Maïté Boulet Ngando, Miss Cameroun / France 2016 : une beauté au grand cœur
© Camer.be Et Sopieprod : Réné DASSIE Et Hilaire SOPIE | 22 juil. 2016 12:45:12 | 9276Avis aux Camerounaises : être belle ne signifie pas massacrer sa peau avec tous ces produits douteux qui vous la décolore, avant de l’exposer à toutes sortes de pathologies, au diagnostic souvent tardif et à l’issue fatale. Etre belle ne signifie pas user et abuser de tous ces artifices, qui, des greffes capillaires à la chirurgie esthétique, vous donneraient au final l’apparence de mutantes mal abouties.
Observez bien Maïté Boulet Ngando, la Miss Cameroun / France 2016 : authentique, magnifique, sans trafic. Appréciez les lignes épurées de son visage, ses grands yeux en amende, sa peau couleur d’ébène, à la graine raffinée. On dirait une réplique améliorée de la célèbre reine Néfertiti, l’épouse du pharaon Akhenaton, dont le prénom signifie justement « la femme magnifique » !
Etre belle c’est faire comme cette élue, magnifier le naturel, sans le travestir. Bien sûr, cela demande des efforts. Et Mme Boulet Ngando n’a pas attendu le concours de beauté pour le comprendre. Depuis longtemps, elle fréquente assidument les salles de fitness, où elle entretient à la fois son corps et son esprit. C’est pour cela aussi que du haut de ses 1m72, elle parait aussi svelte et alerte, fraiche et joyeuse.
La beauté dit-on, est avant tout intérieure. Pour la nouvelle Miss, cela signifie cultiver son esprit, être autonome et avoir des valeurs. A 25 ans, cette fleur sawa bien de chez-nous est licenciée en Evènementiel et Relations publiques. Elle gagne sa vie en travaillant chez Eurostar, une grosse entreprise de transport ferroviaire. Cette dévoreuse de livres est aussi une grande amatrice de la culture camerounaise à l’éclectisme assumé. Manu Dibango, Grâce Decca, mais aussi Mani Bella, Coco Argenté et bien d’autres, toutes ces stars de plusieurs générations de la musique camerounaise illuminent son quotidien, lui apportent un peu de saveur et de nostalgie du pays.
Maïté Boulet Ngando est une femme franche, déterminée. Persévérante, elle n’abandonne jamais. On sait que les Camerounaises sont très belles, et que c’est toujours une vraie souffrance pour le jury du concours qui chaque année désigne celle qui portera les valeurs de la femme camerounaise de France, de trancher.
Maïté Boulet Ngando a dû se présenter à six concours, participer à des dizaines d’heures de répétition en dépit de son programme social chargé, pour remporter la précieuse couronne !
N’allez surtout pas croire que cette élection arrachée de haute lutte la rendrait prétentieuse. Pas question pour elle, d’avoir la grosse tête. Celle qui arbore fièrement son écharpe de Miss garde pour autant l’humilité que lui reconnaissent ses proches et réseaux.
C’est avant tout aux déshérités qu’elle pense, maintenant qu’elle est sous les feux de la rampe. Elle entend en effet se mettre davantage encore au service de son pays qu’elle adore par dessus tout. Ne dit-elle pas que « le futur est au Cameroun » et que « tout ce qu’on apprend à l’étranger c’est pour le pays ?
Vous la verrez donc bientôt en première ligne de plusieurs manifestations caritatives au profit de la jeunesse camerounaise. Elle entend pareillement mettre sa notoriété au service des jeunes tentés par l’aventure, qui, malheureusement, se finit parfois tragiquement dans le désert nord-africain ou en mer Méditerranée. Elle l’a compris : ceux-là qu’on appelle les « vendeurs de rêves », cette portion congrue de la diaspora camerounais qui s’invente une vie de facilité et de paillette induisent les jeunes en erreur, en leur présentant un tableau faussement idyllique de l’Occident pourtant traversé par une profonde crise multiforme. Elle fera donc un travail de sensibilisation, pour mettre à nu leur imposture. Ecoutez-la plutôt.
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