIV</strong> d'emprunter Camair-Co pour se rendre &agrave; Bamenda n'est pas une d&eacute;cision technique isol&eacute;e. Il s'inscrit dans une coh&eacute;rence symbolique forte avec les discours qu'il a tenus &agrave; Yaound&eacute; sur la bonne gouvernance et la confiance institutionnelle.</p>
<p>Utiliser la compagnie nationale, c'est lui accorder une cr&eacute;dibilit&eacute; op&eacute;rationnelle publique. C'est dire, par l'acte et non par la parole, que l'outil existe et peut fonctionner. Ce signal envoy&eacute; par le souverain pontife contraste directement et brutalement avec quatorze ann&eacute;es d'&eacute;vitement pr&eacute;sidentiel.</p>
<p>Le Pape n'a pas comment&eacute; ce choix. Il n'avait pas besoin de le faire. L'image parle seule.</p>
<h2>Les enjeux d'un vol symbolique</h2>
<p>Ce vol relance le d&eacute;bat public sur Camair-Co avec une intensit&eacute; in&eacute;dite. Les r&eacute;seaux sociaux camerounais ont imm&eacute;diatement amplifi&eacute; le contraste. La compagnie b&eacute;n&eacute;ficie d'une visibilit&eacute; internationale soudaine, port&eacute;e par la couverture m&eacute;diatique de la visite papale.</p>
<p>Pour la direction de Camair-Co, c'est une fen&ecirc;tre de communication exceptionnelle. Un vol r&eacute;ussi avec le chef de l'&Eacute;glise catholique mondiale constitue une r&eacute;f&eacute;rence op&eacute;rationnelle que nul audit ne peut effacer.</p>
<p>&Agrave; long terme, la question pos&eacute;e par ce vol d&eacute;passe l'a&eacute;ronautique. Elle touche &agrave; la cr&eacute;dibilit&eacute; des institutions camerounaises. Si l'&Eacute;tat finance une compagnie nationale sans lui faire confiance en actes, quel signal envoie-t-il aux investisseurs priv&eacute;s, aux partenaires internationaux, aux citoyens qui paient leurs billets sur cette m&ecirc;me compagnie ?</p>
<h2>Ce que ce vol r&eacute;v&egrave;le sur le Cameroun</h2>
<p>Un pape &eacute;tranger a d&eacute;montr&eacute; en vingt-quatre heures ce qu'un chef d'&Eacute;tat n'a pas fait en quatorze ans : utiliser publiquement l'outil national qu'il est cens&eacute; d&eacute;fendre.</p>
<p>Camair-Co m&eacute;rite-t-elle la confiance de ceux qui la dirigent ? Ou le vrai probl&egrave;me est-il ailleurs dans une classe dirigeante qui construit des institutions pour les autres, jamais pour elle-m&ecirc;me ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-17 00:37:27</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Joël Constant Tchoegnia : il convient d’établir une distinction entre révolution et résistance :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93043/30:27/cameroun-joel-constant-tchoegnia-il-convient-detablir-une-distinction-entre-revolution-et-resistance-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Des Camerounais qualifiés de « résistants d’hier » se sont
récemment engagés dans une série d’invectives complexes et
difficilement dénouables.

Selon des sourc...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Des Camerounais qualifi&eacute;s de &laquo; r&eacute;sistants d&rsquo;hier &raquo; se sont r&eacute;cemment engag&eacute;s dans une s&eacute;rie d&rsquo;invectives complexes et difficilement d&eacute;nouables.</p>
<p>Selon des sources concordantes, le r&eacute;gime aurait infiltr&eacute; leur cercle et formul&eacute; des promesses consid&eacute;rables, au point d&rsquo;&eacute;branler leur lutte pour la lib&eacute;ration du Cameroun.</p>
<p>Il appara&icirc;t ainsi clairement que ce groupuscule, qui n&rsquo;a agi que dans un contexte de r&eacute;volutionnaires de circonstance et d&rsquo;opportunisme politique, se trouve aujourd&rsquo;hui confront&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve de r&eacute;compenses qui tardent &agrave; se concr&eacute;tiser. Ils font face &agrave; la d&eacute;termination de v&eacute;ritables r&eacute;sistants qui, dans leur grande majorit&eacute;, entendent redoubler d&rsquo;ardeur dans leur combat.</p>
<p>Depuis la r&eacute;cente conf&eacute;rence de presse du Professeur Maurice Kamto et la p&eacute;tition subs&eacute;quente relative &agrave; la modification de la Constitution visant &agrave; inclure un poste de vice-pr&eacute;sident au <strong>Cameroun</strong>, nous observons une agitation notable au sein des partis d'opposition et de leurs partisans. Ce sujet fait d&rsquo;ailleurs l&rsquo;objet d&rsquo;une large couverture par l&rsquo;ensemble des m&eacute;dias et des r&eacute;seaux sociaux, ainsi que par des activistes qui tendent &agrave; confondre une lutte de r&eacute;sistance avec une lutte de r&eacute;volution.</p>
<p>Une lutte de r&eacute;sistance se caract&eacute;rise par une opposition organis&eacute;e face &agrave; une autorit&eacute; per&ccedil;ue comme oppressive ou ill&eacute;gitime. Elle implique souvent des actions collectives visant &agrave; contester, d&eacute;stabiliser ou renverser le pouvoir en place. Ces actions peuvent rev&ecirc;tir des formes vari&eacute;es, allant de la d&eacute;sob&eacute;issance civile &agrave; des formes de r&eacute;sistance plus actives.</p>
<p>L'objectif principal est de restaurer une forme de souverainet&eacute; ou de libert&eacute; compromise. Les motivations sous-jacentes &agrave; une telle lutte sont g&eacute;n&eacute;ralement li&eacute;es &agrave; la d&eacute;fense de droits fondamentaux ou &agrave; la pr&eacute;servation d'une identit&eacute; culturelle. Le courage et la pers&eacute;v&eacute;rance des participants sont souvent mis &agrave; rude &eacute;preuve. Elle s&rsquo;inscrit dans une d&eacute;marche o&ugrave; l&rsquo;espoir d&rsquo;un changement positif oriente les efforts. La solidarit&eacute; entre les membres constitue un pilier essentiel &agrave; la continuit&eacute; de la lutte.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;aune des luttes pour la lib&eacute;ration du <strong>Cameroun</strong>, la r&eacute;volution engag&eacute;e dans un contexte de dictature brutale et r&eacute;pressive ne constitue probablement pas l&rsquo;approche la plus appropri&eacute;e. La d&eacute;marche &agrave; privil&eacute;gier devrait &ecirc;tre celle d&rsquo;une lutte d&rsquo;usure, susceptible de conduire &agrave; l&rsquo;&eacute;puisement progressif du r&eacute;gime dictatorial. Pour l&rsquo;heure, les acteurs de la r&eacute;sistance doivent faire preuve de r&eacute;silience, en pliant sans rompre. La victoire finale ne sera pas ais&eacute;e, mais elle demeure &agrave; port&eacute;e. Ni l&rsquo;heure ni le jour ne sont connus ; il convient simplement d&rsquo;&ecirc;tre pr&ecirc;t. Wait and see !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Joël Constant Tchoegnia</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-16 15:59:07</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Pape Léon XIV face à Biya : quand la voix de Rome brise le silence diplomatique au Cameroun :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93037/30:27/pape-leon-xiv-face-a-biya-quand-la-voix-de-rome-brise-le-silence-diplomatique-au-cameroun-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un discours papal qui a figé un président

Un chef d'État au pouvoir depuis 44 ans. Un pontife élu depuis moins
d'un an. Un face-à-face à Yaoundé qui a produit...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un discours papal qui a fig&eacute; un pr&eacute;sident</p>
<p>Un chef d'&Eacute;tat au pouvoir depuis 44 ans. Un pontife &eacute;lu depuis moins d'un an. Un face-&agrave;-face &agrave; Yaound&eacute; qui a produit l'une des s&eacute;quences diplomatiques les plus comment&eacute;es du voyage africain de L&eacute;on XIV. La r&eacute;action de l'&eacute;crivaine <strong>Calixthe Beyala</strong> r&eacute;sume ce que beaucoup de Camerounais ont ressenti.</p>
<h2>Ce que le Pape a dit, devant qui, et quand</h2>
<p>Le 15 avril 2026, le pape L&eacute;on XIV a prononc&eacute; devant les autorit&eacute;s camerounaises, le corps diplomatique et la soci&eacute;t&eacute; civile un discours d'une franchise inhabituellement directe. Le pr&eacute;sident <strong>Paul Biya</strong>, au pouvoir depuis pr&egrave;s de quatre d&eacute;cennies, a accueilli le pape.</p>
<p>L&eacute;on XIV a exhort&eacute; les dirigeants camerounais &agrave; examiner leur "conscience" et &agrave; mettre fin &agrave; la corruption et aux violations des droits humains. Il a d&eacute;clar&eacute; que les autorit&eacute;s doivent "servir de ponts, jamais de sources de division, m&ecirc;me lorsque l'ins&eacute;curit&eacute; semble pr&eacute;valente". Il a aussi rappel&eacute; que "la s&eacute;curit&eacute; est une priorit&eacute;, mais elle doit toujours s'exercer dans le respect des droits humains" en pr&eacute;sence de Biya, dont les forces ont r&eacute;prim&eacute; des manifestations apr&egrave;s une r&eacute;&eacute;lection largement contest&eacute;e.</p>
<p>La r&eacute;&eacute;lection de Biya pour un huiti&egrave;me mandat lors du scrutin du 12 octobre a &eacute;t&eacute; contest&eacute;e par son rival Issa Tchiroma Bakary, qui affirme avoir remport&eacute; l'&eacute;lection et a appel&eacute; les Camerounais &agrave; rejeter le r&eacute;sultat officiel.</p>
<h2>Pourquoi ce discours tranche avec les visites papales pr&eacute;c&eacute;dentes</h2>
<p>Calixthe Beyala, romanci&egrave;re franco-camerounaise et voix critique de la diaspora, a r&eacute;agi publiquement. Elle r&eacute;sume l'&eacute;tat d'esprit d'une partie de l'opinion : la crainte initiale que le pape vienne "adouber le fraudeur" a c&eacute;d&eacute; la place &agrave; un soulagement. Selon elle, la pression de la mobilisation civile a pes&eacute; sur le cadrage du voyage.</p>
<p>L'observation factuelle converge avec cette lecture. La <strong>crise anglophone</strong> est rest&eacute;e en arri&egrave;re-plan un sujet que le pape devait aborder lors de sa visite &agrave; Bamenda ce jeudi . La m&eacute;diation du Saint-Si&egrave;ge avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;e au plus fort de la crise.</p>
<p>L&eacute;on XIV a rappel&eacute; que servir son pays signifie se consacrer, avec clart&eacute; d'esprit et conscience droite, au bien commun de tous y compris des majorit&eacute;s et des minorit&eacute;s, et de leur harmonie mutuelle. Dans un pays o&ugrave; plus de 600 000 personnes ont &eacute;t&eacute; d&eacute;plac&eacute;es par la crise anglophone, ces mots ont une port&eacute;e politique directe.</p>
<h2>La m&eacute;canique d'un d&eacute;saveu pontifical</h2>
<p>Le Saint-Si&egrave;ge pratique rarement la confrontation frontale. Son influence repose sur un langage cod&eacute;, imm&eacute;diatement lisible par les diplomates et les chefs d'&Eacute;tat. Citant saint Augustin devant Biya, L&eacute;on XIV a rappel&eacute; que "ceux qui gouvernent servent ceux qu'ils semblent commander ; car ils ne gouvernent pas par amour du pouvoir mais par sens du devoir envers autrui".</p>
<p>Beyala d&eacute;crit la sc&egrave;ne avec pr&eacute;cision : Biya "comme paralys&eacute;", t&eacute;tanis&eacute; par une voix papale qui ne venait pas b&eacute;nir, mais interroger. Ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs avaient entretenu des relations plus accommodantes avec Yaound&eacute;. L&eacute;on XIV, premier pape am&eacute;ricain de l'histoire, a choisi un registre diff&eacute;rent celui de la responsabilit&eacute; publique.</p>
<p>Le Vatican a clairement indiqu&eacute; que la doctrine sociale catholique d&eacute;sapprouve le type de dirigeants autoritaires que L&eacute;on XIV rencontre lors de sa visite. Ce positionnement institutionnel autorise le pape &agrave; parler sans ambigu&iuml;t&eacute;, tout en maintenant les formes protocolaires.</p>
<h2>Ce que ce moment change ou non</h2>
<p>Beyala est sans illusion : selon elle, "Biya et sa milice continueront". Cette lucidit&eacute; refl&egrave;te une r&eacute;alit&eacute; document&eacute;e des groupes de la soci&eacute;t&eacute; civile ont condamn&eacute; "une p&eacute;riode de r&eacute;pression sans pr&eacute;c&eacute;dent" depuis les &eacute;lections pr&eacute;sidentielles et ont appel&eacute; &agrave; la lib&eacute;ration de prisonniers politiques.</p>
<p>Le discours papal ne produit pas, par lui-m&ecirc;me, un changement de politique. Mais il modifie le rapport de force symbolique. Un pr&eacute;sident qui re&ccedil;oit publiquement des remontrances de Rome perd une partie de sa l&eacute;gitimit&eacute; internationale et Biya le sait.</p>
<p>L'engagement du Vatican au Cameroun pourrait remodeler les &eacute;quilibres. L'&Eacute;glise catholique a intensifi&eacute; son r&ocirc;le de m&eacute;diation dans la crise anglophone des r&eacute;gions nord-ouest et sud-ouest, marqu&eacute;e par les tensions entre groupes s&eacute;paratistes et forces de l'&Eacute;tat. Si ce r&ocirc;le est formalis&eacute;, Rome devient un acteur incontournable de toute sortie de crise.</p>
<h2>Le malaise de deux hommes assis c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te</h2>
<p>Beyala conclut par une image : "le malaise des deux hommes assis c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te dit tout." La photographie de cette rencontre protocolaire en surface, tendue en profondeur est devenue le symbole d'une visite qui n'a pas jou&eacute; le jeu attendu. Le pape L&eacute;on XIV a refus&eacute; d'&ecirc;tre l'alibi diplomatique d'un r&eacute;gime sous pression. Reste la question que pose l'histoire camerounaise depuis quarante ans : une remontrance morale, aussi puissante soit-elle, peut-elle se transformer en changement politique r&eacute;el ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-16 10:51:58</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Le pape Léon XIV s'impose comme médiateur potentiel dans la crise anglophone :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93036/30:27/cameroun-le-pape-leon-xiv-simpose-comme-mediateur-potentiel-dans-la-crise-anglophone-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un conflit de neuf ans, une visite qui fait taire les armes

Plus de 6 000 morts et 600 000 déplacés : la crise anglophone au
Cameroun dure depuis 2017 sans sol...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un conflit de neuf ans, une visite qui fait taire les armes</p>
<p>Plus de 6 000 morts et 600 000 d&eacute;plac&eacute;s : la crise anglophone au Cameroun dure depuis 2017 sans solution politique en vue. Le 16 avril 2026, le <strong>pape L&eacute;on XIV</strong> pose le pied &agrave; <strong>Bamenda</strong>, &eacute;picentre du conflit, pour une rencontre pour la paix in&eacute;dite &agrave; l'&eacute;chelle du Saint-Si&egrave;ge. Un signal diplomatique que l'&Eacute;glise catholique ne peut plus ignorer.</p>
<h2>Contexte : Qui, quoi, quand</h2>
<p>Le pape L&eacute;on XIV est arriv&eacute; mercredi 15 avril 2026 &agrave; Yaound&eacute;, capitale du Cameroun, dans le cadre de la deuxi&egrave;me &eacute;tape de son <strong>voyage apostolique</strong> de onze jours en Afrique. Premier pape am&eacute;ricain de l'histoire, il s'est entretenu avec le pr&eacute;sident <strong>Paul Biya</strong>, 93 ans, au pouvoir depuis 1982, dont la r&eacute;&eacute;lection contest&eacute;e pour un huiti&egrave;me mandat a aliment&eacute; une crise de l&eacute;gitimit&eacute; profonde.</p>
<p>La crise anglophone a &eacute;clat&eacute; en 2016 lorsque la minorit&eacute; anglophone du Cameroun a revendiqu&eacute; davantage d'autonomie, demande rejet&eacute;e par Biya. La situation s'est d&eacute;grad&eacute;e, provoquant morts et d&eacute;placements, avant qu'une &laquo; d&eacute;claration d'ind&eacute;pendance &raquo; soit proclam&eacute;e en octobre 2017 dans un territoire baptis&eacute; Ambazonie.</p>
<p>Le jeudi 16 avril, L&eacute;on XIV effectue une visite en zone de conflit &agrave; haute s&eacute;curit&eacute; &agrave; Bamenda, o&ugrave; il prononce un discours et c&eacute;l&egrave;bre une messe. Dans ce cadre, le Pape a offert la "collaboration continue" de l'&Eacute;glise formule interpr&eacute;t&eacute;e par de nombreux observateurs comme un signal d'ouverture &agrave; un r&ocirc;le de m&eacute;diation vaticane formelle.</p>
<h2>Pourquoi le Vatican s'engage maintenant</h2>
<p>La d&eacute;marche de L&eacute;on XIV s'inscrit dans une logique de <strong>soft power pontifical</strong> que Rome cultive depuis des d&eacute;cennies, mais que ce pape porte avec une urgence renouvel&eacute;e. La m&eacute;diation du Saint-Si&egrave;ge avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;e au plus fort de la crise anglophone. Cette fois, c'est le pape lui-m&ecirc;me qui se rend dans la zone de tension, court-circuitant les interm&eacute;diaires habituels.</p>
<p>Le Saint-Si&egrave;ge est per&ccedil;u comme un m&eacute;diateur cr&eacute;dible au Cameroun, o&ugrave; l'&Eacute;glise catholique g&egrave;re un vaste r&eacute;seau d'h&ocirc;pitaux, d'&eacute;coles et d'associations caritatives. Cette pr&eacute;sence institutionnelle lui conf&egrave;re une l&eacute;gitimit&eacute; que ni l'Union africaine ni les Nations unies n'ont su mobiliser efficacement dans ce conflit.</p>
<p>Le choix du message est aussi strat&eacute;gique. L&eacute;on XIV a d&eacute;clar&eacute; devant les autorit&eacute;s camerounaises que la paix &laquo; ne peut pas &ecirc;tre d&eacute;cr&eacute;t&eacute;e : elle doit &ecirc;tre embrass&eacute;e et v&eacute;cue &raquo;. Une formulation qui engage autant le gouvernement de Yaound&eacute; que les groupes s&eacute;paratistes, sans d&eacute;signer de coupable.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes d'une m&eacute;diation pontificale</h2>
<p>Le Vatican op&egrave;re selon un mod&egrave;le de m&eacute;diation bien rod&eacute; : pr&eacute;sence symbolique d'abord, ouverture de canaux discrets ensuite. La visite &agrave; Bamenda suit ce sch&eacute;ma.</p>
<p>L'<strong>Unity Alliance</strong>, coalition regroupant plusieurs factions s&eacute;paratistes anglophones, a annonc&eacute; une cessation temporaire des hostilit&eacute;s avant l'arriv&eacute;e du Pape, marquant un moment rare de d&eacute;sescalade dans un conflit qui ravage les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis pr&egrave;s d'une d&eacute;cennie.</p>
<p>La r&eacute;union de paix &agrave; Bamenda a r&eacute;uni une famille d&eacute;plac&eacute;e, le chef traditionnel du peuple Mankon, une religieuse catholique, un imam et d'autres responsables religieux architecture d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment inclusive, pens&eacute;e pour ne pas appara&icirc;tre comme un soutien &agrave; l'un ou l'autre camp.</p>
<p>Les &eacute;v&ecirc;ques des r&eacute;gions touch&eacute;es, notamment &agrave; Bamenda, ont multipli&eacute; les appels au dialogue et &agrave; la protection des civils. L'&eacute;piscopat local sert ainsi de relais entre Rome et les communaut&eacute;s, renfor&ccedil;ant la cha&icirc;ne de confiance n&eacute;cessaire &agrave; toute n&eacute;gociation.</p>
<h2>Une paix qui se construit ou se perd &agrave; Bamenda</h2>
<p>Le pape L&eacute;on XIV a pos&eacute; un jalon diplomatique &agrave; Bamenda. La "collaboration continue" qu'il a offerte au nom de l'&Eacute;glise n'est pas encore une m&eacute;diation officielle mais elle en dessine clairement les contours. La vraie question reste enti&egrave;re : Yaound&eacute; et les s&eacute;paratistes anglophones sont-ils pr&ecirc;ts &agrave; transformer ce moment de tr&ecirc;ve symbolique en n&eacute;gociation politique r&eacute;elle ? L'histoire du Cameroun pourrait s'&eacute;crire diff&eacute;remment si la r&eacute;ponse est oui.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-16 10:19:57</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: 1982–2026 mémoire politique et exigence de cohérence : Réponse de Maurice Djiongo à Grégoire Owona :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93028/30:27/cameroun-1982-2026-memoire-politique-et-exigence-de-coherence-reponse-de-maurice-djiongo-a-gregoire-owona-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[La récente sortie de Grégoire Owona, au sujet de Maurice Kamto et de
la réforme constitutionnelle instaurant la Vice-Présidence, appelle
une réflexion qui dépas...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La r&eacute;cente sortie de Gr&eacute;goire Owona, au sujet de Maurice Kamto et de la r&eacute;forme constitutionnelle instaurant la Vice-Pr&eacute;sidence, appelle une r&eacute;flexion qui d&eacute;passe les clivages partisans. Intitul&eacute;e autour de &laquo; l&rsquo;art d&rsquo;oublier &raquo;, cette prise de position a le m&eacute;rite d&rsquo;ouvrir un d&eacute;bat utile. &nbsp;Elle invite surtout &agrave; une interrogation simple : qui, dans cette affaire, oublie r&eacute;ellement&hellip; et quoi ? Car en mati&egrave;re de m&eacute;moire politique, l&rsquo;oubli est rarement unilat&eacute;ral.</p>
<p>S&rsquo;il est courant, en politique, de souligner les contradictions de l&rsquo;adversaire, il est tout aussi essentiel de ne pas laisser la pol&eacute;mique occulter les faits historiques et doctrinaux qui fondent notre R&eacute;publique.</p>
<p>Monsieur le Ministre invoque la &laquo; s&eacute;r&eacute;nit&eacute; &raquo; de la passation de t&eacute;moin de 1982 comme un mod&egrave;le. Or, l&rsquo;analyse impose une pr&eacute;cision : la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; n&rsquo;est pas un concept fig&eacute; ; elle &eacute;volue avec les institutions qui la portent.</p>
<p><strong>&nbsp;1. Le pi&egrave;ge de l&rsquo;anachronisme : le &laquo; monolithisme &raquo; d&eacute;pass&eacute;</strong></p>
<p>&Eacute;voquer 1982 comme une r&eacute;f&eacute;rence pour justifier une succession par nomination en 2026 rel&egrave;ve d&rsquo;un raccourci historique discutable. En 1982, le Cameroun &eacute;voluait sous le r&eacute;gime du parti unique.La comp&eacute;tition politique &eacute;tait inexistante et le d&eacute;bat contradictoire structur&eacute; n&rsquo;avait pas droit de cit&eacute;. Il est utile de rappeler que Paul Biya lui-m&ecirc;me, lors de la transformation de l&rsquo;UNC en RDPC, a qualifi&eacute; ce syst&egrave;me de &laquo; monolithique &raquo;, d&eacute;non&ccedil;ant un mod&egrave;le o&ugrave; les d&eacute;cisions se prenaient de mani&egrave;re centralis&eacute;e.</p>
<blockquote>
<p>Dans ce cadre, la &laquo; s&eacute;r&eacute;nit&eacute; &raquo; de 1982 n&rsquo;&eacute;tait pas le fruit d&rsquo;un consensus d&eacute;mocratique,mais la cons&eacute;quence d&rsquo;un syst&egrave;me sans alternative structur&eacute;e. Depuis 1990, le Cameroun a fait le choix du multipartisme. &nbsp;</p>
</blockquote>
<p>Ce qui &eacute;tait acceptable dans un syst&egrave;me ferm&eacute; ne peut plus servir de r&eacute;f&eacute;rence dans un syst&egrave;me ouvert.<br />&nbsp;<br /><strong>2. Paul Biya face &agrave; Paul Biya : le rejet du &laquo; dauphinat &raquo;</strong></p>
<p>En 2007, lors d&rsquo;une interview accord&eacute;e &agrave; France 24, Paul Biya d&eacute;clarait : &laquo; Le mot dauphin r&eacute;sonne mal dans une R&eacute;publique. &raquo; Il rappelait ainsi qu&rsquo;en d&eacute;mocratie, le pouvoir ne se d&eacute;l&egrave;gue pas par affinit&eacute;, il se conquiert par les urnes.&nbsp;</p>
<p>D&egrave;s lors, une question se pose : en instituant un Vice-Pr&eacute;sident nomm&eacute;, appel&eacute; &agrave; terminer un mandat sans passer devant le suffrage universel, ne fragilise-t-on pas cette exigence de l&eacute;gitimit&eacute; populaire ? Une succession ne se d&eacute;signe pas dans le secret d&rsquo;un cabinet ;elle se d&eacute;cide dans le secret de l&rsquo;isoloir.<br />&nbsp;<br /><strong>3. La coh&eacute;rence doctrinale &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve</strong></p>
<p>Dans Pour le lib&eacute;ralisme communautaire, Paul Biya esquissait les contours d&rsquo;un &Eacute;tat moderne, fond&eacute; sur des institutions fortes et sur le d&eacute;passement des logiques de personnalisation du pouvoir. L&rsquo;ambition &eacute;tait claire : passer d&rsquo;un pouvoir incarn&eacute; par un homme &agrave; un pouvoir port&eacute; par des r&egrave;gles impersonnelles et durables.&nbsp;</p>
<p>La perspective d&rsquo;une succession organis&eacute;e par nomination semble s&rsquo;&eacute;carter de cet id&eacute;al. Le pouvoir ne devrait pas &ecirc;tre un h&eacute;ritage transmis, mais une responsabilit&eacute; confi&eacute;e par le peuple.</p>
<p><strong>Conclusion : pour une s&eacute;r&eacute;nit&eacute; d&eacute;mocratique r&eacute;elle</strong></p>
<p>La m&eacute;moire politique ne peut &ecirc;tre partielle. On ne peut invoquer 1982 sans rappeler 1990. On ne peut d&eacute;fendre la stabilit&eacute; sans interroger ses conditions. On ne peut invoquer la doctrine sans en assumer toutes les implications.</p>
<blockquote>
<p>Monsieur le Ministre &eacute;voque la &laquo; m&eacute;moire s&eacute;lective &raquo;. Mais la m&eacute;moire est un exercice complet. La v&eacute;ritable s&eacute;r&eacute;nit&eacute; d&eacute;mocratique ne consiste pas &agrave; &eacute;viter le d&eacute;bat en le verrouillant, elle consiste &agrave; lui donner un cadre &eacute;quitable et pleinement assum&eacute;. Car, au fond, la question n&rsquo;est pas de savoir qui a oubli&eacute;.</p>
</blockquote>
<p>Elle est de savoir si nous voulons une R&eacute;publique de d&eacute;signation&hellip; ou une R&eacute;publique de choix. Une R&eacute;publique ne se mesure pas &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; &eacute;viter le choix&hellip; mais &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; l&rsquo;organiser.</p>
<p><strong>Maurice Djiongo : parcours d&rsquo;un inspecteur p&eacute;dagogique engag&eacute; pour la communaut&eacute; &eacute;ducative&nbsp;</strong></p>
<p>Inspecteur p&eacute;dagogique r&eacute;gional &agrave; la retraite, Maurice Djiongo est l&rsquo;une des voix issues de l&rsquo;enseignement technique qui interrogent la place de l&rsquo;&eacute;cole et de l&rsquo;enseignant dans la soci&eacute;t&eacute; camerounaise, dans le contexte des d&eacute;bats apparus apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025.</p>
<p><strong>Du terrain &agrave; l&rsquo;encadrement p&eacute;dagogique</strong></p>
<p>Titulaire d&rsquo;un baccalaur&eacute;at C, Maurice Djiongo s&rsquo;oriente vers l&rsquo;enseignement technique.<br />Il se forme en &eacute;lectrotechnique &agrave; l&rsquo;ENSET de Douala. Il exerce comme enseignant dans plusieurs &eacute;tablissements. Il acc&egrave;de ensuite aux fonctions d&rsquo;inspecteur &nbsp;p&eacute;dagogique r&eacute;gional. Sa carri&egrave;re est principalement consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;accompagnement des enseignants et &agrave; l&rsquo;analyse des pratiques professionnelles. &nbsp;Cette double exp&eacute;rience &mdash; terrain et encadrement &mdash; fa&ccedil;onne durablement sa vision de l&rsquo;&eacute;cole.</p>
<p><strong>Une philosophie ancr&eacute;e dans le r&eacute;el</strong></p>
<p>Au-del&agrave; de la p&eacute;dagogie, Maurice Djiongo d&eacute;veloppe une d&eacute;marche de philosophie appliqu&eacute;e. &nbsp;Il mobilise notamment les outils de l&rsquo;approche par les comp&eacute;tences pour relier id&eacute;es et r&eacute;alit&eacute;s sociales. &laquo; Aucun enseignement th&eacute;orique ne peut rester suspendu hors du r&eacute;el, pas plus qu&rsquo;aucune pratique ne peut se passer d&rsquo;un ancrage conceptuel solide. &raquo;</p>
<p><strong>Changer le Cameroun par la philosophie</strong></p>
<p>Cette orientation s&rsquo;exprime dans son essai publi&eacute; en 2017, Changer le Cameroun par la philosophie : du tribalisme &agrave; l&rsquo;&eacute;mergence. L&rsquo;ouvrage pose une question centrale : &agrave; quoi sert la philosophie dans la vie quotidienne ?</p>
<p>Pour y r&eacute;pondre, l&rsquo;auteur relie des situations sociales concr&egrave;tes, comme le tribalisme, &agrave; des concepts philosophiques li&eacute;s au rapport &agrave; autrui et au conflit de conscience. &laquo; La philosophie doit cesser d&rsquo;&ecirc;tre cet avion qui n&rsquo;atterrit jamais. &raquo;</p>
<p><strong>Engagement civique et d&eacute;bats enseignants</strong></p>
<p>Apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2025, Maurice Djiongo s&rsquo;engage dans l&rsquo;espace civique &agrave; travers OS POLITICS. &nbsp;Cet incubateur politique est port&eacute; par l&rsquo;ENSET Old Students Association (EOSA). L&rsquo;initiative vise &agrave; structurer l&rsquo;engagement citoyen des enseignants et cadres de l&rsquo;&eacute;ducation. &nbsp;Les travaux men&eacute;s ont abouti &agrave; un projet politique structur&eacute;, ayant trouv&eacute; un &eacute;cho aupr&egrave;s de certains acteurs politiques, dont Issa Tchiroma Bakary. Ce processus a &eacute;galement mis en lumi&egrave;re des d&eacute;bats internes au corps enseignant sur la neutralit&eacute;, l&rsquo;autorit&eacute; et le r&ocirc;le social de l&rsquo;enseignant.</p>
<p><strong>Une parole de recul</strong></p>
<p>Aujourd&rsquo;hui &agrave; la retraite, Maurice Djiongo revendique une parole de recul.<br />Il rappelle l&rsquo;importance de la neutralit&eacute; p&eacute;dagogique dans la salle de classe. Mais il estime que l&rsquo;enseignant demeure, en dehors de l&rsquo;&eacute;cole, un acteur responsable de la communaut&eacute; &eacute;ducative, appel&eacute;e depuis la loi d&rsquo;orientation de 1998 &agrave; participer &agrave; la d&eacute;finition des finalit&eacute;s de l&rsquo;&eacute;ducation.</p>
<p><strong>Rep&egrave;res bio-bibliographiques</strong><br />Maurice Djiongo est inspecteur p&eacute;dagogique r&eacute;gional &agrave; la retraite.<br />Titulaire d&rsquo;un baccalaur&eacute;at C, form&eacute; en &eacute;lectrotechnique &agrave; l&rsquo;ENSET de Douala, il a exerc&eacute; comme enseignant puis comme cadre d&rsquo;encadrement p&eacute;dagogique.<br />Il est l&rsquo;auteur de Changer le Cameroun par la philosophie : du tribalisme &agrave; l&rsquo;&eacute;mergence (2017).</p>
<p>Maurice Djiongo&nbsp;<br />&Eacute;crivain philosophe<br />Inspecteur p&eacute;dagogique &agrave; la retraite<br />Leader enseignant</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Maurice Djiongo , Écrivain philosophe, Inspecteur pédagogique à la retraite, Leader enseignant</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-15 08:55:24</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Momo J. De Dieu: &quot;Museum of the Bamiléké génocide&quot;instrumentalisation du droit à des fins politiques :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93018/30:27/cameroun-momo-j-de-dieu-museum-of-the-bamileke-genocideinstrumentalisation-du-droit-a-des-fins-politiques-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Présenté comme génocidaire au musée du génocide Bamiléké qui a
 récemment ouvert ses portes aux USA, le Ministre Délégué auprès
du Ministre de la Justice, Jean...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Pr&eacute;sent&eacute; comme g&eacute;nocidaire au mus&eacute;e du g&eacute;nocide Bamil&eacute;k&eacute; qui a &nbsp;r&eacute;cemment ouvert ses portes aux USA, le Ministre D&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du Ministre de la Justice, Jean De Dieu MOMO r&eacute;agit comme Avocat P&eacute;nal international au Tribunal p&eacute;nal international pour le Rwanda (TPIR) pour d&eacute;clarer que les fondateurs de ce mus&eacute;e ont utilis&eacute; le mot "g&eacute;nocide" de mani&egrave;re abusive.</p>
<p>Selon le ministre MOMO, on ne saurait qualifier de g&eacute;nocide des violences/crimes qui manquent d&rsquo;&eacute;l&eacute;ment intentionnel sp&eacute;cifique exig&eacute;.</p>
<p><strong>Lire en dessous sa sortie</strong></p>
<blockquote>
<p>INTERNATIONAL MUSEUM OF THE BAMIL&Eacute;K&Eacute; G&Eacute;NOCIDE ou la manipulation militante autour d&rsquo;un pr&eacute;tendu &ldquo;g&eacute;nocide Bamil&eacute;k&eacute;&rdquo;: Une analyse juridique &agrave; la lumi&egrave;re du droit p&eacute;nal international.</p>
<p>La qualification de &laquo; g&eacute;nocide &raquo; appliqu&eacute;e aux violences survenues dans les r&eacute;gions Bamil&eacute;k&eacute; et Bassa du Cameroun &agrave; la veille et au lendemain de l&rsquo;ind&eacute;pendance fait l&rsquo;objet de manipulation militante par un groupe tribal et d&rsquo;un d&eacute;bat croissant dans certains milieux diasporiques.</p>
<p>Index&eacute; par une publication dans le fameux "mus&eacute;e international du g&eacute;nocide Bamil&eacute;k&eacute;", &nbsp; du haut de mon expertise professionnelle comme avocat p&eacute;nal international au Tribunal p&eacute;nal international pour le Rwanda ( TPIR), je &nbsp;propose une analyse juridique fond&eacute;e sur les normes du droit international p&eacute;nal et la jurisprudence des juridictions internationales. Je d&eacute;montre qu'en l&rsquo;absence de l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment intentionnel sp&eacute;cifique exig&eacute;, les violences objets de la confusion, ne sauraient &ecirc;tre qualifi&eacute;es de g&eacute;nocide, car elles rel&egrave;vent davantage des cat&eacute;gories de crimes de guerre ou de crimes contre l&rsquo;humanit&eacute;.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;mergence &nbsp;d&rsquo;initiatives comme celles qui donnent le pr&eacute;texte &agrave; cette r&eacute;flexion et qui visent &agrave; consacrer l&rsquo;existence d&rsquo;un &laquo; g&eacute;nocide Bamil&eacute;k&eacute; &raquo; dans la m&eacute;moire collective, notamment &agrave; travers des projets institutionnels &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger comme l'"international museum for the Bamil&eacute;k&eacute; Genocide", soul&egrave;ve des interrogations majeures quant &agrave; l&rsquo;usage du droit international dans l&rsquo;interpr&eacute;tation des faits historiques. La qualification de g&eacute;nocide ob&eacute;it &agrave; des crit&egrave;res juridiques stricts, ind&eacute;pendants des constructions m&eacute;morielles ou politiques.</p>
<p>I. La d&eacute;finition du g&eacute;nocide en droit international : un cadre normatif strict.</p>
<p>La d&eacute;finition du g&eacute;nocide trouve sa source dans la Convention pour la pr&eacute;vention et la r&eacute;pression du crime de g&eacute;nocide du 9 d&eacute;cembre 1948. Elle est aujourd&rsquo;hui reprise dans les statuts des juridictions internationales comme la Cour P&eacute;nale Internationale ( CPI).</p>
<p>Elle repose sur deux &eacute;l&eacute;ments cumulatifs :<br />Un &eacute;l&eacute;ment mat&eacute;riel ( commission d&rsquo;actes tels que meurtre, atteinte grave &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; physique ou mentale, etc.),<br />Un &eacute;l&eacute;ment intentionnel sp&eacute;cifique (dolus specialis) par exemple la volont&eacute; de d&eacute;truire, en tout ou en partie, un groupe prot&eacute;g&eacute; en tant que tel.</p>
<p>La jurisprudence des juridictions p&eacute;nales internationales a consid&eacute;rablement pr&eacute;cis&eacute; cette d&eacute;finition, notamment, le Tribunal p&eacute;nal international pour le Rwanda (TPIR) et le Tribunal p&eacute;nal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY).</p>
<p>L&rsquo;arr&ecirc;t Akayesu, TPIR, du 2 septembre 1998, est l'arr&ecirc;t de principe en la mati&egrave;re, il a pos&eacute; les bases juridiques d&eacute;finitionnelles du crime de g&eacute;nocide. Dans l&rsquo;affaire Procureur contre Akayesu, le TPIR &eacute;tablit clairement que le g&eacute;nocide suppose une intention sp&eacute;cifique de d&eacute;truire un groupe en tant que tel, distincte de toute autre intention criminelle. Cet arr&ecirc;t fondateur pr&eacute;cise que la simple commission d&rsquo;actes violents, m&ecirc;me massifs, est insuffisante pour caract&eacute;riser le crime de g&eacute;nocide. Il faut d&eacute;montrer une volont&eacute; cibl&eacute;e d&rsquo;extermination, comme au Rwanda o&ugrave; les Hutu ont pris des armes dans le but d'exterminer les Tutsi en tant que groupe ethnique. Cela aurait &eacute;t&eacute; pareil si les Bamil&eacute;k&eacute; ob&eacute;issaient au mot d'ordre de l'&eacute;crivain Patrice Nganang demandant aux Bamil&eacute;k&eacute; de prendre des armes pour exterminer les Bulu.<br />Dans l&rsquo;affaire Procureur c. Krstić, le TPIY( 2001) souligne que le g&eacute;nocide implique une destruction substantielle du groupe.<br />cette destruction doit &ecirc;tre planifi&eacute;e ou syst&eacute;matiquement dirig&eacute;e vers le groupe cible, &agrave; l'exemple des Tutsi cit&eacute;s ci-dessus: la planification de l'extermination et l'extermination effective et syst&eacute;matique.&nbsp;</p>
<p>Dans l'affaire Kayishema et Ruzindana le TPIR ( 1999) confirme le r&ocirc;le central du dol sp&eacute;cial comme &eacute;tant un &eacute;l&eacute;ment constitutif du crime de g&eacute;nocide. Dans l'affaire Jelisić, le TPIY (1999) souligne qu'il n'y a pas g&eacute;nocide faute de preuve suffisante de l&rsquo;intention sp&eacute;cifique.</p>
<p>II. Les violences dans les r&eacute;gions Bamil&eacute;k&eacute; : contextualisation historique et juridique.</p>
<p>Les &eacute;v&eacute;nements survenus dans les r&eacute;gions Bamil&eacute;k&eacute; s&rsquo;inscrivent dans un contexte marqu&eacute; par la lutte pour l&rsquo;ind&eacute;pendance du Cameroun,<br />l&rsquo;insurrection de mouvements politico-militaires, plus prosa&iuml;quement connus sous l'appellation de maquisards, l&rsquo;intervention des forces &eacute;tatiques, avec un appui ext&eacute;rieur de la France notamment.</p>
<p>Ce contexte correspond juridiquement &agrave; un conflit arm&eacute; non international.</p>
<p>Au regard du droit international humanitaire et du droit p&eacute;nal international, les faits document&eacute;s (ex&eacute;cutions, destructions, r&eacute;pression) peuvent relever de crimes de guerre ( violations graves des r&egrave;gles applicables en p&eacute;riode de conflit), crimes contre l&rsquo;humanit&eacute; ( attaques g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;es ou syst&eacute;matiques contre des populations civiles).</p>
<p>III. L&rsquo;absence de qualification de g&eacute;nocide : analyse des &eacute;l&eacute;ments constitutifs.</p>
<p>Aucune preuve juridiquement &eacute;tablie ne permet de d&eacute;montrer une politique &eacute;tatique visant &agrave; &eacute;liminer les Bamil&eacute;k&eacute; en tant que groupe ethnique, ni une planification d&rsquo;extermination syst&eacute;matique. Or, conform&eacute;ment &agrave; la jurisprudence Akayesu et Krstić, l&rsquo;absence de dolus specialis exclut la qualification de g&eacute;nocide.</p>
<p>Les violences s&rsquo;inscrivent dans une logique de lutte contre-insurrectionnelle, d&rsquo;affrontement id&eacute;ologique et politique.Des &eacute;l&eacute;ments historiques indiquent &eacute;galement l&rsquo;existence d&rsquo;actions violentes de groupes insurg&eacute;s ( l'assassinat du chef Bafou qui refusait de partager l'id&eacute;ologie violente des maquisards et &agrave; titre comparatif l'assassinat inhumain de Florence Ayafor dans le Nord-Ouest par les terroristes ambazoniens), une dynamique conflictuelle bilat&eacute;rale caract&eacute;ris&eacute;e par des groupes arm&eacute;s sous la conduite d'Ernest Ouandi&eacute; et autres contre les soldats gouvernementaux.&nbsp;<br />Ce sch&eacute;ma correspond davantage &agrave; un conflit arm&eacute; qu&rsquo;&agrave; une entreprise d&rsquo;extermination unilat&eacute;rale.</p>
<p>C'est pourquoi nous soutenons que l&rsquo;usage extensif ou abusif du terme g&eacute;nocide comporte des risques majeurs de dilution de sa port&eacute;e normative ou de confusion entre diff&eacute;rentes cat&eacute;gories de crimes internationaux, d'atteinte &agrave; la m&eacute;moire des g&eacute;nocides juridiquement &eacute;tablis comme ceux du Rwanda ou la Shoah etc.</p>
<p>Les initiatives contemporaines comme celle abusive de l'"International Museum of the Bamil&eacute;k&eacute; g&eacute;nocide" rel&egrave;vent d&rsquo;une relecture militante de l&rsquo;histoire, d&rsquo;une strat&eacute;gie de mobilisation identitaire, et d&rsquo;une instrumentalisation du droit &agrave; des fins politiques.Cette tendance criminelle soul&egrave;ve des enjeux telle que la responsabilit&eacute; juridique (notamment p&eacute;nale en mati&egrave;re de diffamation et civile par leur condamnation au paiement des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts importants en r&eacute;paration du pr&eacute;judice grave port&eacute; &agrave; l'image d'autrui) de leurs auteurs, le risque d'atteinte &agrave; la stabilit&eacute; sociale et &agrave; la coh&eacute;sion nationale.</p>
<p>Le conflit actuel dans les r&eacute;gions anglophones du Nord-Ouest et du sud-ouest pr&eacute;sente des caract&eacute;ristiques similaires : Existence de groupes arm&eacute;s non &eacute;tatiques, violences contre les civils et contre les institutions, la riposte des forces &eacute;tatiques en &eacute;tat de l&eacute;gitime d&eacute;fense pour faire r&eacute;gner l'ordre public.&nbsp;<br />Cette comparaison illustre la n&eacute;cessit&eacute; de pr&eacute;server la rigueur des qualifications juridiques, car demain les combattants ambazoniens arm&eacute;s, comme Field Marshall de triste m&eacute;moire, pourraient revendiquer &agrave; leur tour d'&ecirc;tre &eacute;rig&eacute;s en h&eacute;ros de l'ind&eacute;pendance de l'ambazonie.&nbsp;</p>
<p>PS: J'entends ici et l&agrave; que la France aurait reconnu le pr&eacute;tendu g&eacute;nocide ! Rien n'est plus faux! La France a reconnu les exactions de ses soldats contre les nationalistes camerounais ( Bamil&eacute;k&eacute; et Bassa'a notamment), ce qui au pire peut constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanit&eacute; mais pas le g&eacute;nocide au regard du droit p&eacute;nal international.</p>
<p>Dr Momo Jean de Dieu&nbsp;<br />Avocat Principal ( Lead Counsel)<br />Avocat P&eacute;nal international au TPIR<br />Ministre D&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du Ministre de la Justice</p>
</blockquote>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Olivier Berhuse</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-14 10:33:24</pubDate>
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      <title><![CDATA[Kamto et Tchiroma : ce que l'amnésie sélective cache sur l'opposition camerounaise :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Un seul acteur doit tout expliquer

Dans la politique camerounaise, les mémoires sont courtes mais
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            <content:encoded><![CDATA[<p>Un seul acteur doit tout expliquer</p>
<p>Dans la politique camerounaise, les m&eacute;moires sont courtes mais s&eacute;lectives. <strong>Maurice Kamto</strong> fait face aujourd'hui &agrave; une exigence que personne n'applique &agrave; ses adversaires : celle de justifier chaque posture, chaque silence, chaque convergence. Les faits, pourtant, racontent une autre histoire.</p>
<h2>Ce qui s'est r&eacute;ellement pass&eacute; avant, pendant et apr&egrave;s le scrutin</h2>
<p>Avant le vote, Kamto a activement promu une logique de coalition entre forces d'opposition. Des discussions impliquant <strong>Tchiroma</strong> et Bello ont bien eu lieu. Si Kamto avait voulu bloquer Tchiroma, les moyens politiques existaient. Il ne l'a pas fait.</p>
<p>Pendant le scrutin, des militants et sympathisants du <strong>MRC</strong> se sont d&eacute;ploy&eacute;s dans des bureaux de vote, y compris l&agrave; o&ugrave; le FSNC &eacute;tait absent. Leur objectif d&eacute;clar&eacute; : d&eacute;fendre un processus, pas un parti. Kamto, lui, appelait au vote libre et a publiquement affirm&eacute; que la volont&eacute; du peuple avait &eacute;t&eacute; confisqu&eacute;e.</p>
<p>Apr&egrave;s le scrutin, une fraction de partisans de Tchiroma et d'ex-sympathisants du MRC exige que Kamto reconnaisse la victoire de Tchiroma. Fait pass&eacute; sous silence : Kamto lui-m&ecirc;me a &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute; d'un scrutin auquel il &eacute;tait attendu. La m&ecirc;me indignation de principe &eacute;tait alors introuvable.</p>
<h2>Pourquoi cette asym&eacute;trie n'est pas accidentelle</h2>
<p>Le Cameroun n'est pas un laboratoire de d&eacute;mocratie lib&eacute;rale. C'est un syst&egrave;me verrouill&eacute;, o&ugrave; les <strong>coalitions de l'opposition camerounaise</strong> se n&eacute;gocient dans l'ombre, o&ugrave; les retournements rel&egrave;vent de la survie, o&ugrave; la pression sur les opposants prend des formes invisibles aux commentateurs install&eacute;s dans le confort.</p>
<p>Exiger de Kamto des postures nettes, des soutiens formels et des lignes id&eacute;ologiques pures, c'est appliquer les r&egrave;gles d'un jeu qui n'existe pas. La politique camerounaise se joue &agrave; plusieurs niveaux simultan&eacute;ment : ce qui se dit, ce qui se tait, ce qui se n&eacute;gocie, ce qui se subit. R&eacute;duire les choix d'un acteur &agrave; une seule dimension, c'est choisir de ne pas comprendre ou de faire semblant.</p>
<h2>R&eacute;&eacute;criture narrative et double standard</h2>
<p>L'<strong>amn&eacute;sie s&eacute;lective en politique</strong> se d&eacute;finit comme le processus par lequel certains acteurs r&eacute;&eacute;crivent leur propre trajectoire sans contradiction, pendant qu'on exige d'un seul une coh&eacute;rence absolue et r&eacute;trospective.</p>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui se joue ici. On reproche &agrave; Kamto d'avoir cherch&eacute; des convergences dans une <strong>opposition fragment&eacute;e</strong>. On lui reproche d'avoir laiss&eacute; ses militants se mobiliser au-del&agrave; des fronti&egrave;res partisanes. On lui reproche de refuser d'ent&eacute;riner des narratifs changeants au gr&eacute; des int&eacute;r&ecirc;ts.</p>
<p>Pendant ce temps, l'acteur principal depuis la Gambie, &agrave; l'abri de toute pression de coh&eacute;rence peut modifier son r&eacute;cit sans qu'on lui en demande compte. Cette asym&eacute;trie n'est pas un accident de parcours. Elle est construite.</p>
<h2>Cr&eacute;dibilit&eacute; de l'opposition et recomposition politique</h2>
<p>Lorsque les acteurs se consacrent &agrave; se d&eacute;l&eacute;gitimer mutuellement, le pouvoir en place n'a rien &agrave; faire. L'&eacute;rosion est interne.</p>
<p>La question du leadership de l'opposition au Cameroun sera pos&eacute;e avec encore plus d'acuit&eacute;. Si chaque tentative de convergence devient pr&eacute;texte &agrave; proc&egrave;s en trahison, aucune coalition durable ne peut se construire. Et sans coalition durable, l'alternance reste hors de port&eacute;e.</p>
<p>Le <strong>double standard politique</strong> que subissent certains acteurs n'affaiblit pas seulement les individus vis&eacute;s. Il affaiblit la capacit&eacute; collective de l'opposition &agrave; formuler une alternative cr&eacute;dible face &agrave; un syst&egrave;me qui, lui, ne se divise pas.</p>
<h2>Ce d&eacute;bat r&eacute;v&egrave;le quelque chose de plus profond</h2>
<p>La vraie question n'est pas de savoir si Kamto a bien ou mal g&eacute;r&eacute; son rapport &agrave; Tchiroma. La vraie question est celle-ci : pourquoi un seul acteur doit-il r&eacute;pondre de tout, pendant que les autres r&eacute;&eacute;crivent leur propre histoire sans contradiction ?</p>
<p>Quand un seul homme doit tout justifier dans un d&eacute;bat qui implique plusieurs acteurs aux trajectoires tout aussi complexes, ce n'est plus du d&eacute;bat politique. C'est de la manipulation organis&eacute;e. Et la manipulation, contrairement aux m&eacute;moires, laisse des traces.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Hanelore Fotso</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-13 10:59:25</pubDate>
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