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        <title>Le flux rss de camer.be</title>
        <link>https://www.camer.be/rss/serail</link>
        <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
        <language>fr-FR</language>
        <lastBuildDate>Fri, 02 Oct 2026 20:40:38 +0200</lastBuildDate>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Effoudou : de l&#039;EMIA à l&#039;exil, itinéraire d&#039;un officier]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-effoudou-de-lemia-a-lexil-itineraire-dun-officier.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le capitaine Effoudou, ex-membre de l'état-major de Biya, accuse
Ferdinand Ngoh Ngoh de contrôler l'appareil sécuritaire. Il vit en
exil en France.

Kenneth Ron...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Special2/Effoudou-keneth.jpg" alt="Cameroun - Effoudou : de l&#039;EMIA à l&#039;exil, itinéraire d&#039;un officier" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-effoudou-de-lemia-a-lexil-itineraire-dun-officier.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le capitaine Effoudou, ex-membre de l'&eacute;tat-major de Biya, accuse Ferdinand Ngoh Ngoh de contr&ocirc;ler l'appareil s&eacute;curitaire. Il vit en exil en France.</p>
<p>Kenneth Ronald Effoudou a servi au c&oelig;ur du renseignement pr&eacute;sidentiel. Depuis la France, il accuse Ferdinand Ngoh Ngoh d'avoir voulu s'emparer du pouvoir.</p>
<p>Il a suivi les traces de son grand-p&egrave;re, un g&eacute;n&eacute;ral qui dirigeait les services de renseignements camerounais. Puis il est entr&eacute; &agrave; l'&eacute;tat-major particulier de Paul Biya. Aujourd'hui, il vit en exil en France et accuse Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, d'avoir voulu s'emparer du pouvoir. Le capitaine Kenneth Ronald Effoudou n'est pas un opposant ordinaire. Il a vu l'appareil d'&Eacute;tat de l'int&eacute;rieur. Et ce qu'il d&eacute;crit ressemble &agrave; un avertissement.</p>
<h2>Le petit-fils du g&eacute;n&eacute;ral Angouand</h2>
<p>Kenneth Ronald Effoudou a grandi dans l'ombre d'un nom qui p&egrave;se lourd dans l'histoire du renseignement camerounais. Son grand-p&egrave;re, le g&eacute;n&eacute;ral de division Angouand Claude Laurent, a dirig&eacute; le Centre national des &eacute;tudes et des recherches (Cener), l'anc&ecirc;tre de la Direction g&eacute;n&eacute;rale de la recherche ext&eacute;rieure (DGRE).</p>
<p>&laquo; J'ai suivi, &agrave; ma mani&egrave;re, les traces de mon grand-p&egrave;re &raquo;, confie-t-il &agrave; Jeune Afrique.</p>
<p>Pensionnaire de la 35ᵉ promotion de l'EMIA, baptis&eacute;e &laquo; Paix et &Eacute;mergence &raquo; (2013-2016), il est nomm&eacute; sous-lieutenant le 1ᵉʳ juillet 2016. Son stage d'application le conduit dans les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, alors en guerre. Une balle lui laisse une cicatrice dans le dos. En mars 2018, il est rappel&eacute; &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<h2>De l'ombre au c&oelig;ur du pouvoir</h2>
<p>Effoudou gravit les &eacute;chelons. Cabinet du Secr&eacute;taire d'&Eacute;tat &agrave; la Gendarmerie. Division des affaires g&eacute;n&eacute;rales. Int&eacute;rim au service du protocole. Puis, en janvier 2020, il est d&eacute;tach&eacute; &agrave; l'&eacute;tat-major particulier du chef de l'&Eacute;tat comme chef du Bureau des renseignements.</p>
<p>Ce poste lui donne acc&egrave;s aux informations les plus confidentielles du r&eacute;gime. Il suit et exploite les renseignements de tous les services de s&eacute;curit&eacute; : DGRE, Centre de renseignement militaire, SED, et les &laquo; honorables correspondants &raquo; r&eacute;partis sur le territoire.</p>
<p>C'est l&agrave; qu'il dit avoir constat&eacute; ce qu'il d&eacute;nonce aujourd'hui.</p>
<h2>&laquo; Il n'est pas le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &raquo;</h2>
<p>Dans une interview de 27 minutes accord&eacute;e au journaliste Morgan Palmer le 24 juillet 2026, Effoudou brise trois ans de silence. Il vise directement Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence depuis 2009.</p>
<p>&laquo; Ferdinand Ngoh Ngoh a progressivement plac&eacute; sous son contr&ocirc;le plusieurs pans de l'appareil s&eacute;curitaire de l'&Eacute;tat, bien au-del&agrave; des attributions attach&eacute;es &agrave; sa fonction &raquo;, accuse-t-il.</p>
<p>Il cite la nomination de Galax Yves Landry Etoga &agrave; la t&ecirc;te du SED et celle de Jean-Pierre Robins Ghoumo &agrave; la DGRE comme des preuves de cette mainmise.</p>
<p>&laquo; Je veux rappeler une chose simple &agrave; Ferdinand Ngoh Ngoh : il n'est pas le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Il demeure un collaborateur du chef de l'&Eacute;tat. &raquo;</p>
<h2>L'affaire du l&eacute;gionnaire</h2>
<p>Effoudou &eacute;voque un dossier qu'il dit avoir suivi &agrave; l'&eacute;tat-major particulier. Un ancien militaire de la L&eacute;gion &eacute;trang&egrave;re fran&ccedil;aise, Sani Mouhamadou, aurait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; et soup&ccedil;onn&eacute; d'&ecirc;tre &laquo; un maillon important d'un dispositif de d&eacute;stabilisation des institutions mis en place depuis 2022 &raquo;.</p>
<p>L'homme se faisait passer pour un chef de bataillon et un conseiller &agrave; la d&eacute;fense du ministre de l'Administration territoriale. Son arrestation aurait permis la saisie d'un fusil d'assaut, d'une arme de poing et de munitions de guerre.</p>
<p>Effoudou affirme que Sani Mouhamadou aurait pr&eacute;sent&eacute; des autorisations &eacute;manant du minist&egrave;re de l'Administration territoriale. &laquo; Comment un tel individu a-t-il pu obtenir ces documents &agrave; vingt-six reprises entre 2018 et 2022 ? &raquo;</p>
<p>Sani Mouhamadou d&eacute;ment ces accusations. Il a saisi la justice fran&ccedil;aise pour diffamation, selon plusieurs m&eacute;dias camerounais. Joint par t&eacute;l&eacute;phone, son entourage n'a pas souhait&eacute; commenter en d&eacute;tail.</p>
<h2>&laquo; La DGRE est venue me tuer en France &raquo;</h2>
<p>Effoudou dit avoir re&ccedil;u des menaces de mort. &laquo; Plusieurs personnalit&eacute;s directement mises en cause m'ont menac&eacute;, certaines ouvertement, d'autres en mobilisant les moyens de l'&Eacute;tat. J'&eacute;tais r&eacute;guli&egrave;rement suivi &agrave; Yaound&eacute;, et mon v&eacute;hicule de service a &eacute;t&eacute; vandalis&eacute; &agrave; plusieurs reprises. &raquo;</p>
<p>Sa hi&eacute;rarchie l'aurait &laquo; l&acirc;chement abandonn&eacute; &raquo;. Il quitte le Cameroun en mai 2025. Les autorit&eacute;s le poursuivent pour &laquo; d&eacute;sertion en temps de paix &raquo;. Il est radi&eacute; des cadres de l'arm&eacute;e en juin 2026.</p>
<p>Depuis la France, il affirme qu'une &eacute;quipe de la DGRE est arriv&eacute;e avec pour mission de l'assassiner. Il &eacute;tablit un parall&egrave;le avec l'assassinat du journaliste Martinez Zogo en janvier 2023.</p>
<p>&laquo; Inutile de rappeler que ce sont des &eacute;l&eacute;ments de la DGRE, agissant sur commande, qui ont &eacute;limin&eacute; le journaliste Martinez Zogo. &raquo;</p>
<p>Nous n'avons pas pu v&eacute;rifier ces accusations de mani&egrave;re ind&eacute;pendante. Aucune source officielle camerounaise n'a confirm&eacute; l'envoi d'agents en France.</p>
<h2>Ce que dit la loi, ce que dit Effoudou</h2>
<p>Effoudou affirme disposer de preuves. Il dit &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; les transmettre &agrave; la justice. &laquo; Par respect pour le secret de la proc&eacute;dure, je ne pourrai en dire davantage publiquement, mais je continue d'esp&eacute;rer que les juridictions comp&eacute;tentes me solliciteront. &raquo;</p>
<p>Ces &eacute;l&eacute;ments, pr&eacute;cise-t-il, font partie de ses archives personnelles. Certains sont &laquo; couverts par le secret d&eacute;fense ou n&eacute;cessitent la protection des personnes et des sources concern&eacute;es &raquo;.</p>
<p>La justice camerounaise n'a pas rendu public un quelconque mandat de comparution ou acte d'accusation visant Effoudou au-del&agrave; des poursuites pour d&eacute;sertion. Nous n'avons pas pu joindre le parquet militaire de Yaound&eacute;.</p>
<h2>Pourquoi cet officier parle maintenant</h2>
<p>Effoudou dit avoir attendu trois ans. Trois ans &agrave; l'&eacute;tranger, &agrave; voir les accusations qu'il portait rester sans &eacute;cho judiciaire. Il dit avoir voulu donner une chance aux institutions.</p>
<p>&laquo; Mon d&eacute;part n'est pas une fuite, c'est un repli strat&eacute;gique. &raquo;</p>
<p>Il conclut par une promesse : &laquo; &Agrave; ceux qui ont voulu me r&eacute;duire au silence, je dis : nous nous reverrons plus t&ocirc;t que vous ne le pensez. Le Cameroun est notre bien commun et nul ne peut se l'approprier exclusivement. &raquo;</p>
<hr />
<p><strong>Qui est le capitaine Effoudou ?</strong><br />C'est un ancien officier de l'arm&eacute;e camerounaise, ex-chef du Bureau des renseignements &agrave; l'&eacute;tat-major particulier du pr&eacute;sident Paul Biya. Il vit en exil en France depuis mai 2025.</p>
<p><strong>Que reproche-t-il &agrave; Ferdinand Ngoh Ngoh ?</strong><br />Il l'accuse d'avoir plac&eacute; sous son contr&ocirc;le plusieurs services de s&eacute;curit&eacute;, d'avoir voulu s'emparer du pouvoir et d'&ecirc;tre impliqu&eacute; dans une tentative de d&eacute;stabilisation via un ancien l&eacute;gionnaire fran&ccedil;ais.</p>
<p><strong>Pourquoi a-t-il quitt&eacute; le Cameroun ?</strong><br />Il dit avoir &eacute;t&eacute; menac&eacute; de mort par des personnalit&eacute;s qu'il avait mises en cause dans ses rapports. Il affirme que son d&eacute;part &eacute;tait un &laquo; repli strat&eacute;gique &raquo;, pas une fuite.</p>
<p><strong>Ngoh Ngoh a-t-il r&eacute;pondu aux accusations ?</strong><br />Non. Ni Ferdinand Ngoh Ngoh ni le secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence n'ont r&eacute;agi publiquement aux accusations d'Effoudou au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 22 Sep 2026 16:33:16 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec JA</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Special2/Effoudou-keneth.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - À Yaoundé, les espions s&#039;espionnent désormais entre eux]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-a-yaounde-les-espions-sespionnent-desormais-entre-eux.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Révélations sur la guerre des clans qui paralyse la DGRE et le
renseignement camerounais. Ngoh Ngoh, Eko Eko, Franck Biya : les
dessous d'une fracture d'État. ...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Palais_Etoudi290424500.jpg" alt="Cameroun - À Yaoundé, les espions s&#039;espionnent désormais entre eux" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>R&eacute;v&eacute;lations sur la guerre des clans qui paralyse la DGRE et le renseignement camerounais. Ngoh Ngoh, Eko Eko, Franck Biya : les dessous d'une fracture d'&Eacute;tat.&nbsp;</p>
<p>La DGRE, nagu&egrave;re redout&eacute;e, n'est plus que l'ombre d'elle-m&ecirc;me. Derri&egrave;re l'affaiblissement du service, une guerre de clans autour de Paul Biya qui transforme les secrets d'&Eacute;tat en monnaie d'&eacute;change.</p>
<p>Le patron du renseignement ext&eacute;rieur camerounais est en prison. Son successeur ne peut transmettre ses rapports au pr&eacute;sident qu'apr&egrave;s les avoir fait lire par le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence. Et le fils a&icirc;n&eacute; du chef de l'&Eacute;tat a r&eacute;clam&eacute; par &eacute;crit, en f&eacute;vrier 2026, la t&ecirc;te de ce m&ecirc;me successeur.</p>
<p>Voil&agrave; o&ugrave; en est la DGRE. Le service qui, il y a dix ans, &eacute;tait craint jusqu'au sein de l'appareil d'&Eacute;tat camerounais. Aujourd'hui, il produit des notes que plus personne ne croit. Des rapports que tout le monde soup&ccedil;onne d'&ecirc;tre filtr&eacute;s. Des agents qui monnayent leurs informations sur un march&eacute; clandestin, &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Ce n'est pas une crise passag&egrave;re. C'est une fracture.</p>
<h2>Une conversation fuit&eacute;e, une proph&eacute;tie r&eacute;alis&eacute;e</h2>
<p>Novembre 2021. Un &eacute;change entre le colonel &Eacute;mile Jo&euml;l Bamkoui, alors patron de la S&eacute;curit&eacute; militaire, et un lanceur d'alerte atterrit sur les r&eacute;seaux sociaux. Le contenu est stup&eacute;fiant : le lanceur d'alerte ne se contente pas de r&eacute;clamer des informations. Il donne des conseils &agrave; l'officier. Il s'inqui&egrave;te de voir son nom m&ecirc;l&eacute; &agrave; des affaires. Et il met en garde Bamkoui contre leur &laquo; complice commun &raquo;, Herv&eacute; Parfait Mbapou, dont les r&eacute;v&eacute;lations finiront par provoquer la chute.</p>
<p>La proph&eacute;tie s'est r&eacute;alis&eacute;e. Mbapou a &eacute;t&eacute; bri&egrave;vement d&eacute;tenu, puis rel&acirc;ch&eacute; sous surveillance, apr&egrave;s son implication pr&eacute;sum&eacute;e dans une tentative de chantage visant le vice-amiral Joseph Fouda, conseiller de Paul Biya. Fouda a travers&eacute; une p&eacute;riode de disgr&acirc;ce tensions vives avec Chantal Biya avant de revenir en cour &agrave; Etoudi.</p>
<p>Mais ce qui importe, c'est ce que cet &eacute;pisode a r&eacute;v&eacute;l&eacute; : l'implication croissante des services de renseignement dans les guerres de clans autour du pr&eacute;sident. Une premi&egrave;re fissure dans un mur qui semblait monolithique.</p>
<h2>&Agrave; Yaound&eacute;, l'information est devenue une arme qui se vend</h2>
<p>Dans les couloirs du palais, disposer d'un relais au sein des &laquo; services &raquo; n'est plus un luxe. C'est une n&eacute;cessit&eacute; strat&eacute;gique. Une indiscr&eacute;tion peut prot&eacute;ger une position. Un rapport peut neutraliser un adversaire.</p>
<p>Le contexte aggrave tout : les agents sont sous-pay&eacute;s, pr&eacute;caris&eacute;s. Alors les d&eacute;tenteurs de secrets monnayent leur savoir. Une photographie de proc&egrave;s-verbal. Une note confidentielle envoy&eacute;e par messagerie crypt&eacute;e. Un relev&eacute; t&eacute;l&eacute;phonique. Quelques lignes extraites d'un rapport. Tout se vend.</p>
<p>&laquo; Certains publient ces documents tels que re&ccedil;us. D'autres les vendent ou les utilisent pour faire pression sur les adversaires de leurs commanditaires et pr&eacute;cipiter leur chute &raquo;, confie une source au palais pr&eacute;sidentiel d'Etoudi.</p>
<p>Herv&eacute; Parfait Mbapou &eacute;tait l'un de ces acteurs. Justin Danwe en est un autre mais depuis l'int&eacute;rieur. Alors qu'il &eacute;tait Directeur des op&eacute;rations de la DGRE, il a longtemps fait fuiter des informations. Selon son dossier au Tribunal militaire de Yaound&eacute;, il transmettait des &eacute;l&eacute;ments de surveillance &agrave; Modeste Mopa Fatoing, ancien directeur des imp&ocirc;ts. Le lieutenant-colonel entretenait aussi des liens &eacute;troits avec Jean-Pierre Amougou Belinga, homme d'affaires incarc&eacute;r&eacute; dans l'affaire Zogo, qui aurait b&eacute;n&eacute;fici&eacute; des moyens de la DGRE pour surveiller ministres et responsables de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Ces informations lui auraient servi &agrave; exercer des pressions. Ou &agrave; consolider ses relations avec des dirigeants &eacute;trangers Faure Essozimna Gnassingb&eacute; (Togo), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guin&eacute;e &eacute;quatoriale), Faustin-Archange Touad&eacute;ra (Centrafrique).</p>
<p>Une seule conclusion s'impose : il n'existe plus de rapports de renseignements neutres. Tous sont manipul&eacute;s. Tous sont trafiqu&eacute;s.</p>
<h2>Eko Eko et Ngoh Ngoh, la rivalit&eacute; qui a tout chang&eacute;</h2>
<p>L'affrontement entre L&eacute;opold Maxime Eko Eko et Ferdinand Ngoh Ngoh a fa&ccedil;onn&eacute; le renseignement camerounais tel qu'il existe aujourd'hui. Mais d'o&ugrave; vient-il ?</p>
<p>2020. Eko Eko, encore directeur de la DGRE, transmet &agrave; Paul Biya un rapport sur la gestion des fonds Covid-19. Le document fait &eacute;tat de l'implication pr&eacute;sum&eacute;e de Ferdinand Ngoh Ngoh dans des d&eacute;tournements. Laurent Esso, ministre de la Justice, en d&eacute;licatesse de longue date avec le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral, y voit une opportunit&eacute;. Fort du rapport et des conclusions de la Cour des comptes, il fait convoquer Ngoh Ngoh devant le Tribunal criminel sp&eacute;cial.</p>
<p>Ngoh Ngoh refuse de s'y pr&eacute;senter. Une cinquantaine de policiers d&eacute;p&ecirc;ch&eacute;s &agrave; son domicile y trouvent face &agrave; eux une unit&eacute; du Bataillon d'intervention rapide, lourdement arm&eacute;e. L'op&eacute;ration est suspendue sur ordre d'Etoudi.</p>
<p>Paul Biya charge alors Eko Eko d'enqu&ecirc;ter sur son secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral. Le 26 janvier 2023, le patron de la DGRE est convoqu&eacute; pour exposer ses conclusions. Quatre jours plus tard, son rapport parvient &agrave; la pr&eacute;sidence. Il est explosif : Ngoh Ngoh y est d&eacute;crit comme impliqu&eacute; dans un projet de coup d'&Eacute;tat contre Paul Biya.</p>
<p>Le 31 janvier, moins de vingt-quatre heures apr&egrave;s la transmission de ce rapport, c'est Eko Eko qui est arr&ecirc;t&eacute;. Dans le cadre de l'enqu&ecirc;te sur l'assassinat du journaliste Martinez Zogo. Il n'a pas recouvr&eacute; la libert&eacute; depuis.</p>
<p>L'ex-chef des espions camerounais d&eacute;taille &agrave; qui veut l'entendre le curieux timing de sa chute. Ferdinand Ngoh Ngoh balaie les accusations.</p>
<p>Mais l'histoire ne s'arr&ecirc;te pas l&agrave;.</p>
<h2>Franck Biya entre en sc&egrave;ne et r&eacute;clame la t&ecirc;te du patron de la DGRE</h2>
<p>Fin 2023, le poste d'Eko Eko est pourvu. Ngoh Ngoh y fait nommer un proche : Jean-Pierre Robins Ghoumo, ancien cadre du secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence.</p>
<p>Le probl&egrave;me, c'est que Ghoumo est per&ccedil;u comme une cr&eacute;ature de Ngoh Ngoh et de Chantal Biya. Les deux auraient pes&eacute; ensemble pour sa nomination. Une nomination port&eacute;e par le clan adverse &agrave; Franck Biya, le fils a&icirc;n&eacute; du pr&eacute;sident.</p>
<p>En f&eacute;vrier 2026, Franck Biya passe &agrave; l'offensive. Selon les r&eacute;v&eacute;lations de Jeune Afrique, il adresse une note directement &agrave; son p&egrave;re. Il y r&eacute;clame le remplacement de Ghoumo. Et propose un successeur : le colonel de gendarmerie &agrave; la retraite Jo&euml;l &Eacute;mile Bamkoui, ex-patron de la S&eacute;curit&eacute; militaire.</p>
<p>Ce n'est pas une suggestion. C'est une demande politique. D'un fils qui entend peser sur l'appareil s&eacute;curitaire.</p>
<p>Pourquoi cette offensive ? Parce que, selon des sources proches de la pr&eacute;sidence cit&eacute;es par Jeune Afrique, &laquo; les rapports de Jean-Pierre Robins Ghoumo transitent exclusivement par Ngoh Ngoh, qui contr&ocirc;le ainsi les informations remontant au Chef de l'&Eacute;tat &raquo;. Franck Biya redoute la r&eacute;tention d'informations. Il redoute que Ngoh Ngoh filtre les renseignements concernant ses propres ambitions. Ou pire : qu'il transmette &agrave; son p&egrave;re des informations d&eacute;form&eacute;es sur son fils.</p>
<p>La note n'a pas produit l'effet escompt&eacute;. Ghoumo est toujours en poste. Mais elle a r&eacute;v&eacute;l&eacute; une chose : la guerre du renseignement ne se joue plus seulement entre services. Elle se joue au sein de la famille pr&eacute;sidentielle.</p>
<h2>Une DGRE asphyxi&eacute;e, des circuits parall&egrave;les qui prosp&egrave;rent</h2>
<p>L&eacute;opold Maxime Eko Eko aurait peut-&ecirc;tre &eacute;chapp&eacute; &agrave; Kondengui s'il avait accept&eacute;, fin 2020, le poste d'ambassadeur au Br&eacute;sil. Mais l&agrave; o&ugrave; d'autres auraient vu une promotion, lui a per&ccedil;u une man&oelig;uvre pour l'&eacute;carter. Il est parvenu &agrave; &eacute;viter l'exil. Le d&eacute;cret n'a jamais &eacute;t&eacute; sign&eacute;.</p>
<p>Eko Eko en est persuad&eacute; : l'homme qui a tent&eacute; de l'&eacute;loigner, c'est Ferdinand Ngoh Ngoh. Et le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral aurait ensuite adopt&eacute; une autre strat&eacute;gie : affaiblir financi&egrave;rement la DGRE. &laquo; M&ecirc;me pour acheter une rame de papier, la DGRE n'avait plus de moyens &raquo;, r&eacute;sume un interlocuteur.</p>
<p>Dans le m&ecirc;me temps, des circuits de renseignements parall&egrave;les se sont d&eacute;velopp&eacute;s. L'un a pris racine au Secr&eacute;tariat d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense, o&ugrave; Ngoh Ngoh dispose d'un homme de confiance, Galax Yves Landry Etoga. Un autre &agrave; la S&eacute;curit&eacute; militaire, dirig&eacute;e jusqu'&agrave; r&eacute;cemment par Bamkoui un temps r&eacute;put&eacute; proche du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral.</p>
<p>La DGRE a peu &agrave; peu perdu son r&ocirc;le central. Comme lorsque le service a tent&eacute; d'engager le dialogue avec les s&eacute;paratistes anglophones de l'Ambazonie, avec l'aval de Paul Biya. &laquo; Eko Eko avait obtenu un passeport ordinaire pour le Canada et un autre pour un pays europ&eacute;en, afin de conduire cette m&eacute;diation avec le soutien du Premier ministre Joseph Dion Ngute. Mais, au dernier moment, les man&oelig;uvres du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral ont entrav&eacute; ce processus. On lui a interdit de quitter le territoire &raquo;, affirme une source.</p>
<p>Des agents qui ne peuvent plus travailler. Des rapports qui ne circulent plus. Une m&eacute;diation bloqu&eacute;e. Et pendant ce temps, la crise anglophone continue.</p>
<h2>La cellule Alpha est morte, les Am&eacute;ricains sont arriv&eacute;s</h2>
<p>Paul Biya a bien tent&eacute; de reprendre la main. En 2015, il cr&eacute;e la &laquo; cellule Alpha &raquo;, un groupe d'environ huit officiers et agents charg&eacute;s de v&eacute;rifier les renseignements qui lui parviennent. Recrut&eacute;s par Jean-Marie Aleokol, alors secr&eacute;taire d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense. Hors de tout organigramme officiel. Aleokol &eacute;tait l'unique interm&eacute;diaire entre les agents Alpha et le chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Seulement, Aleokol est d&eacute;c&eacute;d&eacute; en juin 2024. Et la cellule Alpha est tomb&eacute;e en d&eacute;sh&eacute;rence. Le m&eacute;canisme cens&eacute; limiter les effets des rivalit&eacute;s de clans n'existe plus.</p>
<p>Alors, Paul Biya s'est tourn&eacute; ailleurs. De discrets conseillers am&eacute;ricains lui fournissent d&eacute;sormais leurs propres analyses. Objectif : limiter l'influence des r&eacute;seaux isra&eacute;liens, historiquement au c&oelig;ur de la protection pr&eacute;sidentielle, jug&eacute;s trop proches d'un certain Ferdinand Ngoh Ngoh.</p>
<p>Selon Jeune Afrique, le partenariat s&eacute;curitaire entre Yaound&eacute; et Tel-Aviv, qui durait depuis des d&eacute;cennies, est progressivement remplac&eacute; par une coop&eacute;ration avec Washington. &laquo; C'est la recommandation am&eacute;ricaine qui l'emporte signifiant que Paul Biya fait d&eacute;sormais plus confiance &agrave; la CIA qu'&agrave; son propre Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral sur les questions de s&eacute;curit&eacute; personnelle &raquo;, analyse un observateur.</p>
<p>Un basculement g&eacute;opolitique majeur. Et un aveu : le pr&eacute;sident ne croit plus son propre appareil.</p>
<h2>Ce que cette guerre dit de l'apr&egrave;s-Biya</h2>
<p>La guerre du renseignement n'est pas un &eacute;piph&eacute;nom&egrave;ne. C'est un sympt&ocirc;me.</p>
<p>Chaque clan celui de Ngoh Ngoh et Chantal Biya, celui de Franck Biya, les r&eacute;seaux parall&egrave;les au SED et &agrave; la Semil tente de contr&ocirc;ler l'information qui remonte au pr&eacute;sident. Parce que celui qui contr&ocirc;le l'information contr&ocirc;le la perception. Et celui qui contr&ocirc;le la perception contr&ocirc;le la succession.</p>
<p>&laquo; Chaque homme politique haut plac&eacute; au Cameroun dispose de son agent de renseignements. Chaque ministre a ses relais &agrave; la DGRE, &agrave; la Semil ou dans les renseignements g&eacute;n&eacute;raux &raquo;, affirme Val&egrave;re Bessala, ancien administrateur civil.</p>
<p>Dans ce contexte, la s&eacute;curit&eacute; nationale devient un enjeu secondaire. La lutte contre Boko Haram dans l'Extr&ecirc;me-Nord ? La crise anglophone ? Les menaces ext&eacute;rieures ? Tout passe au second plan derri&egrave;re la guerre de positionnement.</p>
<p>Et pendant que les clans s'affrontent, la DGRE, elle, ne remplit plus sa mission. Un service de renseignement ext&eacute;rieur qui ne peut plus transmettre directement ses conclusions au chef de l'&Eacute;tat n'est plus un service de renseignement. C'est un bureau de poste filtr&eacute;.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi la DGRE camerounaise est-elle affaiblie ?</strong><br />La DGRE a &eacute;t&eacute; priv&eacute;e de moyens financiers &agrave; partir de 2020, dans le cadre du conflit entre son ancien directeur, L&eacute;opold Maxime Eko Eko, et le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, Ferdinand Ngoh Ngoh. Son successeur, Jean-Pierre Robins Ghoumo, ne peut transmettre ses rapports &agrave; Paul Biya qu'apr&egrave;s filtrage par Ngoh Ngoh.</p>
<p><strong>Qui est Ferdinand Ngoh Ngoh ?</strong><br />Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence depuis quinze ans, il est consid&eacute;r&eacute; comme l'homme le plus puissant du Cameroun apr&egrave;s Paul Biya. Il dispose du &laquo; pouvoir de signature &raquo; qui lui permet de signer des documents officiels au nom du pr&eacute;sident. Un rapport de la DGRE l'a d&eacute;crit, en janvier 2023, comme impliqu&eacute; dans un projet de coup d'&Eacute;tat. Il d&eacute;ment.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que l'affaire Martinez Zogo ?</strong><br />Le journaliste Martinez Zogo, animateur de Radio Amplitude &agrave; Yaound&eacute;, a &eacute;t&eacute; enlev&eacute; le 17 janvier 2023, tortur&eacute;, puis retrouv&eacute; mort cinq jours plus tard. Le lieutenant-colonel Justin Danwe, de la DGRE, a reconnu avoir planifi&eacute; l'enl&egrave;vement et la torture. Eko Eko et Amougou Belinga figurent parmi les principaux accus&eacute;s. Le proc&egrave;s est en cours.</p>
<p><strong>Franck Biya peut-il r&eacute;ellement &eacute;vincer le patron de la DGRE ?</strong><br />Franck Biya a adress&eacute; une note &agrave; son p&egrave;re en f&eacute;vrier 2026 pour r&eacute;clamer le remplacement de Ghoumo. La note n'a pas produit d'effet imm&eacute;diat. Mais elle marque l'entr&eacute;e active du fils a&icirc;n&eacute; dans la bataille pour le contr&ocirc;le de l'appareil s&eacute;curitaire, en vue de la succession.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 18 Sep 2026 15:34:25 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec JA</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                <title><![CDATA[Atanga Nji : « Paul Biya connaît le Cameroun mieux que chacun »]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/atanga-nji-paul-biya-connait-le-cameroun-mieux-que-chacun.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Dans une tribune au Guardian Post, Paul Atanga Nji défend le droit de
Paul Biya à choisir seul le vice-président et qualifie de « chasse
aux sorcières » les cri...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Atanga_Nji01122023.jpg" alt="Atanga Nji : « Paul Biya connaît le Cameroun mieux que chacun »" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans une tribune au Guardian Post, Paul Atanga Nji d&eacute;fend le droit de Paul Biya &agrave; choisir seul le vice-pr&eacute;sident et qualifie de &laquo; chasse aux sorci&egrave;res &raquo; les critiques sur cette r&eacute;forme.</p>
<p>Alors que les sp&eacute;culations sur l'identit&eacute; du futur vice-pr&eacute;sident agitent la classe politique camerounaise, le ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji publie une tribune incendiaire dans The Guardian Post pour d&eacute;fendre les pr&eacute;rogatives pr&eacute;sidentielles et mettre fin aux controverses.</p>
<p>Le 7 septembre 2026, Paul Atanga Nji a publi&eacute; une tribune dans The Guardian Post. Son message est sans ambigu&iuml;t&eacute; : &laquo; <strong>Quiconque pr&eacute;tend aimer le Cameroun davantage que le chef de l'&Eacute;tat est un charlatan</strong> &raquo;.</p>
<p>Le ministre de l'Administration territoriale ne m&acirc;che pas ses mots. La r&eacute;forme constitutionnelle cr&eacute;ant le poste de vice-pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e &agrave; une &laquo; <strong>tr&egrave;s large majorit&eacute;</strong> &raquo; par le Parlement et promulgu&eacute;e par le chef de l'&Eacute;tat. Alors pourquoi tant de pol&eacute;miques ?</p>
<p>La r&eacute;ponse est dans la question que tout le Cameroun se pose : <strong>qui sera le prochain vice-pr&eacute;sident ?</strong> Le fils du pr&eacute;sident ? Son beau-fils ? Un fid&egrave;le du r&eacute;gime ? Atanga Nji r&eacute;pond : ce n'est pas &agrave; nous de d&eacute;cider.</p>
<h2>DE LA PROMESSE DE 2025 &Agrave; LA LOI DE 2026</h2>
<h3>Le 6 novembre 2025, Paul Biya s'engage</h3>
<p>Tout commence le 6 novembre 2025. Ce jour-l&agrave;, Paul Biya, 93 ans, pr&ecirc;te serment pour un huiti&egrave;me mandat &agrave; la t&ecirc;te du Cameroun. Devant le Parlement r&eacute;uni en s&eacute;ance solennelle, le pr&eacute;sident d&eacute;clare : &laquo; Nous devons &eacute;galement soumettre au Parlement certaines r&eacute;formes qui permettront &agrave; l'&Eacute;tat de fonctionner plus efficacement, en adaptant nos institutions aux exigences de notre environnement &raquo;.</p>
<p>Cette promesse, Paul Biya la tiendra. En mars 2026, il saisit le Parlement d'un projet de loi constitutionnelle portant cr&eacute;ation du poste de vice-pr&eacute;sident.</p>
<h2>L'adoption par le Parlement : un vote sans surprise</h2>
<p>Le 4 avril 2026, le Parlement camerounais, r&eacute;uni en session conjointe &agrave; Yaound&eacute;, adopte la r&eacute;vision constitutionnelle. Les chiffres parlent d'eux-m&ecirc;mes : <strong>200 voix pour, 18 contre, 4 abstentions</strong>. Le Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir depuis 1982, domine l'Assembl&eacute;e nationale. Le texte est promulgu&eacute; par le pr&eacute;sident le 14 avril 2026.</p>
<p>Le nouveau vice-pr&eacute;sident sera <strong>nomm&eacute; directement par le chef de l'&Eacute;tat</strong> et non &eacute;lu. En cas de vacance du pouvoir d&eacute;c&egrave;s, d&eacute;mission ou incapacit&eacute; du pr&eacute;sident il ach&egrave;vera le mandat en cours. Une fonction supprim&eacute;e en 1972, r&eacute;introduite 54 ans plus tard.</p>
<h2>LES CONTESTATIONS : ENTRE &laquo; COUP D'&Eacute;TAT INSTITUTIONNEL &raquo; ET RECOURS INTERNATIONAUX</h2>
<h3>L'opposition monte au cr&eacute;neau</h3>
<p>D&egrave;s l'adoption du texte, les critiques fusent. <strong>Maurice Kamto</strong>, pr&eacute;sident du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), d&eacute;nonce un &laquo; <strong>coup d'&Eacute;tat institutionnel et constitutionnel</strong> &raquo;. L'opposition pointe du doigt le caract&egrave;re <strong>nomm&eacute;</strong> du vice-pr&eacute;sident, qui, selon elle, &laquo; affaiblit la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique et ouvre la porte &agrave; un transfert de pouvoir non &eacute;lectif &raquo;.</p>
<p><strong>Issa Tchiroma Bakary</strong>, autre figure de l'opposition en exil en Gambie, rejoint le concert de critiques. Le <strong>Social Democratic Front (SDF)</strong> estime que l'amendement &laquo; ne garantit pas la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique, l'inclusivit&eacute; et l'&eacute;quilibre institutionnel &raquo;.</p>
<h2>La saisine de l'Union africaine</h2>
<p>Le MRC ne s'arr&ecirc;te pas aux d&eacute;clarations. Le parti de Maurice Kamto <strong>saisit l'Union africaine</strong> pour d&eacute;noncer ce qu'il appelle un &laquo; <strong>changement anticonstitutionnel du gouvernement</strong> &raquo;. L'opposition craint que ce m&eacute;canisme ne &laquo; normalise une succession non &eacute;lective au sommet de l'&Eacute;tat camerounais &raquo;.</p>
<h2>L'International Crisis Group met en garde</h2>
<p>L'International Crisis Group (ICG) s'est &eacute;galement exprim&eacute;e. L'organisation estime que la r&eacute;forme &laquo; pourrait exacerber les tensions entre les factions rivales au sein de l'&eacute;lite dirigeante, dans un contexte de sp&eacute;culations intenses sur l'identit&eacute; du successeur de Paul Biya &raquo;.</p>
<h2>LA TRIBUNE D'ATANGA NJI : &laquo; PAUL BIYA CONNA&Icirc;T LE CAMEROUN MIEUX QUE CHACUN D'ENTRE NOUS &raquo;</h2>
<h3>Une d&eacute;fense en r&egrave;gle des pr&eacute;rogatives pr&eacute;sidentielles</h3>
<p>C'est dans ce climat de tensions que Paul Atanga Nji publie sa tribune le 7 septembre 2026 dans The Guardian Post. Le ministre, qui a eu le privil&egrave;ge de pr&eacute;senter le texte devant le Parlement, y d&eacute;fend point par point la r&eacute;forme.</p>
<p>Son argumentaire repose sur un principe constitutionnel : le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique nomme aux emplois civils et militaires et peut relever de leurs fonctions les personnes nomm&eacute;es &agrave; tout moment. Vouloir imposer au chef de l'&Eacute;tat un nom, un profil ou un calendrier de nomination constituerait, selon lui, une ing&eacute;rence dans ses pr&eacute;rogatives constitutionnelles.</p>
<h2>&laquo; Le Cameroun, ma&icirc;tre de son destin &raquo;</h2>
<p>Atanga Nji rejette &eacute;galement l'id&eacute;e d'importer m&eacute;caniquement des mod&egrave;les &eacute;trangers. &laquo; Pourquoi le Cameroun devrait-il se pr&eacute;occuper de ce qui se passe ailleurs ? &raquo; interroge-t-il. Il rappelle que Paul Biya avait d&eacute;j&agrave; averti : &laquo; Le Cameroun est un pays ma&icirc;tre de son propre destin, qui ne suit pas aveugl&eacute;ment les autres sans tenir compte de ses propres r&eacute;alit&eacute;s &raquo;.</p>
<h2>L'hommage &agrave; 37 ans de loyaut&eacute;</h2>
<p>Le ministre s'appuie &eacute;galement sur son ouvrage publi&eacute; en septembre 2025, 37 Years of Unwavering Loyalty to the Head of State. Un livre qui retrace son parcours et son &laquo; <strong>d&eacute;vouement ind&eacute;fectible</strong> &raquo; envers le chef de l'&Eacute;tat. Une mani&egrave;re de rappeler que sa d&eacute;fense du r&eacute;gime n'est pas une posture, mais l'&oelig;uvre d'une vie.</p>
<h2>La formule qui fait pol&eacute;mique</h2>
<p>Mais la phrase qui retient l'attention, celle que les r&eacute;seaux sociaux s'arracheront, c'est celle-ci : &laquo; Quiconque pr&eacute;tend aimer le Cameroun davantage que le pr&eacute;sident Paul Biya est un charlatan &raquo;. Une d&eacute;claration qui ne laisse aucune place &agrave; l'ambigu&iuml;t&eacute;.</p>
<h2>LES CANDIDATS POTENTIELS : QUI SERA LE VICE-PR&Eacute;SIDENT ?</h2>
<h3>Les trois favoris</h3>
<p>Plusieurs noms circulent dans les couloirs du pouvoir :</p>
<p>- <strong>Ferdinand Ngoh Ngoh</strong>, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, d&eacute;tenteur du &laquo; pouvoir de signature &raquo;<br />- <strong>Paul Atanga Nji</strong>, ministre de l'Administration territoriale, auteur de la tribune<br />- <strong>Louis-Paul Motaz&eacute;</strong>, ministre des Finances</p>
<h2>L'hypoth&egrave;se dynastique : Franck Biya et Franck Hertz</h2>
<p>Mais la rumeur la plus persistante concerne les deux fils du pr&eacute;sident : <strong>Franck Biya</strong>, fils de la d&eacute;funte premi&egrave;re dame Jean-Ir&egrave;ne Biya, et <strong>Franck Hertz</strong>, fils de l'actuelle premi&egrave;re dame Chantal Biya. The Guardian &eacute;voque une possible &laquo; cr&eacute;ation d'un syst&egrave;me dynastique qui transf&eacute;rerait le pouvoir &agrave; son fils ou &agrave; son beau-fils &raquo;.</p>
<p>Franck Biya a officiellement rejoint le RDPC en novembre 2023. Franck Hertz, homme d'affaires membre du conseil d'administration de Tradex, accompagne r&eacute;guli&egrave;rement le pr&eacute;sident dans ses d&eacute;placements &agrave; l'&eacute;tranger.</p>
<h2>Une nomination encore &agrave; venir</h2>
<p>&Agrave; ce jour, aucune nomination n'a &eacute;t&eacute; officialis&eacute;e. Des rumeurs d'avril 2026 annon&ccedil;ant la nomination de Franck Biya ont &eacute;t&eacute; d&eacute;menties par les autorit&eacute;s camerounaises.</p>
<h2>PERSPECTIVE CE QUE LA VICE-PR&Eacute;SIDENCE CHANGE POUR LE CAMEROUN</h2>
<h3>Une r&eacute;forme majeure depuis 2008</h3>
<p>Cette r&eacute;vision constitutionnelle est la plus significative depuis 2008. Elle modifie l'architecture de l'ex&eacute;cutif camerounais et s&eacute;curise la transition au sommet de l'&Eacute;tat.</p>
<h2>Un enjeu de succession</h2>
<p>&Agrave; 93 ans, Paul Biya est le <strong>plus vieux chef d'&Eacute;tat du monde</strong>. La question de sa succession longtemps taboue est d&eacute;sormais au c&oelig;ur du d&eacute;bat public. La vice-pr&eacute;sidence est une r&eacute;ponse institutionnelle &agrave; cette interrogation.</p>
<h2>Entre stabilit&eacute; et d&eacute;rive monarchique</h2>
<p>Les autorit&eacute;s pr&eacute;sentent cette &eacute;volution comme un <strong>facteur de stabilit&eacute;</strong>. Les opposants y voient une &laquo; d&eacute;rive monarchique du pouvoir &raquo;. Le barreau du Cameroun a mis en garde contre une r&eacute;forme qui &laquo; &eacute;rode la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique du bureau pr&eacute;sidentiel &raquo;.</p>
<h2>&nbsp;L'HEURE DES CHOIX</h2>
<p>La tribune de Paul Atanga Nji ne mettra pas fin aux sp&eacute;culations. Mais elle rappelle une r&eacute;alit&eacute; institutionnelle : au Cameroun, le pr&eacute;sident nomme. Et il nommera seul.</p>
<p>Reste la question que tout le pays se pose : qui ? Et surtout, pourquoi maintenant ? Alors que la communaut&eacute; internationale observe, que l'Union africaine est saisie et que l'opposition d&eacute;nonce un &laquo; coup d'&Eacute;tat institutionnel &raquo;, le Cameroun retient son souffle.</p>
<p>&laquo; Paul Biya conna&icirc;t le Cameroun mieux que chacun d'entre nous &raquo;, affirme Atanga Nji. Les Camerounais jugeront.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 01:26:03 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Atanga_Nji01122023.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            <item>
                <title><![CDATA[Succession dynastique au Cameroun : le scénario secret]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/succession-dynastique-au-cameroun-le-scenario-secret.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Après la présidentielle du 12 octobre 2025, Paul Biya est au plus
haut de son impopularité. La succession se heurte à un blocage
institutionnel total au Camerou...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Franck_Biya140224500.jpg" alt="Succession dynastique au Cameroun : le scénario secret" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025, Paul Biya est au plus haut de son impopularit&eacute;. La succession se heurte &agrave; un blocage institutionnel total au Cameroun. Analyse des enjeux.</p>
<p>Alors que le pr&eacute;sident Paul Biya, 93 ans, est &agrave; un niveau historique d'impopularit&eacute;, le Cameroun s'enfonce dans une paralysie institutionnelle qui alimente toutes les sp&eacute;culations sur sa succession entre rumeurs dynastiques, blocage du remaniement et d&eacute;sinformation d'&Eacute;tat.</p>
<p>Le 12 octobre 2025, le Cameroun a vot&eacute;. Huit mois plus tard, le pays attend toujours son Vice-pr&eacute;sident. Son gouvernement aussi. Et dans les couloirs du pouvoir &agrave; Yaound&eacute;, une question hante les esprits : qui succ&eacute;dera &agrave; Paul Biya ?</p>
<p>&Agrave; 93 ans, le plus vieux pr&eacute;sident en exercice au monde, au pouvoir depuis 1982, n'a jamais &eacute;t&eacute; aussi impopulaire. L'occultation de la liste &eacute;lectorale nationale en violation flagrante de la loi a ouvert la porte &agrave; toutes les fraudes. Le remaniement minist&eacute;riel annonc&eacute; par Biya lui-m&ecirc;me est bloqu&eacute; depuis 246 jours. Les communicants du r&eacute;gime multiplient les d&eacute;clarations contradictoires.</p>
<p>Et dans ce vide politique, une rumeur persistante : et si Franck Biya, le fils du pr&eacute;sident, h&eacute;ritait du tr&ocirc;ne ?</p>
<h2>Paul Biya, 44 ans de pouvoir et une impopularit&eacute; historique</h2>
<p>Paul Biya est pr&eacute;sident du Cameroun depuis le 6 novembre 1982. Quarante-quatre ans. Aucun autre chef d'&Eacute;tat en exercice dans le monde ne d&eacute;tient ce record.</p>
<p>Mais le temps n'&eacute;pargne personne. L'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025, dont les r&eacute;sultats officiels n'ont jamais &eacute;t&eacute; pleinement transparents en raison de l'occultation de la liste &eacute;lectorale nationale par Elecam a marqu&eacute; un tournant.</p>
<p>Selon des sources proches du dossier, l'impopularit&eacute; du r&eacute;gime n'a jamais &eacute;t&eacute; aussi &eacute;lev&eacute;e. Les communicants du pouvoir de Yaound&eacute; peinent &agrave; masquer cette r&eacute;alit&eacute;, multipliant les d&eacute;clarations contradictoires sur un remaniement minist&eacute;riel annonc&eacute; mais jamais concr&eacute;tis&eacute;.</p>
<h2>Le blocage du remaniement minist&eacute;riel : 246 jours d'attente</h2>
<p>Le pr&eacute;sident Paul Biya a lui-m&ecirc;me annonc&eacute; un remaniement minist&eacute;riel. Cela fait 246 jours. Pourtant, aucun d&eacute;cret n'est sign&eacute;.</p>
<p>&laquo; Le pr&eacute;sident Paul Biya a d&eacute;j&agrave; choisi le Vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &raquo;, affirment certains communicants du r&eacute;gime. &laquo; <strong>Les Camerounais conna&icirc;tront bient&ocirc;t le Vice-pr&eacute;sident</strong> &raquo;, promettent d'autres. &laquo; Une short list de trois personnalit&eacute;s est &agrave; l'&eacute;tude &raquo;, ajoutent les plus optimistes.</p>
<p>Mais les jours passent. Les semaines. Les mois. Et le Cameroun tourne au ralenti, avec un appareil d'&Eacute;tat en &eacute;tat de paralysie partielle.</p>
<h2>Succession dynastique : le sc&eacute;nario Franck Biya</h2>
<p>Depuis la fin des ann&eacute;es 1990, une campagne de d&eacute;sinformation s'emploie &agrave; instiller dans la conscience collective une id&eacute;e : Franck Biya, le fils du pr&eacute;sident, va succ&eacute;der &agrave; son p&egrave;re.</p>
<p>Le pic de cette strat&eacute;gie a &eacute;t&eacute; atteint les 25 et 26 juillet 2022, lors de la visite officielle d'Emmanuel Macron &agrave; Yaound&eacute;. Les communicants du r&eacute;gime ont alors laiss&eacute; entendre que la France apportait sa caution &agrave; la succession dynastique.</p>
<p>Cette th&egrave;se, jamais confirm&eacute;e par l'&Eacute;lys&eacute;e, a pourtant &eacute;t&eacute; largement relay&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux et dans certains m&eacute;dias proches du pouvoir.</p>
<h2>D&eacute;sinformation d'&Eacute;tat : quand le r&eacute;gime s'emp&ecirc;tre</h2>
<p>Les contradictions s'accumulent. &laquo; Le vice-pr&eacute;sident est d&eacute;j&agrave; choisi &raquo;, affirmait-on il y a encore quelques semaines. &laquo; <strong>Il est actuellement &agrave; l'&eacute;tranger</strong> &raquo;, a-t-on ensuite pr&eacute;cis&eacute;. Puis : &laquo; <strong>Une short list est &agrave; l'&eacute;tude</strong> &raquo;.</p>
<p>Ces d&eacute;clarations, parfois tenues par des membres de la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle, t&eacute;moignent d'une f&eacute;brilit&eacute; inhabituelle.</p>
<p>L'occultation de la liste &eacute;lectorale nationale en violation de la loi camerounaise ouvre la porte &agrave; toutes les sp&eacute;culations. La fraude &eacute;lectorale, si elle &eacute;tait av&eacute;r&eacute;e, pourrait bien &ecirc;tre l'arme du r&eacute;gime pour tenter de se maintenir.</p>
<h2>Le vide politique : quelles cons&eacute;quences pour les Camerounais ?</h2>
<p>Au-del&agrave; des sp&eacute;culations, ce sont les Camerounais qui paient le prix de cette paralysie.</p>
<p>Le syst&egrave;me de sant&eacute; est en crise. L'&eacute;ducation est sous-financ&eacute;e. L'ins&eacute;curit&eacute; s&eacute;vit dans plusieurs r&eacute;gions. Et pendant ce temps, les communicants du r&eacute;gime s'&eacute;puisent &agrave; justifier l'injustifiable.</p>
<p>&laquo; Nous expliquons depuis des lustres quelque chose que les soutiens ind&eacute;fectibles de l'ordre de Yaound&eacute; n'arrivent manifestement pas &agrave; comprendre &raquo;, confie un analyste politique sous couvert d'anonymat.</p>
<h2>L'apr&egrave;s-Biya : un horizon encore flou</h2>
<p>Une certitude : Paul Biya ne sera pas &eacute;ternel. Mais personne ne sait quand, ni comment, ni par qui il sera remplac&eacute;.</p>
<p>La Constitution camerounaise pr&eacute;voit un vice-pr&eacute;sident. Mais le poste est vacant. Un vide institutionnel qui accentue l'incertitude.</p>
<p>L'arm&eacute;e, comme toujours dans les transitions incertaines, observe. Les chefs traditionnels et religieux appellent au calme. La soci&eacute;t&eacute; civile s'organise.</p>
<p>Et les Camerounais, lass&eacute;s des promesses non tenues, attendent. Ils attendent un remaniement qui ne vient pas. Un vice-pr&eacute;sident qui n'arrive pas. Une transition qui n'est pas programm&eacute;e. Une d&eacute;mocratie qui peine &agrave; s'installer.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 04 Sep 2026 12:57:34 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Qui est vraiment Junior Biya ?]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-qui-est-vraiment-junior-biya.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Junior Biya, le fils discret du président Paul Biya, a fêté ses 31
ans à Genève entouré du clan présidentiel. Portrait d'un héritier
que tout le monde observe s...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Junior-Biya030926500.webp" alt="Cameroun - Qui est vraiment Junior Biya ?" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Junior Biya, le fils discret du pr&eacute;sident Paul Biya, a f&ecirc;t&eacute; ses 31 ans &agrave; Gen&egrave;ve entour&eacute; du clan pr&eacute;sidentiel. Portrait d'un h&eacute;ritier que tout le monde observe sans qu'il ne se montre jamais.&nbsp;</p>
<p>&Agrave; 31 ans, Junior Biya, fils cadet du pr&eacute;sident Paul Biya et de Chantal Biya, reste un myst&egrave;re pour les Camerounais. Sa discr&eacute;tion contraste avec les sp&eacute;culations sur la succession pr&eacute;sidentielle qui agitent le pays.</p>
<p>Junior Biya a 31 ans. Il les a f&ecirc;t&eacute;s le 22 juin &agrave; Gen&egrave;ve, en Suisse, entour&eacute; de toute sa famille son p&egrave;re Paul Biya, sa m&egrave;re Chantal Biya, sa s&oelig;ur Brenda et une partie du clan pr&eacute;sidentiel. Mais vous ne l'avez probablement jamais vu.</p>
<p>Le fils du pr&eacute;sident camerounais est un fant&ocirc;me. Il n'a pas de compte sur les r&eacute;seaux sociaux. Il ne donne pas d'interview. Il fuit les cam&eacute;ras. Et pourtant, tout le monde l'observe. Car dans l'ombre de ce jeune homme discret se joue peut-&ecirc;tre l'avenir politique du Cameroun.</p>
<h2>&laquo; Monsieur le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &raquo; : un surnom qui interroge</h2>
<p>Lors de la c&eacute;l&eacute;bration de ses 31 ans &agrave; Gen&egrave;ve, une sc&egrave;ne a marqu&eacute; les esprits. Cathy Meba, la ni&egrave;ce de Paul Biya, s'est adress&eacute;e &agrave; lui en ces termes : &laquo; <strong>Nous sommes l&agrave; pour f&ecirc;ter l'ann&eacute;e de plus de Monsieur le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique : Junior Biya !</strong> &raquo;</p>
<p>Une pluie d'applaudissements a salu&eacute; cette d&eacute;claration. Mais ce titre honorifique a imm&eacute;diatement fait r&eacute;agir. Dans l'entourage du chef de l'&Eacute;tat, on assure pourtant qu'il s'agit d'une simple marque d'affection ancr&eacute;e dans la tradition ekang. &laquo; Ce titre affectueux, utilis&eacute; dans le cercle familial, n'a rien &agrave; voir avec un quelconque projet politique secret &raquo;, insiste un proche.</p>
<p>Dans le contexte camerounais celui d'une succession de Paul Biya &agrave; laquelle chacun pense cette pr&eacute;cision est d'importance.</p>
<h2>Un fils b&eacute;ni par deux papes</h2>
<p>Junior Biya est n&eacute; en 1995, l'ann&eacute;e de la visite du pape Jean-Paul II au Cameroun. Le souverain pontife l'a baptis&eacute;. En mars 2009, il a re&ccedil;u une seconde imposition des mains cette fois du pape Beno&icirc;t XVI.</p>
<p>Ces deux gestes pontificaux font de lui, selon un artiste camerounais, &laquo; l'enfant le plus b&eacute;ni de la R&eacute;publique &raquo;. Une b&eacute;n&eacute;diction qui, dans l'imaginaire collectif, renforce son aura myst&eacute;rieuse.</p>
<h2>L'homme le plus discret du clan pr&eacute;sidentiel</h2>
<p>La biographie officielle du chef de l'&Eacute;tat, publi&eacute;e par la pr&eacute;sidence, mentionne trois enfants : Emmanuel Franck Biya, Anastasie Brenda Biya Eyenga et Paul Biya Junior. Mais ce dernier l'a&icirc;n&eacute; de Brenda Biya de deux ans est de loin le plus secret.</p>
<p>&Agrave; l'adolescence, il a &eacute;t&eacute; scolaris&eacute; en internat au Coll&egrave;ge du L&eacute;man, &agrave; Gen&egrave;ve. L'&eacute;crin est &agrave; l'abri des regards. Ses parents l'en ont ensuite retir&eacute; pour des raisons de s&eacute;curit&eacute;.</p>
<p>Sur internet, l'une de ses rares photographies r&eacute;centes le montre aux c&ocirc;t&eacute;s de Samuel Eto'o, &agrave; la veille de la candidature de l'ancien capitaine des Lions indomptables &agrave; la pr&eacute;sidence de la Fecafoot.</p>
<h2>Le passage controvers&eacute; &agrave; l'Enam</h2>
<p>En 2017, son nom s'est impos&eacute; dans le d&eacute;bat public. Junior Biya se pr&eacute;sente avec sa s&oelig;ur Brenda au concours d'entr&eacute;e de l'&Eacute;cole nationale d'administration et de magistrature (Enam). Leur admission alimente une pol&eacute;mique nationale sur l'&eacute;galit&eacute; devant le concours.</p>
<p>Arriv&eacute; en retard &agrave; une &eacute;preuve, Junior Biya aurait permis &agrave; d'autres candidats retardataires d'entrer &agrave; leur tour. La pol&eacute;mique enfle. Pourtant, il poursuit son cursus jusqu'&agrave; son terme et obtient son dipl&ocirc;me.</p>
<p>Mais depuis, aucune nomination au sein de la fonction publique. Junior Biya est retomb&eacute; dans l'anonymat.</p>
<h2>Un r&ocirc;le discret mais influent</h2>
<p>Calme et r&eacute;serv&eacute;, Junior Biya n'est pas indiff&eacute;rent &agrave; la vie de la famille. Il est d&eacute;crit comme l'un des d&eacute;fenseurs les plus fervents de la &laquo; mesure &raquo; au sein du clan Biya. Il lui arrive de rappeler sa s&oelig;ur Brenda &agrave; l'ordre lorsque celle-ci s'aventure dans des d&eacute;clarations jug&eacute;es trop sensibles sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>Il discute aussi de politique en priv&eacute; au palais. Il donne son avis sur la marche du pays, sur les rivalit&eacute;s et les batailles qui opposent ceux qu'il consid&egrave;re comme ses &laquo; fr&egrave;res &raquo;.</p>
<h2>Une succession qui divise la famille</h2>
<p>L'ann&eacute;e 2026 n'a pas chang&eacute; la donne. Alors que les pr&eacute;tendants &agrave; la succession sont nombreux, Franck Biya reste le seul candidat familial s&eacute;rieux. Mais il fait face &agrave; l'opposition de l'actuelle premi&egrave;re dame, Chantal Biya, qui serait tent&eacute;e de favoriser l'ascension d'un autre fils, Franck Hertz.</p>
<p>En revanche, Junior Biya, enfant de Chantal Biya tout autant que du pr&eacute;sident, n'est pas cit&eacute; chez les pr&eacute;tendants. Pour l'instant.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 03 Sep 2026 18:19:14 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec JA</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Olive Ngobo Elok attaque Joseph Fouda en justice]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-olive-ngobo-elok-attaque-joseph-fouda-en-justice.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Olive Ngobo Elok dépose une plainte pénale contre le Vice-Amiral
Joseph Fouda pour tortures, corruption, haute trahison et blanchiment.
Le tribunal militaire de...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Contre-Amiral-Fouda060826500.webp" alt="Cameroun - Olive Ngobo Elok attaque Joseph Fouda en justice" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Olive Ngobo Elok d&eacute;pose une plainte p&eacute;nale contre le Vice-Amiral Joseph Fouda pour tortures, corruption, haute trahison et blanchiment. Le tribunal militaire de Yaound&eacute; est saisi.&nbsp;</p>
<p>Le Vice-Amiral Joseph Fouda, conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident Paul Biya, est vis&eacute; par une plainte p&eacute;nale d&eacute;pos&eacute;e devant le Tribunal militaire de Yaound&eacute; pour des faits de tortures, corruption, complicit&eacute; d'enl&egrave;vement, atteinte &agrave; la S&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat et haute trahison.</p>
<p>Une plainte p&eacute;nale d'une gravit&eacute; exceptionnelle a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e le 31 ao&ucirc;t 2024 devant le parquet militaire de Yaound&eacute;. La plaignante, le Docteur Olive Ngobo Elok, experte en relations internationales et ancienne cadre au Minist&egrave;re de la D&eacute;fense et &agrave; la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, accuse le Vice-Amiral Joseph Fouda, conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident Paul Biya et officier sup&eacute;rieur de la Marine Nationale, de douze chefs d'accusation incluant tortures, corruption, complicit&eacute; d'enl&egrave;vement et haute trahison.</p>
<p><strong>Les faits d&eacute;nonc&eacute;s plongent au c&oelig;ur des arcanes du pouvoir camerounais.</strong> La plaignante affirme avoir &eacute;t&eacute; victime de harc&egrave;lement sexuel d&egrave;s 2017, puis d'une tentative de viol en janvier 2018, avant d'&ecirc;tre instrumentalis&eacute;e dans des proc&eacute;dures secondaires l'impliquant &agrave; tort dans des trafics d'armes au sein du minist&egrave;re. La plainte s'inscrit dans le prolongement de l'affaire dite &laquo; Fouda / Mbapou et consorts &raquo;, dont les ramifications touchent aux plus hautes sph&egrave;res de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Le commissaire du gouvernement pr&egrave;s le Tribunal militaire de Yaound&eacute; doit d&eacute;sormais appr&eacute;cier l'opportunit&eacute; des poursuites. Une d&eacute;cision qui, compte tenu de la personnalit&eacute; mise en cause, sera scrut&eacute;e de pr&egrave;s par l'opinion publique camerounaise et la communaut&eacute; internationale.</p>
<h2>Une plainte aux multiples ramifications</h2>
<p>Le Tribunal militaire de Yaound&eacute;, juridiction d'exception charg&eacute;e des affaires impliquant des militaires et des atteintes &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat, a &eacute;t&eacute; saisi d'une plainte qui pourrait faire date. Le Docteur Olive Ngobo Elok, experte en relations internationales, y d&eacute;nonce un syst&egrave;me d'abus et d'impunit&eacute; qu'elle attribue au Vice-Amiral Joseph Fouda, l'un des officiers les plus influents du r&eacute;gime camerounais.</p>
<p>Les accusations sont d'une rare densit&eacute; : escroquerie aggrav&eacute;e, man&oelig;uvres frauduleuses, corruption, complicit&eacute; d'enl&egrave;vement, s&eacute;questration ill&eacute;gale, tortures ayant entra&icirc;n&eacute; l'interruption involontaire de grossesse de la plaignante. <strong>S'y ajoutent des qualifications relevant du droit p&eacute;nal sp&eacute;cial</strong> : atteinte &agrave; la S&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat, atteinte au secret de la D&eacute;fense Nationale, actes de haute trahison, terrorisme, blanchiment de capitaux, et instrumentalisation des institutions judiciaires et de l'autorit&eacute; pr&eacute;sidentielle.</p>
<h2>L'affaire &laquo; Fouda / Mbapou et consorts &raquo;</h2>
<p>La plainte du Dr Ngobo Elok s'inscrit dans le prolongement de la proc&eacute;dure dite &laquo; Fouda / Mbapou et consorts &raquo;. Cette affaire, d&eacute;j&agrave; connue des observateurs de la vie judiciaire camerounaise, implique le Vice-Amiral Fouda dans un litige complexe dont les contours restent encore flous.</p>
<p>Ce qui est nouveau, c'est la dimension personnelle des accusations. La plaignante ne se contente plus de d&eacute;noncer des faits g&eacute;n&eacute;raux de corruption ou d'abus de pouvoir. Elle articule sa plainte autour de son propre parcours de victime, apportant des &eacute;l&eacute;ments documentaires, des enregistrements et des d&eacute;positions de t&eacute;moins &agrave; l'appui de ses all&eacute;gations.</p>
<h2>Un dossier sensible au c&oelig;ur du pouvoir</h2>
<p><strong>Le Vice-Amiral Joseph Fouda n'est pas un militaire ordinaire.</strong> Conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident Paul Biya, il est l'un des officiers les plus proches du chef de l'&Eacute;tat. Sa position lui donne acc&egrave;s aux plus hautes instances de d&eacute;cision et le place &agrave; l'intersection des sph&egrave;res politique, militaire et s&eacute;curitaire.</p>
<p>Cette proximit&eacute; avec le pouvoir rend l'affaire particuli&egrave;rement sensible. La plainte met en cause non seulement un haut dignitaire militaire, mais aussi, indirectement, l'autorit&eacute; pr&eacute;sidentielle dont il est le conseiller. L'accusation d'&laquo; instrumentalisation des institutions judiciaires et de l'autorit&eacute; pr&eacute;sidentielle &raquo; ne manquera pas d'alimenter les interrogations sur l'ind&eacute;pendance de la justice camerounaise.</p>
<h2>Que risque Joseph Fouda ?</h2>
<p>Les chefs d'accusation retenus contre le Vice-Amiral Fouda sont parmi les plus graves du code p&eacute;nal militaire camerounais. La haute trahison, le terrorisme et l'atteinte &agrave; la S&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat sont passibles de peines pouvant aller jusqu'&agrave; la r&eacute;clusion &agrave; perp&eacute;tuit&eacute;, voire la peine capitale dans certaines juridictions militaires d'Afrique centrale.</p>
<p><strong>Toutefois, rien n'est moins s&ucirc;r &agrave; ce stade.</strong> La plainte a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e, mais le commissaire du gouvernement pr&egrave;s le Tribunal militaire de Yaound&eacute; doit d&eacute;sormais appr&eacute;cier l'opportunit&eacute; des poursuites. Il peut d&eacute;cider d'engager des poursuites, de requ&eacute;rir un suppl&eacute;ment d'information ou de classer la plainte sans suite.</p>
<h2>Les enjeux pour la justice camerounaise</h2>
<p><strong>Cette affaire met la justice militaire camerounaise face &agrave; un test de cr&eacute;dibilit&eacute;.</strong> Le Tribunal militaire de Yaound&eacute;, souvent per&ccedil;u comme une juridiction aux ordres de l'ex&eacute;cutif, devra d&eacute;montrer son ind&eacute;pendance en instruisant cette plainte avec rigueur et impartialit&eacute;.</p>
<p>La communaut&eacute; internationale, et particuli&egrave;rement les organisations de d&eacute;fense des droits de l'homme, seront attentives. Les accusations de tortures ayant entra&icirc;n&eacute; une interruption involontaire de grossesse, de s&eacute;questration et de violences sexuelles si elles &eacute;taient confirm&eacute;es constitueraient des violations graves des droits humains, engageant la responsabilit&eacute; de l'&Eacute;tat camerounais.</p>
<p>Pour le Dr Olive Ngobo Elok, l'enjeu est &agrave; la fois personnel et symbolique. En brisant le silence et en engageant une proc&eacute;dure judiciaire contre un haut dignitaire, elle prend un risque consid&eacute;rable. Mais elle ouvre aussi une br&egrave;che dans le syst&egrave;me d'impunit&eacute; qui, selon de nombreux observateurs, caract&eacute;rise les affaires impliquant des proches du pouvoir au Cameroun.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 31 Aug 2026 20:18:49 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Lionnes au Palais : sacre historique, selfie interdit]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-lionnes-au-palais-sacre-historique-selfie-interdit.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Sacrées championnes d'Afrique pour la première fois, les Lionnes
Indomptables sont reçues ce samedi au Palais de l'Unité. Mais les
téléphones sont interdits : p...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Palais_Etoudi290424500.jpg" alt="Cameroun - Lionnes au Palais : sacre historique, selfie interdit" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-lionnes-au-palais-sacre-historique-selfie-interdit.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Sacr&eacute;es championnes d'Afrique pour la premi&egrave;re fois, les Lionnes Indomptables sont re&ccedil;ues ce samedi au Palais de l'Unit&eacute;. Mais les t&eacute;l&eacute;phones sont interdits : pas de selfie historique.</p>
<p>Ce samedi 22 ao&ucirc;t, les Lionnes Indomptables foulent le tapis rouge du Palais de l'Unit&eacute; pour une r&eacute;ception solennelle. Une cons&eacute;cration attendue depuis 40 ans. Mais les t&eacute;l&eacute;phones portables sont formellement interdits dans l'enceinte du palais. Pas de selfie pr&eacute;sidentiel pour les h&eacute;ro&iuml;nes.</p>
<p>Elles ont attendu 40 ans. Trois finales perdues. Des larmes, des sacrifices, des nuits blanches. Le 16 ao&ucirc;t 2026, les Lionnes Indomptables ont enfin inscrit leur nom au palmar&egrave;s continental. Ce samedi 22 ao&ucirc;t, &agrave; 16 heures, elles franchissent le portail d'honneur du Palais de l'Unit&eacute;.</p>
<p>Le pr&eacute;sident Paul Biya et son &eacute;pouse Chantal Biya les accueillent pour une c&eacute;r&eacute;monie solennelle. Le point d'orgue d'une semaine de liesse populaire. Mais il y a un hic : <strong>les t&eacute;l&eacute;phones portables sont interdits &agrave; l'int&eacute;rieur du palais</strong>.</p>
<p>Pas de selfie avec le pr&eacute;sident. Pas de photo du troph&eacute;e aux c&ocirc;t&eacute;s du chef de l'&Eacute;tat. Pas d'instantan&eacute; de ce moment historique sur les r&eacute;seaux sociaux. Les Lionnes entrent dans l'histoire, mais sans leur t&eacute;l&eacute;phone.</p>
<h2>Un sacre historique apr&egrave;s 40 ans d'attente</h2>
<h3>La finale qui a tout chang&eacute;</h3>
<p>Dimanche 16 ao&ucirc;t, au stade Moulay El Hassan de Rabat, les Camerounaises ont surclass&eacute; le Malawi sur le score de 3-0. Marie Ngah Manga a ouvert le score &agrave; la 20e minute, puis a sign&eacute; un doubl&eacute; juste avant la pause. Naomi Eto a inscrit le deuxi&egrave;me but d'une superbe vol&eacute;e.</p>
<p>Apr&egrave;s avoir &eacute;chou&eacute; sur la derni&egrave;re marche en 2004, 2014 et 2016, les Lionnes Indomptables ont enfin bris&eacute; la mal&eacute;diction. Il s'agit du tout premier titre continental de l'histoire du football f&eacute;minin camerounais.</p>
<h2>Des distinctions individuelles &eacute;clatantes</h2>
<p>Le succ&egrave;s collectif s'est accompagn&eacute; de r&eacute;compenses personnelles. <strong>Monique Ngock</strong> a &eacute;t&eacute; &eacute;lue meilleure joueuse du tournoi. <strong>Michaely Bihina</strong> a &eacute;t&eacute; sacr&eacute;e meilleure gardienne. Quatre Lionnes figurent dans le XI type de la CAF.</p>
<p>Gr&acirc;ce &agrave; ce sacre, le Cameroun empoche une prime de <strong>2 millions de dollars</strong> et se qualifie directement pour la Coupe du Monde F&eacute;minine de la FIFA 2027 au Br&eacute;sil.</p>
<h2>Un retour triomphal &agrave; Yaound&eacute;</h2>
<p>Le 17 ao&ucirc;t, au lendemain de la finale, l'&eacute;quipe est rentr&eacute;e &agrave; Yaound&eacute;. Des milliers de Camerounais s'&eacute;taient mass&eacute;s &agrave; l'a&eacute;roport international pour accueillir leurs h&eacute;ro&iuml;nes. Une parade triomphale a travers&eacute; les principales art&egrave;res de la capitale.</p>
<h2>La r&eacute;ception au Palais de l'Unit&eacute; : l'&eacute;tape institutionnelle</h2>
<h3>Une audience solennelle</h3>
<p>Ce samedi 22 ao&ucirc;t &agrave; 16 heures, le Palais de l'Unit&eacute; ouvre ses portes aux championnes d'Afrique. Le couple pr&eacute;sidentiel, Paul et Chantal Biya, recevra les nouvelles reines du football africain pour une c&eacute;r&eacute;monie solennelle.</p>
<p>Cette audience constitue le point d'orgue institutionnel des c&eacute;l&eacute;brations. Elle s'inscrit dans une tradition pr&eacute;sidentielle : recevoir les athl&egrave;tes qui ont honor&eacute; la nation.</p>
<h2>Les honneurs r&eacute;publicains</h2>
<p>Le protocole d'&Eacute;tat r&eacute;servera aux championnes d'Afrique les honneurs r&eacute;publicains. Une c&eacute;r&eacute;monie qui devrait marquer une nouvelle page de l'histoire du football f&eacute;minin camerounais.</p>
<h2>Le paradoxe : pas de selfie pour les h&eacute;ro&iuml;nes</h2>
<h3>Une interdiction qui fait jaser</h3>
<p>Selon la note d'invitation, <strong>les t&eacute;l&eacute;phones portables ne seront pas autoris&eacute;s &agrave; l'int&eacute;rieur du Palais de l'Unit&eacute;</strong>. Une pratique courante lors des r&eacute;ceptions pr&eacute;sidentielles, justifi&eacute;e par des raisons de s&eacute;curit&eacute; et de protocole.</p>
<p>Pourtant, dans une &egrave;re o&ugrave; les r&eacute;seaux sociaux amplifient les moments de communion nationale, cette interdiction semble anachronique. Les Lionnes, qui ont offert au Cameroun sa premi&egrave;re couronne continentale, ne pourront pas immortaliser ce moment par un selfie avec le pr&eacute;sident.</p>
<h2>Le symbole d'un protocole rigide</h2>
<p>Cette interdiction illustre la rigidit&eacute; du protocole pr&eacute;sidentiel. Elle rappelle que, m&ecirc;me dans la c&eacute;l&eacute;bration, le Palais de l'Unit&eacute; reste un sanctuaire hors d'atteinte. Les Camerounais, qui vivent cet exploit par procuration, ne verront les images que par le filtre des m&eacute;dias officiels.</p>
<h2>Un contraste saisissant</h2>
<p>D'un c&ocirc;t&eacute;, des joueuses qui ont bris&eacute; une mal&eacute;diction de 40 ans, qui ont fait vibrer tout un pays. De l'autre, une interdiction qui les prive d'un geste anodin : prendre une photo avec le chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Le contraste est saisissant. Il interroge sur la place du peuple dans les c&eacute;l&eacute;brations nationales. Sur la capacit&eacute; des institutions &agrave; s'adapter &agrave; l'&egrave;re num&eacute;rique. Sur le foss&eacute; entre l'&eacute;motion populaire et la rigidit&eacute; protocolaire.</p>
<h2>Une fiert&eacute; nationale malgr&eacute; tout</h2>
<p>Malgr&eacute; cette interdiction, les Lionnes restent les h&eacute;ro&iuml;nes d'une nation. Leur exploit restera grav&eacute; dans les m&eacute;moires. Les images officielles de la CRTV circuleront. Mais le selfie spontan&eacute;, l'instant vol&eacute; avec le pr&eacute;sident, restera un fantasme.</p>
<p>Ce samedi, les Lionnes entrent dans l'histoire. Avec ou sans t&eacute;l&eacute;phone.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 21:22:48 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Biya : le vol qui va ramener le président au Cameroun]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/biya-le-vol-qui-va-ramener-le-president-au-cameroun.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Paul Biya attendu à Yaoundé après 73 jours d'absence. Le Boeing 767
P4-CLA qui a conduit le président camerounais en Suisse est de retour
à Genève. Retour immin...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Boeing_767_200826500.webp" alt="Biya : le vol qui va ramener le président au Cameroun" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/actualites/serail/biya-le-vol-qui-va-ramener-le-president-au-cameroun.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Paul Biya attendu &agrave; Yaound&eacute; apr&egrave;s 73 jours d'absence. Le Boeing 767 P4-CLA qui a conduit le pr&eacute;sident camerounais en Suisse est de retour &agrave; Gen&egrave;ve. Retour imminent.</p>
<p>Apr&egrave;s 73 jours d'absence, le plus long s&eacute;jour hors du Cameroun de l'histoire de Paul Biya touche &agrave; sa fin le Boeing pr&eacute;sidentiel P4-CLA est en mouvement.</p>
<p>Le Boeing 767 immatricul&eacute; P4-CLA vient de fouler la piste de l'a&eacute;roport de Gen&egrave;ve-Cointrin. Il a d&eacute;coll&eacute; ce matin d'Antalya, en Turquie, o&ugrave; il avait atterri la veille avec &agrave; son bord le pr&eacute;sident congolais Denis Sassou Nguesso. Sa mission d&eacute;sormais : ramener Paul Biya &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Le pr&eacute;sident camerounais, 93 ans, a quitt&eacute; le Cameroun le 7 juin 2026 pour ce qui avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; par la pr&eacute;sidence comme un &laquo; court s&eacute;jour priv&eacute; en Europe &raquo;. Cela fait aujourd'hui 73 jours qu'il est hors du pays un record absolu pour celui qui dirige le Cameroun depuis 1982.</p>
<p>Le P4-CLA, un Boeing 767-200 exploit&eacute; par la soci&eacute;t&eacute; Comlux Aviation, est l'appareil qui avait d&eacute;j&agrave; conduit Paul Biya d'urgence de Gen&egrave;ve &agrave; Paris le 24 septembre 2024. Le voil&agrave; de retour en Suisse. Selon des informations concordantes rapport&eacute;es par le journaliste Polycarpe Essomba de RFI, le chef de l'&Eacute;tat devrait regagner Yaound&eacute; ce jeudi 20 ao&ucirc;t 2026. Des bagages et des membres de sa suite seraient d&eacute;j&agrave; arriv&eacute;s au Cameroun la veille.</p>
<h2>73 jours d'absence, un pays en suspens</h2>
<p>Le 7 juin 2026, Paul Biya quitte Yaound&eacute; en compagnie de la premi&egrave;re dame Chantal Biya, du directeur du cabinet civil Samuel Mvondo Ayolo et du vice-amiral Joseph Fouda. La destination officielle : la Suisse, pour un s&eacute;jour priv&eacute;.</p>
<p>Mais les semaines s'&eacute;coulent. Aucune image, aucune apparition publique. Le pr&eacute;sident, que l'on surnomme le &laquo; Sphinx &raquo; pour sa discr&eacute;tion l&eacute;gendaire, n'a plus &eacute;t&eacute; vu en public depuis son d&eacute;part. Le doute s'installe. Les rumeurs enflent : hospitalisation d'urgence, malaise lors de la r&eacute;ception du 20 mai au palais pr&eacute;sidentiel de l'Unit&eacute;, vacance du pouvoir.</p>
<p>Le 2 ao&ucirc;t 2026, apr&egrave;s pr&egrave;s de deux mois de silence, le ministre de la Communication Ren&eacute; Emmanuel Sadi s'exprime en exclusivit&eacute; sur RFI, au micro de Polycarpe Essomba. Ses mots sont pes&eacute;s : &laquo; Le pr&eacute;sident est en vie. Il n'y a aucune vacance du pouvoir ! Le pr&eacute;sident Paul Biya n'a pas d&eacute;missionn&eacute; &raquo;. Interrog&eacute; sur la date du retour, il r&eacute;pond : &laquo; Je ne peux pas vous dire avec exactitude quand est-ce que le pr&eacute;sident Paul Biya revient. Je peux au moins me permettre de vous dire qu'il revient tr&egrave;s bient&ocirc;t &raquo;.</p>
<p>Depuis son absence, Paul Biya communique par d&eacute;crets sign&eacute;s &agrave; distance. Le 3 ao&ucirc;t 2026, il a &eacute;lev&eacute; cinq colonels au grade de g&eacute;n&eacute;ral de brigade. Le 28 juillet, un d&eacute;cret a mis &agrave; la retraite des officiers g&eacute;n&eacute;raux. Le 30 juillet, un autre d&eacute;cret a habilit&eacute; le ministre de l'&Eacute;conomie &agrave; signer des accords de financement de pr&egrave;s de 28 milliards de FCFA avec la Banque islamique de d&eacute;veloppement. &laquo; Plut&ocirc;t que de se montrer, le pr&eacute;sident envoie des messages visant &agrave; confirmer son exercice effectif du pouvoir &raquo;, analyse RFI.</p>
<h2>LE VOL P4-CLA D'ANTALYA &Agrave; GEN&Egrave;VE, LES COULISSES D'UN RETOUR</h2>
<p>Le Boeing 767 P4-CLA est un appareil qui n'est pas inconnu des observateurs de la vie politique camerounaise. Immatricul&eacute; sous pavillon arubais et exploit&eacute; par Comlux Aviation, il est r&eacute;guli&egrave;rement affr&eacute;t&eacute; par la pr&eacute;sidence camerounaise pour les d&eacute;placements du chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Ces derni&egrave;res heures, l'avion a &eacute;t&eacute; suivi &agrave; la trace par les sp&eacute;cialistes de l'aviation civile et les internautes camerounais. Apr&egrave;s avoir atterri &agrave; Antalya, en Turquie, avec &agrave; son bord le pr&eacute;sident congolais Denis Sassou Nguesso qui effectue un s&eacute;jour de quinze jours dans la station baln&eacute;aire turque le P4-CLA a repris l'air ce matin pour rejoindre Gen&egrave;ve.</p>
<p><strong>Selon nos informations</strong>, l'appareil est d&eacute;sormais stationn&eacute; &agrave; l'a&eacute;roport de Gen&egrave;ve-Cointrin, pr&ecirc;t &agrave; embarquer le pr&eacute;sident Paul Biya et sa d&eacute;l&eacute;gation. Le d&eacute;collage est pr&eacute;vu aux alentours de 11h, heure de Yaound&eacute;.</p>
<p>Ce vol n'est pas anodin. Il intervient alors que les bagages et une partie des personnes qui accompagnaient Paul Biya &agrave; Gen&egrave;ve seraient d&eacute;j&agrave; arriv&eacute;s au Cameroun la veille un signal fort que le retour est en cours de finalisation.</p>
<h2>LA CRTV EN &Eacute;TAT D'ALERTE UN DISPOSITIF EXCEPTIONNEL</h2>
<p>Si le retour de Paul Biya est encore officiellement non confirm&eacute; par la pr&eacute;sidence, la Cameroon Radio Television (CRTV) ne prend aucun risque. Un document interne dat&eacute; du 19 ao&ucirc;t 2026 r&eacute;v&egrave;le la mobilisation d'un important dispositif humain et technique.</p>
<p>Plus de 200 membres du personnel ont &eacute;t&eacute; mobilis&eacute;s pour assurer la production et la retransmission en direct de l'&eacute;v&eacute;nement. Les &eacute;quipes couvriront l'arriv&eacute;e du chef de l'&Eacute;tat &agrave; l'a&eacute;roport international de Yaound&eacute;-Nsimalen ainsi que son d&eacute;placement jusqu'au palais de l'Unit&eacute;. Le plan op&eacute;rationnel pr&eacute;voit des cam&eacute;ras, un car r&eacute;gie mobile, des dispositifs de retransmission, ainsi que des &eacute;quipes charg&eacute;es de la logistique et de la coordination.</p>
<p>Un politologue camerounais a r&eacute;agi avec ironie sur les r&eacute;seaux sociaux : &laquo; La CRTV s'appr&ecirc;te seulement &agrave; couvrir une finale de coupe du monde ? Les simples retours d'un pr&eacute;sident sont des f&ecirc;tes nationales &raquo;.</p>
<h2>LE TIMING POURQUOI CE JEUDI 20 AO&Ucirc;T ?</h2>
<p>Le choix de la date n'est pas le fruit du hasard. Dimanche 16 ao&ucirc;t 2026, les Lionnes Indomptables ont remport&eacute; leur premi&egrave;re Coupe d'Afrique des nations f&eacute;minine en battant le Malawi 3-0 &agrave; Rabat. Un sacre historique pour le football camerounais. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a d&eacute;j&agrave; annonc&eacute; que les championnes seraient re&ccedil;ues au Palais de l'Unit&eacute;.</p>
<p><strong>Le retour de Paul Biya co&iuml;nciderait avec cet accueil</strong>. Une mani&egrave;re de tourner la page de 73 jours d'absence sur une note positive, en apparaissant aux c&ocirc;t&eacute;s des h&eacute;ro&iuml;nes nationales.</p>
<p>C'est finalement un journaliste qui a donn&eacute; la date. Polycarpe Essomba, correspondant de RFI, a &eacute;crit sur les r&eacute;seaux sociaux : &laquo; EXCLUSIF, selon des informations concordantes et puis&eacute;es &agrave; bonnes sources, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique devrait regagner Yaound&eacute; dans les prochaines 48 heures. Rdv donc pour jeudi 20 ao&ucirc;t. &Agrave; moins que&hellip; &raquo;.</p>
<p>L'annonce a imm&eacute;diatement fait le tour du web et des groupes WhatsApp camerounais.</p>
<h2>QUESTION EN SUSPENS</h2>
<p><strong>L'&eacute;tat de sant&eacute; de Paul Biya reste la grande inconnue</strong>. Si le gouvernement d&eacute;ment toute hospitalisation, plusieurs sources, dont Jeune Afrique, &eacute;voquent un malaise lors de la r&eacute;ception du 20 mai. Aucune image r&eacute;cente du pr&eacute;sident n'a &eacute;t&eacute; diffus&eacute;e. Son retour physique au Cameroun s'il a lieu mettra-t-il fin aux sp&eacute;culations ? Rien n'est moins s&ucirc;r.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 20 Aug 2026 10:20:46 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Joël Émile Bamkouï : le retour de l’ex-patron du renseignement]]></title>
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                    <![CDATA[
                    <p>L’ancien chef de la Sécurité militaire (SEMIL), le colonel Joël
Émile Bamkouï, pourrait revenir aux fonctions publiques. Un retour
qui bouscule les services de...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Joel-Emile-Bamkoui180826500.webp" alt="Cameroun - Joël Émile Bamkouï : le retour de l’ex-patron du renseignement" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;ancien chef de la S&eacute;curit&eacute; militaire (SEMIL), le colonel Jo&euml;l &Eacute;mile Bamkou&iuml;, pourrait revenir aux fonctions publiques. Un retour qui bouscule les services de renseignement camerounais.&nbsp;</p>
<p>Un an apr&egrave;s son d&eacute;part de la t&ecirc;te de la S&eacute;curit&eacute; militaire, le colonel Jo&euml;l &Eacute;mile Bamkou&iuml; pourrait rebondir au sein de l&rsquo;appareil d&rsquo;&Eacute;tat camerounais.</p>
<p>Le colonel Jo&euml;l &Eacute;mile Bamkou&iuml;, ancien patron de la S&eacute;curit&eacute; militaire camerounaise (SEMIL), pourrait faire son retour aux fonctions publiques. L&rsquo;information, publi&eacute;e ce lundi 17 ao&ucirc;t 2026 par <strong>Africa Intelligence</strong>, relance les sp&eacute;culations sur l&rsquo;avenir de cet officier sup&eacute;rieur de la gendarmerie nationale, sp&eacute;cialiste du renseignement et figure &agrave; la fois crainte et respect&eacute;e de &laquo; la grande muette &raquo;.</p>
<p>Mais que sait-on vraiment de ce possible retour ? Et surtout : quelle fonction pourrait lui &ecirc;tre confi&eacute;e ? La Direction g&eacute;n&eacute;rale de la recherche ext&eacute;rieure (DGRE), le service de contre-espionnage camerounais, est r&eacute;guli&egrave;rement cit&eacute;e. Rien n&rsquo;est encore officiel. Mais l&rsquo;hypoth&egrave;se seule suffit &agrave; agiter les cercles s&eacute;curitaires et politiques de Yaound&eacute;.</p>
<h2>QUI EST JO&Euml;L &Eacute;MILE BAMKOU&Iuml; ?</h2>
<p>N&eacute; le 2 avril 1965 &agrave; Bafia, Jo&euml;l &Eacute;mile Bamkou&iuml; est un officier sup&eacute;rieur de la gendarmerie nationale camerounaise, sp&eacute;cialiste du renseignement et de la strat&eacute;gie-d&eacute;fense. Il commande dans les ann&eacute;es 2000 des unit&eacute;s de lutte contre le grand banditisme &agrave; Douala et Bafoussam.</p>
<p>Son ascension est fulgurante. En 2016, il prend la t&ecirc;te de la Division de la S&eacute;curit&eacute; militaire (SEMIL) au minist&egrave;re de la D&eacute;fense, un poste strat&eacute;gique qui le place au c&oelig;ur du dispositif de s&eacute;curit&eacute; du Cameroun. Pendant pr&egrave;s d&rsquo;une d&eacute;cennie, il est l&rsquo;un des hommes de l&rsquo;ombre les plus influents du r&eacute;gime.</p>
<p>Pourtant, son parcours est aussi marqu&eacute; par des zones d&rsquo;ombre. En novembre 2008, alors chef d&rsquo;escadron &agrave; Douala, il tire &agrave; douze reprises sur l&rsquo;inspecteur de police Herv&eacute; Michel Ndjifon Mapouro, qui succombe &agrave; ses blessures. Jug&eacute;, il ne passe que huit jours en d&eacute;tention une affaire qui alimente encore aujourd&rsquo;hui les pol&eacute;miques.</p>
<h2>LE D&Eacute;PART DE LA SEMIL . UNE RETRAITE FORC&Eacute;E ?</h2>
<p>Le 3 avril 2025, le colonel Bamkou&iuml; est mis &agrave; la retraite par d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel. Il avait pourtant b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;une prolongation exceptionnelle de deux ans au-del&agrave; de l&rsquo;&acirc;ge r&eacute;glementaire, accord&eacute;e en janvier 2023.</p>
<p>Selon <strong>Jeune Afrique</strong>, son d&eacute;part a pris de court les observateurs : la veille encore, l&rsquo;officier participait &agrave; une c&eacute;r&eacute;monie officielle aux c&ocirc;t&eacute;s du ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la D&eacute;fense. Sollicit&eacute;, il s&rsquo;est refus&eacute; &agrave; tout commentaire, d&eacute;clarant ne pas vouloir &laquo; alimenter la pol&eacute;mique &raquo;.</p>
<p>Son successeur &agrave; la t&ecirc;te de la SEMIL, le colonel Pacifique Melingui Nkolo, est nomm&eacute; le 5 avril 2025.</p>
<h2>UNE NOUVELLE VIE ET UN RETOUR POSSIBLE</h2>
<p>Depuis son d&eacute;part, Jo&euml;l &Eacute;mile Bamkou&iuml; a disparu des radars. Selon Africa Intelligence, il s&rsquo;est reconverti dans la distribution de carburant et dans le n&eacute;goce. Mais l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; <strong>n&rsquo;exclut pas un retour &agrave; des fonctions officielles</strong>.</p>
<p>C&rsquo;est cette information, publi&eacute;e ce lundi 17 ao&ucirc;t, qui relance toutes les hypoth&egrave;ses. Son nom a r&eacute;guli&egrave;rement &eacute;t&eacute; &eacute;voqu&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es dans les sp&eacute;culations autour d&rsquo;une &eacute;ventuelle r&eacute;organisation des services de renseignement.</p>
<p>&laquo; L&rsquo;ancien patron de la s&eacute;curit&eacute; militaire camerounaise, le colonel Jo&euml;l &Eacute;mile Bamkou&iuml;, pourrait effectuer son retour aux fonctions publiques &raquo;.</p>
<h2>LA DGRE EN LIGNE DE MIRE</h2>
<p>La Direction g&eacute;n&eacute;rale de la recherche ext&eacute;rieure (DGRE) est le service de contre-espionnage camerounais. Bamkou&iuml; a longtemps &eacute;t&eacute; annonc&eacute; parmi les personnalit&eacute;s susceptibles d&rsquo;en prendre la t&ecirc;te.</p>
<p>Actuellement dirig&eacute;e par Jean-Pierre Robins Ghoumo, nomm&eacute; fin 2023, la DGRE est au c&oelig;ur des rivalit&eacute;s de clan au palais d&rsquo;Etoudi. Un possible retour de Bamkou&iuml; &agrave; ce poste serait un signal politique fort et une surprise pour beaucoup.</p>
<h2>CE QUE L&rsquo;ON SAIT ET CE QUE L&rsquo;ON IGNORE</h2>
<p><strong>Ce qui est confirm&eacute;</strong> :<br />- Jo&euml;l &Eacute;mile Bamkou&iuml; a quitt&eacute; la SEMIL en avril 2025.<br />- Il s&rsquo;est reconverti dans le secteur priv&eacute;.<br />- Africa Intelligence &eacute;voque un possible retour aux fonctions publiques.</p>
<p><strong>Ce qui reste une hypoth&egrave;se</strong> :<br />- La fonction qui pourrait lui &ecirc;tre confi&eacute;e (DGRE ou autre).<br />- Une &eacute;ventuelle nomination officielle, qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; rendue publique.<br />- Les conditions et le calendrier de ce retour.</p>
<p>Aucune d&eacute;cision officielle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; prise &agrave; ce stade.</p>
<h2>ANALYSE UN SIGNAL POLITIQUE FORT ?</h2>
<p>Si le retour du colonel Bamkou&iuml; se confirmait, il interviendrait dans un contexte particulier. Paul Biya a engag&eacute; une r&eacute;organisation des services centraux du minist&egrave;re de la D&eacute;fense. Les r&eacute;gions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord continuent de faire face &agrave; des menaces s&eacute;curitaires qui n&eacute;cessitent une vigilance constante des services de renseignement.</p>
<p>Rappeler un officier de l&rsquo;envergure de Bamkou&iuml;, c&rsquo;est aussi envoyer un message : celui de la continuit&eacute;, de la fermet&eacute;, et peut-&ecirc;tre d&rsquo;une volont&eacute; de muscler les services de contre-espionnage.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 18 Aug 2026 00:26:16 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Paul Biya « se porte bien » : le message rassurant de Mvondo Ayolo]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-paul-biya-se-porte-bien-le-message-rassurant-de-mvondo-ayolo.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le directeur du cabinet civil de la présidence, Samuel Mvondo Ayolo,
a accordé une interview au Figaro pour rassurer les Camerounais sur
l'état de santé de Paul...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Samuel-Mvondo-Ayolo280726500.webp" alt="Cameroun - Paul Biya « se porte bien » : le message rassurant de Mvondo Ayolo" width="600"/></p>
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                </description>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le directeur du cabinet civil de la pr&eacute;sidence, Samuel Mvondo Ayolo, a accord&eacute; une interview au Figaro pour rassurer les Camerounais sur l'&eacute;tat de sant&eacute; de Paul Biya, affirmant que le pr&eacute;sident de 93 ans &laquo; se porte bien &raquo; et &laquo; n'a pas &eacute;t&eacute; hospitalis&eacute; &raquo;. Mais sur la question cruciale du retour &agrave; Yaound&eacute;, aucune date n'a &eacute;t&eacute; avanc&eacute;e.</p>
<p><em> &laquo; Le pr&eacute;sident va bien. Il n'est pas et n'a pas &eacute;t&eacute; hospitalis&eacute; &raquo;, affirme Samuel Mvondo Ayolo.</em></p>
<p>Mais sur la question qui taraude tous les Camerounais <strong>quand Paul Biya rentrera-t-il ?</strong> le directeur du cabinet civil reste &eacute;vasif : le public sera inform&eacute; &laquo; <strong>au moment opportun</strong> &raquo;. Une formule qui, apr&egrave;s plusieurs reports annonc&eacute;s, laisse planer un doute persistant.</p>
<h2>Un s&eacute;jour &laquo; exceptionnel &raquo; qui dure depuis deux mois</h2>
<p>Parti de Yaound&eacute; le dimanche 7 juin 2026 pour un &laquo; court s&eacute;jour priv&eacute; en Europe &raquo;, Paul Biya, 93 ans, est toujours en Suisse. Ce s&eacute;jour est devenu le plus long de ses 44 ans de pouvoir, d&eacute;passant largement les pr&eacute;c&eacute;dents records.</p>
<p>Face &agrave; la multiplication des rumeurs hospitalisation, malaise, voire d&eacute;c&egrave;s le directeur du cabinet civil de la pr&eacute;sidence, Samuel Mvondo Ayolo, a choisi de prendre la parole. Dans une interview accord&eacute;e au Figaro, il a tent&eacute; de mettre fin aux sp&eacute;culations.</p>
<h2>&laquo; Le pr&eacute;sident va bien et continue de travailler &raquo;</h2>
<p>Depuis la Suisse, Samuel Mvondo Ayolo a affirm&eacute; que Paul Biya &laquo; <strong>se porte bien</strong> &raquo; et &laquo; <strong>n'est pas et n'a pas &eacute;t&eacute; hospitalis</strong>&eacute; &raquo;. Il a &eacute;galement d&eacute;nonc&eacute; ceux qu'il accuse d'avoir un int&eacute;r&ecirc;t &agrave; propager ce qu'il appelle des &laquo; <strong>fantasmes</strong> &raquo; sur l'&eacute;tat de sant&eacute; du pr&eacute;sident.</p>
<p>Le ministre a reconnu que le s&eacute;jour de Paul Biya en Suisse est &laquo; <strong>exceptionnel</strong> &raquo;, mais s'est interrog&eacute; : pourquoi priverait-on le pr&eacute;sident de ce qu'il a qualifi&eacute; &laquo; <strong>d'exceptionnel</strong> &raquo; ?</p>
<h2>&laquo; Ceux qui attendent la mort de Biya partiront avant lui &raquo;</h2>
<p>Cette d&eacute;claration rassurante s'inscrit dans un contexte de fortes tensions au sein du s&eacute;rail politique camerounais. Fin juillet 2026, dans une interview accord&eacute;e &agrave; Jeune Afrique, Samuel Mvondo Ayolo avait d&eacute;j&agrave; lanc&eacute; un avertissement sans &eacute;quivoque &agrave; ceux qui patientent pour la succession :</p>
<p><em> &laquo; Ceux qui attendent la mort de Paul Biya partiront peut-&ecirc;tre avant lui &raquo;.</em></p>
<p>Une phrase gla&ccedil;ante que l'Observateur237 a qualifi&eacute;e d'&laquo; avertissement d&eacute;lib&eacute;r&eacute; &raquo;. Derri&egrave;re les assurances officielles se glissent des formules comminatoires qui en disent long sur la nervosit&eacute; du r&eacute;gime.</p>
<h2>Aucune date de retour, des reports &agrave; r&eacute;p&eacute;tition</h2>
<p>Sur la question cruciale du retour de Paul Biya au Cameroun, Samuel Mvondo Ayolo n'a fourni aucune date. Le public sera inform&eacute; &laquo; <strong>au moment opportun</strong> &raquo;, a-t-il simplement indiqu&eacute;.</p>
<p>Pourtant, le retour du pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; annonc&eacute; &agrave; plusieurs reprises ces derni&egrave;res semaines avant d'&ecirc;tre report&eacute;, laissant planer une incertitude croissante. Selon Jeune Afrique, les pr&eacute;paratifs de retour &agrave; Yaound&eacute; ont m&ecirc;me &eacute;t&eacute; suspendus &agrave; plusieurs reprises.</p>
<h2>Une communication qui entretient le doute</h2>
<p>Les d&eacute;clarations de Samuel Mvondo Ayolo, aussi rassurantes soient-elles, ne dissipent pas toutes les interrogations. Si le pr&eacute;sident &laquo; <strong>va bien</strong> &raquo;, pourquoi son s&eacute;jour se prolonge-t-il autant ? Pourquoi aucune date de retour n'est-elle communiqu&eacute;e ? Pourquoi les annonces de retour sont-elles syst&eacute;matiquement report&eacute;es ?</p>
<p>L'absence prolong&eacute;e de Paul Biya, 93 ans, nourrit les sp&eacute;culations sur son &eacute;tat de sant&eacute; et sur la vacance du pouvoir. Le gouvernement camerounais assure qu'il n'y a &laquo; <strong>pas de vacance du pouvoir</strong> &raquo;, mais l'opposition d&eacute;nonce un &laquo; <strong>vide institutionnel</strong> &raquo;.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 14 Aug 2026 00:04:47 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Hippolyte Ebaka, l&#039;homme fort de l&#039;armée camerounaise]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/hippolyte-ebaka-lhomme-fort-de-larmee-camerounaise.html</link>
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                    <p>Alors que Paul Biya est à Genève depuis plus de deux mois et que le
chef d'état-major René Claude Meka, 87 ans, est absent pour raisons
de santé, le général de...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/HIPPOLYTE-EBAKA130826500.webp" alt="Hippolyte Ebaka, l&#039;homme fort de l&#039;armée camerounaise" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Alors que Paul Biya est &agrave; Gen&egrave;ve depuis plus de deux mois et que le chef d'&eacute;tat-major Ren&eacute; Claude Meka, 87 ans, est absent pour raisons de sant&eacute;, le g&eacute;n&eacute;ral de division Hippolyte Ebaka, 73 ans, devient le num&eacute;ro deux officiel et le num&eacute;ro un officieux de l'arm&eacute;e camerounaise.</p>
<p>Le Cameroun a un nouveau patron de l'arm&eacute;e. Mais il ne porte pas le titre qu'on lui pr&ecirc;te. Le 3 ao&ucirc;t 2026, depuis la Suisse o&ugrave; il s&eacute;journe depuis le 7 juin, Paul Biya a sign&eacute; trois d&eacute;crets qui redessinent la haute hi&eacute;rarchie militaire. Parmi eux, la nomination du g&eacute;n&eacute;ral de division Hippolyte Ebaka au poste de major-g&eacute;n&eacute;ral des arm&eacute;es. Officiellement, il est le num&eacute;ro deux. Officieusement, avec un chef d'&eacute;tat-major de 87 ans dont la sant&eacute; d&eacute;cline et un pr&eacute;sident de 93 ans absent, Ebaka devient l'homme fort de l'institution militaire camerounaise. Qui est ce g&eacute;n&eacute;ral de l'ombre ? Et que r&eacute;v&egrave;le sa nomination sur l'&eacute;tat du r&eacute;gime ?</p>
<h2>Un remaniement sign&eacute; depuis Gen&egrave;ve, &agrave; 4 500 kilom&egrave;tres de Yaound&eacute;</h2>
<p>Le 3 ao&ucirc;t 2026, trois d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels sont publi&eacute;s. Ils portent la signature de Paul Biya et la mention &laquo; Yaound&eacute;, le 03 ao&ucirc;t 2026 &raquo;. Probl&egrave;me : le pr&eacute;sident est &agrave; Gen&egrave;ve, en Suisse, depuis le 7 juin pour un &laquo; court s&eacute;jour priv&eacute; &raquo; qui s'&eacute;ternise. Cette absence de 58 jours (au moment des faits) est la plus longue des 44 ans de r&egrave;gne de Paul Biya.</p>
<p>Ces d&eacute;crets promeuvent cinq colonels au grade de g&eacute;n&eacute;ral de brigade et r&eacute;organisent en profondeur le commandement militaire. Mais une nomination attire particuli&egrave;rement l'attention : celle du g&eacute;n&eacute;ral de division Ebaka Hippolyte, 73 ans, au poste de major-g&eacute;n&eacute;ral de l'&eacute;tat-major des arm&eacute;es.</p>
<h2>De Bibey &agrave; l'&eacute;tat-major : un parcours sans faute</h2>
<p>Hippolyte Ebaka est n&eacute; le 23 ao&ucirc;t 1953 &agrave; Bibey, dans la Haute-Sanaga. Pur produit de l'&Eacute;cole militaire interarm&eacute;es (EMIA), il est dipl&ocirc;m&eacute; de la 10ᵉ promotion en 1977. Il compl&egrave;te sa formation par un brevet sup&eacute;rieur d'&eacute;tat-major obtenu au prestigieux US Army Command and General Staff College au Kansas, en 1994.</p>
<p>Sa carri&egrave;re est jalonn&eacute;e de postes cl&eacute;s :<br />- <strong>1994</strong> : Chef d'&eacute;tat-major de la Garde pr&eacute;sidentielle<br />- <strong>2000</strong> : Commandant du Centre de perfectionnement et d'entra&icirc;nement des forces arm&eacute;es de Ngaoundal<br />- <strong>2003</strong> : Commandant du Bataillon blind&eacute; de reconnaissance &agrave; Douala<br />- <strong>2007</strong> : Commandant de l'op&eacute;ration Delta &agrave; Bakassi<br />- <strong>2009</strong> : Sous-chef d'&eacute;tat-major en charge des op&eacute;rations<br />- <strong>2025</strong> : Promu g&eacute;n&eacute;ral de division, nomm&eacute; conseiller au minist&egrave;re de la D&eacute;fense</p>
<p>En d&eacute;cembre 2010, il dirige les troupes lors du d&eacute;fil&eacute; du Cinquantenaire des arm&eacute;es &agrave; Bamenda, une exposition qui pr&eacute;c&egrave;de sa promotion au grade de g&eacute;n&eacute;ral de brigade d&eacute;but 2011.</p>
<h2>Le num&eacute;ro deux qui devient le num&eacute;ro un officieux</h2>
<p>Officiellement, Ebaka succ&egrave;de au g&eacute;n&eacute;ral Hector Marie Tchemo, admis en deuxi&egrave;me section (l'&eacute;quivalent de la retraite) le 28 juillet 2026. Il devient le num&eacute;ro deux des forces de d&eacute;fense, adjoint direct du chef d'&eacute;tat-major des arm&eacute;es, le g&eacute;n&eacute;ral de corps d'arm&eacute;e Ren&eacute; Claude Meka.</p>
<p>Mais Meka, 87 ans, est lui-m&ecirc;me absent de son poste depuis le premier trimestre 2026 pour cause de maladie. En mai 2026, des rumeurs sur son d&eacute;c&egrave;s ont circul&eacute;, d&eacute;menties par les autorit&eacute;s, mais son &eacute;tat de sant&eacute; est bel et bien pr&eacute;occupant.</p>
<p>R&eacute;sultat : Ebaka devient le &laquo; vrai patron de l'arm&eacute;e camerounaise &raquo;, comme le titre Jeune Afrique. Avec 73 ans, il est plus jeune que Meka (87 ans) et que Biya (93 ans). Physiquement et op&eacute;rationnellement, il est mieux &agrave; m&ecirc;me d'assumer la charge du commandement.</p>
<h2>Un choix politique autant que militaire</h2>
<p>La nomination d'Ebaka n'est pas anodine. Elle intervient dans un contexte de fragilisation du pouvoir de Paul Biya depuis l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle contest&eacute;e d'octobre 2025. Une situation aggrav&eacute;e par les inqui&eacute;tudes sur l'&eacute;tat de sant&eacute; du pr&eacute;sident et les rivalit&eacute;s entre clans rivaux au sommet de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Le choix d'Ebaka est aussi g&eacute;opolitique. Originaire de la Haute-Sanaga, dans la r&eacute;gion du Centre. Il remplace un g&eacute;n&eacute;ral de l'Ouest, Hector Marie Tchemo, tandis que Meka, qui reste en poste, vient du Sud, la r&eacute;gion d'origine de Biya. Un &eacute;quilibre r&eacute;gional soigneusement pr&eacute;serv&eacute;.</p>
<p>Mais Ebaka est aussi un homme de confiance. Pass&eacute; par la Garde pr&eacute;sidentielle, directement rattach&eacute;e &agrave; Paul Biya, il a prouv&eacute; sa loyaut&eacute;. Il est &eacute;galement &laquo; Grand Notable &agrave; la Chefferie Sup&eacute;rieure des Sanaga-Djanti-Baveck et Assimil&eacute;s &raquo;, ce qui lui conf&egrave;re une l&eacute;gitimit&eacute; traditionnelle.</p>
<h2>Une r&eacute;organisation compl&egrave;te du commandement militaire</h2>
<p>Le remaniement ne s'arr&ecirc;te pas &agrave; Ebaka. Six nouveaux commandants territoriaux sont nomm&eacute;s dans quatre des cinq r&eacute;gions militaires interarm&eacute;es :<br />- Le <strong>Centre</strong> (si&egrave;ge des institutions &agrave; Yaound&eacute;)<br />- Le <strong>Littoral</strong> (poumon &eacute;conomique avec Douala)<br />- Le <strong>Sud-Ouest</strong> anglophone (&eacute;picentre de la crise s&eacute;paratiste)<br />- L'<strong>Extr&ecirc;me-Nord</strong> (th&eacute;&acirc;tre des op&eacute;rations contre Boko Haram)</p>
<p>Autre nomination strat&eacute;gique : le colonel Beko'o Abondo Raymond Jean Charles est promu g&eacute;n&eacute;ral de brigade et maintenu &agrave; la t&ecirc;te de la Garde pr&eacute;sidentielle, une unit&eacute; d'&eacute;lite qu'il dirige depuis 13 ans. C'est la premi&egrave;re fois qu'un officier g&eacute;n&eacute;ral commande cette unit&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 1985.</p>
<h2>Les enjeux : stabilit&eacute;, succession et s&eacute;curit&eacute;</h2>
<p>Ce remaniement soul&egrave;ve plusieurs questions :</p>
<p>1. <strong>La continuit&eacute; de l'&Eacute;tat.</strong> Avec un pr&eacute;sident absent depuis plus de deux mois et un chef d'&eacute;tat-major malade, qui assure r&eacute;ellement le commandement ? Ebaka est d&eacute;sormais en premi&egrave;re ligne.</p>
<p><strong>2. La succession.</strong> Paul Biya, 93 ans, a entam&eacute; un nouveau septennat apr&egrave;s l'&eacute;lection contest&eacute;e de 2025. La nomination d'Ebaka, un homme de 73 ans, pourrait pr&eacute;parer une transition militaire.</p>
<p><strong>3. La s&eacute;curit&eacute;.</strong> Les r&eacute;gions du Sud-Ouest et de l'Extr&ecirc;me-Nord sont des zones de conflit actif. La nomination de nouveaux commandants territoriaux vise &agrave; renforcer la r&eacute;ponse s&eacute;curitaire.</p>
<p><strong>4. Les rivalit&eacute;s internes.</strong> Ce remaniement modifie les &eacute;quilibres entre clans au sein de l'arm&eacute;e et pourrait exacerber les tensions.</p>
<h2>L'homme qui venait du Kansas</h2>
<p>Hippolyte Ebaka n'est pas un g&eacute;n&eacute;ral comme les autres. Form&eacute; aux &Eacute;tats-Unis, au prestigieux Command and General Staff College du Kansas, il a &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute; dans la doctrine militaire am&eacute;ricaine. Il a appris &agrave; penser la guerre, la strat&eacute;gie et le commandement dans la langue de Shakespeare. Aujourd'hui, c'est lui qui tient les r&ecirc;nes de l'arm&eacute;e camerounaise. Un paradoxe ? Peut-&ecirc;tre. Mais surtout un signal.</p>
<h2>Le g&eacute;n&eacute;ral qui a combattu &agrave; Bakassi</h2>
<p>En 2007, Ebaka commande l'op&eacute;ration Delta &agrave; Bakassi. La p&eacute;ninsule, riche en p&eacute;trole, est alors le th&eacute;&acirc;tre d'un conflit frontalier avec le Nigeria. Ebaka est charg&eacute; de s&eacute;curiser la zone. Il y gagne ses galons de &laquo; g&eacute;n&eacute;ral de terrain &raquo;. Un homme qui a vu le feu, pas un officier de bureau.</p>
<h2>Le &laquo; formateur de Ngaoundal &raquo;</h2>
<p>Au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, Ebaka commande le Centre de perfectionnement et d'entra&icirc;nement des forces arm&eacute;es de Ngaoundal. Il y forme des g&eacute;n&eacute;rations d'officiers. Surnomm&eacute; le &laquo; formateur de Ngaoundal &raquo;, il a fa&ccedil;onn&eacute; l'arm&eacute;e camerounaise d'aujourd'hui. Aujourd'hui, ceux qu'il a form&eacute;s lui doivent ob&eacute;issance.</p>
<h2>Le pr&eacute;sident absent, le g&eacute;n&eacute;ral pr&eacute;sent</h2>
<p>Pendant que Paul Biya est &agrave; Gen&egrave;ve, dans son h&ocirc;tel de luxe, Hippolyte Ebaka est &agrave; Yaound&eacute;, &agrave; l'&eacute;tat-major. Pendant que le pr&eacute;sident signe des d&eacute;crets &agrave; distance, le g&eacute;n&eacute;ral commande sur le terrain. Le contraste est saisissant. Et il dit tout de l'&eacute;tat du r&eacute;gime : un pr&eacute;sident qui s'&eacute;loigne, un g&eacute;n&eacute;ral qui s'impose.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 13 Aug 2026 10:37:22 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec JA</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/HIPPOLYTE-EBAKA130826500.webp" type="image/webp"  />
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                            <item>
                <title><![CDATA[Pétrole camerounais : les comptes secrets de la SNH]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/petrole-camerounais-les-comptes-secrets-de-la-snh.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Jean-Marie Atangana Mebara, ancien secrétaire général de la
présidence et ex-président du conseil d'administration de la SNH,
révèle dans son livre les coulisse...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/SNH010626500.webp" alt="Pétrole camerounais : les comptes secrets de la SNH" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/actualites/serail/petrole-camerounais-les-comptes-secrets-de-la-snh.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Jean-Marie Atangana Mebara, ancien secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence et ex-pr&eacute;sident du conseil d'administration de la SNH, r&eacute;v&egrave;le dans son livre les coulisses de la gestion des revenus p&eacute;troliers camerounais : des comptes &agrave; l'&eacute;tranger, des fonds de r&eacute;serve hors budget et un pouvoir discr&eacute;tionnaire du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.</p>
<h2>LE CIRCUIT DE L'ARGENT DU P&Eacute;TROLE</h2>
<p>Atangana Mebara explique sans d&eacute;tour le cheminement des revenus p&eacute;troliers. &laquo; Concr&egrave;tement, quand la SNH a vendu la part de p&eacute;trole qui revient &agrave; l'&Eacute;tat du Cameroun, que fait-elle de l'argent re&ccedil;u de ces ventes ? &raquo; interroge-t-il.</p>
<p>La r&eacute;ponse est pr&eacute;cise : la SNH d&eacute;falque d'abord les charges support&eacute;es pour les investissements r&eacute;alis&eacute;s pour produire ce p&eacute;trole. Ensuite, comme tout op&eacute;rateur &eacute;conomique, elle s'acquitte de ses imp&ocirc;ts. Sur ce qui reste des sommes encaiss&eacute;es, une importante portion est vers&eacute;e au Tr&eacute;sor public.</p>
<p><strong>Mais ce n'est pas tout.</strong> Une partie des recettes provenant de la part de p&eacute;trole de l'&Eacute;tat est conserv&eacute;e dans des comptes de la SNH dans les banques, au Cameroun et &agrave; l'&eacute;tranger.</p>
<h2>5 002 MILLIARDS DE FCFA EN DIX ANS</h2>
<p>Les chiffres donnent le vertige. Selon les &eacute;l&eacute;ments fournis par la SNH elle-m&ecirc;me, entre 2005 et 2014, cette soci&eacute;t&eacute; a revers&eacute; au Tr&eacute;sor public environ <strong>5 002 milliards de FCFA</strong>. Le communiqu&eacute; du Conseil d'Administration de la SNH de d&eacute;cembre 2015 r&eacute;v&egrave;le qu'entre janvier et octobre 2015, la SNH a vers&eacute; au Tr&eacute;sor Public environ 343 milliards de FCFA, sur des pr&eacute;visions annuelles de 264 milliards environ.</p>
<p>Plus r&eacute;cemment, en 2024, la SNH avait transf&eacute;r&eacute; au Tr&eacute;sor public 440,350 milliards de FCFA au 31 octobre. Mais ces montants, aussi colossaux soient-ils, ne disent pas tout sur les recettes r&eacute;elles de l'&Eacute;tat. Un d&eacute;calage comptable persistant : au premier trimestre 2026, la SNH annonce un solde transf&eacute;rable de 49,253 milliards de FCFA, tandis que le Tr&eacute;sor enregistre 91,8 milliards sous la rubrique &laquo; redevance SNH &raquo;.</p>
<h2>LES FONDS DE R&Eacute;SERVE : &Agrave; QUOI SERVENT-ILS ?</h2>
<p>La question cruciale est celle des comptes de la SNH &agrave; l'&eacute;tranger. &Agrave; quoi sert cet argent ? Atangana Mebara est clair : le Conseil d'Administration n'a jamais eu &agrave; d&eacute;battre de cette question quand il en assurait la pr&eacute;sidence.</p>
<p>&laquo; Ce que je peux dire de mani&egrave;re certaine, est que ces comptes ont g&eacute;n&eacute;ralement &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;s pour faire face &agrave; des situations d'urgence ou de n&eacute;cessit&eacute;, non pr&eacute;vues dans le budget de l'&Eacute;tat. J'ai toujours pens&eacute; qu'il s'agissait de fonds de r&eacute;serve pour ce type de situations et aussi pour l'avenir &raquo;.</p>
<p><strong>Mais la transparence sur ces comptes fait d&eacute;faut.</strong> Atangana Mebara lui-m&ecirc;me admet que la question &laquo; m&eacute;rite d&eacute;bat, surtout au niveau du Parlement &raquo;.</p>
<h2>QUI ORDONNE LE D&Eacute;BLOCAGE DES FONDS ?</h2>
<p>La r&eacute;ponse est sans &eacute;quivoque. &laquo; Ces comptes sont g&eacute;r&eacute;s par le Directeur g&eacute;n&eacute;ral de la SNH en ex&eacute;cution des instructions du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &raquo;.</p>
<p>Atangana Mebara insiste sur le fait que les correspondances qu'il a pu signer en tant que secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence transmettaient simplement les instructions du Chef de l'&Eacute;tat. Le Directeur g&eacute;n&eacute;ral de la SNH, dans ses lettres de compte-rendu, &eacute;crit toujours : &laquo; Suite &agrave; votre courrier du... et aux hautes instructions du Chef de l'&Eacute;tat, j'ai l'honneur de vous rendre compte que ordre a &eacute;t&eacute; donn&eacute; &agrave; tel &eacute;tablissement bancaire pour d&eacute;bloquer la somme de... &raquo;.</p>
<p>&laquo; Aucun Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence ne peut prendre l'initiative d'instruire le moindre d&eacute;blocage de fonds des comptes de la SNH sans en avoir &eacute;t&eacute; instruit lui-m&ecirc;me par qui de droit &raquo;.</p>
<h2>UN MYST&Egrave;RE D'&Eacute;TAT : LE MONTANT DES R&Eacute;SERVES</h2>
<p>Atangana Mebara l'admet sans d&eacute;tour : &laquo; Il n'y a que le Directeur g&eacute;n&eacute;ral de la SNH et peut-&ecirc;tre quelques-uns de ses collaborateurs qui peuvent vous donner le montant des r&eacute;serves de l'&Eacute;tat provenant de la vente de notre p&eacute;trole &raquo;.</p>
<p>Interrog&eacute; sur l'utilit&eacute; du pr&eacute;sident du Conseil d'Administration s'il n'a pas toute l'information sur l'&eacute;pargne r&eacute;sultant de l'argent du p&eacute;trole, Atangana Mebara r&eacute;pond : &laquo; Il sert &agrave; pr&eacute;sider les sessions du Conseil d'Administration. Mais plus s&eacute;rieusement, le Conseil adopte les projets de budget, approuve les comptes et prend les d&eacute;cisions de nominations qui rel&egrave;vent de sa comp&eacute;tence &raquo;.</p>
<h2>UNE GOUVERNANCE SOUS TENSION</h2>
<p>Les r&eacute;v&eacute;lations d'Atangana Mebara interviennent dans un contexte de baisse tendancielle de la production p&eacute;troli&egrave;re camerounaise, pass&eacute;e de 90 000 barils/jour en 2010 &agrave; environ 60 000 aujourd'hui. La part du p&eacute;trole dans les recettes budg&eacute;taires reste cruciale : environ 15 % du budget de l'&Eacute;tat d&eacute;pend des hydrocarbures.</p>
<p>La SNH elle-m&ecirc;me affiche des r&eacute;sultats en baisse. En 2025, le b&eacute;n&eacute;fice net du volet &laquo; Gestion du portefeuille &raquo; a chut&eacute; de 41,3 %, &agrave; 19,98 milliards de FCFA contre 34,05 milliards un an plus t&ocirc;t. L'exploitation reste d&eacute;ficitaire, le r&eacute;sultat d'exploitation ressortant &agrave; -12,47 milliards de FCFA.</p>
<p><strong>Des voix s'&eacute;l&egrave;vent pour r&eacute;clamer plus de transparence.</strong> L'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) a permis de lever une partie du myst&egrave;re sur pr&egrave;s de 400 milliards de FCFA de d&eacute;penses pay&eacute;es par la SNH. Mais le chemin est encore long.</p>
<h2>LE D&Eacute;BAT SUR LA TRANSPARENCE EST OUVERT</h2>
<p>Les confessions d'Atangana Mebara mettent en lumi&egrave;re une r&eacute;alit&eacute; que beaucoup soup&ccedil;onnaient mais que peu osaient formuler : la gestion de l'argent du p&eacute;trole camerounais reste largement opaque. Des comptes &agrave; l'&eacute;tranger, des fonds de r&eacute;serve hors budget, un pouvoir discr&eacute;tionnaire du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique autant de pratiques qui interpellent sur la gouvernance des ressources naturelles du Cameroun.</p>
<p>Atangana Mebara lui-m&ecirc;me appelle au d&eacute;bat : &laquo; La question de savoir s'il ne faudrait pas davantage de transparence sur ces comptes m&eacute;rite d&eacute;bat, surtout au niveau du Parlement &raquo;. Reste &agrave; savoir si les d&eacute;put&eacute;s camerounais saisiront cette opportunit&eacute; pour &eacute;clairer l'une des zones les plus opaques de la gestion publique.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 11 Aug 2026 23:09:59 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec Arol KETCH</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Général Beko&#039;o Abondo : l&#039;arbitre de la guerre des clans]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-general-bekoo-abondo-larbitre-de-la-guerre-des-clans.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Promu général de brigade par Paul Biya le 3 août 2026, Raymond Jean
Charles Beko'o Abondo commande la Garde présidentielle depuis treize
ans. Portrait de l'homm...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Bekoo-Abondo110826500.webp" alt="Cameroun - Général Beko&#039;o Abondo : l&#039;arbitre de la guerre des clans" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Promu g&eacute;n&eacute;ral de brigade par Paul Biya le 3 ao&ucirc;t 2026, Raymond Jean Charles Beko'o Abondo commande la Garde pr&eacute;sidentielle depuis treize ans. Portrait de l'homme discret qui pourrait peser sur la succession.</p>
<p>Patron de la Garde pr&eacute;sidentielle depuis treize ans, promu g&eacute;n&eacute;ral de brigade le 3 ao&ucirc;t 2026, Raymond Jean Charles Beko'o Abondo incarne d&eacute;sormais l'arbitre potentiel des &eacute;quilibres fragiles du pouvoir camerounais.</p>
<blockquote>
<p>Il est l'homme qui ne parle jamais. Celui que les puissants de Yaound&eacute; tentent en vain d'approcher. Depuis treize ans, Raymond Jean Charles Beko'o Abondo veille sur Paul Biya, colonel discret d'une Garde pr&eacute;sidentielle qui n'avait jamais connu de g&eacute;n&eacute;ral &agrave; sa t&ecirc;te. Le 3 ao&ucirc;t 2026, tout a bascul&eacute;. Et dans les couloirs du Palais de l'Unit&eacute;, les couteaux s'aiguisent.</p>
</blockquote>
<p>Le 3 ao&ucirc;t 2026, depuis Gen&egrave;ve o&ugrave; il s&eacute;journe depuis pr&egrave;s de deux mois, le pr&eacute;sident Paul Biya a sign&eacute; une s&eacute;rie de d&eacute;crets qui bouleversent le haut commandement militaire camerounais. Parmi eux, un nom retient l'attention : le colonel Beko'o Abondo Raymond Jean Charles, commandant de la Garde pr&eacute;sidentielle depuis treize ans, est promu au grade de g&eacute;n&eacute;ral de brigade et maintenu &agrave; son poste.</p>
<p><strong>Une premi&egrave;re en quarante et un ans.</strong> Depuis la cr&eacute;ation de cette unit&eacute; d'&eacute;lite en 1985, jamais un commandant de la Garde pr&eacute;sidentielle n'avait port&eacute; l'&eacute;toile de g&eacute;n&eacute;ral. Les pr&eacute;d&eacute;cesseurs de Beko'o Abondo Titus Egobo (1985-1999), Jean Paul Mengo (2001-2011), Raymond Thomas (2011-2013) ont tous exerc&eacute; avec le grade de colonel.</p>
<p>Le d&eacute;cret n&deg;2026/265 officialise cette promotion. Colonel depuis le 1er janvier 2019, Beko'o Abondo &eacute;tait &agrave; la t&ecirc;te de la Garde pr&eacute;sidentielle depuis 2013. Sur les cinq colonels &eacute;lev&eacute;s au grade de g&eacute;n&eacute;ral de brigade ce jour-l&agrave;, lui seul est maintenu &agrave; son poste. Les autres Eloundou Mesmin Magloire Aristide, Nchankou Mbouombouo Njindam Oumar, Epi&eacute; Ngome Wilson et Mezui Zo'o Elie changent de fonction ou int&egrave;grent de nouveaux commandements.</p>
<p>&laquo; Cette promotion n'est donc pas anodine : elle signale une confiance renouvel&eacute;e, un verrouillage s&eacute;curitaire accru, et peut-&ecirc;tre une pr&eacute;paration de l'apr&egrave;s-Biya &raquo;, analyse un observateur cit&eacute; par AllAfrica.</p>
<h2>L'HOMME DE L'OMBRE</h2>
<p>N&eacute; le 8 mai 1972 &agrave; Batouri, dans la r&eacute;gion de l'Est, Raymond Jean Charles Beko'o Abondo est titulaire d'un baccalaur&eacute;at scientifique. Apr&egrave;s un passage &agrave; l'universit&eacute;, il choisit la carri&egrave;re des armes en 1992. Il est envoy&eacute; &agrave; l'Acad&eacute;mie militaire d'Evelpidon, pr&egrave;s d'Ath&egrave;nes, o&ugrave; il suit jusqu'en 1997 une formation d'officier.</p>
<p>De retour au Cameroun, il sert &agrave; l'&eacute;tat-major de l'arm&eacute;e de terre. En 1999, il rejoint la Garde pr&eacute;sidentielle. Il ne la quittera pratiquement plus : commandant de compagnie d'appui, chef du Groupement de reconnaissance et d'appui en 2007, chef des ressources humaines. Brevet&eacute; parachutiste et titulaire d'un certificat d'&eacute;tat-major, il suit des stages de perfectionnement dans la lutte antiterroriste, aux &Eacute;tats-Unis notamment.</p>
<p>Lorsqu'il est nomm&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de la Garde pr&eacute;sidentielle en janvier 2013, Beko'o Abondo n'est encore que lieutenant-colonel. Il remplace Raymond Etoundi Nso&eacute; &agrave; un poste ultrasensible. Apr&egrave;s le putsch manqu&eacute; de 1984, la garde a &eacute;t&eacute; r&eacute;form&eacute;e de &laquo; r&eacute;publicaine &raquo; elle est devenue &laquo; pr&eacute;sidentielle &raquo; et Paul Biya la surveille de pr&egrave;s.</p>
<h2>LA GARDE PR&Eacute;SIDENTIELLE, FORCE D'ARBITRAGE</h2>
<p>Plac&eacute;e sous l'autorit&eacute; directe du chef de l'&Eacute;tat, la Garde pr&eacute;sidentielle est charg&eacute;e de prot&eacute;ger le pr&eacute;sident et sa famille dans tous leurs d&eacute;placements. Force de combat rapidement mobilisable &agrave; Yaound&eacute;, elle compte parmi les unit&eacute;s les mieux &eacute;quip&eacute;es du pays. En cas de probl&egrave;me, elle doit pouvoir faire face &agrave; d'autres composantes importantes de l'arm&eacute;e, comme le Bataillon d'intervention rapide (BIR).</p>
<p>Dans un syst&egrave;me s&eacute;curitaire fragment&eacute;, o&ugrave; cohabitent des services aux cha&icirc;nes de commandement diverses, la Garde pr&eacute;sidentielle doit faire figure d'arbitre. Beko'o Abondo en est conscient.</p>
<p>D&eacute;crit comme r&eacute;serv&eacute;, rigoureux et attach&eacute; &agrave; la discipline, il n'accorde pratiquement jamais d'entretien, ne commente pas les querelles de palais et ne revendique aucune appartenance &agrave; un clan. Ses rares apparitions publiques sont en relation avec la vie de son unit&eacute;. Il donne l'image d'un grad&eacute; &agrave; l'&eacute;coute de ses hommes, au-dessus de la m&ecirc;l&eacute;e politique.</p>
<p>En ao&ucirc;t 2024, il a supervis&eacute; la distribution de fournitures scolaires et d'aides financi&egrave;res &agrave; 691 enfants de militaires et de personnels civils d&eacute;c&eacute;d&eacute;s. Depuis 2013, plus de 5 000 enfants auraient ainsi &eacute;t&eacute; soutenus. En juin 2026, Beko'o Abondo a donn&eacute; le coup d'envoi de la huiti&egrave;me &eacute;dition de GP Sports Vacances.</p>
<h2>LA GUERRE DES CLANS</h2>
<p>Le tout-Yaound&eacute; a les yeux braqu&eacute;s sur lui. La sant&eacute; de Paul Biya suscite en effet toutes les inqui&eacute;tudes, et les clans qui s'affrontent &agrave; Yaound&eacute; aff&ucirc;tent leurs couteaux.</p>
<p><strong>Le contexte est explosif.</strong> Paul Biya, 93 ans, n'a plus &eacute;t&eacute; vu en public depuis le 20 mai et son absence prolong&eacute;e alimente toutes les sp&eacute;culations. Parti de Yaound&eacute; le 7 juin pour un &laquo; court s&eacute;jour priv&eacute; en Europe &raquo;, il n'est toujours pas rentr&eacute;. La r&eacute;vision constitutionnelle d'avril 2026 a r&eacute;introduit le poste de vice-pr&eacute;sident, m&eacute;canisme de succession directe. Mais aucun nom n'a encore &eacute;t&eacute; propos&eacute; pour occuper cette fonction.</p>
<p>Deux camps s'affrontent dans l'attente d'une succession dont les termes demeurent flous : d'un c&ocirc;t&eacute;, les partisans de la Premi&egrave;re Dame Chantal Biya ; de l'autre, ceux qui poussent Franck Biya, le fils du pr&eacute;sident issu de son premier mariage. Entre eux, Ferdinand Ngoh Ngoh, le tout-puissant secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence, tente de peser de tout son poids.</p>
<h2>LES TENSIONS AVEC NGOH NGOH</h2>
<p>Dans l'entourage de Beko'o Abondo, on estime que son avancement a &eacute;t&eacute; frein&eacute; par son refus de prendre parti pour l'un ou l'autre des clans de Yaound&eacute;. Ses relations seraient difficiles avec certains responsables de la pr&eacute;sidence, notamment avec Ferdinand Ngoh Ngoh, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral.</p>
<p><strong>Des sources concordantes &eacute;voquent des tentatives d'&eacute;viction.</strong> Selon des informations exclusives rapport&eacute;es par Africa-Press, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence Ferdinand Ngoh Ngoh et le ministre de la D&eacute;fense Joseph Beti Assomo auraient tent&eacute;, sans succ&egrave;s, de profiter des derni&egrave;res nominations dans l'arm&eacute;e pour &eacute;carter le commandant de la Garde pr&eacute;sidentielle. Les deux hauts responsables auraient orchestr&eacute; une strat&eacute;gie visant &agrave; affaiblir l'influence de Beko'o Abondo, consid&eacute;r&eacute; comme un pilier du syst&egrave;me s&eacute;curitaire pr&eacute;sidentiel.</p>
<p>Longtemps &eacute;voqu&eacute;es, les tensions suppos&eacute;es entre Ferdinand Ngoh Ngoh et le commandant de la Garde pr&eacute;sidentielle sembleraient aujourd'hui appartenir au pass&eacute;, selon certaines sources. D'autres affirment m&ecirc;me que le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral disposerait d&eacute;sormais d'une influence significative au sein de cette unit&eacute; strat&eacute;gique. Ces informations, non confirm&eacute;es officiellement, doivent &ecirc;tre prises avec pr&eacute;caution.</p>
<h2>POURQUOI CE CHOIX STRAT&Eacute;GIQUE ?</h2>
<p>&Agrave; travers cette s&eacute;quence, le chef de l'&Eacute;tat a atteint deux objectifs :</p>
<p>1. <strong>Montrer qu'il garde la main.</strong> Alors que son absence nourrit les rumeurs sur son &eacute;tat de sant&eacute;, Paul Biya signe depuis Gen&egrave;ve des d&eacute;crets qui r&eacute;organisent le haut commandement militaire. Une d&eacute;monstration d'autorit&eacute; &agrave; distance.</p>
<p>2. <strong>Verrouiller l'appareil s&eacute;curitaire.</strong> En promouvant un homme dont la loyaut&eacute; ne fait aucun doute treize ans &agrave; la t&ecirc;te de la Garde et en en faisant le premier g&eacute;n&eacute;ral &agrave; commander cette unit&eacute;, Biya envoie un signal clair : <strong>la Garde pr&eacute;sidentielle est et restera l'instrument ultime de sa s&eacute;curit&eacute;.</strong></p>
<p>Mais ce choix comporte un risque. En faisant de Beko'o Abondo un g&eacute;n&eacute;ral, Biya &eacute;l&egrave;ve son commandant de la Garde au rang d'acteur politique incontournable. &laquo; Obtenir son appui rev&ecirc;t d'autant plus d'importance &raquo;, notent les observateurs. En cas de vacance du pouvoir ou de transition, sa position deviendrait encore plus centrale.</p>
<h2>L'ARBITRE POTENTIEL</h2>
<p>Beko'o Abondo jouit de la r&eacute;putation d'un homme jaloux de son autonomie et r&eacute;tif aux pressions du s&eacute;rail. C'est pr&eacute;cis&eacute;ment cette image d'ind&eacute;pendance qui pourrait faire de lui un arbitre.</p>
<p>Les clans voudraient l'avoir de leur c&ocirc;t&eacute;. Mais l'homme qui a pass&eacute; treize ans &agrave; prot&eacute;ger Paul Biya sans jamais commenter les querelles de palais n'est pas du genre &agrave; se laisser acheter. Sa promotion est une cons&eacute;cration, mais aussi un pi&egrave;ge : plus visible, plus courtis&eacute;, il devra naviguer entre des forces qui chercheront &agrave; l'utiliser.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Un homme de poigne qui ne transige pas sur les principes d'&eacute;thique et de rigueur professionnelle &raquo;, le d&eacute;crit un proche.</p>
</blockquote>
<h2>LE G&Eacute;N&Eacute;RAL ET LE VIDE</h2>
<p>Le 3 ao&ucirc;t 2026 restera une date dans l'histoire militaire du Cameroun. Pour la premi&egrave;re fois, un g&eacute;n&eacute;ral commande la Garde pr&eacute;sidentielle. Pour la premi&egrave;re fois, l'unit&eacute; la plus proche du pr&eacute;sident est dirig&eacute;e par un officier qui pourrait, le moment venu, peser de tout son poids sur les &eacute;quilibres post-Biya.</p>
<p>Beko'o Abondo le sait. Les clans le savent. Paul Biya le sait aussi.</p>
<p>Dans les mois &agrave; venir, alors que les sp&eacute;culations sur la succession s'intensifieront, cet homme discret qui n'a jamais accord&eacute; d'entretien, qui ne commente pas les querelles de palais, qui se contente de veiller pourrait bien devenir celui que tout le monde voudra avoir &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s.</p>
<p>Et peut-&ecirc;tre m&ecirc;me <strong>celui qui d&eacute;cidera</strong>.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 11 Aug 2026 10:51:32 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec JA</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Conflit Baboke-Ngoh Ngoh : la guerre cachée d&#039;Etoudi]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-conflit-baboke-ngoh-ngoh-la-guerre-cachee-detoudi.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Oswald Baboke et Ferdinand Ngoh Ngoh, deux poids lourds du régime
camerounais, s'affrontent en coulisses. Faux décrets, trafic d'or,
course à la vice-présidence...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Ngoh-Ngoh_Baboke010826500.webp" alt="Cameroun - Conflit Baboke-Ngoh Ngoh : la guerre cachée d&#039;Etoudi" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Oswald Baboke et Ferdinand Ngoh Ngoh, deux poids lourds du r&eacute;gime camerounais, s'affrontent en coulisses. Faux d&eacute;crets, trafic d'or, course &agrave; la vice-pr&eacute;sidence : plong&eacute;e dans la guerre des clans qui embrase le palais d'Etoudi. (150 caract&egrave;res)</p>
<p>Le 31 juillet 2026, ils souriaient c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te. Quelques jours plus t&ocirc;t, ils se livraient une guerre sans merci. Bienvenue dans les coulisses du conflit qui agite le sommet de l'&Eacute;tat camerounais.</p>
<p>Ce 31 juillet 2026, l'ambiance se veut chaleureuse au palais d'Etoudi, &agrave; Yaound&eacute;. Costumes sombres &agrave; la coupe impeccable, sourires appuy&eacute;s, gestes complices : Ferdinand Ngoh Ngoh, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, et Oswald Baboke, le directeur adjoint du cabinet civil de Paul Biya, avancent c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te. Le premier baisse la t&ecirc;te en riant. Le second, visiblement d&eacute;tendu, semble appr&eacute;cier une plaisanterie.</p>
<p>Pourtant, quelques jours plus t&ocirc;t, ils se livraient un &acirc;pre combat en coulisse. Au centre de leur bataille : deux scandales le <strong>trafic d'or pr&eacute;sum&eacute;</strong> et l'affaire des <strong>faux d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels</strong>. Depuis de longues semaines, chaque camp tente de sauver son leader en rejetant la faute sur l'autre. Une source &agrave; Etoudi l'assure : la sc&egrave;ne du 31 juillet n'est qu'une &laquo; mise en sc&egrave;ne &raquo;, une injonction venue de Gen&egrave;ve, o&ugrave; s&eacute;journe Paul Biya.</p>
<p><strong>Comment en est-on arriv&eacute; l&agrave; ?</strong></p>
<h2>Oswald Baboke, l'homme au-dessus de la m&ecirc;l&eacute;e</h2>
<p>Ces derni&egrave;res ann&eacute;es, Oswald Baboke avait r&eacute;ussi une performance rare &agrave; Etoudi : traverser les guerres de clans sans donner l'impression d'y prendre part. Certes tr&egrave;s proche de la premi&egrave;re dame, <strong>Chantal Biya</strong>, il cultivait l'image d'un homme au-dessus de la m&ecirc;l&eacute;e. Ce pasteur, fondateur de la Chapelle de la Gloire du Christ, semblait cheminer paisiblement entre l'&eacute;glise qu'il a cr&eacute;&eacute;e et le palais pr&eacute;sidentiel.</p>
<p>&laquo; <strong>C'est quelqu'un de bien</strong> &raquo;, r&eacute;p&eacute;taient ses proches et m&ecirc;me certains de ses adversaires.</p>
<p>Pourtant, depuis plusieurs ann&eacute;es, Ferdinand Ngoh Ngoh se m&eacute;fiait de lui. Le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral soup&ccedil;onnait Baboke de transmettre des informations confidentielles du palais &agrave; des relais ext&eacute;rieurs des accusations que l'int&eacute;ress&eacute; a toujours rejet&eacute;es.</p>
<h2>Samuel Eto'o entre en sc&egrave;ne</h2>
<p>L'implication de <strong>Samuel Eto'o</strong> est venue agrandir le foss&eacute;. Le pr&eacute;sident de la F&eacute;d&eacute;ration camerounaise de football, ami de Baboke, s'est &eacute;loign&eacute; de Ngoh Ngoh &agrave; mesure que croissait sa rivalit&eacute; avec un proche de ce dernier, <strong>Narcisse Mouelle Kombi</strong>, le ministre des Sports.</p>
<p>Baboke a fait les frais de cette rupture. Il aurait d'abord &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute; par Ngoh Ngoh de l'organisation de la derni&egrave;re c&eacute;r&eacute;monie de v&oelig;ux &agrave; Paul Biya, au d&eacute;but de 2026, alors que cette mission relevait habituellement de ses attributions. Une campagne aurait ensuite &eacute;t&eacute; men&eacute;e contre lui aupr&egrave;s de Chantal Biya. Sa principale protectrice l'aurait un temps tenu &agrave; distance, avant de lui rendre sa confiance.</p>
<h2>La r&eacute;instauration du poste de vice-pr&eacute;sident : le d&eacute;clencheur</h2>
<p>Tout aurait peut-&ecirc;tre pu rentrer dans l'ordre. Mais, en avril 2026, Paul Biya d&eacute;cide de r&eacute;instaurer le poste de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. R&eacute;sultat : la guerre des clans devient paroxystique.</p>
<p>Selon plusieurs sources, Chantal Biya aurait envisag&eacute; de confier le poste &agrave; Oswald Baboke, oubliant peut-&ecirc;tre un peu vite que Ferdinand Ngoh Ngoh convoitait la fonction, dont il avait d'ailleurs pr&ocirc;n&eacute; la r&eacute;instauration.</p>
<p>Pour un proche de Baboke, contact&eacute; par Jeune Afrique, aucun doute : c'est ce choix de la Premi&egrave;re Dame qui a d&eacute;clench&eacute; la guerre entre les deux hommes.</p>
<h2>Faux d&eacute;crets et trafic d'or : l'escalade</h2>
<p>La guerre a &eacute;clat&eacute; au grand jour d&egrave;s les premiers scandales. Le <strong>12 juin 2026</strong>, un individu nomm&eacute; <strong>Johann Sitchom</strong> se pr&eacute;sente au si&egrave;ge de la CRTV, la t&eacute;l&eacute;vision nationale, porteur d'une enveloppe contenant deux pr&eacute;tendus d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels. Le premier annonce la nomination d'un vice-pr&eacute;sident ; le second d&eacute;taille un remaniement minist&eacute;riel.</p>
<p>Les documents, avec sceaux officiels et signatures attribu&eacute;es &agrave; Paul Biya, doivent &ecirc;tre lus au journal de 17 heures. Mais le projet &eacute;choue. Johann Sitchom est interpell&eacute;. La m&egrave;re de l'int&eacute;ress&eacute; d&eacute;clarera que son fils souffre de troubles d&eacute;pressifs et a effectu&eacute; une retraite spirituelle de trois mois au sein de l'&eacute;glise de Baboke la Chapelle de la Gloire du Christ.</p>
<p>Les enqu&ecirc;teurs du Secr&eacute;tariat d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense dont le patron, Galax Yves Landry Etoga, est un proche de Ngoh Ngoh et de la Direction de la s&eacute;curit&eacute; pr&eacute;sidentielle sont charg&eacute;s par Paul Biya de faire la lumi&egrave;re sur l'affaire.</p>
<h2>Baboke, suspect ou victime d'un complot ?</h2>
<p>Dans les m&eacute;dias, Oswald Baboke fait figure de suspect. Selon des rapports de services de renseignements r&eacute;put&eacute;s favorables &agrave; Ngoh Ngoh, le nom qui figurait sur le faux d&eacute;cret &eacute;tait celui d'Oswald Baboke. De plus, Johann Sitchom aurait fr&eacute;quent&eacute; l'&eacute;glise de Baboke. Baboke a &eacute;t&eacute; convoqu&eacute; et entendu &agrave; plusieurs reprises par le Tribunal criminel sp&eacute;cial.</p>
<p>Mais pour les fid&egrave;les de Baboke, l'heure est &agrave; la d&eacute;fense. Selon eux, le faux d&eacute;cret serait un <strong>montage</strong>, command&eacute; par un Ferdinand Ngoh Ngoh r&eacute;solu &agrave; avoir la peau de son rival. Le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence aurait activ&eacute; son r&eacute;seau de &laquo; lanceurs d'alerte &raquo; et de communicants, et soutenu en sous-main certains organes de presse pour d&eacute;stabiliser son adversaire.</p>
<h2>Le trafic d'or : un dossier explosif</h2>
<p>Parall&egrave;lement, Baboke est &eacute;galement cit&eacute; dans une enqu&ecirc;te sur un <strong>trafic d'or pr&eacute;sum&eacute;</strong> qui s'&eacute;tend de Yaound&eacute; &agrave; Duba&iuml;. Le Cameroun n'aurait officiellement d&eacute;clar&eacute; que <strong>22 kilogrammes d'or export&eacute;s en 2023</strong>, alors que pr&egrave;s de <strong>quinze tonnes</strong> auraient &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;es la m&ecirc;me ann&eacute;e sur le march&eacute; de Duba&iuml;. Un &eacute;cart vertigineux qui a conduit &agrave; l'ouverture d'une enqu&ecirc;te sur instruction de Paul Biya.</p>
<p>Baboke a &eacute;t&eacute; entendu &agrave; trois reprises par le Tribunal criminel sp&eacute;cial. Ses d&eacute;fenseurs qualifient ces accusations de &laquo; fausses et politiquement motiv&eacute;es &raquo;. Son &eacute;pouse, Crescence Baboke, s'est exprim&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux pour d&eacute;noncer ce qu'elle qualifie de &laquo; diffamations &raquo;.</p>
<h2>Deux camps, deux r&eacute;cits</h2>
<p>Pour le camp Baboke, s'il faut chercher les responsables d'un trafic d'or, mieux vaudrait interroger les r&eacute;seaux qui contr&ocirc;lent les principaux points de sortie du territoire, c'est-&agrave;-dire les ports et les a&eacute;roports. Mani&egrave;re de d&eacute;signer certains &eacute;l&eacute;ments du <strong>Bataillon d'intervention rapide</strong> (BIR), que supervise le secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, et d'orienter les soup&ccedil;ons vers des entreprises et des hommes d'affaires, notamment isra&eacute;liens, r&eacute;put&eacute;s li&eacute;s &agrave; Ferdinand Ngoh Ngoh.</p>
<p>Accusations contre accusations. Les enqu&ecirc;teurs naviguent en eaux tr&egrave;s troubles.</p>
<h2>Une tr&ecirc;ve impos&eacute;e par Gen&egrave;ve</h2>
<p>La consigne pass&eacute;e &agrave; la fin de juillet depuis Gen&egrave;ve o&ugrave; s&eacute;journe Paul Biya depuis le 7 juin a pour le moment fonctionn&eacute;, posant un couvercle sur la marmite d'Etoudi. Mais celle-ci n'en menace pas moins &agrave; tout moment de d&eacute;border de nouveau.</p>
<p>Car la question qui taraude tous les observateurs est d&eacute;sormais : qui, de Baboke ou de Ngoh Ngoh, sortira vainqueur de cette guerre de clans ? Et surtout : que r&eacute;v&egrave;le ce conflit sur les fragilit&eacute;s du r&eacute;gime &agrave; l'approche de la succession de Paul Biya ?</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 10 Aug 2026 20:48:13 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Succession Biya : Franck contre Ngoh Ngoh, la guerre des clans]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-succession-biya-franck-contre-ngoh-ngoh-la-guerre-des-clans.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Alors que Paul Biya, 93 ans, reste invisible depuis près de deux
mois, la bataille pour sa succession fait rage à Yaoundé. Faux
décrets présidentiels, manipulat...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Palais_Etoudi290424500.jpg" alt="Cameroun - Succession Biya : Franck contre Ngoh Ngoh, la guerre des clans" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-succession-biya-franck-contre-ngoh-ngoh-la-guerre-des-clans.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Alors que Paul Biya, 93 ans, reste invisible depuis pr&egrave;s de deux mois, la bataille pour sa succession fait rage &agrave; Yaound&eacute;. Faux d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels, manipulations m&eacute;diatiques et rivalit&eacute;s entre clans : plong&eacute;e dans les coulisses d'un r&eacute;gime qui s'accroche au pouvoir.</p>
<p>Le Cameroun retient son souffle. Depuis la r&eacute;introduction du poste de vice-pr&eacute;sident dans la Constitution, le pays attend toujours sa nomination. Une bombe &agrave; retardement institutionnelle, alors que Paul Biya, 93 ans au pouvoir depuis plus de 43 ans, n'est plus apparu en public depuis le 7 juin 2026. Dans ce vide, les clans s'affrontent, les faux d&eacute;crets circulent, et les m&eacute;dias d'&Eacute;tat deviennent des champs de bataille. Bienvenue dans la jungle politique de Yaound&eacute;.</p>
<h2>La guerre des clans : Frankistes contre Chantalistes</h2>
<p>La question qui agite tous les esprits &agrave; Yaound&eacute; est d&eacute;sormais formul&eacute;e &agrave; voix basse : qui gouvernera apr&egrave;s Paul Biya ? Deux camps s'affrontent en silence.</p>
<p>D'un c&ocirc;t&eacute;, les &laquo; Frankistes &raquo;. Ce courant pr&ecirc;te au pr&eacute;sident Biya l'intention de nommer son fils a&icirc;n&eacute;, Franck Emmanuel Biya, au poste de vice-pr&eacute;sident. Une option qui ferait de la succession une affaire de famille. De l'autre, les &laquo; Chantalistes &raquo; la Premi&egrave;re dame, Chantal Biya, pencherait pour un profil technocratique : Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence depuis quinze ans, v&eacute;ritable architecte de l'appareil d'&Eacute;tat.</p>
<p>Cette rivalit&eacute; oppose &eacute;galement deux hommes : Ferdinand Ngoh Ngoh et Samuel Mvondo Ayolo, directeur du cabinet civil. Deux g&eacute;ants qui se livrent une guerre d'influence larv&eacute;e pour le contr&ocirc;le du pouvoir.</p>
<h2>Faux d&eacute;crets : quand l'&Eacute;tat bascule dans l'illusion</h2>
<p>Le 12 juin 2026, un homme se pr&eacute;sente au si&egrave;ge de la CRTV &agrave; Yaound&eacute;. Dans une enveloppe : deux pr&eacute;tendus d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels l'un nommant un vice-pr&eacute;sident, l'autre formant un nouveau gouvernement. Des sceaux officiels, une signature attribu&eacute;e &agrave; Paul Biya. L'auteur du d&eacute;p&ocirc;t, Johann Sitchom, sera arr&ecirc;t&eacute;.</p>
<p>Mais l'affaire prend une tournure plus sombre. Selon Jeune Afrique, le nom d'Oswald Baboke, directeur adjoint du cabinet civil, appara&icirc;t dans une version du faux d&eacute;cret comme futur vice-pr&eacute;sident. Baboke nie toute implication, d&eacute;non&ccedil;ant un complot li&eacute; aux rivalit&eacute;s autour de la succession. Certaines sources s&eacute;curitaires &eacute;voquent d&eacute;sormais une tentative de &laquo; coup d'&Eacute;tat institutionnel &raquo;.</p>
<h2>La bataille des m&eacute;dias : CRTV contre PRC TV</h2>
<p>La guerre des clans s'est d&eacute;plac&eacute;e sur le terrain m&eacute;diatique. D'un c&ocirc;t&eacute;, la CRTV, dirig&eacute;e par Charles Ndongo, proche de Ferdinand Ngoh Ngoh. De l'autre, PRC TV, la cha&icirc;ne de la pr&eacute;sidence cr&eacute;&eacute;e en 2022, plac&eacute;e sous l'autorit&eacute; de Samuel Mvondo Ayolo.</p>
<p>Les tensions ont culmin&eacute; autour du conflit entre Samuel Eto'o, pr&eacute;sident de la Fecafoot, et le ministre des Sports Narcisse Mouelle Kombi, proche de Ngoh Ngoh. Selon le r&eacute;cit, Ngoh Ngoh aurait demand&eacute; &agrave; Charles Ndongo de ne pas rendre publique la composition de l'&eacute;quipe des Lions indomptables. Eto'o riposte en activant son r&eacute;seau : Marie-Claire Nnana, directrice de Cameroon Tribune, divulgue la liste en invoquant un arbitrage pr&eacute;sidentiel. Ferdinand Ngoh Ngoh voit rouge et r&eacute;clame son limogeage. La patronne du quotidien gouvernemental conserve son poste gr&acirc;ce au soutien de la Premi&egrave;re dame.</p>
<h2>L'affaire Amougou Belinga : une ordonnance de lib&eacute;ration &laquo; fictive &raquo;</h2>
<p>En d&eacute;cembre 2023, les avocats des parties au proc&egrave;s Martinez Zogo sont convoqu&eacute;s en urgence au greffe du tribunal militaire. On leur remet une ordonnance de mise en libert&eacute; provisoire de Jean-Pierre Amougou Belinga, officiellement sign&eacute;e par le juge Sikati II Kamwo. L'espoir des proches de l'homme d'affaires est de courte dur&eacute;e : le minist&egrave;re de la D&eacute;fense affirme que l'ordonnance est un faux.</p>
<p>Les soutiens d'Amougou Belinga y voient la main de Ferdinand Ngoh Ngoh. Quelques mois plus tard, la pr&eacute;sidence officialise le remplacement du juge Sikati II Kamwo. Le magistrat a-t-il pay&eacute; le fait d'avoir r&eacute;dig&eacute; l'ordonnance contest&eacute;e ? Dans la jungle des clans et des &laquo; vrais-faux &raquo; documents, la v&eacute;rit&eacute; est bien difficile &agrave; trouver.</p>
<h2>L'absence de Biya et le remaniement militaire</h2>
<p>Paul Biya est &agrave; l'&eacute;tranger depuis le 7 juin 2026 sa plus longue absence en 43 ans de pouvoir. Le ministre de la Communication, Ren&eacute; Emmanuel Sadi, a assur&eacute; sur RFI que le pr&eacute;sident &laquo; est en vie &raquo; et qu'il rentrera &laquo; tr&egrave;s bient&ocirc;t &raquo;.</p>
<p>Pendant ce temps, une s&eacute;rie de d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels a remani&eacute; en profondeur l'arm&eacute;e. Six nouveaux commandants territoriaux, cinq colonels promus au g&eacute;n&eacute;ralat. Surtout, le commandant de la Garde pr&eacute;sidentielle, Raymond Jean Charles Beko'o Abondo, en poste depuis treize ans, est promu g&eacute;n&eacute;ral de brigade tout en &eacute;tant maintenu &agrave; la t&ecirc;te de l'unit&eacute; une premi&egrave;re depuis 1985.</p>
<p>Cette op&eacute;ration d'ampleur nourrit les rumeurs de coup d'&Eacute;tat. Mais sa logique para&icirc;t d&eacute;fensive : s&eacute;curiser les casernes avant de r&eacute;gler la succession.</p>
<h2>En attendant l'apr&egrave;s-Biya</h2>
<p>Le Cameroun a modifi&eacute; sa Constitution pour organiser sereinement la transmission du pouvoir mais le poste cl&eacute; demeure vacant. &laquo; Le successeur est cens&eacute; &ecirc;tre nomm&eacute; par le pr&eacute;sident mais celui-ci ne l'a pas encore fait &raquo;, constate un observateur.</p>
<p>Dans cette attente, les clans s'organisent. Ferdinand Ngoh Ngoh b&eacute;n&eacute;ficie du soutien de la Premi&egrave;re dame et contr&ocirc;le une partie des services de s&eacute;curit&eacute;. Samuel Mvondo Ayolo, proche de la famille Biya, s'impose comme un organisateur hors pair. Et au centre, Paul Biya reste le ma&icirc;tre du jeu ou ce qu'il en reste.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 09 Aug 2026 14:16:57 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec JA</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Effoudou accuse Fouda de « général bandit »]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-effoudou-accuse-fouda-de-general-bandit.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le capitaine Effoudou accuse le vice-amiral Joseph Fouda, conseiller
spécial de Paul Biya, de « général bandit ». Des accusations
similaires à celles de Parfait...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Contre-Amiral-Fouda060826500.webp" alt="Cameroun - Effoudou accuse Fouda de « général bandit »" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-effoudou-accuse-fouda-de-general-bandit.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le capitaine Effoudou accuse le vice-amiral Joseph Fouda, conseiller sp&eacute;cial de Paul Biya, de &laquo; g&eacute;n&eacute;ral bandit &raquo;. Des accusations similaires &agrave; celles de Parfait Mbapou. Cabale ou v&eacute;rit&eacute; ?</p>
<p>Le r&eacute;pit aura &eacute;t&eacute; de courte dur&eacute;e pour le vice-amiral Joseph Fouda. Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; &eacute;clabouss&eacute; par l'affaire Parfait Mbapou, le conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident Paul Biya est de nouveau sous les projecteurs. Cette fois, c'est le capitaine Kenneth Effoudou qui le vise.</p>
<p>Devant les cam&eacute;ras de Morgan Palmer, l'ancien chef du renseignement de l'&Eacute;tat-major particulier a qualifi&eacute; Fouda de &laquo; g&eacute;n&eacute;ral bandit &raquo; et a d&eacute;taill&eacute; une liste de personnes pr&eacute;tendument escroqu&eacute;es par le vice-amiral. Des accusations qui, selon LCC, reprennent &laquo; pratiquement les m&ecirc;mes &raquo; que celles formul&eacute;es quelques mois plus t&ocirc;t par Parfait Mbapou.</p>
<p>Cabale ? Information ? Intox ? La question demeure.</p>
<h2>LE CAPITAINE EFFOUDOU, L'ACCUSATEUR EN EXIL</h2>
<p>Le capitaine Kenneth Romuald Effoudou Awussi n'est pas un inconnu. Ancien chef du bureau de renseignement de l'&Eacute;tat-major particulier du pr&eacute;sident Paul Biya, il a eu acc&egrave;s aux notes, &eacute;coutes et rapports class&eacute;s &laquo; tr&egrave;s secret &raquo;. Radi&eacute; des cadres de l'arm&eacute;e le 25 juin 2026 pour &laquo; inconduite habituelle &raquo;.</p>
<p>Depuis le 25 juillet 2026, il multiplie les interviews choc. Il a d&eacute;j&agrave; accus&eacute; le ministre d'&Eacute;tat Ferdinand Ngoh Ngoh de pr&eacute;parer un coup d'&Eacute;tat, le colonel Didier Badjeck de tentative de viol, et &eacute;voqu&eacute; l'existence d'un &laquo; escadron de la mort &raquo; &agrave; la gendarmerie.</p>
<p>Sa derni&egrave;re cible : le vice-amiral Joseph Fouda.</p>
<h2>JOSEPH FOUDA, L'HOMME DE L'OMBRE</h2>
<p>Le vice-amiral Joseph Fouda est l'un des hommes les plus influents du Cameroun. Conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident Paul Biya pour les strat&eacute;gies de d&eacute;fense et de s&eacute;curit&eacute;, il est un proche collaborateur du chef de l'&Eacute;tat depuis les ann&eacute;es 1990.</p>
<p>Originaire de la Mefou et Akono, cet officier g&eacute;n&eacute;ral de marine a gravi tous les &eacute;chelons. Il est d&eacute;crit comme un &laquo; gardien du palais &raquo;, partageant le cercle tr&egrave;s ferm&eacute; des proches de Paul Biya. En juillet 2025, il a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; vice-amiral et confirm&eacute; &agrave; son poste de conseiller sp&eacute;cial.</p>
<p>Mais son parcours est aussi marqu&eacute; par la controverse. En novembre 2024, son bureau &agrave; la pr&eacute;sidence aurait &eacute;t&eacute; vid&eacute;, avant qu'il ne soit r&eacute;habilit&eacute; et promu. Il est aujourd'hui au c&oelig;ur d'une guerre des clans qui agite le sommet de l'&Eacute;tat.</p>
<h2>LES ACCUSATIONS : &laquo; G&Eacute;N&Eacute;RAL BANDIT &raquo;</h2>
<p>Sur le plateau de Morgan Palmer, dans l'&eacute;mission &laquo; Masterclass &raquo;, le capitaine Kenneth Effoudou a qualifi&eacute; le vice-amiral Joseph Fouda de &laquo; g&eacute;n&eacute;ral bandit &raquo; et a &eacute;num&eacute;r&eacute; les personnes qu'il accuse d'avoir &eacute;t&eacute; escroqu&eacute;es par ce dernier.</p>
<p>Les accusations portent sur des faits graves : <strong>escroquerie, corruption, abus de pouvoir et intervention dans des affaires douteuses</strong>. Selon les informations qui circulent, l'affaire trouve son origine dans l'arrestation, le 21 ao&ucirc;t 2023, de l'homme d'affaires Patrick Tchumamo, dit &laquo; Pat Diamant &raquo;, soup&ccedil;onn&eacute; de blanchiment de fonds et de financement du terrorisme.</p>
<p>D'apr&egrave;s la plainte d&eacute;pos&eacute;e par le vice-amiral Joseph Fouda lui-m&ecirc;me, le capitaine Effoudou aurait r&eacute;clam&eacute; <strong>50 millions de francs CFA</strong> &agrave; Tchumamo pour que Fouda interc&egrave;de en sa faveur aupr&egrave;s des autorit&eacute;s. Effoudou aurait agi au nom et pour le compte de l'amiral Joseph Fouda, conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident Paul Biya.</p>
<p><strong>Effoudou conteste farouchement</strong> ces accusations. Il affirme : &laquo; J'&eacute;tais en service &agrave; l'&eacute;tat-major et mon sup&eacute;rieur hi&eacute;rarchique &eacute;tait le g&eacute;n&eacute;ral Amougou. Comment pouvais-je demander de l'argent pour le compte de quelqu'un qui n'&eacute;tait m&ecirc;me pas de mon service ? &raquo;</p>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, Joseph Fouda assure que <strong>son nom a &eacute;t&eacute; utilis&eacute; par un r&eacute;seau d'escrocs</strong> et qu'il a imm&eacute;diatement saisi la hi&eacute;rarchie. Il a d'ailleurs port&eacute; plainte pour usurpation d'identit&eacute;.</p>
<p><strong>Il lui est &eacute;galement reproch&eacute;</strong> d'&ecirc;tre intervenu dans l'affaire Patrick Tchumamo au nom et pour le compte de l'amiral Joseph Fouda. Effoudou a &eacute;t&eacute; revers&eacute; dans son administration d'origine, la gendarmerie, puis r&eacute;voqu&eacute; en mars 2024 pour &laquo; d&eacute;sertion en temps de paix &raquo;.</p>
<h2>LE PARALL&Egrave;LE TROUBLANT AVEC PARFAIT MBAPOU</h2>
<p>Les accusations du capitaine Effoudou contre Joseph Fouda sont &laquo; pratiquement les m&ecirc;mes &raquo; que celles formul&eacute;es quelques mois plus t&ocirc;t par un certain Parfait Mbapou.</p>
<p>Herv&eacute; Parfait Mbapou est un personnage sulfureux. Arr&ecirc;t&eacute; le 20 juin 2024, accus&eacute; d'avoir orchestr&eacute; un r&eacute;seau d'escroquerie &eacute;tendant ses racines jusque dans l'entourage du pr&eacute;sident Paul Biya et de son conseiller Joseph Fouda. Il a &eacute;t&eacute; remis en libert&eacute;, mais l'affaire n'est pas close.</p>
<p>Mbapou est d&eacute;crit comme un &laquo; complice &raquo; du contre-amiral Joseph Fouda. Il a lui-m&ecirc;me accus&eacute; Fouda d'avoir oubli&eacute; qu'&laquo; une guerre des clans fait rage au Cameroun &raquo;.</p>
<p>En juillet 2026, un enregistrement audio explosif a mis en lumi&egrave;re une conversation entre Joseph Fouda et Parfait Mbapou, &eacute;voquant des accusations d'envo&ucirc;tement visant le pr&eacute;sident Paul Biya. La conversation d&eacute;crivait un climat de rivalit&eacute;s internes et une guerre de clans pour la succession pr&eacute;sidentielle.</p>
<p><strong>CABALE, INFO OU INTOX ? LA QUESTION QUI DIVISE</strong></p>
<p>S'agit-il d'une cabale, d'une information v&eacute;rifi&eacute;e ou d'une intox ?</p>
<p><strong>D'un c&ocirc;t&eacute;</strong>, les accusations du capitaine Effoudou sont pr&eacute;cises et document&eacute;es. Il a eu acc&egrave;s aux secrets les plus sensibles du r&eacute;gime. Ses d&eacute;clarations, reprises par des m&eacute;dias&nbsp; ont un &eacute;cho consid&eacute;rable.</p>
<p><strong>De l'autre c&ocirc;t&eacute;</strong>, Effoudou est un homme en fuite, radi&eacute; de l'arm&eacute;e et recherch&eacute; par la justice. La Chambre nationale des experts criminels du Cameroun (CNECC) a jug&eacute; ses accusations &laquo; non fond&eacute;es &raquo; et a menac&eacute; d'engager des poursuites. L'institution a soulign&eacute; que l'ancien officier a &laquo; produit publiquement le moindre &eacute;l&eacute;ment de preuve &raquo;.</p>
<p>Le parall&egrave;le avec Parfait Mbapou ajoute une couche de complexit&eacute;. Mbapou, accus&eacute; d'escroquerie, a lui-m&ecirc;me des ant&eacute;c&eacute;dents judiciaires. Ses accusations contre Fouda pourraient &ecirc;tre une tentative de se disculper.</p>
<h2>CE QUE L'AFFAIRE R&Eacute;V&Egrave;LE</h2>
<p>Au-del&agrave; des protagonistes, cette affaire met en lumi&egrave;re plusieurs r&eacute;alit&eacute;s :</p>
<p>Premi&egrave;rement, l'impunit&eacute; des officiers sup&eacute;rieurs. Les accusations contre Fouda, si elles sont av&eacute;r&eacute;es, r&eacute;v&egrave;lent un syst&egrave;me o&ugrave; les proches du pouvoir peuvent agir en toute libert&eacute;.</p>
<p>Deuxi&egrave;mement, la porosit&eacute; entre les affaires judiciaires et les luttes politiques. L'affaire Mbapou, l'affaire Effoudou, l'affaire Badjeck : toutes sont connect&eacute;es.</p>
<p>Troisi&egrave;mement, la difficult&eacute; de distinguer le vrai du faux. Dans un contexte de guerre des clans, les accusations sont aussi des armes politiques.</p>
<h2>QUELLE SUITE POUR L'AFFAIRE ?</h2>
<p>Le capitaine Effoudou a promis de nouvelles r&eacute;v&eacute;lations. Le vice-amiral Fouda, lui, a d&eacute;j&agrave; ni&eacute; les accusations, affirmant que son nom a &eacute;t&eacute; utilis&eacute; par un r&eacute;seau d'escrocs.</p>
<p>En attendant, l'affaire s'annonce comme un nouveau feuilleton judiciaire et politique dans un Cameroun d&eacute;j&agrave; marqu&eacute; par de nombreuses tensions.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 06 Aug 2026 16:14:32 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            </item>
        
                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Rivalité présumée : Ngoh Ngoh et Baboke s’affichent unis]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-rivalite-presumee-ngoh-ngoh-et-baboke-saffichent-unis.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le 31 juillet, Ferdinand Ngoh Ngoh et Oswald Baboke ont marché main
dans la main au Palais de l’Unité. Une image qui contredit les
rumeurs de rivalité. Décrypta...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Ngoh-Ngoh_Baboke010826500.webp" alt="Cameroun - Rivalité présumée : Ngoh Ngoh et Baboke s’affichent unis" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 31 juillet, Ferdinand Ngoh Ngoh et Oswald Baboke ont march&eacute; main dans la main au Palais de l&rsquo;Unit&eacute;. Une image qui contredit les rumeurs de rivalit&eacute;. D&eacute;cryptage d&rsquo;un geste politique fort.&nbsp;</p>
<p>Au moment o&ugrave; les r&eacute;seaux sociaux pr&ecirc;tent au Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence et au Directeur adjoint du Cabinet civil une guerre d&rsquo;influence sans merci, les deux hommes ont choisi le 31 juillet d&rsquo;afficher une proximit&eacute; que rien ne laissait pr&eacute;sager.</p>
<p>Le 31 juillet 2026, au Palais de l&rsquo;Unit&eacute; &agrave; Yaound&eacute;, une image a stup&eacute;fait les observateurs de la vie politique camerounaise. Ferdinand Ngoh Ngoh, Ministre d&rsquo;&Eacute;tat et Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence, et Oswald Baboke, Directeur adjoint du Cabinet civil, ont march&eacute; <strong>main dans la main</strong> devant l&rsquo;ensemble des corps constitu&eacute;s et des invit&eacute;s d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie solennelle de remise de m&eacute;dailles.</p>
<p>Pendant des mois, la toile les d&eacute;peignait comme des rivaux acharn&eacute;s, chefs de deux factions du &laquo; clan Nanga &raquo; en guerre froide pour le contr&ocirc;le des leviers du pouvoir. Pourtant, ce jour-l&agrave;, sous les ors de la Pr&eacute;sidence, c&rsquo;est un tout autre spectacle qu&rsquo;ont offert les deux hommes. Une d&eacute;monstration de coh&eacute;sion qui interroge : simple geste protocolaire ou message politique d&eacute;lib&eacute;r&eacute; ? Alors que le web transforme la haute administration en terrain d&rsquo;affrontements sp&eacute;culatifs, le Palais de l&rsquo;Unit&eacute; a r&eacute;affirm&eacute;, l&rsquo;espace d&rsquo;un instant, la primaut&eacute; de la discipline institutionnelle. Mais les rumeurs num&eacute;riques ont la vie dure. D&eacute;cryptage.</p>
<h2>La sc&egrave;ne du 31 juillet : une image qui contredit des mois de rumeurs</h2>
<p>C&rsquo;&eacute;tait une c&eacute;r&eacute;monie comme il s&rsquo;en tient r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. Dans les all&eacute;es du Palais de l&rsquo;Unit&eacute;, le Ministre d&rsquo;&Eacute;tat Ferdinand Ngoh Ngoh, Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence depuis 2011, a d&eacute;cor&eacute; des membres du personnel du Secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral. Mais ce qui devait &ecirc;tre une formalit&eacute; administrative s&rsquo;est mu&eacute; en moment politique.</p>
<p>&Agrave; un moment de la c&eacute;r&eacute;monie, Ngoh Ngoh et Oswald Baboke ont &eacute;t&eacute; vus <strong>marchant c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te, main dans la main</strong>, devant les hauts fonctionnaires, les invit&eacute;s et les m&eacute;dias. Un geste d&rsquo;une proximit&eacute; rare dans l&rsquo;univers protocolaire du Palais, o&ugrave; chaque d&eacute;placement est mesur&eacute;, chaque signe interpr&eacute;t&eacute;.</p>
<p>Cette image a imm&eacute;diatement circul&eacute; sur les r&eacute;seaux sociaux, provoquant une onde de choc dans l&rsquo;opinion. Car elle venait contredire brutalement le r&eacute;cit dominant des derniers mois.</p>
<h2>La &laquo; guerre des clans &raquo; version num&eacute;rique</h2>
<p>Depuis plusieurs mois, les espaces de discussion en ligne, la presse d&rsquo;opinion et les r&eacute;seaux sociaux d&eacute;peignent abondamment Ngoh Ngoh et Baboke comme les chefs de deux factions rivales au sein de l&rsquo;appareil d&rsquo;&Eacute;tat. Cette rivalit&eacute; s&rsquo;inscrirait dans une lutte plus large pour la succession du pr&eacute;sident Paul Biya, 93 ans, dont l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; alimente toutes les sp&eacute;culations.</p>
<p>Le &laquo; clan Nanga &raquo; du nom de la r&eacute;gion d&rsquo;origine de plusieurs hauts responsables serait ainsi divis&eacute; en deux sous-clans : celui de Ferdinand Ngoh Ngoh et celui d&rsquo;Oswald Baboke. Selon cette grille de lecture, les deux hommes se livreraient une guerre feutr&eacute;e pour le contr&ocirc;le des leviers strat&eacute;giques : l&rsquo;arm&eacute;e, les services de renseignement, les finances publiques.</p>
<p>Cette lecture a &eacute;t&eacute; aliment&eacute;e par une s&eacute;rie d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements r&eacute;cents. Depuis fin juin 2026, Oswald Baboke est convoqu&eacute; et auditionn&eacute; par le Tribunal criminel sp&eacute;cial (TCS) dans le cadre de deux enqu&ecirc;tes prescrites par Paul Biya lui-m&ecirc;me. La premi&egrave;re concerne des <strong>irr&eacute;gularit&eacute;s pr&eacute;sum&eacute;es dans le secteur aurif&egrave;re</strong> camerounais ; la seconde, une <strong>tentative d&rsquo;utilisation d&rsquo;un faux d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel</strong> annon&ccedil;ant la nomination d&rsquo;un vice-pr&eacute;sident. Ce faux d&eacute;cret, pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la CRTV le 12 juin, a &eacute;t&eacute; qualifi&eacute; de &laquo; tentative de coup d&rsquo;&Eacute;tat &raquo; dans une note de renseignement.</p>
<p>Parall&egrave;lement, les accusations du capitaine Effoudou Romuald Awussi, ancien officier des renseignements en exil, ont mis Ferdinand Ngoh Ngoh sur la sellette. L&rsquo;ex-officier l&rsquo;accuse de l&rsquo;avoir pouss&eacute; &agrave; la fuite apr&egrave;s qu&rsquo;il a d&eacute;nonc&eacute; une tentative de coup d&rsquo;&Eacute;tat en 2023. Une sortie m&eacute;diatique que les observateurs ont imm&eacute;diatement rattach&eacute;e au &laquo; clan Baboke &raquo;.</p>
<h2>Le geste du 31 juillet : unit&eacute; ou calcul ?</h2>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte de tensions et de rumeurs que la main dans la main du 31 juillet a pris tout son sens. Pour les uns, il s&rsquo;agit d&rsquo;une <strong>d&eacute;monstration de coh&eacute;sion institutionnelle</strong>, un signal adress&eacute; &agrave; ceux qui sp&eacute;culent sur une guerre des clans. La Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, &agrave; travers cette image, rappellerait que la discipline d&rsquo;appareil prime sur les ambitions personnelles.</p>
<p>Pour les autres, ce geste rel&egrave;ve du <strong>calcul politique</strong>. &Agrave; quelques mois des grandes &eacute;ch&eacute;ances, afficher une unit&eacute; de fa&ccedil;ade serait un moyen de rassurer les partenaires du Cameroun et de maintenir l&rsquo;ordre au sein de l&rsquo;administration. Les deux hommes, conscients des rumeurs qui les entourent, auraient choisi de les d&eacute;samorcer par une mise en sc&egrave;ne de leur proximit&eacute;.</p>
<p>Une hypoth&egrave;se interm&eacute;diaire m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e : Ngoh Ngoh et Baboke pourraient tout simplement <strong>entretenir des relations professionnelles normales</strong>, que les r&eacute;seaux sociaux ont exag&eacute;r&eacute;ment dramatis&eacute;es. La fabrique des rumeurs num&eacute;riques, en transformant des d&eacute;saccords administratifs en affrontements claniques, cr&eacute;e souvent des r&eacute;cits plus spectaculaires que la r&eacute;alit&eacute;.</p>
<h2>Le poids des rumeurs dans l&rsquo;espace public camerounais</h2>
<p>Au-del&agrave; du cas particulier, cette s&eacute;quence interroge sur le r&ocirc;le des r&eacute;seaux sociaux dans la construction de l&rsquo;actualit&eacute; politique camerounaise. Les th&eacute;ories du complot, les sc&eacute;narios de succession et les guerres de clans suppos&eacute;es structurent une part croissante du d&eacute;bat public. Chaque nomination, chaque audition judiciaire, chaque apparition publique est imm&eacute;diatement d&eacute;crypt&eacute;e comme un signe dans une guerre d&rsquo;influence.</p>
<p>Cette tendance n&rsquo;est pas propre au Cameroun. Mais dans un contexte de <strong>transition politique incertaine</strong>, o&ugrave; la question de l&rsquo;apr&egrave;s-Biya hante les esprits, les rumeurs trouvent un terrain particuli&egrave;rement fertile. L&rsquo;affaire du faux d&eacute;cret, les convocations de Baboke, les accusations d&rsquo;Effoudou autant d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments qui alimentent un r&eacute;cit de d&eacute;composition du pouvoir, m&ecirc;me lorsque les faits demeurent partiels ou non confirm&eacute;s.</p>
<h2>Ce que cette image change et ce qu&rsquo;elle ne change pas</h2>
<p>L&rsquo;image du 31 juillet a au moins un m&eacute;rite : elle <strong>fixe un fait mat&eacute;riel incontestable</strong>. Ce jour-l&agrave;, Ngoh Ngoh et Baboke ont affich&eacute; une unit&eacute; que les rumeurs jugeaient impossible. Que ce geste soit sinc&egrave;re ou calcul&eacute;, il est d&eacute;sormais dans le domaine public.</p>
<p>En revanche, il serait na&iuml;f de croire que cette seule image mettra fin aux sp&eacute;culations. La machine &agrave; rumeurs num&eacute;riques est trop puissante pour &ecirc;tre arr&ecirc;t&eacute;e par une poign&eacute;e de main f&ucirc;t-elle main dans la main. Les prochaines semaines diront si cette d&eacute;monstration de coh&eacute;sion a &eacute;t&eacute; un <strong>acte isol&eacute;</strong> ou le <strong>d&eacute;but d&rsquo;une d&eacute;sescalade</strong> dans la guerre des clans.</p>
<p>Une certitude, cependant : le Palais de l&rsquo;Unit&eacute; a choisi, ce 31 juillet, de donner &agrave; voir un visage d&rsquo;unit&eacute; et de continuit&eacute; administrative. Reste &agrave; savoir si ce visage r&eacute;sistera &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve du temps et des rumeurs.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 01 Aug 2026 01:53:26 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Ngoh-Ngoh_Baboke010826500.webp" type="image/webp"  />
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                            <item>
                <title><![CDATA[Affaire Effoudou : les accusations qui ébranlent le Cameroun]]></title>
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                    <p>Déserteur et visé par un mandat d'arrêt, l'ancien chef du
renseignement de Paul Biya accuse Ferdinand Ngoh Ngoh de putsch et de
commanditaire du meurtre de Mart...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/NGOH-NGOH_Biya050725500.jpg" alt="Affaire Effoudou : les accusations qui ébranlent le Cameroun" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>D&eacute;serteur et vis&eacute; par un mandat d'arr&ecirc;t, l'ancien chef du renseignement de Paul Biya accuse Ferdinand Ngoh Ngoh de putsch et de commanditaire du meurtre de Martinez Zogo. Plong&eacute;e au c&oelig;ur du scandale qui secoue&nbsp;</p>
<p>Un officier de renseignement en exil, un mandat d'arr&ecirc;t pour escroquerie, et des accusations de tentative de coup d'&Eacute;tat visant le num&eacute;ro deux du r&eacute;gime : l'affaire Effoudou r&eacute;v&egrave;le les fissures au sommet de l'&Eacute;tat camerounais.</p>
<p>Pendant trois ans, il s'est tu. Pendant trois ans, le mandat d'arr&ecirc;t &eacute;mis contre lui est rest&eacute; lettre morte. Puis, le 25 juillet 2026, le capitaine Romuald Effoudou a bris&eacute; l'omerta. Depuis un exil europ&eacute;en dont il refuse de r&eacute;v&eacute;ler la localisation, cet ancien officier de 36 ans, propuls&eacute; &agrave; 29 ans &agrave; la t&ecirc;te du renseignement pr&eacute;sidentiel, a livr&eacute; un r&eacute;quisitoire de 27 minutes contre l'homme qui incarne, apr&egrave;s Paul Biya, le sommet de l'appareil d'&Eacute;tat camerounais. &laquo; Le pays est entre les mains de personnes qui passent le temps &agrave; opprimer les Camerounais, &agrave; briser des carri&egrave;res, des vies &raquo;, a-t-il lanc&eacute;.</p>
<h2>Un parcours fulgurant, une chute brutale</h2>
<p>Dipl&ocirc;m&eacute; de l'&Eacute;cole militaire interarmes en 2017, Kenneth Romuald Effoudou Awussi n'a mis que deux ans pour &ecirc;tre nomm&eacute;, &agrave; 29 ans, &agrave; la t&ecirc;te du bureau de renseignement de l'&eacute;tat-major particulier du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Un record de pr&eacute;cocit&eacute; qu'il doit en partie au patron de la gendarmerie, Galax Yves Landry Etoga, aupr&egrave;s duquel il a servi avant son entr&eacute;e &agrave; la pr&eacute;sidence. Ce fils de colonel &eacute;tait alors un inconnu du grand public, mais un nom qui comptait dans les milieux s&eacute;curitaires.</p>
<p>Mais ce parcours exceptionnel s'est bris&eacute; sur une affaire d'escroquerie. Le 21 ao&ucirc;t 2023, Patrice Tchoumamo, alias Pat Diamant, c&eacute;l&egrave;bre jet-setteur de la nuit yaound&eacute;enne, est arr&ecirc;t&eacute; pour des soup&ccedil;ons de blanchiment de fonds et de financement du terrorisme. Selon la plainte d&eacute;pos&eacute;e par le contre-amiral Joseph Fouda, conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident Paul Biya, Effoudou aurait r&eacute;clam&eacute; 50 millions de francs CFA au jet-setteur, pour le compte du vice-amiral, afin d'obtenir sa lib&eacute;ration. Effoudou conteste farouchement : &laquo; J'&eacute;tais en service &agrave; l'&eacute;tat-major et mon sup&eacute;rieur hi&eacute;rarchique &eacute;tait le g&eacute;n&eacute;ral Amougou. Comment pouvais-je demander de l'argent pour le compte de quelqu'un qui n'&eacute;tait m&ecirc;me pas de mon service ? &raquo;</p>
<p>Joseph Fouda assure que son nom a &eacute;t&eacute; utilis&eacute; par un r&eacute;seau d'escrocs et qu'il a imm&eacute;diatement saisi la hi&eacute;rarchie. Effoudou a &eacute;t&eacute; revers&eacute; dans son administration d'origine, la gendarmerie, puis r&eacute;voqu&eacute; en mars 2024 pour &laquo; d&eacute;sertion en temps de paix &raquo;. Un mandat d'arr&ecirc;t a &eacute;t&eacute; &eacute;mis contre lui le 10 mars 2024.</p>
<h2>La note secr&egrave;te &agrave; Paul Biya</h2>
<p>Pourquoi Effoudou fait-il de Ferdinand Ngoh Ngoh sa cible principale ? Selon les informations de Jeune Afrique, tout remonte &agrave; une note confidentielle que l'officier a adress&eacute;e directement &agrave; Paul Biya. Son contenu : un certain Mohamadou Sani, ex-l&eacute;gionnaire fran&ccedil;ais reconverti en conseiller en s&eacute;curit&eacute; et proche du ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji et de Ngoh Ngoh, pr&eacute;parait un coup d'&Eacute;tat. Effoudou affirme que ces armes inconnues des forces de d&eacute;fense camerounaises avaient &eacute;t&eacute; import&eacute;es avec l'approbation d'Atanga Nji. Dans cette note, il d&eacute;signe Ferdinand Ngoh Ngoh comme le cerveau pr&eacute;sum&eacute; de cette tentative de putsch.</p>
<p>La r&eacute;action ne tarde pas mais pas dans le sens qu'Effoudou esp&eacute;rait. Selon sa version, Ngoh Ngoh aurait man&oelig;uvr&eacute; pour faire lib&eacute;rer Mohamadou Sani, et sa vie serait depuis lors &laquo; mise en p&eacute;ril &raquo;. &laquo; J'ai expos&eacute; un plan contre la R&eacute;publique et le pr&eacute;sident &raquo;, affirme-t-il.</p>
<h2>&laquo; La gendarmerie est un centre de torture &raquo;</h2>
<p>Dans son podcast, Effoudou ne s'arr&ecirc;te pas &agrave; Ngoh Ngoh. Il d&eacute;peint la gendarmerie nationale comme &laquo; un centre de torture &raquo; et d&eacute;nonce l'existence d'un &laquo; circuit parall&egrave;le &raquo; au sein de la pr&eacute;sidence, log&eacute; au secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral, dont la mission serait d'intercepter et de r&eacute;&eacute;crire les notes de renseignement avant qu'elles n'arrivent sur le bureau du pr&eacute;sident. &laquo; Le Chef de l'&Eacute;tat est devenu prisonnier des monstres qu'il a lui-m&ecirc;me enfant&eacute;s &raquo;, l&acirc;che-t-il.</p>
<p>Il va plus loin : il accuse Ngoh Ngoh d'&ecirc;tre le commanditaire de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo, tu&eacute; en janvier 2023. &laquo; Il existerait une volont&eacute; de ne pas permettre que la lumi&egrave;re soit faite &raquo; sur cette affaire, affirme-t-il. Des accusations que Ngoh Ngoh n'a pas comment&eacute;es publiquement.</p>
<h2>Un dossier qui relie les scandales du r&eacute;gime</h2>
<p>L'affaire Effoudou ne formule pas des accusations isol&eacute;es. Elle relie entre eux des dossiers qui semblaient distincts : l'assassinat de Martinez Zogo, le r&eacute;seau du jet-setteur Pat Diamant, et un trafic d'armes pr&eacute;sum&eacute;. Comme le souligne Jeune Afrique, &laquo; une seule affaire sert de r&eacute;v&eacute;lateur non pas parce qu'elle cr&eacute;e quelque chose de nouveau, mais parce qu'elle illumine des connexions qui existaient sans avoir &eacute;t&eacute; rendues visibles &raquo;.</p>
<p>Le capitaine Effoudou affirme &eacute;galement que Ngoh Ngoh a torpill&eacute; les initiatives de paix dans les r&eacute;gions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Des discussions confidentielles, men&eacute;es sous la m&eacute;diation de l'&Eacute;glise catholique et via des canaux diplomatiques suisses et canadiens, auraient &eacute;t&eacute; sabot&eacute;es par le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral.</p>
<h2>R&eacute;actions et controverses</h2>
<p>Les d&eacute;clarations d'Effoudou ont provoqu&eacute; un s&eacute;isme politique. La Chambre nationale des experts criminels du Cameroun (CNECC) a annonc&eacute; l'ouverture d'investigations et menace de poursuites contre l'ancien officier, soulignant qu'il n'a &laquo; produit publiquement le moindre &eacute;l&eacute;ment de preuve &raquo;. L'institution invite les m&eacute;dias et les citoyens &agrave; privil&eacute;gier &laquo; les faits &eacute;tablis plut&ocirc;t que les all&eacute;gations non v&eacute;rifi&eacute;es &raquo;.</p>
<p>Le colonel Didier Badjeck, ancien responsable de la communication de l'arm&eacute;e camerounaise, estime qu'&laquo; il est &eacute;vident qu'il fait l'objet de manipulation de la part de certaines personnes &raquo;. La CNECC &eacute;voque, elle, &laquo; une tentative malheureuse visant &agrave; obtenir l'asile politique ou &agrave; pr&eacute;parer une proc&eacute;dure d'immigration &raquo;.</p>
<p>En revanche, plusieurs voix de l'opposition y voient un symbole d'une &laquo; d&eacute;rive que conna&icirc;t le pays avec son leadership actuel &raquo;. Sur les r&eacute;seaux sociaux, les r&eacute;actions sont polaris&eacute;es : certains r&eacute;clament des enqu&ecirc;tes ind&eacute;pendantes, d'autres d&eacute;noncent une man&oelig;uvre de d&eacute;stabilisation.</p>
<h2>Que risque vraiment Ferdinand Ngoh Ngoh ?</h2>
<p>Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d'&Eacute;tat et secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence depuis le 9 d&eacute;cembre 2011, est l'un des hommes les plus puissants du Cameroun. Aucune des accusations d'Effoudou n'a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par une enqu&ecirc;te judiciaire. Ngoh Ngoh n'a pas r&eacute;pondu publiquement, et ses partisans rejettent ces all&eacute;gations comme une man&oelig;uvre de d&eacute;stabilisation.</p>
<p>Mais la persistance de l'affaire, la gravit&eacute; des accusations tentative de coup d'&Eacute;tat, commanditaire d'assassinat, obstruction &agrave; la paix et la notori&eacute;t&eacute; de l'accusateur placent le r&eacute;gime dans une situation d&eacute;licate. Si Effoudou produit des preuves, la crise institutionnelle pourrait s'aggraver. S'il n'en produit pas, il risque de voir sa cr&eacute;dibilit&eacute; s'effondrer et sa demande d'asile politique compromise.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 31 Jul 2026 15:11:25 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec JA</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Ferdinand Ngoh Ngoh devrait être pendu, selon Effoudou]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-ferdinand-ngoh-ngoh-devrait-etre-pendu-selon-effoudou.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Dans une interview choc, le capitaine Effoudou accuse Ferdinand Ngoh
Ngoh de saboter la paix dans les régions anglophones et de réécrire
les notes de renseignem...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Effoudou-Awussi-Kenneth-Romuald250726500.webp" alt="Cameroun - Ferdinand Ngoh Ngoh devrait être pendu, selon Effoudou" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-ferdinand-ngoh-ngoh-devrait-etre-pendu-selon-effoudou.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans une interview choc, le capitaine Effoudou accuse Ferdinand Ngoh Ngoh de saboter la paix dans les r&eacute;gions anglophones et de r&eacute;&eacute;crire les notes de renseignement.</p>
<p>Trois ans de silence, vingt-sept minutes d'accusations explosives, et une promesse de r&eacute;v&eacute;ler le nom du commanditaire de l'assassinat de Martinez Zogo. L'ex-officier des renseignements Effoudou Awussi Kenneth Romuald a bris&eacute; l'omerta.</p>
<p>Le 24 juillet 2026, apr&egrave;s trois ans d'exil en Europe, le capitaine Kenneth Romuald Effoudou Awussi a bris&eacute; le silence. Dans une interview de 27 minutes accord&eacute;e au journaliste Morgan Palmer, l'ancien chef du bureau des renseignements &agrave; l'&eacute;tat-major particulier du pr&eacute;sident Paul Biya a livr&eacute; des accusations d'une gravit&eacute; inou&iuml;e contre le num&eacute;ro deux du r&eacute;gime.</p>
<p>Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence depuis 2011 et ministre d'&Eacute;tat, y est d&eacute;crit comme un homme qui a &laquo; pris le contr&ocirc;le exclusif &raquo; des services secrets, qui a sabot&eacute; les initiatives de paix dans les r&eacute;gions anglophones, et qui aurait m&ecirc;me planifi&eacute; un coup d'&Eacute;tat.</p>
<h2>Un officier au c&oelig;ur du syst&egrave;me, aujourd'hui en exil</h2>
<p>Avant sa radiation de l'arm&eacute;e camerounaise le 13 mars 2024, le capitaine Effoudou Awussi Kenneth Romuald occupait l'un des postes les plus sensibles de l'&Eacute;tat : chef du bureau d'enqu&ecirc;te et de renseignement &agrave; l'&eacute;tat-major particulier du pr&eacute;sident Paul Biya.</p>
<p>Recherch&eacute; par les autorit&eacute;s camerounaises depuis 2023 pour &laquo; d&eacute;sertion en temps de paix &raquo;, il a finalement trouv&eacute; refuge en Europe. Pendant trois ans, il est rest&eacute; silencieux. Jusqu'&agrave; cette interview du 24 juillet 2026.</p>
<h2>&laquo; Ngoh Ngoh est le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de fait &raquo;</h2>
<p>L'une des accusations les plus frappantes du capitaine Effoudou est que Ferdinand Ngoh Ngoh, en raison de la d&eacute;l&eacute;gation de signature dont il b&eacute;n&eacute;ficie et du tr&egrave;s grand &acirc;ge de Paul Biya, se comporte comme le &laquo; pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de fait &raquo;.</p>
<p>Selon lui, Ngoh Ngoh a progressivement pris le contr&ocirc;le de l'appareil d'&Eacute;tat, s'arrogeant des pr&eacute;rogatives qui ne devraient pas &ecirc;tre les siennes.</p>
<h2>Sabotage des initiatives de paix dans les r&eacute;gions anglophones</h2>
<p>L'ancien officier affirme que des s&eacute;paratistes emprisonn&eacute;s &agrave; Yaound&eacute;, dont Ayuk Tabe, auraient tendu la main &agrave; l'&Eacute;tat apr&egrave;s un signal donn&eacute; par le pr&eacute;sident Paul Biya. Des rencontres discr&egrave;tes se seraient tenues sous l'&eacute;gide de l'&Eacute;glise catholique, &agrave; la paroisse Jean XXIII de Yaound&eacute;, avec la b&eacute;n&eacute;diction du chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Des initiatives similaires port&eacute;es par la Suisse et le Canada auraient connu le m&ecirc;me sort. &laquo; <strong>Toutes ces initiatives ont &eacute;t&eacute; sabot&eacute;es par M. Ngoh Ngoh Ferdinand</strong> &raquo;, insiste-t-il.</p>
<h2>Une &laquo; structure bis &raquo; qui r&eacute;&eacute;crit les notes de renseignement</h2>
<p>Accusation plus troublante encore : l'existence d'une &laquo; structure bis &raquo; log&eacute;e au secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral, charg&eacute;e de r&eacute;&eacute;crire les notes de renseignement transmises par la D&eacute;l&eacute;gation g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la s&eacute;curit&eacute; ext&eacute;rieure (DGSE) avant qu'elles n'atteignent le pr&eacute;sident.</p>
<p>&laquo; <strong>Ces derni&egrave;res sont intercept&eacute;es au secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral et puis r&eacute;&eacute;crites</strong> &raquo;, d&eacute;nonce-t-il, d&eacute;crivant un chef de l'&Eacute;tat qu'il qualifie de &laquo; prisonnier de monstres qu'il a lui-m&ecirc;me enfant&eacute;s &raquo;.</p>
<h2>Asphyxie budg&eacute;taire de la DGRE et mainmise sur les services</h2>
<p>Effoudou accuse &eacute;galement Ngoh Ngoh d'avoir &laquo; asphyxi&eacute; &raquo; budg&eacute;tairement la Direction g&eacute;n&eacute;rale des renseignements ext&eacute;rieurs (DGRE) depuis 2019 pour r&eacute;gler des comptes avec son ancien directeur, Maxime Eko Eko.</p>
<p>Ngoh Ngoh aurait agi par vengeance pour avoir &eacute;t&eacute; auditionn&eacute; par la DGRE dans le cadre d'enqu&ecirc;tes sur la gestion de la Coupe d'Afrique des nations (CAN). Il aurait cherch&eacute; &agrave; &laquo; prendre le contr&ocirc;le total exclusif &raquo; des services de renseignement.</p>
<h2>Tentative de coup d'&Eacute;tat avec un l&eacute;gionnaire fran&ccedil;ais</h2>
<p>Le capitaine Effoudou affirme que Ferdinand Ngoh Ngoh aurait planifi&eacute; un coup d'&Eacute;tat en utilisant un l&eacute;gionnaire de l'arm&eacute;e fran&ccedil;aise, qu'il assimile &agrave; un &laquo; Namayat Doumbouya &raquo;.</p>
<p>L'officier raconte qu'en 2023, un rapport a &eacute;t&eacute; transmis au pr&eacute;sident signalant la pr&eacute;sence, &laquo; aux encablures de la pr&eacute;sidence &raquo;, d'un individu disposant d'armes de guerre &laquo; de tr&egrave;s bonnes qualit&eacute;s &raquo; et se faisant passer pour un officier de l'arm&eacute;e camerounaise.</p>
<p>Cet individu, identifi&eacute; comme Sani Mohamadou, un ancien l&eacute;gionnaire fran&ccedil;ais, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;. Mais selon Effoudou, &laquo; Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, est intervenu efficacement et vigoureusement pour la mise en libert&eacute; sans condition et sans d&eacute;lai de cet individu &raquo;.</p>
<h2>&laquo; Ngoh Ngoh devrait &ecirc;tre pendu sur la place publique &raquo;</h2>
<p>Le capitaine Effoudou a m&ecirc;me ajout&eacute;, lors d'une d&eacute;claration ult&eacute;rieure, que le ministre Ferdinand Ngoh Ngoh devrait &ecirc;tre pendu sur la place publique, en raison de son impact n&eacute;gatif pour l'avancement du Cameroun.</p>
<h2>Des accusations sans preuves, mais qui &eacute;branlent le r&eacute;gime</h2>
<p>&Agrave; ce jour, les faits rapport&eacute;s par l'ex-officier n'ont fait l'objet d'aucune confirmation officielle. Aucune preuve mat&eacute;rielle n'a &eacute;t&eacute; rendue publique. Les personnes cit&eacute;es n'ont pas r&eacute;agi publiquement.</p>
<p>Mais le timing de ces r&eacute;v&eacute;lations n'est pas anodin. Effoudou a choisi de parler au moment o&ugrave; le pr&eacute;sident Paul Biya est absent des radars officiels depuis plus de 53 jours. &laquo; <strong>Dans les syst&egrave;mes tr&egrave;s centralis&eacute;s, le vide au sommet lib&egrave;re les langues et acc&eacute;l&egrave;re les positionnements</strong> &raquo;.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 31 Jul 2026 00:37:13 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Biya en Suisse : opération, complications, retour bloqué]]></title>
                <link>https://www.camer.be/actualites/serail/cameroun-biya-en-suisse-operation-complications-retour-bloque.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Opération des genoux, complications, hospitalisations : Jeune Afrique
révèle le vrai état de santé de Paul Biya, absent du Cameroun
depuis 53 jours. Franck Biya...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Palais_Etoudi290424500.jpg" alt="Cameroun - Biya en Suisse : opération, complications, retour bloqué" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Op&eacute;ration des genoux, complications, hospitalisations : Jeune Afrique r&eacute;v&egrave;le le vrai &eacute;tat de sant&eacute; de Paul Biya, absent du Cameroun depuis 53 jours. Franck Biya bloque le retour.</p>
<p>Le 7 juin 2026, Paul Biya quittait Yaound&eacute; pour un &laquo; court s&eacute;jour priv&eacute; &raquo; en Suisse. Cinquante-trois jours plus tard, le pr&eacute;sident de 93 ans n'est toujours pas rentr&eacute;. Op&eacute;ration des genoux, complications post-op&eacute;ratoires, nouvelle hospitalisation et divisions au sein du premier cercle : Jeune Afrique l&egrave;ve le voile sur une crise qui fragilise le r&eacute;gime.</p>
<p>Le 7 juin 2026, Paul Biya s'envolait pour Gen&egrave;ve en compagnie de la premi&egrave;re dame Chantal Biya, du directeur du cabinet civil Samuel Mvondo Ayolo et du vice-amiral Joseph Fouda. Cinquante-trois jours plus tard, le pr&eacute;sident de 93 ans n'est toujours pas rentr&eacute; au Cameroun.</p>
<p>Officiellement, il s'agit d'un &laquo; court s&eacute;jour priv&eacute; en Europe &raquo;. Mais derri&egrave;re ce voile de communication, une tout autre r&eacute;alit&eacute; se dessine : op&eacute;ration des genoux, complications post-op&eacute;ratoires, nouvelle hospitalisation et divisions au sein du premier cercle. Le r&eacute;gime camerounais, d&eacute;j&agrave; fragilis&eacute; par des d&eacute;cennies de pouvoir sans partage, vacille sur ses fondations.</p>
<h2>Du malaise du 20 mai &agrave; l'exil m&eacute;dical suisse</h2>
<p>Tout commence le 20 mai 2026, lors de la r&eacute;ception donn&eacute;e au palais de l'Unit&eacute; &agrave; Yaound&eacute; &agrave; l'occasion de la f&ecirc;te nationale. Paul Biya est victime d'un malaise un &eacute;pisode que la pr&eacute;sidence s'est empress&eacute;e de d&eacute;mentir.</p>
<p>C'est dans ce contexte qu'il quitte le Cameroun le 7 juin, direction Gen&egrave;ve. &Agrave; son arriv&eacute;e, il s'installe d'abord &agrave; l'h&ocirc;tel InterContinental la r&eacute;sidence habituelle de la d&eacute;l&eacute;gation pr&eacute;sidentielle camerounaise dans la cit&eacute; l&eacute;manique. Puis il est admis dans une clinique priv&eacute;e.</p>
<p>La pr&eacute;sidence d&eacute;ment cat&eacute;goriquement toute hospitalisation. Mais Jeune Afrique confirme et va plus loin : le pr&eacute;sident a subi une op&eacute;ration aux genoux.</p>
<h2>Complications post-op&eacute;ratoires et nouvelle hospitalisation</h2>
<p>C'est &agrave; la suite de cet acte chirurgical que la situation se complique. Des complications post-op&eacute;ratoires apparaissent, entravant les d&eacute;placements du chef de l'&Eacute;tat. Dans l'incapacit&eacute; de marcher, Paul Biya est hospitalis&eacute; une seconde fois.</p>
<p>Sa condition devient suffisamment pr&eacute;occupante pour que ses acc&egrave;s soient restreints : il n'a pu recevoir la visite que d'une petite partie de la d&eacute;l&eacute;gation camerounaise pr&eacute;sente en Suisse.</p>
<p>Mais ce n'est pas tout. Jeune Afrique r&eacute;v&egrave;le un troisi&egrave;me &eacute;pisode m&eacute;dical alarmant : autour du 11 juillet, Paul Biya aurait &eacute;t&eacute; victime d'un nouveau malaise, n&eacute;cessitant une prise en charge hospitali&egrave;re d'urgence.</p>
<p>Une source diplomatique cit&eacute;e sous couvert d'anonymat indique que son &eacute;tat n'est &laquo; pas alarmant &raquo; mais que le pr&eacute;sident est &laquo; toujours sous traitement m&eacute;dical &raquo; et qu'il &laquo; commence &agrave; se remettre de ses interventions chirurgicales &raquo;.</p>
<h2>Le Cameroun sans son pr&eacute;sident : une gouvernance &agrave; distance</h2>
<p>Pendant ce temps, au Cameroun, l'absence prolong&eacute;e du chef de l'&Eacute;tat interroge. Le ministre de la Communication, Ren&eacute; Emmanuel Sadi, affirme que Biya est en bonne sant&eacute; et &laquo; travaille depuis Gen&egrave;ve &raquo;. Jacques Fame Ndongo, ministre de l'Enseignement sup&eacute;rieur, assure que le pr&eacute;sident suit &laquo; m&eacute;ticuleusement les dossiers qui lui sont soumis &raquo;.</p>
<p>Mais le ministre du Travail, Gr&eacute;goire Owona, donne une explication diff&eacute;rente : le pr&eacute;sident serait en &laquo; cong&eacute; annuel &raquo;, le comparant &agrave; un travailleur ordinaire. Des d&eacute;clarations contradictoires qui alimentent les rumeurs plut&ocirc;t qu'elles ne les apaisent.</p>
<p>Le d&eacute;put&eacute; de l'opposition Jean-Michel Nintcheu a appel&eacute; le Conseil constitutionnel &agrave; constater la vacance du pouvoir. L'UDC estime que &laquo; la stabilit&eacute; d'une R&eacute;publique ne peut reposer sur le silence ou les suppositions &raquo;. Mamadou Mota, vice-pr&eacute;sident du CRM, d&eacute;nonce un &laquo; vide institutionnel criant &raquo;.</p>
<h2>Franck Biya bloque le retour : une bataille de succession en coulisses</h2>
<p>La question m&eacute;dicale est une chose. La bataille politique qui se joue autour d'elle en est une autre et c'est peut-&ecirc;tre cette bataille-l&agrave;, plus que l'&eacute;tat de sant&eacute; lui-m&ecirc;me, qui explique pourquoi Paul Biya n'est toujours pas rentr&eacute; au Cameroun.</p>
<p>Jeune Afrique r&eacute;v&egrave;le en exclusivit&eacute; que le premier cercle pr&eacute;sidentiel, r&eacute;uni &agrave; Gen&egrave;ve, est profond&eacute;ment divis&eacute; sur la question du retour. Et que Franck Biya, le fils du pr&eacute;sident, est &agrave; la t&ecirc;te du camp qui s'y oppose.</p>
<p>Depuis le 28 juillet, les discussions se sont intensifi&eacute;es. D'un c&ocirc;t&eacute;, une partie du premier cercle estime qu'un nouveau report fragiliserait davantage l'image du pouvoir. De l'autre, Franck Biya et ses alli&eacute;s s'opposent &agrave; tout voyage pr&eacute;cipit&eacute;. Leur argument : les conditions m&eacute;dicales ne sont pas r&eacute;unies pour un transport a&eacute;rien en toute s&eacute;curit&eacute;. Paul Biya ayant subi plusieurs interventions chirurgicales avec complications. Les autorit&eacute;s de l'a&eacute;roport de Gen&egrave;ve auraient elles-m&ecirc;mes &eacute;mis des r&eacute;serves.</p>
<p>La position de Franck Biya dans ce d&eacute;bat m&eacute;rite une lecture politique qui d&eacute;passe la seule dimension m&eacute;dicale. Il n'est pas seulement le fils du pr&eacute;sident. Il est, selon les investigations de Jeune Afrique, l'un des principaux pr&eacute;tendants &agrave; la succession de Paul Biya soutenu par des barons de la r&eacute;gion du Sud.</p>
<h2>Une absence record qui relance le d&eacute;bat sur la succession</h2>
<p>Le 27 juillet 2026, Paul Biya a franchi un cap symbolique : 50 jours d'absence du Cameroun. Un record depuis son arriv&eacute;e au pouvoir en 1982. Le 30 juillet, ce sont 53 jours.</p>
<p>Cette absence met en exergue l'un des aspects de la r&eacute;vision constitutionnelle adopt&eacute;e le 14 avril 2026 : la r&eacute;introduction de la fonction de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, disparue depuis l'arriv&eacute;e au pouvoir de Paul Biya en novembre 1982. Mais aucun vice-pr&eacute;sident n'a &eacute;t&eacute; nomm&eacute;.</p>
<p>Alors que le pr&eacute;sident de 93 ans n'a toujours pas nomm&eacute; de gouvernement depuis son investiture pour un huiti&egrave;me mandat en novembre 2025, les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales sont attendues d&eacute;but 2027. L'absence prolong&eacute;e du chef de l'&Eacute;tat pourrait perturber le calendrier &eacute;lectoral.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 30 Jul 2026 21:58:24 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec JA</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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