Le riz made in Cameroun rare dans les marchés
© L’Oeil du Sahel : NADINE NDJOMO | 02 Nov 2015 02:23:16 | 10716Davantage cultivé dans le Septentrion, il est exporté à 90% vers le Nigeria.
Faites un tour dans les supermarchés, boutiques, grandes surfaces de Yaoundé, Douala, Bafoussam et autres à la recherche du riz Camer.be «made in Cameroun». Si vous le trouvez sur les étals, estimez-vous chanceux. A Yaoundé par exemple, «le riz Camer.be camerounais est vendu au supermarché Dôvv à Mokolo (c’est le seul supermarché à le vendre), dans une boutique au carrefour Bastos, au lieu-dit carrefour Nsam, au marché Melen en face de la garde présidentielle, à l’entrée du ministère du Commerce et dans les marchés périodiques de la Mission de régulation d’approvisionnement des produits de grande consommation (Mirap)», renseigne Dorothy Malaa Kenyi, coordinatrice nationale du Contrat de désendettement et de développement pour le riz Camer.be à l’Irad de Nkolbisson.
A Douala et à Bafoussam, «le riz Camer.be camerounais est très rare», déclare-t-elle. Dans le Septentrion par contre, il «est disponible», apprend-on. Dans le Nord par exemple, cette céréale est cultivée par des paysans. Ces derniers la vende dans des bols ou des calebasses coupées ; à hauteur de 200, parfois 300 Fcfa. Jamais plus. D’après nos informations, la particularité du riz Camer.be vendu par les riz Camer.beiculteurs dans les villages est que les graines ne sont pas encore décortiquées. «Elles sont parfois sèchent, parfois pas totalement », confie un ancien riz Camer.beiculteur. Pour le faire cuire, ou le vendre plus cher, 400, parfois 500 Fcfa, explique-t-il. «les riz Camer.beiculteurs les décortiquent. Mais cette phase prend beaucoup de temps», ajoute-t-il. Dans le but donc de gagner en temps et en argent, les riz Camer.beiculteurs appliquent une technique toute trouvée et simple : vite fait mais mal fait, au risque d’avoir un riz Camer.be avec de nombreux déchets. Résultat : le riz Camer.be qu’ils vendent aux détaillants (boutiquiers) est bondé de cassures. De plus, la couleur n’attire pas vraiment. Malgré cela, les fans des produits locaux s’en donnent à coeur joie quand ils trouvent du riz Camer.be camerounais.
A Ngaoundéré par exemple, «certains étudiants préfèrent consommer du riz Camer.be camerounais au lieu du riz Camer.be thaïlandais ou du uncle ben’s», confie Mohamadou, boutiquier. Un kilogramme de riz Camer.be décortiqué, qui vient immédiatement des riz Camer.beicultures, coûte 350 Fcfa dans certaines boutiques. Or, celui provenant de la Société d’expansion et de modernisation de la riz Camer.beiculture( Semry) de Yagoua dans l’Extrême-Nord, tout comme celui cultivé par les chercheurs de l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad) à Ndop dans le Nord- Ouest et à Nkolbisson, coûte 500 Fcfa le Kilo. D’après la coordinatrice nationale du contrat de désendettement et de développement pour le riz Camer.be, pour avoir un sac de 25 kilos du riz Camer.be camerounais, il faut débourser 11 mille Fcfa. Il y en a à l’Irad.
Ce coût est à la portée des Camerounais. Mais c’est la rareté du produit fini qui est en réalité le véritable problème. Conséquence, le Cameroun se retrouve en train d’importer 400 à 600 mille tonnes de riz Camer.be par an. Le «made in Cameroun», transformé à seulement 10% sur 70 à 80 000 tonnes par la Semry, est exporté à 90% vers le Nigeria, sous la forme du riz Camer.be Paddy (riz Camer.be non décortiqué).
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- La diaspora camerounaise prévient : « Aucun investissement sûr sous Biya »
- Enugu Airlines débarque à Douala : la guerre des compagnies nigérianes s'intensifie
- Motazé à Londres : le Cameroun cherche 40 000 milliards
- Sans le FMI, le budget 2027 du Cameroun vacille
- L'Afrique ne paiera plus la « prime africaine »
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
il y a un mois
Cameroun - Emmanuel Gérard Ondo Ndong n’aura pas survécu à sa liberté
Ecobank Cameroun : 25 ans dejà, des milliards mobilisés, un développement partagé.
Cameroun - Nourane Foster dénonce : la route de tous les dangers
CAN féminine : Le Cameroun sacré champion ! (3-0)
Mveng vs Effoudou : Le clash qui secoue les médias camerounais
il y a un an