Actualité & Société

Diaspora économie politique réligion sérail société sport

International

françaiscamer françafrique géopolitique panafricanisme

Divertissement

insolite le saviez-vous people sans tabou

Santé & Bien-être

allô docteur santé

Culture

art cinéma livres musique

Libre Voix

le débat point du droit point de vue

Contenu audiovisuel

Camer Sopie
SOCIETE

Un gendarme arrêté à Ebolowa après un appel à la grève des militaires

Un acte de dissidence rare au sein des forces de défense camerounaises a conduit à l’arrestation d’un jeune gendarme à Ebolowa. Gendarme Etaba Joseph a été placé en détention après avoir exprimé, dans un groupe WhatsApp privé de militaires, son exaspération face à la crise dans le NOSO et appelé ses pairs à une grève.

L’affaire a éclaté lorsqu’Etaba Joseph, visiblement affecté par les pertes répétées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, a publié un message vocal incendiaire. Servant lui-même dans la région du Sud, il a déploré l’hécatombe continue de jeunes soldats depuis le début du conflit anglophone en 2016, critiquant le décalage entre les pertes sur le terrain et le comportement des autorités. Il a souligné le drame des familles qui investissent pour l’enrôlement de leurs fils, confrontées à de faibles salaires des militaires et au risque permanent de les voir mourir sans avoir pu bénéficier de leur soutien.

La proposition audacieuse du gendarme a été d’appeler à un mouvement de grève général des soldats, fixé symboliquement au 22 du mois, afin de forcer un règlement politique du conflit. Cette initiative, interprétée comme une incitation à la mutinerie, a déclenché une réaction immédiate et ferme de la hiérarchie. Son arrestation rapide par des collègues envoyés à cet effet illustre la tolérance zéro des institutions pour ce type de parole frondeuse, même dans un espace considéré comme privé.

Cet événement met en lumière les tensions et le profond malaise qui peuvent exister au sein des troupes engagées dans une crise prolongée. Il pose la question de la liberté d’expression limitée des militaires et du prix humain d’un conflit qui entre dans sa huitième année, tout en révélant la rapidité avec laquelle l’institution militaire peut réprimer toute velléité de protestation collective.

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

LE DéBAT

Canal de vie

partenaire

évènement

vidéo de la semaine

vidéo camer