Cameroun - Classe politique et société civile condamnent le rapport d'Amnesty international
© Le Jour : Rousseau-Joël FOUTE | 18 Jul 2016 01:43:02 | 6008Le Rapport publié jeudi dernier à Yaoundé suscite une désapprobation générale.
Les acteurs politiques et ceux de la société civile n’ont pas attendu très longtemps pour dénoncer avec véhémence un autre parti pris d’Amnesty International dans le regard partisan que cette ONG porte sur la guerre qu’impose au Cameroun les agressions barbares de Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord.
L’ambiance tendue entre les panélistes et les journalistes pendant la présentation du Rapport, le 14 juillet 2016 à Yaoundé, en dit d’ailleurs long sur la réaction de rejet suscitée par le document intitulé : « Bonne cause, mauvais moyens : atteintes aux droits humains et à la justice dans le cadre de la lutte contre Boko Haram au Cameroun ».
A la vérité, les journalistes et les personnalités présents à la cérémonie organisée à cet effet ne sont pas passés par quatre chemins pour déclarer que les supposées « violations des droits humains généralisées » que dénonce Amnesty international dans son Rapport en les imputant aux forces de défense et aux autorités camerounaises, sont, d’après un journaliste, « insupportables car on ne peut pas défendre des terroristes sans foi ni loi qui tuent des Camerounais comme du bétail ».
Par la suite, les leaders politiques et d’autres observateurs avertis ayant pris connaissance du Rapport s’interrogent sur les motivations profondes de cette ONG qui se borne, à chaque fois, à n’observer que le comportement de nos forces de défense engagées au front ainsi que le traitement subi par des prévenus régulièrement traduits en justice pour répondre des faits qui leur sont reprochés en vertu de la loi anti-terroriste en vigueur.
Et puis, y a-t-il eu, à travers l’histoire, une « guerre propre » sans dégâts collatéraux ? Le Cameroun doit-il se laisser lâchement agresser sans se défendre et au nom de quelle loi? Autre question : qu’attend Amnesty International qui en a pourtant les moyens, pour produire un Rapport spécifique, bien fouillé et bien documenté sur les exactions de Boko Haram et les conséquences des attaques dans la région de l’Extrême-Nord ?
Cette ONG se préoccupe-t-elle du poids que fait peser le financement de la guerre sur le Trésor public et l’économie camerounaise, alors que le gouvernement a besoin d’argent pour réaliser de nombreux projets destinés à améliorer les conditions de vie des populations et booster la croissance ? Pourquoi Amnesty International s’enferme-t-elle dans sa logique consistant à décerner sans vergogne un permis de tuer aux adeptes de Boko Haram, un groupe que le Think-tank « Institute for Economics and Peace » qualifie d’« organisation terroriste la plus meurtrière du monde » ?
Peut-on savoir pourquoi les milliers de personnes tuées au Cameroun et les 170 000 déplacés du fait des agressions des terroristes ne méritent pas l’attention des enquêteurs d’Amnesty International ? Cette ONG au jeu trouble aurait-elle un agenda caché que n’arrangerait certainement pas les multiples revers subis par le groupe djihadiste Boko Haram aujourd’hui très affaibli ?
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- l'impasse de la dette et le mirage d'un financement exclusif par l'endettement
- Féminicide au Cameroun : derrière chaque mort, un mystère à élucider
- Féminicide au Cameroun : et si l’on parlait aussi de l’homme sacrifié ?
- Lecture d'une actualité sportive à la lumière d'une œuvre littéraire : L'Os de Mor Lam
- Firmin Bakabe prend la défense du Général de Brigade Tobie Gabriel Ngolo Ngomba
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
ELVIS KOYAWEDA de SCI CAPITALNOTRE INVITE
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
France - Exposition : Barthélémy Toguo présente trois années de création à la Galerie Lelong à Paris
France - GALA CARITATIF DE PAIX : L’URGENCE D’AGIR POUR LES FEMMES ET LES ENFANTS VULNÉRABLES
États-Unis - NUIT EN BLANC WASHINGTON DC : DIX ANS DE CULTURE AFRICAINE AU CŒUR DE L’AMÉRIQUE
Cameroun - Racine Sagath est décédé : le bikutsi en deuil
Cameroun - Vin clandestin : la gendarmerie démantèle une usine à Bahouoc
il y a un mois