Cameroun - Vers le limogeage des lieutenants de Tombi a Roko ?
© Défis Actuels : Jean Luc Fassi | 21 Sep 2017 10:41:39 | 7321Faustin Blaise Mbia et Etienne Claude Tamo, respectivement directeur du cabinet et chef du protocole sous l’ancien président de la Fédération sont sur la sellette. De sources concordantes, leurs jours dans les bureaux de la Tour de Tsinga seraient comptés.
Après Tombi a Roko Sidiki, dont le mandat à la présidence de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a été définitivement interrompu le 23 août dernier par le Bureau du conseil de la Fifa (Fédération internationale de football association), d’autres caciques de la Tour de Tsinga sont sur le point d’être mis à la porte. Officiellement, cette opération que l’on annonce encore en coulisses vise à « restaurer la confiance » au sein de la famille du football camerounais.
Or, officieusement, c’est pour progressivement mettre fin à un régime, celui d’Iya Mohammed, l’ex-patron de la Fécafoot, incarcéré à la prison centrale de Kondengui depuis juin 2013, lequel régime a été pérennisé avec l’élection en septembre 2015, de Tombi a Roko Sidiki, autrefois secrétaire général de l’instance camerounaise du football.
« Parce que monsieur Tombi est considéré comme l’une des causes de la crise, renseigne une source avisée, il nous a été rapporté que ceux qui ont choisi les membres du Comité de normalisation – je ne parle pas du gouvernement camerounais ; parce qu’on connait ceux qui sont derrière ces normalisateurs – leur ont donné entre autres missions de nettoyer complètement la Fécafoot afin de fragiliser, si ce n’est abolir le régime en place ».
MBIA et TAMO Dans le viseur
Parmi les premiers visés par cette « opération de nettoyage », les noms de Faustin Blaise Mbida et Etienne Claude Tamo sont cités avec insistance. Le directeur du cabinet et le chef du protocole de l’ancien président de la Fécafoot sont sur la sellette. Considérés comme nocifs pour les normalisateurs, les deux lieutenants de Tombi a Roko Sidiki courent le risque d’être limogés dans les prochaines semaines. Leur pêché ? Avoir pactisé avec le régime de Tsinga.
« Connaissant le rôle qu’ils ont joué non seulement pendant les dernières heures de règne d’Iya Mohammed, mais aussi de la précédente normalisation jusqu’à l’actuelle en passant par l’élection de Tombi, et connaissant enfin les scandales de fausses convocations de joueurs dans lesquels ils sont régulièrement cités, il est bon pour la normalisation de s’en séparer », dit-on dans le camp des supporters d’Abdouraman Hamadou, principal ennemi de l’exécutif déchu.
« Il ne sert à rien de parler de normalisation quand on a des caciques de Tombi a Roko aux affaires. Les membres du Comité de normalisation ne veulent peut-être pas être violents dans leurs décisions, mais nous savons qu’ils feront un ménage progressif au sein de la Fédération », promettent-ils. Sentant leur fin aux affaires proche et surtout, souhaitant éviter une humiliation retentissante, les deux principaux lieutenants de Tombi a Roko Sidiki seraient prêts à solliciter du président du Comité de normalisation, une affection dans d’autres services.
L’on a par exemple appris que le directeur du cabinet et ancien secrétaire général de la Ligue de football de la région du Centre, Faustin Blaise Mbida, aimerait être mis à la disposition de la Direction technique nationale (DTN), dont le siège est basé au quartier Hippodrome à Yaoundé. Alors qu’Etienne Claude Tamo, lui qui a prêté allégeance à vie à Iya Mohammed et Tombi a Roko, n’a pas encore de point de chute ciblé.
Quoique, de toutes les manières dit-on dans l’entourage très fermé des normalisateurs, ces deux cadres suscités ne devraient pas garder leurs postes actuels pendant longtemps encore. On ne perd rien à attendre.
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