Un cultivateur de cannabis arrêté à Bana.
© Le Jour : Franklin Kamtche | 10 août 2015 02:56:25 | 7905La gendarmerie recherche les ramifications d’un réseau de production et de consommation populaire de la drogue dans cette locaité du Haut Nkam.
C’est suite à une battue nocturne que les éléments de la brigade de gendarmerie de Bana, sous les ordres de l’adjudant-chef major Simon Nkondog, ont procédé à l’arrestation de Félix Carlos Hako, alias « Commandant Carlos », au quartier Bapouh, dans la nuit du 4 août 2015. Coaché par sa grand’mère, avec qui il réside, il voulait prendre la poudre d’escampette. Les gendarmes ont dû tirer en l’air, pour arrêter sa course nocturne. Agé de 30 ans, Félix Hako est impliqué dans la production, la commercialisation et la consommation du chanvre indien.
Les gendarmes retiennent aussi, pour les besoins de l’enquête, Guy Marcel Dakmedeu, 33 ans. Les deux partagent en commun la culture du piment dans les montagnes et ont séjourné ensemble pendant neuf mois en prison en 2004, pour vol de câble électrique. Dans la journée, le maréchal des logis-chef Mbonga, les maréchaux de logis Romuald Badinga et Mpategue, suffisamment renseignés, étaient descendus dans son champ, au quartier Tam, à trois kilomètres de la zone habitable, pour découvrir le sanctuaire de la drogue. Sur un hectare de terrain dédié préalablement à la culture du piment, un espace escarpé sur l’autre versant du Mont Batcha, il avait planté du cannabis depuis neuf mois. Les premières récoltes avaient déjà été faites.
Selon des estimations, la quantité restante, que le reporter du Jour a visitée, avoisine 100kgs. Dans la case de passage du champ, situé à 500m de là, ils ont retrouvé l’équivalent de deux kilogrammes séché et emballé dans un filet et des feuilles en séchage pour plus de 100kgs. Hako est passé aux aveux mais persiste à dire qu’il y travaillait tout seul. A Bana, les gendarmes informent que ce champ n’est pas unique. La production et la consommation du chanvre indien prend des proportions inquiétantes. Il y a quelques années, des lycéens avaient été surpris en possession d’importantes quantités de drogue.
Ils ne pouvaient alors plus se contrôler, lorsqu’ils en avaient consommé. Le jour du marché, des jeunes gens visiblement dans un état second, narguent les forces de l’ordre.
Lire aussi
QR code obligatoire : Yaoundé ne trouve plus ses taxis
Le Centre de Formation Professionnelle en Agroécologie de Bangangté à la 9ᵉ édition du CAMBE 2026
DLocal et Western Union élargissent leur partenariat aux paiements de transferts d'argent
Des millions de la fondation Fu'a Toula Kadji D. pour les lauréats de l’excellence scientifique
Paul Biya relève le commissaire Ayissi de ses fonctions
Route Mbango-Fara : à Mbondossi, l'école devient un parcours du combattant
Des motos taxi « Ben Skin » devenues des discothèques ambulantes au Cameroun
Développement international de 1XBET et adaptation des services numériques aux différents marchés
Foncier:L’arbitrage de Dion Ngute sollicité par Célestin Tawamba dans une affaire avec Mme Baboké
Zen’App : Zenithe Insurance veut lever les barrières à l’accès à l’assurance
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Aéoroports de Douala,Yaoundé,TAXIGO suspendu:La lettre de la Comicodi au Ministre des transports
CENTRE DE PRODUCTION DES CNI DE DOUALA-BONANJO : LE CHANGEMENT
Yaoundé-Douala : le chantier qui doit sauver la route nationale n°3
Bonabo : deux hommes armés débarquent dans une église en pleine prière
Condamné à mort, Kabila lance son plan pour « sauver » la RDC
il y a un mois
CBS News révèle l'ampleur des dégâts iraniens sur les bases US
Parlement européen : une voix pour la paix réduite au silence
Législatives 2027 : le scénario d'un nouveau report se précise
Pénurie de gaz au Cameroun : pourquoi c'est pire à Douala
MRC : après la victoire, la procédure de dédommagement
il y a un an