3 novembre 1960: Félix Moumié meurt empoisonné à Genève
© Camer.be : Synthèses de Hugues SEUMO | 03 nov. 2019 12:38:00 | 12456
Le 3 novembre 1960 mourait à l'hôpital cantonal de Genève Félix Moumié, président du mouvement révolutionnaire de l'Union des populations du Cameroun (U.P.C.). Le décès du leader camerounais était dû à un empoisonnement au thallium, nom scientifique de la " mort-aux-rats ".
Après un séjour à Pékin, au cours duquel il avait rencontré de nombreux responsables communistes chinois, puis une brève étape à Léopoldville, Félix Moumié se trouvait en octobre 1960 à Genève, où il avait eu des contacts avec un membre de la Section française de l'U.P.C., M. Tchapchet, et avec plusieurs militants qui devaient l'aider à faire imprimer à Genève une brochure intitulée Un sursaut de l'opinion publique française. Cet opuscule, signé par le parti communiste français et par plusieurs organisations d'extrême gauche, a d'ailleurs été interdit en France.
C'est dans la nuit du 16 au 17 octobre, après un dîner dans un restaurant genevois, que Félix Moumié ressent de premiers et violents troubles. La victime diagnostique elle-même un empoisonnement et se fait admettre dans une clinique privée le 17 ; Félix Moumié affirme qu'il a été empoisonné par la Main rouge, organisation extrémiste tenue pour responsable des meurtres de plusieurs nationalistes algériens : Me Ould Aoudia à Paris, Aït Ahcène à Bonn et Aïssou à Bruxelles. Transféré à l'hôpital cantonal de Genève, placé dans un poumon d'acier, il agonise plusieurs jours et meurt le 3 novembre.
C'est notre histoire, nous devons l'accaparer et l'entretenir pour des générations futures. Ecoutez cette interview d'Ernest Ouandié et de Marthe Moumié. Témoignages émouvant, riche en enseignement. Pour reprendre Marthe Moumié lorsqu'elle découvre la tombe de son défunt mari dépouillé à Conakry.... "Il faut que la jeunesse soit au courant"..
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