Maurice Kamto et Jean Michel Nintcheu entrent dans l’histoire politique du Cameroun
© Camer.be : Ben BATANA AVEC OMECAM | 08 Aug 2025 10:38:40 | 2607Le candidat Maurice Kamto est désormais hors course à la présidentielle du 2025 au Cameroun. En réaction et au cours de sa première sortie à la télévision, le candidat investi par le Mouvement Africain pour le Nouvelle Démocratie MANIDEM conduit par Anicet Georges Ekane a rendu un vibrant hommage au peuple du changement impulsé par Jean Michel Nintcheu.
On l’attendait dans les mouvements de la rue. Faisant allusion aux 50 morts enregistrés à l’élection présidentielle au Sénégal, on l’a traité de « Monsieur 50 morts » dans les réseaux sociaux.
Le ministre de l’administration territoriale Paul Atanga Nji, l’a, de manière sibyllin assigné à la résidence surveillée, en prélude au rejet de sa candidature. Le projet était déjà ourdi, bien préparé et ficelé, avec la bénédiction du conseil constitutionnel. La candidature de Maurice Kamto rejetée.
Auparavant, un autre acteur politique et non des moindres, le député Jean Michel Nintcheu, coordonnateur de l'Alliance pour le Changement (APC), a réaffirmé sa confiance dans la validation de la candidature de Maurice Kamto à la présidentielle 2025.
Lors d'une visite symbolique au siège du MANIDEM parti ayant investi Kamto , le président du Front Camerounais pour le Changement (FCC) a appelé à la "sérénité et la mobilisation" des militants. Cette démarche intervient dans un contexte tendu, marqué par l'invalidation controversée de la candidature de Kamto par les autorités électorales.
Après ce rejet fortement contesté de la course présidentielle, Maurice Kamto reste debout et confiant : « La lutte continue » pacifique. Le quotidien Le Jour de Yaoundé, la capitale relate que, Ecarté de la course au scrutin présidentiel du 12 octobre, le candidat du Manidem réaffirme son engagement aux côtés des camerounais dans sa lutte légitime pour le changement. Sans tambours ni trompettes.
Devant la forfaiture, la contestation vient de la presse notamment la Voix des consommateurs qui parle de « Système électoral verrouillé ». Pour le journal,Les nombreux recours contre Elecam n’ont pas amené l’organe chargé des élections nationale comme l’exige la loi. Cerise sur la gâteau, le Conseil constitutionnel camerounais a rejeté, mardi 5 août, la candidature de Maurice Kamto, figure emblématique de l’opposition. Cette invalidation, largement anticipée mais fortement contestée, ravive les critiques récurrentes sur l’équité du système électoral au Cameroun. Pour de nombreux observateurs, elle illustre une nouvelle fois le verrouillage de l’espace politique autour du pouvoir en place.
Finalement, le rejet de Maurice Kamto, poids lourd de l’opposition suscite une question centrale « Que peuvent les 11 challengers face au Président Paul Biya ? ». Pour Mosaïque Internationale, Après le contentieux pré-électoral des 5 et 6 août dernier, le conseil constitutionnel conduit par le magistrat hors hiérarchie Clément Atangana a rendu son verdict en retenant 12 candidats sur les 13 choisis par Elecam. Parmi les grands absents, figure le principal opposant Pr Maurice Kamto. Entre tractations et autres rassemblements l’opposition cherche une candidature consensuelle, celle-ci aboutira-t-elle ou alors l’individualisme prendra encore le dessus comme en 2018 avec la victoire de l’actuel président candidat à sa succession ?
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