Droits de l’Homme : Le Cameroun encore épinglé
© Le Jour : JPN | 17 Mar 2017 08:30:48 | 5722Dans le rapport Human right 2016, les Etats-Unis publie les dernières enquêtes de terrain.
Le dernier rapport du Cameroon Human right 2016 est disponible. Dans ce rapport, les Etats-Unis indiquent que le Rdpc qui est au pouvoir depuis 1985 contrôle l’essentiel du pouvoir législatif. Revisitant les premières élections sénatoriales d’avril 2013, le département d’Etat américain des xxx estime qu’elles durent libres et transparentes. Il en est de même des élections législatives et municipales de septembre 2013. Cependant, ledit rapport épingle les élections de 2011 qui ont consacré la réélection du leader du Rdpc, Paul Biya à la tête de l’Etat. D’après, ces Américains, ces élections étaient entachées d’irrégularités.
Ils trouvent que les principaux abus en matière de droit de l’homme au Cameroun sont liés aux meurtres et abus perpétrés par la secte islamiste Boko Haram dans le septentrion. Ces exactions concernent l’enrôlement des enfants soldats, l’incendie des personnes et des biens. Les tortures et abus des forces de sécurité ne sont pas en sécurité. A cela, vient s’ajouter les détentions arbitraires des présumés membres de Boko Haram, les disparitions de certains et les mauvaises conditions de détentions dans les prisons.
A cet effet, cinq des quinze hommes arrêtés en 2014 et conduits à la base militaire de Salak à Bonori sont mort en détention. Certains étant le résultat des tortures infligées par le Bir. Dans la même veine, au moins 130 individus arrêtés à Magdeme. En 2016, 17 nouvelles personnes accusées de supporter Boko Haram ont porté disparues. Et depuis lors, les autorités camerounaises n’ont pas jusqu’à ce jour répondu aux doléances y afférentes.
Les violences à l’encontre des journalistes et la restriction de leurs mouvements ne sont pas oubliées. Le rapport Cameroon Human right 2016 précise que la lutte contre la corruption continue de prendre des proportions alarmantes au niveau du gouvernement. Il indique par ailleurs qu’en 2016, les partis politiques de l’opposition et les activistes de la société civile ont été constamment interpellés et leur droit de se rassembler interdit par le gouvernement.
Les tortures et d’autres pratiques inhumaines ont été constatées dans la région de l’Extrême-Nord même si la constitution et les lois les interdisent. Le rapport soutient que d’après l’Organisation non gouvernementale « crédible » Ngos, des soldats, la police et des gendarmes ont torturé des citoyens en marge des facilités et conditions de détention.
En janvier 2016, les prisons du Cameroun dont la capacité est de 17000 prisonniers ont atteint 27 997 détenus d’après le ministre de la Justice. Ceux des régions du Centre et Littoral sont respectivement passés de 4,270 à 7,304 et de 1,550 à 4,250 détenus. A titre d’illustration, le 4 février 2016, Eyebe Levodo, est décédé selon ledit rapport alors qu’il était en détention dans les locaux du tribunal de première instance de Yaoundé.
La crise anglophone n’a pas été oubliée. L’avocat Mfontem Ozongashu a été victime d’abus et infligé une plainte pour crime commis dans le Sud- Ouest. Plusieurs autres cas d’abus sont cités dans le rapport 2016.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Carnet noir : Alain Malong, figure de l'industrie, n'est plus
- Laurent Goutard nommé pour poursuivre le développement de Kribi Conteneurs Terminal
- Badjeck se dit « bel homme » et paroissien : la défense qui choque
- « Prédateur sexuel » : Olive Ngobo défie Badjeck en direct
- Gêne respiratoire à Melen-Mokolo : un camion militaire en cause
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Afrique - Visa US à 20 000 $ : 30 pays africains sur la liste
Monde Entier - ONU : Macky Sall déjà distancé par deux femmes
Espagne - Ceuta : quand la migration devient arme géopolitique
France - AICHA SOL, LE VISAGE D’UNE ICONE ET DE LA CULTURE AFRICAINE
Cameroun - Rivalité présumée : Ngoh Ngoh et Baboke s’affichent unis
il y a un mois
Maroc : « Nous ne représentons pas l'Afrique », déclare le ministre des Sports
Cameroun - Baccalauréat 2026 : Le taux de réussite dégringole de 5 points
Cameroun - Faux décret : Oswald Baboke auditionné par la DSP, une tentative de coup d'État ?
« Match truqué » : Hossam Hassan accuse la FIFA après Égypte-Argentine
Maroc-Afrique : La rumeur qui a enflammé les réseaux sociaux
il y a un an