Cameroun - Partis politiques : Sons discordants après l'entrée du Conseil constitutionnel
© Le Jour : JPN | 10 Feb 2018 12:49:20 | 9433Inquiétude ! C’est ainsi qu’il faut qualifier l’attitude des partis politiques après la nomination des onze premiers membres du Conseil constitutionnel chargé de proclamer les résultats de l'élection présidentielle de cette année. Attendu depuis 1996, le décret du président Paul Biya du mercredi 7 février 2018 a surpris la plupart des formations politiques y compris les militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Avant la circulaire fixant les modalités et la procédure d’investiture des candidats du Parti pour les sénatoriales du 25 mars 2018, les militants du parti des flammes étaient anxieux. Hier mercredi 8 février, Simon Obam, sénateur Rdpc n’avait aucune idée des
modalités.
« Nous sommes dans l’attente des modalités de désignation des candidats. Je ne peux vraiment rien vous dire. Référez-vous au Comité central du Rdpc. J’attends la fumée ! Sans modalités, je ne peux vraiment pas me préparer », a-t-il martelé. Un député de ce même parti a rappelé que le comité central est le principal arbitre des investitures. Pour lui, les conditions d’investiture ne sont pas connues d’avance. « Il y a la présélection ou la primaire, l’investiture directe qui permet au comité central d’investir directement des candidats. Il se pose à présent les modalités de désignation des candidats », a-t-il précisé.
Hier, une correspondance du chef de l’Etat relative à l’investiture des candidats du Rdpc pour l’élection des sénateurs du 25 mars 2018 a fixé les conditions à remplir. Pour ’essentiel, « Les candidatures à l’investiture du Parti pour l’élection des sénateurs se présente sur la base de la liste régionale. Chaque liste comprend sept (O7) candidats titulaires et sept (07) suppléants, sélectionnés selon les critères définis par la Loi et conformément aux prescriptions des Textes de base du Parti », peut-on lire. Ces dernières concernent le loyalisme vis-à-vis les institutions républicaines, l’engament et l’expérience politique, le militantisme et les services rendus au parti, la prise en compte des droits des minorités.
Ambiance au Mrc
22 ans après la création du Conseil constitutionnel, instance chargée de proclamer les résultats d’élections, le Mouvement Pour la Renaissance (Mrc) reste sceptique au vu de la composition de ses membres, proches au Rdpc. Joint hier mercredi 8 février 2018, Alain Fogue, le trésorier du Mrc s’est voulu clair. « Il n’y a rien à attendre de cette institution. M. Clément Atangana, le président est connu pour sa proximité avec le Pouvoir en place. Son épouse est en plus député Rdpc du Nyong et So. Le président s’est toujours montré partisan.
Au cours des dernières échéances électorales, nous avons apporté les preuves des fraudes mais M. Clément Atangana décidé de servir le Rdpc. Après Elecam qui est une sous-section du Rdpc, le Conseil constitutionnel est une seconde sous-section de ce parti. M. Jean Foumane est le seul qui a accès direcetement au président de la République. Il est là pour veiller », a-t-il déclaré.
A l’Undp et selon certaines indiscrétions, les militants attendent tout simplement les consignes du président national Bello Bouba Maigari. Joint au téléphone, Jean Tsomelou, le secrétaire général du Sdf a indiqué que c’est après la convention collective des 22, 23 et 24 février 2018 que son parti vas se prononcer.
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