DE L'INCONTOURNABLE ALTERNANCE AU SOMMET DE L'ÉTAT DANS NOTRE PAYS
© Correspondance de : Caroline Meva | 30 mai 2020 13:02:00 | 4823Avant toute chose, je prie ceux qui tomberont sur ce titre de lire d'abord tout l'article avant de me tomber dessus à bras raccourcis, de m'agonir d'injures, de se livrer à des attaques sur ma vie privée et de me menacer de mort. Je sais que je m'attaque là à un sujet tabou dans notre pays ; je sais que je risque gros en évoquant ce sujet, mais je le fais parce que j'estime que j'ai le droit de donner mon avis là-dessus en tant que citoyenne à part entière de ce pays. Je sais aussi qu'en cas de désordre moi, ainsi que ceux que j'aime risquons de payer les pots cassés. Je suis donc doublement concernée par le sujet, et c'est afin d'éviter cette triste éventualité que j'ai pris mon courage à deux mains pour donner mon point de vue ci-dessous.
Personne ne me démentira que le Cameroun est un Etat démocratique qui prône l'alternance au sommet de l'Etat. L'alternance est un principe qui figure dans notre Constitution, et personne ne me démentira non plus sur ce point. Alors d'où vient-il que le seul fait d'évoquer l'alternance soit devenu un crime de lèse-majesté ? D'où vient-il qu'on soit vilipendé, traîné dans la boue parce qu'on a osé parler d'alternance ?
Pour la gouverne de tous, je vous rappelle que l'alternance à la tête de notre pays est incontournable, soit de manière naturelle, soit par les urnes, parce que la roue tourne et qu'aucune situation n'est éternelle. Refuser de l'accepter c'est être dans le déni, c'est faire preuve d'aveuglement ou faire la politique de l'autruche. Mais malheureusement, cela ne changera pas la réalité inéluctable. Chacun de nous devrait donc faire l'effort d'intégrer cette réalité.
Nous avons la liberté de nous exprimer sur la politique de notre pays, et point n'est besoin d'être politicien pour le faire. Les citoyens qui votent ont également le droit de donner leur avis sur la marche de leur pays ; ils ont le droit de demander des comptes à ceux qu'ils ont voté non seulement lors des élections, mais également tout au long de leur mandat. Et ils s'exprimen d'ailleurs !
A cet effet, certains demandent l'alternance à la tête de l'Etat, ce qui en soit n'est pas un crime ; d'autres crient haut et fort que tel ou tel leader politique ne sera jamais président dans notre pays. Ce sont des déclarations qui n'ont aucune incidence sur les élections futures. Seul le peuple tranchera. Au lieu de perdre son temps à des batailles de chiffonniers sur les réseaux sociaux, les uns et les autres feraient mieux de se consacrer à la préparation des échéances futures SUR LE TERRAIN.
La politique est un jeu d'intérêts. On soutien celui qui est à même de garantir nos intérêts. Les adversaires politiques ne sont pas des ennemis à abattre à tout prix et par tous les moyens. On peut être adversaires politiques aujourd'hui et œuvrer dans le même camp demain, si nos intérêts convergent ; nous avons d'ailleurs plusieurs exemples sous nos yeux.
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