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    <title>Le flux rss de camer.be</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be</title>
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    <lastBuildDate>Fri, 10 Apr 2026 09:06:36 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Valère Bessala : « La Constitution du 4 avril 2026 est un torchon pour le peuple camerounais »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Une opposition qui nomme ce que d'autres taisent

7 ans. C'est la durée d'un mandat présidentiel camerounais. Valère
Bessala pose une équation simple : celui qu...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une opposition qui nomme ce que d'autres taisent</p>
<p>7 ans. C'est la dur&eacute;e d'un mandat pr&eacute;sidentiel camerounais. Val&egrave;re Bessala pose une &eacute;quation simple : celui qui demande ce mandat doit l'exercer en totalit&eacute;. La <strong>r&eacute;vision constitutionnelle du 4 avril 2026</strong> cr&eacute;e un vice-pr&eacute;sident. Pour Bessala, c'est un aveu d&eacute;guis&eacute;.</p>
<h2>Qui est Val&egrave;re Bessala, et que dit-il exactement ?</h2>
<p>Val&egrave;re Bessala est une voix connue de l'opposition et de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise. Il prend position publiquement contre la modification de la constitution camerounaise nouvellement adopt&eacute;e. Son rejet est total et argument&eacute; sur trois axes distincts.</p>
<p>Il refuse un vice-pr&eacute;sident de "vacance" c'est-&agrave;-dire un titulaire activ&eacute; uniquement en cas d'emp&ecirc;chement du pr&eacute;sident. Il refuse un vice-pr&eacute;sident d'"assistance"; une fonction de suppl&eacute;ance que le peuple n'a jamais vot&eacute;e. Il refuse enfin ce qu'il appelle une "monstruosit&eacute; institutionnelle" la cr&eacute;ation d'un poste destin&eacute; &agrave; masquer les dysfonctionnements d'un autre.</p>
<p>Sa d&eacute;claration est directe : le m&eacute;canisme de <strong>proposition de loi au Cameroun</strong> suffit, &agrave; lui seul, pour abroger ce texte. Une majorit&eacute; &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale peut y suffire.</p>
<h2>Pourquoi cette r&eacute;forme concentre autant de rejet</h2>
<p>La <strong>r&eacute;forme constitutionnelle de Biya</strong> ne surgit pas dans un vide politique. Elle s'inscrit dans un contexte pr&eacute;cis : Paul Biya, 93 ans, gouverne le Cameroun depuis 1982. Les questions sur sa capacit&eacute; &agrave; exercer ses fonctions circulent depuis plusieurs ann&eacute;es. Aucune r&eacute;ponse officielle n'a jamais &eacute;t&eacute; apport&eacute;e.</p>
<p>Cr&eacute;er un <strong>vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique au Cameroun</strong> dans ce contexte pr&eacute;cis envoie un signal ambigu. Pour les partisans du pouvoir, c'est une modernisation institutionnelle. Pour Bessala et les forces qu'il repr&eacute;sente, c'est une gestion de crise habill&eacute;e en r&eacute;forme d'&Eacute;tat.</p>
<p>La critique de fond est constitutionnelle. Un pr&eacute;sident &eacute;lu assume un mandat complet. S'il est dans l'incapacit&eacute; d'exercer, les m&eacute;canismes existants tels que Premier ministre renforc&eacute;, d&eacute;l&eacute;gation de pouvoirs r&eacute;am&eacute;nag&eacute;e peuvent suffire. Inventer un poste suppl&eacute;mentaire revient &agrave; reconna&icirc;tre implicitement une d&eacute;faillance que personne n'ose nommer.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme de proposition de loi : une arme parlementaire r&eacute;elle</h2>
<p>La <strong>proposition de loi</strong> se d&eacute;finit comme une initiative l&eacute;gislative &eacute;manant des parlementaires eux-m&ecirc;mes, par opposition au projet de loi gouvernemental. En droit camerounais, ce m&eacute;canisme est constitutionnellement pr&eacute;vu et praticable.</p>
<p>Bessala l'invoque comme levier concret. Une coalition majoritaire &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale si elle se constitue peut d&eacute;poser une proposition de loi abrogeant ou modifiant la r&eacute;forme du 4 avril. Ce sc&eacute;nario n'est pas purement th&eacute;orique. Il suppose une discipline de vote et une coordination que l'opposition camerounaise n'a pas encore historiquement d&eacute;montr&eacute;e &agrave; grande &eacute;chelle.</p>
<p>Reste que l'argument a une force symbolique r&eacute;elle. Il replace le d&eacute;bat sur le terrain du droit, et non sur celui de la contestation de rue. C'est un choix rh&eacute;torique significatif.</p>
<p>Entre recomposition politique et pr&eacute;c&eacute;dent constitutionnel</p>
<p>La prise de position de Val&egrave;re Bessala va alimenter la dynamique de contestation autour de la <strong>constitution camerounaise 2026</strong>. Elle offre un cadre argumentaire aux forces d'opposition et structure un discours jusqu'ici &eacute;pars. Les prochains mois diront si ce cadre parvient &agrave; f&eacute;d&eacute;rer au-del&agrave; des cercles d&eacute;j&agrave; convaincus.</p>
<p>&Agrave; moyen terme, l'existence de ce vice-pr&eacute;sident va poser une question que la r&eacute;forme n'a pas r&eacute;solue : qui sera nomm&eacute;, avec quelles attributions r&eacute;elles, et selon quel processus ? La r&eacute;ponse &agrave; ces trois questions red&eacute;finira les rapports de force au sommet de l'&Eacute;tat camerounais. Elle d&eacute;terminera aussi si ce poste est un outil de gouvernance ou un outil de succession pr&eacute;par&eacute;e.</p>
<p>Le pr&eacute;c&eacute;dent constitutionnel, lui, est d&eacute;j&agrave; pos&eacute;. Le Cameroun a modifi&eacute; sa loi fondamentale dans un contexte de fragilit&eacute; pr&eacute;sidentielle assum&eacute;e. Cela n'est pas sans cons&eacute;quence pour la stabilit&eacute; institutionnelle &agrave; long terme.</p>
<h2>La Constitution comme r&eacute;v&eacute;lateur d'un &Eacute;tat en transition non assum&eacute;e</h2>
<p>Val&egrave;re Bessala pose une question que la classe politique camerounaise &eacute;vite depuis des ann&eacute;es : qu'est-ce qu'un mandat pr&eacute;sidentiel, si ce n'est un contrat avec le peuple ? Ce contrat inclut la pleine capacit&eacute; &agrave; gouverner. La cr&eacute;er une fonction de substitution sans d&eacute;bat public, sans consultation, et sans transparence sur les raisons r&eacute;elles, c'est rompre ce contrat en silence. Le peuple camerounais a-t-il vocation &agrave; accepter des r&eacute;formes con&ccedil;ues pour lui sans lui ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-10 00:49:18</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Masculinicide à Bafoussam : un mari poignardé par son épouse après une dispute conjugale]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92972/11:1/cameroun-masculinicide-a-bafoussam-un-mari-poignarde-par-son-epouse-apres-une-dispute-conjugale-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un crime passionnel secoue l'Ouest 

Un homme a perdu la vie au quartier Auberge du lac, dans le 2e
arrondissement de Bafoussam. Son épouse l'a poignardé au ter...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un crime passionnel secoue l'Ouest&nbsp;</p>
<p>Un homme a perdu la vie au quartier Auberge du lac, dans le 2e arrondissement de Bafoussam. Son &eacute;pouse l'a poignard&eacute; au terme d'une violente altercation domestique. Elle est en fuite. Les forces de l'ordre la recherchent activement.</p>
<h2>Une sc&egrave;ne de m&eacute;nage qui vire au drame</h2>
<p>Le drame s'est produit dans un quartier r&eacute;sidentiel de Bafoussam, capitale r&eacute;gionale de l'Ouest Cameroun. Une dispute conjugale, apparemment banale aux yeux du voisinage, a d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute; de mani&egrave;re fatale.</p>
<p>Selon les premiers t&eacute;moignages recueillis sur place, l'altercation a dur&eacute; plusieurs minutes. L'&eacute;pouse a ensuite saisi une arme blanche et port&eacute; un coup fatal &agrave; son mari. Alert&eacute;s par le bruit, les voisins ont d&eacute;couvert la sc&egrave;ne et d&eacute;clench&eacute; les secours.</p>
<p>La victime, chef de famille, a &eacute;t&eacute; transport&eacute;e d'urgence dans une clinique locale. Il a succomb&eacute; &agrave; ses blessures peu apr&egrave;s son admission. L'auteure pr&eacute;sum&eacute;e des faits avait d&eacute;j&agrave; pris la fuite.</p>
<h2>Un mobile flou autour d'un document administratif</h2>
<p>Les circonstances exactes du <strong>crime conjugal de Bafoussam</strong> restent &agrave; &eacute;tablir. Nos confr&egrave;res de Balafon TV &eacute;voquent un diff&eacute;rend li&eacute; &agrave; un document administratif. La nature pr&eacute;cise de ce document n'a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par les autorit&eacute;s &agrave; ce stade.</p>
<p>Ce flou autour du mobile illustre une r&eacute;alit&eacute; r&eacute;currente dans les affaires de <strong>violence domestique au Cameroun</strong> : les conflits internes aux foyers restent souvent opaques jusqu'&agrave; l'irr&eacute;parable.</p>
<h2>Pourquoi la violence conjugale escalade jusqu'au meurtre</h2>
<p>La <strong>violence conjugale</strong> ne bascule pas dans le meurtre par hasard. Les sp&eacute;cialistes identifient plusieurs facteurs aggravants : accumulation de conflits non r&eacute;solus, absence de m&eacute;canismes d'alerte, acc&egrave;s facilit&eacute; aux armes blanches au quotidien.</p>
<p>Le terme <strong>masculinicide</strong> d&eacute;signant le meurtre d'un homme par sa partenaire intime reste peu document&eacute; en Afrique subsaharienne. Il est pourtant une r&eacute;alit&eacute; statistique sous-d&eacute;clar&eacute;e. Les violences conjugales touchent tous les genres, dans toutes les couches sociales.</p>
<p>Dans la r&eacute;gion de l'Ouest Cameroun, les structures d'accompagnement psychologique pour les couples en crise demeurent rares et peu accessibles. Cette lacune institutionnelle laisse des situations explosives sans issue l&eacute;gale ou th&eacute;rapeutique.</p>
<h2>Enjeux imm&eacute;diats et structurels</h2>
<p>&Agrave; court terme, cette affaire relance la pression sur les autorit&eacute;s locales pour renforcer les dispositifs de signalement des conflits conjugaux au Cameroun. La fuite de la suspecte pose &eacute;galement la question de l'efficacit&eacute; des m&eacute;canismes judiciaires post-crime dans les zones urbaines secondaires.</p>
<p>&Agrave; moyen terme, la r&eacute;currence de tels drames dans la r&eacute;gion pourrait acc&eacute;l&eacute;rer la mise en place de politiques publiques cibl&eacute;es : cellules de crise familiale, permanences juridiques de proximit&eacute;, campagnes de sensibilisation aux modes alternatifs de r&eacute;solution des conflits.</p>
<p>Sur le plan soci&eacute;tal, ce cas alimente un d&eacute;bat plus large sur la gestion des conflits domestiques dans des soci&eacute;t&eacute;s o&ugrave; la violence reste parfois per&ccedil;ue comme un recours ordinaire face &agrave; l'impasse relationnelle.</p>
<h2>Bafoussam face &agrave; ses fractures invisibles</h2>
<p>Un homme est mort. Une femme est en fuite. Une famille est d&eacute;truite. Et derri&egrave;re ce fait divers se cache une question que la soci&eacute;t&eacute; camerounaise tarde &agrave; poser frontalement : quels espaces offre-t-on aux couples en crise avant que la violence ne devienne l'unique langage ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-10 00:04:39</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Maurice Kamto accuse le RDPC de redouter la confrontation électorale]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Accroche : six reports depuis 2018  
Depuis 2018, le Cameroun a repoussé six scrutins locaux et
législatifs. Un record en Afrique centrale. Le professeur Mauric...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Accroche : six reports depuis 2018 &nbsp;<br />Depuis 2018, le Cameroun a repouss&eacute; six scrutins locaux et l&eacute;gislatifs. Un record en Afrique centrale. Le professeur Maurice Kamto d&eacute;nonce une strat&eacute;gie de peur.</p>
<h2>Contexte : la conf&eacute;rence de presse du MRC &agrave; Yaound&eacute; &nbsp;</h2>
<p>Le 9 avril 2026 &agrave; Yaound&eacute;, Maurice Kamto a tenu une conf&eacute;rence de presse. Le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a vivement fustig&eacute; le <strong>report des &eacute;lections</strong>. Le Rassemblement D&eacute;mocratique du Peuple Camerounais (<strong>RDPC</strong>), parti au pouvoir, repousse sine die les l&eacute;gislatives et municipales. Initialement pr&eacute;vues fin 2025, ces &eacute;ch&eacute;ances n&rsquo;ont plus de calendrier officiel.</p>
<h2>Pourquoi le RDPC redouterait-il un double scrutin ? &nbsp;</h2>
<p>Selon <strong>Maurice Kamto</strong>, le RDPC ne cherche pas &agrave; transformer sa victoire pr&eacute;sidentielle. Un pr&eacute;sident &laquo; normalement &eacute;lu &raquo; voudrait consolider sa majorit&eacute; au Parlement et dans les conseils locaux. Or Paul Biya, proclam&eacute; vainqueur de la pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2025, fuit la <strong>confrontation &eacute;lectorale</strong>. Kamto y voit un double aveu : la remise en cause de la victoire de Biya, et la crainte d&rsquo;un revers cuisant du RDPC lors du <strong>double scrutin</strong>.</p>
<h2>M&eacute;canismes : l&rsquo;article 15 du Code &eacute;lectoral camerounais&nbsp;</h2>
<p>Le report des &eacute;lections s&rsquo;appuie sur l&rsquo;article 15 du Code &eacute;lectoral. Ce texte permet au pr&eacute;sident de repousser les scrutins pour &laquo; raisons techniques &raquo;. En pratique, le RDPC utilise cette clause pour geler la vie politique locale. Sans l&eacute;gislatives, le MRC ne peut contester la majorit&eacute; parlementaire. Sans municipales, les bastions urbains acquis &agrave; l&rsquo;opposition restent sous administration RDPC. La confrontation &eacute;lectorale est ainsi &eacute;vit&eacute;e par un outil juridique.</p>
<h2>Quelle issue sans calendrier ? &nbsp;</h2>
<p>Le RDPC parviendra-t-il &agrave; geler ind&eacute;finiment le double scrutin sans d&eacute;stabiliser le pays ? Maurice Kamto parie sur une pression interne croissante. La question reste ouverte : une d&eacute;mocratie peut-elle survivre &agrave; six reports successifs ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 19:20:20</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Me Ngouana dénonce un vice-président nommé, symbole d'une Constitution détournée]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92970/6:1/cameroun-me-ngouana-denonce-un-vice-president-nomme-symbole-dune-constitution-detournee-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un pouvoir qui se perpétue sans vote

42 ans au pouvoir. Et une nouvelle révision constitutionnelle. Paul
Biya vient de créer un poste de VICE-PRÉSIDENT NON ÉLU...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un pouvoir qui se perp&eacute;tue sans vote</p>
<p>42 ans au pouvoir. Et une nouvelle r&eacute;vision constitutionnelle. Paul Biya vient de cr&eacute;er un poste de <strong>vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu</strong> au Cameroun. La man&oelig;uvre est valid&eacute;e par un parlement dont les membres n'ont pas &eacute;t&eacute; &eacute;lus, mais prorog&eacute;s. Me Mustapha Ngouana nomme ce syst&egrave;me sans d&eacute;tour : un bouclier personnel, pas une loi fondamentale.</p>
<h2>Ce qui vient de se passer</h2>
<p>En 2026, l'Assembl&eacute;e nationale camerounaise adopte une modification constitutionnelle instituant un poste de vice-pr&eacute;sident. Ce vice-pr&eacute;sident ne sera pas &eacute;lu au suffrage universel. Il sera nomm&eacute; par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, pilote cette r&eacute;forme depuis le sommet de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Le fait aggravant est institutionnel. Le parlement qui a vot&eacute; cette r&eacute;vision n'est pas issu d'&eacute;lections r&eacute;guli&egrave;res. Ses membres y si&egrave;gent gr&acirc;ce &agrave; une <strong>prorogation de mandat</strong>, c'est-&agrave;-dire une prolongation administrative d&eacute;cid&eacute;e par le pouvoir ex&eacute;cutif. Me Mustapha Ngouana, avocat au barreau camerounais, qualifie cette assembl&eacute;e d'ill&eacute;gitime. Le droit constitutionnel est formel : un organe prorog&eacute; n'a pas la m&ecirc;me autorit&eacute; d&eacute;mocratique qu'un organe &eacute;lu.</p>
<h2>Pourquoi cette r&eacute;forme change tout</h2>
<p>La cr&eacute;ation d'un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; rompt avec les principes fondamentaux du suffrage universel. Dans les d&eacute;mocraties fonctionnelles, les postes de succession au pouvoir sont soumis au vote populaire ou &agrave; des m&eacute;canismes de contr&ocirc;le ind&eacute;pendants. Ici, le pr&eacute;sident d&eacute;signe lui-m&ecirc;me son successeur potentiel.</p>
<p>Cette logique n'est pas nouvelle au Cameroun. Depuis 2008, la trajectoire est constante. La suppression des limites de mandats a ouvert la voie. Les r&eacute;visions successives ont consolid&eacute; la concentration du pouvoir. Me Ngouana l'analyse comme un syst&egrave;me coh&eacute;rent : &laquo; Chaque modification l&eacute;gislative semble taill&eacute;e sur mesure. Ce n'est plus une Constitution pour le peuple, mais un <strong>bouclier pour un individu</strong>. &raquo;</p>
<h2>Les m&eacute;canismes du verrouillage constitutionnel</h2>
<p>Le verrouillage constitutionnel se d&eacute;finit comme le processus par lequel un pouvoir ex&eacute;cutif utilise les proc&eacute;dures l&eacute;gales pour se soustraire aux contraintes d&eacute;mocratiques. Au Cameroun, il op&egrave;re en trois temps.</p>
<p>Premier temps : la prorogation des mandats parlementaires. Sans &eacute;lection, l'Assembl&eacute;e nationale devient un organe de validation, non de repr&eacute;sentation. Deuxi&egrave;me temps : la r&eacute;vision constitutionnelle port&eacute;e par cet organe fragilis&eacute;. Sa l&eacute;gitimit&eacute; juridique est contestable, sa l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique est nulle. Troisi&egrave;me temps : l'institution d'un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;, qui concentre la logique de succession dans les mains du pr&eacute;sident sortant.</p>
<p>Me Ngouana identifie la coh&eacute;rence de ce syst&egrave;me. Chaque &eacute;tape pr&eacute;pare la suivante. Le r&eacute;sultat est une <strong>architecture du pouvoir personnel</strong> construite pierre par pierre depuis 2008, dans les formes du droit, mais contre son esprit.</p>
<h2>Ce que cela implique, maintenant et apr&egrave;s</h2>
<p>&Agrave; court terme, la crise de l&eacute;gitimit&eacute; institutionnelle s'acc&eacute;l&egrave;re. Un parlement non &eacute;lu qui modifie la Constitution produit une r&eacute;vision que de nombreux juristes estiment juridiquement fragile. Des recours sont possibles. Des contestations populaires aussi. La soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise et la diaspora observent avec une attention croissante.</p>
<p>&Agrave; moyen terme, l'enjeu est celui de la succession. Un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; sans mandat populaire sera, le moment venu, per&ccedil;u comme un h&eacute;ritier d&eacute;sign&eacute; plut&ocirc;t qu'un dirigeant l&eacute;gitime. Cette fragilit&eacute; originelle hypoth&egrave;que la stabilit&eacute; future du pays.&nbsp;</p>
<p>Si aucun m&eacute;canisme de correction n'intervient, le Cameroun s'installe dans un r&eacute;gime hybride : les apparences formelles de la d&eacute;mocratie, la r&eacute;alit&eacute; d'un pouvoir personnel institutionnalis&eacute;.</p>
<h2>La loi peut-elle encore prot&eacute;ger ce qu'elle est cens&eacute;e garantir ?</h2>
<p>Me Ngouana pose la question en juriste. La r&eacute;ponse appartient au peuple camerounais. Une Constitution d&eacute;tourn&eacute;e de sa fonction premi&egrave;re ne se r&eacute;pare pas par d&eacute;cret. Elle se r&eacute;pare par la mobilisation de ceux qu'elle est cens&eacute;e prot&eacute;ger. L'histoire africaine r&eacute;cente montre que ce chemin existe. Elle montre aussi qu'il est long, et rarement sans douleur.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 16:28:11</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Pétition Kamto : quand la signature devient un acte de résistance politique]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92969/6:1/cameroun-petition-kamto-quand-la-signature-devient-un-acte-de-resistance-politique-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une phrase qui résume une stratégie

Une pétition ne se signe pas. Elle se dépose comme un acte
politique. C'est la conviction que LEON THEILLER ONANA exprime
p...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une phrase qui r&eacute;sume une strat&eacute;gie</p>
<p>Une p&eacute;tition ne se signe pas. Elle se d&eacute;pose comme un acte politique. C'est la conviction que <strong>Leon Theiller Onana</strong> exprime publiquement en apportant son soutien &agrave; l'initiative du Pr Maurice Kamto. Dans un contexte camerounais marqu&eacute; par la crispation du pouvoir, ce geste individuel traduit une dynamique collective plus profonde.</p>
<h2>Kamto, Onana et la m&eacute;canique de la p&eacute;tition</h2>
<p><strong>Maurice Kamto</strong>, professeur de droit international et pr&eacute;sident du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), est l'initiateur d'une p&eacute;tition qui circule dans l'espace public camerounais. Leon Theiller Onana, ex militant du RDPC et pr&eacute;sident de l'Organisation du Mouvement Patriotique (OMP), a choisi de signer ce texte et d'en expliquer publiquement les raisons.</p>
<p>Sa prise de position est formul&eacute;e avec pr&eacute;cision : la <strong>p&eacute;tition politique</strong> se d&eacute;finit, dans sa lecture, comme un thermom&egrave;tre de l'indignation collective, un instrument qui force le pouvoir &agrave; mesurer la temp&eacute;rature sociale montante. Cette formulation n'est pas rh&eacute;torique. Elle d&eacute;crit une fonction document&eacute;e dans l'histoire des mouvements de r&eacute;sistance.</p>
<h2>Pourquoi la p&eacute;tition redevient un outil strat&eacute;gique</h2>
<p>La p&eacute;tition conna&icirc;t un regain d'efficacit&eacute; dans les contextes o&ugrave; les voies d'expression politique traditionnelles sont bloqu&eacute;es ou risqu&eacute;es. Au Cameroun, l'espace d&eacute;mocratique reste &eacute;troit. Les manifestations sont encadr&eacute;es, les opposants expos&eacute;s, les m&eacute;dias ind&eacute;pendants fragilis&eacute;s.</p>
<p>Dans ce contexte, la <strong>r&eacute;sistance politique au Cameroun</strong> emprunte des formes moins expos&eacute;es mais plus durables. L'&eacute;crit la p&eacute;tition, la d&eacute;claration publique, le texte sign&eacute; constitue une trace irr&eacute;futable. Il existe avant l'action. Il la pr&eacute;pare. Leon Theiller Onana le dit explicitement : dans l'histoire des luttes, l'&eacute;crit pr&eacute;c&egrave;de l'action.</p>
<p>Ce positionnement s'inscrit dans une tradition document&eacute;e. Des grandes p&eacute;titions des r&eacute;volutions am&eacute;ricaine et fran&ccedil;aise aux mobilisations num&eacute;riques contemporaines, le texte collectif a toujours jou&eacute; un r&ocirc;le d'amor&ccedil;age politique.</p>
<h2>Comment une signature transforme la col&egrave;re en force</h2>
<p>Le m&eacute;canisme d&eacute;crit par Onana repose sur une logique de conversion. La col&egrave;re individuelle est une &eacute;motion dispers&eacute;e. La p&eacute;tition collective la concentre, la rend lisible, lui donne une forme opposable au pouvoir. Chaque signature ajoute un poids mesurable &agrave; une revendication.</p>
<p>Ce processus de transformation de l'indignation diffuse vers la force politique organis&eacute;e est ce que les politologues d&eacute;signent comme la construction d'un rapport de force non violent. La <strong>mobilisation citoyenne en Afrique</strong> passe de plus en plus par ce type d'instrument, notamment parce qu'il est difficile &agrave; r&eacute;primer directement sans co&ucirc;t politique pour le pouvoir.</p>
<p>Signer la p&eacute;tition du Pr Kamto, c'est donc produire un signal politique quantifiable. C'est dire publiquement : je compte, je r&eacute;siste, et mon nom est l&agrave; pour en t&eacute;moigner.</p>
<h2>Des enjeux qui d&eacute;passent une seule signature</h2>
<p>La dynamique autour de cette p&eacute;tition teste la capacit&eacute; de l'opposition camerounaise &agrave; f&eacute;d&eacute;rer au-del&agrave; de ses cercles habituels. Si des personnalit&eacute;s de la soci&eacute;t&eacute; civile, des intellectuels et des citoyens ordinaires convergent autour d'un m&ecirc;me texte, le <strong>MRC de Kamto</strong> renforce sa l&eacute;gitimit&eacute; repr&eacute;sentative face au pouvoir en place.</p>
<p>Le Cameroun s'approche d'une s&eacute;quence &eacute;lectorale qui d&eacute;terminera les &eacute;quilibres politiques de la d&eacute;cennie. La capacit&eacute; &agrave; mobiliser, &agrave; documenter l'indignation et &agrave; construire une base militante large conditionne directement les chances de toute alternance. Une p&eacute;tition bien ancr&eacute;e dans la m&eacute;moire collective peut devenir un point de r&eacute;f&eacute;rence pour les prochaines mobilisations.</p>
<h2>L'&eacute;crit comme arme : jusqu'o&ugrave; ira cette dynamique ?</h2>
<p>Leon Theiller Onana a pos&eacute; un principe simple : l'&eacute;crit pr&eacute;c&egrave;de l'action. Si cette p&eacute;tition rassemble suffisamment de signataires pour forcer une r&eacute;ponse publique du pouvoir, elle aura rempli sa fonction de thermom&egrave;tre. Mais la vraie question reste ouverte : quand l'indignation document&eacute;e atteint son seuil critique, quelle forme prend l'action qui suit ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 13:37:48</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Nestlé accusé : zéro sucre en Europe, sucre ajouté en Afrique pour les bébés]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:13,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SANTE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92968/13:1/nestle-accuse-zero-sucre-en-europe-sucre-ajoute-en-afrique-pour-les-bebes-africa.html</link>
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      <description><![CDATA[Deux recettes. Un même produit. Deux continents.

Un fabricant mondial vend des produits infantiles avec du SUCRE
AJOUTÉ en Afrique, alors que les versions euro...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Deux recettes. Un m&ecirc;me produit. Deux continents.</p>
<p>Un fabricant mondial vend des produits infantiles avec du <strong>sucre ajout&eacute;</strong> en Afrique, alors que les versions europ&eacute;ennes des m&ecirc;mes r&eacute;f&eacute;rences en sont totalement exemptes. L'&eacute;cart n'est pas accidentel. Il est&nbsp; syst&eacute;matique et soul&egrave;ve une question directe sur les standards sanitaires appliqu&eacute;s aux nourrissons africains.</p>
<h2>Nestl&eacute; dans le viseur : les faits</h2>
<p><strong>Nestl&eacute;</strong>, premier groupe agroalimentaire mondial, est accus&eacute; d'appliquer une double formulation pour ses produits destin&eacute;s aux nourrissons et jeunes enfants. Des c&eacute;r&eacute;ales infantiles et des pr&eacute;parations lact&eacute;es commercialis&eacute;es sous la marque <strong>Cerelac</strong> en Afrique contiendraient des quantit&eacute;s significatives de sucres ajout&eacute;s. Les versions identiques vendues en Europe sont formul&eacute;es sans sucre ajout&eacute;.</p>
<p>Cette r&eacute;v&eacute;lation est port&eacute;e notamment par l'ONG suisse <strong>Public Eye</strong> et le r&eacute;seau <strong>IBFAN</strong> (International Baby Food Action Network), qui ont analys&eacute; la composition de dizaines de r&eacute;f&eacute;rences dans plusieurs pays. Leurs conclusions sont sans ambigu&iuml;t&eacute; : les standards nutritionnels appliqu&eacute;s aux b&eacute;b&eacute;s varient selon le territoire de vente.</p>
<h2>Pourquoi cette diff&eacute;rence de formulation existe</h2>
<p>La cause est r&eacute;glementaire. En Europe, la directive sur les <strong>aliments pour nourrissons</strong> impose des plafonds stricts sur les sucres ajout&eacute;s. Les fabricants doivent s'y conformer sous peine de sanctions. En Afrique, les cadres r&eacute;glementaires nationaux sont fragment&eacute;s, souvent obsol&egrave;tes, et les capacit&eacute;s d'inspection des autorit&eacute;s sanitaires restent limit&eacute;es.</p>
<p>Nestl&eacute; s'adapte aux minimums l&eacute;gaux locaux. L&agrave; o&ugrave; la r&eacute;glementation est exigeante, la formulation est saine. L&agrave; o&ugrave; elle est absente ou faible, la formulation est optimis&eacute;e pour le go&ucirc;t et donc pour les ventes. Ce n'est pas une d&eacute;faillance isol&eacute;e. C'est un mod&egrave;le &eacute;conomique.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme du double standard d&eacute;crypt&eacute;</h2>
<p>La <strong>double formulation alimentaire</strong> se d&eacute;finit comme la pratique consistant &agrave; commercialiser un produit identique en apparence, mais avec des compositions nutritionnelles diff&eacute;rentes selon les march&eacute;s cibles. Dans le cas des produits infantiles de Nestl&eacute;, le sucre ajout&eacute; joue un r&ocirc;le pr&eacute;cis : il cr&eacute;e une d&eacute;pendance gustative pr&eacute;coce chez le nourrisson, facilitant la fid&eacute;lisation &agrave; la marque d&egrave;s les premiers mois de vie.</p>
<p>L'Organisation mondiale de la sant&eacute; recommande explicitement l'absence de sucre ajout&eacute; dans l'alimentation des enfants de moins de deux ans. Cette recommandation est int&eacute;gr&eacute;e dans les l&eacute;gislations europ&eacute;ennes. Elle reste largement ignor&eacute;e dans la conception r&eacute;glementaire de nombreux pays africains, faute de transposition effective ou de volont&eacute; politique.</p>
<p>Le r&ocirc;le des gouvernements africains est ici central. L'inaction r&eacute;glementaire qu'elle rel&egrave;ve de l'impuissance institutionnelle ou d'arbitrages politiques li&eacute;s aux investissements &eacute;trangers produit le m&ecirc;me r&eacute;sultat : des nourrissons expos&eacute;s &agrave; des niveaux de sucre que leurs homologues europ&eacute;ens ne consomment pas.</p>
<h2>Des enjeux sanitaires et politiques de grande ampleur</h2>
<p>La pression internationale monte. Des parlementaires europ&eacute;ens ont interpell&eacute; la Commission sur la responsabilit&eacute; des multinationales dans leurs pratiques hors UE. Nestl&eacute; fait face &agrave; une crise de r&eacute;putation mesurable, avec des appels au boycott sur plusieurs march&eacute;s africains et une couverture m&eacute;diatique croissante.</p>
<p>Les cons&eacute;quences sanitaires sont lourdes. Une exposition pr&eacute;coce au sucre ajout&eacute; augmente les risques d'ob&eacute;sit&eacute; infantile, de diab&egrave;te de type 2 et de caries s&eacute;v&egrave;res d&egrave;s l'enfance. Dans des pays o&ugrave; les syst&egrave;mes de sant&eacute; sont d&eacute;j&agrave; sous pression, ce surco&ucirc;t sanitaire futur sera absorb&eacute; par les &Eacute;tats, pas par le groupe qui en tire profit aujourd'hui.</p>
<p>La question de la <strong>responsabilit&eacute; des multinationales en Afrique</strong> d&eacute;passe ce seul dossier. Elle structure un d&eacute;bat plus large sur la souverainet&eacute; alimentaire du continent et la capacit&eacute; de ses institutions &agrave; prot&eacute;ger leurs populations les plus vuln&eacute;rables.</p>
<h2>Qui prot&egrave;ge r&eacute;ellement les b&eacute;b&eacute;s africains ?</h2>
<p>L'affaire <strong>Nestl&eacute; sucre ajout&eacute; Afrique</strong> met en lumi&egrave;re une fracture profonde : entre les droits nutritionnels reconnus aux enfants selon leur lieu de naissance. Si un nourrisson europ&eacute;en est prot&eacute;g&eacute; par la loi d'un sucre que son &eacute;quivalent africain consomme d&egrave;s ses premiers repas, la question n'est plus seulement industrielle. Elle est &eacute;thique, politique et urgente. Les gouvernements africains ont les outils pour agir. La vraie question est de savoir s'ils ont la volont&eacute; de le faire.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 13:12:04</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Vin frelaté à Yaoundé : un producteur clandestin démasqué par la Gendarmerie]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92967/11:1/cameroun-vin-frelate-a-yaounde-un-producteur-clandestin-demasque-par-la-gendarmerie-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Des bouteilles recyclées, de l'hibiscus et une arnaque industrielle

À Yaoundé, des consommateurs achetaient sans le savoir du VIN
FRELATÉ fabriqué dans des con...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Des bouteilles recycl&eacute;es, de l'hibiscus et une arnaque industrielle</p>
<p>&Agrave; Yaound&eacute;, des consommateurs achetaient sans le savoir du <strong>vin frelat&eacute;</strong> fabriqu&eacute; dans des conditions insalubres. La Gendarmerie de la Premi&egrave;re L&eacute;gion vient de mettre fin &agrave; l'activit&eacute; d'un producteur clandestin install&eacute; dans le quartier Entre Carri&egrave;re. L'arrestation r&eacute;v&egrave;le une fili&egrave;re organis&eacute;e de contrefa&ccedil;on alimentaire.</p>
<h2>Le coup de filet d'Entre Carri&egrave;re</h2>
<p>Les gendarmes de la <strong>Premi&egrave;re L&eacute;gion de Gendarmerie de Yaound&eacute;</strong> ont proc&eacute;d&eacute; &agrave; l'interpellation du propri&eacute;taire d'une unit&eacute; de production artisanale de vin, localis&eacute;e dans le quartier Entre Carri&egrave;re. Sur place, les forces de l'ordre ont saisi des f&ucirc;ts, des bouteilles usag&eacute;es r&eacute;cup&eacute;r&eacute;es, des cuves et divers produits utilis&eacute;s dans la fabrication. L'environnement de production a &eacute;t&eacute; qualifi&eacute; d'insalubre par les enqu&ecirc;teurs.</p>
<p>Le suspect fabriquait son produit &agrave; base de <strong>fleur d'hibiscus</strong> et de substances alcoolis&eacute;es non identifi&eacute;es, avant de le conditionner dans des bouteilles recycl&eacute;es imitant des marques existantes sur le march&eacute; camerounais.</p>
<h2>Pourquoi ce march&eacute; parall&egrave;le prosp&egrave;re</h2>
<p>La <strong>contrefa&ccedil;on alimentaire au Cameroun</strong> s'alimente de plusieurs r&eacute;alit&eacute;s structurelles. Le pouvoir d'achat contraint d'une large partie de la population urbaine cr&eacute;e une demande pour des produits bon march&eacute;. Les circuits de distribution informels permettent d'&eacute;couler facilement des marchandises sans tra&ccedil;abilit&eacute;. Le contr&ocirc;le sanitaire des points de vente de quartier reste insuffisant pour d&eacute;courager ce type d'activit&eacute;.</p>
<p>L'imitation de marques connues est une strat&eacute;gie d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e. Elle exploite la confiance que les consommateurs accordent &agrave; des &eacute;tiquettes famili&egrave;res, rendant la d&eacute;tection du faux produit quasi impossible &agrave; l'&oelig;il nu.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme de la fraude d&eacute;crypt&eacute;</h2>
<p>La fraude alimentaire dans ce dossier repose sur trois &eacute;tapes. Premi&egrave;re &eacute;tape : la collecte de bouteilles usag&eacute;es issues de marques commerciales l&eacute;gales. Deuxi&egrave;me &eacute;tape : la fabrication d'un liquide alcoolis&eacute; &agrave; base de fleur d'hibiscus, plante colorante naturelle qui conf&egrave;re une teinte rouge convaincante au produit final. Troisi&egrave;me &eacute;tape : le reconditionnement dans les bouteilles r&eacute;cup&eacute;r&eacute;es, avec imitation des &eacute;tiquettes d'origine.</p>
<p>Le r&eacute;sultat est un <strong>vin contrefait</strong> visuellement similaire aux produits l&eacute;gaux, vendu &agrave; des consommateurs qui ignorent sa composition r&eacute;elle et les risques sanitaires associ&eacute;s. L'absence de contr&ocirc;le sur les substances alcoolis&eacute;es utilis&eacute;es repr&eacute;sente un danger direct pour la sant&eacute; publique.</p>
<h2>Des enjeux sanitaires et &eacute;conomiques majeurs</h2>
<p>&Agrave; court terme (6-12 mois), cette arrestation devrait d&eacute;clencher un renforcement des inspections dans les quartiers populaires de Yaound&eacute;. Les autorit&eacute;s sanitaires sont attendues sur le terrain pour &eacute;valuer l'ampleur de la distribution. Des poursuites pour mise en danger de la vie d'autrui et contrefa&ccedil;on commerciale sont probables.</p>
<p>&Agrave; long terme (3-5 ans), le probl&egrave;me structurel demeure. Tant que les m&eacute;canismes de contr&ocirc;le alimentaire ne seront pas renforc&eacute;s au niveau de la distribution de proximit&eacute;, les fili&egrave;res clandestines trouveront des espaces pour op&eacute;rer. La protection du consommateur camerounais exige une strat&eacute;gie coordonn&eacute;e entre gendarmerie, autorit&eacute;s sanitaires et associations de d&eacute;fense des consommateurs.</p>
<h2>Jusqu'o&ugrave; va la contrefa&ccedil;on dans nos assiettes ?</h2>
<p>L'affaire d'Entre Carri&egrave;re n'est probablement pas un cas isol&eacute;. Elle pose une question que les autorit&eacute;s ne peuvent plus esquiver : combien de produits alimentaires contrefaits circulent aujourd'hui dans les march&eacute;s et boutiques de quartier au Cameroun ? La r&eacute;ponse conditionne directement la sant&eacute; de millions de consommateurs.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 12:28:45</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: la surveillance cybernétique piège un enseignant sur Facebook]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92966/11:1/cameroun-la-surveillance-cybernetique-piege-un-enseignant-sur-facebook-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un post Facebook transformé en affaire judiciaire

Un commentaire posté le 27 mars 2025 sur Facebook a suffi à briser
la carrière d'un enseignant. Faustin Abega...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un post Facebook transform&eacute; en affaire judiciaire</p>
<p>Un commentaire post&eacute; le 27 mars 2025 sur Facebook a suffi &agrave; briser la carri&egrave;re d'un enseignant. Faustin Abega, 30 ans, a &eacute;t&eacute; interpell&eacute; le 3 avril par la <strong>Gendarmerie nationale camerounaise</strong> apr&egrave;s avoir publi&eacute; un propos ind&eacute;cent sous un post relatant le viol et l'assassinat de <strong>Divine Mbarga Atangana</strong>, 11 ans. L'affaire illustre la mont&eacute;e en puissance de la surveillance cybern&eacute;tique au Cameroun.</p>
<h2>Les faits : d'un commentaire &agrave; une arrestation</h2>
<p>Fin mars 2025, la mort de Divine Mbarga, une fillette de 11 ans, provoque un choc national au Cameroun. Sur les r&eacute;seaux sociaux, l'&eacute;motion est massive. C'est dans ce contexte que Faustin Abega, enseignant en poste dans la localit&eacute; de <strong>Lobo</strong>, d&eacute;partement de la L&eacute;kie, r&eacute;gion du Centre, publie un commentaire sous le post d'un communicateur. Le contenu, jug&eacute; tendancieux et irrespectueux envers la victime, est imm&eacute;diatement signal&eacute;. La photo de l'auteur se propage sur de nombreuses pages. La communaut&eacute; num&eacute;rique r&eacute;clame son renvoi et son interpellation. La Gendarmerie nationale s'empare de l'affaire.</p>
<h2>Pourquoi cette affaire d&eacute;passe le simple d&eacute;rapage</h2>
<p>Le cas Faustin Abega n'est pas isol&eacute;. Il r&eacute;v&egrave;le un double ph&eacute;nom&egrave;ne. D'abord, la <strong>mobilisation citoyenne num&eacute;rique</strong> joue d&eacute;sormais un r&ocirc;le actif dans le d&eacute;clenchement de poursuites judiciaires. Ensuite, les autorit&eacute;s camerounaises disposent d'outils de <strong>surveillance cybern&eacute;tique</strong> op&eacute;rationnels, capables d'identifier et de localiser un individu en quelques jours &agrave; partir d'un simple compte Facebook. Ce n'est plus th&eacute;orique : c'est document&eacute; dans cette affaire.</p>
<p>L'<strong>apologie du crime</strong>, infraction d&eacute;finie par le Code p&eacute;nal camerounais, est au c&oelig;ur du dossier. Le concept se d&eacute;finit comme le fait de justifier, minimiser ou glorifier publiquement un crime ou un d&eacute;lit. La fronti&egrave;re entre commentaire maladroit et infraction p&eacute;nale est, dans ce cas, franchie.</p>
<h2>Comment la Gendarmerie a localis&eacute; l'enseignant</h2>
<p>Le capitaine <strong>Mo&iuml;se Aubin Otele</strong>, chef du bureau Laboratoire du Service central des recherches judiciaires, l'explique sans d&eacute;tour : &laquo; Dans le cadre de la surveillance cybern&eacute;tique, nous avons identifi&eacute; le titulaire du compte et l'avons localis&eacute; dans la localit&eacute; de Lobo. &raquo; Une fois interpell&eacute;, Faustin Abega a reconnu &ecirc;tre l'auteur du commentaire et s'en est excus&eacute;. Il d&eacute;clare regretter &laquo; l'acte qui lui porte &agrave; pr&eacute;sent pr&eacute;judice &raquo;. Sa phrase, devenue publique : &laquo; Je demande pardon &agrave; la Nation toute enti&egrave;re et surtout &agrave; la famille de la petite Divine Mbarga Atangana. &raquo;</p>
<p>Le m&eacute;canisme est d&eacute;sormais rod&eacute; : signalement communautaire &rarr; viralit&eacute; de la photo &rarr; pression publique &rarr; identification num&eacute;rique &rarr; arrestation physique. Le cycle a dur&eacute; moins de huit jours.</p>
<p>Libert&eacute; d'expression et r&eacute;pression num&eacute;rique</p>
<p>Cette affaire va produire un effet dissuasif mesurable. Les Camerounais et plus largement les internautes africains vont reconsid&eacute;rer leur rapport au commentaire impulsif sur les r&eacute;seaux sociaux. L'id&eacute;e d'une <strong>impunit&eacute; num&eacute;rique</strong> s'effondre. Faustin Abega risque, selon l'<strong>article 267 du Code p&eacute;nal camerounais</strong>, entre un et cinq ans d'emprisonnement et une amende de 10 000 &agrave; 20 millions de francs CFA.</p>
<p>L'affaire pose une question structurelle : jusqu'o&ugrave; les &Eacute;tats africains vont-ils &eacute;tendre leur arsenal de surveillance cybern&eacute;tique ? La l&eacute;gitimit&eacute; de l'indignation collective ne doit pas occulter les risques de d&eacute;rive s&eacute;curitaire. La mobilisation num&eacute;rique peut prot&eacute;ger les victimes. Elle peut aussi d&eacute;signer des coupables avant tout jugement.</p>
<h2>Une fronti&egrave;re de plus en plus mince</h2>
<p>L'affaire Divine Mbarga d&eacute;passe le drame judiciaire d'un individu imprudent. Elle mat&eacute;rialise la transformation du <strong>commentaire Facebook</strong> en pi&egrave;ce &agrave; conviction, de la communaut&eacute; num&eacute;rique en lanceur d'alerte, et de la <strong>surveillance d'&Eacute;tat</strong> en r&eacute;ponse normalis&eacute;e. Dans un contexte o&ugrave; les violences faites aux enfants suscitent une r&eacute;action sociale intense, la question reste enti&egrave;re : la justice populaire en ligne est-elle un acc&eacute;l&eacute;rateur de droit, ou un risque pour l'&Eacute;tat de droit ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 11:20:59</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Visite du pape au Cameroun : la Garde suisse pontificale atterrit à Yaoundé-Nsimalen]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:10,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;R\u00e9LIGION&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92965/10:1/visite-du-pape-au-cameroun-la-garde-suisse-pontificale-atterrit-a-yaounde-nsimalen-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Deux corps d'élite vaticans sur le tarmac de Yaoundé avant
l'arrivée du pape

La GARDE SUISSE PONTIFICALE et la GENDARMERIE VATICANE ont atterri à
l'aéroport in...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Deux corps d'&eacute;lite vaticans sur le tarmac de Yaound&eacute; avant l'arriv&eacute;e du pape</p>
<p>La <strong>Garde suisse pontificale</strong> et la <strong>Gendarmerie vaticane</strong> ont atterri &agrave; l'a&eacute;roport international de <strong>Yaound&eacute;-Nsimalen</strong>. Leur pr&eacute;sence pr&eacute;c&egrave;de de plusieurs jours la visite officielle du pape L&eacute;on XIV au Cameroun. Le dispositif de s&eacute;curit&eacute; pontifical est d&eacute;sormais en place sur le sol camerounais.</p>
<p>L'accueil sur le tarmac a &eacute;t&eacute; assur&eacute; par le Nonce apostolique au Cameroun et l'Archev&ecirc;que m&eacute;tropolitain de Yaound&eacute;.</p>
<h2>Une arriv&eacute;e protocolaire qui marque le d&eacute;but officiel de la visite papale</h2>
<p>L'atterrissage des forces de s&eacute;curit&eacute; vaticanes &agrave; Yaound&eacute;-Nsimalen constitue la premi&egrave;re &eacute;tape concr&egrave;te et visible de la pr&eacute;paration de la <strong>visite du pape au Cameroun</strong>. Cette proc&eacute;dure est standard pour tout d&eacute;placement pontifical &agrave; l'&eacute;tranger : les &eacute;quipes de s&eacute;curit&eacute; arrivent en avance pour s&eacute;curiser les lieux, coordonner avec les autorit&eacute;s locales et finaliser les protocoles d'intervention.</p>
<p>La d&eacute;l&eacute;gation a &eacute;t&eacute; re&ccedil;ue par deux repr&eacute;sentants de premier rang de l'&Eacute;glise catholique au Cameroun. Le Nonce apostolique est le repr&eacute;sentant diplomatique officiel du Saint-Si&egrave;ge dans le pays. L'Archev&ecirc;que m&eacute;tropolitain de Yaound&eacute; est la plus haute autorit&eacute; catholique de la capitale camerounaise.</p>
<h2>Deux corps distincts, deux missions compl&eacute;mentaires</h2>
<p>La Garde suisse pontificale et la Gendarmerie vaticane sont deux institutions distinctes que l'on confond souvent &agrave; tort. Leur pr&eacute;sence simultan&eacute;e &agrave; Yaound&eacute; illustre la compl&eacute;mentarit&eacute; de leurs missions respectives.</p>
<p>La Garde suisse pontificale se d&eacute;finit comme le corps militaire personnel du pape. Elle assure la protection rapproch&eacute;e du souverain pontife lors de tous ses d&eacute;placements, y compris internationaux. Fond&eacute;e en 1506, elle recrute exclusivement des citoyens suisses catholiques, c&eacute;libataires, de sexe masculin et titulaires d'un dipl&ocirc;me de l'arm&eacute;e suisse. C'est l'une des plus petites arm&eacute;es du monde, mais aussi l'une des plus symboliquement charg&eacute;es.</p>
<p>La Gendarmerie vaticane, quant &agrave; elle, se d&eacute;finit comme la force de police de l'&Eacute;tat de la Cit&eacute; du Vatican. Elle g&egrave;re l'ordre public, la circulation et la s&eacute;curit&eacute; institutionnelle au Vatican. Lors des visites papales &agrave; l'&eacute;tranger, elle intervient en coordination avec les forces de s&eacute;curit&eacute; locales pour les aspects logistiques et d'ordre public.</p>
<h2>Comment fonctionne la s&eacute;curit&eacute; d'un d&eacute;placement pontifical</h2>
<p>Un d&eacute;placement du pape &agrave; l'&eacute;tranger mobilise plusieurs niveaux de s&eacute;curit&eacute; superpos&eacute;s. Le premier niveau est interne au Vatican : Garde suisse et Gendarmerie vaticane constituent le noyau dur. Elles op&egrave;rent ind&eacute;pendamment des autorit&eacute;s locales mais en coordination &eacute;troite avec elles.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me niveau est national : les forces de s&eacute;curit&eacute; camerounaises police, gendarmerie, services de renseignement prennent en charge la s&eacute;curisation du p&eacute;rim&egrave;tre ext&eacute;rieur, des axes de circulation et des sites visit&eacute;s. L'arriv&eacute;e pr&eacute;alable des &eacute;quipes vaticanes &agrave; <strong>Yaound&eacute;-Nsimalen</strong> permet pr&eacute;cis&eacute;ment d'&eacute;tablir les protocoles de coordination entre ces deux niveaux.</p>
<p>Le troisi&egrave;me niveau est diplomatique : le Nonce apostolique joue le r&ocirc;le d'interface entre le Saint-Si&egrave;ge et le gouvernement camerounais pour les aspects protocolaires et politiques de la visite.</p>
<h2>Une visite papale &agrave; fort impact symbolique et diplomatique</h2>
<p>La visite du pape L&eacute;on XIV au Cameroun aura des r&eacute;percussions directes sur le positionnement de l'&Eacute;glise catholique dans le pays. Le Cameroun compte une population catholique estim&eacute;e &agrave; plus de 30% de ses habitants. Une visite papale renforce l'autorit&eacute; morale de l'institution et sa capacit&eacute; &agrave; peser sur les d&eacute;bats sociaux et politiques nationaux.</p>
<p>Ce d&eacute;placement pourrait consolider les relations diplomatiques entre le Saint-Si&egrave;ge et Yaound&eacute; dans un contexte r&eacute;gional marqu&eacute; par des tensions s&eacute;curitaires persistantes. Le Vatican dispose d'une capacit&eacute; de m&eacute;diation unique en Afrique centrale, notamment sur les questions humanitaires li&eacute;es aux conflits de la r&eacute;gion anglophone et aux fronti&egrave;res avec la R&eacute;publique centrafricaine.</p>
<p>L'atterrissage de la Garde suisse pontificale &agrave; Yaound&eacute;-Nsimalen est donc bien plus qu'une mesure de s&eacute;curit&eacute;. C'est le signal d'un &eacute;v&eacute;nement &agrave; port&eacute;e continentale.</p>
<h2>Yaound&eacute; sera-t-elle &agrave; la hauteur de l'&eacute;v&eacute;nement ?</h2>
<p>La visite du pape au Cameroun sera scrut&eacute;e bien au-del&agrave; des fronti&egrave;res du pays. Pour Yaound&eacute;, c'est une occasion rare de projeter une image de stabilit&eacute; et d'ouverture sur la sc&egrave;ne internationale. La question n'est pas seulement logistique ou religieuse. Elle est politique : comment le Cameroun va-t-il utiliser cette fen&ecirc;tre de visibilit&eacute; mondiale ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 01:05:29</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Élections : Valère Bessala appelle à l'inscription massive malgré le report]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92964/6:1/cameroun-elections-valere-bessala-appelle-a-linscription-massive-malgre-le-report-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une opposition qui refuse de laisser le calendrier électoral à ses
adversaires

Valère Ber Bessala a publié une déclaration sans ambiguïté. Le
message est direc...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une opposition qui refuse de laisser le calendrier &eacute;lectoral &agrave; ses adversaires</p>
<p>Val&egrave;re Ber Bessala a publi&eacute; une d&eacute;claration sans ambigu&iuml;t&eacute;. Le message est direct : peu importe la date des <strong>&eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales au Cameroun</strong>, l'opposition se pr&eacute;pare. Le report des scrutins n'est pas une d&eacute;faite c'est un d&eacute;lai &agrave; exploiter.</p>
<p>La formule retenue est volontairement tranchante : "M&ecirc;me si les &eacute;lections ont lieu en 2050, nous les renverserons."</p>
<h2>Une d&eacute;claration qui fixe la ligne strat&eacute;gique de l'opposition</h2>
<p>Val&egrave;re Bessala est une figure de l'opposition camerounaise. Sa d&eacute;claration, diffus&eacute;e publiquement, s'adresse directement aux militants et sympathisants de son camp politique. Elle intervient dans un contexte d'incertitude sur le calendrier &eacute;lectoral au Cameroun, o&ugrave; les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales n'ont pas encore de date d&eacute;finitive confirm&eacute;e.</p>
<p>Le texte identifie deux cat&eacute;gories de priorit&eacute;s. D'un c&ocirc;t&eacute;, ce que Val&egrave;re Bessala appelle des "distractions" : la visite du pape au Cameroun, les remaniements parlementaires. De l'autre, les chantiers concrets : <strong>inscription sur les listes &eacute;lectorales</strong>, retrait des cartes d'&eacute;lecteurs, constitution des listes de candidatures, <strong>mobilisation pour la d&eacute;fense du vote</strong>.</p>
<p>La rh&eacute;torique du report subi transform&eacute; en avantage tactique n'est pas nouvelle dans les d&eacute;mocraties sous tension. Elle r&eacute;pond &agrave; un m&eacute;canisme bien document&eacute; : lorsque le pouvoir en place contr&ocirc;le le calendrier &eacute;lectoral, l'opposition risque de se laisser &eacute;puiser par l'attente.</p>
<p>Val&egrave;re Bessala inverse cette logique. Il pose l'hypoth&egrave;se du report le plus extr&ecirc;me 2050 pour signifier que la pr&eacute;paration ne d&eacute;pend pas du calendrier adverse. C'est une discipline mentale autant qu'une strat&eacute;gie op&eacute;rationnelle.</p>
<p>La mention explicite des "distractions" visite papale, jeux parlementaires r&eacute;v&egrave;le une lecture politique pr&eacute;cise. Ces &eacute;v&eacute;nements &agrave; forte charge symbolique peuvent mobiliser l'attention m&eacute;diatique et populaire au d&eacute;triment du travail de terrain &eacute;lectoral. L'opposition, selon Val&egrave;re Bessala, ne doit pas mordre &agrave; cet hame&ccedil;on.</p>
<h2>Une strat&eacute;gie &eacute;lectorale en cinq piliers</h2>
<p>La strat&eacute;gie d&eacute;crite par Val&egrave;re Ber Bessala repose sur cinq axes interd&eacute;pendants. Le premier est l'<strong>inscription massive sur les listes &eacute;lectorales</strong>, qui conditionne tous les autres. Sans &eacute;lecteurs enregistr&eacute;s, aucun vote massif n'est possible.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me axe est le retrait effectif des <strong>cartes d'&eacute;lecteurs</strong>. En Afrique centrale, le taux de non-retrait des cartes est structurellement &eacute;lev&eacute;, ce qui r&eacute;duit m&eacute;caniquement la participation des &eacute;lectorats potentiellement favorables &agrave; l'opposition.</p>
<p>Le troisi&egrave;me axe concerne la constitution des listes de candidatures. &Ecirc;tre pr&eacute;sent dans toutes les circonscriptions est une condition n&eacute;cessaire pour pr&eacute;tendre &agrave; une victoire nationale.</p>
<p>Le quatri&egrave;me et cinqui&egrave;me axes <strong>vote massif</strong> et d&eacute;fense du vote forment le n&oelig;ud central du dispositif. La d&eacute;fense du vote se d&eacute;finit comme l'ensemble des m&eacute;canismes de surveillance, de documentation et de contestation l&eacute;gale des r&eacute;sultats &eacute;lectoraux.</p>
<h2>La bataille des urnes avant la bataille des urnes</h2>
<p>L'efficacit&eacute; de cet appel se mesurera concr&egrave;tement au taux d'inscription sur les listes &eacute;lectorales dans les zones favorables &agrave; l'opposition. C'est l'indicateur cl&eacute;. Sans base enregistr&eacute;e, le discours politique reste sans prise sur le r&eacute;el.</p>
<p>La capacit&eacute; de l'opposition camerounaise &agrave; transformer ses appels &agrave; la mobilisation en organisation territoriale durable d&eacute;terminera son poids futur. Les partis qui gagnent des &eacute;lections dans des contextes difficiles ne le font pas gr&acirc;ce &agrave; des d&eacute;clarations ils le font gr&acirc;ce &agrave; des r&eacute;seaux locaux capables de r&eacute;sister &agrave; la pression et au d&eacute;couragement.</p>
<p>Val&egrave;re Bessala le formule explicitement : "Nous les vaincrons avec leurs propres lois." Cette affirmation est une d&eacute;claration de m&eacute;thode. Le terrain choisi est l&eacute;gal, institutionnel, proc&eacute;dural. C'est le terrain le plus difficile &agrave; contester pour un pouvoir en place.</p>
<h2>L'opposition camerounaise peut-elle gagner par les urnes ?</h2>
<p>La vraie question que pose la d&eacute;claration de Val&egrave;re Ber Bessala n'est pas rh&eacute;torique. Elle est op&eacute;rationnelle. Transformer un appel &agrave; la mobilisation en victoire &eacute;lectorale r&eacute;elle exige une organisation que les discours seuls ne suffisent pas &agrave; construire. La prochaine &eacute;tape mesurable sera visible sur les registres &eacute;lectoraux pas dans les r&eacute;seaux sociaux.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 00:38:36</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Les 3 pays que les États-Unis craignent vraiment : missiles, minutes et équilibre de la terreur]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:38,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;G\u00e9OPOLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:36}</category>
            <link>https://www.camer.be/92963/38:36/monde-entier-les-3-pays-que-les-etats-unis-craignent-vraiment-missiles-minutes-et-equilibre-de-la-terreur-world.html</link>
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      <description><![CDATA[25 minutes. C'est le délai dont dispose Washington pour réagir à
une frappe russe

Trois nations seulement disposent aujourd'hui de la capacité de
frapper le te...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>25 minutes. C'est le d&eacute;lai dont dispose Washington pour r&eacute;agir &agrave; une frappe russe</p>
<p>Trois nations seulement disposent aujourd'hui de la capacit&eacute; de frapper le territoire continental des <strong>&Eacute;tats-Unis</strong> et d'y causer des dommages significatifs. Ce chiffre trois sur pr&egrave;s de 200 pays r&eacute;sume &agrave; lui seul la g&eacute;ographie r&eacute;elle de la puissance militaire mondiale.</p>
<p>Ces trois puissances sont la <strong>Russie</strong>, la <strong>Chine</strong> et la <strong>Cor&eacute;e du Nord</strong>.</p>
<h2>Une &eacute;valuation militaire qui red&eacute;finit la carte des menaces</h2>
<p>L'&eacute;valuation en question porte sur les capacit&eacute;s de frappe &agrave; longue port&eacute;e, et plus pr&eacute;cis&eacute;ment sur les <strong>missiles balistiques intercontinentaux</strong>, d&eacute;sign&eacute;s par l'acronyme ICBM. Un ICBM se d&eacute;finit comme un missile &agrave; propulsion balistique con&ccedil;u pour parcourir une distance sup&eacute;rieure &agrave; 5 500 kilom&egrave;tres, capable de transporter une ou plusieurs ogives nucl&eacute;aires.</p>
<p>La Russie figure en t&ecirc;te avec un d&eacute;lai de frappe estim&eacute; &agrave; 25 minutes depuis ses silos continentaux jusqu'au c&oelig;ur du territoire am&eacute;ricain. La Chine suit avec environ 30 minutes. La Cor&eacute;e du Nord ferme ce trio avec une fen&ecirc;tre estim&eacute;e entre 30 et 45 minutes selon les vecteurs utilis&eacute;s et les trajectoires choisies.</p>
<p>Ces donn&eacute;es sont issues d'&eacute;valuations publiques des capacit&eacute;s strat&eacute;giques mondiales, r&eacute;guli&egrave;rement actualis&eacute;es par des institutions comme le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) et les rapports annuels du Pentagone au Congr&egrave;s am&eacute;ricain.</p>
<h2>Pourquoi ces trois pays et pas d'autres</h2>
<p>La capacit&eacute; de frapper le sol am&eacute;ricain ne se r&eacute;duit pas &agrave; la possession de missiles. Elle exige une combinaison pr&eacute;cise de port&eacute;e, de pr&eacute;cision, de charge utile et de fiabilit&eacute; op&eacute;rationnelle. Peu de nations au monde ont investi les ressources n&eacute;cessaires pour atteindre ce seuil.</p>
<p>La Russie h&eacute;rite de l'arsenal sovi&eacute;tique. Elle poss&egrave;de le stock de t&ecirc;tes nucl&eacute;aires le plus important au monde, estim&eacute; &agrave; plus de 5 500 unit&eacute;s selon le SIPRI. Ses missiles balistiques intercontinentaux couvrent l'int&eacute;gralit&eacute; du territoire am&eacute;ricain depuis des d&eacute;cennies.</p>
<p>La Chine a acc&eacute;l&eacute;r&eacute; sa modernisation strat&eacute;gique depuis 2015. Son arsenal nucl&eacute;aire a plus que doubl&eacute; en moins de dix ans. P&eacute;kin construit activement de nouveaux silos de missiles dans plusieurs provinces, une r&eacute;alit&eacute; document&eacute;e par des images satellitaires commerciales.</p>
<p>La Cor&eacute;e du Nord repr&eacute;sente le cas le plus r&eacute;cent. Pyongyang a d&eacute;montr&eacute; depuis 2017 sa capacit&eacute; &agrave; lancer des ICBM atteignant th&eacute;oriquement la c&ocirc;te ouest am&eacute;ricaine. La fiabilit&eacute; op&eacute;rationnelle reste d&eacute;battue, mais la capacit&eacute; de dissuasion minimale est acquise.</p>
<p>Comment fonctionne la dissuasion face &agrave; ces trois puissances</p>
<p>La dissuasion nucl&eacute;aire se d&eacute;finit comme une doctrine strat&eacute;gique fond&eacute;e sur la certitude de la destruction mutuelle assur&eacute;e (MAD), qui rend toute premi&egrave;re frappe rationnellement suicidaire pour son auteur. Washington applique ce principe diff&eacute;remment selon chacune des trois puissances.</p>
<p>Face &agrave; la Russie, la relation est sym&eacute;trique. Les deux pays disposent d'arsenaux comparables. Les trait&eacute;s de contr&ocirc;le des armements dont le New START, suspendu en 2023 ont longtemps encadr&eacute; cette parit&eacute;.</p>
<p>Face &agrave; la Chine, la dynamique est asym&eacute;trique mais &eacute;volutive. L'arsenal chinois reste inf&eacute;rieur &agrave; celui des &Eacute;tats-Unis, mais sa croissance rapide modifie l'&eacute;quilibre strat&eacute;gique &agrave; un rythme que Washington surveille avec attention croissante.</p>
<p>Face &agrave; la Cor&eacute;e du Nord, la logique est diff&eacute;rente. Pyongyang mise sur une dissuasion minimale : l'incertitude suffit &agrave; compliquer toute d&eacute;cision d'action militaire am&eacute;ricaine contre le r&eacute;gime.</p>
<h2>Un ordre strat&eacute;gique mondial en recomposition</h2>
<p>La mont&eacute;e en puissance continue de l'arsenal chinois et les essais r&eacute;p&eacute;t&eacute;s de nouveaux vecteurs nord-cor&eacute;ens maintiendront la pression sur la politique de d&eacute;fense am&eacute;ricaine. Le d&eacute;bat au Congr&egrave;s sur le renouvellement de la triade nucl&eacute;aire am&eacute;ricaine sous-marins, bombardiers, silos s'intensifiera.</p>
<p>L'architecture de la dissuasion mondiale pourrait basculer. Si la Chine atteint la parit&eacute; nucl&eacute;aire avec les &Eacute;tats-Unis, la doctrine de la destruction mutuelle assur&eacute;e entrera dans une &egrave;re tripolaire in&eacute;dite. Trois puissances, trois logiques, une seule plan&egrave;te.</p>
<h2>L'&egrave;re tripolaire de la terreur nucl&eacute;aire a-t-elle d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; ?</h2>
<p>Pour la premi&egrave;re fois depuis la fin de la guerre froide, les &Eacute;tats-Unis font face &agrave; deux adversaires nucl&eacute;aires de premier rang simultan&eacute;ment, plus un troisi&egrave;me en phase d'accession &agrave; ce statut. La question n'est plus de savoir si la dissuasion bipolaire est d&eacute;pass&eacute;e. Elle l'est. La vraie question est de savoir si les m&eacute;canismes de stabilit&eacute; strat&eacute;gique du XXe si&egrave;cle peuvent survivre au monde qui vient.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 22:41:38</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Vendredi en noir interdit au Cameroun : le préfet du Wouri stoppe Stand Up for Cameroon]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92962/11:1/vendredi-en-noir-interdit-au-cameroun-le-prefet-du-wouri-stoppe-stand-up-for-cameroon-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un arrêté préfectoral suspend une mobilisation citoyenne à Douala

Le préfet du département du Wouri, Mvogo Sylyac Marie, a signé le 8
AVRIL 2026 un arrêté d'in...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral suspend une mobilisation citoyenne &agrave; Douala</p>
<p>Le pr&eacute;fet du d&eacute;partement du Wouri, Mvogo Sylyac Marie, a sign&eacute; le <strong>8 avril 2026</strong> un arr&ecirc;t&eacute; d'interdiction. La manifestation vis&eacute;e : le <strong>&laquo; Vendredi en noir &raquo;</strong>, initiative port&eacute;e par le mouvement <strong>Stand Up for Cameroon</strong>. La d&eacute;cision est publique, dat&eacute;e, et sans appel.</p>
<p>L'&eacute;v&eacute;nement &eacute;tait pr&eacute;vu pour le vendredi <strong>10 avril 2026</strong> au si&egrave;ge de l'organisation, dans le quartier Bali &agrave; Douala.</p>
<h2>Une interdiction administrative fond&eacute;e sur l'ordre public</h2>
<p>Le &laquo; Vendredi en noir &raquo; se d&eacute;finit comme une action de mobilisation citoyenne organis&eacute;e par le mouvement Stand Up for Cameroon, planifi&eacute;e dans un espace priv&eacute; appartenant &agrave; l'organisation. L'autorit&eacute; administrative a choisi d'y mettre fin avant m&ecirc;me qu'elle ne d&eacute;bute.</p>
<p>La motivation officielle invoqu&eacute;e dans l'arr&ecirc;t&eacute; est explicite : des "vell&eacute;it&eacute;s manifestes et &eacute;videntes de troubles &agrave; l'ordre public". Le pr&eacute;fet du Wouri a simultan&eacute;ment instruit les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes de veiller &agrave; l'application stricte de la d&eacute;cision. Tout contrevenant s'expose aux sanctions pr&eacute;vues par la l&eacute;gislation camerounaise.</p>
<h2>Pourquoi cette interdiction intervient maintenant</h2>
<p>L'interdiction du &laquo; Vendredi en noir &raquo; intervient dans un contexte politique camerounais marqu&eacute; par une s&eacute;rie de tensions entre soci&eacute;t&eacute; civile et autorit&eacute;s administratives. La formulation retenue dans l'arr&ecirc;t&eacute; "vell&eacute;it&eacute;s manifestes et &eacute;videntes" constitue un signal fort. Elle anticipe une intention, sans attendre un acte.</p>
<p>Ce type de d&eacute;cision pr&eacute;fectorale repose sur un arsenal juridique bien &eacute;tabli au Cameroun. Les pr&eacute;fets disposent de pouvoirs &eacute;tendus en mati&egrave;re de maintien de l'ordre. L'invocation de troubles &agrave; l'ordre public suffit, en droit administratif camerounais, &agrave; justifier la suspension pr&eacute;ventive d'un rassemblement.</p>
<p>Stand Up for Cameroon est un mouvement connu pour ses prises de position sur la gouvernance nationale. Son ancrage &agrave; Douala, capitale &eacute;conomique et premier foyer de contestation historique du pays, amplifie la port&eacute;e symbolique de toute d&eacute;cision le concernant.</p>
<p>L'interdiction pr&eacute;ventive d'une manifestation se d&eacute;finit comme une mesure administrative par laquelle une autorit&eacute; territoriale suspend un rassemblement avant qu'il ne se tienne, sur la base d'une &eacute;valuation anticip&eacute;e du risque s&eacute;curitaire.</p>
<p>Dans ce cas pr&eacute;cis, <strong>Mvogo Sylyac Marie</strong> a choisi d'agir deux jours avant la date pr&eacute;vue. Ce d&eacute;lai n'est pas anodin. Il laisse suffisamment de temps pour diffuser la d&eacute;cision, mais pas assez pour que les organisateurs engagent un recours administratif effectif avant le vendredi 10 avril.</p>
<p>La mobilisation des autorit&eacute;s comp&eacute;tentes pour l'application stricte de l'arr&ecirc;t&eacute; signale une volont&eacute; d'ex&eacute;cution active, pas seulement d&eacute;clarative. Le dispositif est &agrave; la fois juridique et op&eacute;rationnel.</p>
<h2>Libert&eacute; d'expression et pr&eacute;c&eacute;dent administratif</h2>
<p>Chaque interdiction document&eacute;e devient un &eacute;l&eacute;ment de jurisprudence administrative et de m&eacute;moire civique. Stand Up for Cameroon peut choisir de contester l'arr&ecirc;t&eacute; ou de repenser ses modalit&eacute;s d'action.</p>
<p>La r&eacute;p&eacute;tition de ce type d'interdictions pr&eacute;ventives peut produire deux effets oppos&eacute;s. Premier effet : l'autocensure des mouvements citoyens face au risque administratif. Second effet : une radicalisation des formes d'expression, plus d&eacute;centralis&eacute;es et moins interceptables. Le traitement r&eacute;serv&eacute; au mouvement Stand Up for Cameroon en 2026 constitue un indicateur de l'espace accord&eacute; &agrave; la <strong>soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise</strong>.</p>
<h2>Le droit de se rassembler a-t-il encore un avenir &agrave; Douala ?</h2>
<p>L'arr&ecirc;t&eacute; du 8 avril 2026 pose une question que les juristes, les militants et les observateurs internationaux ne pourront pas ignorer longtemps. Dans un pays o&ugrave; les pr&eacute;fets disposent d'un pouvoir d'interdiction quasi discr&eacute;tionnaire, la fronti&egrave;re entre maintien de l'ordre l&eacute;gitime et r&eacute;pression pr&eacute;ventive devient difficile &agrave; tracer. Stand Up for Cameroon n'a pas dit son dernier mot.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 21:52:42</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Véhicules non immatriculés au Cameroun : l'Est déclare la guerre sur ses routes]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92961/11:1/vehicules-non-immatricules-au-cameroun-lest-declare-la-guerre-sur-ses-routes-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un arrêté qui change les règles du contrôle routier

Un seul texte réglementaire, daté du 6 AVRIL 2026, suffit à
transformer le quotidien des usagers de la rout...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un arr&ecirc;t&eacute; qui change les r&egrave;gles du contr&ocirc;le routier</p>
<p>Un seul texte r&eacute;glementaire, dat&eacute; du <strong>6 avril 2026</strong>, suffit &agrave; transformer le quotidien des usagers de la route dans la <strong>r&eacute;gion de l'Est</strong>. Le gouverneur a sign&eacute; un arr&ecirc;t&eacute; instituant des contr&ocirc;les renforc&eacute;s sur l'ensemble du territoire r&eacute;gional. La cible : les v&eacute;hicules non immatricul&eacute;s et ceux &eacute;quip&eacute;s de vitres fum&eacute;es non conformes &agrave; la r&eacute;glementation.</p>
<p>La mesure entre en vigueur imm&eacute;diatement. Elle concerne tout conducteur circulant sur les axes de la r&eacute;gion.</p>
<h2>Une d&eacute;cision administrative &agrave; port&eacute;e s&eacute;curitaire</h2>
<p>Le <strong>gouverneur de la r&eacute;gion de l'Est</strong> est l'autorit&eacute; signataire de cet arr&ecirc;t&eacute;. Le texte a &eacute;t&eacute; officiellement adopt&eacute; le 6 avril 2026. Il s'inscrit dans un contexte de recrudescence des menaces s&eacute;curitaires et d'une multiplication des infractions routi&egrave;res constat&eacute;es sur le terrain.</p>
<p>L'arr&ecirc;t&eacute; mobilise deux corps distincts : les <strong>&eacute;l&eacute;ments de la douane</strong> et les f<strong>orces de maintien de l'ordre</strong>. Ces deux entit&eacute;s sont d&eacute;sormais tenues de collaborer pour des contr&ocirc;les syst&eacute;matiques sur les voies de circulation de la r&eacute;gion.</p>
<p>La r&eacute;gion de l'Est est une zone strat&eacute;gique du Cameroun, frontali&egrave;re avec la R&eacute;publique centrafricaine et la R&eacute;publique du Congo. Sa configuration g&eacute;ographique en fait un couloir sensible pour les flux de personnes et de marchandises.</p>
<h2>Pourquoi les vitres fum&eacute;es et les v&eacute;hicules non immatricul&eacute;s sont dans le viseur</h2>
<p>Les <strong>v&eacute;hicules non immatricul&eacute;s</strong> posent un probl&egrave;me d'identification directe. En l'absence de plaque d'immatriculation, aucun tra&ccedil;age administratif n'est possible en cas d'incident, d'infraction ou d'usage criminel. C'est un angle mort majeur pour les forces de s&eacute;curit&eacute;.</p>
<p>Les <strong>vitres fum&eacute;es non r&eacute;glementaires</strong> rel&egrave;vent d'une autre logique. Elles emp&ecirc;chent les agents de contr&ocirc;le d'identifier les occupants d'un v&eacute;hicule &agrave; l'arr&ecirc;t ou en circulation. Dans un contexte de tension s&eacute;curitaire, cette opacit&eacute; repr&eacute;sente un risque op&eacute;rationnel concret pour les forces de l'ordre.</p>
<p>Ces deux infractions combin&eacute;es cr&eacute;ent les conditions id&eacute;ales pour des d&eacute;placements non trac&eacute;s et non contr&ocirc;lables. L'arr&ecirc;t&eacute; du gouverneur r&eacute;pond &agrave; cette r&eacute;alit&eacute;.</p>
<h2>Un dispositif de contr&ocirc;le</h2>
<p>Le contr&ocirc;le renforc&eacute; institu&eacute; par l'arr&ecirc;t&eacute; du 6 avril 2026 se d&eacute;finit comme un m&eacute;canisme de v&eacute;rification syst&eacute;matique, sans distinction de v&eacute;hicule ni de conducteur, sur l'ensemble des axes de la r&eacute;gion de l'Est.</p>
<p>Les cons&eacute;quences pour tout conducteur en infraction sont imm&eacute;diates et gradu&eacute;es. Premi&egrave;re &eacute;tape : l'interpellation du conducteur. Deuxi&egrave;me &eacute;tape : l'immobilisation du v&eacute;hicule sur place. Troisi&egrave;me &eacute;tape : la mise en fourri&egrave;re du v&eacute;hicule. &Agrave; ces mesures s'ajoutent les sanctions pr&eacute;vues par la l&eacute;gislation camerounaise en vigueur.</p>
<p>La collaboration douane-forces de l'ordre n'est pas anodine. Elle signale une approche transversale : le contr&ocirc;le routier devient simultan&eacute;ment un outil de s&eacute;curit&eacute; publique et de r&eacute;gulation des flux &eacute;conomiques non d&eacute;clar&eacute;s.</p>
<h2>De la r&eacute;gion vers le territoire national</h2>
<p>Les propri&eacute;taires de v&eacute;hicules en infraction seront contraints de r&eacute;gulariser leur situation ou de renoncer &agrave; circuler. Les forces de l'ordre accumuleront &eacute;galement des donn&eacute;es sur les flux routiers jusqu'ici invisibles.</p>
<p>La standardisation des contr&ocirc;les renforc&eacute;s &agrave; l'&eacute;chelle nationale transformerait durablement la gouvernance routi&egrave;re et s&eacute;curitaire du pays. La r&eacute;gion de l'Est deviendrait alors un laboratoire de politique publique en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re au Cameroun.</p>
<h2>Jusqu'o&ugrave; ira la traque ?</h2>
<p>La question pos&eacute;e par cet arr&ecirc;t&eacute; d&eacute;passe le simple cadre routier. Dans une r&eacute;gion aux fronti&egrave;res poreuses, le contr&ocirc;le des v&eacute;hicules devient un enjeu de souverainet&eacute; territoriale. Le gouverneur de la r&eacute;gion de l'Est a choisi l'action r&eacute;glementaire directe. D'autres r&eacute;gions camerounaises suivront-elles le m&ecirc;me chemin avant la fin de l'ann&eacute;e ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 18:26:32</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Kamto face à la presse le 9 avril 2026 : le MRC brise le silence et défie Yaoundé]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92960/6:1/cameroun-kamto-face-a-la-presse-le-9-avril-2026-le-mrc-brise-le-silence-et-defie-yaounde-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le MRC reprend la parole après des mois d'absence médiatique

Maurice Kamto convoque la presse nationale et internationale ce jeudi
9 avril 2026. Lieu : le sièg...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le MRC reprend la parole apr&egrave;s des mois d'absence m&eacute;diatique</p>
<p>Maurice Kamto convoque la presse nationale et internationale ce jeudi 9 avril 2026. Lieu : le si&egrave;ge du <strong>MRC</strong> au quartier Odza &agrave; Yaound&eacute;, &agrave; partir de 14 heures. Une conf&eacute;rence annonc&eacute;e comme le signal d'un retour en force du parti dans l'espace public.</p>
<p>Le <strong>Mouvement pour la Renaissance du Cameroun</strong> observe un silence m&eacute;diatique depuis plusieurs mois. Cette sortie officielle met fin &agrave; ce qui ressemble &agrave; une strat&eacute;gie de retrait tactique.</p>
<h2>Contexte : trois dossiers br&ucirc;lants sur la table</h2>
<p>La <strong>conf&eacute;rence de presse de Kamto</strong> intervient dans une conjoncture politique tendue. Trois sujets dominent l'agenda annonc&eacute;.</p>
<p>Premier point : la cr&eacute;ation controvers&eacute;e d'un poste de vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu, act&eacute;e le week-end pr&eacute;c&eacute;dent. Une d&eacute;cision institutionnelle qui soul&egrave;ve des questions sur l'architecture du pouvoir au Cameroun.</p>
<p>Deuxi&egrave;me point : l'arriv&eacute;e imminente du <strong>pape L&eacute;on XIV</strong> au Cameroun, &eacute;v&eacute;nement &agrave; forte charge symbolique dans un pays majoritairement chr&eacute;tien.</p>
<p>Troisi&egrave;me point : la strat&eacute;gie de communication du MRC lui-m&ecirc;me. Le parti assume publiquement son retour dans les m&eacute;dias apr&egrave;s une pause volontaire.</p>
<h2>Pourquoi ce silence, pourquoi cette rupture maintenant</h2>
<p>Le MRC n'a pas disparu. Il a choisi de ne pas parler. Cette distinction est fondamentale.</p>
<p>Les partis d'opposition en Afrique centrale adoptent parfois le retrait m&eacute;diatique comme outil de pression ou de reconstitution interne. Kamto, juriste international reconnu, ma&icirc;trise les effets d'annonce.</p>
<p>La synchronisation avec la visite papale n'est probablement pas fortuite. Un &eacute;v&eacute;nement mondial &agrave; Yaound&eacute; offre une caisse de r&eacute;sonance exceptionnelle pour toute prise de position politique.</p>
<p>La <strong>cr&eacute;ation du poste de vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu</strong> constitue, elle, un terrain d'attaque naturel pour l'opposition. Ce type de d&eacute;cision, per&ccedil;u comme un renforcement du pouvoir ex&eacute;cutif sans mandat &eacute;lectoral, alimente les critiques sur la gouvernance camerounaise.</p>
<h2>Le retour m&eacute;diatique comme acte politique</h2>
<p>Annoncer un retour dans les m&eacute;dias, c'est d&eacute;j&agrave; un message. Le MRC signifie qu'il existe, qu'il observe, et qu'il choisit son moment.</p>
<p>La conf&eacute;rence de presse au si&egrave;ge d'Odza n'est pas un espace neutre. C'est un territoire partisan assum&eacute;, face &agrave; une presse invit&eacute;e &agrave; t&eacute;moigner. La mise en sc&egrave;ne est celle d'un parti qui reprend le contr&ocirc;le de son narratif.</p>
<p>Kamto a par le pass&eacute; d&eacute;montr&eacute; une capacit&eacute; &agrave; structurer l'opinion depuis l'int&eacute;rieur d'un espace contraint y compris depuis la d&eacute;tention. Sa libert&eacute; de mouvement actuelle lui donne des leviers suppl&eacute;mentaires.</p>
<h2>Le MRC face &agrave; son propre avenir</h2>
<p>Maurice Kamto reprend le micro dans un contexte o&ugrave; chaque mot sera scrut&eacute;, analys&eacute;, r&eacute;cup&eacute;r&eacute;. La question que pose cette conf&eacute;rence de presse d&eacute;passe le calendrier politique imm&eacute;diat : le MRC est-il en train de se repositionner pour l'apr&egrave;s, ou simplement de rappeler qu'il est encore l&agrave; ?</p>
<p>La r&eacute;ponse viendra peut-&ecirc;tre d&egrave;s le 9 avril, &agrave; 14 heures, au quartier Odza.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 17:53:01</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: FMI - Cameroun : le rapport 2026 qui annonce un orage économique]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92959/12:1/fmi-cameroun-le-rapport-2026-qui-annonce-un-orage-economique-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Les faiblesses structurelles du Cameroun menacent directement sa
stabilité financière. Le FMI vient de tirer la sonnette d’alarme.

CONSULTATIONS STATUTAIRES :...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Les faiblesses structurelles du Cameroun menacent directement sa stabilit&eacute; financi&egrave;re. Le FMI vient de tirer la sonnette d&rsquo;alarme.</p>
<h2>Consultations statutaires : ce que dit le rapport 2026</h2>
<p>Le 25 mars 2026, le Conseil d&rsquo;administration du <strong>FMI</strong> a examin&eacute; le rapport issu des consultations statutaires au titre de l&rsquo;<strong>article IV</strong>. Ces &eacute;changes se sont d&eacute;roul&eacute;s du 29 janvier au 12 f&eacute;vrier 2026. Un ancien haut fonctionnaire de la Banque mondiale r&eacute;sume la situation : le document peint un tableau en clair-obscur. Une zone de lumi&egrave;re subsiste, mais les zones d&rsquo;ombre dominent. L&rsquo;horizon devient brumeux, voire orageux, en l&rsquo;absence de <strong>r&eacute;formes hardies</strong> imm&eacute;diates.</p>
<h2>Pourquoi l&rsquo;horizon devient orageux sans r&eacute;formes</h2>
<p>Pourquoi ce diagnostic alarmant ? Le Cameroun accumule des d&eacute;s&eacute;quilibres macro&eacute;conomiques non r&eacute;solus. La pression budg&eacute;taire reste intense. Les d&eacute;penses publiques d&eacute;passent r&eacute;guli&egrave;rement les recettes. Le FMI pointe des retards dans l&rsquo;ex&eacute;cution des programmes pr&eacute;c&eacute;dents. La dette publique atteint des niveaux critiques. Les r&eacute;serves de change s&rsquo;amenuisent. Les <strong>faiblesses structurelles</strong> identifi&eacute;es concernent la gouvernance, la transparence des march&eacute;s publics et la diversification &eacute;conomique. Aucun choc exog&egrave;ne ne justifie &agrave; lui seul cette d&eacute;gradation. Le pays n&rsquo;a pas su exploiter les marges de man&oelig;uvre offertes par les pr&eacute;c&eacute;dentes facilit&eacute;s financi&egrave;res.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme de l&rsquo;article IV et ses sanctions implicites</h2>
<p>Le m&eacute;canisme de l&rsquo;article IV se d&eacute;finit comme une proc&eacute;dure de surveillance bilat&eacute;rale obligatoire. Chaque &Eacute;tat membre du FMI doit se soumettre &agrave; cet examen au moins une fois par an. Le rapport final guide les politiques &eacute;conomiques et sert de base aux &eacute;ventuels programmes d&rsquo;aide. Dans le cas camerounais, les recommandations internes insistent sur une consolidation budg&eacute;taire rapide. L&rsquo;institution r&eacute;clame une r&eacute;duction des subventions &eacute;nerg&eacute;tiques inefficaces. Elle demande aussi un meilleur ciblage des d&eacute;penses sociales. L&rsquo;absence de mise en &oelig;uvre expose le pays &agrave; des sanctions indirectes : gel de d&eacute;caissements, d&eacute;gradation de la note souveraine, fuite des capitaux. Le FMI ne parle pas encore de mise sous tutelle, mais le langage employ&eacute; traduit une impatience strat&eacute;gique.</p>
<h2>D&eacute;faut technique &agrave; 12 mois ou crise syst&eacute;mique &agrave; 5 ans</h2>
<p>Le Cameroun risque un d&eacute;faut technique sur ses &eacute;ch&eacute;ances de dette. Les investisseurs &eacute;trangers pourraient suspendre leurs engagements. Le franc CFA subirait une pression accrue. &Agrave; long terme (3 &agrave; 5 ans), l&rsquo;absence de r&eacute;formes hardies transforme l&rsquo;orage en crise syst&eacute;mique. Le tissu productif s&rsquo;effondre. Les infrastructures critiques se d&eacute;gradent. L&rsquo;&eacute;migration des comp&eacute;tences s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re. Un sc&eacute;nario de contagion r&eacute;gionale est plausible, la CEMAC &eacute;tant interconnect&eacute;e. Le FMI conditionnera toute nouvelle assistance &agrave; des r&eacute;formes l&eacute;gislatives et institutionnelles profondes. La marge de man&oelig;uvre politique se r&eacute;duit.</p>
<h2>La zone de lumi&egrave;re peut-elle s&rsquo;&eacute;tendre avant 2027 ?</h2>
<p>Le Cameroun appliquera-t-il les r&eacute;formes hardies avant la prochaine revue de l&rsquo;article IV pr&eacute;vue d&eacute;but 2027 ? La r&eacute;ponse d&eacute;terminera si la zone de lumi&egrave;re s&rsquo;&eacute;tend ou si l&rsquo;orage &eacute;clate sans r&eacute;mission.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 12:06:49</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Me André Marie Tassa: « C’est notre résilience qui fragilise le régime Biya »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92957/6:1/cameroun-me-andre-marie-tassa-cest-notre-resilience-qui-fragilise-le-regime-biya-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Secrétaire de la Fédération régionale du Mrc à l’Ouest, il
engage la responsabilité des dirigeants des structures des bases afin
qu’ils restent déterminés et di...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Secr&eacute;taire de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mrc &agrave; l&rsquo;Ouest, il engage la responsabilit&eacute; des dirigeants des structures des bases afin qu&rsquo;ils restent d&eacute;termin&eacute;s et disciplin&eacute;s pour la mobilisation du peuple en vue du renversement du r&eacute;gime de Yaound&eacute;.</p>
<p><strong>Pourquoi tenir une Assembl&eacute;e des structures au moment o&ugrave; les regards sont riv&eacute;s par le parlement o&ugrave; l&rsquo;on parle de modification constitutionnelle pour l&rsquo;instauration d&rsquo;un poste de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et la possibilit&eacute; de prorogation illimit&eacute;e des mandats des &eacute;lus locaux par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ?</strong></p>
<p>Cette r&eacute;union de toutes les instances du Mrc au niveau r&eacute;gional est statutaire. Elle est trimestrielle. Nous nous battons pour respecter notre calendrier. Notre Assembl&eacute;e des structures regroupe tous les membres du bureau r&eacute;gional, les secr&eacute;taires des F&eacute;d&eacute;rations d&eacute;partementales, les secr&eacute;taires des F&eacute;d&eacute;rations communales ainsi que les membres de leurs diff&eacute;rents bureaux. C&rsquo;est une instance de d&eacute;bat r&eacute;publicain et d&eacute;mocratique sur la vie de notre parti et les questions li&eacute;es &agrave; l&rsquo;actualit&eacute; politique nationale et internationale. Nous nous sommes r&eacute;unis parce qu&rsquo;il est question de redynamiser le parti face aux perturbations du calendrier &eacute;lectoral. Il est de notre devoir de rester en &eacute;tat d&rsquo;alerte. Nous devons poursuivre avec la cr&eacute;ation et l&rsquo;installation des nouvelles unit&eacute;s. Nous devons recruter de nouveaux militants. Nous devons continuer avec le travail de formation id&eacute;ologique autour des cinq piliers de notre parti. Nous avons la conviction que le Mrc est l&rsquo;unique espoir du peuple camerounais. Nous devons travailler pour maintenir cette cr&eacute;dibilit&eacute; et cette confiance.</p>
<p><strong>Les institutions semblent verrouill&eacute;es. Les populations ne croient plus &agrave; la tenue des &eacute;lections juste et transparentes au Cameroun. Qu&rsquo;est ce qui poussent, &agrave; l'Ouest, &agrave; croire au contraire&hellip;</strong></p>
<p>Nous avons &eacute;cout&eacute; attentivement le discours et les recommandations du Pr Maurice Kamto, pr&eacute;sident national du Mrc. Il est formellement oppos&eacute; &agrave; la forfaiture qui se d&eacute;roule &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et au S&eacute;nat. Nous partageons son constat. Tout ce qui se passe actuellement &agrave; Yaound&eacute; montre des signes d&rsquo;un r&eacute;gime en fin de r&egrave;gne. La dictature est institu&eacute;e. Mais le jour finira par se lever quelle que soit la dur&eacute;e de la nuit&hellip;L&rsquo;histoire est riche en exemples qui nous galvanisent. La traite n&eacute;gri&egrave;re a dur&eacute; des si&egrave;cles, mais les esclaves ont fini par &ecirc;tre affranchis. En Afrique du Sud, le syst&egrave;me de l&rsquo;apartheid a s&eacute;vi pendant longtemps, mis les noirs ont fini par retrouver leur droits &agrave; force de lutter. Au Cameroun, nous allons poursuivre la lutte contre le syst&egrave;me Biya. Il montre des signes de fragilit&eacute; et de vuln&eacute;rabilit&eacute; face &agrave; la pr&eacute;sence et aux actions du Mrc sur le terrain. C&rsquo;est notre forte pr&eacute;paration qui a fait que le r&eacute;gime panique. C&rsquo;est notre r&eacute;silience qui fragilise le r&eacute;gime Biya. &nbsp;Nous allons continuer cette pr&eacute;paration, avec discipline et abn&eacute;gation. Il est surtout question pour nous d&rsquo;inviter les citoyens &agrave; s'inscrire sur les listes &eacute;lectorales et &agrave; se pr&eacute;parer &agrave; d&eacute;fendre pacifiquement &nbsp;leurs votes. Nous devons aussi mobiliser les citoyens afin qu&rsquo;ils signent la <a href="https://www.camer.be/92928/6:1/cameroun-kamto-denonce-un-coup-detat-constitutionnel-cameroon.html"><strong>p&eacute;tition</strong></a> initi&eacute;e dans le sens de la remise en cause de la r&eacute;vision constitutionnelle actuellement en cours au parlement. Nous allons signer cette p&eacute;tition.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Propos recueillis par GMD</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 09:37:22</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Ouest-Cameroun, Série: Comment est organisée la société Bamena ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:35,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;LE SAVIEZ-VOUS&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:32}</category>
            <link>https://www.camer.be/92958/35:32/ouest-cameroun-serie-comment-est-organisee-la-societe-bamena-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Chaque société se définit par sa culture et chaque culture n’est
valable que lorsque les membres de la société la pratique. En effet,
l’attribution des titres d...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">Chaque soci&eacute;t&eacute; se d&eacute;finit par sa culture et chaque culture n&rsquo;est valable que lorsque les membres de la soci&eacute;t&eacute; la pratique. En effet, l&rsquo;attribution des titres de notabilit&eacute; conf&egrave;re aux b&eacute;n&eacute;ficiaires certaines comp&eacute;tences. <strong>Les sept notables ou Feuh Ntioh</strong><br /><br />Les&nbsp;<strong>Feuh Ntioh</strong>&nbsp;constituent la classe de r&eacute;f&eacute;rence pour toute grande d&eacute;cision importante dans la chefferie. Ils ne sont pas de la lign&eacute;e royale comme les neuf. Leurs titres sont h&eacute;r&eacute;ditaires. Ce sont pour la plupart les fondateurs du village auxquels l'on a adjoint quelques dignitaires &agrave; une &eacute;poque tr&egrave;s lointaine. Le rituel de leur intronisation est en tous points semblable &agrave; celle du chef.<br />Certains fils du terroir, de par leur m&eacute;rite peuvent acc&eacute;der au titre de Mekep par nomination, mais ils n'ont pas une comp&eacute;tence territoriale et ne subissent aucun rite d'initiation.</p>
<table style="font-weight: 400;" width="500">
<tbody>
<tr>
<td width="50">
<p><strong>N&deg;</strong></p>
</td>
<td width="350">
<p><strong>Chef(Feuh)</strong></p>
</td>
<td width="100">
<p><strong>Comp&eacute;tence</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>1&deg;</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mekep Zawang</p>
</td>
<td width="100">
<p>Lagwe</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>2</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mekep Zacheu</p>
</td>
<td width="100">
<p>Pozou</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>3</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mekep Zafeung</p>
</td>
<td width="100">
<p>Pozou</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>4</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mekep Zossoungang</p>
</td>
<td width="100">
<p>Ndepngang</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>5</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mekep Zasseu</p>
</td>
<td width="100">
<p>Louh</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>6</p>
</td>
<td width="350">
<p>Feuh Nguepa</p>
</td>
<td width="100">
<p>Ngnou</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>7</p>
</td>
<td width="350">
<p>Feuh Zetap</p>
</td>
<td width="100">
<p>Tap</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Les neuf notables</strong><br /><br />Les neuf notables sont de dignes princes &agrave; qui le chef a confi&eacute; d'importances responsabilit&eacute;s dans le village. Ils assurent la s&eacute;curit&eacute; du tr&ocirc;ne en tant que fr&egrave;re du chef. Initialement nomm&eacute;s &agrave; 9 (ce sont les plus importants), on en compte aujourd'hui pr&egrave;s d'une cinquantaine, car chaque nouveau chef en nomme deux. Ils n'ont pas de conp&eacute;tence territoriale.</p>
<table style="font-weight: 400;" width="500">
<tbody>
<tr>
<td width="50">
<p><strong>N&deg;</strong></p>
</td>
<td width="350">
<p><strong>Chef(Feuh)</strong></p>
</td>
<td width="100">
<p><strong>Comp&eacute;tence</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>1&deg;</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mbeu Kouangang</p>
</td>
<td width="100">
<p>Foplouh</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>2</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mbeu Tchihiko</p>
</td>
<td width="100">
<p>Nsoh</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>3</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mbeu Nounji</p>
</td>
<td width="100">
<p>Mbangwe</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>4</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mbeu Wando</p>
</td>
<td width="100">
<p>Ndepngang</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>5</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mbeu Ngouawou</p>
</td>
<td width="100">
<p>Nkong- Tap</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>6</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mbeu Nkolong</p>
</td>
<td width="100">
<p>Nkong- Tap</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>7</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mbeu Tchoundo</p>
</td>
<td width="100">
<p>Fombou</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>8</p>
</td>
<td width="350">
<p>Mbeu Tahkou</p>
</td>
<td width="100">
<p>Ndepngang</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="50">
<p>9</p>
</td>
<td width="350">
<p>Zahdo</p>
</td>
<td width="100">
<p>Foplouh</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="font-weight: 400;"><br /><strong>N.B.</strong>&nbsp;Les soci&eacute;t&eacute;s des Sept et Neuf Notables incarnent les institutions s&eacute;culaires et immortelles du groupement. Elles d&eacute;tiennent en fait l'essentiel du pouvoir ; le chef reste le d&eacute;positaire d'une puissance qu'il ne contr&ocirc;le pas</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Hugues Seumo</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 08:04:53</pubDate>
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                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Révision constitutionnelle: La base du Mrc à l’Ouest en phase avec les critiques de Maurice Kamto]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92956/6:1/cameroun-revision-constitutionnelle-la-base-du-mrc-a-louest-en-phase-avec-les-critiques-de-maurice-kamto-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92956/6:1/cameroun-revision-constitutionnelle-la-base-du-mrc-a-louest-en-phase-avec-les-critiques-de-maurice-kamto-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Sous la conduite de Me André Marie Tassa, Secrétaire du bureau de la
Fédération régionale du Mouvement pour la renaissance du
Cameroun(Mrc) de nombreux militant...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Sous la conduite de Me Andr&eacute; Marie Tassa, Secr&eacute;taire du bureau de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mouvement pour la renaissance du Cameroun(Mrc) de nombreux militants de ce parti ont pris l&rsquo;engagement, au cours d&rsquo;une assembl&eacute;e tenue &agrave; Bafoussam le samedi 04 avril dernier, de rester r&eacute;silients et &nbsp;de militer &nbsp;pour faire tomber le syst&egrave;me Biya qui actuellement tente de modifier la Constitution dans le sens de la conservation du pouvoir&hellip;</p>
<p>Il est 18 heures pass&eacute;es de quelques minutes ce samedi 04 avril 2026. A l&rsquo;entr&eacute;e du lieu-dit Mont Saint-Jean &agrave; Ndiengdam &agrave; Bafoussam, Achille Ngabet, Secr&eacute;taire de la F&eacute;d&eacute;ration communale du <strong>Mouvement pour la renaissance du Cameroun</strong> (Mrc) &agrave; Bangangt&eacute;, drap&eacute; d&rsquo;une tenue traditionnelle aux couleurs du Mrc, vient d&rsquo;assister &agrave; la fin des travaux de l&rsquo;Assembl&eacute;e des structures du parti du Pr <strong>Maurice Kamto</strong> dans la r&eacute;gion de l&rsquo;Ouest.</p>
<p>En compagnie d&rsquo;une militante, il marche, dignement et fi&egrave;rement pour se diriger vers l&rsquo;axe routier principal qui m&egrave;ne vers Bangangt&eacute; puis Yaound&eacute;. Ses pas et son accoutrement marquent de nombreux passants et conducteurs de motos taxis. D&rsquo;o&ugrave; cette interrogation que lance l&rsquo;un d&rsquo;eux surpris et &eacute;merveill&eacute; par la r&eacute;silience des militants encadr&eacute;s par Me Andr&eacute; Marie Tassa, avocat au barreau du Cameroun et secr&eacute;taire du bureau de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mrc &agrave; l&rsquo;Ouest : <em>&laquo; Encore le Mrc ? Ce parti nous a fait r&ecirc;ver&hellip; &raquo;.</em></p>
<p><strong>&laquo;Un naufrage&raquo; pour la d&eacute;mocratie et l&rsquo;Etat de droit</strong></p>
<p>En fait, <strong>Achille Ngabet</strong>, n&rsquo;a pas manqu&eacute; au rendez-vous trimestriel des instances dirigeantes de cette formation politique dans la r&eacute;gion de l&rsquo;Ouest.</p>
<p>Au rang d&rsquo;environ 200 militants et cadres de cette formation politique, il s&rsquo;est nourri des enseignements prodigu&eacute;s par Me Andr&eacute; Marie Tassa, Dr Kouam, Ing Elie Ngomp&eacute; Fotso, Me Serges Emmanuel Chedjou, Dr Kuat&eacute; et autres dirigeants de cette formation politique.</p>
<p>R&eacute;agissant au sujet de l&rsquo;actualit&eacute; politique de l&rsquo;heure relative &agrave; la r&eacute;vision de la Constitution camerounaise en vue d&rsquo;une part, de donner la possibilit&eacute; au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de proc&eacute;der , de mani&egrave;re illimit&eacute;, &agrave; la prorogation des mandats des parlementaires et &eacute;lus locaux, et d&rsquo;autre part, de permettre la cr&eacute;ation d&rsquo;un poste de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui sera nomm&eacute; par d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel, les militants du Mrc ont marqu&eacute;, dans leur immense majorit&eacute;, leur approbation du discours critique de le leader, le Pr Maurice Kamto que le r&eacute;gime Biya est en train de perp&eacute;trer au Cameroun <em>&laquo; un coup d&rsquo;Etat constitutionnel &raquo;</em>. Car, au-del&agrave; d&rsquo;&ecirc;tre un recul, la modification de la constitution en cours constitue &laquo;un naufrage&raquo; pour la d&eacute;mocratie et l&rsquo;Etat de droit au <strong>Cameroun</strong>.</p>
<p><strong>&nbsp;Le r&eacute;gime Biya est &agrave; bout de souffle&nbsp;</strong></p>
<p>&nbsp;Dans les rangs du Mrc &agrave; l&rsquo;Ouest, de nombreux militants ne pensent que la r&eacute;forme envisag&eacute;e par la majorit&eacute; &laquo; ob&egrave;se &raquo; du Rdpc au parlement traduit une forfaiture inextricable. <em>&laquo; Ce r&eacute;gime est &agrave; bout et ne sait plus quel pied danser. Ils sont surpris par les &eacute;v&egrave;nements et ont imagin&eacute; cette r&eacute;forme pour tenter de semer la confusion dans les esprits. Cette mise en sc&egrave;ne ne va pas prosp&eacute;rer. Le r&eacute;gime Biya est &agrave; bout de souffle &raquo;</em>, commente un cadre de cette formation politique.</p>
<p>Et selon Me <strong>Andr&eacute; Marie Tassa</strong>, cet &eacute;puisement du Rdpc est li&eacute; au militantisme et &agrave; la r&eacute;silience des militants du Mrc sur le terrain. Le secr&eacute;taire de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mrc soutient que les militants et sympathisants du Mrc doivent rester vigilants et mobiliser, nonobstant les perturbations du calendrier &eacute;lectoral. D&rsquo;ailleurs au cours de cette Assembl&eacute;e des structures, les commissions de pr&eacute;s&eacute;lection des candidats pour les &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales &agrave; venir se sont engag&eacute;es &agrave; travailler pour produire des listes fiables et comp&eacute;titives en vue des prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales au <strong>Cameroun</strong>.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Guy Modeste DZUDIE</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 07:26:13</pubDate>
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                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Vice-président au Cameroun : Paul Mahel avertit, le silence des citoyens a un prix]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92955/6:1/vice-president-au-cameroun-paul-mahel-avertit-le-silence-des-citoyens-a-un-prix-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une nomination, une logique, un précédent ignoré

Un VICE-PRÉSIDENT NOMMÉ. Pas élu. Au Cameroun, cette réalité
institutionnelle s'est installée sans résistance...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une nomination, une logique, un pr&eacute;c&eacute;dent ignor&eacute;</p>
<p>Un <strong>vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;</strong>. Pas &eacute;lu. Au Cameroun, cette r&eacute;alit&eacute; institutionnelle s'est install&eacute;e sans r&eacute;sistance populaire notable. Le journaliste <strong>Paul Mahel</strong> pose la question que peu osent formuler : et si le silence des citoyens &eacute;tait le vrai moteur de cette d&eacute;rive ?</p>
<h2>Ce qui vient de se passer</h2>
<p>Le Cameroun disposera d&eacute;sormais d'un <strong>poste de vice-pr&eacute;sident</strong> pourvu par nomination. Le titulaire ne sera pas issu du suffrage universel. Il sera d&eacute;sign&eacute; par le sommet de l'ex&eacute;cutif, selon une logique de cooptation institutionnelle.</p>
<p>Paul Mahel, journaliste et homme politique camerounais, a r&eacute;agi publiquement &agrave; cette situation. Son analyse est directe : cette nomination ne sera&nbsp; pas un &eacute;v&eacute;nement isol&eacute;. Elle s'inscrit dans une s&eacute;quence logique que les Camerounais auraient pu interrompre bien plus t&ocirc;t.</p>
<h2>La m&eacute;canique du consentement passif</h2>
<p>Paul Mahel identifie un m&eacute;canisme pr&eacute;cis. Le <strong>silence civique au Cameroun</strong> ne prot&egrave;ge pas les citoyens il les expose. Chaque concession non contest&eacute;e cr&eacute;e un pr&eacute;c&eacute;dent. Chaque pr&eacute;c&eacute;dent l&eacute;gitime la suivante.</p>
<p>L'exemple qu'il cite est parlant. Les <strong>s&eacute;nateurs nomm&eacute;s au Cameroun</strong> ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;s un jour comme des repr&eacute;sentants du peuple. La population n'a pas protest&eacute;. Ce silence a &eacute;t&eacute; interpr&eacute;t&eacute; comme un accord tacite. La logique de nomination s'est &eacute;tendue. Elle a atteint aujourd'hui la vice-pr&eacute;sidence.</p>
<p>Le consentement passif se d&eacute;finit ici comme l'absence de r&eacute;action face &agrave; une d&eacute;cision qui r&eacute;duit le p&eacute;rim&egrave;tre d&eacute;mocratique. Il ne s'agit pas d'approbation, mais d'une inaction qui produit les m&ecirc;mes effets.</p>
<h2>"Quand tu donnes la main, on te demandera le bras"</h2>
<p>La formule de Paul Mahel condense une strat&eacute;gie politique observable. Les r&eacute;gimes qui &eacute;tendent leur emprise ne le font pas en une seule &eacute;tape. Ils avancent par s&eacute;quences, en testant &agrave; chaque fois la r&eacute;silience de l'opinion publique.</p>
<p>Premier test : les <strong>s&eacute;nateurs nomm&eacute;s</strong>. R&eacute;sultat silence. Deuxi&egrave;me test : un <strong>vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;</strong>. R&eacute;sultat &agrave; &eacute;valuer. Prochain test potentiel, selon le journaliste : remettre en question l'utilit&eacute; m&ecirc;me des <strong>&eacute;lections au Cameroun</strong>.</p>
<p>Cette progression n'est pas propre au Cameroun. Elle s'observe dans plusieurs d&eacute;mocraties fragilis&eacute;es &agrave; travers le monde. Ce qui la distingue ici, c'est la clart&eacute; avec laquelle un acteur m&eacute;diatique local la nomme et la documente publiquement.</p>
<p>Si la nomination du vice-pr&eacute;sident passe sans mobilisation significative, le signal envoy&eacute; sera clair : le p&eacute;rim&egrave;tre du non-dit s'&eacute;largit encore.</p>
<p>Si la nomination devient la norme pour des postes ex&eacute;cutifs majeurs, la question de la l&eacute;gitimit&eacute; du suffrage universel se posera formellement. Paul Mahel ne pr&eacute;dit pas cela comme in&eacute;vitable. Il le signale comme possible et &eacute;vitable, &agrave; condition d'agir.</p>
<h2>Le silence comme choix politique</h2>
<p>La contribution de Paul Mahel dans ce d&eacute;bat va au-del&agrave; du commentaire. Elle pose une responsabilit&eacute; collective. Le silence civique au Cameroun n'est pas une neutralit&eacute;. C'est une position qui a des cons&eacute;quences mesurables sur l'architecture institutionnelle du pays.</p>
<p>La vraie question n'est pas de savoir si la prochaine &eacute;tape viendra. Elle est de savoir si les Camerounais d&eacute;cideront, cette fois, que la main donn&eacute;e &eacute;tait d&eacute;j&agrave; de trop.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 00:42:49</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Avant Match PSG – Liverpool : prudence et confiance au rendez-vous]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:7,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SPORT&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92954/7:1/france-avant-match-psg-liverpool-prudence-et-confiance-au-rendez-vous.html</link>
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      <description><![CDATA[À la veille du choc des huitièmes de finale de la Ligue des
champions entre le Paris Saint-Germain et Liverpool, l’atmosphère
était teintée d’une prudence mesur...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; la veille du choc des huiti&egrave;mes de finale de la Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et Liverpool, l&rsquo;atmosph&egrave;re &eacute;tait teint&eacute;e d&rsquo;une prudence mesur&eacute;e lors de la conf&eacute;rence de presse tenue au Campus PSG.</p>
<p>Premier &agrave; se pr&eacute;senter devant les m&eacute;dias, <span class="font-semibold" data-streamdown="strong">Vitinha</span> a affich&eacute; la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; d&rsquo;un vestiaire pr&ecirc;t &agrave; en d&eacute;coudre : <em>&laquo; Nous sommes pr&ecirc;ts. Nous avons bien travaill&eacute; et nous savons ce qui nous attend. &raquo;</em> Un discours simple, mais r&eacute;v&eacute;lateur d&rsquo;une confiance collective, sans exc&egrave;s ni euphorie.</p>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, <span class="font-semibold" data-streamdown="strong">Luis Enrique</span> a &eacute;galement pr&eacute;f&eacute;r&eacute; jouer la carte de la retenue. Interrog&eacute; sur le statut de favori que beaucoup attribuent &agrave; son &eacute;quipe, l&rsquo;entra&icirc;neur espagnol a rappel&eacute;, non sans malice : <em>&laquo; L&rsquo;an dernier, Liverpool &eacute;tait favori. On a tous vu comment cela s&rsquo;est termin&eacute;. &raquo;</em> Un moyen subtil de rappeler que la Ligue des champions n&rsquo;accorde aucune certitude et que les r&eacute;putations se construisent sur le terrain.</p>
<p>Malgr&eacute; ce discours prudent, <span class="font-semibold" data-streamdown="strong">la presse pr&eacute;sente a dans son ensemble reconnu la sup&eacute;riorit&eacute; actuelle du PSG</span>, fort d&rsquo;un collectif plus solide et d&rsquo;individualit&eacute;s en pleine forme. Entre la dynamique du championnat et la maturit&eacute; affich&eacute;e par le groupe, Paris semble aborder ce rendez-vous europ&eacute;en avec une l&eacute;g&egrave;re avance psychologique.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;&eacute;vidence, Luis Enrique et ses hommes avancent avec humilit&eacute;, mais aussi avec la conviction que cette saison, le PSG a les armes pour franchir un nouveau cap sur la sc&egrave;ne continentale.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/ODHtQ3FACNY" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/Luis-enrique.jpg" alt="" width="1160" height="700" /></p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/Presse-sopie.jpg" alt="" width="1083" height="700" /></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Hilaire SOPIE</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-07 21:47:08</pubDate>
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