Cameroun - Shanda Tonme dénonce les agissements du peloton mobile de Bonabéri
© Camer.be : La rédaction | 31 Jul 2026 09:07:08 | 293Le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI) et Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR), tout en s'insurgeant contre les agissements du peloton mobile de Bonabéri à Douala, affirme que le citoyen, le patriote, le vrai, doit les dénoncer, les huer, les trahir, les souiller proprement
Voici l’intégralité de la réaction de Shanda Tonme
Les TRUANDS du peloton mobile de Bonabéri
Face résidence Tanko
VOICI LES AUTRES BRAQUEURS QUE LA JUSTICE POPULAIRE IGNORE
Le devoir impérieux de dénonciation et de protestation
Nous resterons fidèles aux institutions de la république. Nous resterons respectueux des personnes, toutes les personnes qui les incarnent et assurent avec dignité la sauvegarde de nos emblèmes, de notre crédibilité, de notre honneur ainsi que de nos intérêts nationaux globalement. C’est un serment fort, au moment où des flèches nous tombent dessus de partout et que certains de nos compatriotes semblent jouer avec des discours d’appel à la sédition.
Patriote d’accord, mais complice, lâche, traître et cynique, NON. Combien gagnent-ils chaque jour ? Pourquoi travaillent-t-ils ? Avec qui partagent-t-ils leur immense gain ? Ces gens ont-ils encore un honneur, une dignité, une âme, le sens de la honte tout court ? C’est quoi servir le pays, servir la société ? C’est quoi finalement cette machination et cette nébuleuse faites d’individus qui portent la tenue de la gendarmerie, mais qui profanent les emblèmes, souillent la mémoire de la sécurité nationale et prostituent le sens du pouvoir d’Etat ?
Allez donc voir ce qui se passe en face de la résidence de TANKO HASSAN à Bonabéri à la sortie ouest de Douala. Allez découvrir des individus qui n’ont plus peur de rien. 24h sur ils sont là, ils braquent tous les camions, à raison de 2000 Fcfa par tête. C’est ça ou rien. Ils sont prêts à vous suivre avec leur moto rapide, à vous frapper même, à soustraire des pièces de votre dossier voire à les altérer pour vous nuire. Ils exigent tout, jusqu’à des choses inimaginables. Ils sont capables de vous faire vomir vos intestins, de vous faire regretter d’être né, voire même d’être Camerounais. Et si vous essayez de dire que vous allez vous plaindre, alors là ils deviennent fous. Appelez même Paul Biya, appelez Dieu, appelez qui vous voulez. Et les voilà qui vous méprisent, conduisent votre véhicule à leur brigade, vous jettent en cellule. Ce sont des seigneurs, un ETAT dans l’ETAT. Là-bas, ce n’est plu la loi, c’est la jungle, une jungle où des pauvres individus sortis de familles aussi pauvres que les nôtres, des familles de chicards des villages loin des lampadaires, se comportent en rois. De vrais parvenus sans âme.
Oui, le citoyen, le patriote, le vrai, doit les dénoncer, les huer, les trahir, les souiller proprement. Ce ne sont pas des gens normaux, ce sont des mercenaires, des séditieux, des chercheurs d’histoire. Ils travaillent contre la paix, ils entretiennent la colère des populations. Ce sont eux les vrais opposants, les tueurs de l’ordre public. Quand ils ne sont pas à ciel ouvert pour commettre ces crimes, ils utilisent des véhicules aux vitres fumées qui servent de caisse. La moto garée en route annonce leur présence, et à quelques mètres, la caisse, une table, un véhicule. Dans certains cas, les billets sont éparpillés à l’intérieur du véhicule, et dans d’autres, leurs poches personnelles sont bourrées à craquer. La honte de ça, jamais. Mais que disent-ils à leurs enfants, leurs épouses. D’autres s’installent près des débits de boisson et des chantiers de viande de brousse, et ils se mettent à l’aise correctement au fur et à mesure que les sous entrent, que le braquage avance.
On en connaît qui ont érigé des châteaux, des duplex en désordre. L’argent du vol et du braquage à ciel ouvert est-il différent de l’argent du sang des braquages à domicile ? Quelle est la différence entre ces voyous en tenue de la république avec les arracheurs des sacs dans la rue ? Aucune vraiment. Mais seulement voilà, eux, ils sont protégés, jouent aux représentants de l’Etat et de l’ordre républicain. Et pourtant, des voleurs et des criminels de haute volée. Il faut les dénoncer, durement, très durement même. C’est inacceptable. Pont de la Libamba à la sortie de Douala vers Yaoundé, ou Pont d’Ebebda sur la route de l’Ouest. Les niches des braqueurs impunis et en tenue sont multiples, au-delà des professionnels de l’équipe nationale de Bonabéri. Pour Bonaberi, la rumeur vendrait les affectations là-bas à plusieurs millions ?
Et lorsque les citoyennes et citoyens se plaignent que le pays va mal, ils ont souvent le culot de mêler leur voix à cette litanie. Et quand la justice populaire se rue sur un gamin qui a faim et tente un coup raté, ils viennent jouer les donneurs de morale à la foule. Honte à vous.
Nous respectons les institutions et sommes fidèles parmi les fidèles de la dignité de notre pays, mais franchement, vous méritez plus que la justice populaire. Le Cameroun se fera un jour, selon son rythme, sans vous, par le dialogue, des sanctions et aussi le pardon. Mais vous, vous ne serez pas pardonnés. Vous faites trop de mal. Je ne sais pas ce que vous répondrez, si on vous opposait l’exclamation interrogative de Paul BIYA : « quel Cameroun voulons-nous pour nos enfants » ?
Yaoundé, le 30 juillet 2026
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