Cameroun - Alerte : La minorité Bororo du Nord-Ouest menacée de génocide par des groupes armés
© Camer.be : Olivier Berhuse | 02 Mar 2020 11:00:00 | 2627C'est ce qui ressort des enquêtes menées par l'Observatoire du développement sociétal (Obs). Il s'agit d'une Ong camerounaise travaillant pour la justice sociale pour tous.
La société civile camerounaise n'est pas restée indifférente au rapport de Human Rights Watch ( HRW) sur ce qui a été baptisé "massacres de Ngarbuh " dans le département du Donga Mantung ( région du Nord-Ouest Cameroun).
En effet, dans un rapport publié la semaine dernière, HRW accuse l'Armée camerounaise d'avoir massacré une vingtaine de personnes dans le village Ngarbuh, dont des femmes et des enfants. Le gouvernement camerounais parle lui, d"'incidents " ayant entraîné la mort de cinq personnes.
Face à rapport à charge contre l'Armée camerounaise, l'Obs a fait une sortie à Yaoundé vendredi dernier, pour s'en offusquer de son caractère partial, partiel et parcellaire. Lucide et modéré comme à son habitude, le coordonnateur général de l'Obs, Lilian Koulou Engoulou a condamné la volonté de HRW de diaboliser l'Armée camerounaise, et de travailler à la déstabilisation du pays. Lilian Koulou Engoulou a reconnu les bavures imputées aux militaires camerounais, mais sans pour autant être d'accord avec les chiffre de 24 morts.
Pour lui, la communauté dite internationale ferme les yeux sur les exactions des sécessionnistes anglophones sur la minorité musulmane Bororo du Nord-Ouest, alors qu'un génocide plane sur celle-ci.
Selon l'Obs, et en accord avec des sources indépendantes, les miliciens séparatistes ont déjà exécuté 2400 Bororos, brûlé 470 maisons, torturé de vieilles femmes, tuant tout le bétail au passage. " Les séparatistes nous tuent parce que nous refusons de combattre le pouvoir de Yaoundé à leurs côtés, et aussi parce que nous avons pris part aux élections législatives et municipales du 09 février dernier. En guise de représailles, ils nous ont assigné à résidence pendant un mois. S'ils te rencontrent que tu es sorti pour aller acheter un truc en ville, ils te tuent", nous confie sous anonymat, un éleveur Bororo ayant fui la région pour Yaoundé avec sa famille.
Selon l'Obs, les exactions des sécessionnistes armés sur les Bororos dont ils volent ou déciment le bétail, ont déjà causé des dommages estimés à 780 millions francs CFA.
Plus grave encore, selon l'Obs, les séparatistes ont déjà tué 2400 Bororos et fait 3200 blessés. Peuple de grands éleveurs musulmans, les Bororos du Cameroun font une population totale de 2 millions. Au Nord-Ouest où ils sont minoritaires, ils sont au nombre de 98 mille, et sont répartis ( éparpillés) dans de vastes montagnes de pâturages; ce qui les rend donc très vulnérables aux incursions meurtrières des séparatistes qui leur reprochent de ne pas combattre le pouvoir francophone de Yaoundé.
Alerte: la communauté Bororo du Nord-Ouest est menacée de génocide par les séparatistes armés. Un pasteur ( sans doute du Diable ) basé à Buea, appelle d'ailleurs publiquement à leur extermination, pendant ses prêches curieusement très applaudies par une foule supposée croire en Dieu, donc au bien.
Au secours, il ne faut pas attendre le pire: la minorité musulmane Bororo du Nord-Ouest est menacée de génocide par les combattants sécessionnistes !
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