C.E.S Bilingue d’Akougou par Soa : Une école atypique
© lewouri : Beauflis Danleu | 28 févr. 2019 07:18:00 | 7671Voilà trois ans déjà que la ville universitaire de Soa a été dotée d’un établissement secondaire bilingue. Toutefois le CES Bilingue d’Akougou par SOA ne dispose pas encore de ses propres infrastructures.
En effet, cet établissement est logé depuis sa création dans l’enceinte de la fondation Petit Dan et Sarah. A la fin de l’année scolaire 2017 – 2018, le fondateur de cette œuvre caritative M. Joseph Désiré ZINGUI avait montré un espace au directeur du CES M. Emini pour qu’il y construise des salles de classe provisoires. Le fait est que la Fondation Dan et Sarah ne dispose pas d’assez de classes pouvant abriter tous les élèves de cet établissement car cet orphelinat a lui-même sa propre école primaire.
Depuis le début de l’année scolaire 2018 – 2019, on assiste à un spectacle plutôt étrange : les élèves du CES Bilingue font la « mi-temps ». Il y en a qui sont « de matin ». Cela a été ainsi tout le premier trimestre. Le Fondateur de Petit Dan et Sarah et par ailleurs président de l’APE de cette école a à plusieurs reprises interpelé le directeur M. Emini afin qu’il construise des salles en matériaux provisoires et que cesse ce spectacle désolant de ce phénomène d’école à « mi-temps ». Mais rien n’a été fait. C’est ainsi qu’en fin Janvier 2019 la direction de Petit Dan et Sarah a prié le CES bilingue d’Akougou de gagner la porte. Car pour ces derniers, il est inadmissible que l’avenir des enfants soit hypothéqué de cette manière.
On a donc assisté à la médiation des forces vives et des autorités de la ville qui ont prié ce centre caritatif de permettre aux élèves du CES bilingue d’Akougou d’achever leur année scolaire. Le fondateur a accepté leur demande sous une condition à savoir la construction de ces fameuses classes provisoires. Ce qui a partiellement été fait.
Cette situation met sur la sellette le problème de mal gouvernance qui a cour dans notre pays. En effet, comment peut-on créer un établissement dans la banlieue de Yaoundé sans se rassurer qu’il y ait un site ?
Que font les élites et forces vives de cette localité pour résoudre ce problème quand on sait que dans certaines localités du pays des élites construisent des établissements scolaires pour les leurs et les rétrocèdent à l’État ? Cette énième bavure montre une fois de plus les limites de l’hypercentralisation du pouvoir.
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