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    <title>Le flux rss de camer.be : POINTDEVUE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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    <lastBuildDate>Wed, 16 Sep 2026 12:13:49 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Alamine Ousmane Mey, l'homme qui peut réveiller le Grand-Nord]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Après l'exil de Tchiroma, le Grand-Nord cherche un leader. Alamine
Ousmane Mey peut-il combler ce vide ? Enquête sur une succession qui
divise.

L'exil d'Issa T...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s l'exil de Tchiroma, le Grand-Nord cherche un leader. Alamine Ousmane Mey peut-il combler ce vide ? Enqu&ecirc;te sur une succession qui divise.</p>
<p>L'exil d'Issa Tchiroma Bakary a laiss&eacute; le Grand-Nord orphelin. Alamine Ousmane Mey, discret ministre de l'&Eacute;conomie, pourrait h&eacute;riter d'une revendication historique &agrave; condition de sortir de l'ombre.</p>
<p>Le Grand-Nord camerounais n'a plus de voix. Depuis que l'ex-ministre de l'Emploi, candidat malheureux de la pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025, s'est exil&eacute; en Gambie. Depuis que Paul Biya, r&eacute;&eacute;lu pour un huiti&egrave;me mandat, gouverne depuis Yaound&eacute;, indiff&eacute;rent &agrave; cette r&eacute;gion qui lui a longtemps donn&eacute; ses voix. Depuis que la promesse d'alternance Nord-Sud, vieille de quatre d&eacute;cennies, s'est dissoute dans le silence.</p>
<p>Un nom circule pourtant, &agrave; voix basse, dans les salons de Garoua et les couloirs de Yaound&eacute; : Alamine Ousmane Mey.</p>
<h2>Alamine Ousmane Mey, l'&eacute;lectron libre qui peut r&eacute;veiller le Grand-Nord</h2>
<p>Issa Tchiroma Bakary a quitt&eacute; le Cameroun en novembre 2025. Depuis, il vit en Gambie. Le 20 juillet dernier, il a lanc&eacute; un appel vid&eacute;o &agrave; l'arm&eacute;e camerounaise : &laquo;<strong> Venez me r&eacute;cup&eacute;rer</strong> &raquo;, a-t-il demand&eacute;, se pr&eacute;sentant comme le &laquo; pr&eacute;sident &eacute;lu &raquo; de la pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025.</p>
<p>Un an plus t&ocirc;t, il &eacute;tait ministre de l'Emploi. Il avait d&eacute;missionn&eacute; trois mois avant le scrutin. Le Conseil constitutionnel a proclam&eacute; Paul Biya vainqueur avec 53,66 % des voix. Tchiroma a obtenu 35,19 % un score contest&eacute;, mais un fait brut : il a gagn&eacute; l'Adamaoua (50,33 %), le Nord (43,51 %) et le Littoral (64,59 %).</p>
<p>Pour la premi&egrave;re fois depuis 1997, le Grand-Nord a vot&eacute; contre le candidat du pouvoir. La chute est vertigineuse. En 2011, Paul Biya glanait 86,15 % dans l'Adamaoua, 90,15 % dans l'Extr&ecirc;me-Nord, 77,98 % dans le Nord. En 2025, il perd deux de ces trois r&eacute;gions.</p>
<p>Ce basculement n'est pas un accident. C'est une revendication ancienne, enfouie depuis la d&eacute;mission d'Ahmadou Ahidjo en 1982. Le premier pr&eacute;sident, originaire du Nord, avait c&eacute;d&eacute; le pouvoir &agrave; Paul Biya, du Sud. Quarante ans plus tard, le Grand-Nord r&eacute;clame sa part. Tchiroma en a &eacute;t&eacute; l'incarnation. Il est parti.</p>
<h2>L'homme qui ne dit jamais non, mais qui ne dit rien</h2>
<p>Alamine Ousmane Mey n'a jamais prononc&eacute; un mot de trop. Ministre de l'&Eacute;conomie, de la Planification et de l'Am&eacute;nagement du Territoire depuis 2015, cet ancien banquier de 58 ans est d&eacute;crit par Jeune Afrique comme &laquo; l'&eacute;lectron libre du pouvoir &raquo;. Encart&eacute; au RDPC, proche de Franck Biya le fils du pr&eacute;sident il joue &laquo; sa propre partition &raquo;, loin des intrigues de Yaound&eacute;.</p>
<p>Son ancrage territorial est r&eacute;el. Fils de Garoua, il incarne une g&eacute;n&eacute;ration de technocrates nordistes qui n'ont pas fait de la revendication identitaire leur m&eacute;tier. Il a dirig&eacute; des missions dans le Septentrion pour &eacute;valuer les projets structurants de la Strat&eacute;gie nationale de d&eacute;veloppement 2030. En septembre 2025, il a sign&eacute; avec la Banque africaine de d&eacute;veloppement un pr&ecirc;t de 136 millions d'euros pour l'employabilit&eacute; et l'entrepreneuriat dans l'Extr&ecirc;me-Nord.</p>
<p>Mais l'homme ne se presse jamais. Il ne revendique rien. Il attend.</p>
<h2>La condition que personne n'avait vue venir</h2>
<p>Selon l'enqu&ecirc;te de Jeune Afrique, Alamine Ousmane Mey pourrait pr&eacute;tendre &agrave; f&eacute;d&eacute;rer le Grand-Nord. Sa stature nationale, son ancrage local, sa proximit&eacute; avec le clan pr&eacute;sidentiel : tout semble align&eacute;. Sauf une chose.</p>
<p><strong>Il devrait abandonner sa discr&eacute;tion.</strong></p>
<p>Pour un homme qui s'est construit une carri&egrave;re en se tenant &laquo; au-dessus de la m&ecirc;l&eacute;e &raquo;, le basculement serait une rupture strat&eacute;gique majeure. Alamine Ousmane Mey n'a jamais fait campagne pour lui-m&ecirc;me. Il n'a jamais pris la parole dans un meeting. Il n'a jamais &eacute;lev&eacute; la voix.</p>
<p>Le Grand-Nord attend un tribun. Il a un gestionnaire.</p>
<h2>Le vide que Tchiroma a laiss&eacute;</h2>
<p>Le Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC), le parti de Tchiroma, a annonc&eacute; en f&eacute;vrier 2026 qu'il participerait finalement aux &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales. Un revirement. Le parti avait initialement proclam&eacute; le boycott, refusant de &laquo; cautionner les irr&eacute;gularit&eacute;s &raquo; du syst&egrave;me &eacute;lectoral. Mais Alice Nkom, porte-parole du FSNC, a expliqu&eacute; que la strat&eacute;gie visait d&eacute;sormais &agrave; &laquo; r&eacute;cup&eacute;rer des mains du RDPC &raquo; certaines circonscriptions cl&eacute;s, notamment Douala 2e.</p>
<p>Cette d&eacute;cision r&eacute;v&egrave;le une r&eacute;alit&eacute; : le FSNC continue d'exister sans son leader. Mais il n'a plus d'incarnation. Tchiroma, depuis la Gambie, appelle l'arm&eacute;e &agrave; le ramener. Il revendique 72 % des suffrages, y compris au sein de l'arm&eacute;e. Personne, &agrave; Yaound&eacute;, ne r&eacute;pond.</p>
<p>Le Grand-Nord, lui, n'a plus de porte-voix. Les &eacute;lections l&eacute;gislatives approchent. Les municipales aussi. Qui portera la revendication de l'alternance ? Qui parlera pour l'Adamaoua, l'Extr&ecirc;me-Nord et le Nord ?</p>
<p>Alamine Ousmane Mey pourrait &ecirc;tre cet homme. Mais il faudrait qu'il parle.</p>
<h2>La question qui d&eacute;range</h2>
<p>L'entourage de Paul Biya 93 ans, au pouvoir depuis 43 ans observe. Le pr&eacute;sident est rest&eacute; hors du Cameroun pendant 74 jours cet &eacute;t&eacute;, alimentant les sp&eacute;culations sur sa sant&eacute; et sa succession. Franck Biya, son fils, est cit&eacute; comme un possible h&eacute;ritier. Alamine Ousmane Mey, proche de lui, est dans l'&eacute;quation.</p>
<p>La succession ouverte du RDPC et la revendication du Grand-Nord sont deux dynamiques distinctes. Elles pourraient se rejoindre. Alamine Ousmane Mey est le point de jonction possible : un Nordiste loyal au r&eacute;gime, capable de rassurer Yaound&eacute; et de parler au Septentrion.</p>
<p>Mais il y a un prix. S'il choisit de f&eacute;d&eacute;rer le Grand-Nord, il devra se positionner. S'il se positionne, il entre dans la m&ecirc;l&eacute;e. S'il entre dans la m&ecirc;l&eacute;e, il perd la neutralit&eacute; qui fait sa valeur.</p>
<p>Le dilemme est simple. Rester discret, ou devenir un leader. Alamine Ousmane Mey n'a pas encore choisi. Le Grand-Nord, lui, n'a plus le temps d'attendre.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Issa Tchiroma Bakary est-il en exil en Gambie ?</strong><br />Il a quitt&eacute; le Cameroun en novembre 2025, apr&egrave;s avoir contest&eacute; les r&eacute;sultats de la pr&eacute;sidentielle du 12 octobre. Il a demand&eacute; l'asile en Gambie.</p>
<p><strong>Qui est Alamine Ousmane Mey ?</strong><br />Ministre de l'&Eacute;conomie depuis 2015, ancien banquier, originaire de Garoua. Il est d&eacute;crit comme un &laquo; &eacute;lectron libre &raquo; du pouvoir, proche de Franck Biya.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que l'alternance Nord-Sud ?</strong><br />Une revendication historique du Grand-Nord, qui estime qu'apr&egrave;s la d&eacute;mission d'Ahmadou Ahidjo en 1982, le pouvoir devait alterner entre le Nord et le Sud. Quarante ans plus tard, aucun Nordiste n'a succ&eacute;d&eacute; &agrave; Biya.</p>
<p><strong>Le Grand-Nord peut-il encore peser sur la pr&eacute;sidentielle ?</strong><br />Lors de la pr&eacute;sidentielle de 2025, les trois r&eacute;gions septentrionales ont massivement vot&eacute; pour Tchiroma. Le poids &eacute;lectoral de la r&eacute;gion reste significatif, mais divis&eacute;.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-15 10:30:46</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - DR CORANTIN TALLA: « Kamto hier, Tchiroma aujourd’hui… et demain qui ?]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Comment certains des casseurs, mégalomanes en treillis et prétendus
généraux de la BAS, qui hier encore ne juraient que par Maurice
Kamto, sont-ils devenus aujo...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Comment certains des casseurs, m&eacute;galomanes en treillis et pr&eacute;tendus g&eacute;n&eacute;raux de la BAS, qui hier encore ne juraient que par Maurice Kamto, sont-ils devenus aujourd&rsquo;hui ses adversaires au point de lui pr&eacute;f&eacute;rer Issa Tchiroma ?</p>
<p>Hier, Kamto &eacute;tait leur messie.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, Kamto serait devenu infr&eacute;quentable et Tchiroma serait soudainement le sauveur du Cameroun.</p>
<p>Demain, ce sera qui ?</p>
<p>Voil&agrave; pr&eacute;cis&eacute;ment la politique des girouettes que j&rsquo;ai toujours m&eacute;pris&eacute;e.</p>
<p>Et que l&rsquo;on ne vienne surtout pas me pr&eacute;senter Issa Tchiroma comme une vierge politique descendue du ciel.</p>
<p>L&rsquo;homme a lui aussi &eacute;t&eacute; ministre de Paul Biya.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, depuis l&rsquo;&eacute;tranger, il distribue &agrave; tout vent des titres et des postes dans ce que je consid&egrave;re comme un pseudo-gouvernement de Facebook, pendant que des fanfarons se d&eacute;couvrent ministres, g&eacute;n&eacute;raux, conseillers et dignitaires d&rsquo;un pouvoir qu&rsquo;ils n&rsquo;exercent nulle part.</p>
<p>Le Cameroun est devenu, pour certains, un gigantesque th&eacute;&acirc;tre politique sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>On met un treillis.</p>
<p>On se proclame g&eacute;n&eacute;ral.</p>
<p>On fait trois directs Facebook.</p>
<p>On insulte quelques personnes.</p>
<p>On distribue des minist&egrave;res imaginaires.</p>
<p>Et voil&agrave; : on se prend d&eacute;j&agrave; pour un homme d&rsquo;&Eacute;tat !</p>
<p>Mais ce qui m&rsquo;int&eacute;resse davantage, c&rsquo;est la facilit&eacute; avec laquelle certains changent de champion.</p>
<p>Car je n&rsquo;ai pas oubli&eacute; les accusations qui avaient circul&eacute; autrefois concernant certains activistes de la diaspora et leurs contacts suppos&eacute;s avec des autorit&eacute;s du r&eacute;gime Biya en s&eacute;jour en Europe.</p>
<p>On avait parl&eacute; de personnes qui auraient cherch&eacute; de l&rsquo;argent en contrepartie d&rsquo;une cessation de leurs activit&eacute;s antigouvernementales.</p>
<p>Des sommes &eacute;normes avaient &eacute;t&eacute; &eacute;voqu&eacute;es.</p>
<p>D&rsquo;aucuns auraient r&eacute;clam&eacute; des centaines de millions de francs CFA. Il avait m&ecirc;me &eacute;t&eacute; all&eacute;gu&eacute; qu&rsquo;un groupe conduit par un pr&eacute;tendu &laquo; g&eacute;n&eacute;ral &raquo; de la BAS, toujours affubl&eacute; de ses treillis militaires, aurait demand&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; un milliard de francs CFA.</p>
<p>Je le pr&eacute;cise : je rapporte ici des accusations formul&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;poque. Je ne les transforme pas artificiellement en faits judiciairement &eacute;tablis lorsque je ne dispose pas ici des &eacute;l&eacute;ments permettant de le faire.</p>
<p>Mais ma question politique, elle, demeure enti&egrave;re.</p>
<p>Ces gens qui ont aujourd&rsquo;hui rejoint Tchiroma, qu&rsquo;ont-ils gagn&eacute; ?</p>
<p>Quelles id&eacute;es nouvelles ont-ils d&eacute;couvertes ?</p>
<p>Quel programme &eacute;conomique ?</p>
<p>Quelle doctrine institutionnelle ?</p>
<p>Quelle vision de l&rsquo;&Eacute;tat ?</p>
<p>Quelle conception de la d&eacute;mocratie ?</p>
<p>Expliquez-nous !</p>
<p>Parce que si hier vous &eacute;tiez pr&ecirc;ts &agrave; mourir politiquement pour Kamto et qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui vous &ecirc;tes pr&ecirc;ts &agrave; mourir politiquement pour Tchiroma, alors que vos id&eacute;es n&rsquo;ont manifestement subi aucune r&eacute;volution intellectuelle identifiable, le peuple camerounais est parfaitement en droit de demander :</p>
<p>QU&rsquo;EST-CE QUI A CHANG&Eacute;, &Agrave; PART VOS INT&Eacute;R&Ecirc;TS ?</p>
<p>C&rsquo;est cela, le probl&egrave;me d&rsquo;une partie de notre pr&eacute;tendue opposition.</p>
<p>Ils ne suivent pas les id&eacute;es.</p>
<p>Ils suivent les hommes.</p>
<p>Ils suivent les rapports de force.</p>
<p>Ils suivent les promesses de postes.</p>
<p>Et, pour certains, la question de l&rsquo;argent finit toujours par r&ocirc;der quelque part.</p>
<p>Moi, je ne fonctionne pas ainsi.</p>
<p>Je ne suis pas adepte du fake support, du suivisme et du m&rsquo;as-tu-vu politique qui consiste &agrave; courir derri&egrave;re celui vers qui souffle momentan&eacute;ment le vent.</p>
<p>Je n&rsquo;ai pas besoin d&rsquo;un treillis pour exister politiquement.</p>
<p>Je n&rsquo;ai pas besoin qu&rsquo;un politicien me promette un minist&egrave;re imaginaire pour avoir une opinion.</p>
<p>Je n&rsquo;ai pas besoin de changer de &laquo; pr&eacute;sident &raquo; tous les six mois pour rester visible sur Facebook.</p>
<p>Et personne n&rsquo;ach&egrave;tera ma conscience avec de l&rsquo;argent.</p>
<p>Voil&agrave; pourquoi je peux critiquer Biya sans devenir kamto&iuml;ste.</p>
<p>Je peux critiquer Kamto sans devenir tchiromiste.</p>
<p>Je peux critiquer Tchiroma sans retourner vers Biya.</p>
<p>C&rsquo;est cela, &ecirc;tre politiquement libre.</p>
<p>Le Cameroun ne sortira pas de plusieurs d&eacute;cennies de pouvoir autoritaire en rempla&ccedil;ant le culte d&rsquo;un homme par le culte d&rsquo;un autre.</p>
<p>Encore moins avec des mercenaires politiques de Facebook qui changent de g&eacute;n&eacute;ral, de pr&eacute;sident et de r&eacute;volution au gr&eacute; du vent.</p>
<p>Les girouettes suivent le vent.<br />Les hommes de conviction suivent leurs principes.</p>
<p>J&rsquo;ai choisi mon camp depuis longtemps.</p>
<p>Dr Corantin Talla<br />alias G&eacute;n&eacute;ral Schwarzkopf</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Dr Corantin Talla, alias Général Schwarzkopf</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-13 11:06:12</pubDate>
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      <title><![CDATA[Cameroun - Edito de Alain Ndanga : Maurice Kamto, pape du droit, pape de la politique]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Maurice Kamto. Qui es-tu ? Des internautes se jettent le plus souvent
dans ce questionnement à l’homme politique, membre fondateur du
Mouvement pour la renaissa...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Maurice Kamto. Qui es-tu ? Des internautes se jettent le plus souvent dans ce questionnement &agrave; l&rsquo;homme politique, membre fondateur du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Ils cherchent, en vain, &agrave; comprendre de quoi est-il constitu&eacute;. Ses adversaires ont tout essay&eacute; : invectives, accusations, trahisons politiques, interdictions, arrestations, campagnes de d&eacute;nigrement.</p>
<p>Pourtant, Kamto demeure debout. &Agrave; la violence de la confrontation politique, il oppose r&eacute;guli&egrave;rement un discours de paix, de r&eacute;conciliation et d&rsquo;amour du prochain.</p>
<p>Je fais mienne cette interrogation : Kamto, qui es-tu ? Depuis la pr&eacute;sidentielle de 2018, son nom n&rsquo;a pratiquement jamais quitt&eacute; l&rsquo;espace public et m&eacute;diatique camerounais. Huit ann&eacute;es, pr&egrave;s de 3 000 jours, durant lesquelles il ne se passe pratiquement pas un jour sans que son nom soit cit&eacute; sur un plateau de t&eacute;l&eacute;vision, &agrave; la radio, dans les colonnes des journaux, sur les sites web ou dans les m&eacute;dias sociaux. Il a ainsi &eacute;t&eacute; au c&oelig;ur des controverses, des d&eacute;bats politiques et des affrontements institutionnels. Plus on a tent&eacute; de le marginaliser, plus son nom s&rsquo;est impos&eacute;. Plus on a voulu r&eacute;duire son influence &agrave; une communaut&eacute;, plus sa formation politique a occup&eacute; une place significative dans le paysage national. Le paradoxe est l&agrave; : l&rsquo;acharnement contre un homme a contribu&eacute; &agrave; renforcer sa visibilit&eacute; et, avec elle, la capacit&eacute; du MRC &agrave; s&rsquo;enraciner dans l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me politique camerounais.</p>
<p>Juriste de r&eacute;putation internationale, universitaire et ancien ministre, Maurice Kamto a introduit dans la comp&eacute;tition politique camerounaise une arme dont le pouvoir ne mesure peut-&ecirc;tre pas toujours la port&eacute;e : <strong>le droit</strong><strong>.</strong> Il a fait du droit constitutionnel, du droit &eacute;lectoral et du droit international des instruments de combat politique. L&agrave; o&ugrave; d&rsquo;autres opposants ont souvent choisi l&rsquo;invective ou la surench&egrave;re, Kamto a install&eacute; le d&eacute;bat sur le terrain des textes, des institutions et de la l&eacute;galit&eacute;.</p>
<p>Sa d&eacute;mission, le 8 septembre dernier, de la pr&eacute;sidence du MRC constitue, &agrave; cet &eacute;gard, un nouvel &eacute;pisode d&rsquo;une histoire politique d&eacute;j&agrave; longue. Elle a imm&eacute;diatement provoqu&eacute; commentaires, critiques et sp&eacute;culations. Ceux qui r&eacute;clamaient hier son d&eacute;part semblent parfois d&eacute;concert&eacute;s par le fait qu&rsquo;il ait pris lui-m&ecirc;me l&rsquo;initiative de partir. Comme si, dans une partie politique o&ugrave; beaucoup avaient pris l&rsquo;habitude de commenter chacun de ses mouvements, Kamto venait encore de reprendre la main. C&rsquo;est l&agrave; l&rsquo;une des caract&eacute;ristiques les plus singuli&egrave;res du personnage : il demeure capable de d&eacute;placer le centre de gravit&eacute; du d&eacute;bat politique par un simple acte.</p>
<p>Depuis 2018, Maurice Kamto a contribu&eacute;, &agrave; sa mani&egrave;re, &agrave; &eacute;veiller une partie de la conscience politique camerounaise. Il a popularis&eacute; des notions souvent confin&eacute;es aux amphith&eacute;&acirc;tres des facult&eacute;s de droit : mandat imp&eacute;ratif, souverainet&eacute; populaire, contentieux &eacute;lectoral, contr&ocirc;le de constitutionnalit&eacute;, fonctionnement des institutions. Ses prises de position ont oblig&eacute; nombre de Camerounais &agrave; regarder autrement les m&eacute;canismes qui organisent la conqu&ecirc;te et la conservation du pouvoir.</p>
<p>Maurice Kamto expose aux yeux du monde ce qu&rsquo;il qualifie de m&eacute;thodes dictatoriales du pouvoir de Paul Biya (93 ans, au pouvoir depuis 43 ans). Il a &eacute;lev&eacute; le niveau de conscience des Camerounais sur les questions li&eacute;es au mandat imp&eacute;ratif, aux failles du Code &eacute;lectoral et de la Constitution, ainsi qu&rsquo;aux m&eacute;canismes institutionnels qui ont marqu&eacute; les &eacute;v&eacute;nements pr&eacute;c&eacute;dant la pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2025. Paul Biya et ses ministres ne se cacheraient d&eacute;sormais plus, selon ses d&eacute;tracteurs, pour tordre le droit. <strong>Et l&rsquo;histoire noire continue de s&rsquo;&eacute;crire, sous les yeux d&rsquo;un peuple qui refuse de d&eacute;tourner le regard.</strong></p>
<p>Tout &eacute;tait clair. Bien qu&rsquo;il ait remport&eacute; la bataille sur le terrain du droit, Paul Biya a &eacute;vit&eacute; l&rsquo;affront pendant cette &eacute;lection cruciale, alors que sa cote de popularit&eacute; avait, selon ses adversaires, exponentiellement grimp&eacute;. Sa rencontre avec la diaspora occidentale, du 31 mai au 1er juin 2025, &agrave; la place de la R&eacute;publique &agrave; Paris, et sa s&eacute;questration quelques jours plus tard &agrave; Douala &eacute;taient, pour ses d&eacute;tracteurs, les prodromes d&rsquo;une fin de r&egrave;gne. Il ne fallait surtout pas lui permettre d&rsquo;aller &agrave; ce scrutin en tant que candidat du MRC, bien que la loi le lui autorise. Son investiture par le Manidem du feu Anicet Ekan&eacute; a encore mis en exergue la &laquo; d&eacute;mon(cratie) &raquo; de Paul Biya. Son propre ministre de l&rsquo;Administration territoriale (AT), Paul Atanga Nji, est accus&eacute; d&rsquo;avoir fait modifier le site de l&rsquo;AT pour remplacer Anicet Ekan&eacute; par un certain Dieudonn&eacute; Yebga, sorti de nulle part et qui s&rsquo;&eacute;tait retir&eacute; de la politique plusieurs ann&eacute;es auparavant.</p>
<p>Si le Cameroun &eacute;tait un pays qui, tout au moins, amor&ccedil;ait un v&eacute;ritable tournant d&eacute;mocratique, Maurice Kamto serait en train de conduire la destin&eacute;e du pays. Pourtant, le mot d&rsquo;ordre est maintenu : <strong>tout sauf Kamto</strong><strong>.</strong> En assumant de l&rsquo;avoir injustement &eacute;cart&eacute; de la pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025, le pouvoir d&eacute;voile sa frilosit&eacute; face &agrave; cet homme qui, depuis des ann&eacute;es, lui donne des insomnies, ainsi qu&rsquo;&agrave; son gouvernement et &agrave; son parti, le RDPC.</p>
<p>Maurice Kamto a consacr&eacute; son &acirc;me au Cameroun. Pourtant, il est trait&eacute; par le r&eacute;gime de Yaound&eacute; comme un citoyen enti&egrave;rement &agrave; part. Son histoire politique est consubstantielle &agrave; celle du Cameroun. Elle ne commence pas avec cette forme barbare de dictature observ&eacute;e en 2025, encore moins avec son affrontement avec Paul Biya lors de la pr&eacute;sidentielle de 2018, au cours de laquelle il affirme avoir &eacute;t&eacute; &eacute;lu sans &ecirc;tre proclam&eacute; vainqueur par le Conseil constitutionnel. Cette histoire s&rsquo;inscrit dans une succession d&rsquo;&eacute;pisodes qui remontent bien plus loin, au-del&agrave; m&ecirc;me de la cr&eacute;ation du MRC en 2012, apr&egrave;s sa d&eacute;mission du gouvernement. Ce nouveau parti s&rsquo;impose rapidement dans le paysage politique national et attire une importante partie des Camerounais en qu&ecirc;te d&rsquo;une alternative face au r&eacute;gime du Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (RDPC), que ses d&eacute;tracteurs accusent de plonger le Cameroun dans l&rsquo;ab&icirc;me et l&rsquo;impasse.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;lite mondiale du droit s&rsquo;est illustr&eacute;e dans le conflit opposant le Cameroun et le Nigeria dans la p&eacute;ninsule de Bakassi. Dans cette bataille juridique, le droit international a pris le pas sur le fracas des armes. Avec ses coll&egrave;gues, Maurice Kamto a contribu&eacute; &agrave; porter la cause camerounaise devant les instances comp&eacute;tentes, dans un conflit qui aurait pu conduire les deux pays voisins &agrave; une confrontation militaire meurtri&egrave;re. Cette s&eacute;quence a durablement install&eacute; l&rsquo;image d&rsquo;un juriste capable de transformer la ma&icirc;trise du droit en instrument de d&eacute;fense des int&eacute;r&ecirc;ts de son pays. De cet h&eacute;ritage, il est premier co-laur&eacute;at du prix Boutros Boutros-Ghali.</p>
<p>Paul Biya a nourri autour de Maurice Kamto un sentiment qui n&rsquo;est plus seulement politique, mais qui rel&egrave;ve, chez certains Camerounais, de la haine d&rsquo;un homme qu&rsquo;ils appellent d&eacute;sormais la &laquo; Kamtophobie &raquo;. Et, parlant d&rsquo;histoire, Paul Biya est en train d&rsquo;&eacute;crire, selon ses d&eacute;tracteurs, certaines des pages les plus sombres de l&rsquo;histoire du Cameroun. On retiendra de lui, selon ses opposants, l&rsquo;image d&rsquo;un dirigeant qui a &eacute;touff&eacute; la contradiction, r&eacute;prim&eacute; ses adversaires et refus&eacute; d&rsquo;assumer pleinement les exigences de la d&eacute;mocratie. Au sommet de l&rsquo;&Eacute;tat camerounais depuis 43 ans, son obstination aurait toujours &eacute;t&eacute; de tout faire pour conserver le pouvoir, m&ecirc;me lorsque les conditions de vie des Camerounais demeurent difficiles. D&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e, il est compar&eacute; au tyran Mobutu, qui a dirig&eacute; la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo de 1965 &agrave; 1997.</p>
<p>L&rsquo;histoire jugera Maurice Kamto. Elle jugera &eacute;galement ceux qui auront tent&eacute; de l&rsquo;emp&ecirc;cher de participer pleinement &agrave; la comp&eacute;tition politique. Car, au-del&agrave; d&rsquo;un homme, c&rsquo;est une question fondamentale qui demeure pos&eacute;e : <strong>dans le Cameroun de demain, le pouvoir appartiendra-t-il &agrave; celui qui gagne la bataille &eacute;lectorale ou &agrave; celui qui ma&icirc;trise le mieux les m&eacute;canismes permettant de contr&ocirc;ler cette bataille ?</strong> C&rsquo;est l&agrave; que se trouve le v&eacute;ritable enjeu de l&rsquo;affaire Kamto. Et c&rsquo;est pourquoi, huit ans apr&egrave;s 2018, son nom continue de hanter les nuits du pouvoir, d&rsquo;occuper les conversations du pays et de s&rsquo;imposer dans l&rsquo;histoire politique contemporaine du Cameroun.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Alain Ndanga</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-12 16:51:03</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Les limites du système de soupape de sécurité : Risque de surpression (partie 4et fin)]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Si la soupape évacue le surplus de pression, la canalisation dirige
les fluides restants vers des itinéraires circonscrits, fragmentant
ainsi l'opposition polit...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Si la soupape &eacute;vacue le surplus de pression, la canalisation dirige les fluides restants vers des itin&eacute;raires circonscrits, fragmentant ainsi l'opposition politique et sociale. Bien que cette ing&eacute;nierie politique ait fait preuve de durabilit&eacute;, il faut souligner qu'un syst&egrave;me fond&eacute; sur la gestion des sympt&ocirc;mes plut&ocirc;t que sur la r&eacute;solution des causes structurelles comporte des vuln&eacute;rabilit&eacute;s :</p>
<p>1. L'usure des m&eacute;canismes de r&eacute;gulation : &Agrave; force d'&ecirc;tre sollicit&eacute;es, les promesses de concertation ont perdu leur efficacit&eacute; symbolique aupr&egrave;s des populations jeunes. On voit bien que la jeunesse camerounaise est de plus en plus d&eacute;sinvolte et qu&rsquo;elle entre difficile dans un moule. Il est difficile aujourd&rsquo;hui de pr&eacute;tendre qu&rsquo;on la contr&ocirc;le.&nbsp;</p>
<p>2. L'&eacute;mergence d'espaces non canalisables : L'utilisation massive des plateformes num&eacute;riques et des messageries crypt&eacute;es &eacute;chappe en partie aux sch&eacute;mas traditionnels de m&eacute;diation, cr&eacute;ant des poches de tension invisibles pour les capteurs classiques de l'&Eacute;tat. Les avanc&eacute;es technologiques vont plus vite que les strat&eacute;gies politiques, l&rsquo;on voit bien que le r&eacute;gime de Yaound&eacute; &eacute;prouve beaucoup de peine &agrave; rester &agrave; jour.</p>
<p>3. La fissuration des canalisations : Comme en m&eacute;canique, le vieillissement des canalisations, les mouvements de sol et les variations thermiques arrivent toujours par survenir. Par exemple, le gel ou de fortes pressions internes dilatent et fendent des parois fragiles, ce qui peut faire l&acirc;cher le syst&egrave;me. L&rsquo;on voit bien que le r&eacute;gime de Yaound&eacute; est faible en mati&egrave;re d&rsquo;entretien des infrastructures. Pourtant, il faut identifier et r&eacute;parer rapidement les fissures pour &eacute;viter que le syst&egrave;me c&egrave;de. Par exemple, l&rsquo;on note dans l&rsquo;actualit&eacute; le vol des dossiers judiciaires au TCS. C'est une fissure importante dans le syst&egrave;me. Th&eacute;oriquement, les grands criminels du pays n&rsquo;ont plus de dossiers contre eux. Ils peuvent &nbsp;encore passer &agrave; l&rsquo;acte.</p>
<p>Voil&agrave; la limite de cette strat&eacute;gie qui r&eacute;side dans la r&eacute;sistance des mat&eacute;riaux. En ing&eacute;nierie, si la soupape est mal calibr&eacute;e ou obstru&eacute;e, le syst&egrave;me explose. Au Cameroun, la r&eacute;silience des populations est forte, mais l'essoufflement de ce mod&egrave;le d'usure est &agrave; l&rsquo;ordre du jour. La superposition des crises &agrave; l'approche d&rsquo;une transition future (&eacute;conomique, s&eacute;curitaire, politique) augmente le niveau de pression globale. Canaliser l&rsquo;eau ou lib&eacute;rer les drains de la col&egrave;re ne suffit plus si la source elle-m&ecirc;me continue de d&eacute;border.&nbsp;</p>
<p>Pour passer d'une stabilit&eacute; subie par usure &agrave; une paix durable, la gouvernance camerounaise devra sans doute remplacer ses soupapes temporaires par de v&eacute;ritables fondations structurelles.</p>
<p><em>Louis Marie Kakdeu MPA, PhD &amp; HDR</em><br /><em>Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident SDF</em></p>
<p><a href="/author/Louis%20Marie%20Kakdeu"><strong>Lire les articles de cet auteur sur ce lien</strong></a></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Louis Marie Kakdeu</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-11 15:11:37</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Darren Lambo Ebelle répond au Dr Gaston Ndock Ndock]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Ma réponse aux attaques du Dr Gaston NDOCK NDOCK, Chargé de Cours de
Géographie à l'Ecole Normale Supérieure de Yaoundé

Analyse littéraire et linguistique du d...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Ma r&eacute;ponse aux attaques du Dr Gaston NDOCK NDOCK, Charg&eacute; de Cours de G&eacute;ographie &agrave; l'Ecole Normale Sup&eacute;rieure de Yaound&eacute;</p>
<p>Analyse litt&eacute;raire et linguistique du discours ordurier d'un universitaire &agrave; propos de son ancien Recteur</p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p>Je ne juge pas l'homme, je diss&egrave;que son discours afin que la conclusion s'impose d'elle-m&ecirc;me.</p>
<p><strong>Cadre th&eacute;orique de l'analyse</strong></p>
<p>La pr&eacute;sente analyse s'inscrit dans le champ de la philologie et de l'analyse du discours. Elle mobilise une grille d'analyse &agrave; quatre niveaux : lexical, syntaxique, rh&eacute;torique et &eacute;thique. L'objectif n'est pas de v&eacute;rifier la v&eacute;racit&eacute; des faits all&eacute;gu&eacute;s, mais d'interroger la mani&egrave;re dont le discours est construit, les registres de langue mobilis&eacute;s et la posture &eacute;nonciative de son auteur. Il s'agit d'une approche descriptive et critique qui permet de r&eacute;v&eacute;ler, au-del&agrave; des mots, les carences cognitives, p&eacute;dagogiques, didactiques et scientifiques d'un discours produit en milieu universitaire.</p>
<p><strong>Contexte de l'analyse</strong></p>
<p>La veille de mon passage sur Canal 2 International, dans le cadre de l'&eacute;mission L'Ar&egrave;ne dont l'invit&eacute; &eacute;tait le Pr Maurice Aur&eacute;lien SOSSO, Recteur &Eacute;m&eacute;rite de l'Universit&eacute; de Yaound&eacute; I, j'ai fait l'objet d'une attaque du Dr Gaston NDOCK NDOCK, Charg&eacute; de Cours &agrave; l'Ecole Normale Sup&eacute;rieure de Yaound&eacute;. Non seulement m'a-t-il confondu avec le contradicteur de l'invit&eacute;, mais il a all&eacute;gu&eacute; entre autres, que j'aurais &nbsp;b&eacute;n&eacute;fici&eacute; du soutien de l'ancien Recteur pour mon entr&eacute;e &agrave; l'Ecole Normale Sup&eacute;rieure de Yaound&eacute;.</p>
<p>Et si c'&eacute;tait le cas, il faudrait honn&ecirc;tement reconna&icirc;tre la clairvoyance et le jugement &eacute;clair&eacute; du Recteur &nbsp;Maurice Aur&eacute;lien SOSSO &agrave; jauger une comp&eacute;tence. Mais, comme le dit &nbsp;l'&eacute;crivain fran&ccedil;ais Marcel Pagnol dans son roman "La Gloire de mon p&egrave;re", " il est &nbsp;malais&eacute; de parler de soi en bien...", je n'en dirai pas plus sur moi-m&ecirc;me.</p>
<p>Je vais plut&ocirc;t m'&eacute;vertuer &agrave; psychanalyser le discours ordurier d'un universitaire sur les r&eacute;seaux sociaux, apr&egrave;s le passage du Recteur &Eacute;m&eacute;rite Maurice Aur&eacute;lien SOSSO sur les antennes de la cha&icirc;ne verte.</p>
<p>C'est dans cette perspective que nous sommes en pr&eacute;sence d'un sujet qui, par ses &eacute;crits, s'av&egrave;re indigne d'exercer dans une &eacute;cole d'&eacute;lite charg&eacute;e de former les formateurs, c'est-&agrave;-dire les professeurs, les &eacute;ducateurs, les fonctionnaires de la cat&eacute;gorie A, A1 et A2, de la Fonction publique camerounaise.</p>
<p>La question qui se pose alors est d'ordre didactico-p&eacute;dagogique : que ressentent les &eacute;l&egrave;ves-professeurs de l'Ecole Normale Sup&eacute;rieure de Yaound&eacute; &agrave; la lecture d'un tel discours produit par l'un de leurs enseignants ?</p>
<p>&Agrave; cet enseignant qui a cru devoir s'attaquer &agrave; ma personne, par pr&eacute;jug&eacute; et sur la base d'all&eacute;gations non fond&eacute;es, je choisis de r&eacute;pondre sur le terrain qui nous est commun : celui de la science et celui de la relation enseignement-apprentissage.</p>
<p>C'est pourquoi je me propose de d&eacute;montrer, dans les lignes qui suivent, l'inaptitude et l'imposture qui sont les siennes &agrave; enseigner &agrave; l'Ecole Normale Sup&eacute;rieure de Yaound&eacute;. Cette d&eacute;monstration sera conduite sur quatre plans indissociables de l'acte d'enseigner :</p>
<p>Sur le plan cognitif : par l'incapacit&eacute; &agrave; g&eacute;rer la charge &eacute;motionnelle et &agrave; mobiliser des op&eacute;rations de haut niveau comme la conceptualisation, la nuance et l'argumentation rationnelle. Le discours rel&egrave;ve du registre pulsionnel et non du registre r&eacute;flexif.</p>
<p>Sur le plan p&eacute;dagogique : par la rupture du contrat didactique et de la posture d'&eacute;ducateur-mod&egrave;le. L'enseignant est un mod&egrave;le langagier et &eacute;thique. L'usage d'un lexique trivial et injurieux d&eacute;truit son ethos et invalide son autorit&eacute; p&eacute;dagogique.</p>
<p>Sur le plan didactique : par l'&eacute;chec total de la transposition didactique et de la ma&icirc;trise des registres de langue. L'universitaire doit &ecirc;tre capable de passer du registre courant au registre soutenu. Ici, on assiste &agrave; une contamination volontaire du discours savant par le registre ordurier, ce qui t&eacute;moigne d'une incomp&eacute;tence langagi&egrave;re fondamentale.</p>
<p>Sur le plan scientifique : par le recours syst&eacute;matique au sophisme ad personam et &agrave; l'attaque ad hominem, au d&eacute;triment de l'administration de la preuve et de la discussion critique des faits.</p>
<p>Nous sommes donc face &agrave; un cas d'&eacute;cole de d&eacute;rapage de registre chez un universitaire, r&eacute;v&eacute;lateur de carences lourdes qui interrogent sa l&eacute;gitimit&eacute; &agrave; former de futurs enseignants.</p>
<p><strong>FICHE D'ANALYSE - LE DISCOURS ORDURIER EN MILIEU UNIVERSITAIRE</strong></p>
<p>Texte support : Attaque d'un Charg&eacute; de Cours contre son ancien Recteur</p>
<p>1. M&Eacute;THODE D'ANALYSE : La grille en 4 niveaux</p>
<p>Quand on analyse un tel texte en philologie, on ne regarde pas si c'est vrai ou faux. On regarde COMMENT c'est dit.</p>
<p>Niveau 1 : Lexique - Quels mots il choisit<br />Niveau 2 : Syntaxe - Comment il construit ses phrases<br />Niveau 3 : Rh&eacute;torique - Comment il veut &nbsp;manipuler<br />Niveau 4 : &Eacute;thique - Ce que &ccedil;a dit de sa posture d'enseignant</p>
<p>2. D&eacute;monstration</p>
<p><strong>A. Au niveau du Lexique : La chute dans le registre ordurier</strong></p>
<p>Le propre de l'universitaire, c'est le registre soutenu ou courant. Ici, on a une contamination volontaire par le registre trivial et injurieux.</p>
<p>- Lexique scatologique et sexuel comme arme : aplatventrisme, pratiques contre nature, anustocrate. Ce n'est plus du fran&ccedil;ais acad&eacute;mique. C'est une strat&eacute;gie de souillure. On ne critique plus l'id&eacute;e, on salit le corps de l'autre. En stylistique, on appelle &ccedil;a l'argumentum ad personam ordurier.<br />- Lexique de la diabolisation : esprit mal&eacute;fique de la pire esp&egrave;ce, monstre, imposteur. On sort du d&eacute;bat rationnel pour entrer dans le champ lexical religieux / moral. L'adversaire n'est plus un coll&egrave;gue en tort, c'est le Mal.<br />- Lexique du m&eacute;pris infantilisant : geste, agiter, manger tranquillement l'argent qu'il a vol&eacute;. Proc&eacute;d&eacute; de r&eacute;duction : on ram&egrave;ne un Pr titulaire, Recteur pendant 12 ans, au statut d'enfant capricieux ou de voleur de cantine.</p>
<p>Diagnostic philologique : C'est l'inverse d'un enseignant soucieux de son rang : il peut &agrave; tout le moins complexifier la langue pour &eacute;lever le d&eacute;bat. Ici, on appauvrit et on ordurise la langue pour abaisser l'homme.</p>
<p><strong>B. Au niveau Syntaxique : La phrase qui se perd</strong></p>
<p>- Phrases hypertrophi&eacute;es et asyntaxiques : 4 &agrave; 5 lignes sans respiration. Exemple : Le recrutement de son fils, avec un Master professionnel, maintenu au m&ecirc;me grade... Il n'y a plus de verbe principal. C'est une phrase nominale qui n'en finit pas. Signe d'une pens&eacute;e sous &eacute;motion, qui n'est plus contr&ocirc;l&eacute;e.<br />- Abus de parenth&egrave;ses et de guillemets de d&eacute;rision : je connais Nk&eacute; depuis l'embryon, mal structur&eacute;. Les guillemets ne servent plus &agrave; citer, mais &agrave; tourner en d&eacute;rision.<br />- Rupture d'anaphore : Il commence par il puis passe &agrave; ce type puis le type. On d&eacute;shumanise grammaticalement au fur et &agrave; mesure du texte.</p>
<p><strong>C. Au niveau Rh&eacute;torique : Le manuel du discr&eacute;dit</strong></p>
<p>C'est une construction tr&egrave;s classique en 3 temps :</p>
<p>1. La victimisation invers&eacute;e : C'est lui qui est venu me chercher... j'ai refus&eacute;... il a d&eacute;truit ma carri&egrave;re. Je suis la victime d'un puissant.<br />2. Le d&eacute;voiement vers la famille : Quand on n'a plus d'argument sur le plan professionnel, on attaque le fils et l'&eacute;pouse. C'est le point de bascule o&ugrave; le discours cesse d'&ecirc;tre une critique universitaire et devient une diffamation. C'est le moment o&ugrave; l'enseignant perd son titre symboliquement.<br />3. La proph&eacute;tie auto-r&eacute;alisatrice : Il n'aura plus rien... Il esp&egrave;re &ecirc;tre nomm&eacute; Ministre de l'Enseignement Sup&eacute;rieur... On se fait devin pour annoncer la chute de l'autre, pour se consoler.</p>
<p><strong>D. Au niveau &Eacute;thique : La faute professionnelle</strong></p>
<p>Pour un Charg&eacute; de Cours, ceci s'impose sans concession : on ne r&egrave;gle pas un conflit hi&eacute;rarchique avec le lexique de la rue.</p>
<p>Pourquoi ? Parce que l'enseignant d'universit&eacute; est le mod&egrave;le de langue. Si l'&eacute;tudiant voit son ma&icirc;tre dire anustocrate sur les r&eacute;seaux sociaux, quelle autorit&eacute; lui reste pour appeler &agrave; l'&eacute;thique du langage en classe ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Darren LAMBO EBELLE,, Journaliste et Professeur de l'Enseignement Secondaire Général de Lettres Modernes Françaises, diplômé de l'Ecole Normale Supérieure de Yaoundé</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-11 13:49:58</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - JUSQU’À QUAND LES HOMMES DEVRONT-ILS MOURIR EN SILENCE ?]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Il y a des souffrances que notre société refuse de voir. Il y a des
victimes que nous refusons d’écouter. Et il y a des hommes dont la
douleur est devenue presq...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des souffrances que notre soci&eacute;t&eacute; refuse de voir. Il y a des victimes que nous refusons d&rsquo;&eacute;couter. Et il y a des hommes dont la douleur est devenue presque invisible, simplement parce qu&rsquo;on leur a appris depuis l&rsquo;enfance qu&rsquo;un homme doit encaisser, supporter, pardonner et surtout&hellip; se taire.</p>
<p>Au Cameroun, lorsqu&rsquo;un homme est trahi par une femme, humili&eacute;, manipul&eacute; ou psychologiquement d&eacute;truit, quelle est souvent la premi&egrave;re r&eacute;action de son entourage ?</p>
<p>&laquo; Laisse tomber. &raquo;</p>
<p>&laquo; C&rsquo;est une femme. &raquo;</p>
<p>&laquo; Pense aux enfants. &raquo;</p>
<p>&laquo; Tu es un homme, sois fort. &raquo;</p>
<p>Mais personne ne demande : Qui a fait quoi ? Qui a souffert ? Qui dit la v&eacute;rit&eacute; ? Et qui doit r&eacute;pondre de ses actes ?</p>
<p>C&rsquo;est ainsi que na&icirc;t un silence dangereux.</p>
<p>Quand la famille devient le refuge de l&rsquo;injustice</p>
<p>Il fut un temps o&ugrave; certaines valeurs morales constituaient encore des barri&egrave;res.</p>
<p>Un p&egrave;re pouvait regarder sa fille dans les yeux et lui dire :</p>
<p>&laquo; Ma fille, m&ecirc;me si tu es mon enfant, ce que tu as fait n&rsquo;est pas acceptable. &raquo;</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, dans certaines familles, cette responsabilit&eacute; morale semble s&rsquo;effriter.</p>
<p>On peut assister &agrave; la destruction d&rsquo;un couple, &agrave; une s&eacute;paration conflictuelle, &agrave; des accusations, &agrave; des manipulations, &agrave; des cons&eacute;quences dramatiques pour les enfants&hellip; et certains proches ne cherchent plus &agrave; comprendre ce qui s&rsquo;est r&eacute;ellement pass&eacute;.</p>
<p>Ils regardent plut&ocirc;t ce que la rupture peut leur rapporter.</p>
<p>Le &laquo; butin &raquo; de la s&eacute;paration devient parfois plus important que la v&eacute;rit&eacute;.</p>
<p>Une voiture.</p>
<p>De l&rsquo;argent.</p>
<p>Des biens.</p>
<p>Des avantages.</p>
<p>Et pendant que certains se r&eacute;jouissent de ce qu&rsquo;ils peuvent r&eacute;cup&eacute;rer, quelqu&rsquo;un, quelque part, est peut-&ecirc;tre en train de sombrer psychologiquement.</p>
<p>Quelle soci&eacute;t&eacute; sommes-nous en train de devenir lorsque l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t mat&eacute;riel prend le dessus sur la conscience ?</p>
<p>Aimer son enfant, ce n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement lui donner raison.</p>
<p>Un p&egrave;re digne de ce nom doit aussi pouvoir corriger sa fille.</p>
<p>Une m&egrave;re doit pouvoir corriger son fils.</p>
<p>Une famille doit pouvoir dire &agrave; l&rsquo;un des siens : &laquo; Tu as tort. &raquo;</p>
<p>Parce que prot&eacute;ger aveugl&eacute;ment son enfant, ce n&rsquo;est pas toujours l&rsquo;aider.</p>
<p>Parfois, c&rsquo;est simplement l&rsquo;emp&ecirc;cher de devenir meilleur.</p>
<p>La banalisation de l&rsquo;atteinte aux m&oelig;urs</p>
<p>Le plus inqui&eacute;tant n&rsquo;est peut-&ecirc;tre m&ecirc;me pas l&rsquo;existence de comportements condamnables.</p>
<p>Des comportements mauvais ont toujours exist&eacute;.</p>
<p>Le plus inqui&eacute;tant, c&rsquo;est leur banalisation.</p>
<p>La trahison devient ordinaire.</p>
<p>La manipulation devient une arme.</p>
<p>Le mensonge devient une strat&eacute;gie.</p>
<p>L'humiliation devient un moyen de prendre le dessus.</p>
<p>La vengeance devient une r&eacute;ponse acceptable.</p>
<p>Et lorsqu&rsquo;un homme d&eacute;nonce ce qu&rsquo;il subit, on lui demande encore de se taire.</p>
<p>&laquo; Laisse seulement. &raquo;</p>
<p>Mais pourquoi toujours laisser ?</p>
<p>Pourquoi celui qui a &eacute;t&eacute; bless&eacute; doit-il toujours &ecirc;tre celui qui abandonne ?</p>
<p>Pourquoi celui qui a &eacute;t&eacute; trahi doit-il toujours &ecirc;tre celui qui pardonne ?</p>
<p>Pourquoi celui qui souffre doit-il toujours &ecirc;tre celui qui s&rsquo;&eacute;loigne ?</p>
<p>&Agrave; force de demander aux victimes de &laquo; laisser &raquo;, nous finissons par donner aux auteurs de comportements toxiques un sentiment d&rsquo;impunit&eacute;.</p>
<p>Et les enfants dans tout cela ?</p>
<p>C&rsquo;est probablement l&rsquo;une des blessures les plus profondes.</p>
<p>Lorsque deux adultes se s&eacute;parent, leur conflit ne devrait jamais transformer leurs enfants en champs de bataille.</p>
<p>Un enfant n&rsquo;est pas une arme.</p>
<p>Un enfant n&rsquo;est pas un moyen de pression.</p>
<p>Un enfant n&rsquo;est pas une propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e.</p>
<p>Et un enfant ne devrait jamais &ecirc;tre utilis&eacute; pour punir l&rsquo;autre parent.</p>
<p>Pourtant, certains p&egrave;res vivent une situation terrible : apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; trahis dans leur couple, ils doivent encore se battre pour conserver une relation normale avec leur propre prog&eacute;niture.</p>
<p>Ils demandent &agrave; voir leurs enfants.</p>
<p>Ils sollicitent la m&eacute;diation.</p>
<p>Ils saisissent les institutions comp&eacute;tentes.</p>
<p>Ils cherchent une solution l&eacute;gale.</p>
<p>Et parfois, malgr&eacute; toutes leurs d&eacute;marches, ils repartent avec une seule r&eacute;ponse :</p>
<p>&laquo; Laisse tomber. &raquo;</p>
<p>Mais comment un p&egrave;re peut-il &laquo; laisser tomber &raquo; ses propres enfants ?</p>
<p>Comment peut-on demander &agrave; un parent d'abandonner une partie de sa vie simplement parce que le conflit conjugal est devenu trop compliqu&eacute; ?</p>
<p>Quand le citoyen perd confiance en la justice</p>
<p>Alors certains se tournent vers la justice.</p>
<p>Et c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment l&agrave; que devrait commencer l&rsquo;espoir.</p>
<p>Mais lorsque le justiciable a le sentiment que la proc&eacute;dure est interminable, que les moyens financiers d&eacute;terminent parfois la capacit&eacute; &agrave; se d&eacute;fendre, ou que certaines d&eacute;cisions semblent incompr&eacute;hensibles, la confiance commence &agrave; dispara&icirc;tre.</p>
<p>Plus grave encore, lorsque circulent des accusations de corruption ou de favoritisme dans l'appareil judiciaire, le citoyen ordinaire peut finir par croire qu&rsquo;il ne sera jamais entendu.</p>
<p>Il faut le dire avec responsabilit&eacute; : toute accusation de corruption contre un magistrat doit &ecirc;tre d&eacute;montr&eacute;e et trait&eacute;e par les voies l&eacute;gales appropri&eacute;es.</p>
<p>Mais la question demeure.</p>
<p>Que devient un citoyen qui ne croit plus en la justice ?</p>
<p>Que devient un p&egrave;re qui pense que ses d&eacute;marches n&rsquo;aboutiront jamais ?</p>
<p>Que devient un homme qui a l&rsquo;impression que, devant certaines institutions, sa parole vaut moins simplement parce qu&rsquo;il est un homme ?</p>
<p>Il ne faut pas attendre qu&rsquo;un homme se suicide, disparaisse, sombre dans la d&eacute;pression ou commette l&rsquo;irr&eacute;parable avant de reconna&icirc;tre qu&rsquo;il &eacute;tait en souffrance.</p>
<p>L&rsquo;homme camerounais n&rsquo;est pas une machine</p>
<p>Nous avons construit une image de l&rsquo;homme africain qui doit &ecirc;tre fort en permanence.</p>
<p>Il doit &ecirc;tre le pilier.</p>
<p>Le protecteur.</p>
<p>Le financier.</p>
<p>Le p&egrave;re.</p>
<p>Le responsable.</p>
<p>Celui qui ne pleure jamais.</p>
<p>Celui qui pardonne.</p>
<p>Celui qui encaisse.</p>
<p>Mais derri&egrave;re cette fa&ccedil;ade, il y a des &ecirc;tres humains.</p>
<p>Des hommes qui pleurent lorsqu&rsquo;ils sont seuls.</p>
<p>Des hommes qui passent des nuits enti&egrave;res &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir.</p>
<p>Des hommes qui ne comprennent pas comment la personne qu&rsquo;ils aimaient peut devenir celle qui les d&eacute;truit.</p>
<p>Des hommes qui voient leurs enfants s&rsquo;&eacute;loigner et qui ne savent plus quoi faire.</p>
<p>Des hommes qui ont honte de raconter leur histoire parce qu&rsquo;ils savent qu&rsquo;on leur r&eacute;pondra :</p>
<p>&laquo; Tu es un homme quand m&ecirc;me ! &raquo;</p>
<p>Oui.</p>
<p>C&rsquo;est justement parce qu&rsquo;il est un homme qu&rsquo;il faut aussi lui permettre d&rsquo;&ecirc;tre humain.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit pas de faire la guerre aux femmes</p>
<p>Il faut &ecirc;tre tr&egrave;s clair.</p>
<p>Ce combat ne doit pas devenir une guerre entre les sexes.</p>
<p>Toutes les femmes ne sont pas violentes.</p>
<p>Tous les hommes ne sont pas victimes.</p>
<p>Il existe des femmes victimes d&rsquo;hommes et des hommes victimes de femmes.</p>
<p>La violence conjugale n&rsquo;a pas de sexe.</p>
<p>L&rsquo;injustice n&rsquo;a pas de sexe.</p>
<p>La manipulation n&rsquo;a pas de sexe.</p>
<p>Et la v&eacute;rit&eacute; ne devrait pas avoir de camp.</p>
<p>Ce que nous devons combattre, ce sont les comportements destructeurs, l&rsquo;impunit&eacute;, la manipulation, la corruption, les faux t&eacute;moignages lorsqu'ils existent, l&rsquo;instrumentalisation des enfants et surtout cette culture du silence qui emp&ecirc;che tant de personnes de demander de l&rsquo;aide.</p>
<p>Jusqu&rsquo;&agrave; quand ?</p>
<p>Jusqu&rsquo;&agrave; quand demanderons-nous aux hommes de supporter l&rsquo;insupportable ?</p>
<p>Jusqu&rsquo;&agrave; quand leur dira-t-on de se taire lorsqu&rsquo;ils sont humili&eacute;s ?</p>
<p>Jusqu&rsquo;&agrave; quand consid&eacute;rera-t-on qu&rsquo;un p&egrave;re doit abandonner le combat pour ses enfants simplement parce que son ancienne compagne est la m&egrave;re de ceux-ci ?</p>
<p>Jusqu&rsquo;&agrave; quand les familles pr&eacute;f&eacute;reront-elles parfois les avantages mat&eacute;riels &agrave; la v&eacute;rit&eacute; ?</p>
<p>Jusqu&rsquo;&agrave; quand la soci&eacute;t&eacute; acceptera-t-elle que les conflits entre adultes d&eacute;truisent psychologiquement des enfants innocents ?</p>
<p>Jusqu&rsquo;&agrave; quand le citoyen devra-t-il vivre avec le sentiment que la justice est inaccessible ?</p>
<p>Et surtout :</p>
<p>Jusqu&rsquo;&agrave; quand allons-nous attendre qu&rsquo;un homme meure en silence avant de demander pourquoi personne ne l&rsquo;avait &eacute;cout&eacute; ?</p>
<p>Il est temps de briser ce silence.</p>
<p>Pas pour opposer les hommes aux femmes.</p>
<p>Pas pour prot&eacute;ger les coupables.</p>
<p>Pas pour condamner sans preuve.</p>
<p>Mais pour rappeler une v&eacute;rit&eacute; &eacute;l&eacute;mentaire :</p>
<p>Un homme peut &ecirc;tre victime.<br />Un homme peut souffrir.<br />Un homme peut &ecirc;tre trahi.<br />Un homme peut &ecirc;tre d&eacute;truit psychologiquement.<br />Et un homme a, lui aussi, droit &agrave; la justice.</p>
<p>Le Cameroun a besoin de retrouver ses valeurs.</p>
<p>Il a besoin de familles capables de dire la v&eacute;rit&eacute; &agrave; leurs propres enfants.</p>
<p>Il a besoin d&rsquo;institutions auxquelles le citoyen peut faire confiance.</p>
<p>Il a besoin d&rsquo;une justice ind&eacute;pendante, cr&eacute;dible et accessible.</p>
<p>Il a besoin de prot&eacute;ger les enfants des guerres de leurs parents.</p>
<p>Et il a surtout besoin d&rsquo;apprendre &agrave; &eacute;couter ceux qui souffrent, avant qu&rsquo;ils ne disparaissent dans le silence.</p>
<p>Car derri&egrave;re chaque homme qui dit &laquo; je vais bien &raquo;, il y a peut-&ecirc;tre une histoire que personne n&rsquo;a jamais voulu entendre.</p>
<p>Alors, jusqu&rsquo;&agrave; quand les hommes devront-ils mourir en silence ?</p>
<p>Peut-&ecirc;tre que la v&eacute;ritable question n&rsquo;est plus de savoir combien d&rsquo;hommes souffrent.</p>
<p>La v&eacute;ritable question est de savoir combien de temps encore nous accepterons de ne pas les entendre.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Denis Zemmo</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-11 13:25:01</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Kamto a tout subi : prison, torture, exil forcé]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Maurice Kamto a subi prison, torture, résidence surveillée et bien
plus en 15 ans de combat politique au Cameroun. Voici ce qui est
documenté, et ce qui reste a...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Maurice Kamto a subi prison, torture, r&eacute;sidence surveill&eacute;e et bien plus en 15 ans de combat politique au Cameroun. Voici ce qui est document&eacute;, et ce qui reste all&eacute;gu&eacute;.</p>
<p>Dans une d&eacute;claration virulente, l'analyste politique Aristide Mono affirme que Maurice Kamto a subi &laquo; toutes les pers&eacute;cutions possibles, sauf la mort &raquo; en 15 ans de combat politique au Cameroun.</p>
<p>&laquo; Kamto a subi toutes les pers&eacute;cutions possibles, sauf la mort. N'e&ucirc;t &eacute;t&eacute; m&ecirc;me la crainte de l'opinion, ils l'auraient tu&eacute; comme Zogo. &raquo; La phrase est brutale. Elle est sign&eacute;e Aristide Mono, opposant et universitaire camerounais. Derri&egrave;re cette formule choc, une r&eacute;alit&eacute; : celle d'un homme qui, depuis 15 ans, incarne la r&eacute;sistance &agrave; un r&eacute;gime qui ne tol&egrave;re aucune alternative. Prison, torture, r&eacute;sidence surveill&eacute;e, exil forc&eacute;&hellip; Que sait-on vraiment de ce qu'a endur&eacute; Maurice Kamto ?</p>
<h2>Le contexte : une d&eacute;mission sous pression</h2>
<p>La d&eacute;claration d'Aristide Mono intervient au lendemain d'un s&eacute;isme politique. Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto a annonc&eacute; sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Quelques heures plus tard, son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a suivi.</p>
<p>Officiellement, Kamto invoque &laquo; l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;. Mais pour de nombreux observateurs, cette d&eacute;mission est le fruit d'une pression insoutenable. Mamadou Mota a &eacute;t&eacute; plus direct : il d&eacute;nonce &laquo; un harc&egrave;lement constant de l'administration camerounaise &raquo;.</p>
<p>Pour Aristide Mono, cette d&eacute;cision ne peut &ecirc;tre comprise sans replacer Kamto dans le contexte de 15 ann&eacute;es de pers&eacute;cutions syst&eacute;matiques.</p>
<h2>La prison : 9 mois &agrave; Kondengui</h2>
<p>Maurice Kamto a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le 28 janvier 2019 &agrave; Douala, apr&egrave;s avoir contest&eacute; les r&eacute;sultats de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2018 et appel&eacute; &agrave; des manifestations pacifiques. Il a &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute; &agrave; la prison centrale de Kondengui, &agrave; Yaound&eacute;, dans la nuit du 12 au 13 f&eacute;vrier 2019.</p>
<p>Il y restera neuf mois. Plus de 200 militants et cadres du MRC ont &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s, humili&eacute;s et tortur&eacute;s, certains condamn&eacute;s sans preuves.</p>
<p>Kamto a lui-m&ecirc;me &eacute;crit depuis sa cellule : &laquo; Ce r&eacute;gime croit que la prison de Kondengui peut tout r&eacute;gler. Mais m&ecirc;me la mort ne peut pas tout r&eacute;gler. Les pens&eacute;es ne peuvent pas &ecirc;tre enferm&eacute;es. &raquo;</p>
<h2>La r&eacute;sidence surveill&eacute;e : 3 ans d'assignation &agrave; r&eacute;sidence de facto</h2>
<p>Du 20 septembre au 8 d&eacute;cembre 2020, Maurice Kamto a &eacute;t&eacute; assign&eacute; &agrave; r&eacute;sidence de facto &agrave; Yaound&eacute;, sans qu'aucun titre ou mandat ne lui soit pr&eacute;sent&eacute;. Les forces de l'ordre encerclaient son domicile, une cam&eacute;ra de surveillance avait &eacute;t&eacute; install&eacute;e, et il lui &eacute;tait interdit de recevoir des invit&eacute;s.</p>
<p>Cette assignation a &eacute;t&eacute; lev&eacute;e le 8 d&eacute;cembre 2020. Mais elle n'&eacute;tait que la premi&egrave;re d'une longue s&eacute;rie.</p>
<p>En juin 2025, Rebelote. Le 8 juin 2025, Kamto est &agrave; nouveau clo&icirc;tr&eacute; de force dans sa r&eacute;sidence &agrave; Bonapriso (Douala), encercl&eacute; par les forces de l'ordre. &laquo; Officiellement, ce n'est ni une arrestation ni une assignation &agrave; r&eacute;sidence. Mais concr&egrave;tement, il est priv&eacute; de sa libert&eacute;, sans motif ni proc&eacute;dure l&eacute;gale &raquo;.</p>
<p>Le 9 juin, il est contraint de quitter Douala sous escorte des forces de d&eacute;fense et de s&eacute;curit&eacute;, en direction de Yaound&eacute;.</p>
<h2>L'interdiction de sortie du territoire</h2>
<p>Kamto a &eacute;t&eacute; &laquo; interdit de quitter sa r&eacute;sidence pour se rendre ailleurs qu'&agrave; Yaound&eacute; &raquo; en juin 2025. Plusieurs sources &eacute;voquent une &laquo; interdiction verbale &raquo; de quitter le territoire national.</p>
<p>Cette mesure s'inscrit dans un contexte de restrictions croissantes des libert&eacute;s. En novembre 2025, la convention extraordinaire du MRC a &eacute;t&eacute; interdite par les autorit&eacute;s, et le si&egrave;ge du parti encercl&eacute; par les forces de l'ordre. Le domicile de Kamto a &eacute;galement &eacute;t&eacute; plac&eacute; sous surveillance permanente, &laquo; sans qu'aucun document officiel ou d&eacute;cision de justice ne justifie cette mesure &raquo;.</p>
<h2>La tentative d'empoisonnement : une all&eacute;gation non confirm&eacute;e</h2>
<p>C'est l'all&eacute;gation la plus grave et la moins document&eacute;e. Aristide Mono &eacute;voque une &laquo; tentative d'empoisonnement &raquo; dans sa liste. Mais aucune source judiciaire, m&eacute;dicale ou journalistique d'envergure ne vient corroborer cette affirmation.</p>
<p>En juillet 2025, une rumeur d'&laquo; &eacute;limination physique &raquo; de Kamto avait circul&eacute; sur les r&eacute;seaux sociaux, &eacute;voquant une r&eacute;union clandestine chez Philippe Mbarga Mboa. Le gouvernement camerounais a d&eacute;menti toute tentative d'assassinat sur Kamto, affirmant qu'un militaire suspect&eacute; avait &eacute;t&eacute; molest&eacute; et son arme retir&eacute;e.</p>
<p>Sur la tentative d'empoisonnement sp&eacute;cifiquement, il n'existe aucune source v&eacute;rifiable. Il s'agit d'une all&eacute;gation politique qui doit &ecirc;tre trait&eacute;e comme telle.</p>
<h2>La campagne de d&eacute;nigrement et le tribalisme</h2>
<p>Le fait est document&eacute; et reconnu par Kamto lui-m&ecirc;me. En janvier 2025, il a d&eacute;nonc&eacute; &laquo; une campagne de diffamation &agrave; son encontre par le r&eacute;gime &raquo;, &eacute;voquant des attaques &laquo; tribalistes &raquo; contre &laquo; sa personne et la communaut&eacute; bamil&eacute;k&eacute; &raquo;.</p>
<p>Interrog&eacute; sur ces accusations, le Pr Aba'a Oyono a d&eacute;clar&eacute; : &laquo; Les gens croient que Maurice Kamto est un acteur politique tribaliste. Ce qui n'est du tout pas le cas. Il faut distinguer Maurice Kamto de certains militants qui font dans le d&eacute;rapage ethnique. &raquo;</p>
<p>L'exclusion de Kamto de la pr&eacute;sidentielle de 2025, selon plusieurs analystes, r&eacute;v&egrave;le &laquo; un tribalisme syst&eacute;mique instrumentalis&eacute; par le r&eacute;gime pour &eacute;carter une communaut&eacute; per&ccedil;ue comme mena&ccedil;ante &raquo;.</p>
<h2>L'injustice devant les tribunaux</h2>
<p>Kamto et 91 coaccus&eacute;s ont &eacute;t&eacute; jug&eacute;s par un tribunal militaire en 2019 pour &laquo; insurrection &raquo;, &laquo; hostilit&eacute; envers la patrie &raquo; et &laquo; incitation &agrave; la r&eacute;volte &raquo;. Les avocats ont contest&eacute; la comp&eacute;tence du tribunal militaire pour juger des civils. En vain. La cour d'appel a tranch&eacute; : la requ&ecirc;te &eacute;tait irrecevable.</p>
<p>Pour les avocats de la d&eacute;fense, ce proc&egrave;s n'&eacute;tait qu'&laquo; un simulacre &raquo;. &laquo; Les r&egrave;gles de proc&eacute;dures, les droits les plus essentiels des accus&eacute;s sont bafou&eacute;s &raquo;, affirmait Me Emmanuel Simh.</p>
<p>Amnesty International et Human Rights Watch ont d&eacute;nonc&eacute; un &laquo; proc&egrave;s politique &raquo;. Les &Eacute;tats-Unis ont d&eacute;clar&eacute; qu'il serait &laquo; sage de lib&eacute;rer &raquo; l'opposant, et l'Union europ&eacute;enne a &eacute;voqu&eacute; une &laquo; proc&eacute;dure disproportionn&eacute;e &raquo;.</p>
<h2>Ce que Kamto incarne aujourd'hui</h2>
<p>En 15 ans, Maurice Kamto est devenu bien plus qu'un leader politique. Il incarne une forme de r&eacute;sistance dans un pays o&ugrave; l'opposition est syst&eacute;matiquement r&eacute;prim&eacute;e. Mais cette position a un co&ucirc;t.</p>
<p>Des militants du MRC sont toujours en prison. En septembre 2025, 36 d'entre eux &eacute;taient encore d&eacute;tenus &agrave; Kondengui, malgr&eacute; une d&eacute;cision de l'ONU en 2022 exigeant leur lib&eacute;ration imm&eacute;diate pour d&eacute;tention arbitraire. En 2025, selon le Civicus Monitor, ils &eacute;taient encore 36 &agrave; purger des peines de cinq &agrave; sept ans pour avoir particip&eacute; aux manifestations de 2020.</p>
<p>Kamto, lui, a surv&eacute;cu. Physiquement. Politiquement. Mais &agrave; quel prix ?</p>
<p>La d&eacute;claration d'Aristide Mono est un rappel brutal : dans certains r&eacute;gimes, le simple fait de s'opposer est un acte de survie. Et la survie, parfois, est la seule victoire possible.</p>
<hr />
<p><strong>Quelles pers&eacute;cutions Maurice Kamto a-t-il subies ?</strong><br />Maurice Kamto a &eacute;t&eacute; emprisonn&eacute; neuf mois &agrave; Kondengui (2019), assign&eacute; &agrave; r&eacute;sidence &agrave; plusieurs reprises (2020, 2025), interdit de sortie du territoire, bloqu&eacute; dans ses d&eacute;placements int&eacute;rieurs, et a fait l'objet de campagnes de d&eacute;nigrement et de proc&egrave;s devant des tribunaux militaires. Certaines all&eacute;gations, comme la tentative d'empoisonnement ou la torture, ne sont pas document&eacute;es par des sources ind&eacute;pendantes v&eacute;rifiables.</p>
<p><strong>Combien de temps Maurice Kamto a-t-il pass&eacute; en prison ?</strong><br />Maurice Kamto a pass&eacute; neuf mois en d&eacute;tention &agrave; la prison centrale de Kondengui, &agrave; Yaound&eacute;, de f&eacute;vrier &agrave; octobre 2019. Il a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; apr&egrave;s avoir contest&eacute; les r&eacute;sultats de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2018.</p>
<p><strong>Qui est Aristide Mono ?</strong><br />Aristide Mono est un universitaire et opposant camerounais. Il a publi&eacute; le 10 septembre 2026 une d&eacute;claration sur Facebook affirmant que Maurice Kamto a subi &laquo; toutes les pers&eacute;cutions possibles, sauf la mort &raquo; en 15 ans.</p>
<p><strong>Qu'est-ce qui est document&eacute; dans les pers&eacute;cutions de Kamto ?</strong><br />Sont document&eacute;s : l'emprisonnement &agrave; Kondengui (2019), l'assignation &agrave; r&eacute;sidence (2020, 2025), l'interdiction de sortie du territoire, l'interdiction de r&eacute;union du MRC, et les proc&egrave;s devant des tribunaux militaires. La tentative d'empoisonnement et la torture, en revanche, rel&egrave;vent d'all&eacute;gations non confirm&eacute;es par des sources ind&eacute;pendantes.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-10 13:51:23</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - L'art de la soupape de sécurité (partie 3)]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94687/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[En rappel, l'image de la « soupape de sécurité » vient de la
sociologie du conflit : dans un système sous tension, offrir des
exutoires contrôlés à la contestat...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>En rappel, l'image de la &laquo; soupape de s&eacute;curit&eacute; &raquo; vient de la sociologie du conflit : dans un syst&egrave;me sous tension, offrir des exutoires contr&ocirc;l&eacute;s &agrave; la contestation permettrait de rel&acirc;cher la pression sociale sans toucher au c&oelig;ur du pouvoir, un peu comme une soupape laisse s'&eacute;chapper la vapeur d'un syst&egrave;me ferm&eacute; pour &eacute;viter l'explosion. Voici la suite des techniques utilis&eacute;es pour dissiper la col&egrave;re populaire au Cameroun :</p>
<p>4. La redistribution fragment&eacute;e (Le "L&acirc;cher d'eau") : Pour &eacute;viter que les crises &eacute;conomiques ne se transforment en r&eacute;voltes globales, on observe que le r&eacute;gime utilise des correctifs financiers cibl&eacute;s. Les ajustements r&eacute;guliers sur les prix (du carburant par exemple) sont combin&eacute;s &agrave; des revalorisations salariales l&eacute;g&egrave;res dans la fonction publique. L&rsquo;on a vu que le lancement de la CAMWATER par exemple a &eacute;t&eacute; combin&eacute; &agrave; de vastes campagnes de branchements sociaux (objectif d'un million de raccordements). Tout cela vise &agrave; att&eacute;nuer la grogne face au manque d'infrastructures de base.</p>
<p>5. Le client&eacute;lisme politique : L&rsquo;action publique est pr&eacute;sent&eacute;e comme un &laquo; don du pr&eacute;sident de la r&eacute;publique &raquo; qui r&eacute;compense les citoyens ou les localit&eacute;s qui lui sont fid&egrave;les. L'on est arriv&eacute; &agrave; faire croire &agrave; la masse populaire que pour avoir une &eacute;cole, un h&ocirc;pital ou une route dans son village, il faut adresser une &laquo; motion de soutien et de d&eacute;f&eacute;rence &raquo; au pr&eacute;sident de la r&eacute;publique. On a parl&eacute; de "Politics na ndjangui". Si vous voulez &ecirc;tre nomm&eacute;e, avancer dans votre carri&egrave;re ou gagner un march&eacute; public, alors il faut faire pareil. Cette situation a transform&eacute; les citoyens camerounais en monstres &agrave; deux facettes : une facette publique de survie o&ugrave; l&rsquo;on exprime le soutien au r&eacute;gime et une facette officieuse de suffocation o&ugrave; l&rsquo;on grogne en silence. Les Camerounais, dans leur grande majorit&eacute;, grognent en silence dans l&rsquo;intimit&eacute; de leurs maisons, de leurs voitures ou de leurs bureaux. Mais, quand vous leur tendez un micro, alors ils manifient le r&eacute;gime.</p>
<p>6. Le r&eacute;gime de la tol&eacute;rance administrative : La profusion de d&eacute;bats t&eacute;l&eacute;vis&eacute;s dominicaux extr&ecirc;mement critiques, de journaux d'opinion et de tribunes virulentes sur Internet sert d'exutoire. Il existe plus de 600 m&eacute;dias et plus de 300 partis politiques au Cameroun. Toutefois, les cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision priv&eacute;es n'ont toujours pas de licence, ce qui permet au r&eacute;gime de garder une &eacute;p&eacute;e de damocl&egrave;s au-dessus de leurs t&ecirc;tes. Les m&eacute;dias b&eacute;n&eacute;ficient d'une tol&eacute;rance administrative &agrave; t&ecirc;te chercheuse. La parole s'y lib&egrave;re, de fa&ccedil;on ma&icirc;tris&eacute;e, permettant aux citoyens de d&eacute;charger leur frustration collective sans que cela ne se traduise directement par une action structur&eacute;e.</p>
<p>7. La pr&eacute;carisation de la vie sociale : On dit que le ventre affam&eacute; n&rsquo;a point d&rsquo;oreille. Le niveau des salaires au Cameroun est parmi les plus bas d&rsquo;Afrique. Le contestataire est rapidement rattrap&eacute; par les r&eacute;alit&eacute;s de la vie : il doit nourrir sa famille, se soigner ou envoyer ses enfants &agrave; l&rsquo;&eacute;cole. Il lui faut de l&rsquo;argent que seul le r&eacute;gime distribue avec discernement. Le r&eacute;gime arrive toujours &agrave; le prendre &agrave; l&rsquo;usure. Le r&eacute;gime attend que le contestataire soit au bord du gouffre pour lui envoyer un &eacute;missaire portant un "message". Le plus souvent, le contestataire c&egrave;de. On lui demande d'&ecirc;tre r&eacute;aliste et de regarder la r&eacute;alit&eacute; en face.</p>
<p>8. La neutralisation par la canalisation : Le r&eacute;gime d&eacute;tourne l&rsquo;&eacute;nergie explosive de la foule vers des voies de garage institutionnelles comme des n&eacute;gociations sans fin, des commissions d&rsquo;enqu&ecirc;te ou l&rsquo;attente interminable du prochain gouvernement et des prochaines &eacute;lections locales. Par exemple, lors des mouvements de d&eacute;brayage (enseignants avec le mouvement &laquo; OTA / On a trop support&eacute; &raquo;, gr&egrave;ves des transporteurs ou des professions de sant&eacute;), le gouvernement privil&eacute;gie des cycles de concertations prolong&eacute;s. Ces annonces de mesures &agrave; terme ont toujours permis de faire baisser progressivement la tension sociale. Pire, on laisse le monopole de l'annonce des mesures sociales au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique que les contestataires finissent par accueillir comme leur "h&eacute;ros". L'on observe que les n&eacute;gociations s'ach&egrave;vent presque toujours par une motion de remerciement au "P&egrave;re de la Nation".</p>
<p>9. La d&eacute;sacralisation des valeurs et figures nationales: L'on identifie et organise des attaques group&eacute;s contre les grandes figures publiques qui pr&eacute;f&egrave;rent garder leurs autonomies et leurs dignit&eacute;s, et refusent de faire all&eacute;geance. On observe que les universitaires, les artistes ou les op&eacute;rateurs &eacute;conomiques qui ne sont pas acquis au r&eacute;gime, sont trait&eacute;s comme &eacute;tant des ennemis. Les valeurs de l'unit&eacute;, de la dignit&eacute;, de l'inclusion sont aussi attaqu&eacute;es. On note l'organisation des divisions identitaires artificielles qui tendent &agrave; opposer Nordistes et Sudistes, Bamil&eacute;k&eacute;s et B&eacute;tis, Francophones et Anglophones, etc., sans que cela ne se mat&eacute;rialise r&eacute;ellement sur le terrain. Pire, l'on banalise les institutions de la R&eacute;publique, faisant croire que les embl&egrave;mes de l'Etat ne sont pas importants ou que les &eacute;lections ne servent &agrave; rien. Cela d&eacute;tourne le peuple de l'essentiel pendant que les membres du r&eacute;gime s'enracinent durablement.</p>
<p>10. L'instrumentalisation des crises s&eacute;curitaires et de la puissance publique: A qui profitent les guerres de lib&eacute;ration qui perdurent intentionnellement si ce n'est au r&eacute;gime en place? L'on a observ&eacute; que le r&eacute;gime avait vaincu l'UPC en faisant perdurer le maquis dans les fiefs de l'UPC. Le r&eacute;gime est en train d'affaiblir le SDF en faisant perdurer la guerre de s&eacute;cession dans les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Pendant la guerre, c'est la puissance publique qui contr&ocirc;le le narratif. Le r&eacute;gime pousse une certaine opinion &agrave; r&eacute;clamer la guerre civile au Cameroun parce que cela lui permettrait d'&eacute;teindre la contestation.</p>
<p><em>Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD &amp; HDR</em><br /><em>Deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sident du SDF</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Louis Marie Kakdeu</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-10 13:35:22</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Angouing salue « la grandeur » de la démission Kamto]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Le magistrat Michel Ange Angouing salue la démission de Maurice Kamto
du MRC, un « acte démocratique » qui doit apaiser le jeu politique
camerounais.

Trois jou...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le magistrat Michel Ange Angouing salue la d&eacute;mission de Maurice Kamto du MRC, un &laquo; acte d&eacute;mocratique &raquo; qui doit apaiser le jeu politique camerounais.</p>
<p>Trois jours apr&egrave;s la d&eacute;mission surprise de Maurice Kamto de la pr&eacute;sidence du MRC, un haut magistrat camerounais y voit non pas un effacement, mais un geste fondateur pour la d&eacute;mocratie.</p>
<p>Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto a quitt&eacute; la t&ecirc;te du MRC. Le lendemain, &agrave; Yaound&eacute;, un magistrat hors hi&eacute;rarchie a pris la plume non pour commenter une crise, mais pour saluer un acte.</p>
<p>Dans une tribune sign&eacute;e le 9 septembre, Michel Ange Angouing, conseiller technique au minist&egrave;re de la Justice et ancien ministre, affirme que ce d&eacute;part &laquo; m&eacute;rite bien de retenir l'attention des acteurs politiques &raquo;. Une lecture &agrave; contre-courant du r&eacute;cit dominant, qui pr&eacute;sentait la d&eacute;mission comme un coup de tonnerre et une crise pour l'opposition. Et si le vrai sujet n'&eacute;tait pas la chute d'un homme, mais un test pour toute une classe politique ?</p>
<h2>Opinion</h2>
<p>D&eacute;mission de Maurice Kamto : &laquo; un acte d'une tr&egrave;s grande port&eacute;e d&eacute;mocratique &raquo;, selon le magistrat Michel Ange Angouing</p>
<h2>Contexte : une double d&eacute;mission qui a surpris le pays</h2>
<p>Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto a adress&eacute; une lettre au Directoire national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), annon&ccedil;ant sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du parti &laquo; avec effet imm&eacute;diat &raquo;. Quelques minutes plus tard, son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a fait de m&ecirc;me, d&eacute;non&ccedil;ant de son c&ocirc;t&eacute; &laquo; l'acharnement et l'oppression &raquo; qu'exercerait le r&eacute;gime &agrave; son endroit.</p>
<p>Ce double d&eacute;part intervient apr&egrave;s des semaines de tensions avec le minist&egrave;re de l'Administration territoriale (MINAT), qui refusait de reconna&icirc;tre la l&eacute;gitimit&eacute; de la convention du 21 d&eacute;cembre 2025 celle qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence du parti avec 95,44 % des suffrages. Une non-reconnaissance qui mena&ccedil;ait d'exclure le principal parti d'opposition des &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives de 2027.</p>
<p>Le Directoire du MRC a pris acte de ces deux d&eacute;missions dans un communiqu&eacute; sign&eacute; par Roger Justin Noah. Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente, assure d&eacute;sormais l'int&eacute;rim. Une convention nationale extraordinaire est d&eacute;j&agrave; convoqu&eacute;e pour le 10 octobre 2026 &agrave; Yaound&eacute; un d&eacute;lai resserr&eacute; qui interroge sur la pr&eacute;paration r&eacute;elle de cette transition.</p>
<p>(Pour aller plus loin sur le contexte politique : [lien interne vers l'article "Kamto d&eacute;missionne, Biya s'accroche" hekok.org/camer.be] et [lien interne vers "MRC : la convention du 21 d&eacute;cembre 2025 contest&eacute;e" camer.be].)</p>
<h2>La tribune : un geste lu comme un mod&egrave;le d&eacute;mocratique</h2>
<p>C'est dans ce climat de crise que Michel Ange Angouing publie sa tribune, dat&eacute;e du 9 septembre &agrave; Yaound&eacute;. Sa position magistrat hors hi&eacute;rarchie, conseiller technique au minist&egrave;re de la Justice, ancien ministre donne un relief particulier &agrave; son propos : celui d'une voix proche de l'appareil d'&Eacute;tat qui choisit de saluer, plut&ocirc;t que de commenter froidement, le retrait de deux figures de l'opposition.</p>
<p>L'auteur &eacute;crit vouloir &laquo; saluer ici la grandeur et l'humilit&eacute; de ces hauts responsables politiques qui ont d&eacute;cid&eacute; m&ecirc;me momentan&eacute;ment dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti, de redevenir des militants de base &raquo;. Une formule qui tranche avec les lectures qui pr&eacute;sentent la d&eacute;mission comme un simple recul sous la pression administrative.</p>
<p>Pour Michel Ange Angouing, la politique &laquo; est un jeu &raquo; soumis &agrave; des r&egrave;gles et &agrave; un temps que les acteurs doivent respecter. Il y voit un principe simple : quand les objectifs d'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral sont &laquo; oubli&eacute;s pour satisfaire nos ego ou nos ambitions personnelles &raquo;, la rupture s'installe entre le leader et sa base. C'est cette rupture, selon lui, que le geste de Kamto et de Mota viendrait pr&eacute;cis&eacute;ment &eacute;viter.</p>
<h2>Un plaidoyer pour un jeu politique &laquo; plus fluide, plus apais&eacute; &raquo;</h2>
<p>La tribune va plus loin qu'un simple hommage. Elle formule un espoir explicite : que la d&eacute;cision de Maurice Kamto dont l'auteur reconna&icirc;t qu'elle &laquo; pourrait &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute;e par certains comme un effacement &raquo; contribue &agrave; &laquo; rendre le jeu politique plus fluide, plus apais&eacute; et plus vrai &raquo;. Elle appelle aussi les institutions charg&eacute;es du processus &eacute;lectoral &agrave; gagner en s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et en cr&eacute;dibilit&eacute;.</p>
<p>Michel Ange Angouing &eacute;largit son propos &agrave; l'histoire politique r&eacute;cente du pays. Il rappelle que le pr&eacute;sident Paul Biya, en ouvrant le Cameroun au multipartisme, a permis l'&eacute;mergence des grandes figures de l'opposition qui structurent aujourd'hui le d&eacute;bat d&eacute;mocratique. Une lecture qui replace la d&eacute;mission de Kamto dans une continuit&eacute; plut&ocirc;t que dans une rupture.</p>
<p>Sa conclusion rev&ecirc;t une tonalit&eacute; presque solennelle : &laquo; Du sommet &agrave; la base, chaque citoyen, chaque militant n'a qu'une seule voix dans le secret de l'isoloir. &raquo; Le texte s'ach&egrave;ve sur un appel explicite &agrave; la paix sociale &laquo; Les Camerounais ont tous besoin de vivre en paix &raquo; et une &laquo; union de pri&egrave;res pour la sant&eacute; et pour la paix &raquo;.</p>
<h2>Ce que cette tribune r&eacute;v&egrave;le et ce qu'elle ne dit pas</h2>
<p>Cette analyse reste, par construction, une opinion et non une enqu&ecirc;te. Elle ne revient pas sur les motifs pr&eacute;cis &eacute;voqu&eacute;s par Mamadou Mota, qui parle lui d'&laquo; acharnement &raquo; du r&eacute;gime une divergence de lecture notable entre les deux d&eacute;missionnaires du m&ecirc;me jour. Elle ne d&eacute;taille pas non plus les modalit&eacute;s de la convention du 10 octobre, ni les sc&eacute;narios de succession &agrave; la t&ecirc;te du MRC.</p>
<p>Ce que la tribune donne, en revanche, c'est un indicateur : la mani&egrave;re dont une partie de l'appareil d'&Eacute;tat via la voix d'un ancien ministre toujours en fonction technique choisit de qualifier publiquement un &eacute;v&eacute;nement politique majeur. Une lecture qui m&eacute;rite d'&ecirc;tre mise en regard des autres r&eacute;actions, dans les prochains jours, au sein m&ecirc;me du MRC.</p>
<hr />
<h2>FAQ</h2>
<p><strong>Pourquoi Maurice Kamto a-t-il d&eacute;missionn&eacute; du MRC ?</strong><br />Dans sa lettre du 8 septembre 2026, il &eacute;voque &laquo; l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; du parti, de ses militants et du &laquo; Peuple du Changement &raquo;. Le contexte est marqu&eacute; par un bras de fer avec le MINAT, qui contestait la l&eacute;gitimit&eacute; de sa reconduction en d&eacute;cembre 2025.</p>
<p><strong>Qui dirige le MRC apr&egrave;s le d&eacute;part de Kamto ?</strong><br />Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente, assure l'int&eacute;rim en attendant la convention extraordinaire pr&eacute;vue le 10 octobre 2026 &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p><strong>Que dit la tribune de Michel Ange Angouing ?</strong><br />Elle qualifie la d&eacute;mission de Kamto d'&laquo; acte d'une tr&egrave;s grande port&eacute;e d&eacute;mocratique &raquo; et appelle &agrave; un jeu politique plus apais&eacute;.</p>
<p><strong>Mamadou Mota a-t-il d&eacute;missionn&eacute; pour les m&ecirc;mes raisons que Kamto ?</strong><br />Non explicitement : il &eacute;voque de son c&ocirc;t&eacute; &laquo; l'acharnement et l'oppression &raquo; du r&eacute;gime, une formulation plus directement conflictuelle que celle de Kamto.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-10 12:00:56</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun : Kamto démissionne, Biya s’accroche]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94681/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[Maurice Kamto démissionne du MRC « dans l’intérêt supérieur du
parti ». Paul Biya, 93 ans, s’accroche au pouvoir sans successeur.
Deux visions, un pays.

Le 8 s...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Maurice Kamto d&eacute;missionne du MRC &laquo; dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;. Paul Biya, 93 ans, s&rsquo;accroche au pouvoir sans successeur. Deux visions, un pays.</p>
<p>Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto quitte la pr&eacute;sidence du principal parti d&rsquo;opposition. Au m&ecirc;me moment, Paul Biya, 93 ans, revient d&rsquo;une absence de 73 jours sans avoir d&eacute;sign&eacute; de successeur. Deux trajectoires, une m&ecirc;me question : quel avenir pour le Cameroun ?</p>
<p>Deux hommes. Deux d&eacute;cisions. Un seul pays. Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto, figure de proue de l&rsquo;opposition camerounaise, annonce sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). &laquo; Dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;, &eacute;crit-il. Quelques jours plus t&ocirc;t, le 20 ao&ucirc;t, Paul Biya rentrait &agrave; Yaound&eacute; apr&egrave;s 73 jours d&rsquo;absence &agrave; Gen&egrave;ve. Le pr&eacute;sident, 93 ans, plus &acirc;g&eacute; chef d&rsquo;&Eacute;tat du monde, n&rsquo;a toujours pas d&eacute;sign&eacute; de successeur. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, un opposant qui jette l&rsquo;&eacute;ponge pour pr&eacute;server son parti. De l&rsquo;autre, un pr&eacute;sident qui s&rsquo;accroche au pouvoir, laissant le Cameroun dans l&rsquo;incertitude. Le contraste est saisissant. Et il dit tout d&rsquo;une nation &agrave; la crois&eacute;e des chemins.</p>
<h2>La d&eacute;mission de Maurice Kamto : un coup de tonnerre</h2>
<p>Tout commence par une lettre d&rsquo;une page, publi&eacute;e le 8 septembre 2026 sur la page Facebook certifi&eacute;e de Maurice Kamto. &laquo; Dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants et du Peuple du Changement en g&eacute;n&eacute;ral, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de d&eacute;missionner des fonctions de Pr&eacute;sident National du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p>Quelques minutes plus tard, son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, embo&icirc;te le pas. Sa d&eacute;mission, &laquo; m&ucirc;rement r&eacute;fl&eacute;chie et dict&eacute;e exclusivement par l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de notre parti &raquo;, est &eacute;galement motiv&eacute;e par &laquo; l&rsquo;acharnement et l&rsquo;oppression qu&rsquo;exerce le r&eacute;gime &raquo; &agrave; son encontre.</p>
<h2>Une d&eacute;mission sous pression</h2>
<p>Ce double d&eacute;part n&rsquo;est pas un geste isol&eacute;. Il intervient apr&egrave;s des mois de contestation autour de la direction du MRC. Le 19 ao&ucirc;t 2026, le ministre de l&rsquo;Administration territoriale, Paul Atanga Nji, avait indiqu&eacute; ne &laquo; pas juger opportun de prendre acte &raquo; de la convention du 21 d&eacute;cembre 2025 qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du parti.</p>
<p>Pour Mamadou Mota, c&rsquo;est la goutte d&rsquo;eau. &laquo; L&rsquo;administration camerounaise mobilise toute une armada juridique, toutes les institutions pour broyer une seule personne &raquo;, confie-t-il &agrave; TV5MONDE. &laquo; Il &eacute;tait utile de lib&eacute;rer le plancher et de montrer aux yeux du monde entier quel est le r&eacute;gime qui s&eacute;vit au Cameroun &raquo;, ajoute-t-il.</p>
<h2>La double d&eacute;mission qui fragilise le MRC</h2>
<p>Avec le d&eacute;part de Kamto et de Mota, c&rsquo;est tout le MRC qui se retrouve fragilis&eacute;. La deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, a pris la direction du parti. Une convention extraordinaire est pr&eacute;vue pour d&eacute;signer un successeur.</p>
<p>Mais la situation est trouble. Certains cadres du parti, comme Willy Mengue ou Okala Ebode, contestent la l&eacute;gitimit&eacute; m&ecirc;me de la d&eacute;mission, estimant que Kamto n&rsquo;avait plus qualit&eacute; pour d&eacute;missionner. D&rsquo;autres y voient un acte de courage face &agrave; l&rsquo;acharnement du pouvoir.</p>
<h2>Paul Biya : l&rsquo;absence qui interroge</h2>
<p>Pendant que l&rsquo;opposition se d&eacute;chire, le pouvoir, lui, semble fig&eacute; dans une immobilit&eacute; inqui&eacute;tante. Le 20 ao&ucirc;t 2026, Paul Biya est rentr&eacute; &agrave; Yaound&eacute; apr&egrave;s 73 jours pass&eacute;s &agrave; l&rsquo;InterContinental Hotel de Gen&egrave;ve. Soit onze jours de plus que son pr&eacute;c&eacute;dent record d&rsquo;absence en 2024.</p>
<p>Pendant ces 73 jours, le Cameroun a-t-il &eacute;t&eacute; gouvern&eacute; ? La question reste ouverte. Les critiques ont accus&eacute; la pr&eacute;sidence de gouverner &laquo; par t&eacute;l&eacute;commande &raquo;. Le gouvernement a d&ucirc; interdire aux m&eacute;dias de parler de la sant&eacute; du pr&eacute;sident.</p>
<h2>Un successeur introuvable</h2>
<p>&Agrave; 93 ans, Paul Biya est au pouvoir depuis 1982. Il est le plus vieux pr&eacute;sident du monde. Et pourtant, il n&rsquo;a toujours pas d&eacute;sign&eacute; de successeur.</p>
<p>La Constitution, r&eacute;vis&eacute;e en avril 2026, a r&eacute;introduit le poste de vice-pr&eacute;sident. Mais Biya refuse de le pourvoir. Un vide qui inqui&egrave;te les observateurs. &laquo; L&rsquo;absence de Biya et son refus de nommer un vice-pr&eacute;sident menacent de bouleverser la stabilit&eacute; int&eacute;rieure et r&eacute;gionale &raquo;, &eacute;crit la Carnegie Endowment for International Peace.</p>
<h2>Deux visions, un m&ecirc;me pays</h2>
<p>Le contraste est saisissant. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, Maurice Kamto, qui d&eacute;missionne pour &laquo; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; de son parti. De l&rsquo;autre, Paul Biya, qui s&rsquo;accroche au pouvoir malgr&eacute; son &acirc;ge avanc&eacute; et son absence prolong&eacute;e.</p>
<p>Pour ses partisans, Biya incarne la stabilit&eacute;. Pour ses d&eacute;tracteurs, il est l&rsquo;obstacle &agrave; toute transition pacifique. Les militants du RDPC, eux, continuent de d&eacute;filer. Mais au sein m&ecirc;me du parti au pouvoir, des voix s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent pour s&rsquo;interroger sur l&rsquo;avenir.</p>
<h2>L&rsquo;heure des choix</h2>
<p>Le Cameroun est &agrave; un tournant. La d&eacute;mission de Maurice Kamto prive l&rsquo;opposition de son principal leader. L&rsquo;absence de successeur d&eacute;sign&eacute; &agrave; la pr&eacute;sidence plonge le pays dans l&rsquo;incertitude.</p>
<p>Que ce soit par id&eacute;al ou par int&eacute;r&ecirc;t, les d&eacute;cisions des hommes politiques fa&ccedil;onnent l&rsquo;avenir du pays. Mais une chose est s&ucirc;re : le Cameroun a besoin de r&eacute;ponses. Et il les attend, lui, depuis trop longtemps.</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-09-10 00:28:10</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Kamto démissionne : la stratégie qui neutralise le régime]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94670/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC ce 8 septembre
2026, imité par Mamadou Mota mais ce retrait stratégique, exécuté
au moment où le parquet fragi...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Maurice Kamto d&eacute;missionne de la pr&eacute;sidence du MRC ce 8 septembre 2026, imit&eacute; par Mamadou Mota mais ce retrait strat&eacute;gique, ex&eacute;cut&eacute; au moment o&ugrave; le parquet fragilise la proc&eacute;dure judiciaire des dissidents, neutralise le blocage administratif du MINAT et pr&eacute;pare la convention du 10 octobre.</p>
<p>Yaound&eacute;, 8 septembre 2026, 10 heures. La lettre de d&eacute;mission de Maurice Kamto tombe comme un couperet. Quelques lignes. &laquo; Dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de notre parti. &raquo; Quelques minutes plus tard, Mamadou Mota embo&icirc;te le pas.</p>
<p>La tentation est grande de lire ce moment comme une crise. Un effondrement. Une capitulation.</p>
<p><strong>Cette lecture est fausse.</strong></p>
<p>Ce qui s'est pass&eacute; ce matin n'est pas une crise interne. C'est une neutralisation administrative une r&eacute;ponse pr&eacute;cise &agrave; une guerre administrative document&eacute;e.</p>
<p>Pour comprendre ce qui vient de se passer, il faut comprendre ce qui l'a pr&eacute;c&eacute;d&eacute;. Et les signaux envoy&eacute;s ce matin par le parquet.</p>
<h2>La guerre administrative qui mena&ccedil;ait le MRC</h2>
<p>Depuis plusieurs semaines, le MRC faisait face &agrave; une menace qui n'&eacute;tait pas judiciaire dans son fondement, mais administrative dans ses effets.</p>
<p>Le MINAT avait produit une lettre refusant de prendre acte de la Convention extraordinaire du 21 d&eacute;cembre 2025 celle qui avait r&eacute;&eacute;lu Maurice Kamto &agrave; 95,44 %. Cette lettre reposait sur une loi inapplicable &agrave; une visioconf&eacute;rence. Mais elle produisait un effet politique r&eacute;el :</p>
<p>- Elle alimentait la contestation de la l&eacute;galit&eacute; des organes du parti.<br />- Elle offrait une munition narrative aux dissidents.<br />- Elle faisait peser une menace concr&egrave;te sur la participation du MRC aux &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2027.</p>
<p>Car c'est l&agrave; que r&eacute;sidait le risque r&eacute;el. Un parti dont la direction est contest&eacute;e par le MINAT, dont la Convention est qualifi&eacute;e d'irr&eacute;guli&egrave;re par l'administration, dont des dissidents demandent l'invalidation devant les tribunaux ce parti peut se voir opposer des obstacles administratifs au moment du d&eacute;p&ocirc;t de ses listes &eacute;lectorales.</p>
<p>Pas n&eacute;cessairement une interdiction formelle. Mais des d&eacute;lais, des contestations, des ambigu&iuml;t&eacute;s suffisantes pour compromettre sa participation &agrave; un scrutin d&eacute;cisif.</p>
<p>Face &agrave; une guerre administrative, la r&eacute;ponse ne peut pas &ecirc;tre seulement politique. Elle doit &ecirc;tre institutionnelle. C'est ce que Kamto a compris et ce qu'il vient d'ex&eacute;cuter.</p>
<h2>Les r&eacute;quisitions du parquet : le moment d&eacute;cisif</h2>
<p>Le timing n'est pas accidentel. Le matin du 8 septembre 2026, avant les d&eacute;missions, le Minist&egrave;re Public d&eacute;posait ses r&eacute;quisitions dans l'affaire MRC contre Willy Mengue et deux autres dissidents.</p>
<p>Sa conclusion &eacute;tait sans ambigu&iuml;t&eacute; : <strong>le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Yaound&eacute;-Ekounou est incomp&eacute;tent pour statuer sur la gouvernance interne d'un parti politique.</strong></p>
<p>Ces r&eacute;quisitions rejoignent exactement les arguments que le Collectif Sylvain Souop d&eacute;fend depuis le 9 juillet 2026.</p>
<p>Kamto connaissait ces r&eacute;quisitions. Il a attendu ce moment celui o&ugrave; le parquet validait juridiquement la position du MRC pour d&eacute;missionner.</p>
<p><strong>Ce n'est pas un retrait sous pression. C'est un retrait en position de force.</strong></p>
<p>La proc&eacute;dure judiciaire de Willy Mengue &eacute;tait d&eacute;j&agrave; juridiquement fragilis&eacute;e. L'argument du MINAT sur la Convention de d&eacute;cembre 2025 allait perdre sa cible. Kamto a choisi l'instant optimal pour retirer lui-m&ecirc;me ce que le r&eacute;gime cherchait &agrave; lui arracher.</p>
<h2>Retirer les cibles pour neutraliser l'instrumentalisation</h2>
<p>En quittant la pr&eacute;sidence, Kamto retire son nom du centre du dossier.</p>
<p>- Le MINAT ne peut plus arguer que &laquo; le pr&eacute;sident du MRC est issu d'une convention irr&eacute;guli&egrave;re &raquo; il n'y a plus de pr&eacute;sident issu de cette convention &agrave; contester.<br />- La proc&eacute;dure judiciaire de Willy Mengue perd son objet il demandait l'invalidation d'une direction qui vient de partir volontairement.<br />- L'argument de la lettre du MINAT devient sans port&eacute;e pratique puisque le parti organise une nouvelle convention en octobre dans les formes requises, d&eacute;clar&eacute;e aux autorit&eacute;s comp&eacute;tentes, incontestable.</p>
<p>Mamadou Mota comprend imm&eacute;diatement la logique et l'adopte. Dans sa lettre manuscrite, il &eacute;crit : &laquo; Si ma modeste personne doit servir de pr&eacute;texte ou de cible pour fragiliser nos activit&eacute;s ou bloquer la marche du parti, je refuse d'en &ecirc;tre l'instrument. &raquo;</p>
<p>C'est la formule exacte de la man&oelig;uvre retirer les cibles pour emp&ecirc;cher toute instrumentalisation administrative.</p>
<h2>L'hypoth&egrave;se des instructions venues de la pr&eacute;sidence</h2>
<p>Une information circule ce matin depuis un compte certifi&eacute; : Paul Atanga Nji aurait re&ccedil;u instruction de la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique de tout mettre en &oelig;uvre pour sortir Kamto du jeu politique.</p>
<p>Nous la rapportons avec les pr&eacute;cautions qui s'imposent elle n'est pas officiellement confirm&eacute;e et nous ne pouvons pas l'attribuer &agrave; une source v&eacute;rifiable.</p>
<p>Mais elle est coh&eacute;rente avec l'ensemble des signaux observables document&eacute;s depuis deux mois :</p>
<p>- La lettre du MINAT produite le 18 ao&ucirc;t le jour m&ecirc;me du d&eacute;lib&eacute;r&eacute; judiciaire attendu.<br />- Le timing de la r&eacute;ponse &agrave; Okala Ebode huit mois apr&egrave;s sa correspondance.<br />- La coordination observable entre l'action administrative et la proc&eacute;dure judiciaire.<br />- L'amplification m&eacute;diatique coordonn&eacute;e avec trois unes de presse le m&ecirc;me jour.</p>
<p>Ces signaux ne prouvent pas l'instruction. Mais ils la rendent coh&eacute;rente. Et la d&eacute;mission de Kamto, ce matin, prive cette instruction si elle existe de tout effet.</p>
<h2>La convention du 10 octobre : la preuve de robustesse institutionnelle</h2>
<p>C'est peut-&ecirc;tre l'&eacute;l&eacute;ment le plus important et le moins comment&eacute;.</p>
<p>En quelques heures, le MRC a produit :</p>
<p>- Une d&eacute;mission ordonn&eacute;e de son pr&eacute;sident.<br />- Une prise d'int&eacute;rim conforme aux statuts par Tiriane Balbine Noah.<br />- Une date de convention pour &eacute;lire un nouveau pr&eacute;sident : le 10 octobre.</p>
<p>Ce n'est pas le comportement d'un parti qui s'effondre. C'est le comportement d'un parti dont les institutions fonctionnent.</p>
<p>Cette convention est la preuve que le MRC n'est pas le parti d'un homme. C'est une organisation dot&eacute;e de textes, de proc&eacute;dures, d'organes et d'une capacit&eacute; de renouvellement.</p>
<p>Kamto part et le parti continue. Mota part et le parti continue. Tiriane Balbine Noah prend l'int&eacute;rim conform&eacute;ment aux statuts, sans improvisation, sans d&eacute;sordre, sans vide institutionnel.</p>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce que le r&eacute;gime ne voulait pas voir. Il cherchait &agrave; d&eacute;montrer que le MRC &eacute;tait Kamto, et que sans Kamto il n'y avait plus de MRC. La convention du 10 octobre dit le contraire avec une clart&eacute; qu'aucune lettre du MINAT ne peut effacer.</p>
<h2>Ce que ce jour dit de Maurice Kamto</h2>
<p>Depuis le d&eacute;but, nous avons d&eacute;fendu une th&egrave;se : dans une dictature, l'opposition n'a pas de compromis elle a une ligne. Cette ligne n'exclut pas la flexibilit&eacute; tactique. Elle l'exige.</p>
<p><strong>Kamto ne capitule pas. Il choisit son terrain.</strong></p>
<p>Il d&eacute;missionne de fonctions dont la contestation &eacute;tait devenue le pr&eacute;texte d'une op&eacute;ration de d&eacute;stabilisation pour mieux prot&eacute;ger le parti, ses militants et sa capacit&eacute; &agrave; participer aux &eacute;lections.</p>
<p>Ce n'est pas une retraite. C'est un repositionnement.</p>
<p>Et ce repositionnement dit quelque chose d'essentiel sur la nature r&eacute;elle de son leadership : un homme qui sait que le parti est plus important que sa position dans le parti.</p>
<p>Le r&eacute;gime voulait sortir Kamto du jeu politique. Kamto est sorti lui-m&ecirc;me sur ses propres termes, &agrave; son propre moment, en laissant derri&egrave;re lui un parti intact, une convention programm&eacute;e, une pr&eacute;sidente par int&eacute;rim l&eacute;gitime, et une proc&eacute;dure judiciaire sans objet.</p>
<p><strong>On ne sort pas Kamto du jeu. Il choisit son terrain.</strong></p>
<h2>Le cycle qui s'ouvre</h2>
<p>Le coup de tonnerre du 8 septembre n'annonce pas la temp&ecirc;te. Il marque la fin d'un blocage et l'ouverture d'un nouveau cycle.</p>
<p>Un cycle o&ugrave; le MRC entre en campagne &eacute;lectorale pour 2027 avec une direction renouvel&eacute;e, une l&eacute;galit&eacute; incontestable, et la m&eacute;moire de ce qui vient de se passer.</p>
<p>Cette m&eacute;moire est pr&eacute;cieuse :</p>
<p>- Elle dit aux militants ce que le r&eacute;gime est capable de faire pour emp&ecirc;cher l'alternance.<br />- Elle dit aux Camerounais que le parti qui a tenu face &agrave; cette pression est le m&ecirc;me qui pr&eacute;tend gouverner autrement.<br />- Elle dit &agrave; ceux qui ont cru pouvoir abattre le MRC par des dissidences instrumentalis&eacute;es, des lettres minist&eacute;rielles ambigu&euml;s et des proc&eacute;dures judiciaires sans fondement, que la r&eacute;silience d'une organisation se mesure &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; traverser la temp&ecirc;te sans perdre ni sa structure, ni sa ligne, ni son &acirc;me.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec John Lawson</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-09 01:16:52</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - L'art de la soupape de sécurité (partie 2)]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94661/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[En rappel, l'image de la « soupape de sécurité » vient de la
sociologie du conflit, popularisée au 20ème siècle par Georg Simmel
puis développée par Lewis Coser...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>En rappel, l'image de la &laquo; soupape de s&eacute;curit&eacute; &raquo; vient de la sociologie du conflit, popularis&eacute;e au 20&egrave;me si&egrave;cle par Georg Simmel puis d&eacute;velopp&eacute;e par Lewis Coser : dans un syst&egrave;me sous tension, offrir des exutoires contr&ocirc;l&eacute;s &agrave; la contestation permettrait de rel&acirc;cher la pression sociale sans toucher au c&oelig;ur du pouvoir, un peu comme une soupape laisse s'&eacute;chapper la vapeur d'un syst&egrave;me ferm&eacute; pour &eacute;viter l'explosion. Voici quelques techniques utilis&eacute;es par le r&eacute;gime de Yaound&eacute; pour dissiper la col&egrave;re populaire :</p>
<p>1. L&rsquo;institutionnalisation de la r&eacute;volte : il s&rsquo;agit de transformer une col&egrave;re sauvage et impr&eacute;visible en un processus bureaucratique ou l&eacute;galiste bien encadr&eacute;. C&rsquo;est le cas de &laquo; l&rsquo;op&eacute;ration &eacute;pervier &raquo; qui est visiblement l&rsquo;op&eacute;ration de sacrifice de quelques boucs-&eacute;missaires devant permettre de sauver le syst&egrave;me de gestion patrimoniale qui r&egrave;gne, sans toutefois s&rsquo;attaquer aux bases du client&eacute;lisme, de la mauvaise gouvernance et de la corruption. On voit aussi l&rsquo;&eacute;ternisation du proc&egrave;s de Martinez Zogo qui a permis de faire tomber la clameur populaire sans espoir que justice sera rendu. On note surtout le d&eacute;tournement de l&rsquo;indignation sur les f&eacute;minicides et les infanticides vers des actions folkloriques qui &eacute;loignent du vrai sujet : l&rsquo;absence d&rsquo;une l&eacute;gislation sur ces atrocit&eacute;s qui servent souvent de crimes rituels &agrave; certains acteurs du r&eacute;gime.</p>
<p>2. La focalisation sur des cibles secondaires : &nbsp;C&rsquo;est la strat&eacute;gie de la cr&eacute;ation des affaires dans l&rsquo;affaire. Il s&rsquo;agit de d&eacute;vier la fureur de la foule vers des d&eacute;tails, des faits divers, des fusibles (accusation d&rsquo;un ministre par exemple) pour sauver le c&oelig;ur du syst&egrave;me. Le r&eacute;gime excelle dans le storytelling. Il contr&ocirc;le le narratif. Puisque son opposition &laquo; radicale &raquo; n&rsquo;a jamais particip&eacute; au gouvernement, le r&eacute;gime a le monopole de la fabrication des scoops et des faits divers. Il l&acirc;che de temps en temps des informations sur des collaborateurs pour distraire l&rsquo;opinion. L&rsquo;on peut voir dans l&rsquo;actualit&eacute;, l&rsquo;&eacute;mergence &agrave; la suite des suppos&eacute;s &laquo; influenceurs &raquo;, des ex-agents de renseignements qui disent d&eacute;tenir le &laquo; carnet des r&eacute;v&eacute;lations &raquo; sur des personnalit&eacute;s de la R&eacute;publique. Ce faisant, le r&eacute;gime neutralise l'opposition politique qui perd l'attention du grand public.&nbsp;</p>
<p>Le r&eacute;gime d&eacute;tourne l'attention de la foule et l'oriente vers des agents et autres "influenceurs" sous contr&ocirc;le qui font l'actualit&eacute; et qui d&eacute;tiennent des scoops. L&rsquo;on voit bien que le r&eacute;gime contr&ocirc;le le narratif et peut de temps en temps donner un peu de "sang" au peuple qui en raffole ou qui en r&eacute;clame. Le r&eacute;gime peut m&ecirc;me provoquer des clashs entre personnalit&eacute;s pour animer ce qui est d&eacute;sormais devenu une &laquo; sc&egrave;ne politique &raquo;. L'opposition politique au Cameroun devient donc affaiblie et sans importance aux yeux du grand public. Mieux, le r&eacute;gime fabrique son "opposition radicale" sous contr&ocirc;le qui est constitu&eacute;e des personnes que ses agents et autres influenceurs sous contr&ocirc;le d&eacute;signent comme &eacute;tant la "vraie opposition". Comme on peut le constater, cette suppos&eacute;e "opposition radicale" ne marque jamais l'essai. Elle se lance dans des d&eacute;bats interminables dans des cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision sous contr&ocirc;le; ces d&eacute;bats amusent bien la galerie mais, ils n'aboutissent jamais &agrave; l'action.</p>
<p>3. La fonction exutoire de la parole : &nbsp;En sociologie politique, cela d&eacute;signe le fait de laisser la foule exprimer sa col&egrave;re (slogans, votes protestataires) pour &laquo; l&acirc;cher de la vapeur &raquo;. &nbsp;Une fois l&rsquo;&eacute;nergie dissip&eacute;e dans des actions symboliques, la pression retombe sans que les structures du pouvoir ne bougent. Dans l&rsquo;actualit&eacute;, l&rsquo;on voit arriver la multiplication des discours enflamm&eacute;s pour donner l&rsquo;illusion de l&rsquo;action, tout en temporisant les r&eacute;elles actions sur le terrain afin que la fatigue, l&rsquo;&eacute;puisement et le d&eacute;couragement gagnent la foule. L&rsquo;on laissera prosp&eacute;rer des &laquo; d&eacute;bats de dimanche &raquo; ou des &eacute;missions de d&eacute;cryptage de l&rsquo;actualit&eacute; sur des plateaux de t&eacute;l&eacute;vision sous contr&ocirc;le o&ugrave; il y aura des personnages qui tiennent des discours enflamm&eacute;s pour distraire le peuple. Le r&eacute;gime est bien tranquille aussi longtemps que les d&eacute;bats politiques se d&eacute;roulent dans ces m&eacute;dias et sur les r&eacute;seaux sociaux, tr&egrave;s loin de la r&eacute;alit&eacute; sur le terrain.&nbsp;</p>
<p>Le r&eacute;gime fabriquera des sujets pour ces d&eacute;bats : r&eacute;v&eacute;lation d&rsquo;un agent de renseignement, mandat imp&eacute;ratif, pr&eacute;sident l&eacute;gitime ou pr&eacute;sident l&eacute;gal d&rsquo;un pr&eacute;sident de parti, scandales sexuels de certains responsables politiques, la main du pr&eacute;sident de la r&eacute;publique, etc., des d&eacute;bats qui s&rsquo;&eacute;ternisent autour des proc&eacute;dures juridiques, de la morale ou de l&rsquo;&eacute;thique, et non autour de l&rsquo;action publique. Cela arrange le r&eacute;gime aussi longtemps que l&rsquo;on ne d&eacute;bat pas de son bilan politique et &eacute;conomique, et que l&rsquo;on ne promeut pas des offres alternatives. L&rsquo;on arrive au Cameroun &agrave; aller &agrave; une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle comme celle de 2025 sans parler de bilan et de projets politiques, et en tournant en d&eacute;rision le peu de candidats qui en parlent.&nbsp;</p>
<p>L'on a discut&eacute; de la capacit&eacute; d'un "diable" &agrave; &ecirc;tre "bon" et l'on a santionn&eacute; &eacute;lectoralement tous les candidats qui expliquaient comment avoir l'eau, l'&eacute;lectricit&eacute;, les routes, le pouvoir d'achat, etc. Une fois les &eacute;lections pass&eacute;es, le r&eacute;gime a encore laiss&eacute; la pression monter aussi longtemps que cela ne sert plus &agrave; rien : on entend les citoyens pleurer et temp&ecirc;ter: il n'y a pas d'eau ou d'&eacute;lectricit&eacute; dans mon quartier depuis deux semaines, il n'y a pas de route, etc. Mais, les citoyens ne se demandent pas pour qui ils avaient vot&eacute; lorsqu'il fallait choisir le bon candidat. Et cela risque encore de durer 7 ans!</p>
<p>(La suite de la liste des techniques utilis&eacute;es sera communiqu&eacute;e demain matin)</p>
<p><em>Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD &amp; HDR, Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident du SDF</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD et HDR, Deuxième Vice-Président du SDF</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 13:26:25</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Une très émouvante lettre de Maïtre André Marie Tassa adressée au Pr. Maurice Kamto]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94659/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[A Monsieur le Président National du MRC. Réaffirmation de notre
adhésion aux orientations du Directoire National et de notre
fidélité à notre Président National...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>A Monsieur le Pr&eacute;sident National du MRC. R&eacute;affirmation de notre adh&eacute;sion aux orientations du Directoire National et de notre fid&eacute;lit&eacute; &agrave; notre Pr&eacute;sident National, le Pr Maurice Kamto&nbsp;</p>
<p>Monsieur le Pr&eacute;sident National,<br />Tr&egrave;s cher Ami politique,<br />Pr Maurice Kamto,</p>
<p>Militants de base et responsables locaux du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), nous suivons, avec un int&eacute;r&ecirc;t accentu&eacute;, l'actualit&eacute; nationale focalis&eacute;e autour d'une pseudo-crise qui affecterait notre parti.</p>
<p>Nous d&eacute;plorons et condamnons fermement, dans le sillage de cette pseudo crise, les agitations orchestr&eacute;es par quelques anciens militants de notre parti qui, sanctionn&eacute;s par des instances comp&eacute;tentes et suivant les proc&eacute;dures ad&eacute;quates, en respect du principe du contradictoire act&eacute; par les textes fondateurs du MRC, ont trouv&eacute; comme piste de sortie, l'engagement des man&oelig;uvres judiciaires et l'&eacute;talage de leur collusion avec le Ministre de l'Administration Territoriale, pour d&eacute;stabiliser notre parti et diaboliser notre Pr&eacute;sident National.&nbsp;</p>
<p>Face &agrave; cette confusion que quelques anciens militants, en mal de rep&egrave;res et de tribune d'expression veulent distiller au sein de l'opinion publique nationale et internationale, nous venons par la pr&eacute;sente, r&eacute;affirmer notre soutien ind&eacute;fectible aux r&eacute;solutions du Directoire National du MRC prise courant Novembre 2025 et actant la convocation d'une convention extraordinaire tenue par visioconf&eacute;rence le 21 D&eacute;cembre 2025, pour le retour du Pr Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), en qualit&eacute; de Pr&eacute;sident National. Ce faisant, nous manifestons notre attachement au respect des principes de d&eacute;mocratie interne qui traduit la vie du MRC depuis sa cr&eacute;ation en 2012.</p>
<p>Monsieur le Pr&eacute;sident National,&nbsp;</p>
<p>Tr&egrave;s cher Ami Politique,</p>
<p>Nous vous &eacute;crivons cette lettre aujourd&rsquo;hui pour vous r&eacute;affirmer notre soutien ind&eacute;fectible en vue de la conduite de la lutte que nous menons depuis 2012 pour la renaissance du Cameroun, et que votre leadership demeure sans faille malgr&eacute; les manoeuvres machiav&eacute;lique du r&eacute;gime dictatorial de Yaound&eacute; qui visent &agrave; nous fragiliser. &nbsp;Nous m&egrave;nerons ensemble ce combat jusqu'&agrave; la gare, et vous &ecirc;tes notre guide, l'unique locomotive pour la situation du moment face &agrave; des hommes sans foi ni loi. &nbsp;&nbsp;</p>
<p>Monsieur le Pr&eacute;sident National,&nbsp;</p>
<p>Tr&egrave;s cher Ami Politique,</p>
<p>Vous jouissez de la l&eacute;gitimit&eacute; populaire de tous les militants et sympathisants du MRC et votre influence positive sur notre engagement politique est incontournable. Votre approche strat&eacute;gique de faire la politique autrement, fait des malheurs dans le camp d'en face, et nous avons pu nous en rendre compte &agrave; maintes reprises, par cet acharnement inexplicable de l'ordre de "82" sur votre personne. C'est cette fixation continue sur vous qui nous confirme et rassure que vous &ecirc;tes l'homme de la situation, et que m&ecirc;me les plus sceptiques devraient se raviser. Vous avez d&eacute;finitivement rompu avec ce fort sentiment de collusion des leaders politiques d'opposition avec le pouvoir comme on a eu l'habitude de vivre dans le landernau politique camerounais, pour tracer notre propre chemin qui vous met &agrave; dos m&ecirc;me vos pseudo-homologues politiques. Monsieur le Pr&eacute;sident National, &agrave; la t&ecirc;te du MRC, &nbsp;vous inspirez confiance et engagement, gr&acirc;ce &agrave; votre int&eacute;grit&eacute;, votre d&eacute;termination et votre type de leadership. Quel que soit votre r&ocirc;le dans le Landerneau politique camerounais, le peuple derri&egrave;re vous, est rassur&eacute; de ne jamais &ecirc;tre trahi. Vous &ecirc;tes ce leader innovant et influent qui sait construire la synergie du changement.</p>
<p>Monsieur le Pr&eacute;sident National,</p>
<p>Tr&egrave;s cher Ami Politique,</p>
<blockquote>
<p>Vous &ecirc;tes pour nous, cet &nbsp;Ami Politique qui a fait de la r&eacute;silience, de la loyaut&eacute; et de la fid&eacute;lit&eacute; des valeurs cardinales dans le Train de la Renaissance du Cameroun. Pr Maurice Kamto, vous &ecirc;tes, ce leader f&eacute;d&eacute;rateur qui cr&eacute;e des liens et une communaut&eacute;.</p>
</blockquote>
<p>Vous &ecirc;tes ce leader R&eacute;publicain, humaniste, l&eacute;gitime, l&eacute;galiste, sage et confiant avec un &eacute;tat d&rsquo;esprit qui &eacute;pouse parfaitement la n&eacute;cessit&eacute; de la renaissance. Vous &ecirc;tes un d&eacute;fenseur acharn&eacute; de la R&eacute;publique, des Droits Humains et de la D&eacute;mocratie. Point besoin de rappeler que vous &ecirc;tes constamment habit&eacute;, dans votre d&eacute;marche, par les exigences de rigueur et de justice continues dans la conduite vers la destin&eacute;e du MRC.</p>
<p>Monsieur le Pr&eacute;sident National, Tr&egrave;s cher Ami Politique, Pr Maurice Kamto, nous vous r&eacute;affirmons, ainsi qu'&agrave; l'ensemble des membres du Directoire National de notre parti, notre soutien total et notre fid&eacute;lit&eacute;, face aux enjeux actuels et aux d&eacute;fis qui se pr&eacute;sentent &agrave; notre parti.</p>
<p>Votre vision pour notre avenir commun, votre int&eacute;grit&eacute; et votre &eacute;coute constante des citoyens camerounais, nous s&eacute;duisent sans cesse. Continuez d'&ecirc;tre une source d'inspiration. Dans la p&eacute;riode cruciale et importante que nous traversons, votre leadership clairvoyant est indispensable pour porter nos valeurs communes et &oelig;uvrer pour l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. Sachez que vous, ainsi que tout le Directoire National du MRC , pouvez compter sur notre engagement entier et notre mobilisation sur le terrain pour relayer vos d&eacute;cisions &agrave; la base, porter vos messages et contribuer &agrave; la r&eacute;ussite de notre projet politique.&nbsp;</p>
<blockquote>
<p>En vous renouvelant toute notre confiance, nous vous prions d'agr&eacute;er, Monsieur le Pr&eacute;sident National, Tr&egrave;s Cher Ami Politique, Pr Maurice Kamto, l'expression de notre distingu&eacute;e consid&eacute;ration.</p>
</blockquote>
<p>Fait &agrave; Bafoussam, 05 Septembre 2026</p>
<p>Me Andr&eacute; Marie Tassa, Secr&eacute;taire du bureau de la F&eacute;d&eacute;ration R&eacute;gionale du MRC &agrave; l'Ouest</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Me André Marie Tassa</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 09:05:47</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Pourquoi les Camerounais fuient ELECAM]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94629/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[Bilan catastrophique d'ELECAM : 252 830 nouveaux inscrits sur 30
millions de Camerounais, 234 dans la diaspora. Cartes non
distribuées, listes truquées, crise d...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Bilan catastrophique d'ELECAM : 252 830 nouveaux inscrits sur 30 millions de Camerounais, 234 dans la diaspora. Cartes non distribu&eacute;es, listes truqu&eacute;es, crise de confiance. (150 caract&egrave;res)</p>
<p>ELECAM affiche un bilan historique de d&eacute;saffection &eacute;lectorale : &agrave; peine 252 830 nouveaux inscrits en huit mois, 234 Camerounais de la diaspora, et pr&egrave;s de 800 000 cartes &eacute;lectorales dormant dans les tiroirs de l'institution.</p>
<p>30 millions de Camerounais, 252 830 nouveaux &eacute;lecteurs en huit mois. 887 910 cartes qui dorment dans les tiroirs d'ELECAM, 234 Camerounais de la diaspora inscrits, et des listes &eacute;lectorales o&ugrave; les morts votent mieux que les vivants. Le peuple a parl&eacute; : il ne croit plus en ses propres &eacute;lections.</p>
<h2>Des chiffres qui parlent d'eux-m&ecirc;mes</h2>
<p>Le 31 ao&ucirc;t 2026 restera comme une date noire pour ELECAM. Sur 30 millions de Camerounais, seuls 252 830 se sont inscrits sur les listes &eacute;lectorales en huit mois. Dans la diaspora, le constat est encore plus alarmant : <strong>234 inscriptions seulement</strong> sur l'ensemble du globe.</p>
<p>Et ce n'est pas tout. ELECAM d&eacute;tenait 887 910 cartes &eacute;lectorales dans ses tiroirs, dont elle n'a distribu&eacute; que 102 894, soit &agrave; peine 11,58 %. Le message est clair : les Camerounais refusent de s'inscrire, et m&ecirc;me ceux qui sont inscrits ne viennent pas chercher leurs cartes.</p>
<h2>La crise de confiance : un syst&egrave;me qui s'est auto-d&eacute;truit</h2>
<p>L'&eacute;ditorial de Thierry Biassi pointe du doigt un paradoxe : ELECAM, qui se pr&eacute;sente comme le garant de la r&eacute;gularit&eacute; &eacute;lectorale, est accus&eacute;e d'avoir elle-m&ecirc;me <strong>falsifi&eacute; des documents officiels</strong>.</p>
<p>L'auteur rappelle que des faux certificats ont &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s pour disqualifier un ancien ministre. Si ELECAM est capable de fabriquer de faux actes pour &eacute;liminer une personnalit&eacute; politique, que peut-elle faire de la carte d'&eacute;lecteur d'une m&eacute;nag&egrave;re ordinaire ?</p>
<p>&laquo; Vous avez transform&eacute; l'administration en atelier de faux documents. Si vous &ecirc;tes capables de faire un faux acte pour &eacute;liminer un ancien ministre de la R&eacute;publique, qu'allez-vous faire de la carte d'&eacute;lecteur d'une m&eacute;nag&egrave;re de Mokolo ? &raquo;</p>
<h2>L'opposition en plastique : quand ELECAM choisit les adversaires du RDPC</h2>
<p>Autre accusation majeure : ELECAM aurait fabriqu&eacute; une <strong>opposition de complaisance</strong>. Le MINAT (Minist&egrave;re de l'Administration Territoriale) servirait d'usine &agrave; fabriquer des opposants &laquo; qui mangent dans la m&ecirc;me marmite que le RDPC le jour et critiquent le RDPC la nuit &agrave; la t&eacute;l&eacute; &raquo;.</p>
<p>Le peuple n'est pas dupe. Il voit que l'opposition est choisie, financ&eacute;e, valid&eacute;e par le pouvoir en place. Et il refuse de prendre part &agrave; cette mascarade.</p>
<p>&laquo; Vous avez cr&eacute;&eacute; des opposants qui mangent dans la m&ecirc;me marmite que le RDPC le jour et qui critiquent le RDPC la nuit &agrave; la t&eacute;l&eacute;. &raquo;</p>
<h2>La double peine : les morts votent, les vivants s'abstiennent</h2>
<p>Le scandale ultime : les listes &eacute;lectorales camerounaises regorgeraient de <strong>morts</strong>. La preuve ? ELECAM elle-m&ecirc;me annonce 24 516 radi&eacute;s pour cause de d&eacute;c&egrave;s.</p>
<p>Mais combien de d&eacute;funts figurent encore sur les listes ? L'&eacute;ditorialiste pose la question qui f&acirc;che :</p>
<p>&laquo; Au Cameroun, il est plus facile de trouver un mort sur la liste &eacute;lectorale qu'un vivant dans le bureau de vote. &raquo;</p>
<p>Les morts, eux, ne contestent jamais les r&eacute;sultats. Ils votent fid&egrave;lement, &eacute;lection apr&egrave;s &eacute;lection, sans broncher.</p>
<h2>ELECAM hors-la-loi : le paradoxe d'une institution qui exige le respect de la loi</h2>
<p>ELECAM se dit pr&eacute;occup&eacute;e par le faible taux d'inscription. Mais elle oublie qu'elle a elle-m&ecirc;me viol&eacute; la loi.</p>
<p>Le Code &eacute;lectoral exige un fichier transparent, des listes publi&eacute;es &agrave; temps, des r&egrave;gles claires. ELECAM a rendu le processus opaque, chang&eacute; les r&egrave;gles du jeu, et accumul&eacute; les irr&eacute;gularit&eacute;s.</p>
<p>&laquo; Vous &ecirc;tes des hors-la-loi qui demandez aux citoyens de respecter la loi. C'est quel paradoxe, &ccedil;a ? &raquo;</p>
<h2>Quand le m&eacute;pris se transforme en r&eacute;volte</h2>
<p>Thierry Biassi tire une conclusion implacable : le refus des Camerounais de s'inscrire n'est pas de l'abstention. <strong>C'est une r&eacute;volte par le m&eacute;pris.</strong></p>
<p>Les citoyens ne sont pas paresseux. Ils sont en col&egrave;re. Leur absence des bureaux de vote est un message politique. Un r&eacute;f&eacute;rendum contre ELECAM.</p>
<p>&laquo; Vous ne ram&egrave;nerez pas les Camerounais avec des voitures qui klaxonnent dans les quartiers. Vous les ram&egrave;nerez en lib&eacute;rant le jeu. En arr&ecirc;tant les faux. En arr&ecirc;tant de choisir nos opposants &agrave; notre place. &raquo;</p>
<h2>Quel avenir pour ELECAM ?</h2>
<p>Les d&eacute;fis sont immenses. Reconqu&eacute;rir la confiance des &eacute;lecteurs ne se fera pas en un jour. Cela passe par :</p>
<p>- La transparence totale du fichier &eacute;lectoral<br />- La distribution effective des cartes d'&eacute;lecteur<br />- L'arr&ecirc;t des pratiques frauduleuses<br />- La lib&eacute;ration r&eacute;elle du jeu politique</p>
<p>Tant que l'&eacute;lection sera per&ccedil;ue comme une pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre dont la fin est &eacute;crite d'avance, les Camerounais ne viendront pas acheter le ticket.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Thierry Biassi</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-06 13:17:52</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Manifestants condamnés, putschistes présumés libres]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Au Cameroun, des manifestants pacifiques écopent de 7 ans de prison
quand un ancien patron du renseignement révèle une tentative de coup
d'État sans être inquié...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Au Cameroun, des manifestants pacifiques &eacute;copent de 7 ans de prison quand un ancien patron du renseignement r&eacute;v&egrave;le une tentative de coup d'&Eacute;tat sans &ecirc;tre inqui&eacute;t&eacute;. Deux poids, deux mesures.</p>
<p>Tandis que des opposants politiques croupissent en prison pour avoir simplement exerc&eacute; leur droit de manifester, L&eacute;opold Maxime Eko Eko, ancien patron de la DGRE, affirme publiquement avoir enqu&ecirc;t&eacute; sur un projet de coup d'&Eacute;tat sur instruction de Paul Biya sans qu'aucune arrestation ne soit intervenue.</p>
<p>D'un c&ocirc;t&eacute;, des manifestants pacifiques condamn&eacute;s &agrave; sept ans de prison. De l'autre, un ancien patron des renseignements qui r&eacute;v&egrave;le &agrave; la barre avoir enqu&ecirc;t&eacute; sur un projet de coup d'&Eacute;tat et qui n'est pas inqui&eacute;t&eacute;.</p>
<p>Bienvenue au Cameroun, o&ugrave; la justice a deux vitesses.</p>
<p>Tandis que des dizaines d'opposants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) purgent de lourdes peines pour avoir simplement exerc&eacute; leur droit constitutionnel &agrave; manifester, L&eacute;opold Maxime Eko Eko, ancien Directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Recherche ext&eacute;rieure (DGRE), a d&eacute;clar&eacute; devant le Tribunal militaire de Yaound&eacute; qu'il menait, sur instruction du pr&eacute;sident Paul Biya, une enqu&ecirc;te confidentielle sur un pr&eacute;sum&eacute; projet de coup d'&Eacute;tat.</p>
<p>Le paradoxe est saisissant. Et la question, br&ucirc;lante : pourquoi la machine judiciaire est-elle si prompte &agrave; punir des manifestants et si lente &agrave; poursuivre ceux qui menacent l'ordre constitutionnel ?</p>
<h2>Sept ans de prison pour avoir manifest&eacute; : l'opposition dans le viseur</h2>
<p>Le 22 septembre 2020, plus de 500 personnes &eacute;taient arr&ecirc;t&eacute;es dans plusieurs villes du Cameroun pour avoir particip&eacute; &agrave; des manifestations pacifiques organis&eacute;es par le MRC de Maurice Kamto. Cinq ans plus tard, 36 militants sont toujours derri&egrave;re les barreaux &agrave; la prison centrale de Kondengui &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Condamn&eacute;s par des tribunaux militaires &agrave; des peines allant de cinq &agrave; sept ans d'emprisonnement pour &laquo; r&eacute;bellion &raquo; et &laquo; tentative d'insurrection &raquo;, ces opposants purgent des peines disproportionn&eacute;es. Parmi eux, des figures comme Olivier Bibou Nissack et Alain Fogue Tedom, tous deux &eacute;crou&eacute;s pour sept ans.</p>
<p>&laquo; <strong>Certains ont &eacute;cop&eacute; de sept ans de prison ferme pour avoir simplement exerc&eacute; un droit garanti par la Constitution camerounaise</strong> &raquo;, d&eacute;nonce un rapport d'Amnesty International.</p>
<h2>La r&eacute;pression post-&eacute;lectorale de 2025 : un nouveau chapitre</h2>
<p>L'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025 qualifi&eacute;e de &laquo; taill&eacute;e sur mesure &raquo; par la soci&eacute;t&eacute; civile a ouvert un nouveau chapitre de r&eacute;pression. Les manifestations contestant les r&eacute;sultats, officiellement remport&eacute;s par Paul Biya, ont &eacute;t&eacute; violemment dispers&eacute;es.</p>
<p>Une trentaine de manifestants ont &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute;s &agrave; la prison centrale de Yaound&eacute;-Nkondengui, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; maintenus pendant plusieurs semaines dans des commissariats. Au total, des organisations de d&eacute;fense des droits humains font &eacute;tat de centaines d'arrestations &agrave; travers le pays.</p>
<p>En f&eacute;vrier 2026, 31 prisonniers politiques du MRC ont &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute;s. Mais de nombreux autres militants restent derri&egrave;re les barreaux, condamn&eacute;s &agrave; sept ans de r&eacute;clusion.</p>
<h2>La r&eacute;v&eacute;lation d'Eko Eko : une enqu&ecirc;te sur un coup d'&Eacute;tat</h2>
<p>Le 31 ao&ucirc;t 2026, l'audience du proc&egrave;s Martinez Zogo au Tribunal militaire de Yaound&eacute; a pris une tournure inattendue. L&eacute;opold Maxime Eko Eko, ancien patron de la DGRE, a fait une d&eacute;claration qui a secou&eacute; la salle.</p>
<p>Il affirme qu'au moment des faits, il conduisait, sur instruction du chef de l'&Eacute;tat Paul Biya, une enqu&ecirc;te confidentielle sur un pr&eacute;sum&eacute; projet de coup d'&Eacute;tat. La chronologie qu'il a livr&eacute;e est &eacute;difiante : le 26 janvier, il re&ccedil;oit l'injonction de rendre son rapport. Le 30 janvier, il d&eacute;pose son rapport &agrave; la Pr&eacute;sidence. Le 31 janvier, il est arr&ecirc;t&eacute; par la gendarmerie.</p>
<p><em>&laquo; <strong>J'enqu&ecirc;tais sur un coup d'&Eacute;tat sur ordre de Paul Biya</strong> &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute; &agrave; la barre.</em></p>
<h2>Une chronologie qui interroge</h2>
<p>Pourquoi Eko Eko a-t-il &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le lendemain du d&eacute;p&ocirc;t de son rapport ? Pourquoi n'a-t-il jamais &eacute;t&eacute; inculp&eacute; ? Et surtout, pourquoi aucune autre personne n'a-t-elle &eacute;t&eacute; interpell&eacute;e dans cette affaire de tentative de coup d'&Eacute;tat ?</p>
<p>Les contradictions sont frappantes. Les manifestants pacifiques sont condamn&eacute;s en quelques semaines par des tribunaux militaires. Mais lorsqu'un ancien patron du renseignement r&eacute;v&egrave;le publiquement l'existence d'une enqu&ecirc;te sur un projet de coup d'&Eacute;tat, personne n'est inqui&eacute;t&eacute;.</p>
<p>&laquo; Pour de simples manifestations pacifiques avec de fausses accusations de 'tentative de d&eacute;stabilisation', le pouvoir s'empresse de condamner des manifestants pacifiques &agrave; de lourdes peines. Pourtant, lorsqu'un ancien patron du renseignement r&eacute;v&egrave;le publiquement qu'il enqu&ecirc;tait sur une vraie tentative de coup d'&Eacute;tat au sommet de l'&Eacute;tat, il n'y a aucune arrestation, aucune condamnation &raquo;, r&eacute;sume un observateur de la sc&egrave;ne politique camerounaise.</p>
<h2>Deux poids, deux mesures : le double standard de la justice camerounaise</h2>
<p>Le double standard est devenu une marque de fabrique du r&eacute;gime de Yaound&eacute;.</p>
<p><strong>D'un c&ocirc;t&eacute;</strong> : des manifestants pacifiques, arr&ecirc;t&eacute;s en masse, jug&eacute;s par des tribunaux militaires, condamn&eacute;s &agrave; des peines allant jusqu'&agrave; sept ans de prison. La soci&eacute;t&eacute; civile d&eacute;nonce une &laquo; r&eacute;pression sans pr&eacute;c&eacute;dent &raquo;. Amnesty International r&eacute;clame leur lib&eacute;ration.</p>
<p><strong>De l'autre</strong> : un ancien patron du renseignement r&eacute;v&egrave;le &agrave; la barre l'existence d'une enqu&ecirc;te sur un projet de coup d'&Eacute;tat. Sa d&eacute;claration est publique, m&eacute;diatis&eacute;e, reprise par la presse nationale et internationale. Et pourtant, aucune poursuite n'est engag&eacute;e.</p>
<p>Ce contraste interroge sur la nature du r&eacute;gime : s'agit-il d'un &Eacute;tat de droit ou d'un syst&egrave;me o&ugrave; la justice est instrumentalis&eacute;e au service du pouvoir ?</p>
<h2>La prison de Kondengui : symbole de la r&eacute;pression politique</h2>
<p>La prison centrale de Yaound&eacute;-Nkondengui est devenue le symbole de la r&eacute;pression politique au Cameroun. Des opposants, des militants, des simples manifestants y croupissent pour des peines souvent disproportionn&eacute;es.</p>
<p>En avril 2026, &agrave; la veille de la visite du Pape L&eacute;on XIV, un collectif de treize organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile a publi&eacute; une d&eacute;claration cinglante exigeant la lib&eacute;ration &laquo; inconditionnelle &raquo; de toutes les personnes qu'elles qualifient de d&eacute;tenues arbitrairement.</p>
<p>Le texte d&eacute;nonce une &laquo; crise profonde de l'&Eacute;tat de droit &raquo;, avec des manifestations pacifiques dispers&eacute;es violemment et des arrestations qualifi&eacute;es d'&laquo; ill&eacute;gales et arbitraires &raquo;. Il d&eacute;nonce &eacute;galement le recours syst&eacute;matique aux tribunaux militaires pour juger des civils, une pratique jug&eacute;e contraire aux principes d'un proc&egrave;s &eacute;quitable.</p>
<h2>Que nous r&eacute;v&egrave;le ce deux poids, deux mesures ?</h2>
<p>Cette situation r&eacute;v&egrave;le plusieurs choses.</p>
<p><strong>Premi&egrave;rement</strong>, elle montre que la justice camerounaise est instrumentalis&eacute;e. Les tribunaux militaires sont utilis&eacute;s pour r&eacute;primer l'opposition, tandis que les affaires sensibles impliquant des proches du pouvoir sont &eacute;touff&eacute;es.</p>
<p><strong>Deuxi&egrave;mement</strong>, elle met en lumi&egrave;re la peur du r&eacute;gime. La r&eacute;pression des manifestations pacifiques est une tentative de museler toute contestation. L'absence de poursuites dans l'affaire du coup d'&Eacute;tat pr&eacute;sum&eacute; pourrait &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute;e comme une volont&eacute; de ne pas &eacute;branler un appareil d'&Eacute;tat fragilis&eacute;.</p>
<p><strong>Troisi&egrave;mement</strong>, elle souligne l'impunit&eacute; dont jouissent certains acteurs. Quand un haut responsable peut r&eacute;v&eacute;ler publiquement l'existence d'une tentative de coup d'&Eacute;tat sans &ecirc;tre inqui&eacute;t&eacute;, c'est tout le syst&egrave;me judiciaire qui est mis en cause.</p>
<h2>La r&eacute;action de la communaut&eacute; internationale</h2>
<p>La communaut&eacute; internationale observe avec attention. Amnesty International a multipli&eacute; les appels &agrave; la lib&eacute;ration des prisonniers politiques. Des organisations de d&eacute;fense des droits humains d&eacute;noncent r&eacute;guli&egrave;rement la r&eacute;pression au Cameroun.</p>
<p>Mais les condamnations restent largement verbales. Les partenaires internationaux du Cameroun France, Union europ&eacute;enne, &Eacute;tats-Unis peinent &agrave; adopter une position ferme face &agrave; un r&eacute;gime qui, malgr&eacute; ses d&eacute;rives, reste un alli&eacute; strat&eacute;gique dans une r&eacute;gion instable.</p>
<h2>L'avenir : vers une justice &agrave; deux vitesses durable ?</h2>
<p>Tout porte &agrave; croire que ce deux poids, deux mesures va perdurer. Le r&eacute;gime de Paul Biya, confront&eacute; &agrave; une impopularit&eacute; croissante et &agrave; des d&eacute;fis s&eacute;curitaires multiples, a besoin de contr&ocirc;ler l'opposition. La r&eacute;pression est son outil. L'impunit&eacute;, son bouclier.</p>
<p>Mais cette strat&eacute;gie a un co&ucirc;t. Elle alimente la d&eacute;fiance des citoyens envers les institutions. Elle fragilise l'&Eacute;tat de droit. Elle donne des arguments aux opposants et aux critiques internationaux.</p>
<p>Comme le rappelle la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise, &laquo; le silence est synonyme de complicit&eacute; &raquo;. Et dans un pays o&ugrave; des manifestants pacifiques prennent sept ans de prison pendant que des putschistes pr&eacute;sum&eacute;s restent libres, le silence devient assourdissant.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Aristide Mono</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-04 17:06:27</pubDate>
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