Meeting de Paris : Réplique cinglante aux détracteurs de Kamto et de la Diaspora
© FB : A. Mounde Njimbam | 04 juin 2025 18:23:43 | 5820Chers Banda Kani, David Eboutou, Grégoire Owona, Célestin Tawamba, Elimbi Lobé...
Nous sommes des agents d'un Cameroun nouveau à l'étranger : et ce n'est pas minable !
Hier encore, j'ai eu un fou rire avec Jeanne Belley Essombe. Vous connaissez cet esprit brillant, enfant du pays Sawa et fille de Mboa Su Notre Cameroun, comme l'aurait dit l'illustre Manu Dibango. Cette femme au dynamisme exceptionnel, pétillante d'idées, à la plume élégante et à la rigueur d'un contremaître des pyramides. Celle avec qui, grâce à la confiance de Maurice Kamto catalyseur de talents et stimulateur d'excellence nous avons organisé ce Grand Meeting historique après trois semaines d'un marathon exigeant l'endurance d'un Lekunzé, d'un Abebe Bikila ou d'un coureur d'Athènes antique.
Pourquoi ce fou rire ? J'ai lu et entendu vos propos : « farandole ; minable ; Kamto, agent de l'étranger ; drapeaux sri-lankais ; rassemblement de sans-papiers ». Ayant appris de nos ancêtres du Noun, sur cette terre camerounaise ou à Thèbes en Kama (Égypte antique), qu'il y a loin de la réforme à la renaissance, je monte aujourd'hui sur le cheval le plus noble pour vous éclairer :
- Comment peut-on venir à Paris en plein jour rencontrer sa communauté tribale (comme Elimbi Lobé), ou pour des missions professionnelles (comme le ministre Owona), puis s'offusquer qu'un leader politique, figure de l'opposition et de l'intelligentsia africaine, rencontre ses compatriotes venus par dizaines de milliers ?
- Qui a décrété que le panafricanisme dont Paris fut un épicentre se limite à Tiko, Douala ou Dakar ? Paris a accueilli le premier congrès panafricain (1919), le congrès des écrivains noirs (1956) avec une affiche de Picasso, la première maison d'édition africaine (Présence Africaine, 1949), et la publication fondatrice de Cheikh Anta Diop (1948) !
- Nous, Africains de France, menons ici des combats pour la restitution des œuvres volées et le retrait des bases militaires. Nous élevons nos voix quand d'autres courtisent l'Élysée en parant des chefs d'État de couronnes panafricaines factices.
- Non ! Après avoir préparé ce Grand Meeting dans une équipe soudée "comme ongles et doigts", nous ne tolérerons pas qu'on traite Maurice Kamto d'"agent de l'étranger" pour avoir rencontré sa Diaspora !
- Vous n'êtes ni les gardiens exclusifs de l'âme africaine, ni les détenteurs sacrés de la souveraineté de nos pays !
- Être sans-papiers n'est pas une abomination ! La Préfecture de police n'a déployé aucun charter pour arrêter ces milliers de personnes contrairement à vos fantasmes.
L'unité foncière du Cameroun ne signifie pas confiscation des terres par l'État. Vos raccourcis trahissent des préjugés indignes, jusqu'à traiter Ernest Ouandié de "bandit". L'unité réelle ? Bâtir le Camerounais nouveau qui puise dans notre patrimoine pour se projeter fraternellement vers l'avenir. Nika so !
A. Mounde Njimbam
Citoyen Africain du Cameroun
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