La prolifération des églises en Afrique : Une grosse arnaque
© ça presse : S. Djengué | 29 Aug 2018 11:21:00 | 38700De tous les Continents, seule l’Afrique reste un nain. Pourtant l’on sait combien l’Eternel y est invoqué au moment où tout semble corroborer le postulat de ceux qui pensent que les africains ne travaillent pas assez sur terre et attendent plutôt qu’un messie leur tombe du ciel.
Il est difficile dans tout le continent noir de visiter à présent un quartier sans église ou sans mosquée. Les lieux de culte y sont légions. Christianisme, islamisme et animistes pour une cohabitation centenaire pas toujours paisible. Pourtant malgré la prolifération des églises tantôt « réveillées », tantôt « mortes », et les danses du dimanche, L’Eternel qui pourvoi reste lent à ouvrir à l’Afrique les écluses des cieux, contrairement à ailleurs où l’on met le travail et la recherche du bonheur en apprenant à pêcher et non à prier tout le long de la journée.
La grosse arnaque
A l’analyse des autres continents, on se rend rapidement compte que l’installation des lieux de culte est maitrisée par une organisation qui ne permet pas, contrairement à chez nous, que chacun, au nom de la liberté de culte et de penser, installe n’importe où, même dans sa chambre, une église ou une mosquée. En Chine, on a des temples sur des lieux bien connus et retirés de la ville, au Japon l’on ne compte pas 20 églises dans tout le pays, même chez ceux qui nous ont apporté la Bible, on n’a pas une église par quartier. Pourtant personne, sauf prétention, ne peut dire avoir appris l’existence d’un Etre supérieur aux Africains. Et c’est ici que s’installe la problématique des églises, voire des religions qui ont pris racine chez-nous au détriment de nos cultes ancestraux qui avaient développé l’Afrique Egyptienne. Tout se passe chez nous comme si l’espoir d’une vie meilleure passe par des litanies religieuses et l’agenouillement devant des idoles venues de l’occident, voire le délaissement de l’effort physique et intellectuel, du travail qui, nous avait-on appris, éloigne de nous trois grands maux (mots) que sont l’ennui, le vice et le besoin.
Aujourd’hui, les rendez-vous du dimanche sont justement des rencontres pour boire, danser, courir les jupons, acheter de l’espoir et finir la journée autour des cannettes de bière pour bon nombre de fidèles qui prennent le culte du dimanche comme une nécessité du deux zéros afin de garder la forme. Rien n’est plus pris au sérieux, les églises sont devenus des espaces commerciaux dans lequel les maîtres du culte et autres vendeurs d’espoir s’enrichissent sans vergogne sur la triste vie de ceux qui dans le monde réel ont tout perdu, jusqu’à leur âme, et courent se réfugier chez l’homme de Dieu devenu leur seul sauveur sans imaginer un seul instant courir vers le bourreau, un des salopards de la cité qui est devenu un véritable loup qui pour se nourrir et s’occuper de sa famille, doit multiplier des astuces et des maisons de culte afin de mieux tondre ses brebis. C’est ainsi qu’il n’est plus rare de voir des hommes de Dieu faire la publicité de leur maison de culte dans les médias, de présenter les brochures de leur services le long des rues, d’ouvrir des chaînes de télé, d’utiliser le réseau internet non plus pour convertir les humains en fils de Dieu, mais plutôt en clients qui chaque dimanche et trois fois par jour au moins seront présents pour donner à « l’Eternel » le fruit de leur dur labeur, car il est aussi écrit que l’homme de Dieu sur sa chaire aura de son pain de ses fidèles.
Mais au prix de quoi passera l’Afrique s’il faut que ses enfants bâtissent plutôt plus de mosquées et d’églises que d’industries, qu’ils s’interdisent tout le culte de leurs ancêtres pour celui des juifs, des chrétiens et des mahométans ? L’Afrique chaque jour est interdite à user de sa culture pour le développement, mais condamnée au sous-développement à cause du délaissement de celle-ci.
Sans sa culture l’Afrique restera sous-développée
L’Afrique est devenue et restée sous-développée parce qu’elle est à ce jour le seul continent qui a laissé son mode de penser, ses us et coutumes pour épouser ceux des autres. L’Africain prie par la voie des occidentaux, des asiatiques, des juifs ou des arabes ; ses filles et fils ont les cheveux des morts des autres sur leur tête, les vêtements des cadavres des autres pour habit, parlent et pensent comme les autres, traitent en premier le culte de leurs propres ancêtres comme abominable, etc. Pourtant c’est la culture, disons-le clairement la coutume qui développe un être et rapporte des dividendes énormes aux Etats. Chaque délaissement de sa culture pour celle de l’autre installe la pauvreté chez celui qui consomme la production culturelle qui vient d’ailleurs, en enrichissant celui qui l’a produite.
L’Afrique a trop d’églises et cela empêche de faire autres choses que prier et espérer la venue d’un messie. Ne dit-on pas avec Karl Max que « la religion est l’opium du peuple » ? Cela semble chaque jour vrai pour notre continent. Il est peut-être temps que les africains se rendent compte que ce n’est ni en criant fort, ni en se trémoussant au soleil, ni en priant trop que l’Eternel exauce des prières. Ce ne sera jamais en consacrant tout son temps à l’église que la manne tombera encore du ciel, car pour manger et être heureux dans la terre des hommes, cela restera aussi longtemps que la parole de l’Eternel n’a pas changé, « à la sueur de son front ».Alors sortons des églises et allons travailler pour développer l’Afrique, notre Afrique.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- « Lâchez les prêtres ! » : l'appel choc de Mgr Bibi
- Mgr Francis Teke Lysinge : le premier évêque de Mamfe est mort
- Briser les alliances sataniques le dragon la bête et le faux prophète : le Rev. Paul ZANG édifie
- Un pasteur voit en Cabral Libii le successeur de Paul Biya
- Église de réveil : fidèles retrouvés enchaînés
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Cameroun - Paul Biya’s Dynastic Succession Plot
Cameroun - Affaire Jessica Edima : l'appel poignant de Marthe Cécile Micca
États-Unis - Guerre Iran-USA : le Pentagone manipule-t-il les chiffres ?
Cameroun - Le général Melingui Nouma succède à Ezo’o Mvondo
Cameroun - Olanguena : le ministre qui a dragué Chantal Biya ?
il y a un mois
Cameroun - Oswald Baboke convoqué : or, faux décret, les deux affaires qui l'encerclent
États-Unis - Coupe du Monde de foot 2026 : KYLIAN MBAPPÉ A ÉGALÉ LEO MESSI AVEC 6 BUTS
France - Festival Ekang Mbôlô: la disapora ekang célèbre ses racines dans une communion historique
Titre foncier au Cameroun : le casse-tête des frais
Cameroun - Des proches d'Oswalde Baboke parlent d'une loyauté à Paul BIYA qui énerve "les infidèles"
il y a un an