Cameroun - Les Tentatives de Faire « Disparaître » Olivier Bibou Nissack Dévoilées
© Camer.be : Avec Paul Chouta | 12 Jan 2024 07:29:16 | 5060Dans des révélations exclusives, des détails troublants sur les tentatives du régime de Biya visant à faire "disparaître" Olivier Bibou Nissack, le porte-parole dévoué de l'opposant Maurice Kamto, ont été mis au jour. Ces faits, souvent méconnus du public, éclairent sur la persécution politique dont a été victime ce jeune homme politique camerounais brillant et loyal.
Le 22 septembre 2022, Olivier Bibou Nissack, surnommé le "Mamba Noir," a été enlevé à son domicile par une escouade armée. Cependant, des informations exclusives suggèrent que le régime avait auparavant élaboré un plan pour le faire "disparaître" en raison de son rôle éminent au sein du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) et de son influence grandissante.
La montée du MRC lors de l'élection présidentielle de 2018 a révolutionné la scène socio-politique camerounaise, avec Bibou Nissack jouant un rôle crucial en tant que porte-parole charismatique de Maurice Kamto. Ses discours inspirants et son engagement envers les idéaux démocratiques en ont fait une menace pour le régime en place depuis des décennies.
Face à cette menace, le régime aurait discrètement planifié l'élimination de Bibou Nissack. Des révélations rapportent qu'un proche homme de main du Colonel Bamkoui, Olivier Happi, avait reçu l'ordre de faire "disparaître" Bibou Nissack. Cependant, ce plan a échoué, le porte-parole ayant pris des mesures pour assurer sa sécurité.
L'enlèvement de Bibou Nissack, orchestré par le commissaire divisionnaire de police Mendouga, s'est déroulé de manière orchestrée. Sous prétexte d'une invitation du Dgsn, Martin Mbarga Nguélé, Bibou Nissack a été kidnappé dans son salon en présence de son épouse enceinte. Cependant, au lieu d'être conduit chez Mbarga Nguele comme prétendu, il a été emmené à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) du Centre.
Des sources révèlent que des manoeuvres suspectes ont eu lieu pendant sa détention, notamment une intrusion dans sa cellule au Service Central de Recherches Judiciaires (SCRJ), soulevant des questions sur la nature de cette opération. Bibou Nissack, vigilant quant à sa sécurité, a protesté contre cette intrusion en informant le Commandant du SCRJ, Bialo Dieudonné, de cette violation.
Emprisonné à la prison centrale de Kondengui, Bibou Nissack a été soumis à un procès militaire truqué qui a abouti à une condamnation arbitraire de 7 ans, heureusement invalidée ultérieurement par l'ONU. Malgré cela, il reste détenu dans des conditions précaires, et des menaces sur sa vie persistent.
Son état de santé actuel, en constante dégradation, soulève des inquiétudes quant à une éventuelle tentative du régime de le tuer lentement. Le diagnostic ophtalmologique récent indiquant une détérioration de sa vue malgré son jeune âge suscite des interrogations sur les conditions de sa détention.
Ces révélations exclusives jettent une lumière crue sur les machinations du régime de Biya pour étouffer la dissidence politique, mettant en évidence les dangers auxquels sont confrontés les défenseurs des droits de l'homme et les opposants au Cameroun. La question cruciale qui demeure est de savoir si le régime envisage désormais de tuer lentement Bibou Nissack face à ses échecs antérieurs.
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