Issa Tchiroma, un outil pour reprendre le pouvoir ? L'analyse percutante de Rebecca Enonchong
© Camer.be : Toto Jacques | 07 oct. 2025 10:21:39 | 2980L'entrepreneure et voix influente Rebecca Enonchong livre une analyse aussi amère que lucide sur la course à la présidentielle camerounaise. Elle présente Issa Tchiroma Bakary, l'ancien ministre et candidat consensuel d'une coalition d'opposition, non pas comme le futur du pays, mais comme l'outil nécessaire pour le reconquérir. Son raisonnement, construit comme une métaphore puissante, compare le Cameroun à une maison familiale volée par des "voleurs sophistiqués" et dirigée par une oligarchie opaque .
Pendant des décennies, les tentatives pour reprendre cette maison par les voies normales scrutins, candidats compétents ont échoué, la porte restant verrouillée. En 1992, la victoire promise a été confisquée par la ruse. Au cœur de ce système, des hommes comme Tchiroma ont servi de défenseurs, justifiant l'injustifiable. Aujourd'hui, ce même homme, qui connaît les rouages de la forteresse, prétend en devenir le gardien. La proposition d'Enonchong est un contrat stratégique et non un soutien aveugle : utiliser son savoir-faire pour briser les serrures. Il s'agirait d'un mandat limité de trois à cinq ans, sans possibilité de renouvellement, avec une mission unique : rendre les clés au peuple .
Ce choix est délibérément pragmatique. Il ne s'agit pas de faire confiance à une conversion miraculeuse, mais de miser sur la nature même d'un acteur qui connaît les faiblesses du régime. La véritable garantie ne réside pas dans ses promesses, mais dans la vigilance du peuple. Une fois le pouvoir repris, il ne devra plus jamais être cédé. Cette vision s'ancre dans un contexte précis : Tchiroma a récemment quitté le gouvernement de Paul Biya en dénonçant un système "cassé" et une oligarchie qui gouverne dans l'ombre en l'absence du président .
Son statut de candidat consensuel désigné par une coalition, bien que contesté, lui donne une légitimité nouvelle pour incarner ce rôle de briseur de système . Alors que le pays est en proie à de multiples crises, cette analyse audacieuse offre un cadre radical pour penser la transition politique, plaçant l'efficacité tactique au service de la souveraineté retrouvée.
Lire aussi
Mon regard furtif et superstitieux sur les évènements du Lycée Technique Bilingue de Nsam (Yaoundé)
Biya 2026 : le Cameroun à l'heure du successeur introuvable
LA SDFISATION DE L'OPPOSITION CAMEROUNAISE
Les vérités crues de Shanda Tonme sur l’incident survenu au contrôle mixte de Batchenga
APPEL À UNE CONSCIENCE NATIONALISTE CAMEROUNAISE ET À UNE RÉVOLUTION POPULAIRE
Kaïros : le choix de l'inclusion pour la refondation du Cameroun
Nama au Conseil constitutionnel : loyauté ou indépendance ?
Paul Biya nomme Nama Remy avant même d'enterrer Atangana
Me Touko Tom : « La faute historique de l'opposition camerounaise »
Dion Ngute à Bamenda : un dialogue sans les séparatistes peut-il marcher ?
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Kaïros : le choix de l'inclusion pour la refondation du Cameroun
DJ CHRIST : LE NOUVEAU MAÎTRE DU BIKUTSI À PARIS !
Il y a 18 ans, l'assassinat du chanteur de reggae révolutionnaire Lucky Dube
DÉDICACE : DENISE NGUENE, LA MAGICIENNE DES MOTS, A OFFERT UNE MAGISTRALE SOIRÉE LITTÉRAIRE
Bangangté:la Fondation Motana Académie mise sur la formation professionnelle pour l’avenir de tous
il y a un mois
MRC : la convention du 17 octobre déclarée, le pouvoir peut-il dire non ?
Mendel : « Zelensky est le plus grand obstacle à la paix »
Sánchez : « Le droit international n'est pas à géométrie variable »
Thérèse Chartier - Ninard Tchoubi : « Nombre de Camerounais formés en France voient leurs compétence
Expulsés des États-Unis : le Cameroun dit oui pour 30 millions
il y a un an