La milice de Tsimi Evouna tabasse un colonel
© La Météo : Michel Tafou | 16 mai 2015 04:27:44 | 13497L’officier supérieur volait au secours d’un militaire que les gros bras du super maire étaient en train de torturer.
Mardi 12 mai, il est environ 11h30. Le parking situé entre la Trésorerie centrale et l’Ecole du centre grouille de monde. Subitement, tout prend les allures d’une bagarre générale. Dans cette mêlée où les coups fusent de partout, des militaires et policiers font face à une horde d’agents de la police la police municipale. Au plus fort de l’affrontement, les sbires du délégué du gouvernement au près de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) trainent un homme en civil et parviennent à le jeter à l’arrière d’un pick-up. Le véhicule démarre en trombe et prend la direction du boulevard du 20 mai, en passant par l’axe présidentiel. Un militaire essaie de suivre, mais n’y parvient pas. Une deuxième voiture bourrée des «Bir de Tsimi Evouna» démarre et prend la même direction.
Puis, la foule se dirige vers le poste de police situé en face de l’Immeuble de l’émergence. Avec en tête, un lieutenant-colonel encadré par plusieurs policiers. «Aujourd’hui alors, Awara (agents de la police municipale, ndlr) a fait fort», scande un vendeur à la sauvette. «C’est seulement la guerre que les gars de Tsimi Evouna vont nous amener ici. Tabasser un colonel en tenu ?», rétorque un autre. Au milieu de ce tohu-bohu, tout le monde est stupéfait et éberlué par l’acte commis par les gros bras du super maire de Yaoundé.
Folie.
Une source présente au début de l’échauffourée confie : «Awara est venu rafler les gars qui vendent à la Trésorerie. Dans le cafouillage, ils sont pris un militaire en civil. Ce dernier leur a opposé une farouche résistance, se présentant comme militaire. Pendant la bagarre, les gars de Tsimi Evouna se sont rendus compte qu’il était armé et ont voulu lui prendre son arme. Alors qu’ils discutaient l’arme, un balle est partie est a pris le pied d’un gars de la Communauté.» Notre informateur poursuit : «Dès que le coup de feu est parti, les gros bras se sont déchaînés. Ils ont appelé le renfort et ont arraché le pistolet. Quelques militaires ont voulu s’interposer, en vain. Le rapport de force était en leur défaveur. Le lieutenant-colonel s’est porté caution du militaire, mais les gars de la Communauté ne voulaient rien entendre et l’ont correctement brutalisé. Ils ont réussi à emporter le militaire et l’ont a amené on ne sait où.»
Pour un fonctionnaire de la Trésorerie ayant vécu la scène : «Tsimi Evouna est tout simplement devenu fou. Il ramasse des voyous dans les quartiers et leur donne des pouvoirs aussi étendus. Voilà les conséquences. Des agresseurs qui enlèvent un homme en tenue en pleine journée, tabassent un officier supérieur qui porte les armories de la République… »
Lire aussi
Affaire Zogo : 48 dossiers fiscaux qui accusent Modeste Mopa
Martinez Zogo : Ayissi Nanga, témoin en sursis
Adja Awa : mort annoncée, vérité absente
Lana Rhoades : « Effacez mes 400 vidéos »
BTE Engineering Group procède à de nouvelles nominations à la tête de sa direction et de ses pôles
Lettre ouverte de Martin Nzegang au Ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales
ORLUS FOSSO, AMBASSADEUR YOUTH CONNEKT CAMER: FRUIT DE PLUSIEURS ANNÉES DE COMBAT POUR LA JEUNESSE
Univers carcéral: Mbombog Mbog Matip Emmanuel détenu arbitrairement à la prison centrale de Bertoua
Douala : elle retrouve son alliance au doigt de la maîtresse
Ce que Calixthe Beyala affirme sur la mort d’Adja Awa
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an