Quatre personnes tuées au Migrant Nord et à Gazawa
© L’Oeil du Sahel : TELESPHORE MBONDO | 27 mai 2015 07:39:37 | 4634Les malfrats ont profité de la période festive du 20 mai 2015 pour opérer
Le front Est de la région du Nord est menacé par des coupeurs de route et des bandits venus de la Centrafrique et du Tchad. Si le théâtre des tueries, des attaques à mains armées, a souvent été la frontière avec la Centrafrique, celles enregistrées ces trois derniers jours viennent de la frontière avec le Tchad, selon les autorités municipales de l’arrondissement de Touboro. Dans la nuit du 19 mai 2015, un certain Moussa Mechevel et son épouse ont été tués par des hommes lourdement armés ayant fait irruption dans le village Gazawa, à une vingtaine de km de la ville de Touboro.
Les mêmes hommes ont blessé le Sarki (le ministre de l’élevage) de la localité. Ce dernier qui était interné à l’hôpital de district de Tcholliré, aurait succombé à ses blessures, selon certaines sources. Comme si cela ne suffisait pas, dans la nuit du 22 mai 2015, à une heure du matin, des hommes armés ont visité la concession du grand chef du Migrant Nord qui compte plus de 33 villages. Ayant entendu des bruits dans son enclos, le grand éleveur sort avec sa torche pour voir et comprendre ce qui passe. Il est abattu lorsque la lumière de sa torche éclaire les malfrats. Il meurt sur le coup, selon Moussa Adamou, 3e adjoint au maire de Touboro.
Sa mort n’empêche pas les malfrats, plus nombreux que d’habitude, d’emporter plus de 100 boeufs, leurs cibles privilégiées. Selon d’autres sources, ces malfrats viennent du côté de la frontière avec le Tchad, transitent à partir de la réserve camerounaise de Bari-Boli, arrivent dans le Migrant Nord et se mettent à piller, voler et à l’extrême, tuant tous ceux qui résistent. Les malfrats ont surtout profité de la période festive du 20 mai pour commettre leurs forfaits, car des éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR) et les Equipes spéciales d’intervention rapide (Esir) qui patrouillent régulièrement dans ce grand village à la population cosmopolite, faite essentiellement d’éleveurs et d’agriculteurs, étaient occupés.
«Les forces de maintien de l’ordre étaient concentrés sur les préparatifs du défilé à Touboro », rapporte une source. Une localité qui, selon le 3e adjoint au maire de Touboro, a besoin d’une base militaire. « Seule une base militaire dans ce grand village, peut atténuer, voire faire disparaître ces bandes armées et ces coupeurs de route. Nous lançons encore une fois de plus un appel en direction du gouvernement et des autorités régionales pour qu’ils ne nous oublient pas. Nous souffrons et chaque jour qui passe, chacun se pose la question de savoir celui qui passera à la scelle », fait remarquer Moussa Adamou. Depuis le déclenchement de la guerre civile en Centrafrique, les populations de l’arrondissement de Touboro subissent régulièrement des attaques nourries des hommes armés.
Lire aussi
Bangangté:la Fondation Motana Académie mise sur la formation professionnelle pour l’avenir de tous
Mayo-Rey : la gendarmerie intercepte un trafic de drogue
CHRISTIAN DIN DIKA : Une distinction du LEADERSHIP ET de l’excellence économique 2025.
QR code obligatoire : Yaoundé ne trouve plus ses taxis
Le Centre de Formation Professionnelle en Agroécologie de Bangangté à la 9ᵉ édition du CAMBE 2026
DLocal et Western Union élargissent leur partenariat aux paiements de transferts d'argent
Des millions de la fondation Fu'a Toula Kadji D. pour les lauréats de l’excellence scientifique
Paul Biya relève le commissaire Ayissi de ses fonctions
Route Mbango-Fara : à Mbondossi, l'école devient un parcours du combattant
Des motos taxi « Ben Skin » devenues des discothèques ambulantes au Cameroun
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Conseil constitutionnel : l’Assemblée nationale enclenche le remplacement de Bah Oumarou Sanda
Enquêtes sur la délivrance de la carte nationale d’identité: Shanda Tonme écrit à Mbarga Nguélé
L'actualité lue pour vous dans la presse camerounaise de ce 12 octobre 2026
Conseil constitutionnel du Cameroun : l'intérim d'un anthropologue
12 octobre 2006- 12 octobre 2026: 20 ans déjà comme le coupé décalé perdait son «président»
il y a un mois
il y a un an