Christophe Bobiokono exige le démantèlement d'ELECAM pour sauver la démocratie
© Camer.be : Toto Jacques | 20 oct. 2025 12:27:06 | 3197Dans une prise de position sans équivoque, le vétéran du journalisme camerounais Christophe Bobiokono a lancé un réquisitoire cinglant contre Elections Cameroon. Le directeur de publication du journal Kalara, fort d'une carrière qui a débuté en 1997 au sein du journal Mutations, réclame rien de moins que le démantèlement d'ELECAM, l'institution en charge de l'organisation des scrutins. Cette proposition radicale intervient dans un contexte électoral tendu et soulève des questions fondamentales sur l'intégrité du processus démocratique au Cameroun.
Christophe Bobiokono ne se contente pas d'une simple critique, il exige que tous les dirigeants de l'institution se voient interdire à vie de toute implication dans les questions électorales. Cette position s'ancre dans une crise de confiance persistante que dénoncent de nombreux observateurs depuis des années. Déjà en 2019, lors d'un séminaire sur les élections, des préoccupations similaires concernant le besoin de réformes profondes étaient soulevées, des résolutions étant même adoptées sans jamais être implémentées selon le journaliste .
La légitimité même de l'organe électoral est remise en cause par Bobiokono, qui rejoint ainsi une longue liste de voix critiques. Des analyses antérieures soulignaient que l'institution souffrait d'un manque d'indépendance congénital, la qualifiant de "coquille vide" vouée à l'échec dès sa conception . Ce constat sévère explique la radicalité de la proposition : seul un renouveau démocratique passant par une refonte complète du système électoral pourrait restaurer la confiance des citoyens et des acteurs politiques.
La position de Bobiokono s'appuie sur une connaissance approfondie des arcanes électorales, lui qui a participé en 2019 à un séminaire d'ELECAM en tant que membre de la Commission nationale des droits de l'Homme et des Libertés . Son appel reflète une exigence citoyenne croissante pour une transparence absolue et une gestion impartiale des élections. Alors que le Cameroun continue son cheminement démocratique, ces critiques soulignent l'urgence d'une réforme en profondeur pour permettre l'émergence d'institutions électorales véritablement crédibles et indépendantes.
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