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Cameroun - Les experts criminels tancent l’Onu

Ils rejettent en bloc les déclarations des experts-rapporteurs des Nations unies au sujet des violations des droits de l'Homme en rapport avec les récentes manifestations du Mrc.

Les experts criminels camerounais s’insurgent et dénoncent le rapport dit « des experts de l’Onu », relativement aux violations des droits de l'Homme imputées au gouvernement camerounais dans le cadre de la gestion des manifestations du 22 septembre dernier. Hier à Yaoundé, la Chambre nationale des experts criminels du Cameroun (Cnecc) a remis en question le rapport des experts de l’Organisation des Nations unies publié le 12 octobre dernier. Devant Charles Atangana Manda, représentant du ministre de la communication, les membres de la Cnecc trouvent que ledit document est « truffé d’imaginations et de dénonciations mensongères obtenues de mauvaise foi ». Les experts opposent une critique sur deux points essentiels à ce rapport.

D'abord, « la forme douteuse de la procédure onusienne, qui n’a associé aucun expert originaire de la région cible, en conformité avec la démarche ayant habituellement cours en matière de missions d’expertise », explique Francis Stève Olinga Tsuil, président de la Cnecc.

Il poursuit en indiquant qu’en « principe, pour qu’un rapport soit crédible, les faits doivent non seulement être analysés dans leur ensemble, en tenant compte de l’environnement et des circonstances de leur survenue, mais également, refléter le relief sociologique et scientifique réel ayant encadré la manifestation ; toute chose déclarée aux abonnés absents ici ».

En outre, l’instance faitière en matière de criminologie au Cameroun, selon les propres termes de ses membres, martèle que « le rapport ne doit faire mention de présomptions ou d’acceptations trop abstraites. Il doit être basé sur les faits et circonstances vécus, abstraction faite de constatations ou de situations imaginaires ». Il en ressort donc un problème de terminologie appropriée ; « au lieu d’un rapport ».

Les experts camerounais privilégient au demeurant, l’appellation « procès-verbal ». Ceci s'explique par « une rédaction rapide de 20 jours de travail seulement menée sur le terrain ; ensuite, des mentions truffées d’incongruités ; enfin, l’utilisation du jargon propre à l’institution », énumère Francis Stève Olinga Tsuil. Toute chose qui rend le rapport de l’Onu « dangereux et partisan », a-t-il démontré.

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