Rd Congo - Kabila promulgue la loi portant statut d'anciens chefs d'Etats élus en RDC
© VOA : Eddy Isango | 30 Jul 2018 15:22:41 | 12180La loi promulguée samedi met en quelque sorte les anciens chefs d’Etat élus ainsi que les anciens présidents de deux chambres du parlement à l’abri des poursuites judiciaires sauf pour crimes économiques, crimes contre l'humanité et crimes de guerre
Initiée par le sénateur Modeste Mutinga, la loi ne devrait à l’origine que couvrir les anciens chefs d'Etats d’élus, mais elle a été élargie après modifications aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.
La loi était l’un de principaux objets de la convocation du parlement en session extraordinaire en juin dernier avant le début des dépôts des candidatures pour les élections présidentielle et législatives devant se tenir le 23 décembre prochain, après moult reports depuis deux ans.
Tard dans la soirée du vendredi 27 juillet 2018, le Chef de l'État,Joseph KABILA KABANGE,vient de promulguer via une ordonnance la loi portant statut des anciens chefs d'Etats élus.Cette loi concerne également les membres de corps constitués(Pdts Assemblée Nationale et du Sénat)
L’opposition qui n’était pas contente des modifications, a boycotté la séance du vote.
Certains membres du pouvoir ont aussi rejeté la proposition d’élargir les privilèges de la loi aux différents chefs de corps et collaborateurs des présidents de la République élus, estimant qu’ " on ne devrait pas consacrer l’impunité ".
Mais au vote à l'assemblée nationale, une majorité s’est prononcée en faveur du texte étendu juste aux chefs des chambres du parlement.
La loi confère aux anciens présidents élus, une pension spéciale mensuelle dont le montant sera fixé par le parlement une allocation annuelle pour services rendus et des soins de santé, son conjoint et ses enfants mineurs, la rente de survie ainsi qu’un logement décent. Les anciens présidents élus auront aussi droit aux passeports diplomatiques et titres de voyages (pour eux-mêmes, leur conjoint et enfants mineurs), des gardes du corps et une indemnité mensuelle pour la consommation d’eau et de l’électricité.
A ce jour, la RDC ne compte qu’un seul président élu, Joseph Kabila, qui selon la Constitution ne devrait pas briguer un autre mandat pour en avoir déjà accompli plus de deux, étant au pouvoir depuis de 17 ans.
Les anciens présidents de l’Assemblée nationales et du Sénat, auront droit, selon la loi, à une indemnité mensuelle, une indemnité de logement, une garde policière de six éléments, des passeports diplomatiques et titres de voyages par an pour eux, leurs conjoints et leurs enfants mineurs. Mais aussi à des frais des soins de santé et deux véhicules après cinq ans renouvelables une fois.
Le texte va compléter la Constitution qui prévoit que les anciens chefs de l'Etat sont sénateurs à vie, avec des dispositions sur leurs ressources, leur sécurité personnelle et leur statut juridique.
Les ex-présidents congolais pourront être poursuivis pour "tout crime économique, tout crime contre l'humanité, tout crime de guerre", avance un parlementaire qui a participé aux travaux en commission.
"Les juridictions nationales ont primauté sur les juridictions étrangères", ajoute-t-il.
"C'est une loi qui garantit l'après-mandat de tout chef d'Etat, en commençant par Joseph Kabila, qui est notre premier chef d'Etat élu", a déclaré le sénateur de la majorité Thekys Mulaila Thenga Bandzuh.
"Je ne sais pas vous dire s'il va quitter le pouvoir", répond-il à la question que tout le monde se pose en RDC.
Certains opposants voient à travers cette loi un signe selon lequel le président va bien quitter le pouvoir, mais restent prudents.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Monde Entier - Extrême droite : le tsunami qui change l'Europe
Cameroun - Qui est vraiment Junior Biya ?
Cameroun - TCS vidé : complicité interne présumée dans un casse spectaculaire
Cameroun - Décès de Dorothée Temou Eboa à Dakar : le drame
Cameroun - OMP : « Une loi pour l'opposition, une pour le RDPC ? »
il y a un mois
Cameroun - Effoudou : « La DGRE est venue me tuer en France »
Cameroun - Faux capitaine arrêté à Maroua : le butin militaire
Cameroun - Conflit Baboke-Ngoh Ngoh : la guerre cachée d'Etoudi
Cameroun - DGRE : Sani Mouhamadou aurait-il menti sur ses diplômes ?
Cameroun - Thomas Nkono : « Vive les Lionnes ! » après l'exploit
il y a un an