Zimbabwe - Un hôpital taxe les femmes qui crient pendant l’accouchement
© Source : Afrik53.com | 13 Feb 2015 05:34:06 | 14725Au Zimbabwe, une taxe réclame 5 dollars aux futures mères pour chaque cri qu’elles pousseront en donnant la vie. Le Zimbabwe est l’un des pays les plus pauvres d’Afrique et la corruption s’est fait une place de choix, connaissant une prolifération démente à tel point qu’elle s’immisce dans tous les milieux, même ceux de la santé. Selon une étude de l’organisme Transparency International, relayée par le Washington Post, 62% de la population du Zimbabwe qui a dû verser un pot-de-vin au cours de l’année passée.
Accoucher en silence
Aussi étrange et insolite que cela puisse paraître, un hôpital du Zimbabwe a mis en place un système de taxes plafonnées à un peu moins de 4 euros (5 dollars), que vous contractez si vous criez pendant l’accouchement. L’établissement « justifie » ces frais annexes en évoquant la « fausse alerte » que peut déclencher les cris provoqués par les contractions.
Le prix d’une naissance
En plus de la taxe sur les cris, qui peut très vite grimper quand on connaît la douleur d’un accouchement, l’hôpital charge près de 40 euros (50 dollars) d’honoraires pour chaque accouchement. Si cela peut paraître abordable, plusieurs facteurs sont à prendre en compte. Tout d’abord, comme dans la plupart des pays en développement, la sécurité sociale est inexistante, donc tous les frais engagés sont à la charge de la personne qui accouche et de sa famille.
Ensuite, il faut savoir que le PIB par habitant ne dépasse pas la barre des 400 euros (500 dollars) et que le salaire annuel moyen au Zimbabwe n’excède pas 115 euros (150 dollars). Cela signifie que, dans un pays où le sous-emploi est de 95% et la pauvreté est omniprésente, une mère qui hurle à quelques reprises pendant l’accouchement pourrait devoir dépenser la moitié de son revenu annuel après l’accouchement.
Des conséquences désastreuses
Toujours selon Transparency International, les patientes qui ne peuvent régler ces frais très coûteux une fois l’accouchement réalisé sont parfois retenues à l’hôpital contre leur gré, jusqu’à ce que la famille puisse régler le solde de l’opération. Du coup, beaucoup de mères zimbabwéennes préfère l’accouchement à domicile, qui est réalisé sans assistance médicale ni environnement approprié. Les Nations Unis rapporte qu’en moyenne, ce ne sont pas moins de huit femmes qui meurent chaque jour au Zimbabwe des suites d’un accouchement difficile
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Cameroun - Emmanuel Gérard Ondo Ndong n’aura pas survécu à sa liberté
Ecobank Cameroun : 25 ans dejà, des milliards mobilisés, un développement partagé.
Cameroun - Nourane Foster dénonce : la route de tous les dangers
CAN féminine : Le Cameroun sacré champion ! (3-0)
Mveng vs Effoudou : Le clash qui secoue les médias camerounais
il y a un mois
France - Niger, Mali, Burkina : Paris change de stratégie
Cameroun - Paul Biya à Genève, décrets signés à Yaoundé : qui trompe-t-on ?
Afrique - Motsepe officialise : la CAN passe à 28 équipes
Cameroun - Kousseri en émeute : deux morts, la police accusée
Cameroun - Vacance du pouvoir : ce que cache la Constitution
il y a un an