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    <title>Le flux rss de camer.be : POINTDEVUE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be : POINTDEVUE</title>
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                <language>fr</language>
    <lastBuildDate>Sun, 07 Jun 2026 10:03:00 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[AFRIQUE :: Coups d'État africains : le symptôme d'un mal que les dirigeants ont créé eux-mêmes]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93560/30:27/afrique-coups-detat-africains-le-symptome-dun-mal-que-les-dirigeants-ont-cree-eux-memes.html</link>
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      <description><![CDATA[En Afrique francophone, les coups d'État militaires sont de plus en
plus accueillis comme des délivrances populaires. Un phénomène qui
révèle non pas une cultur...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>En Afrique francophone, les coups d'&Eacute;tat militaires sont de plus en plus accueillis comme des d&eacute;livrances populaires. Un ph&eacute;nom&egrave;ne qui r&eacute;v&egrave;le non pas une culture du putsch, mais l'&eacute;chec structurel de dirigeants qui ont transform&eacute; la pr&eacute;sidence en propri&eacute;t&eacute; personnelle et perp&eacute;tuelle.</p>
<p>Quand les militaires arrivent au pouvoir, les foules sortent dans les rues.</p>
<p>Pas pour protester. Pour danser.</p>
<p>Ce n'est pas une anomalie africaine. C'est un signal d'alarme. Celui d'un continent o&ugrave; des millions de personnes en sont venues &agrave; voir un fusil point&eacute; vers le palais pr&eacute;sidentiel comme un acte de lib&eacute;ration plut&ocirc;t que comme une trag&eacute;die institutionnelle.</p>
<p>La question n'est pas : pourquoi les militaires font-ils des coups d'&Eacute;tat ?</p>
<p>La vraie question est : que faut-il avoir fait &agrave; son peuple pour que celui-ci acclame ceux qui vous renversent ?</p>
<h2>Coups d'&Eacute;tat en Afrique francophone : les peuples applaudissent et &ccedil;a dit tout</h2>
<p>Depuis le Mali en 2020, le Burkina Faso en 2022, le Niger et le Gabon en 2023, la carte de l'Afrique francophone se recouvre progressivement de pays gouvern&eacute;s par des juntes militaires. Et &agrave; chaque fois, le sc&eacute;nario se r&eacute;p&egrave;te : des soldats s'emparent de la radio nationale, un communiqu&eacute; annonce la suspension des institutions et dans les rues, une partie de la population c&eacute;l&egrave;bre.</p>
<p>Ce ph&eacute;nom&egrave;ne, aussi troublant soit-il pour les d&eacute;fenseurs des normes d&eacute;mocratiques, m&eacute;rite une analyse honn&ecirc;te. Pourquoi des peuples entiers en viennent-ils &agrave; saluer la fin d'un r&eacute;gime civil par un r&eacute;gime militaire ?</p>
<h2>Le pouvoir comme fin en soi</h2>
<p><em>La r&eacute;ponse tient en un mot : dur&eacute;e.</em></p>
<p>Les pr&eacute;sidents concern&eacute;s Blaise Compaor&eacute; au Burkina (27 ans), Ali Bongo au Gabon (14 ans en continuit&eacute; dynastique), Mamadou Tandja au Niger, et bien d'autres avaient en commun d'avoir transform&eacute; la pr&eacute;sidence en h&eacute;ritage personnel, parfois transmissible par le sang. Le pouvoir n'&eacute;tait plus un mandat exerc&eacute; au nom du peuple. Il &eacute;tait devenu un patrimoine &agrave; conserver, &agrave; transmettre, &agrave; d&eacute;fendre par tous les moyens.</p>
<p>Les constitutions ont &eacute;t&eacute; modifi&eacute;es, les oppositions musel&eacute;es, les &eacute;lections organis&eacute;es pour confirmer plut&ocirc;t que pour trancher. Et quand des voix se sont &eacute;lev&eacute;es, elles ont parfois &eacute;t&eacute; r&eacute;duites au silence de fa&ccedil;on d&eacute;finitive.</p>
<p>Dans ce contexte, l'arm&eacute;e qui entre dans le palais n'appara&icirc;t pas comme une rupture d&eacute;mocratique. Elle appara&icirc;t comme la seule force qui restait encore capable de mettre fin &agrave; l'ind&eacute;finissable.</p>
<h2>La th&egrave;se de l'ing&eacute;rence &eacute;trang&egrave;re : commode mais insuffisante</h2>
<p>Il est tentant et souvent confortable d'attribuer les coups d'&Eacute;tat africains &agrave; des puissances ext&eacute;rieures. La France, la Russie, les int&eacute;r&ecirc;ts miniers, les bases militaires. Ces facteurs existent. Ils ne sont pas sans influence.</p>
<p>Mais ils ne suffisent pas &agrave; expliquer l'adh&eacute;sion populaire.</p>
<p>Ces m&ecirc;mes pr&eacute;sidents renvers&eacute;s &eacute;taient, pendant des d&eacute;cennies, soutenus par ces m&ecirc;mes puissances &eacute;trang&egrave;res. Leur chute ne d&eacute;coule pas d'un changement de politique ext&eacute;rieure : elle d&eacute;coule d'une accumulation de frustrations internes qui a fini par rendre leur maintien au pouvoir intenable, y compris pour leurs anciens soutiens.</p>
<p>Pointer l'&eacute;tranger comme unique responsable, c'est pr&eacute;cis&eacute;ment absoudre les dirigeants de leur propre part de responsabilit&eacute; et c'est souvent ce que ces dirigeants eux-m&ecirc;mes tentent de faire jusqu'au bout.</p>
<h2>Pourquoi le Ghana, le Nigeria, le S&eacute;n&eacute;gal ne connaissent pas ces sc&eacute;narios ?</h2>
<p>La r&eacute;ponse est presque d&eacute;sagr&eacute;ablement simple : parce que l'alternance y existe.</p>
<p>Quand un pr&eacute;sident peut perdre une &eacute;lection et que son successeur peut prendre le pouvoir pacifiquement comme au Ghana avec les alternances r&eacute;p&eacute;t&eacute;es entre NDC et NPP, ou comme au S&eacute;n&eacute;gal en 2024 avec l'&eacute;lection de Bassirou Diomaye Faye il n'y a pas de frustration accumul&eacute;e au point de rendre un coup de force d&eacute;sirable.</p>
<p>Le putsch n'est pas une culture. C'est une pression qui cherche une sortie. Et l&agrave; o&ugrave; des sorties institutionnelles existent, la pression se dissipe autrement.</p>
<h2>Le Cameroun : une exception par d&eacute;faut ?</h2>
<p>Le cas camerounais m&eacute;rite une analyse distincte. Avec Paul Biya au pouvoir depuis 1982, le Cameroun cumule tous les crit&egrave;res qui ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; les coups d'&Eacute;tat dans les pays voisins : long&eacute;vit&eacute; extr&ecirc;me, espace politique r&eacute;duit, arm&eacute;e structur&eacute;e autour de la loyaut&eacute; personnelle plut&ocirc;t que de l'institution r&eacute;publicaine.</p>
<p>Pourtant, le sc&eacute;nario putschiste ne semble pas &agrave; l'ordre du jour non pas parce que le syst&egrave;me est vertueux, mais pr&eacute;cis&eacute;ment parce que l'arm&eacute;e camerounaise fonctionne comme une milice de fid&eacute;lit&eacute; plut&ocirc;t que comme une institution r&eacute;publicaine autonome. Les soldats qui ont, &agrave; quelques reprises historiques, plac&eacute; l'int&eacute;r&ecirc;t national au-dessus de la hi&eacute;rarchie ont pay&eacute; ce choix de leur carri&egrave;re voire de leur libert&eacute;.</p>
<p>Ce n'est pas de la stabilit&eacute;. C'est de l'immobilisme renforc&eacute; par la peur.</p>
<h2>La suite : lib&eacute;ration ou pr&eacute;cipice ?</h2>
<p>Le probl&egrave;me fondamental des coups d'&Eacute;tat m&ecirc;me les plus populaires est ce qui vient apr&egrave;s.</p>
<p>L'histoire africaine r&eacute;cente offre les deux extr&ecirc;mes. Le Mali post-putsch s'enlise dans une instabilit&eacute; chronique et une d&eacute;pendance aux forces Wagner. Le Burkina de Traor&eacute; navigue entre fermet&eacute; souverainiste et r&eacute;pression des voix critiques. D'autres transitions ont abouti &agrave; des &eacute;lections relativement cr&eacute;dibles.</p>
<p>Tout d&eacute;pend des hommes qui portent le coup d'&Eacute;tat, de leurs intentions r&eacute;elles, et surtout de leur capacit&eacute; ou de leur volont&eacute; &agrave; remettre le pouvoir &agrave; des civils &eacute;lus.</p>
<p>Ce que les peuples qui applaudissent savent d&eacute;j&agrave;, au fond : ils ne sont pas en train de c&eacute;l&eacute;brer l'arm&eacute;e. Ils sont en train d'enterrer un r&eacute;gime qui les a &eacute;puis&eacute;s.</p>
<p>La suite, c'est une autre histoire. Et elle s'&eacute;crit encore.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-06 01:59:09</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Shanda Tonme: &quot;Au Cameroun, la malédiction des ronds-points est une réalité&quot; :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93556/30:27/shanda-tonme-au-cameroun-la-malediction-des-ronds-points-est-une-realite-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante
contre la corruption et la discrimination (COMICODI), Président du
Mouvement Populaire pour le D...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le M&eacute;diateur Universel, Pr&eacute;sident de la Commission ind&eacute;pendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), Pr&eacute;sident du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la R&eacute;conciliation (MPDR), plaide pour une citoyennet&eacute; responsable.</p>
<p><strong>Lire sa sortie en dessous</strong></p>
<blockquote>
<p>Le M&eacute;diateur Universel<br />Pr&eacute;sident de la Commission ind&eacute;pendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI)<br />Pr&eacute;sident du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la R&eacute;conciliation (MPDR)</p>
<p>Constat citoyen du 29 mai 2026</p>
<p>LA MALEDICTION DES RONDS POINTS</p>
<p>D&eacute;linquance administrative, tricherie sur les march&eacute;s, incomp&eacute;tence des techniciens, ing&eacute;nierie bancal, m&eacute;chancet&eacute; ou mauvaise programmation ? Quand c&rsquo;est trop c&rsquo;est laid, mais quand c&rsquo;est trop trop trop, toutes les interrogations sont possibles et toutes les conclusions, soup&ccedil;ons et accusations sont permis. Est-ce cela le destin des Ronds-points au Cameroun ?&nbsp;</p>
<p>Les villes de Douala et de Yaound&eacute;, les deux plus grandes et plus importantes m&eacute;tropoles du pays, l&rsquo;une capitale politique et l&rsquo;autre capitale &eacute;conomique, suscitent de nombreuses interrogations voire de nombreuses curiosit&eacute;s dans la physionomie des ouvrages &eacute;rig&eacute;s pour r&eacute;gler la circulation. Il s&rsquo;agit du ph&eacute;nom&egrave;ne des ronds-points devenus des casse-cous, des goulots d&rsquo;&eacute;tranglement incompr&eacute;hensibles pour les usagers de la route. Tenez, on a pass&eacute; des dizaines d&rsquo;ann&eacute;es &agrave; r&ecirc;ver d&rsquo;un nouveau pont sur le Wouri qui serait d&rsquo;une richesse &eacute;conomique et logistique cruciale. Le pont est arriv&eacute;, cr&eacute;ant sans doute plus de probl&egrave;mes qu&rsquo;avant, &agrave; cause simplement des acc&egrave;s des deux rives. Des ronds-points inimaginables pour n&rsquo;importe quel technicien na&iuml;f, font tellement de mal qu&rsquo;on est vex&eacute;. C&rsquo;est la m&ecirc;me chose &agrave; la sortie de la ville, o&ugrave; les quartiers Yassa et village vivent le martyr des embouteillages, &agrave; cause de ces ouvrages dont la logique &eacute;chappe &agrave; celle des planifications des diables des enfers. On n&rsquo;&eacute;voque m&ecirc;me pas Bessingue, autre incongruit&eacute; et insulte aux sciences et aux techniques, comme si on avait volontairement voulu punir les usagers. Il faut entendre les gens se plaindre &agrave; chaque fois qu&rsquo;ils se retrouvent coinc&eacute;s des heures &agrave; cause de ces barbaries irr&eacute;fl&eacute;chies. Une maman s&rsquo;est exclam&eacute; un jour : &laquo; mais les gens qui font construisent &ccedil;a ne regardent pas les films pour voir comment on fait les routes et facilitent la circulation &raquo; ?</p>
<p>Allons &agrave; Yaound&eacute;, m&ecirc;me incongruit&eacute;, la sortie ou l&rsquo;entr&eacute;e qui m&egrave;ne &agrave; Douala, quartier Vann. Les travaux sont frais, &agrave; peine termin&eacute;, et voici la pure b&ecirc;tise, deux ronds-points qui disent tout sur ce que nous sommes, comment nous aimons notre pays, comment nous travaillons et r&eacute;fl&eacute;chissons, combien nous sommes inconscients. Mais qui a d&eacute;cid&eacute; de tout &ccedil;a ? Qui fait &ccedil;a ? Qui planifie ces moqueries ? Le pays montre-t-il l&agrave; le niveau de nos ing&eacute;nieurs ? Et ces chinois qui gagnent les march&eacute;s ? Et ces fran&ccedil;ais pour le pont du Wouri, et ces contr&ocirc;leurs et inspecteurs officiels des travaux, tous des gens pas s&eacute;rieux ? Tous des tra&icirc;tres qui se fichent de l&rsquo;image du Cameroun, qui se moquent &eacute;perdument de ce que diront les gens ? Plus grave, plus honteux et plus parlant, quand on sait que tous passent par-l&agrave;, vivent et subissent le martyr de ces scandales qui pourrissent la circulation. Sortir de Yaound&eacute; vers Douala &agrave; 18hs est un v&eacute;ritable cirque de fous, tout comme y entrer &agrave; la m&ecirc;me heure. Le c&oelig;ur de tous ceux qui vont &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport bat toujours en approchant les deux ronds-points m&eacute;chants de Vann. Allez demander aux gens de Douala qui habitent ou travaillent sur l&rsquo;autre rive, en allant vers l&rsquo;ouest, et vous comprendrez ce qu&rsquo;ils pensent.&nbsp;</p>
<p>Ne dites plus que nous ne devons pas copier ou imiter les autres, regarder les autres, faire comme les autres. C&rsquo;est un discours de fuite en avant face &agrave; notre responsabilit&eacute; collective, face &agrave; notre tra&icirc;ne dans la course effr&eacute;n&eacute;e vers l&rsquo;&eacute;mergence, les grandes ambitions et les grandes r&eacute;alisations des nations. Ou c&rsquo;est la capitale ou c&rsquo;est le village, il faut choisir. Ou c&rsquo;est la modernit&eacute; avec des &eacute;changeurs ou c&rsquo;est l&rsquo;obscurantisme, il faut choisir. Notre niveau n&rsquo;est pas bon, vraiment pas bon, et c&rsquo;est &ecirc;tre patriote que de le dire, de le r&eacute;v&eacute;ler, calmement, sagement, avec responsabilit&eacute; et interpellation collective. Nous sommes pourtant un des tous premiers pays &agrave; avoir cr&eacute;&eacute; une &eacute;cole sup&eacute;rieure polytechnique et une &eacute;cole sup&eacute;rieure des travaux publics. Honn&ecirc;tement, &ccedil;a ne se sent pas, &ccedil;a ne se voit pas, &ccedil;a ne se comprend pas.</p>
<p>La v&eacute;rit&eacute; c&rsquo;est que quand on veut bien faire, quand on a la volont&eacute;, on sait le faire, on fait bien. Allez voir le bel &eacute;changeur d&rsquo;Obala, un v&eacute;ritable joyau, presqu&rsquo;un miracle face aux conneries d&eacute;crites plus haut. Et &nbsp;pourtant, c&rsquo;est bien notre boulot.<br />La mal&eacute;diction des ronds-points est une r&eacute;alit&eacute;./.</p>
</blockquote>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-05 15:19:27</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: 11 ans de préparation, 13 milliards et le recensement rate sa date :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93520/30:27/cameroun-11-ans-de-preparation-13-milliards-et-le-recensement-rate-sa-date-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le 29 mai 2026, jour prévu de clôture, le Premier ministre Joseph
Dion Ngute a signé la prolongation de deux mois du 4ème Recensement
Général de la Population a...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 29 mai 2026, jour pr&eacute;vu de cl&ocirc;ture, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a sign&eacute; la prolongation de deux mois du 4&egrave;me Recensement G&eacute;n&eacute;ral de la Population avouant, en langage administratif certifi&eacute; conforme, ce que les communiqu&eacute;s officiels s'&eacute;taient &eacute;vertu&eacute;s &agrave; masquer depuis le 24 avril.</p>
<p>Il y a des signatures qui valent un aveu.</p>
<p>Le 29 mai 2026, &agrave; la date exacte o&ugrave; le 4&egrave;me Recensement G&eacute;n&eacute;ral de la Population et de l'Habitat du Cameroun devait se cl&ocirc;turer apr&egrave;s 35 jours d'op&eacute;rations, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a appos&eacute; sa signature au bas d'un document.</p>
<p>Pas un bilan. Pas une d&eacute;claration de succ&egrave;s. Pas un communiqu&eacute; victorieux.</p>
<p>Un arr&ecirc;t&eacute; de prolongation. Deux mois suppl&eacute;mentaires. Jusqu'au 31 juillet 2026.</p>
<p>Onze ans de pr&eacute;paration. Treize milliards cinq cents millions de francs CFA. Trente-deux mille agents recenseurs d&eacute;ploy&eacute;s sur l'ensemble du territoire national.</p>
<p>Et le chef du gouvernement signe la prolongation le jour m&ecirc;me de la cl&ocirc;ture.</p>
<p>Ce document l'Arr&ecirc;t&eacute; N&deg;074/CAB/PM ne dit pas seulement que le calendrier a gliss&eacute;. Il dit que le Cameroun n'&eacute;tait pas pr&ecirc;t. Et il le dit en langage officiel, certifi&eacute;, irr&eacute;futable.</p>
<h2>Un document qui parle &agrave; la place des communiqu&eacute;s</h2>
<p>L'Arr&ecirc;t&eacute; N&deg;074/CAB/PM du 29 mai 2026 est un texte court. Sobre. Administratif. Il proroge les op&eacute;rations du RGPH-4, initialement pr&eacute;vues du 24 avril au 29 mai 2026, jusqu'au 31 juillet 2026.</p>
<p>Soixante et un jours de plus. Sans bilan public des 35 premiers jours. Sans identification des causes. Sans responsable d&eacute;sign&eacute;. Sans m&eacute;canisme de financement de la prolongation.</p>
<p>Ce que ce document ne dit pas est aussi r&eacute;v&eacute;lateur que ce qu'il dit. Mais son existence suffit. On ne proroge pas une op&eacute;ration nationale de cette envergure le jour de sa cl&ocirc;ture pr&eacute;vue si tout s'est d&eacute;roul&eacute; conform&eacute;ment au plan.</p>
<p>L'aveu est dans la date. Dans la signature. Dans le silence qui l'entoure.</p>
<h2>La chronologie d'un &eacute;chec annonc&eacute;</h2>
<p>Pour comprendre le poids de cet arr&ecirc;t&eacute;, il faut remonter le fil.</p>
<p><strong>15 septembre 2015.</strong> Le d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel instituant le RGPH-4 est sign&eacute;. Le Cameroun dispose de onze ans pour pr&eacute;parer cette op&eacute;ration. Onze ans.</p>
<p><strong>6 mars 2026.</strong> L'Arr&ecirc;t&eacute; N&deg;039/CAB/PM fixe le calendrier officiel : d&eacute;nombrement du 24 avril au 29 mai 2026. 35 jours. Sur l'ensemble du territoire. Le Premier ministre garantit ce calendrier de sa propre signature.</p>
<p><strong>4 mars 2026.</strong> L'Institut National de la Statistique signe des partenariats avec MTN et Orange pour un versement "souple et fluide" des r&eacute;mun&eacute;rations des 32 000 agents recenseurs. La promesse est publique, solennelle, document&eacute;e.</p>
<p><strong>24 avril 2026.</strong> Lancement officiel. Discours. Dispositif pr&eacute;sent&eacute; comme historique et in&eacute;dit. Et d&egrave;s ce premier matin, des agents signalent sur le terrain ne pas pouvoir partir travailler faute d'argent de transport.</p>
<p><strong>18 mai 2026.</strong> La Coordination nationale des agents recenseurs d&eacute;pose &agrave; la Primature un m&eacute;morandum valant mise en demeure. Neuf exigences. Un ultimatum de 72 heures. &Agrave; d&eacute;faut de r&eacute;ponse : suspension totale des op&eacute;rations sur l'ensemble du territoire.</p>
<p><strong>19 mai 2026.</strong> Une mission d'experts internationaux de l'UNFPA et de la FAO, venue de RDC, du Nigeria, du B&eacute;nin et de C&ocirc;te d'Ivoire, descend sur le terrain. Elle visite quatre r&eacute;gions. Produit, selon les informations officielles, un bilan rassurant.</p>
<p><strong>29 mai 2026.</strong> L'Arr&ecirc;t&eacute; N&deg;074 est sign&eacute;. Deux mois de prolongation.</p>
<p>De la mise en demeure des agents au 18 mai &agrave; l'arr&ecirc;t&eacute; de prolongation du 29 mai : onze jours. Le calendrier &eacute;labor&eacute; sur onze ans n'a pas tenu 35 jours.</p>
<h2>La question qui d&eacute;range : que dit le rapport de la commission internationale ?</h2>
<p>Le 19 mai, dix jours avant la signature de l'arr&ecirc;t&eacute; de prolongation, une mission d'&eacute;valuation ind&eacute;pendante coordonn&eacute;e par l'UNFPA et la FAO parcourait quatre r&eacute;gions camerounaises. Son mandat implicite : rassurer la Banque mondiale et les autres partenaires financiers qui ont engag&eacute; 7 milliards de francs CFA dans l'op&eacute;ration.</p>
<p>Dix jours plus tard, le Premier ministre signe une prolongation de deux mois.</p>
<p>La question est simple et directe : qu'a dit cette commission dans son rapport interm&eacute;diaire ?</p>
<p>A-t-elle alert&eacute; sur les zones non couvertes, les agents impay&eacute;s, les abandons de postes ? A-t-elle recommand&eacute; la prolongation ? Ou a-t-elle produit ce que certains appellent dans les milieux de l'aide internationale un "rapport de confort" celui que les partenaires souhaitaient lire, celui qui permettait d'afficher la continuit&eacute; pendant que le terrain racontait autre chose ?</p>
<p>&Agrave; ce stade, le rapport de la commission n'a pas &eacute;t&eacute; rendu public. Cette absence de transparence, combin&eacute;e &agrave; la rapidit&eacute; de la d&eacute;cision de prolongation, constitue une interrogation l&eacute;gitime sur la qualit&eacute; du suivi ind&eacute;pendant mis en place.</p>
<h2>Le co&ucirc;t invisible de la prolongation</h2>
<p>L'Arr&ecirc;t&eacute; N&deg;074 est muet sur les implications financi&egrave;res. Pas un mot sur les budgets additionnels. Pas une ligne sur le financement des deux mois suppl&eacute;mentaires.</p>
<p>Les chiffres de base permettent pourtant une estimation partielle. L'op&eacute;ration mobilise plus de 32 000 agents dont la r&eacute;mun&eacute;ration pendant la collecte est fix&eacute;e &agrave; 3 500 FCFA par jour, auxquels s'ajoutent les encadreurs, contr&ocirc;leurs et superviseurs &agrave; 40 000 FCFA par jour. Prolonger une op&eacute;ration de cette envergure de 61 jours repr&eacute;sente des dizaines de millions de francs CFA suppl&eacute;mentaires en r&eacute;mun&eacute;rations seules avant m&ecirc;me les co&ucirc;ts logistiques, de maintenance des &eacute;quipements, de coordination et de communication.</p>
<p>Aucun d&eacute;cret de rallonge budg&eacute;taire n'a &eacute;t&eacute; publi&eacute; en parall&egrave;le de l'arr&ecirc;t&eacute; de prolongation. L'&Eacute;tat proroge sans expliquer d'o&ugrave; viendra l'argent pour prolonger.</p>
<h2>Un risque statistique r&eacute;el</h2>
<p>Au-del&agrave; des questions financi&egrave;res et institutionnelles, la prolongation soul&egrave;ve un probl&egrave;me technique concret : la qualit&eacute; des donn&eacute;es collect&eacute;es.</p>
<p>Un recensement de population est, par nature, une photographie &agrave; un instant T. Plus la fen&ecirc;tre de collecte s'&eacute;tend, plus la coh&eacute;rence statistique des r&eacute;sultats est menac&eacute;e. Dans un pays o&ugrave; la mobilit&eacute; des populations est &eacute;lev&eacute;e et les migrations saisonni&egrave;res fr&eacute;quentes, une op&eacute;ration qui s'&eacute;tale sur trois mois et demi au lieu d'un mois concentr&eacute; multiplie les risques de doubles comptages, d'omissions et d'incoh&eacute;rences g&eacute;ographiques.</p>
<p>Ces donn&eacute;es serviront de base aux politiques publiques, &agrave; la planification des infrastructures, &agrave; la r&eacute;partition des ressources pour les dix &agrave; quinze prochaines ann&eacute;es. La rigueur de leur collecte n'est pas une question administrative. C'est une question de gouvernance &agrave; long terme.</p>
<h2>Le Cameroun des d&eacute;lais rompus : un sympt&ocirc;me syst&eacute;mique</h2>
<p>Il serait tentant de traiter ce report comme un incident isol&eacute;. Ce serait inexact.</p>
<p>Le barrage de Lom-Pangar, annonc&eacute; pour 2012, livr&eacute; partiellement en 2015. Le Stade Olembe, pr&eacute;vu pour la CAN 2019, inaugur&eacute; en 2021. L'autoroute Yaound&eacute;-Douala, dont les &eacute;tudes ont d&eacute;but&eacute; en 2008, livr&eacute;e en tron&ccedil;ons sur plus d'une d&eacute;cennie. Les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales, report&eacute;es &agrave; plusieurs reprises.</p>
<p>Et maintenant le RGPH-4 : onze ans de pr&eacute;paration, prolong&eacute; de deux mois le jour de sa cl&ocirc;ture pr&eacute;vue.</p>
<p>Ce n'est pas une s&eacute;rie de co&iuml;ncidences malheureuses. C'est un mode de fonctionnement dans lequel le d&eacute;lai initial est trait&eacute; comme un objectif indicatif, la prorogation comme une proc&eacute;dure normale, et le retard comme une fatalit&eacute; n'engageant aucune responsabilit&eacute; nomm&eacute;e.</p>
<p>Ce mode de fonctionnement a un co&ucirc;t. Financier. Institutionnel. Diplomatique. Et statistique. Personne dans les sph&egrave;res officielles ne le chiffre publiquement.</p>
<h2>Ce qu'attendent d&eacute;sormais les observateurs</h2>
<p>L'Arr&ecirc;t&eacute; N&deg;074/CAB/PM entrera dans les archives comme l'un des documents les plus r&eacute;v&eacute;lateurs sur l'&eacute;tat de la gouvernance camerounaise au premier semestre 2026. Pas parce qu'il dit quelque chose d'extraordinaire. Mais parce qu'il dit, en langage administratif froid et certifi&eacute; conforme, ce que les discours officiels du 24 avril s'&eacute;taient employ&eacute;s &agrave; contredire.</p>
<p>La prochaine date &agrave; surveiller est le 31 juillet 2026. Ce jour-l&agrave;, le RGPH-4 devra se cl&ocirc;turer pour de bon cette fois, avec des donn&eacute;es exploitables, publi&eacute;es dans des d&eacute;lais raisonnables, et accompagn&eacute;es d'un bilan transparent sur les conditions de leur collecte.</p>
<p>Ou un nouvel arr&ecirc;t&eacute; sera sign&eacute;. Et ce document dira, lui aussi, tout ce qu'on ne voulait pas dire.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-02 18:45:41</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[DROIT DE RÉPONSE DE LA FONDATION CAMEROUNAISE DES CONSOMMATEURS à Shanda TONME :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93498/30:27/droit-de-reponse-de-la-fondation-camerounaise-des-consommateurs-a-shanda-tonme-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93498/30:27/droit-de-reponse-de-la-fondation-camerounaise-des-consommateurs-a-shanda-tonme-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[En réplique à la "Déclaration de circonstance" de Monsieur Shanda
TONME publiée le 26 mai 2026 sur http://www.camer.be sous le titre «
CAMEROUN :: Campagne hain...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>En r&eacute;plique &agrave; la "D&eacute;claration de circonstance" de Monsieur Shanda TONME publi&eacute;e le 26 mai 2026 sur http://www.camer.be sous le titre &laquo; CAMEROUN :: Campagne haineuse contre Cerise Express par la Focaco; Shanda Tonm&eacute; denonce :: CAMEROON &raquo;</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;attention de : 1. Monsieur le Directeur de Publication de http://camer.be &nbsp;2. Monsieur Shanda TONME, Auteur de la d&eacute;claration du 25/05/2026 &nbsp;3. Copie : Monsieur le Ministre de la Communication - MINCOM.</p>
<p>Monsieur le Directeur de Publication,<br />La FOCACO, association l&eacute;galement constitu&eacute;e, exerce son droit de r&eacute;ponse en application de l&rsquo;article 13 de la Loi N&deg;90/052 du 19 d&eacute;cembre 1990 relative &agrave; la communication sociale au Cameroun pour r&eacute;tablir la v&eacute;rit&eacute; du droit et des faits d&eacute;natur&eacute;s dans votre publication du 26/05/2026.</p>
<p><strong>I. SUR LA NATURE JURIDIQUE DE FOCACO ET LES INJURES PUBLIQUES</strong></p>
<p>Monsieur Shanda TONME qualifie la FOCACO de &laquo; n&eacute;buleuse &raquo;, de &laquo; machin de consommateurs n&rsquo;ayant rien de solide ni de s&eacute;rieux &raquo;, d&rsquo;&oelig;uvre de &laquo; d&eacute;soeuvr&eacute;s, malhonn&ecirc;tes licenci&eacute;s, voyous perdus, adeptes du satanisme social &raquo;.&nbsp;<br />V&eacute;rit&eacute; : La &laquo; FONDATION CAMEROUNAISE DES CONSOMMATEURS - FOCACO &raquo; est une association d&eacute;clar&eacute;e conform&eacute;ment &agrave; la Loi n&deg;90/053 du 19 d&eacute;cembre 1990 sur la libert&eacute; d&rsquo;association, loi invoqu&eacute;e par l&rsquo;auteur lui-m&ecirc;me. Elle d&eacute;tient le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; de d&eacute;claration n&deg;00000939/RDAJ06/SAAJP/BAPP du 27 septembre 2016 d&eacute;livr&eacute; par la Pr&eacute;fecture du Mfoundi. Elle jouit de la personnalit&eacute; juridique depuis pr&egrave;s de 10 ans sans suspension ni dissolution, art 12 Loi 90/053.&nbsp;<br />Parler de &laquo; n&eacute;buleuse &raquo; d&rsquo;une association dot&eacute;e d&rsquo;un acte de naissance l&eacute;gal d&eacute;livr&eacute; par l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun constitue une injure publique, art 75 Loi 90/052, et une diffamation envers une personne morale, art 74 Loi 90/052.</p>
<p><strong>II. SUR L&rsquo;OBJET DE L&rsquo;ACTION DE FOCACO ET L&rsquo;ACCUSATION DE &laquo; CAMPAGNE HAINEUSE &raquo;</strong></p>
<p>L&rsquo;auteur d&eacute;nonce une &laquo; campagne malveillante et haineuse &raquo;, une &laquo; cabale &raquo; et un &laquo; professionnalisme de la haine &raquo; visant CERISE EXPRESS.<br />V&eacute;rit&eacute; : L&rsquo;action de FOCACO, mat&eacute;rialis&eacute;e par notre communiqu&eacute; du 23/05/2026, n&rsquo;est ni une cabale ni de la haine. C&rsquo;est l&rsquo;exercice strict d&rsquo;une mission d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral pr&eacute;vue par la Loi n&deg;2011/012 du 06 mai 2011 portant protection du consommateur : &nbsp;Art 2 : Mission de &laquo; d&eacute;fendre, promouvoir et prot&eacute;ger les int&eacute;r&ecirc;ts des consommateurs &raquo;. Art 4 : Droit du consommateur &agrave; l&rsquo;information et &agrave; &ecirc;tre entendu. Art 7 et 9 : Obligation de conformit&eacute; du service au contrat convenu. Art 20 : Interdiction des pratiques commerciales agressives. Art 23 : Droit &agrave; r&eacute;paration du pr&eacute;judice subi.<br />FOCACO a alert&eacute; sur des changements d&rsquo;horaires unilat&eacute;raux et des surclassements forc&eacute;s, document&eacute;s par t&eacute;moignages, factures et captures d&rsquo;&eacute;cran. D&eacute;noncer un manquement contractuel et l&eacute;gal ne rel&egrave;ve pas de la &laquo; haine &raquo; mais de l&rsquo;&Eacute;tat de droit. Confondre critique fond&eacute;e sur preuves et haine est intellectuellement malhonn&ecirc;te.</p>
<p><strong>III. SUR L&rsquo;IMPARTIALIT&Eacute; DE L&rsquo;AUTEUR ET LA D&Eacute;NONCIATION CALOMNIEUSE</strong></p>
<p>Monsieur Shanda se pr&eacute;sente comme &laquo; M&eacute;diateur Universel &raquo; tout en se d&eacute;clarant &laquo; client fid&egrave;le &raquo; de CERISE EXPRESS et garant de &laquo; la cr&eacute;dibilit&eacute;, le s&eacute;rieux, la r&eacute;gularit&eacute; et la confiance pleine et totale &raquo; de ladite compagnie. Il invite les &laquo; victimes &raquo; &agrave; saisir la tutelle pour &laquo; signalement de voyous et mercenaires affam&eacute;s &raquo;.<br />V&eacute;rit&eacute; : Cette posture est juridiquement incoh&eacute;rente. Un m&eacute;diateur ne peut &ecirc;tre juge et partie. Son plaidoyer pro-CERISE EXPRESS d&eacute;truit son devoir d&rsquo;impartialit&eacute; et d&rsquo;objectivit&eacute;, principe fondamental de la communication sociale, art 1 Loi 90/052. &nbsp;Pire, en saisissant Monsieur le Ministre de l&rsquo;Administration Territoriale le 29/05/2026 pour demander la fermeture de FOCACO en l&rsquo;accusant d&rsquo;&laquo; entreprise d&rsquo;arnaque et d&rsquo;extorsion des fonds &raquo;, il commet une d&eacute;nonciation calomnieuse, art 305 du Code p&eacute;nal, car ces imputations sont port&eacute;es sans la moindre preuve, proc&egrave;s-verbal ou d&eacute;cision de justice.</p>
<p><strong>IV. SUR L&rsquo;ARGUMENT AD HOMINEM</strong></p>
<p>L&rsquo;auteur affirme que les dirigeants de FOCACO n&rsquo;auraient &laquo; cr&eacute;&eacute; ou g&eacute;r&eacute; un simple call box &raquo;. V&eacute;rit&eacute; : Cet argument est fallacieux et hors sujet. La l&eacute;gitimit&eacute; &agrave; d&eacute;fendre l&rsquo;application de la loi ne s&rsquo;acquiert pas par la cr&eacute;ation d&rsquo;entreprise mais par la connaissance du droit et la d&eacute;fense de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. &Agrave; d&eacute;faut, aucun magistrat, contr&ocirc;leur du MINCOMMERCE ou journaliste ne serait comp&eacute;tent pour contr&ocirc;ler ou critiquer. C&rsquo;est une fuite face au d&eacute;bat de fond : le respect du contrat de transport et des droits du consommateur.</p>
<p><strong>V. MISE EN DEMEURE DE PUBLICATION - ART 13 LOI 90/052</strong></p>
<p>Conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 13 alin&eacute;a 2 de la loi 90/052, nous mettons en demeure http://camer.be de publier int&eacute;gralement le pr&eacute;sent droit de r&eacute;ponse, sans modification, suppression, adjonction ni commentaire, dans un d&eacute;lai de 3 jours francs/72 heures &agrave; compter de sa r&eacute;ception, &agrave; la m&ecirc;me place et avec la m&ecirc;me visibilit&eacute; que l&rsquo;article incrimin&eacute; du 26/05/2026.</p>
<p>&Agrave; d&eacute;faut de publication dans le d&eacute;lai l&eacute;gal, la FOCACO saisira sans autre avis les juridictions comp&eacute;tentes pour : 1. Diffamation publique envers une personne morale - Art 74 Loi 90/052 2. Injures publiques - Art 75 Loi 90/052 &nbsp;3. Refus de publication de droit de r&eacute;ponse - Art 13 al.4 Loi 90/052</p>
<p>Aux fins de condamnation p&eacute;nale et de r&eacute;paration de l&rsquo;entier pr&eacute;judice moral et mat&eacute;riel subi. La libert&eacute; de communication sociale garantie par la loi 90/052 n&rsquo;est pas la libert&eacute; d&rsquo;injurier. Le d&eacute;bat r&eacute;publicain se construit sur les faits, le droit et les preuves, non sur les anath&egrave;mes.<br />&nbsp;<br />Douala, le 30 mai 2026&nbsp;</p>
<p><em>Lire l'article incrimin&eacute; sur ce lien:</em> &nbsp;<a href="/93444/11:1/cameroun-campagne-haineuse-contre-cerise-express-par-la-focaco-shanda-tonme-denonce-cameroon.html">Campagne haineuse contre Cerise Express par la Focaco; Shanda Tonm&eacute; denonce</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Focaco</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-01 08:23:57</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Les paradoxes d’une décentralisation sous tutelle :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93497/30:27/cameroun-les-paradoxes-dune-decentralisation-sous-tutelle-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Dans les normes, la décentralisation doit être exercée par la base.
Mais, le modèle camerounais consacre plutôt une décentralisation
administrée par le sommet....]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans les normes, la d&eacute;centralisation doit &ecirc;tre exerc&eacute;e par la base. Mais, le mod&egrave;le camerounais consacre plut&ocirc;t une d&eacute;centralisation administr&eacute;e par le sommet. C&rsquo;est l&rsquo;objet de ce regard critique dont le pr&eacute;texte est la signature ce 15 mai 2026 de l&rsquo;Arr&ecirc;t&eacute; Conjoint N&deg;0043/AC/MINDDEVEL/MINFI fixant les modalit&eacute;s de cr&eacute;ation et d'organisation des Unit&eacute;s de Suivi de la Fiscalit&eacute; Locale (USFL) au sein des CTD.</p>
<p>Ce texte s'inscrit dans la cha&icirc;ne normative ouverte par la loi n&deg;2024/020 du 23 d&eacute;cembre 2024 portant fiscalit&eacute; locale, dont la circulaire conjointe FILOC du 4 juillet 2025 avait d&eacute;j&agrave; pr&eacute;cis&eacute; les modalit&eacute;s d'application. Pendant la session parlementaire de Novembre 2024, le Social Democratic Front (SDF) avait port&eacute; ce d&eacute;bat &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale lors des d&eacute;bats sur la loi des finances 2025 mais, le parti avait &eacute;t&eacute; inaudible parce que le d&eacute;bat identitaire dominait l&rsquo;actualit&eacute; politique du pays rel&eacute;guant au second plan les pr&eacute;occupations r&eacute;elles du citoyen et les enjeux de d&eacute;veloppement du pays.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le r&eacute;veil est brutal et l&rsquo;ensemble de la communaut&eacute; nationale d&eacute;couvre comme si c&rsquo;&eacute;tait un nouveau sujet que le processus de d&eacute;centralisation a &eacute;t&eacute; d&eacute;voy&eacute; sous nos yeux. De quoi est-il question ?</p>
<p><strong>Lutte contre la mauvaise gouvernance locale</strong></p>
<p>Le c&oelig;ur de la r&eacute;forme porte en gros sur l'article 13 qui consacre explicitement le dessaisissement des ordonnateurs et comptables municipaux de leurs pr&eacute;rogatives li&eacute;es &agrave; l'&eacute;mission des recettes fiscales et au recouvrement des imp&ocirc;ts, taxes et redevances communales. En langage facile, le gouvernement veut sanctionner les maires qui excellent dans le d&eacute;tournement des recettes fiscales. En effet, la collecte de la fiscalit&eacute; locale &eacute;tait un objet d&rsquo;enrichissement personnel des maires. Alors que ces derniers se remplissaient les poches, le gouvernement &eacute;tait sollicit&eacute; pour payer les frais de fonctionnement des mairies, ce qui repr&eacute;sentait pour l&rsquo;Etat une double perte. C&rsquo;est le cas des arri&eacute;r&eacute;s de salaire dans les CTD qui entrent dans la dette flottante devant &ecirc;tre pay&eacute;e par l&rsquo;Etat.</p>
<p>La DGI projette &agrave; pr&egrave;s de FCFA 600 milliards les recettes attendues de la fiscalit&eacute; locale en 2026, somme qui s&rsquo;&eacute;tait toujours volatilis&eacute;e jusqu&rsquo;ici. Par exemple, les banderoles et autres affiches pullulent dans nos villes sans que l&rsquo;on ne voie suffisamment les entr&eacute;es dans les recettes des mairies. Le fisc entend donc instaurer un principe de la gouvernance, celui de la transparence, afin d&rsquo;instituer la tra&ccedil;abilit&eacute; des recettes fiscales locales. Du point de vue du gouvernement, cette r&eacute;forme ne toucherait pas les engagements financiers de l&rsquo;Etat vis-&agrave;-vis des CTD ; elle viserait plut&ocirc;t &agrave; mieux collecter les ressources pour mieux servir les CTD dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral.</p>
<p><strong>Une mauvaise solution &agrave; un r&eacute;el probl&egrave;me de gouvernance</strong></p>
<p>On apprend &agrave; forger en forgeant. Au lieu de poursuivre la mise en &oelig;uvre du processus de la d&eacute;centralisation, le gouvernement ne peut pas choisir de reculer et de compromettre les enjeux de d&eacute;veloppement parce qu&rsquo;&rsquo;il y a d&eacute;tournement des deniers publics. La solution au vol n&rsquo;est pas le recul, le contournement ou le retrait des comp&eacute;tences, mais la sanction. Le fisc ne veut plus attendre les r&eacute;sultats d&rsquo;audit pour avoir une id&eacute;e des recettes locales. Le fisc veut la tra&ccedil;abilit&eacute; en temps r&eacute;el.</p>
<p>Toutefois, en s&rsquo;abstenant de s&eacute;vir face aux r&eacute;sultats d&rsquo;audit qui accablent les maires, le gouvernement montre son incapacit&eacute; &agrave; gouverner. La loi sur la fiscalit&eacute; locale de 2024, la lettre circulaire de 2025 et l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; de 2026 sont des voies de contournement des barons du r&eacute;gime et du RDPC qui ont pris en otage les mairies et qui ont fait main-basse sur la fiscalit&eacute; locale. A d&eacute;faut de les faire passer devant les lois de la R&eacute;publique, le r&eacute;gime en place doit tout au moins faire preuve de courage politique pour renouveler son personnel politique et conduire le pays vers le d&eacute;veloppement.</p>
<p><strong>Un gage de non-fonctionnalit&eacute;</strong></p>
<p>L&rsquo;Arr&ecirc;t&eacute; consacre lui-m&ecirc;me que les USFL au sein des CTD ne seront pas fonctionnelles. Il ne dit pas d&rsquo;o&ugrave; viendront leurs moyens de fonctionnement. Il impose aux communes des obligations pr&eacute;cises (transmission des fichiers contribuables avant le 31 janvier, participation aux enqu&ecirc;tes cadastrales, d&eacute;lib&eacute;rations conformes, etc.) qui supposent une administration municipale structur&eacute;e, informatis&eacute;e et comp&eacute;tente. L'article 11 exige que le chef de l'USFL soit un agent public contractuel de cat&eacute;gorie 8 minimum ou un fonctionnaire en d&eacute;tachement de cat&eacute;gorie B minimum, avec une exp&eacute;rience en fiscalit&eacute;. Or, une grande majorit&eacute; des 374 communes camerounaises dispose de ressources humaines limit&eacute;es et de syst&egrave;mes d'information rudimentaires.</p>
<p>La cr&eacute;ation d'une USFL dans chaque CTD suppose des investissements massifs dans les infrastructures informatiques, un recrutement massif de nouveaux profils, ou des d&eacute;tachements de fonctionnaires, trois options qui impliquent des co&ucirc;ts budg&eacute;taires que les communes, pr&eacute;cis&eacute;ment faute de ressources suffisantes, auront du mal &agrave; supporter. La cr&eacute;ation des Centres de Fiscalit&eacute; Locale et des Particuliers (CFLP) est &eacute;voqu&eacute;e comme solution d'avenir, mais la circulaire elle-m&ecirc;me reconna&icirc;t, dans ses dispositions transitoires, que ces centres ne sont pas encore d&eacute;ploy&eacute;s. Dans l'intervalle, le droit commun s'applique, c'est-&agrave;-dire l'administration centrale des imp&ocirc;ts.&nbsp;</p>
<p>La critique de la centralisation des recettes a toujours &eacute;t&eacute; la longueur du circuit de la collecte jusqu&rsquo;au transfert des ressources aux CTD. Le plus souvent, ces ressources retournent au niveau des CTD vers la fin d&rsquo;ann&eacute;e, paralysant le fonctionnement des mairies en d&eacute;but d&rsquo;ann&eacute;e. Pour r&eacute;soudre ce probl&egrave;me, l&rsquo;on pourrait maintenir au niveau des Centres divisionnaires des imp&ocirc;ts (CDI), les ressources de la fiscalit&eacute; locale. Ce serait en ce moment-l&agrave; un simple transfert du p&ocirc;le de d&eacute;tournement des deniers publics des maires vers les chefs de CDI. On ne serait donc pas sorti de l&rsquo;auberge et aucun probl&egrave;me de gouvernance n&rsquo;aurait &eacute;t&eacute; r&eacute;solu.</p>
<p><strong>Une d&eacute;centralisation de fa&ccedil;ade</strong></p>
<p>En dessaisissant les ordonnateurs locaux, en soumettant la cr&eacute;ation de l'USFL &agrave; l'approbation &eacute;tatique, en confiant l'essentiel des pouvoirs fiscaux aux CFLP de la DGI, le syst&egrave;me construit autour de la loi de 2024 consacre une d&eacute;centralisation de fa&ccedil;ade : les communes ont des structures, des attributions formelles, des obligations de reporting, mais pas de pouvoir r&eacute;el.</p>
<p>&Agrave; l'heure o&ugrave; le <strong>Cameroun</strong> ambitionne de parachever sa d&eacute;centralisation et o&ugrave; le SDF ambitionne d&rsquo;aller plus loin vers le f&eacute;d&eacute;ralisme, notamment &agrave; travers le transfert effectif des comp&eacute;tences et des ressources pr&eacute;vu par le Code G&eacute;n&eacute;ral des CTD de 2019, cet arr&ecirc;t&eacute; confirme que la trajectoire choisie par le gouvernement camerounais reste celle d'une d&eacute;centralisation administr&eacute;e par le sommet plut&ocirc;t qu'exerc&eacute;e par la base.</p>
<p>Pour les enjeux de d&eacute;veloppement local, notamment le financement des infrastructures, l&rsquo;am&eacute;lioration des services de base, la responsabilisation des &eacute;lus locaux devant leurs populations, cette trajectoire pr&eacute;sente des limites que ni la meilleure circulaire ni le meilleur arr&ecirc;t&eacute; organisationnel ne pourront surmonter tant que le transfert r&eacute;el des comp&eacute;tences n'aura pas &eacute;t&eacute; accompli. La constitutionnalit&eacute; de ces textes est donc engag&eacute;e et il est &agrave; esp&eacute;rer que le d&eacute;bat politique camerounais commencera &agrave; s&rsquo;int&eacute;resser aux sujets de fonds touchant les enjeux de d&eacute;veloppement du pays.</p>
<p><em>Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD &amp; HDR</em><br /><em>Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident National SDF</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Louis Marie Kakdeu</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-31 12:08:59</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Gouvernance : le Cameroun à la croisée des chemins :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93493/30:27/gouvernance-le-cameroun-a-la-croisee-des-chemins-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Réinstallé au pouvoir par un Conseil constitutionnel perçu comme
acquis à sa cause, après le  scrutin du 12 octobre 2025, fortement
contesté, Paul Biya, âgé de...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>R&eacute;install&eacute; au pouvoir par un Conseil constitutionnel per&ccedil;u comme acquis &agrave; sa cause, apr&egrave;s le&nbsp; scrutin du 12 octobre 2025, fortement contest&eacute;, Paul Biya, &acirc;g&eacute; de 93 ans et fort de 44 ann&eacute;es pass&eacute;es &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;&Eacute;tat, gouverne d&eacute;sormais dans l&rsquo;ombre des contradictions d&rsquo;un syst&egrave;me truff&eacute; de &laquo;&nbsp;monstres&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il a fa&ccedil;onn&eacute;s de ses soins. Pendant ce temps, les Camerounais sont confront&eacute;s &agrave; l&rsquo;une des situations sociopolitiques les plus pr&eacute;occupantes de leur histoire r&eacute;cente, dans une impasse qui semble sans issue.</p>
<p>Plus de sept mois se sont &eacute;coul&eacute;s depuis la r&eacute;&eacute;lection de Paul Biya pour un nouveau mandat de sept ans, portant &agrave; 44 ans sa long&eacute;vit&eacute; au sommet de l&rsquo;&Eacute;tat camerounais. L&rsquo;absence d&rsquo;un nouveau gouvernement et le maintien des m&ecirc;mes acteurs aux postes de responsabilit&eacute; alimentent les interrogations sur la gouvernance effective du pays. Une premi&egrave;re question s&rsquo;impose : quel est aujourd&rsquo;hui le r&ocirc;le des d&eacute;put&eacute;s, dont la mission premi&egrave;re consiste &agrave; d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts de leurs &eacute;lecteurs, alors que le ministre des Finances instaure une nouvelle taxe assimil&eacute;e &agrave; des droits de douane sur les t&eacute;l&eacute;phones, tablettes et autres &eacute;quipements &eacute;lectroniques ? Concr&egrave;tement, un t&eacute;l&eacute;phone envoy&eacute; &agrave; un proche et activ&eacute; sur un r&eacute;seau national sans acquittement pr&eacute;alable de ces frais pourrait &ecirc;tre automatiquement bloqu&eacute; apr&egrave;s un mois d&rsquo;utilisation.</p>
<p>D&rsquo;un point de vue strictement juridique, une telle mesure soul&egrave;ve de s&eacute;rieuses interrogations. Comment justifier un tel d&eacute;calage dans un pays o&ugrave; les membres du gouvernement figurent parmi les citoyens les plus fortun&eacute;s, alors m&ecirc;me que les grilles salariales de la fonction publique sont connues de tous ? Une autre question m&eacute;rite &eacute;galement d&rsquo;&ecirc;tre pos&eacute;e : la r&eacute;&eacute;lection du pr&eacute;sident Paul Biya traduit-elle r&eacute;ellement la volont&eacute; populaire ? Au regard de ces r&eacute;alit&eacute;s, les d&eacute;put&eacute;s concern&eacute;s pourront-ils encore pr&eacute;tendre b&eacute;n&eacute;ficier de la confiance de leurs &eacute;lecteurs ? Pour ma part, j&rsquo;en doute fortement.</p>
<p>Au cours des cinq derni&egrave;res ann&eacute;es, le <strong>Cameroun</strong> a consacr&eacute; plus de 20 milliards de francs CFA au seul secteur du football, selon une estimation prudente, pour des r&eacute;sultats qui demeurent largement discutables. Il est l&eacute;gitime de s&rsquo;interroger sur le nombre de centres de sant&eacute; ou d&rsquo;&eacute;tablissements scolaires qui auraient pu &ecirc;tre construits ou r&eacute;habilit&eacute;s au b&eacute;n&eacute;fice des populations avec seulement la moiti&eacute; de cette enveloppe.</p>
<p>Par ailleurs, plusieurs membres de l&rsquo;actuel gouvernement ainsi que certains parlementaires se retrouvent au c&oelig;ur de controverses aliment&eacute;es par les investigations de la Cour des comptes. Ces enqu&ecirc;tes ont r&eacute;v&eacute;l&eacute; d&rsquo;importantes irr&eacute;gularit&eacute;s dans l&rsquo;attribution des march&eacute;s publics et dans la gestion des ressources de l&rsquo;&Eacute;tat, notamment dans le cadre du scandale financier li&eacute; &agrave; l&rsquo;organisation de la Coupe d&rsquo;Afrique des nations, commun&eacute;ment appel&eacute; &laquo; Cangate &raquo;. Les conclusions disponibles indiquent que, sur les 51 march&eacute;s attribu&eacute;s pour la pr&eacute;paration de cette comp&eacute;tition, 41 l&rsquo;ont &eacute;t&eacute; par entente directe, sans recours &agrave; une proc&eacute;dure d&rsquo;appel d&rsquo;offres ouverte et concurrentielle.</p>
<p>Dans ce contexte, les autorit&eacute;s semblent contraintes de rechercher de nouvelles sources de recettes fiscales afin de renflouer les caisses de l&rsquo;&Eacute;tat et d&rsquo;assurer le financement de ses engagements. Reste &agrave; savoir si cette strat&eacute;gie peut constituer une r&eacute;ponse durable aux profondes failles de gouvernance qui continuent de fragiliser le pays.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Joël Constant Tchoegnia</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-30 10:14:55</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: L’ancien camarade de Jean Mbouendé qui l’accompagnait souvent au comité directeur à Kumba, Ngounou :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[C'est ainsi que le village Banka en particulier et le département
Bamileké en général vont enregistrer en 1959 un nombre
incommensurable de victimes dans les ra...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>C'est ainsi que le village Banka en particulier et le d&eacute;partement Bamilek&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral vont enregistrer en 1959 un nombre incommensurable de victimes dans les rangs de vrais nationalistes et ailleurs.</p>
<p><strong>Actions et mode op&eacute;ratoire&nbsp;</strong></p>
<p>Il fallait absolument commettre des exactions pour mettre sur le dos des vrais nationalistes dans l&rsquo;intention de diluer leur action en faveur de la souverainet&eacute; nationale.&nbsp;</p>
<p>Un fait pr&eacute;cis &agrave; Banka en 1959 pourrait illustrer cette campagne de sabotage.&nbsp;</p>
<p>Il faudrait au pr&eacute;alable se souvenir que le chef Banka &eacute;tait class&eacute; parmi ceux qui soutenaient le nationalisme en secret et n&rsquo;&eacute;tait pas le bien-aim&eacute; de l&rsquo;administration dans ce sens.</p>
<p><strong>Assassinat du cat&eacute;chiste Et massacre de New-Town en 1959</strong></p>
<p>Nitcheu Raphael, cat&eacute;chiste &agrave; la mission catholique de Banka &eacute;tait son demi-fr&egrave;re et &eacute;tait &eacute;galement &agrave; la solde du pouvoir colonial.&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est lui qui au lendemain des tristes &eacute;v&egrave;nements de mai 1955 avait initi&eacute; une s&eacute;ance du Komdji (soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;te) pour solliciter la condamnation coutumi&egrave;re de Jean Mbouend&eacute; au cours de laquelle le chef Tientcheu a fait usage de stratag&egrave;mes &agrave; travers &laquo; la calebasse du chef &raquo; pour faire &eacute;chec au complot et prier le Ciel d&rsquo;accorder long&eacute;vit&eacute; au nationaliste, d&eacute;fenseur des causes justes, en an&eacute;antissant ses bourreaux.&nbsp;</p>
<p>Dans cette foul&eacute;e du chaos cr&eacute;&eacute;e et entretenue par le pouvoir colonial, Nitcheu Rapha&euml;l est assassin&eacute; en septembre 1959. &nbsp;</p>
<p><strong>Le flou r&egrave;gne sur les commanditaires du meurtre.&nbsp;</strong></p>
<p>La gendarmerie descend sur les lieux pour ouvrir une enqu&ecirc;te. Les cartouches sont aper&ccedil;ues. Ses v&ecirc;tements sont fouill&eacute;s et d&eacute;pouill&eacute;s d&rsquo;argent par les enqu&ecirc;teurs.&nbsp;</p>
<p>Le chef Banka demande &agrave; s&eacute;curiser ce pactole et obtient une fin de non-recevoir de la part de l&rsquo;autorit&eacute; qui l&rsquo;emporte.&nbsp;</p>
<p>La d&eacute;pouille est conduite chez lui ensuite et enterr&eacute;e apr&egrave;s quelques jours.&nbsp;</p>
<p>Imm&eacute;diatement, le pouvoir colonial &laquo; sugg&egrave;re &raquo; au chef Banka, une mission militaire dans son village pour prot&eacute;ger les populations.&nbsp;</p>
<p>Redoutant un pi&egrave;ge visant &agrave; massacrer les populations, le souverain d&eacute;cline l&rsquo;offre et dit pouvoir plut&ocirc;t organiser ses populations en auto-d&eacute;fense.&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;administration &laquo; conc&egrave;de 19 mais pr&eacute;pare imm&eacute;diatement un gros coup. Il fait organiser une r&eacute;union sous le label de l&rsquo;UPC et demande que les militants viennent nuitamment &nbsp; munis chacun d&rsquo;une lampe allum&eacute;e sur la t&ecirc;te pour les distinguer des terroristes. &nbsp;L&rsquo;objectif &eacute;tant d&rsquo;identifier justement les vrais nationalistes pour les assassiner.</p>
<p>Ce qui est fait mais malheureusement cela a plut&ocirc;t permis de mieux les localiser pour savoir qu&rsquo;ils &eacute;taient de vrais nationalistes, et au lieu de les prot&eacute;ger, les militaires sont venus les zigouiller. C'&eacute;tait horrible. &nbsp;C&rsquo;est ce qui est appel&eacute; le massacre de New-Town, un quartier favorable au nationalisme. &nbsp;On d&eacute;nombre de centaines de morts.&nbsp;</p>
<p>De sa cachette, sous son baobab de K&eacute;kem, Jean Mbouend&eacute; a r&eacute;agi en faisant parvenir aux militants de la subdivision de Bafang une correspondance dat&eacute;e du 22 novembre 1959 les enjoignant d&rsquo;arr&ecirc;ter de se r&eacute;unir et de mettre fin &agrave; la perception des souscriptions, et leur demander de se prot&eacute;ger en trouvant refuge dans les champs jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;av&egrave;nement de l&rsquo;ind&eacute;pendance car &laquo; la panth&egrave;re s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;sormais rev&ecirc;tue de la peau d'agneau &raquo;. Cette panth&egrave;re &eacute;tant l&rsquo;UPC factice, instrumentalis&eacute;e par le pouvoir colonial.</p>
<p>Voil&agrave; pourquoi les villages ont &eacute;t&eacute; d&eacute;sert&eacute;s. Le but &eacute;tant d&rsquo;&eacute;viter un bain de sang car l&rsquo;objectif des revendications visait l&rsquo;ind&eacute;pendance et plus de dignit&eacute; et non le m&eacute;pris et la tuerie des hommes.&nbsp;</p>
<p>Cette circulaire, faite en sept exemplaires suivant les destinataires charg&eacute;s de les v&eacute;hiculer (Djitick Emile, Deumatcha Casimir, Ditchi Mb&eacute;pouleu, Youmbi Rapha&euml;l, Namaga Thomas, Wako Francois, Nguelou Joseph) signalait que Jean Mbouend&eacute; &eacute;crivait depuis &laquo; son vrai faux exil de Bondji Tombel &raquo; dans le Cameroun occidental. Que l&rsquo;histoire retienne la date : 22 novembre 1959.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;Une frange de l&rsquo;UPC fantoche (union des paysans du Cameroun) de Michel Njin&eacute; etait dirig&eacute;e &agrave; Bafang par Yeugong Bonaventure et jouait &agrave; merveille son r&ocirc;le de diversion.&nbsp;</p>
<p>&Agrave; c&ocirc;t&eacute;, d&rsquo;autres groupes dirig&eacute;s Par l&rsquo;ANLK de Singap Martin, nationaliste retourn&eacute;, qui contr&ocirc;lait la subdivision de Bafang, de Dschang et Momo Paul, un autre nationaliste retourn&eacute;, qui couvrait Bafoussam, Mbouda et Bangangt&eacute;. &nbsp;</p>
<p>Leurs &eacute;tats-majors &eacute;taient install&eacute;s respectivement &agrave; Fomop&eacute;a et &agrave; Tonga.&nbsp;</p>
<p>Leur repr&eacute;sentant local &eacute;tait Ngounou Etienne, organisateur d&eacute;partemental de la section Bamilek&eacute; de l&rsquo;ALNK, ancien homme de main de Jean Mbouend&eacute; et membre fondateur de l&rsquo;UPC ayant fait d&eacute;fection pour rejoindre la branche paramilitaire.</p>
<p>Les membres &eacute;taient recrut&eacute;s dans la population na&iuml;ve qui pensait &oelig;uvrer en faveur de la souverainet&eacute; nationale.&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;administration coloniale leur avait promis le pouvoir au cas o&ugrave; ils parvenaient &agrave; leur fin, &agrave; savoir d&eacute;truire le mouvement nationaliste authentique.</p>
<blockquote>
<p>Ils sont derri&egrave;re l&rsquo;assassinat du chef Banfeko, Datchoua Marcel, connu pour son penchant nationaliste.&nbsp;</p>
<p>Ils ont enlev&eacute; une de ses &eacute;pouses pour servir d&rsquo;app&acirc;t et quand il est all&eacute; la r&eacute;clamer, ils l&rsquo;ont abattu.&nbsp;</p>
<p>Ils se sont empar&eacute;s du chef Banka Tientcheu Michel, nationaliste connu et l&rsquo;ont conduit &agrave; Fondatie.&nbsp;</p>
</blockquote>
<p>Quand il a appris le ralliement de Jean Mbouend&eacute; en fin mai 1960, apr&egrave;s la proclamation de l&rsquo;ind&eacute;pendance, il a envoy&eacute; un de ses notables s&rsquo;assurer de l&rsquo;authenticit&eacute; de l&rsquo;information. &nbsp;</p>
<p>Celui-ci l&rsquo;a rencontr&eacute; et Jean Mbouend&eacute; lui a dress&eacute; un laisser-passer qui devait permettre au chef de revenir en s&eacute;curit&eacute; &agrave; la vie normale. &nbsp;</p>
<p>Sur le chemin de retour, ce notable manifestait la joie d&rsquo;avoir revu le nationaliste et brandissait en chantant le document re&ccedil;u en direction du souverain, ce groupe l&rsquo;a assassin&eacute; entre Bandja et Fondjomakwet et a conduit le chef Banka &agrave; Dschang o&ugrave; il ne sera lib&eacute;r&eacute; que quelques temps apr&egrave;s par les &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;arm&eacute;e camerounaise install&eacute;s &agrave; Bafang en remplacement des troupes fran&ccedil;aises &agrave; la demande de Jean Mbouend&eacute;.&nbsp;</p>
<p>Il n&rsquo;a eu assur&eacute;ment la vie sauve que parce qu&rsquo;il s&rsquo;&eacute;tait repli&eacute; en brousse sans &eacute;pouse. Il en aurait pris une avec lui que les membres de ces groupes l&rsquo;auraient assassin&eacute; pour s&rsquo;emparer d&rsquo;elle comme c&rsquo;&eacute;tait de coutume pour eux.&nbsp;</p>
<p>Toujours en 1959, ils ont enlev&eacute; une des &eacute;pouses de Jean Mbouend&eacute; Moukam dont on est sans nouvelle jusqu&rsquo;aujourd&rsquo;hui.&nbsp;</p>
<p>Il est important de signaler que l&rsquo;ancien camarade de Jean Mbouend&eacute; qui l&rsquo;accompagnait souvent au comit&eacute; directeur &agrave; Kumba, Ngounou &Eacute;tienne a fini par faire d&eacute;fection et a rejoint le groupe de Singap Martin en repr&eacute;sentant la subdivision de &nbsp; Bafang &nbsp;&agrave; l'&eacute;tat-major. &nbsp;</p>
<p>Ils l&rsquo;ont utilis&eacute; pour infiltrer le refuge de Jean Mbouend&eacute; &agrave; Kambo-K&eacute;kem dans le but de s&rsquo;assurer qu&rsquo;il y &eacute;tait encore pr&eacute;sent pour l&rsquo;assassiner puisque sa t&ecirc;te &eacute;tait mise &agrave; prix par l'administration coloniale.&nbsp;</p>
<p>La strat&eacute;gie utilis&eacute;e &eacute;tait cette lettre d&rsquo;invitation &agrave; l&rsquo;&eacute;tat-major en date du 10 f&eacute;vrier 1960 &eacute;crite par Ngounou Etienne dont le porteur &eacute;tait Fodjeu Simon. Ils voulaient s&rsquo;assurer que Jean Mbouend&eacute; &eacute;tait toujours dans ses plantations avant d&rsquo;organiser son assassinat tel que planifi&eacute;.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;Malheureusement ils sont tomb&eacute;s sur la dext&eacute;rit&eacute; et la finesse de Nitcheu Bernard, pr&eacute;sident du comit&eacute; de base de Baga-Banka, p&eacute;titionnaire &agrave; l&rsquo;Organisation des nations unies(Onu) en 1957, un des agents de liaison de Jean Mbouend&eacute;, qui a accus&eacute; r&eacute;ception de la correspondance et a dit au porteur qu&rsquo;il la transmettra dans la vraie fausse destination du nationaliste &agrave; Kumba.&nbsp;</p>
<p>Malgr&eacute; ce subterfuge, ils ont mis pr&egrave;s de deux semaines &agrave; lorgner coins et recoins du refuge de Jean Mbouend&eacute; sans l&rsquo;apercevoir et pourtant il &eacute;tait l&agrave; et les voyait.&nbsp;</p>
<p>Ce m&ecirc;me Ngounou s&rsquo;est rendu compte bien apr&egrave;s, notamment au lendemain du ralliement de Jean Mbouend&eacute; en Juin 1960, qu&rsquo;il &eacute;tait dans l&rsquo;&eacute;tau. &nbsp;</p>
<p>Il a envoy&eacute; son &eacute;pouse solliciter l&rsquo;aide de Jean Mbouend&eacute; pour rallier &eacute;galement. Il a indiqu&eacute; un lieu &agrave; proximit&eacute; d&rsquo;un cours d&rsquo;eau &agrave; Baboutcha-Nitcheu o&ugrave; Jean Mbouend&eacute; devait le retrouver pour l'op&eacute;ration de sauvetage.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;Jean Mbouend&eacute;, homme de paix et pas du tout rancunier, par prudence, lui a plut&ocirc;t recommand&eacute; de se r&eacute;fugier nuitamment dans une case au centre urbain de Bafang o&ugrave; il passerait le chercher.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;Il a opt&eacute; pour cette solution et Jean Mbouend&eacute; l&rsquo;a d&eacute;log&eacute; et l&rsquo;a pr&eacute;sent&eacute; aux nouvelles autorit&eacute;s o&ugrave; il a fait sa d&eacute;position et a &eacute;t&eacute; remis en libert&eacute;.&nbsp;</p>
<p>Il se confiera au nationaliste pour dire les secrets du retournement des leaders de l&rsquo;ALNK et leur plan machiav&eacute;lique.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Clément W. MBOUENDEU, Gardien de la Mémoire de Jean Mbouendé</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-30 04:46:44</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Créer une Chambre de Métiers comme levier de transition vers une économie formelle :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93491/30:27/cameroun-creer-une-chambre-de-metiers-comme-levier-de-transition-vers-une-economie-formelle-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Dans l'actualité, le gouvernement veut suspendre la connectivité de
700 000 paisibles citoyens qui étaient sans histoire au moment
d’acheter leurs téléphones, c...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans l'actualit&eacute;, le gouvernement veut suspendre la connectivit&eacute; de 700 000 paisibles citoyens qui &eacute;taient sans histoire au moment d&rsquo;acheter leurs t&eacute;l&eacute;phones, ce qui est invraisemblable. En effet, le gouvernement camerounais n&rsquo;arrive pas &agrave; profiter du potentiel fiscal que repr&eacute;sente le secteur informel, pr&egrave;s de 90 % de la population active et environ 60 % du PIB.&nbsp;</p>
<p>Le gouvernement s&rsquo;en prend mal : il choisit la r&eacute;pression ou la pression fiscale. Pourtant, si l'&Eacute;tat venait &agrave; cr&eacute;er une Chambre des M&eacute;tiers et de l'Artisanat (CMA) autonome, non noy&eacute;e dans la chambre du commerce actuelle (CCIMA), alors cette nouvelle institution deviendrait un levier strat&eacute;gique majeur pour int&eacute;grer des millions d'acteurs dans l'&eacute;conomie formelle. L&rsquo;INS &eacute;value &agrave; 3,5 millions le nombre d&rsquo;Unit&eacute;s de Production Informelle (UPI) susceptibles d&rsquo;&eacute;largir &agrave; l&rsquo;horizontal l&rsquo;assiette fiscal du pays. Mais, le gouvernement choisi de traquer et de matraquer le pauvre citoyen qui ne recherche qu&rsquo;une bouff&eacute;e d&rsquo;oxyg&egrave;ne ou un secteur de refuge. A ce jour, le Minist&egrave;re des Petites et Moyennes Entreprises, de l'&Eacute;conomie Sociale et de l'Artisanat (MINPMEESA) a initi&eacute; des comit&eacute;s de pilotage et des projets de d&eacute;crets pour la cr&eacute;ation d&rsquo;une Chambre Nationale des M&eacute;tiers de l'Artisanat (CNMA) d&eacute;di&eacute;e mais, toujours sans succ&egrave;s. Un lobby ultracapitaliste continue de maintenir l&rsquo;artisanat au sein de la chambre des industries, ce qui est comparable &agrave; l&rsquo;arrimage d&rsquo;un v&eacute;lo &agrave; un TGV.</p>
<p>La d&eacute;marche actuelle est suicidaire : elle prive l&rsquo;&Eacute;tat de recettes fiscales indispensables et maintient des millions de travailleurs dans la pr&eacute;carit&eacute; (absence de protection sociale, acc&egrave;s limit&eacute; au cr&eacute;dit). Il faut y rem&eacute;dier !</p>
<p>Les politiques actuelles de formalisation par la seule coercition ou la fiscalit&eacute; ont montr&eacute; leurs limites. Lutter contre l&rsquo;informel au Cameroun par la seule r&eacute;pression est une impasse &eacute;conomique et sociale. La cr&eacute;ation d&rsquo;une Chambre consulaire offre une alternative inclusive. En transformant l'adh&eacute;sion au secteur formel en un acte &eacute;conomiquement rentable pour l&rsquo;artisan, l'&Eacute;tat camerounais s&eacute;curise ses recettes futures tout en modernisant le tissu industriel &agrave; la base de son &eacute;conomie.</p>
<p><strong>Quel est le probl&egrave;me qui se pose ?</strong></p>
<p>Le secteur informel camerounais est domin&eacute; par l'artisanat de production, de services et de commerce de petite &eacute;chelle (m&eacute;caniciens, couturiers, menuisiers, ma&ccedil;ons, coiffeurs). Ces acteurs n&rsquo;ont pas leur place &agrave; la chambre des industries et font face &agrave; trois obstacles majeurs qui les maintiennent dans l'informel : (1) Le co&ucirc;t de la formalisation et l'absence de b&eacute;n&eacute;fices per&ccedil;us dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;enregistrement est per&ccedil;u comme une d&eacute;marche bureaucratique lourde qui n'apporte aucun avantage imm&eacute;diat, (2) L'exclusion financi&egrave;re dans la mesure o&ugrave; sans existence juridique ou comptable, les artisans n'ont pas acc&egrave;s aux cr&eacute;dits bancaires classiques pour moderniser leurs outils de production et (3) le d&eacute;ficit de comp&eacute;tences et de normes qui s&rsquo;explique par le fait que l'apprentissage se fait sur le tas, sans certification officielle, ce qui limite la qualit&eacute; des produits et exclut les artisans des march&eacute;s publics ou de la sous-traitance industrielle. En l&rsquo;&eacute;tat, l&rsquo;existence d&rsquo;un minist&egrave;re de la formation professionnelle est inop&eacute;rante sans existence d&rsquo;une chambre des m&eacute;tiers n&eacute;cessaire &agrave; la structuration et &agrave; l&rsquo;int&eacute;gration des personnes form&eacute;es.</p>
<p><strong>Quel est le r&ocirc;le strat&eacute;gique de la Chambre de M&eacute;tiers?</strong></p>
<p>Une Chambre de M&eacute;tiers et de l'Artisanat (CMA) n'est pas une simple administration, c'est un organisme public g&eacute;r&eacute; par des professionnels. Son but est de repr&eacute;senter, d&eacute;fendre et promouvoir les int&eacute;r&ecirc;ts des artisans. Pour lutter contre l'informel, elle doit agir comme un guichet unique d'incitation. Contrairement aux centres des imp&ocirc;ts per&ccedil;us comme r&eacute;pressifs, la Chambre de M&eacute;tiers est une institution de proximit&eacute;, per&ccedil;ue comme un partenaire de d&eacute;veloppement. Elle offre un statut valorisant : celui d'Artisan Professionnel Enregistr&eacute;.</p>
<p>Pour attirer le secteur informel, la Chambre de M&eacute;tiers doit d&eacute;ployer une strat&eacute;gie bas&eacute;e sur quatre piliers attractifs : (1) Ne peuvent avoir le passeport professionnel d&rsquo;exercer librement le m&eacute;tier que les professionnels dont le nom figure dans le Registre des M&eacute;tiers. L&rsquo;inscription doit g&eacute;n&eacute;rer une carte professionnelle (num&eacute;rique) qui donne droit aux avantages des autres piliers. (2) L'acc&egrave;s pr&eacute;f&eacute;rentiel &agrave; la commande publique. Promouvoir le &laquo; Made in Cameroon &raquo; en r&eacute;servant des quotas dans les march&eacute;s publics. (3) Cr&eacute;er un syst&egrave;me de Validation des Acquis de l'Exp&eacute;rience (VAE) et de Certificats de Qualification aux M&eacute;tiers (CQM). (4) Faire le couplage avec la protection sociale et le micro-cr&eacute;dit. L'inscription &agrave; la CMA doit ouvrir automatiquement le droit &agrave; l'assurance volontaire de la CNPS (retraite, couverture sant&eacute;) et servir de caution morale pour l'obtention de micro-cr&eacute;dits d'&eacute;quipement. La cl&eacute; du succ&egrave;s r&eacute;side dans la mise en place d&rsquo;une fiscalit&eacute; de transition. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une esp&egrave;ce &laquo; d&rsquo;Imp&ocirc;t Unique de l'Artisan &raquo;, tr&egrave;s faible au d&eacute;but, permettant d'habituer l'artisan &agrave; sa contribution citoyenne sans l'asphyxier (&eacute;largissement de l&rsquo;assiette fiscale &agrave; l&rsquo;horizontal : petit imp&ocirc;t, grand nombre de contribuables).</p>
<p><strong>Labellisation &laquo; Made in Cameroon &raquo;</strong></p>
<p>La chambre des m&eacute;tiers est levier qui permettra de structurer des labels de qualit&eacute; par secteur au Cameroun en vue de permettre aux artisans formels de vendre plus cher et d'exporter leurs produits vers des march&eacute;s r&eacute;gionaux. En l&rsquo;&eacute;tat, il est impossible pour l'&Eacute;tat de dialoguer avec 3,5 millions d&rsquo;UPI isol&eacute;es. La Chambre des M&eacute;tiers servirait de relais pour le respect des itin&eacute;raires techniques de production et des cahiers de charges ; elle organiserait le secteur en incitant les artisans d'un m&ecirc;me quartier &agrave; se regrouper pour la mutualisation des ressources. Elle permettrait &agrave; ces groupes d'acheter des mati&egrave;res premi&egrave;res en gros (bois, ciment, tissus), de partager des machines co&ucirc;teuses et d'occuper des espaces d&eacute;di&eacute;s, comme les Villages Artisanaux d&eacute;velopp&eacute;s par le MINPMEESA. La CMA permettrait surtout de cartographier pr&eacute;cis&eacute;ment le tissu &eacute;conomique car, en d&eacute;livrant une Carte Professionnelle d&rsquo;Artisan, l'&Eacute;tat disposerait enfin de statistiques r&eacute;elles sur les m&eacute;tiers ; l&rsquo;Etat pourrait ainsi mieux adapter ses politiques d'aide, de subvention et de formation professionnelle. Le Cameroun sortirait ainsi de la navigation &agrave; vue en mati&egrave;re de politique &eacute;conomique.</p>
<p>Je ne suis pas pessimiste pour mon pays et pour mon continent. Je suis en politique parce que je pense que des solutions alternatives existent. Il ne manque que la volont&eacute; politique. D&egrave;s que l&rsquo;opportunit&eacute; s&rsquo;offrira, le Cameroun d&eacute;collera. Et ce, dans sa diversit&eacute; et avec tous ses enfants.</p>
<p><em>Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD &amp; HDR</em><br /><em>Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident National SDF</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Louis Marie Kakdeu</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-30 03:32:01</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Origine du terrorisme pré-indépendance en pays Bamiléké :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93487/30:27/cameroun-origine-du-terrorisme-pre-independance-en-pays-bamileke-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Après sa randonnée au CAMEROUN OCCIDENTAL, Jean Mbouendé retrouve
son maquis de Kambo-Kekem en mars 1956. C’est l’ultime voyage.

Il faut se souvenir que L'UNIO...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s sa randonn&eacute;e au <strong>Cameroun</strong> <strong>Occidental</strong>, Jean Mbouend&eacute; retrouve son maquis de Kambo-Kekem en mars 1956. C&rsquo;est l&rsquo;ultime voyage.</p>
<p>Il faut se souvenir que L'<strong>Union des Populations du Cameroun</strong> (UPC) avait &eacute;t&eacute; interdite par un d&eacute;cret de l'administration fran&ccedil;aise le 13 juillet 1955, mais ses activit&eacute;s l&eacute;gales continueront sous le label du BNKCPA (Bureau National Kamerounais du Congr&egrave;s des Peuples Africains), dirig&eacute; au Cameroun par Tchoumba Ngouankeu Isaac.</p>
<p>Il faut &eacute;galement rappeler que sous maquis, <strong>Jean Mbouend&eacute; </strong>disposait d&rsquo;un secr&eacute;tariat dont le responsable s'appelait Mo&iuml;se Moya, fonctionnaire &agrave; Bafang et qui venait clandestinement rencontrer le nationaliste dans son refuge en vue de consigner les r&eacute;solutions des r&eacute;unions, compiler les p&eacute;titions pour le comit&eacute; directeur et pour la post&eacute;rit&eacute;. &nbsp;</p>
<p>L'administration coloniale apr&egrave;s avoir "musel&eacute;" l'UPC, va donc tenter de la discr&eacute;diter.&nbsp;</p>
<p>Elle va alors utiliser les anciennes figures de l&rsquo;UPC pour cr&eacute;er le parti des paysans ind&eacute;pendants en 1956 en vue de sa participation aux &eacute;lections l&eacute;gislatives du 23 d&eacute;cembre 1956.</p>
<p>Il s&rsquo;agit de &nbsp;Djoumessi Mathias, le fondateur, qui rallie l&rsquo;UPC avec son association le Kumzse en 1949 et devient son premier pr&eacute;sident au congr&egrave;s du mouvement nationaliste &agrave; &nbsp;Dschang en avril 1950 avant de retourner aussit&ocirc;t sa veste en octobre 1950 sous la pression du pouvoir colonial.</p>
<p>Njin&eacute; Michel, pro-upeciste qui a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; du soutien de Jean Mbouend&eacute; aux &eacute;lections de l&rsquo;assembl&eacute;e territoriale du Cameroun(Atcam) du 30 mars 1952 dans la subdivision de Bafang alors que les listes de l&rsquo;UPC &eacute;taient bannies dans tous les bastions du mouvement.</p>
<p>L&rsquo;UPC &eacute;tant constitu&eacute;e en majorit&eacute; des paysans, le pouvoir colonial va refuser de mettre fin &agrave; l&rsquo;interdiction de l&rsquo;UPC originelle pour essayer de faire croire &agrave; l&rsquo;opinion que le parti des paysans ind&eacute;pendants est le mouvement nationaliste.</p>
<p>Il va ainsi pi&eacute;ger l&rsquo;UPC en refusant qu&rsquo;elle participe aux &eacute;lections l&eacute;gislatives en tant que parti politique, et en acceptant les candidatures ind&eacute;pendantes.</p>
<p>Les dirigeants upecistes et plus pr&eacute;cis&eacute;ment ceux de l&rsquo;aile dure, vont d&eacute;cider plut&ocirc;t de boycotter ce scrutin. Le comit&eacute; directeur tenu &agrave; Kumba du 30 novembre au 02 d&eacute;cembre 1956 (en l&rsquo;absence de Jean Mbouend&eacute;, encercl&eacute; dans ses plantations de K&eacute;kem et de Ruben Um Nyob&eacute;, retranch&eacute; dans son maquis de la Sanaga Maritime et qui pr&ocirc;naient une participation aux &eacute;lections) va ent&eacute;riner cette d&eacute;cision qui va balancer le mouvement dans une phase insurrectionnelle telle que le pouvoir colonial avait pr&eacute;vu.&nbsp;</p>
<p>Le CNO (Comit&eacute; national d&rsquo;organisation) voit ainsi le jour le 18 d&eacute;cembre 1956 et l&rsquo;objectif premier est de boycotter le scrutin du 23 d&eacute;cembre 1956 en zone Bassa et Douala</p>
<p>Singap Martin re&ccedil;oit l&rsquo;onction de cr&eacute;er un mouvement similaire en pays bamil&eacute;k&eacute;, au comit&eacute; directeur de Kumba.</p>
<p>Ainsi voient le jour les disparit&eacute;s au sein de l&rsquo;UPC avec le courant radical, constitu&eacute; de Moumi&eacute;, Ouandi&eacute;, Kingu&eacute; et autres, et le courant mod&eacute;r&eacute; comprenant Um Nyob&eacute;, Jean Mbouend&eacute;, Tchoumba Ngouankeu et autres qui privil&eacute;gient la lutte politique &agrave; la lutte insurrectionnelle.</p>
<p>Le pouvoir colonial organise donc les &eacute;lections l&eacute;gislatives sans l&rsquo;UPC. Le parti des paysans ind&eacute;pendants qui y prend effectivement part, obtient 09 si&egrave;ges et forment ainsi un groupe parlementaire en f&eacute;vrier 1957 dont les membres sont :&nbsp;</p>
<p>Djoumessi Mathias, Kemajou Daniel, Njin&eacute; Michel, Djuatio Etienne, Emac Imatha, Kamga Joseph, Ngayewang, Wanko Samuel et Lagarde, parlementaire d&rsquo;origine fran&ccedil;aise.&nbsp;</p>
<p>Le pouvoir colonial vient ainsi de faire la r&eacute;partition du nationalisme :</p>
<p>1/ les vrais nationalistes constitu&eacute;s de l&rsquo;aile dure et de l&rsquo;aile mod&eacute;r&eacute;e de l&rsquo;UPC (Union des Populations du Cameroun)</p>
<p>2/ les nationalistes institutionnels, vrais faux nationalistes cr&eacute;&eacute;s par le pouvoir colonial pour semer la confusion en perp&eacute;trant des exactions pour mettre sur le dos de la vraie UPC en vue de la diaboliser.</p>
<p>3/ Des groupes opportunistes et insurrectionnels vont aussi voir le jour &agrave; travers les bandits, en pillage et r&egrave;glements de compte n&eacute;s des anciennes rancunes.</p>
<p>Les membres du parti des paysans ind&eacute;pendants descendent donc sur le terrain en pays bamil&eacute;k&eacute; d&egrave;s l&rsquo;aube de 1957 et se pr&eacute;sentent comme l&rsquo;union des paysans du Cameroun(UPC). Ils ont donc repris les sigles de l&rsquo;UPC, la vraie ((Union des populations du Cameroun) pour faire diversion et surtout pour traquer et assassiner les membres de l&rsquo;UPC authentique.&nbsp;</p>
<p>Ce sont donc ceux-l&agrave; qui commencent avec le terrorisme et l&rsquo;aile dure de l&rsquo;UPC riposte.</p>
<p>&nbsp;En 1957, Singap Martin met sur pied le Sndk(Sinistre National de la D&eacute;fense du Kamerun) avec ses lieutenants comme Simo Pierre et Momo Paul, &nbsp;suivant les recommandations du comit&eacute; directeur de novembre et d&eacute;cembre 1956. Ils r&eacute;pondent &agrave; la violence par la violence, ce qui fait le bonheur du pouvoir colonial. La lutte devient alors incontr&ocirc;lable.&nbsp;</p>
<p>Les scissions apparaissent au sein du SNDK d&egrave;s 1958 apr&egrave;s l&rsquo;assassinat de Pierre Simo. Momo Paul veut se mettre sur orbite, avec l&rsquo;appui du pouvoir colonial pour affaiblir cette faction de l&rsquo;UPC.</p>
<p><strong>1959, la violence entre dans sa vitesse de croisi&egrave;re&nbsp;</strong></p>
<p>Momo Paul devient un &eacute;lectron libre d&egrave;s 1959 en s&rsquo;opposant au leadership de Singap Martin.</p>
<p>Um Nyob&eacute; est assassin&eacute; le 13 septembre 1958 et l&rsquo;aile dure de l&rsquo;UPC prend d&eacute;finitivement le pouvoir.</p>
<p>Le comit&eacute; directeur install&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger veut r&eacute;organiser la lutte insurrectionnelle et cr&eacute;e en mai 1959 l&rsquo;ALNK (Arm&eacute;e de lib&eacute;ration nationale du Kamerun) qui f&eacute;d&egrave;re le CNO et le SNDK. La Direction est confi&eacute;e &agrave; &nbsp;Singap Martin.</p>
<p>Le pouvoir colonial prend cela au s&eacute;rieux et infiltre rapidement le nouveau mouvement en promettant &agrave; ses leaders Singap et Momo de leur remettre le pouvoir &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance.</p>
<p>Le pacte est scell&eacute; et ils n&rsquo;ob&eacute;issent plus aux directives du comit&eacute; directeur, mais se joignent plut&ocirc;t aux troupes de l&rsquo;Union des paysans du Cameroun, l&rsquo;UPC factice, d&eacute;sagr&eacute;g&eacute;e aussi depuis cette ann&eacute;e, pour semer la terreur en pays Bamil&eacute;k&eacute; dans l&rsquo;optique d&rsquo;accuser la vraie UPC.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte que l&rsquo;ind&eacute;pendance du Cameroun fran&ccedil;ais intervient le 01er Janvier 1960.</p>
<blockquote>
<p>Le pacte colonial avec les d&eacute;sormais ren&eacute;gats (Singap et Momo) n&rsquo;est pas respect&eacute;.&nbsp;</p>
<p>Ils s&rsquo;affolent et deviennent plus agressifs. Le pouvoir colonial assassine Momo Paul en novembre 1960.</p>
<p>Le m&ecirc;me mois marque l&rsquo;empoisonnement de Felix Roland Moumi&eacute; &agrave; Gen&egrave;ve en Suisse.</p>
</blockquote>
<p>Le comit&eacute; directeur est d&eacute;sormais enti&egrave;rement entre les mains d&rsquo;Ernest Ouandi&eacute;. Le d&eacute;saccord entre Singap Martin et Ouandi&eacute; qui reposait sur le contr&ocirc;le, l&rsquo;indiscipline et la recherche de l&rsquo;ind&eacute;pendance de l&rsquo;alnk par rapport au comit&eacute; directeur, va amener Ouandi&eacute; &agrave; rentrer clandestinement au Cameroun en juillet 1961 pour r&eacute;organiser la lutte d&eacute;sorganis&eacute;e par l&rsquo;opportunisme et qu&rsquo;on a &eacute;loign&eacute;e du but initial qui n&rsquo;&eacute;tait pas &nbsp; d&rsquo;assassiner, ni de piller.</p>
<p>Singap sera &agrave; son tour assassin&eacute; par son nouveau ma&icirc;tre colonial en septembre 1961 et Ouandi&eacute; va r&eacute;organiser la lutte autour de Mallam D&eacute;fense David (David Kana), malheureusement les divisions instrumentalis&eacute;es par le pouvoir colonial &eacute;taient profondes et rien n&rsquo;&eacute;tait plus ma&icirc;trisable.&nbsp;</p>
<p>Il faut toujours se souvenir que Jean Mbouend&eacute; n&rsquo;a appartenu &agrave; aucune de ces organisations paramilitaires.</p>
<p><strong>Cas pratiques</strong></p>
<p>Le pouvoir colonial a cr&eacute;&eacute; des organisations fantoches et entretenu celles qui existaient d&eacute;j&agrave; avec pour mission de perp&eacute;trer des crimes, de voler et de violer pour mettre sur le dos de l&rsquo;UPC authentique. &nbsp;&nbsp;</p>
<p>Des opportunistes vont aussi s'y joindre pour s'enrichir sous le pr&eacute;texte de revendication de la souverainet&eacute; nationale.&nbsp;</p>
<p>En plus des nationalistes institutionnels, on le bloc Bamilek&eacute;, vieille organisation regroupant la majorit&eacute; des chefs traditionnels Bamilek&eacute; et dirig&eacute; par le chef Bandjoun Kamga Joseph. On a aussi le groupe de &nbsp;Singap Martin et Momo Paul, nationalistes retourn&eacute;s, le mouvement de Jeunesse conduit &agrave; Bafang par Tchani Lucas, Famadeu Abel et Tchouamou Thomas. &nbsp;</p>
<p>Les vrais faux nationalistes ayant repris les sigles de l&rsquo;UPC (Union des paysans du Cameroun) pour faire diversion, plusieurs personnes na&iuml;ves vont y adh&eacute;rer croyant pouvoir servir le nationalisme.</p>
<p>En fait le dessein cach&eacute; &eacute;tait la traque aux vrais nationalistes en vue de les assassiner ou &agrave; les retourner.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Clément W. MBOUENDEU, Gardien de la Mémoire</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-30 02:09:51</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Affaire Joyce Nawal: Éclairage technique sur l'horodatage des vidéosurveillances :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93489/30:27/cameroun-affaire-joyce-nawal-eclairage-technique-sur-lhorodatage-des-videosurveillances-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Je condamne avec la plus grande fermeté l'acte ignoble subi par la
petite Joyce Nawal . En tant que parent, je suis profondément meurtri
et j'apporte mon soutie...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Je condamne avec la plus grande fermet&eacute; l'acte ignoble subi par la petite Joyce Nawal . En tant que parent, je suis profond&eacute;ment meurtri et j'apporte mon soutien le plus sinc&egrave;re et le plus &eacute;mu &agrave; cet enfant ainsi qu'&agrave; sa famille durement &eacute;prouv&eacute;e .</p>
<p>La protection des enfants est sacr&eacute;e, et plus jamais un tel drame ne doit se reproduire. Justice doit &ecirc;tre rendue, sans complaisance.</p>
<p>Pour que triomphe cette justice, l'examen des preuves doit se faire avec une rigueur absolue. Dans ce contexte, les images issues des cam&eacute;ras de vid&eacute;osurveillance de l&rsquo;&eacute;tablissement &laquo; La Gloire Olympique &raquo; sont au c&oelig;ur des d&eacute;bats, notamment en raison d'un d&eacute;calage constat&eacute; entre les dates et heures affich&eacute;es &agrave; l'&eacute;cran et la r&eacute;alit&eacute; des faits.<br />Il est important d'apporter un &eacute;clairage purement factuel et technologique sur ce point pr&eacute;cis, afin de comprendre pourquoi cette anomalie est fr&eacute;quente et comment elle est analys&eacute;e, sans pour autant prendre parti.</p>
<p><strong>Les r&eacute;alit&eacute;s techniques de l'horodatage en vid&eacute;osurveillance&nbsp;</strong></p>
<p>En s&eacute;curit&eacute; &eacute;lectronique, une discordance temporelle sur un enregistrement est un ph&eacute;nom&egrave;ne classique qui ne signifie pas n&eacute;cessairement que l'image a &eacute;t&eacute; manipul&eacute;e. Plusieurs facteurs techniques r&eacute;currents l'expliquent :<br />Les instabilit&eacute;s &eacute;lectriques : Une coupure de courant prolong&eacute;e ou une pile interne d&eacute;charg&eacute;e r&eacute;initialisent fr&eacute;quemment l'horloge des enregistreurs (DVR/NVR) &agrave; leur date de fabrication.</p>
<p>Le manque de synchronisation (NTP) : Un syst&egrave;me fonctionnant en circuit ferm&eacute;, sans connexion internet pour ajuster l'heure automatiquement, d&eacute;rive in&eacute;vitablement avec le temps.<br />Une erreur de configuration : Si le fuseau horaire d'origine du constructeur n'a pas &eacute;t&eacute; modifi&eacute; lors de l'installation, un d&eacute;calage permanent s'affiche &agrave; l'&eacute;cran.</p>
<p><strong>La concordance contextuelle comme preuve&nbsp;</strong></p>
<p>Pour les experts et les enqu&ecirc;teurs, la v&eacute;rit&eacute; d'une vid&eacute;o ne s'arr&ecirc;te pas au texte incrust&eacute; par la machine. Elle se d&eacute;termine par la coh&eacute;rence de l'environnement : la lumi&egrave;re du jour, l'encha&icirc;nement logique et chronologique des actions des personnes film&eacute;es, et la corr&eacute;lation avec des &eacute;v&eacute;nements externes v&eacute;rifiables (comme le moment exact des interactions ou des diffusions en direct sur les r&eacute;seaux sociaux).</p>
<p>Ce sont ces &eacute;l&eacute;ments physiques et visuels qui permettent de reconstituer la chronologie r&eacute;elle des &eacute;v&eacute;nements (la r&eacute;cup&eacute;ration de l'enfant, son retour et les mouvements constat&eacute;s le lendemain matin).</p>
<p><strong>Place &agrave; la manifestation de la v&eacute;rit&eacute;</strong>&nbsp;</p>
<p>Cette mise au point n'a pas pour but de d&eacute;fendre une institution, mais de s'en remettre &agrave; l'analyse scientifique et rigoureuse des faits. L'&eacute;motion l&eacute;gitime et la clameur virtuelle doivent maintenant s'effacer devant le travail de la justice pour que toute la lumi&egrave;re soit faite.</p>
<p><strong>Justice pour Joyce Nawal .</strong></p>
<p>&nbsp;Pas de piti&eacute; pour les coupables.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;Plus jamais &ccedil;a.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Joseph MBENG BOUM</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-29 15:32:28</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CHRONOLOGIE SOCIOLOGIQUE DE LA MOBILISATION TIKTOK autour d'un viol sur mineur au Cameroun :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93488/30:27/chronologie-sociologique-de-la-mobilisation-tiktok-autour-dun-viol-sur-mineur-au-cameroun-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Entre le 27 mai 2026 à 16h et le 28 mai 2026 à 22h, le Cameroun a
traversé l’une des plus vastes mobilisations numériques de son
histoire récente : 24 775 lives...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Entre le 27 mai 2026 &agrave; 16h et le 28 mai 2026 &agrave; 22h, le Cameroun a travers&eacute; l&rsquo;une des plus vastes mobilisations num&eacute;riques de son histoire r&eacute;cente : 24 775 lives TikTok consacr&eacute;s au viol d&rsquo;une enfant de moins de trois ans.<br />Ce raz-de-mar&eacute;e &eacute;motionnel, port&eacute; &agrave; 76 % par la diaspora, a suivi la logique des grandes &laquo; temp&ecirc;tes num&eacute;riques &raquo; d&eacute;crites par Castells, Tufekci, Cardon, Becker, Butler et Boyd : un fait atroce devient un probl&egrave;me public, puis un &eacute;v&eacute;nement national, enfin un cri diasporique.</p>
<p>Les communaut&eacute;s identitaires et panafricaines &mdash; La Radicale Beti, Tchapaleu, Ubuntu, SK Empire &mdash; ont structur&eacute;, amplifi&eacute; et ritualis&eacute; cette indignation collective.</p>
<p><strong>1. 27 mai 2026 &mdash; 16h&ndash;18h : Le choc initial, la premi&egrave;re onde</strong></p>
<p>Le drame surgit dans l&rsquo;espace num&eacute;rique comme une d&eacute;flagration. Les premi&egrave;res vid&eacute;os circulent, encore tremblantes, encore proches du sol o&ugrave; l&rsquo;innocence a &eacute;t&eacute; bris&eacute;e.<br />Les lives naissent en Afrique (13 %), dans la proximit&eacute; br&ucirc;lante du r&eacute;el. Selon Howard Becker, c&rsquo;est l&rsquo;instant o&ugrave; un fait atroce cesse d&rsquo;&ecirc;tre priv&eacute; : il devient probl&egrave;me public.<br />Les communaut&eacute;s identitaires &mdash; notamment La Radicale Beti &mdash; s&rsquo;emparent du cri, le portent, le nomment, l&rsquo;exigent.</p>
<p><strong>2. 27 mai &mdash; 18h&ndash;22h : La diaspora entre en sc&egrave;ne</strong></p>
<p>L&rsquo;&eacute;motion franchit les fronti&egrave;res.<br />L&rsquo;Europe (37 %) et l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord (39 %) prennent le relais, comme si la distance g&eacute;ographique avait aiguis&eacute; la sensibilit&eacute; morale.<br />Tchapaleu et SK Empire d&eacute;clenchent des lives simultan&eacute;s, multipliant les angles, les r&eacute;cits, les appels.<br />Selon Manuel Castells, nous entrons dans la phase des r&eacute;seaux auto-amplifi&eacute;s, o&ugrave; l&rsquo;&eacute;motion devient moteur, carburant, architecture.<br />Les 18&ndash;30 ans dominent : indignation brute, souffle court, viralit&eacute; imm&eacute;diate.</p>
<p><strong>3. Nuit du 27 au 28 mai &mdash; 22h&ndash;02h : L&rsquo;explosion virale</strong></p>
<p>La nuit porte la col&egrave;re comme un incendie. Les lives se multiplient, se r&eacute;pondent, s&rsquo;embrasent. Ubuntu donne au drame une dimension morale, continentale, presque liturgique.<br />Selon Zeynep Tufekci, les r&eacute;seaux deviennent alors &laquo; m&eacute;gaphones &eacute;motionnels &raquo; : ils ne transmettent plus, ils amplifient.<br />Les premiers r&eacute;cits concurrents apparaissent, les premi&egrave;res fractures aussi.</p>
<p><strong>4. 28 mai &mdash; 02h&ndash;08h : L&rsquo;heure des r&eacute;cits structur&eacute;s</strong></p>
<p>Les 30&ndash;45 ans prennent la parole. Ils analysent, contextualisent, t&eacute;moignent.<br />Les lives s&rsquo;allongent, se densifient, deviennent des espaces de r&eacute;flexion.<br />Selon Dominique Cardon, c&rsquo;est la phase des cadrages interpr&eacute;tatifs : la soci&eacute;t&eacute; cherche &agrave; comprendre ce qu&rsquo;elle voit.<br />La diaspora africaine -europ&eacute;enne &nbsp;et nord-am&eacute;ricaine domine d&eacute;sormais la production de contenus.</p>
<p><strong>5. 28 mai &mdash; 08h&ndash;14h : L&rsquo;entr&eacute;e des 45&ndash;67 ans</strong></p>
<p>Fait rare sur TikTok : les g&eacute;n&eacute;rations plus &acirc;g&eacute;es entrent massivement dans l&rsquo;ar&egrave;ne num&eacute;rique. Leur pr&eacute;sence donne au mouvement une l&eacute;gitimit&eacute; morale, une profondeur, une gravit&eacute;.<br />Selon Judith Butler, la douleur devient alors publique, performative, collective.<br />Les communaut&eacute;s identitaires renforcent la dimension civilisationnelle : prot&eacute;ger l&rsquo;enfant devient prot&eacute;ger le monde.</p>
<p><strong>6. 28 mai &mdash; 14h&ndash;18h : Stabilisation et polarisation</strong></p>
<p>Les r&eacute;cits se cristallisent : indignation identitaire (La Radicale Beti)satire mobilisatrice (Tchapaleu)discours moral panafricain (Ubuntu)amplification spectaculaire (SK Empire)Selon Danah Boyd, les r&eacute;seaux deviennent des ar&egrave;nes publiques : on y d&eacute;bat, on s&rsquo;y affronte, on s&rsquo;y reconna&icirc;t.</p>
<p><strong>7. 28 mai &mdash; 18h&ndash;22h : L&rsquo;institutionnalisation num&eacute;rique</strong></p>
<p>Le seuil des 24 775 lives est atteint. Les communaut&eacute;s se coordonnent, interpellent, exigent.<br />Selon Castells, c&rsquo;est la phase o&ugrave; la mobilisation num&eacute;rique devient force sociale, capable d&rsquo;infl&eacute;chir l&rsquo;agenda public.<br />Le drame n&rsquo;est plus un fait divers : il devient &eacute;v&eacute;nement national et diasporique.</p>
<p><strong>LECTURE TRANSVERSALE : CE QUE R&Eacute;V&Egrave;LE CETTE CHRONOLOGIE</strong></p>
<p>A. Une diaspora en premi&egrave;re ligne76 % des lives viennent de l&rsquo;ext&eacute;rieur.<br />La diaspora devient porte-voix, tribunal moral, acteur politique.B. Une mobilisation interg&eacute;n&eacute;rationnelle&nbsp;</p>
<p>De 18 &agrave; 67 ans : les jeunes d&eacute;clenchent, les adultes structurent, les a&icirc;n&eacute;s l&eacute;gitiment.C. Une fragmentation f&eacute;conde des r&eacute;cits<br />Chaque communaut&eacute; propose son cadre, mais toutes convergent vers une exigence :<br />justice pour l&rsquo;enfant.</p>
<p>D. Une crise de confiance envers les institutionsL&rsquo;espace public num&eacute;rique suppl&eacute;e l&rsquo;espace public institutionnel.<br />TikTok devient le lieu o&ugrave; la soci&eacute;t&eacute; camerounaise exprime sa douleur, sa col&egrave;re, sa demande de justice.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Cette chronologie n&rsquo;est pas seulement celle d&rsquo;une mobilisation num&eacute;rique.<br />C&rsquo;est celle d&rsquo;un peuple qui refuse l&rsquo;indiff&eacute;rence. C&rsquo;est celle d&rsquo;une diaspora qui refuse l&rsquo;exil moral. C&rsquo;est celle d&rsquo;une humanit&eacute; qui refuse que l&rsquo;innocence soit profan&eacute;e dans le silence.</p>
<p><em>NB. Merci au groupe de 20 &eacute;tudiants qui m'a sugg&eacute;r&eacute; cette observation. J'en ai tir&eacute; quelque chose.</em><br /><em>Vincent Sosth&egrave;ne FOUDA</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Vincent Sosthène FOUDA</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-29 14:20:03</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Texticules de Hugues SEUMO: Boire comme un Polonais :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93480/30:27/cameroun-texticules-de-hugues-seumo-boire-comme-un-polonais-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[La bière est la première boisson alcoolisée consommée au Cameroun.
Qui dit mieux ? Qu'elle soit fabriquée traditionnellement ou
industriellement, la bière est a...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La bi&egrave;re est la premi&egrave;re boisson alcoolis&eacute;e consomm&eacute;e au Cameroun. Qui dit mieux ? Qu'elle soit fabriqu&eacute;e traditionnellement ou industriellement, la bi&egrave;re est au c&oelig;ur de la vie sociale. Voyage c&oelig;ur de la capitale &eacute;conomique du Cameroun...dans un verre&hellip;</p>
<p>Nous voici dans un pays o&ugrave; m&ecirc;me apr&egrave;s une coupure d'eau pendant des semaines, les populations ne se plaignent pas. Mais, essayez d'interdire la vente de la bi&egrave;re, juste pour un seul jour, c&rsquo;est s&ucirc;r que le peuple descendra dans la rue.</p>
<p>A Douala, les d&eacute;bits de boissons sont aussi nombreux que les &eacute;glises de r&eacute;veil. L'adage pas un pas sans un d&eacute;bit de boisson est &agrave; la mode.</p>
<p>A toute heure de la journ&eacute;e comme de nuit, ces d&eacute;bits de boissons fonctionnent comme une centrale thermique, c'est-&agrave;-dire sans arr&ecirc;t.</p>
<p>La nuit tomb&eacute;e, les si&egrave;ges et tables des bars re&ccedil;oivent sans arr&ecirc;t des visiteurs jusqu'au petit matin. Pourtant, ils ont l&rsquo;obligation de fermer &agrave; 22 heures. La police passe r&eacute;guli&egrave;rement. Au lieu de fermer ces d&eacute;bits de boissons, s'arr&ecirc;tent au coin de la rue pour "s'abreuver elle-aussi" dit-on l&agrave; bas.</p>
<p><strong>Se brosser les dents</strong></p>
<p>L'expression se rincer les yeux est familier au Cameroun. Ne dites jamais pourquoi. La r&eacute;ponse se trouve dans cette anecdote ci-dessous.</p>
<p>J'ai &eacute;t&eacute; surpris un lundi matin au quartier Bonab&eacute;ri lorsqu'&agrave; 5h30, j'ai vu un homme assis sur un tabouret devant un bistrot qui avait l'air d'&ecirc;tre ferm&eacute; avec des &eacute;clats de rires &agrave; l'int&eacute;rieure, un homme fatigu&eacute;, avec une bouteille de 33 export &agrave; la main. A ma question de savoir si je pouvais lui venir en aide, il m'a simplement r&eacute;pondu que c'est sa mani&egrave;re &agrave; lui de se "brosser" les dents avant le d&eacute;but de ses envol&eacute;es &eacute;thyliques &agrave; l'ouverture du bistrot.</p>
<p>Autres lieux, autre histoire</p>
<p>&nbsp;"Taxi, universit&eacute; de Douala&rdquo;. La voix du client, la vingtaine alerte, est nasillante. Il est ni assis, ni debout sur une poutre abandonn&eacute;e &agrave; c&ocirc;t&eacute; du cimeti&egrave;re de Deido &agrave; Douala, et &eacute;prouve de s&eacute;rieuses difficult&eacute;s pour monter &agrave; bord de la voiture jaune. Les autres passagers compatissent &agrave; sa peine avant de se rendre compte de l&rsquo;&eacute;vidence. Le jeune homme pue l&rsquo;alcool &agrave; 08 h du matin. Il s&rsquo;efforce &agrave; parler avec une voix dormante et r&eacute;ussit tout de m&ecirc;me &agrave; pr&eacute;ciser sa destination: "Universit&eacute; de Douala &ldquo;. Les yeux sont rouges, ses poches remplies des capsules de bi&egrave;re gagnantes. Du coup, il devient une curiosit&eacute; dans le taxi. .</p>
<p>Plus loin au niveau de Camtel, c&rsquo;est une jeune &eacute;tudiante qui &agrave; son tour, regard fatigu&eacute; interpelle le taximan en lui proposant de la d&eacute;poser au campus dit Poulailler &agrave; Ndog Mbong de l&rsquo;universit&eacute; de Douala.</p>
<p>Les trois autres passagers tentent de la d&eacute;visager. Elle a pour tout v&ecirc;tement, moins que ce qu&rsquo;il faut pour couvrir la nudit&eacute;: Un d&eacute;membr&eacute; collant et transparent, qui laisse entrevoir des mamelles flasques et sans soutien-gorge. Son pantalon "50 cents&rdquo; est &agrave; la mode, un pantalon, tout aussi collant avec un trou au niveau de l&rsquo;entre jambe.</p>
<p>Un accoutrement jeune, qui laisse supposer que la dame est &agrave; la conqu&ecirc;te d&rsquo;une jeunesse qu&rsquo;elle n&rsquo;estime pas perdue. Il est &agrave; peu pr&egrave;s 8h 15 ce jour.</p>
<p>Le reste du parcours est silencieux dans le taxi. Personne n&rsquo;ose dire le moindre mot. L&rsquo;air y est pollu&eacute;. L&rsquo;embouteillage et cette mauvaise atmosph&egrave;re rendent les destinations plus longues et &eacute;prouvantes. La lenteur de la circulation endort le jeune homme et la jeune fille.</p>
<p>A l'arriv&eacute;e au lit dit universit&eacute; de Douala, le chauffeur du taxi est oblig&eacute; de recourir aux &eacute;tudiants assis dans un d&eacute;bit de boisson (Chez Thierry) pour d&eacute;poser forc&eacute;ment les deux occupants devenus g&ecirc;nants avec leur parfum . Thierry le tenancier du d&eacute;bit de boisson lance dans un ton moqueur: &ldquo;C&rsquo;est la m&ecirc;me sc&egrave;ne tous les jours&rdquo;. Mort de rires, pour celui comme moi, ne conna&icirc;t pas les habitudes du coin.</p>
<p>Le taxi reprend le voyage qui s&rsquo;anime soudain. A travers le r&eacute;troviseur, on aper&ccedil;oit le jeune homme, abandonn&eacute; par la jeune fille avec qui , il se trouvait dans le taxi, en train de vomir. Dans le langage des initi&eacute;s, on dit l&agrave; bas qu'il est en train de vomir son cerveau.</p>
<p>&nbsp;Alors que l&rsquo;eau et l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; sont devenus rares dans certains quartiers de nos grandes cit&eacute;s, l&rsquo;alcool est &agrave; port&eacute;e de main de tous. Co&iuml;ncidence ou hasard ? On ne sait pas trop. Il n&rsquo;est pas rare d&rsquo;apercevoir dans nos villes des panneaux publicitaires plac&eacute;s dans les meilleurs endroits et qui vous montrent &lsquo;les bienfaits de la bi&egrave;re&rsquo; et le "charme des f&ecirc;tent organis&eacute;es autour de la bi&egrave;re".</p>
<p><strong>Que dire des capsules gagnantes? Boire une bi&egrave;re et gagner&hellip;</strong></p>
<p>Dans un petit bar de Bonassama, des clients d&eacute;couvrent avec joie qu&rsquo;un concours est depuis peu lanc&eacute; sur la consommation de leur bi&egrave;re pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e. Il suffit, pour gagner un des nombreux lots, de d&eacute;couvrir le dessin cach&eacute; sous la capsule. Il n&rsquo;en faut pas plus pour attiser la soif de la bande de joyeux lurons.</p>
<p>A peine quelques minutes plus tard, une &eacute;quipe motoris&eacute;e de jeunes filles fait irruption dans un grand carrefour public. Ce sont des agents commerciaux d&rsquo;une des principales soci&eacute;t&eacute;s brassicoles du pays. Le sourire tr&egrave;s large, elles proposent un nouveau produit en promotion depuis quelques mois. Sur les murs avoisinantes tapiss&eacute;s d&rsquo;affiches, on peut lire des messages incitatifs ou admirer l'image d'un r&eacute;cent gagnant....Dans toutes les grandes villes du Cameroun et m&ecirc;me au fin fond des villages les plus recul&eacute;s, tout le monde est invit&eacute; &agrave; cette pratique. Boire une bi&egrave;re et gagner&hellip;</p>
<p>Les brasseurs prennent le soin d&rsquo;inscrire sur des capsules de bi&egrave;re non gagnantes des messages vous invitants &agrave; reprendre avec l&rsquo;exercice : &laquo; Essayez encore &raquo;. Et quand vous gagnez la capsule vous arrache le sourire.</p>
<p>Chaque ann&eacute;e, des millions de bouteilles de bi&egrave;re sont ainsi gagn&eacute; par les consommateurs nous affirment E. Ebongu&eacute;, journaliste &agrave; Bafoussam.. &ldquo;Presque tous les consommateurs de bi&egrave;re au Cameroun ont une chance de gagner &raquo;, ajoute-t-il. On peut sortir prendre une bi&egrave;re et rentrer avec quatre ou six bouteilles gratuites.&rdquo;</p>
<p>Du coup, les capsules gagnantes servent d&eacute;sormais de monnaie d&rsquo;&eacute;change. Beaucoup r&egrave;glent ainsi leur repas ou leurs courses en taxi. &ldquo;Nous prenons quelques fois des capsules gagnantes&rdquo;, commente Fando, conducteur de moto taxi &agrave; Douala. &ldquo;La bi&egrave;re co&ucirc;te 650 voire 700 francs CFA ou plus, plus cher qu&rsquo;une course &agrave; 300 ou 500 francs CFA.&rdquo; Ce dernier affirme par la suite d&rsquo;avoir parfois &eacute;chapp&eacute; aux tracasseries de la police en l&acirc;chant une voire deux capsules de bi&egrave;re gagnante.</p>
<p>Lorsque vous visitez Douala et ses quartiers populaires, en cas de soif, vous avez le choix entre "lever le coude" c'est &agrave; -dire boire de la bi&egrave;re pour les connaisseurs ou boire du "Obouh Fegue",de l'eau du robinet comme &ccedil;a s'appelle l&agrave; bas.</p>
<p>Pourquoi tant d'envie de plusieurs Camerounais autour de la bi&egrave;re? Au Cameroun, ne vous &eacute;tonnez pas qu&rsquo;on r&eacute;ponde &agrave; vos questions par des questions. Je commence moi aussi &agrave; m'habituer &agrave; cette phrase qui circule dans plusieurs conversations comme des torrents de bi&egrave;re. &laquo; si on t&rsquo;explique le Cameroun et que tu le comprends c&rsquo;est s&ucirc;rement qu&rsquo;on te l&rsquo;a mal expliqu&eacute;. &raquo; Mais moi, je comprends Douala et le Cameroun &agrave; ma fa&ccedil;on. Pas vrai ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Hugues SEUMO</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-29 10:30:58</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: La situation du SDF 36 ans après :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93468/30:27/cameroun-la-situation-du-sdf-36-ans-apres-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le Social Democratic Front (SDF) a commémoré à travers l’ensemble
du territoire national ce 26 mai 2026, le 36ème anniversaire de son
existence. Le parti se rap...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le Social Democratic Front (SDF) a comm&eacute;mor&eacute; &agrave; travers l&rsquo;ensemble du territoire national ce 26 mai 2026, le 36&egrave;me anniversaire de son existence. Le parti se rappelle que ce jour-l&agrave;, le 26 mai 1990, Ni John Fru Ndi et ses compagnons avaient d&eacute;cid&eacute; de d&eacute;fier le r&eacute;gime de parti unique en lan&ccedil;ant officiellement le SDF. Cela fut fait dans le sang.</p>
<p>Ce 26 mai est donc un jour de deuil, en souvenir aux &laquo; Martyrs de la Libert&eacute; &raquo;, ces six jeunes manifestants &laquo;pi&eacute;tin&eacute;s par bal &raquo; par l&rsquo;arm&eacute;e nationale &agrave; la place Niki (devenue la place de la Libert&eacute;) &agrave; Bamenda. Le symbole de ce sacrifice a contraint le pr&eacute;sident Paul Biya &agrave; promulguer les lois sur les libert&eacute;s publiques en d&eacute;cembre 1990. La question est de savoir quelle est la situation politique du SDF de nos jours. Comment le parti porte-t-il cet h&eacute;ritage d&eacute;mocratique ?</p>
<p><strong>Un n&eacute;cessaire rajeunissement</strong></p>
<p>Ces derni&egrave;res ann&eacute;es, le SDF &eacute;tait comparable &agrave; une palmeraie ayant vieilli. Apr&egrave;s une trentaine d&rsquo;ann&eacute;es de lutte, les vifs combattants du parti &eacute;taient fatigu&eacute;s. A un &acirc;ge avanc&eacute;, le rendement de la palmeraie n&rsquo;est plus optimal et une partie de l'opinon &eacute;tait de l'avis qu'il fallait abandonner la plantation pour en cr&eacute;er une nouvelle sur de nouveaux sites. Une partie de l'opinion s'est donc retourn&eacute;e vers d'autres partis politiques plus jeunes. A l'interne, le parti avait deux options : soit continuer &agrave; garder de vieux arbres sans perspectives d&rsquo;avenir, soit reg&eacute;n&eacute;rer la plantation. Le SDF a opt&eacute; pour le rajeunissement du parti. Entre 2021 et 2023, le parti a renouvel&eacute; ses organes de base et a rajeuni son comit&eacute; ex&eacute;cutif (NEC) &agrave; 60%. Il a fallu beaucoup de COURAGE POLITIQUE au Chairman Ni John Fru Ndi pour accepter de se retirer avec certains de ses compagnons des ann&eacute;es 90. D&rsquo;autres compagnons, pourtant fatigu&eacute;s, ont r&eacute;sist&eacute;. Ce courage politique que beaucoup de partis n&rsquo;ont pas encore eu n&rsquo;&eacute;tait donc pas all&eacute; sans d&eacute;g&acirc;ts : le parti a d&ucirc; affronter un mouvement interne de contestation connu sous le nom de &laquo; G27 &raquo;. Aussi, des actes d&rsquo;auto-sabordage se sont multipli&eacute;s au fil du temps au point o&ugrave; certains se sont demand&eacute;s si cela avait &eacute;t&eacute; une bonne d&eacute;cision de lancer le chantier du rajeunissement.</p>
<p>La guerre de succession avait d&eacute;j&agrave; commenc&eacute;. Elle a dur&eacute; une bonne d&eacute;cennie au SDF et elle a fait des d&eacute;g&acirc;ts sur l&rsquo;image du parti et sur l&rsquo;image de certains responsables. C&rsquo;est la r&eacute;alit&eacute; des grands partis et des grandes successions. Les adversaires en ont profit&eacute;. Sauf que ces adversaires ne vont pas eux-aussi &eacute;chapper &agrave; leurs tours aux guerres de succession dans leurs propres partis respectifs. Le grand probl&egrave;me de la sc&egrave;ne politique du <strong>Cameroun</strong> qui comptablise aujourd'hui pr&egrave;s de 400 partis politiques est que les gens n'affrontent pas des d&eacute;saccords politiques en interne comme au SDF; les gens prennent le raccourci: en cas de d&eacute;saccord, chacun va cr&eacute;er son parti en vue de cr&eacute;er sa r&eacute;publique &agrave; lui.</p>
<p>Or, la situation du SDF &eacute;tait simple &agrave; comprendre et &agrave; g&eacute;rer: lorsque vous prenez une d&eacute;cision de rajeunissement, il faut s&rsquo;attendre &agrave; affronter une baisse de performance. Lorsque vous coupez les vieux arbres pour mettre de jeunes plants, la cons&eacute;quence pour la plantation est qu&rsquo;elle traversera quelques ann&eacute;es sans production. Et lorsque les premi&egrave;res productions arriveront, elles ne seront pas optimales. Vous traverserez une p&eacute;riode de sous-production et ce sera normal. Pour atteindre de nouveau la pleine capacit&eacute; de production, il faudra laisser un temps de maturit&eacute; aux jeunes plants. Dans un monde aussi comp&eacute;titif que celui de la politique, la transition vers une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration ne peut pas aller sans passage &agrave; vide. La nouvelle g&eacute;n&eacute;ration ne peut pas &ecirc;tre directement op&eacute;rationnelle.</p>
<p>Le probl&egrave;me est que certains veulent planter le matin et r&eacute;colter le soir, ce qui n&rsquo;est malheureusement pas possible. Le SDF a eu le courage politique du rajeunissement que ses adversaires n&rsquo;ont pas. Ce courage portera ses fruits dans un avenir proche. Le Cameroun de 2026 est plong&eacute; dans les ab&icirc;mes de la r&eacute;cession parce que le RDPC n&rsquo;a pas ce courage. Le Pr&eacute;sident Paul Biya n&rsquo;arrive pas &agrave; tenir sa promesse de rajeunir son &eacute;quipe. Il n&rsquo;a pas le courage de se s&eacute;parer de ses compagnons de 30-50 ans de vie politique. Ce faisant, il maintient de vieux arbres qui ne produisent plus. Pire, il veut remplacer de vieux arbres de 90 ans par d'autres vieux arbres de 70 ans que l'on pr&eacute;sente comme &eacute;tant plus jeunes alors qu'ils sont tout aussi fatigu&eacute;s. Le pays en souffre. Il faut avoir le courage d&rsquo;accepter de traverser une phase de transition au Cameroun.</p>
<p><strong>La f&ecirc;te du courage politique&nbsp;</strong></p>
<p>Ce 26 mai, le SDF f&ecirc;te le courage politique. Le parti a affront&eacute; le r&eacute;gime de la pens&eacute;e unique lorsque tout le monde avait peur. Personne n'y croyait. De nos jours, tout le pays en profite. Depuis &nbsp;2021, le parti a eu le courage politique de lancer le rajeunissement. Rares sont ceux qui y croient. Pourtant, demain tout le pays en profitera lorsque la plantation recommencera a produire de nouveau. Cela fait dire que le SDF a une &acirc;me politique et une position qui ne change pas comme une girouette au gr&eacute; du vent. C'est un avantage politique dans ce Cameroun marqu&eacute; par l'inconsistance politique: des leaders et autres intellectuels changent de position chaque matin et chaque soir. Et ce, sans scupule pour la sant&eacute; mentale de leurs followers qu'ils manipulent et qu'ils &eacute;garent!</p>
<p>Le SDF doit rester concentr&eacute;. Le parti dispose toujours de quelques arbres qui lui permettent de r&eacute;colter de bons fruits. Le parti s&rsquo;appuie toujours sur ses a&icirc;n&eacute;s. Mais, le parti ne doit pas se disperser et suivre la vague populiste qui traverse le pays. Il n&rsquo;y a pas de doute que le SDF est en train de r&eacute;ussir sa mutation dans un contexte o&ugrave; des partis comme le RDPC ont peur d&rsquo;affronter leur mutation interne. On observe que beaucoup de vieux leaders de parti s&rsquo;activent &agrave; modifier les textes de leurs partis respectifs pour s&rsquo;accrocher au pouvoir. On observe que des partis politiques sont la propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e de leurs "p&egrave;res-fondateurs". On observe m&ecirc;me l'&eacute;mergence de la personification des luttes politiques. Le SDF a le m&eacute;rite d'impulser l'alternance et de servir de mod&egrave;le. Il manque au parti d&rsquo;entretenir son jardin. Pour que les jeunes plants grandissent, il faut d&eacute;truire les mauvaises herbes, irriguer la plantation, fournir l&rsquo;engrais. Le parti est implant&eacute; et couvre l&rsquo;une des plus grandes superficies du pays. C&rsquo;est un avantage comparatif &agrave; ne pas perdre.</p>
<p>Le SDF finira par diriger le Cameroun. La vari&eacute;t&eacute; am&eacute;lior&eacute;e qu&rsquo;il a sem&eacute;e, le positionnement au centre et loin des d&eacute;bats extr&eacute;mistes et/ou identitaires, et le programme politique de sauvetage du pays chiffr&eacute; et r&eacute;aliste, font de ce parti l&rsquo;alternative la plus s&eacute;rieuse pour le Cameroun de demain qui se veut stable, juste et prosp&egrave;re. Il lui suffit de tenir bon et de faire face aux calomnies et &agrave; l&rsquo;usure. Une vague de populisme identitaire a travers&eacute; le pays mais, c'&eacute;tait un feu de paille ; &ccedil;a s'&eacute;teint vite. Les gens reviennent progressivement &agrave; la r&eacute;alit&eacute; et &agrave; la raison. Le SDF est le parti de la raison.</p>
<p>La victoire du SDF d&eacute;pendra de sa capacit&eacute; &agrave; veiller sur son image de marque et &agrave; promouvoir ses solutions. Pour ce faire, le parti devra gagner la bataille de la communication.</p>
<p>Bonne f&ecirc;te de la Libert&eacute; !<br />Bonne f&ecirc;te du courage politique!</p>
<p><em>Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD &amp; HDR</em><br /><em>Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident National SDF</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Louis Marie Kakdeu</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-28 07:28:18</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: 4 jours pour rebondir : comment le Sénégal humilie les dictatures africaines :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93452/30:27/cameroun-4-jours-pour-rebondir-comment-le-senegal-humilie-les-dictatures-africaines-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[En quatre jours, Ousmane Sonko est passé de Premier ministre
congédié à président de l'Assemblée nationale. Un retournement
politique qui expose, cruellement, l...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>En quatre jours, Ousmane Sonko est pass&eacute; de Premier ministre cong&eacute;di&eacute; &agrave; pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale. Un retournement politique qui expose, cruellement, l'ab&icirc;me d&eacute;mocratique entre le S&eacute;n&eacute;gal et le Cameroun de Paul Biya.</p>
<p><em>Il y a des semaines qui changent un continent.</em></p>
<p>Le vendredi, Ousmane Sonko &eacute;tait limog&eacute; de son poste de Premier ministre par le pr&eacute;sident Bassirou Diomaye Faye. Le mardi, ce m&ecirc;me Sonko prenait place au perchoir de l'Assembl&eacute;e nationale s&eacute;n&eacute;galaise en tant que pr&eacute;sident du parlement.</p>
<p><em>Quatre jours. Pas de prison. Pas d'exil. Pas de disparition forc&eacute;e. Pas de BIR &agrave; sa porte.</em></p>
<p>Pour des millions d'Africains vivant sous des r&eacute;gimes qui criminalisent l'opposition, ce sc&eacute;nario rel&egrave;ve de la science-fiction. Pour les S&eacute;n&eacute;galais, c'est simplement de la politique.</p>
<h2>S&eacute;n&eacute;gal &ndash; Cameroun : l'ab&icirc;me d&eacute;mocratique mis &agrave; nu</h2>
<p>Quand la politique s&eacute;n&eacute;galaise s'emballe, une partie de l'Afrique retient son souffle. L'autre partie celle habitu&eacute;e aux r&eacute;gimes qui ne l&acirc;chent jamais leur emprise regarde, incr&eacute;dule.</p>
<p>Le sc&eacute;nario est pourtant simple dans sa brutalit&eacute; d&eacute;mocratique : Ousmane Sonko, figure de proue de la jeunesse contestataire s&eacute;n&eacute;galaise, homme qui a failli finir ses jours derri&egrave;re les barreaux sous l'&egrave;re Macky Sall, a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; Premier ministre apr&egrave;s la victoire de son alli&eacute; Bassirou Diomaye Faye &agrave; la pr&eacute;sidentielle de mars 2024. Puis, dans le cadre d'un remaniement politique, il a &eacute;t&eacute; remerci&eacute; de ses fonctions.</p>
<p><em>Quatre jours plus tard, Sonko pr&eacute;side l'Assembl&eacute;e nationale.</em></p>
<p>Ce qui, dans d'autres contextes africains, aurait d&eacute;clench&eacute; une crise existentielle d'&Eacute;tat , arrestations pr&eacute;ventives, dissolution de l'assembl&eacute;e, mobilisation des forces de s&eacute;curit&eacute; s'est d&eacute;roul&eacute; au S&eacute;n&eacute;gal avec la banalit&eacute; d'un transfert de pouvoir ordinaire.</p>
<h2>Yaound&eacute; regardait Dakar avec les mauvaises lunettes</h2>
<p>Depuis des mois, certains observateurs camerounais commentaient la situation politique s&eacute;n&eacute;galaise avec une certitude tranquille : Diomaye Faye allait t&ocirc;t ou tard neutraliser Sonko. L'&eacute;liminer. Le r&eacute;duire au silence. C'est ainsi que fonctionnent les pr&eacute;sidents africains, pensait-on &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Cette grille de lecture forg&eacute;e par plus de quatre d&eacute;cennies de pouvoir Biya s'est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e totalement inadapt&eacute;e.</p>
<p>Au Cameroun, Paul Biya gouverne depuis 1982. Quarante-deux ans. Durant ce r&egrave;gne, des opposants ont disparu, des ministres ambitieux ont fini en prison pour des affaires de "d&eacute;tournements" parfois r&eacute;els, souvent instrumentalis&eacute;s , et des figures politiques en disgr&acirc;ce ont choisi l'exil plut&ocirc;t que le cachot.</p>
<p>Les noms reviennent comme un mantra douloureux : Titus Edzoa, ancien ministre et secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, emprisonn&eacute; en 1997 alors qu'il osait envisager une candidature contre Biya. Marafa Hamidou Yaya, ex-ministre d'&Eacute;tat, condamn&eacute; &agrave; vingt-cinq ans de prison. Inoni Ephraim. Tant d'autres.</p>
<p><em>Au S&eacute;n&eacute;gal, Sonko est d&eacute;sormais pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale.</em></p>
<h2>Deux syst&egrave;mes, deux logiques, deux Afriques</h2>
<p><em>La diff&eacute;rence n'est pas que de degr&eacute;. Elle est de nature.</em></p>
<p>Le syst&egrave;me camerounais repose sur une logique de domination verticale : le chef est inamovible, et toute ambition per&ccedil;ue comme concurrente est &eacute;cras&eacute;e avant qu'elle ne germe. Les pr&eacute;fets et sous-pr&eacute;fets servent de relais administratifs de la r&eacute;pression. Les m&eacute;dias sont sous surveillance. Les r&eacute;seaux sociaux, lors des p&eacute;riodes de tension, sont coup&eacute;s ou &eacute;troitement contr&ocirc;l&eacute;s. M&ecirc;me le sport n'&eacute;chappe pas &agrave; cette logique de verrouillage : la r&eacute;&eacute;lection de Samuel Eto'o &agrave; la t&ecirc;te de la F&eacute;d&eacute;ration camerounaise de football s'est d&eacute;roul&eacute;e dans des conditions o&ugrave; tout adversaire cr&eacute;dible avait &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute;.</p>
<p>Le syst&egrave;me s&eacute;n&eacute;galais, lui, a produit quelque chose de rare sur le continent : une alternance r&eacute;elle, suivie d'une cohabitation institutionnelle assum&eacute;e. Diomaye Faye et Sonko ne sont pas devenus ennemis. Ils ont n&eacute;goci&eacute; un nouvel &eacute;quilibre. L'un dirige l'ex&eacute;cutif. L'autre pr&eacute;side le l&eacute;gislatif.</p>
<p><em>C'est ce que les politologues appellent une d&eacute;mocratie qui fonctionne.</em></p>
<h2>Le miroir que le S&eacute;n&eacute;gal tend &agrave; l'Afrique</h2>
<p>Il serait r&eacute;ducteur de limiter cette analyse &agrave; un simple comparatif Cameroun-S&eacute;n&eacute;gal. Ce que Dakar r&eacute;v&egrave;le, c'est la possibilit&eacute; d&eacute;montrable, visible, tangible d'une gouvernance africaine fond&eacute;e sur des r&egrave;gles et non sur des hommes.</p>
<p>La d&eacute;mocratie s&eacute;n&eacute;galaise n'est pas parfaite. Elle a ses tensions, ses client&eacute;lismes, ses zones d'ombre. Mais elle a produit ce r&eacute;sultat extraordinaire : un homme que le r&eacute;gime pr&eacute;c&eacute;dent voulait &eacute;liminer politiquement et physiquement est aujourd'hui &agrave; la t&ecirc;te du parlement de son pays.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 14:15:33</pubDate>
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      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Article 66 : la disposition constitutionnelle que les ministres ignorent depuis 40 ans :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93447/30:27/cameroun-article-66-la-disposition-constitutionnelle-que-les-ministres-ignorent-depuis-40-ans-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le Cameroun dispose d'un arsenal juridique anti-corruption. Mais entre
le texte de loi et son application effective, un gouffre persiste
documenté, chiffré, et...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le Cameroun dispose d'un arsenal juridique anti-corruption. Mais entre le texte de loi et son application effective, un gouffre persiste document&eacute;, chiffr&eacute;, et de plus en plus difficile &agrave; ignorer.</p>
<p><em>L'article 66 existe.</em></p>
<p>Il figure noir sur blanc dans la Constitution camerounaise. Il impose &agrave; tout d&eacute;tenteur de charges publiques pr&eacute;sident, ministres, directeurs g&eacute;n&eacute;raux d'entreprises d'&Eacute;tat de d&eacute;clarer ses biens au d&eacute;but et &agrave; la fin de son mandat.</p>
<p><em>Il existe depuis 1996.</em></p>
<p>En trente ans, son application effective reste, selon les observateurs ind&eacute;pendants et les rapports des organisations de lutte contre la corruption, largement insuffisante.</p>
<p>Ce n'est pas une anomalie camerounaise. C'est un ph&eacute;nom&egrave;ne africain document&eacute; et un d&eacute;fi de gouvernance que plusieurs pays du continent ont commenc&eacute;, avec des r&eacute;sultats in&eacute;gaux, &agrave; relever.</p>
<p>Voici ce que les chiffres, les textes et les rapports disent vraiment.</p>
<h2>L'article 66 : une promesse constitutionnelle en attente</h2>
<p>La Constitution camerounaise de 1996, r&eacute;vis&eacute;e en 2008, contient une disposition que beaucoup citent, que peu appliquent, et que presque personne ne contr&ocirc;le r&eacute;ellement.</p>
<p>L'article 66 stipule que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, le Premier ministre, les membres du gouvernement, les parlementaires et les dirigeants des entreprises publiques sont tenus de d&eacute;clarer leurs biens et avoirs au d&eacute;but et &agrave; la fin de leurs fonctions.</p>
<p>La disposition est claire. Son m&eacute;canisme d'application, lui, reste flou.</p>
<p>Aucune loi organique d&eacute;finissant pr&eacute;cis&eacute;ment les modalit&eacute;s de d&eacute;p&ocirc;t, de v&eacute;rification et de sanction n'a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e &agrave; ce jour. La d&eacute;claration existe sur le papier. Son caract&egrave;re contraignant et v&eacute;rifiable, lui, reste en suspens.</p>
<h2>Un arsenal institutionnel qui peine &agrave; s'imposer</h2>
<p>Le Cameroun ne manque pas d'institutions d&eacute;di&eacute;es &agrave; la lutte contre la corruption. La Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), cr&eacute;&eacute;e en 2006, publie des rapports annuels qui documentent les pratiques illicites dans les administrations publiques. L'Agence Nationale d'Investigation Financi&egrave;re (ANIF) est charg&eacute;e du renseignement financier. Le Tribunal Criminel Sp&eacute;cial (TCS), op&eacute;rationnel depuis 2011, a prononc&eacute; des condamnations dans des affaires de d&eacute;tournements de fonds publics.</p>
<p><em>Ces structures existent. Elles fonctionnent, partiellement.</em></p>
<p>Mais les observateurs ind&eacute;pendants Transparency International, Global Financial Integrity, les rapports du FMI sur la gouvernance en Afrique centrale pointent r&eacute;guli&egrave;rement les m&ecirc;mes failles : manque d'ind&eacute;pendance institutionnelle, insuffisance des moyens, absence de publication des d&eacute;clarations de patrimoine, faiblesse des m&eacute;canismes de suivi.</p>
<p>Dans le classement 2023 de Transparency International sur la perception de la corruption, le Cameroun occupait la 140&egrave;me place sur 180 pays &eacute;valu&eacute;s un positionnement stable depuis plusieurs ann&eacute;es, qui refl&egrave;te une perception de stagnation plut&ocirc;t que de progr&egrave;s.</p>
<h2>La SNH : opacit&eacute; d'une institution strat&eacute;gique</h2>
<p>La Soci&eacute;t&eacute; Nationale des Hydrocarbures (SNH) concentre une part significative des recettes p&eacute;troli&egrave;res camerounaises. Depuis plusieurs ann&eacute;es, des organisations comme Public Eye, Global Witness ou encore les rapports de l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) ont document&eacute; les difficult&eacute;s &agrave; obtenir une vision claire et consolid&eacute;e des flux financiers entre la SNH, le budget de l'&Eacute;tat et les entreprises partenaires.</p>
<p>Le Cameroun est membre de l'ITIE depuis 2005. Ses rapports, publi&eacute;s avec des d&eacute;lais r&eacute;guli&egrave;rement signal&eacute;s, permettent un certain niveau de tra&ccedil;abilit&eacute; des revenus extractifs. Mais les experts du secteur soulignent que la cha&icirc;ne entre production, recettes d&eacute;clar&eacute;es et budget effectivement disponible pour les politiques publiques reste difficile &agrave; reconstituer de fa&ccedil;on ind&eacute;pendante.</p>
<p>En 2022, les revenus p&eacute;troliers repr&eacute;sentaient environ 15 &agrave; 20 % des recettes budg&eacute;taires de l'&Eacute;tat camerounais, selon les estimations du FMI une d&eacute;pendance significative aux hydrocarbures dans un contexte o&ugrave; la production nationale est en d&eacute;clin progressif depuis le pic des ann&eacute;es 1980.</p>
<h2>Ce que font les pays comparables et ce qui change</h2>
<p>La question de la transparence patrimoniale ne se pose pas qu'au Cameroun. Elle traverse l'ensemble du continent africain, avec des exp&eacute;riences contrast&eacute;es.</p>
<p>Le Rwanda a mis en place un syst&egrave;me de d&eacute;claration de patrimoine rendu public, accessible en ligne, g&eacute;r&eacute; par l'Office of the Ombudsman. Les &eacute;tudes comparatives citent r&eacute;guli&egrave;rement ce mod&egrave;le comme l'un des plus avanc&eacute;s d'Afrique subsaharienne.</p>
<p>Le Ghana, le S&eacute;n&eacute;gal et la C&ocirc;te d'Ivoire ont renforc&eacute; leurs cadres l&eacute;gislatifs en mati&egrave;re de d&eacute;claration de biens ces derni&egrave;res ann&eacute;es, avec des r&eacute;sultats variables mais une dynamique institutionnelle visible.</p>
<p>Le Kenya a introduit la publication obligatoire des d&eacute;clarations de patrimoine pour les hauts fonctionnaires via la Ethics and Anti-Corruption Commission.</p>
<p>Ces exp&eacute;riences montrent qu'une chose est possible : transformer une obligation constitutionnelle en m&eacute;canique institutionnelle r&eacute;elle. La condition ? Une volont&eacute; politique traduite en actes l&eacute;gislatifs pr&eacute;cis, des organes ind&eacute;pendants dot&eacute;s de moyens suffisants, et une soci&eacute;t&eacute; civile en mesure d'exercer une pression de contr&ocirc;le.</p>
<h2>Les Panama Papers, les Pandora Papers et l'Afrique centrale</h2>
<p>Les grandes enqu&ecirc;tes journalistiques internationales Panama Papers (2016), Pandora Papers (2021), OpenLux (2021) ont mis en lumi&egrave;re l'utilisation de structures offshore par des personnalit&eacute;s politiques et &eacute;conomiques africaines pour loger des actifs &agrave; l'abri des regards.</p>
<p>L'Afrique centrale est pr&eacute;sente dans ces donn&eacute;es. Des noms camerounais apparaissent dans certaines de ces bases, comme dans d'autres pays de la r&eacute;gion. Ces apparitions ne constituent pas, en elles-m&ecirc;mes, la preuve d'une infraction d&eacute;tenir une structure offshore n'est pas ill&eacute;gal per se dans de nombreuses juridictions. Mais elles posent des questions l&eacute;gitimes sur la coh&eacute;rence entre les patrimoines d&eacute;clar&eacute;s et les actifs effectivement d&eacute;tenus.</p>
<p>Sans m&eacute;canisme de d&eacute;claration obligatoire, publique et v&eacute;rifiable, ces questions restent sans r&eacute;ponse institutionnelle.</p>
<h2>Les r&eacute;formes possibles et les r&eacute;sistances document&eacute;es</h2>
<p>Les organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise Transparency International Cameroun, le Centre pour l'Environnement et le D&eacute;veloppement (CED), la Dynamique Citoyenne plaident depuis des ann&eacute;es pour des r&eacute;formes concr&egrave;tes : adoption d'une loi organique sur l'article 66, publication des d&eacute;clarations, renforcement de l'ind&eacute;pendance de la CONAC, acc&egrave;s public aux donn&eacute;es budg&eacute;taires.</p>
<p>Ces demandes sont document&eacute;es dans des rapports, relay&eacute;es dans des forums r&eacute;gionaux, soutenues par des partenaires techniques internationaux.</p>
<p><em>Leur traduction en textes de loi effectifs reste, &agrave; ce jour, partielle.</em></p>
<p>La question n'est pas de savoir si les outils existent. Ils existent, au moins partiellement. La question est de savoir si la volont&eacute; politique de les rendre r&eacute;ellement contraignants est au rendez-vous.</p>
<p>C'est &agrave; cette question pr&eacute;cise, v&eacute;rifiable, institutionnelle que les Camerounais, et leurs partenaires internationaux, sont fond&eacute;s &agrave; exiger une r&eacute;ponse.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 10:40:39</pubDate>
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