Actualités

Allo Docteur Diaspora économie françaiscamer françafrique Géopolitique insolite LE SAVIEZ-VOUS Panafricanisme Politique Sérail

Culture

Art cinéma livre musique

Expression libre

débat droit point de vue

Cameroun - Présidentielle 2025 : Akere Muna dénonce une biaisée après le rejet de Kamto

Dans un contexte électoral déjà tendu, la déclaration du bâtonnier Akere Muna, candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025, soulève des interrogations profondes sur l’état de la justice électorale au Cameroun. En réagissant au rejet de la candidature du professeur Maurice Kamto, il alerte sur ce qu’il considère comme une dérive grave du processus démocratique.

Selon lui, cette décision ne respecte ni les faits établis ni les dispositions du code électoral, notamment l’article 121 et son paragraphe 2 qui interdit aux membres d’Élections Cameroun de recevoir des ordres d’une autorité publique ou privée. Cette disposition vise à garantir une indépendance institutionnelle sans laquelle aucune élection ne peut être considérée comme libre et crédible.

Akere Muna rappelle un principe fondamental hérité de la tradition juridique anglo-saxonne : la justice ne doit pas seulement être faite, elle doit aussi être vue comme étant faite. Cette maxime, formulée par Lord Hewart, souligne l’importance de la perception publique dans la légitimité du verdict rendu. Dans le cas présent, le rejet de Kamto, perçu comme un concurrent sérieux du pouvoir en place, donne l’image d’une justice électorale instrumentalisée.

Ce manque de transparence suscite une crainte légitime de partialité et fragilise la confiance des citoyens envers le système. Même si la légalité est respectée en apparence, toute décision perçue comme politiquement orientée devient un poison pour la démocratie. Pour Akere Muna, le Conseil constitutionnel doit réaffirmer son autorité morale et se hisser à la hauteur de sa mission : garantir une élection juste, crédible et respectueuse des droits fondamentaux.

La crise actuelle révèle plus qu’un désaccord technique ; elle met en lumière une crise de confiance entre les institutions et le peuple. Si rien n’est fait pour corriger cette impression de deux poids deux mesures, le processus électoral camerounais risque d’entrer dans une zone grise, où la participation sera minée par le doute et l’indignation. La démocratie ne peut prospérer sans justice, et la justice, sans impartialité visible et perçue.

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

#akereumuna #kamto2025 #elections2025 #cameroun #electorale #conseilconstitutionnel #democratie

partenaire

Vidéo de la semaine

Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris

TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026

AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON

GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris

HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES

Vidéo

Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles

WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir

Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires

Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise

Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur

il y a une semaine

il y a un mois

il y a un an