Fusillade d’un jeune à Bafoussam : L’enquête toujours en cours
© Le Jour : Aurélien Kanouo | 05 juin 2020 11:23:00 | 1889Près d’un mois après l’assassinat de Cyrille Epanda par le commandant de brigade de gendarmerie de Ndiangdam à Bafoussam, le tribunal attend toujours la clôture de l’enquête préliminaire.
Selon maitre André Marie Tassa, avocat de la famille de Cyrille Epanda, l’enquête judiciaire sur le décès de ce jeune homme survenu le 9 mai dernier à Bafoussam est toujours en cours. L’avocat rappelle qu’en matière d’assassinat, la procédure judiciaire respecte des normes bien établies par la loi. Après la clôture de l’enquête, le rapport est envoyé en premier ressort au commissaire du gouvernement.
Après examen, celui-ci achemine à son tour chez le juge d’instruction. C’est ce dernier qui, va en dernier ressort saisir le tribunal. Pour l’heure, l’enquête préliminaire est encore en cours. L’avocat a saisi à cet effet et certaines organisations de défense des droits de l’homme à l’exemple Mandela Center international. Cette organisation non gouvernementale constituée en partie civile a porté plainte contre l’adjudant-chef Mezou Marie Claudette, commandant de la brigade de gendarmerie de Ndiangdam, « pour assassinat, atteinte à la législation sur l’usage des armes de guerre, complicité/coaction et toutes autres infractions à la loi pénale spéciale qui se relèveront à l’instruction ».
Une autre plainte a été déposée chez le commissaire du gouvernement et au tribunal militaire à Bafoussam par Me André Marie Tassa, avocat de la famille du défunt. La famille, les proches du défunt et les aides bouchers en service à l’abattoir municipal de Bafoussam 1er, lieu du crime ont été entendus sur procès-verbal par la commission d’enquêtes. Depuis l’assassinat de Cyrille Epanda, l’adjudantchef Mezou Marie Claudette, auteure de cet acte macabre est gardée dans un lieu tenu secret.
En mémoire, Cyrille Epanda, avait été assassiné par l’adjudant-chef Mezou Marie Claudette le 9 mai 2020 à l’abattoir municipal de Bafoussam 1erau moment où les ils jouaient aux cartes pendant la pause. Son décès avait créé de moult tensions dans la ville de Bafoussam perturbant ainsi au passage la circulation pendant des heures. Dans une opération de chasse à gendarmes, deux pick-up de la gendarmerie nationale avaient été détruites par les manifestants. Ils voulaient ainsi en découdre avec l’auteur de cet acte.
Cyrille Epanda laisse ainsi une famille inconsolable. Sa maman encore clouée sur le lit depuis des mois après un accident cardio-vasculaire est encore sous le choc. Ce jeune étudiant inscrit en cycle aidepharmacien arraché à la vie déjà enfin de formation a été inhumé le 26 mai dernier dans son village natal à Santchou. Pour l’heure, le résultat de l’enquête exigée par le préfet de la Mifi reste attendu.
Dans la ville, les populations attendent impatiemment les conclusions de cette enquête qui définiront sans doute la suite des procédures judiciaires de l’affaire Cyrille Epanda.
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