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    <title>Le flux rss de camer.be</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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    <lastBuildDate>Mon, 13 Jul 2026 23:52:21 +0200</lastBuildDate>
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      <title><![CDATA[ :: Maxime Eko Eko menacé de mort : « J'espère être vivant demain »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[L'ex-patron des renseignements camerounais a brisé le silence au
cœur du procès Martinez Zogo. Sa peur est-elle la preuve que ce
dossier touche au plus haut som...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L'ex-patron des renseignements camerounais a bris&eacute; le silence au c&oelig;ur du proc&egrave;s Martinez Zogo. Sa peur est-elle la preuve que ce dossier touche au plus haut sommet de l'&Eacute;tat ?</p>
<p>&Agrave; la barre du Tribunal militaire de Yaound&eacute;, L&eacute;opold Maxime Eko Eko, 63 ans, ancien ma&icirc;tre tout-puissant de la DGRE, a prononc&eacute; des mots qui ont glac&eacute; la salle d'audience. Face aux juges, l'homme qui a dirig&eacute; pendant treize ans le contre-espionnage camerounais a l&acirc;ch&eacute;, presque &agrave; voix basse : &laquo; <strong>J'esp&egrave;re &ecirc;tre toujours en vie demain pour poursuivre ma comparution.</strong> &raquo;</p>
<p>La d&eacute;claration, rapport&eacute;e par plusieurs sources pr&eacute;sentes &agrave; l'audience de ce lundi 13 juillet 2026, n'est pas une simple formule. Dans la bouche d'un homme qui fut l'un des piliers du r&eacute;gime de Paul Biya, ces mots r&eacute;sonnent comme un aveu. Ou peut-&ecirc;tre comme un signal d'alarme.</p>
<h2>&laquo; Je re&ccedil;ois des menaces de mort &raquo;</h2>
<p>Alors que les d&eacute;bats prennent une tournure particuli&egrave;rement sensible, Eko Eko a affirm&eacute; recevoir des menaces de mort. Il n'a pas pr&eacute;cis&eacute; leur provenance. Mais le contexte, lui, est &eacute;loquent.</p>
<p>Depuis l'ouverture de ce proc&egrave;s l'un des plus suivis de l'histoire judiciaire du Cameroun, les r&eacute;v&eacute;lations s'accumulent. Les vid&eacute;os de torture de Martinez Zogo, projet&eacute;es le 1er juin 2026, ont sid&eacute;r&eacute; l'audience. Les expertises t&eacute;l&eacute;phoniques ont mis au jour des &eacute;changes compromettants entre les accus&eacute;s. Et surtout, les t&eacute;moignages &eacute;voquent d&eacute;sormais des liens entre la victime et le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, Ferdinand Ngoh Ngoh.</p>
<p>Autant d'&eacute;l&eacute;ments qui, pris ensemble, dessinent un tableau bien plus vaste qu'un simple r&egrave;glement de comptes.</p>
<p>&gt; &laquo; L'affaire Martinez Zogo d&eacute;passe le cas d'un journaliste assassin&eacute;. Elle met &agrave; nu les rapports entre pouvoir, argent, m&eacute;dias et services secrets au Cameroun. &raquo;</p>
<h2>Que sait Maxime Eko Eko ?</h2>
<p>La question qui taraude l'opinion publique est simple : que sait l'ex-patron de la DGRE pour redouter ainsi pour sa vie ?</p>
<p>Arr&ecirc;t&eacute; le 31 janvier 2023, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; convoqu&eacute; pour un &laquo; entretien de routine &raquo; au Secr&eacute;tariat d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense (SED), Eko Eko a &eacute;t&eacute; pi&eacute;g&eacute; par ses propres subordonn&eacute;s. Depuis, il croupit en d&eacute;tention pr&eacute;ventive, avec Jean-Pierre Amougou Belinga, Justin Danwe et plusieurs autres coaccus&eacute;s.</p>
<p>Sa d&eacute;fense, compos&eacute;e de huit avocats dont six du barreau camerounais et deux de Bruxelles, affirme que l'accusation s'effondre. Selon eux, les t&eacute;moignages des responsables de la DGRE confirment l'existence d'une &laquo; cellule occulte &raquo; op&eacute;rant en dehors de toute cha&icirc;ne de commandement officielle.</p>
<p>Mais si Eko Eko n'&eacute;tait pas le commanditaire, qui l'&eacute;tait ?</p>
<p>La d&eacute;fense de l'ancien patron du renseignement d&eacute;nonce une &laquo; coalition d'int&eacute;r&ecirc;ts contre-nature &raquo; entre certaines parties au proc&egrave;s. Elle s'inqui&egrave;te de l'introduction r&eacute;cente de documents qu'elle juge &laquo; non authentifi&eacute;s et potentiellement manipul&eacute;s &raquo;.</p>
<h2>Un proc&egrave;s sous haute tension</h2>
<p>Le 13 juillet 2026 marquait la reprise des audiences apr&egrave;s plusieurs mois de suspension. Le contre-interrogatoire de l'expert en cybercriminalit&eacute; Jean-Pierre Ouloumou, charg&eacute; d'analyser les t&eacute;l&eacute;phones des personnes mises en cause, &eacute;tait au c&oelig;ur des d&eacute;bats.</p>
<p>Mais c'est la d&eacute;claration d'Eko Eko qui a vol&eacute; la vedette.</p>
<p>Cet homme, qui fut pendant treize ans le &laquo; cerveau &raquo; des renseignements camerounais, sait o&ugrave; sont enterr&eacute;s les secrets les plus sensibles du r&eacute;gime. Il a &eacute;t&eacute; le t&eacute;moin privil&eacute;gi&eacute; des luttes d'influence, des compromissions et des arrangements qui fa&ccedil;onnent la gouvernance camerounaise depuis des d&eacute;cennies.</p>
<p><strong>Sa peur est peut-&ecirc;tre la plus grande preuve que ce proc&egrave;s n'a pas fini de livrer ses secrets.</strong></p>
<h2>Chronologie des faits</h2>
<p>- <strong>17 janvier 2023</strong> : Martinez Zogo est enlev&eacute; &agrave; Yaound&eacute;<br />- <strong>19 janvier 2023</strong> : Son corps est retrouv&eacute;, atrocement mutil&eacute;<br />- <strong>31 janvier 2023</strong> : Maxime Eko Eko est arr&ecirc;t&eacute; au SED<br />- <strong>7 f&eacute;vrier 2023</strong> : Il est officiellement inculp&eacute;<br />- <strong>D&eacute;cembre 2023</strong> : Paul Biya le limoge et nomme son successeur &agrave; la DGRE<br />- <strong>1er juin 2026</strong> : Projection des vid&eacute;os de torture au tribunal<br />- <strong>13 juillet 2026</strong> : Eko Eko d&eacute;clare craindre pour sa vie</p>
<h2>Les zones d'ombre persistent</h2>
<p>Malgr&eacute; trois ans d'enqu&ecirc;te et d'instruction, plusieurs questions restent sans r&eacute;ponse :</p>
<p><strong>Qui a donn&eacute; l'ordre d'&eacute;liminer Martinez Zogo ?</strong> Aucun nom n'appara&icirc;t clairement dans les &eacute;l&eacute;ments vers&eacute;s au dossier. Les expertises t&eacute;l&eacute;phoniques ont permis de restaurer des messages effac&eacute;s, mais le ou les commanditaires demeurent dans l'ombre.</p>
<p><strong>Pourquoi le proc&egrave;s a-t-il &eacute;t&eacute; suspendu &agrave; plusieurs reprises ?</strong> Les motions de la d&eacute;fense ont provoqu&eacute; des reports successifs, certains observateurs y voyant une strat&eacute;gie dilatoire.</p>
<p><strong>Quel r&ocirc;le joue Ferdinand Ngoh Ngoh dans cette affaire ?</strong> L'&eacute;vocation du nom du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence par l'expert en cybercriminalit&eacute; a ouvert une piste que beaucoup jugent explosive.</p>
<h2>Le proc&egrave;s qui pourrait &eacute;branler le r&eacute;gime</h2>
<p>L'affaire Martinez Zogo est devenue le symbole des d&eacute;rives d'un syst&egrave;me judiciaire o&ugrave; le droit &laquo; trinque face aux int&eacute;r&ecirc;ts politiques &raquo;. Entre disparitions de proc&egrave;s-verbaux, promesses de postes dor&eacute;s et contestation des aveux m&ecirc;mes des ex&eacute;cutants, ce dossier cristallise toutes les tensions de la soci&eacute;t&eacute; camerounaise.</p>
<p>La d&eacute;claration de Maxime Eko Eko, ce lundi 13 juillet, pourrait bien &ecirc;tre le signal que ce proc&egrave;s, loin de se refermer, s'appr&ecirc;te &agrave; livrer ses plus grandes r&eacute;v&eacute;lations.</p>
<p>&Agrave; moins que quelqu'un ne d&eacute;cide de le faire taire avant.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 22:02:08</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: 700 millions de l'État, revendue 15 millions : le gâchis Telesud]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93948/12:1/cameroun-700-millions-de-letat-revendue-15-millions-le-gachis-telesud-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[De plusieurs milliards de francs CFA à 15 millions : comment une
télévision « achetée chez les Blancs » avec l'argent du
contribuable camerounais s'est retrouvé...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>De plusieurs milliards de francs CFA &agrave; 15 millions : comment une t&eacute;l&eacute;vision &laquo; achet&eacute;e chez les Blancs &raquo; avec l'argent du contribuable camerounais s'est retrouv&eacute;e brad&eacute;e comme une vulgaire coque &agrave; la casse.</p>
<p>Le 12 juillet 2026, sur le plateau de <strong>Libre Expression</strong> diffus&eacute; sur Info Tv, Val&egrave;re Bessala, guide du parti Jouvence, a relanc&eacute; une affaire qui couve depuis trois ans. Une t&eacute;l&eacute;vision. Achet&eacute;e plusieurs milliards de francs CFA, gr&acirc;ce &agrave; un soutien public de pr&egrave;s de 700 millions. Revendue &agrave; 15 millions. &Agrave; un Fran&ccedil;ais. Et le ministre des Finances, Louis-Paul Motaz&eacute;, n'a toujours pas r&eacute;pondu devant l'Assembl&eacute;e nationale. Voici l'histoire d'un bradage qui interroge la gestion des deniers publics au Cameroun.</p>
<h2>Une t&eacute;l&eacute;vision &laquo; achet&eacute;e chez les Blancs &raquo;</h2>
<p>&laquo; Commen&ccedil;ons par interroger le ministre des Finances lui-m&ecirc;me &raquo;, a lanc&eacute; Val&egrave;re Bessala sur Info Tv. Il a rappel&eacute; qu'il y a trois ans, le d&eacute;put&eacute; Jean-Michel Nintcheu avait interpell&eacute; Louis-Paul Motaz&eacute; &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale sur le sort d'une t&eacute;l&eacute;vision dont l'&Eacute;tat avait facilit&eacute; l'acquisition.</p>
<p>La r&eacute;ponse du ministre, &agrave; l'&eacute;poque, avait &eacute;t&eacute; pour le moins sentencieuse. &laquo; R&eacute;jouissez-vous que l'&Eacute;tat du Cameroun ait aid&eacute; un Camerounais &agrave; &ecirc;tre le premier Camerounais &agrave; acqu&eacute;rir une t&eacute;l&eacute;vision priv&eacute;e chez les Blancs &raquo;, aurait d&eacute;clar&eacute; Motaz&eacute;, selon le r&eacute;cit de Bessala, qui &eacute;voque un ton &laquo; sentencieux et moqueur &raquo; vis-&agrave;-vis du d&eacute;put&eacute; Nintcheu.</p>
<p>Ce Camerounais, c'est Jean Pierre Amougou Belinga, homme d'affaires, patron du Groupe L'Anecdote et propri&eacute;taire de Vision 4. En f&eacute;vrier 2020, il rach&egrave;te Telesud, une cha&icirc;ne panafricaine bas&eacute;e &agrave; Paris. Une op&eacute;ration qui ne se fait pas sans l'appui de l'&Eacute;tat.</p>
<h2>700 millions de francs CFA de soutien public</h2>
<p>Selon les informations recueillies par Africa Intelligence , l'op&eacute;ration a co&ucirc;t&eacute; au contribuable camerounais pr&egrave;s d'un million d'euros, soit environ 700 millions de francs CFA, via le minist&egrave;re des Finances. Interrog&eacute; en novembre 2021 au S&eacute;nat sur la &laquo; ligne 94 &raquo; une ligne budg&eacute;taire d&eacute;di&eacute;e aux interventions de l'&Eacute;tat , Louis-Paul Motaz&eacute; avait d&eacute;fendu son soutien &agrave; l'homme d'affaires. &laquo; Celui que vous citez, est-ce que vous savez qu'il a pris la d&eacute;cision de racheter une t&eacute;l&eacute;vision europ&eacute;enne ? (...) vous devriez applaudir lorsque vous apprenez que m&ecirc;me les Camerounais ont achet&eacute; chez les Blancs &raquo;, avait-il argument&eacute;.</p>
<p>Un soutien public de 700 millions pour permettre &agrave; un op&eacute;rateur priv&eacute; de s'offrir un m&eacute;dia europ&eacute;en. Un investissement strat&eacute;gique, selon le ministre. Mais trois ans plus tard, la r&eacute;alit&eacute; est tout autre.</p>
<h2>15 millions : le bradage</h2>
<p>&laquo; Cette t&eacute;l&eacute;vision a &eacute;t&eacute; brad&eacute;e &agrave; 15 ou 20 millions de francs, comme une vulgaire coque &agrave; la casse &raquo;, a d&eacute;nonc&eacute; Val&egrave;re Bessala. En janvier 2024, l'homme d'affaires fran&ccedil;ais Andr&eacute; Agid, ex-employ&eacute; de Jean Pierre Amougou Belinga, a acquis les actifs de Telesud pour environ 15 millions de FCFA.</p>
<p>Le montant est symbolique. Dans le cadre d'une liquidation judiciaire, la reprise des actifs et des passifs de la cha&icirc;ne s'est faite &agrave; ce prix. Mais pour les observateurs, le symbole est lourd. Une t&eacute;l&eacute;vision acquise avec l'argent du contribuable, revendue au prix d'une voiture d'occasion. &laquo; Quelle perte pour le pauvre contribuable camerounais ! &raquo;</p>
<h2>Le d&eacute;put&eacute; Nintcheu, seul &agrave; avoir pos&eacute; la question</h2>
<p>Val&egrave;re Bessala a tenu &agrave; saluer le travail du d&eacute;put&eacute; Jean-Michel Nintcheu, qui, seul, avait os&eacute; interpeller le ministre des Finances sur ce dossier il y a trois ans. &laquo; Ce m&ecirc;me ministre, personne ne lui a pos&eacute; la question encore aujourd'hui &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale &raquo;, a d&eacute;plor&eacute; Bessala.</p>
<p>Jean-Michel Nintcheu est un homme politique camerounais, d&eacute;put&eacute; du Littoral, ancien cadre du Social Democratic Front (SDF) et leader du parti FCC. Figure de l'opposition, il n'a cess&eacute; de d&eacute;noncer ce qu'il consid&egrave;re comme des d&eacute;rives de la gouvernance.</p>
<p>&laquo; Il faut encore qu'on attende Nintcheu pour venir lui poser la question de savoir : monsieur le ministre, la t&eacute;l&eacute;vision l&agrave; est o&ugrave; ? On ne la voit m&ecirc;me plus. Est-ce qu'elle sert encore les int&eacute;r&ecirc;ts du Cameroun ? O&ugrave; en est-on aujourd'hui ? &raquo;, a interrog&eacute; Bessala.</p>
<h2>Le propri&eacute;taire en prison, la cha&icirc;ne dispara&icirc;t</h2>
<p>L'affaire prend une tournure judiciaire. Jean Pierre Amougou Belinga est aujourd'hui incarc&eacute;r&eacute; &agrave; la prison centrale de Kondengui dans le cadre de l'affaire Martinez Zogo. Ses comptes bancaires sont gel&eacute;s, le contraignant &agrave; d&eacute;lester ses actifs pour subvenir &agrave; ses besoins et constituer sa d&eacute;fense.</p>
<p>C'est dans ce contexte qu'Andr&eacute; Agid a pu rafler Telesud &agrave; vil prix. Une aubaine pour l'homme d'affaires fran&ccedil;ais, qui met la main sur un m&eacute;dia d'envergure internationale pour une bouch&eacute;e de pain. &laquo; Une transaction rondement men&eacute;e qui permet au Fran&ccedil;ais de mettre la main sur un m&eacute;dia camerounais d'envergure internationale &agrave; moindre frais &raquo;.</p>
<h2>Un scandale qui interpelle la gouvernance</h2>
<p>Au-del&agrave; de l'anecdote, c'est tout un syst&egrave;me qui est point&eacute; du doigt. Comment une t&eacute;l&eacute;vision achet&eacute;e plusieurs milliards, avec un soutien public massif, a-t-elle pu &ecirc;tre revendue &agrave; un prix d&eacute;risoire sans qu'aucun contr&ocirc;le parlementaire ne soit effectu&eacute; ?</p>
<p>Val&egrave;re Bessala, connu pour ses positions critiques envers le r&eacute;gime, a d&eacute;j&agrave; d&eacute;nonc&eacute; &agrave; plusieurs reprises l'absence de v&eacute;ritable redevabilit&eacute; des dirigeants camerounais. Cette sortie s'inscrit dans un contexte de d&eacute;bats r&eacute;currents sur la transparence des transactions impliquant des entreprises publiques ou parapubliques.</p>
<p>Le ministre des Finances, Louis-Paul Motaz&eacute;, nomm&eacute; &agrave; ce poste en mars 2018, est r&eacute;guli&egrave;rement interpell&eacute; sur la gestion des deniers publics. Mais sur ce dossier pr&eacute;cis, il reste silencieux. Aucune question parlementaire n'a &eacute;t&eacute; pos&eacute;e depuis l'interpellation de Nintcheu, il y a trois ans.</p>
<h2>Et maintenant ?</h2>
<p>L'interpellation de Val&egrave;re Bessala sur Info Tv relance le d&eacute;bat. Le d&eacute;put&eacute; Nintcheu saisira-t-il &agrave; nouveau l'Assembl&eacute;e nationale ? Le ministre Motaz&eacute; r&eacute;pondra-t-il enfin aux questions sur la tra&ccedil;abilit&eacute; de cette transaction ?</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : l'affaire Telesud est devenue le symbole d'une gouvernance opaque, o&ugrave; l'argent public sert &agrave; financer des op&eacute;rations priv&eacute;es qui finissent dans les mains d'&eacute;trangers, sans que le contribuable camerounais n'ait jamais de comptes &agrave; se faire rendre.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 15:01:08</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Pourquoi le Cameroun n'avance pas]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93947/30:27/pourquoi-le-cameroun-navance-pas-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Entre une dette qui étouffe, une corruption qui gangrène et une
diaspora qui s'exile, le Cameroun accumule les signaux d'alerte d'un
système à bout de souffle....]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Entre une dette qui &eacute;touffe, une corruption qui gangr&egrave;ne et une diaspora qui s'exile, le Cameroun accumule les signaux d'alerte d'un syst&egrave;me &agrave; bout de souffle.</p>
<p>&laquo; Quand on frappe &agrave; toutes les portes et qu'aucune ne s'ouvre, il est peut-&ecirc;tre temps de se remettre soi-m&ecirc;me en question. &raquo;</p>
<p>Cette phrase r&eacute;sume l'&eacute;quation camerounaise de 2026. Le pays a multipli&eacute; les sollicitations : Banque mondiale, FMI, BAD, march&eacute;s financiers europ&eacute;ens, banques islamiques, zone CEMAC. Mais les portes se ferment, les conditions se durcissent, et les Camerounais, eux, regardent ailleurs. La diaspora investit d&eacute;sormais en C&ocirc;te d'Ivoire, au Gabon, en Afrique du Sud. L'affaire Glencore, avec ses 7 milliards de FCFA de pots-de-vin pr&eacute;sum&eacute;s, n'a toujours pas donn&eacute; lieu &agrave; une enqu&ecirc;te locale. Et pendant ce temps, le Cameroun importe du riz, du ma&iuml;s et de l'huile de palme alors que ses terres sont parmi les plus fertiles d'Afrique centrale.</p>
<p><strong>Le paradoxe est saisissant</strong> : un pays qui poss&egrave;de tout pour r&eacute;ussir, mais qui semble avoir perdu la recette pour y parvenir.</p>
<h2>L'endettement sans fin : le fardeau qui alourdit l'avenir</h2>
<p>Au 30 septembre 2025, la dette publique du Cameroun atteignait <strong>14 591 milliards de FCFA</strong>, le FMI, la Banque mondiale et la BAD figurant parmi les cr&eacute;anciers multilat&eacute;raux majeurs. Selon la loi de finances 2025, le service de la dette devait absorber pr&egrave;s de <strong>37 % des recettes budg&eacute;taires</strong>, soit 2 065,5 milliards de FCFA.</p>
<p>&laquo; Les donn&eacute;es pr&eacute;liminaires indiquent que la performance budg&eacute;taire s'est affaiblie en 2025 au milieu des incertitudes li&eacute;es aux &eacute;lections. Le d&eacute;ficit budg&eacute;taire global s'est creus&eacute;, passant d'environ 1,5 % du PIB en 2024 &agrave; environ 2 % du PIB en 2025 &raquo;, indique le FMI dans son rapport des consultations de 2026 au titre de l'article IV.</p>
<p>La croissance, elle, reste modeste : <strong>3,3 % pr&eacute;vus en 2026</strong>, apr&egrave;s 3,1 % en 2025. Un rythme insuffisant pour absorber une population qui approche les 30 millions d'habitants et pour cr&eacute;er les emplois dont le pays a d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment besoin.</p>
<p>Le Cameroun a par ailleurs commenc&eacute; &agrave; rembourser en 2026 une dette d'environ <strong>1 milliard de dollars</strong> contract&eacute;e aupr&egrave;s du FMI. Un effort suppl&eacute;mentaire qui p&egrave;sera sur un budget d&eacute;j&agrave; sous tension.</p>
<h2>Quand l'argent international dort dans les comptes</h2>
<p>Paradoxe suppl&eacute;mentaire : alors que le Cameroun sollicite sans cesse de nouveaux financements, il peine &agrave; utiliser ceux qu'il a d&eacute;j&agrave; obtenus. Au 30 juin 2026, les <strong>21 projets financ&eacute;s par la Banque mondiale</strong> affichaient un <strong>taux global de d&eacute;caissement de seulement 18,7 %</strong>.</p>
<p>Certains projets r&eacute;gionaux stagnent &agrave; des niveaux pr&eacute;occupants : le Sewash &agrave; 1 %, le PCDN &agrave; 0,8 %, le PMUD &agrave; 0,3 % ce dernier, consacr&eacute; &agrave; la mobilit&eacute; urbaine de Douala, est pourtant dot&eacute; d'une enveloppe de plus de 261 milliards de FCFA.</p>
<p>&laquo; Ces blocages retardent la transformation des financements engag&eacute;s en r&eacute;alisations concr&egrave;tes sur le terrain &raquo;, explique le rapport. Lenteurs administratives, proc&eacute;dures de passation des march&eacute;s, contraintes fonci&egrave;res, capacit&eacute;s de gestion limit&eacute;es les causes sont connues. Les solutions, elles, se font attendre.</p>
<h2>L'affaire Glencore : le miroir bris&eacute; de la justice camerounaise</h2>
<p>Difficile de parler de gouvernance sans &eacute;voquer l'affaire Glencore. Entre 2011 et 2018, le g&eacute;ant minier aurait vers&eacute; des pots-de-vin estim&eacute;s &agrave; 11 millions de dollars environ 7 milliards de FCFA &agrave; des responsables de la SNH et de la Sonara pour obtenir des cargaisons de p&eacute;trole brut &agrave; prix pr&eacute;f&eacute;rentiel.</p>
<p>Glencore a plaid&eacute; coupable en 2022 aux &Eacute;tats-Unis et au Royaume-Uni, &eacute;copant d'amendes record d&eacute;passant le milliard de dollars. Six anciens cadres comparaissent &agrave; Londres pour corruption &agrave; grande &eacute;chelle au Cameroun, au Nigeria et en C&ocirc;te d'Ivoire.</p>
<p>Mais au Cameroun ? <strong>Le dossier avance &agrave; peine</strong>.</p>
<p>&laquo; Des aveux de Glencore, il ressort que de hautes personnalit&eacute;s ont &eacute;t&eacute; corrompues. Il est donc possible que certaines d'entre elles soient encore en fonction et qu'elles freinent toute tentative de faire la lumi&egrave;re &raquo;, s'interroge Henri Njoh Manga Bell, pr&eacute;sident de Transparency International Cameroon.</p>
<p>L'&eacute;conomiste Serge Godong, professeur &agrave; l'universit&eacute; de Yaound&eacute; 2, est plus direct : &laquo; Il faut inscrire l'affaire Glencore dans la dynamique institutionnelle g&eacute;n&eacute;rale du pays, qui est en recul. C'est une perte de comp&eacute;titivit&eacute;, mais surtout une perte de r&eacute;putation en mati&egrave;re de gouvernance &raquo;. Le Cameroun se classe aujourd'hui au <strong>28e rang africain des pays attractifs pour les investissements directs &eacute;trangers</strong>.</p>
<h2>La diaspora : une ressource qui s'envole</h2>
<p>Pendant que les portes se ferment &agrave; Yaound&eacute;, les Camerounais de l'&eacute;tranger investissent ailleurs. En 2025, les transferts de la diaspora camerounaise ont atteint environ <strong>650 milliards de FCFA</strong>. Un chiffre consid&eacute;rable, mais qui pourrait &ecirc;tre bien plus &eacute;lev&eacute; si les conditions &eacute;taient r&eacute;unies.</p>
<p>Car nombre de membres de la diaspora estiment avoir &eacute;t&eacute; marginalis&eacute;s. Certains qui ont choisi de rentrer au pays affirment avoir &eacute;t&eacute; refoul&eacute;s &agrave; l'a&eacute;roport ou interpell&eacute;s apr&egrave;s des contr&ocirc;les . L'affaire de l'ing&eacute;nieur Siewe est souvent cit&eacute;e en exemple. D'autres, disposant d'une double nationalit&eacute;, s'interrogent sur leur place dans la vie nationale.</p>
<p>Pendant ce temps, la C&ocirc;te d'Ivoire mobilise sa diaspora avec des r&eacute;sultats impressionnants : <strong>938 milliards de FCFA transf&eacute;r&eacute;s en 2025</strong>. Le Gabon, lui, a vu un collectif d'investisseurs de la diaspora finaliser la cr&eacute;ation d'un fonds pour injecter des capitaux dans l'&eacute;conomie gabonaise. Des sommes qui auraient pu b&eacute;n&eacute;ficier au Cameroun.</p>
<h2>Un grenier qui importe sa nourriture</h2>
<p>Autre contradiction majeure : <strong>le Cameroun importe massivement des produits agricoles</strong> alors qu'il dispose de <strong>9,2 millions d'hectares de terres exploitables</strong>. Riz, ma&iuml;s, huile de palme le pays d&eacute;pense chaque ann&eacute;e des centaines de milliards de FCFA pour acheter &agrave; l'&eacute;tranger ce qu'il pourrait produire chez lui.</p>
<p>Le Programme d'Investissement pour la Substitution des Importations en Agriculture (PIISAH), dot&eacute; d'un budget de 1 371 milliards de FCFA, vise &agrave; inverser la tendance. Mais les r&eacute;sultats tardent &agrave; se concr&eacute;tiser. En 2025, les importations de riz ont certes diminu&eacute; de 15,6 % &agrave; 268,7 milliards de FCFA, mais le pays reste loin de l'autosuffisance.</p>
<p>Pendant que le S&eacute;n&eacute;gal, le Burkina Faso, le Mali, le Gabon ou la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale engagent des r&eacute;formes dans plusieurs secteurs, le Cameroun semble pi&eacute;tiner.</p>
<h2>Le tribalisme : la faille qui fragilise la nation</h2>
<p>Enfin, beaucoup s'inqui&egrave;tent de la mont&eacute;e des discours &agrave; caract&egrave;re tribal, qui fragilisent le vivre-ensemble, pourtant au c&oelig;ur de l'identit&eacute; nationale. Comme le souligne un analyste : &laquo; Quand on r&eacute;duit la Nation &agrave; des appartenances communautaires, on d&eacute;truit le socle de notre vivre-ensemble. Le Cameroun n'a pas besoin d'une opposition de clans, mais d'une opposition d'id&eacute;es &raquo;.</p>
<h2>Le choix des Camerounais</h2>
<p>La question qui reste en suspens, et que les Camerounais se posent &agrave; voix haute : les Camerounais ont-ils les dirigeants qu'ils m&eacute;ritent, ou m&eacute;ritent-ils une gouvernance diff&eacute;rente, fond&eacute;e sur la responsabilit&eacute;, la transparence et l'efficacit&eacute; ?</p>
<p>Le Cameroun poss&egrave;de toutes les ressources n&eacute;cessaires pour amorcer son d&eacute;veloppement en moins d'une d&eacute;cennie. Ses terres sont fertiles, sa population est jeune et dynamique, sa diaspora est comp&eacute;tente et financi&egrave;rement puissante. Mais &agrave; condition que les choix de gouvernance favorisent l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, la comp&eacute;tence et la bonne gestion.</p>
<p>Comme le dit l'adage : &laquo; <strong>Quand on frappe &agrave; toutes les portes et qu'aucune ne s'ouvre, il est peut-&ecirc;tre temps de se remettre soi-m&ecirc;me en question.</strong> &raquo;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 14:29:39</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Pourquoi fermer les églises et pas les bars à Yaoundé ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93946/30:27/cameroun-pourquoi-fermer-les-eglises-et-pas-les-bars-a-yaounde-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[La fermeture des églises de réveil à Yaoundé soulève une question
brûlante : pourquoi punir la foi quand les bars du quartier Essos
font plus de bruit sans jama...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La fermeture des &eacute;glises de r&eacute;veil &agrave; Yaound&eacute; soul&egrave;ve une question br&ucirc;lante : pourquoi punir la foi quand les bars du quartier Essos font plus de bruit sans jamais &ecirc;tre inqui&eacute;t&eacute;s ?</p>
<p>Anne F&eacute;conde Noah, femme politique camerounaise et premi&egrave;re vice-pr&eacute;sidente du PCRN. Quoi ? Une lettre ouverte cinglante adress&eacute;e au sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; V. Quand ? Le 12 juillet 2026, au lendemain de la fermeture de plusieurs lieux de culte. O&ugrave; ? Dans l'arrondissement de Yaound&eacute; V, &eacute;picentre d'une pol&eacute;mique qui secoue la capitale camerounaise. Pourquoi ? Parce que des &eacute;glises de r&eacute;veil ont &eacute;t&eacute; ferm&eacute;es pour nuisances sonores, tandis que les bars du quartier Essos les plus bruyants de la ville continuent de faire vibrer les murs jusqu'&agrave; l'aube.</p>
<p>&laquo; Ce n'est pas votre r&ocirc;le, cela ne fait pas partie de vos missions, cela ne rel&egrave;ve pas de vos comp&eacute;tences, de d&eacute;terminer si ces chr&eacute;tiens prient le vrai Dieu ou pas. &raquo;</p>
<p>Cette phrase, extraite de la tribune d'Anne F&eacute;conde Noah, r&eacute;sume l'essence d'une controverse qui touche au c&oelig;ur de l'&Eacute;tat de droit camerounais. En toile de fond : une campagne nationale de fermeture d'&eacute;glises de r&eacute;veil, initi&eacute;e par le ministre de l'Administration territoriale, qui pr&eacute;voit la fermeture de 1 400 lieux de culte &agrave; travers le pays.</p>
<p>Mais la question qui f&acirc;che, celle que des milliers de Camerounais se posent sur les r&eacute;seaux sociaux, est ailleurs : <strong>pourquoi les &eacute;glises et pas les bars ?</strong></p>
<h2>&nbsp;Une op&eacute;ration d'envergure nationale</h2>
<p>Le 6 juillet 2026, le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; VI, Joseph Alain Etoundi, signe la D&eacute;cision n&deg; 654/D/J06/06/BAJP ordonnant la &laquo; fermeture imm&eacute;diate et d&eacute;finitive de toutes les &eacute;glises non conformes &raquo; dans son arrondissement. Un texte sans appel, qui repose sur une double l&eacute;gitimit&eacute; : les lois de d&eacute;cembre 1990 encadrant le maintien de l'ordre et les libert&eacute;s publiques, et les instructions du ministre de l'Administration territoriale.</p>
<p>Cette d&eacute;cision n'est pas isol&eacute;e. Elle s'inscrit dans une vague de fermetures qui touche la capitale depuis 2025. En f&eacute;vrier-mars 2025, le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV avait d&eacute;j&agrave; fait fermer 188 &eacute;glises de r&eacute;veil. Le gouvernement justifie cette offensive par la multiplication des lieux de culte install&eacute;s sans cadre l&eacute;gal, apr&egrave;s le meurtre d'une fillette de 11 ans attribu&eacute; &agrave; une fid&egrave;le agissant sous l'influence d'un pr&eacute;tendu proph&egrave;te.</p>
<p>Mais pour Anne F&eacute;conde Noah, la motivation r&eacute;elle est ailleurs. Dans sa tribune, elle accuse les d&eacute;tracteurs des &eacute;glises de r&eacute;veil de profiter de ce moment &laquo; pour r&eacute;gler leurs comptes personnels &raquo;.</p>
<h2>LE C&OElig;UR DE LA CONTROVERSE La&iuml;cit&eacute; ou r&eacute;gulation ?</h2>
<p>La lettre d'Anne F&eacute;conde Noah adresse au sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; V un reproche fondamental : <strong>sortir de son r&ocirc;le</strong>.</p>
<p>&laquo; En tant qu'Autorit&eacute; Administrative, vous avez une mission de r&eacute;gulation, et en l'esp&egrave;ce de r&eacute;gulation des d&eacute;cibels. Les citoyens n'attendent pas de vous la censure. &raquo;</p>
<p>L'argument est juridiquement imparable : le sous-pr&eacute;fet n'est pas juge de la foi des citoyens. La la&iuml;cit&eacute;, rappelle-t-elle, &laquo; est justement le respect du droit de chaque citoyen camerounais de choisir sa foi &raquo;. Fermer une &eacute;glise, c'est punir collectivement des croyants pour un probl&egrave;me les nuisances sonores qui appelle une solution technique, pas th&eacute;ologique.</p>
<p>&laquo; Le d&eacute;bat aurait plus de sens si vous aviez &eacute;cout&eacute; le volume des "bruits", si vous aviez par exemple dit : "le volume est &agrave; 10, il faut le ramener &agrave; 5" &raquo;</p>
<p>Cette proposition, d'une simplicit&eacute; d&eacute;concertante, met en lumi&egrave;re l'absurdit&eacute; de la situation : <strong>on ferme des &eacute;glises alors qu'un simple r&eacute;glage de volume suffirait</strong>.</p>
<h2>L'ARME FATALE &laquo; Et les bars, Monsieur le Sous-pr&eacute;fet ? &raquo;</h2>
<p>C'est le passage le plus viral de la tribune, celui qui fait mouche et que les Camerounais partagent massivement sur WhatsApp et Facebook :</p>
<p>&laquo; Je ne saurais clore ce propos sans vous rappeler, Monsieur le Sous-pr&eacute;fet, que l'arrondissement dont vous avez la charge est celui qui compte le plus grand nombre de bars au km&sup2; dans toute la ville de Yaound&eacute;. Les quartiers Essos, me semble-t-il, se trouve &agrave; Yaound&eacute; V. Les carrefours de Sodome y pullulent en nombre ing&eacute;rable. En mati&egrave;re de nuisance sonore, c'est le summum. &raquo;</p>
<p>La comparaison est implacable. D'un c&ocirc;t&eacute;, des &eacute;glises qui se r&eacute;unissent &agrave; des jours et horaires d&eacute;finis. De l'autre, des bars qui &laquo; op&egrave;rent quand ils veulent &raquo;. Des dizaines d'&eacute;tablissements jouant de la musique simultan&eacute;ment, &laquo; chacun mettant le volume de ses baffles au maximum &raquo;.</p>
<p>&laquo; Pourquoi n'allez-vous pas fermer l&agrave;-bas ? &raquo;</p>
<p>Cette question, devenue un slogan sur les r&eacute;seaux sociaux, expose une incoh&eacute;rence qui fragilise la l&eacute;gitimit&eacute; de toute l'op&eacute;ration.</p>
<h2>LE VIDE JURIDIQUE Une r&eacute;glementation inexistante</h2>
<p>Anne F&eacute;conde Noah soul&egrave;ve un point crucial : <strong>le Cameroun ne dispose pas d'une r&eacute;glementation sur les d&eacute;cibels</strong>.</p>
<p>Cette affirmation est corrobor&eacute;e par les travaux de recherche sur le sujet. La l&eacute;gislation en mati&egrave;re de lutte contre les nuisances sonores au Cameroun est &laquo; encore embryonnaire et tr&egrave;s peu appliqu&eacute;e &raquo;. Bien qu'il existe un cadre juridique notamment la loi n&deg; 96/12 du 5 ao&ucirc;t 1996 portant loi-cadre relative &agrave; la gestion de l'environnement et l'article 60 alin&eacute;a 1 qui interdit &laquo; les &eacute;missions de bruits et d'odeurs &raquo; aucune norme pr&eacute;cise ne fixe de seuil maximal de d&eacute;cibels.</p>
<p>Dans ce vide juridique, les autorit&eacute;s administratives disposent d'une marge de man&oelig;uvre consid&eacute;rable. Mais cette marge, argue la femme politique, ne saurait justifier une mesure aussi radicale que la fermeture d&eacute;finitive d'un lieu de culte.</p>
<h2>LA CITATION DE PAUL RIC&OElig;UR La justice comme horizon</h2>
<p>Anne F&eacute;conde Noah convoque le philosophe fran&ccedil;ais Paul Ric&oelig;ur pour donner &agrave; son plaidoyer une dimension universelle :</p>
<p>&laquo; Le but de la justice est que m&ecirc;me la partie condamn&eacute;e dise : Justice a &eacute;t&eacute; rendue. &raquo;</p>
<p>En citant Ric&oelig;ur, elle &eacute;l&egrave;ve le d&eacute;bat au-dessus de la simple pol&eacute;mique. La question n'est pas seulement de savoir si les &eacute;glises font trop de bruit, mais si la d&eacute;cision administrative est juste. Une justice qui, pour &ecirc;tre reconnue comme telle, doit &ecirc;tre accept&eacute;e par toutes les parties y compris celles qui sont condamn&eacute;es.</p>
<p>&laquo; En l'esp&egrave;ce, nous, chr&eacute;tiens des &eacute;glises r&eacute;veill&eacute;es, ressentons cette campagne comme une grave injustice. &raquo;</p>
<h2>UNE CAMPAGNE QUI DIVISE LA SOCI&Eacute;T&Eacute; CAMEROUNAISE</h2>
<p>La fermeture des &eacute;glises de r&eacute;veil ne fait pas l'unanimit&eacute;. Dans les quartiers populaires de Yaound&eacute;, les r&eacute;actions sont contrast&eacute;es.</p>
<p>D'un c&ocirc;t&eacute;, des riverains &eacute;puis&eacute;s par les nuisances sonores soutiennent la mesure. Les &eacute;glises de r&eacute;veil, avec leurs sonorisations puissantes et leurs cultes qui s'&eacute;tendent parfois tard dans la nuit, peuvent rendre la vie quotidienne infernale.</p>
<p>De l'autre, des fid&egrave;les qui se sentent stigmatis&eacute;s. &laquo; Nous, on vient seulement &agrave; l'&eacute;glise, on ne cherche pas &agrave; savoir si c'est l&eacute;galis&eacute; ou pas. On vient chercher Dieu &raquo;, t&eacute;moigne un fid&egrave;le dans un reportage de RFI. Un pasteur interrog&eacute; par le m&ecirc;me m&eacute;dia assure que son assembl&eacute;e est dans la l&eacute;galit&eacute; : &laquo; Nous ne sommes pas l&agrave; parce que nous voulons pi&eacute;tiner les os ou bien pour d&eacute;pouiller les hommes. Non, ce n'est pas la mission que le Seigneur nous a envoy&eacute; &raquo;.</p>
<p>La pol&eacute;mique d&eacute;passe le simple cadre des nuisances sonores. Elle touche &agrave; des questions plus profondes : le droit &agrave; la ville, la libert&eacute; religieuse, et le r&ocirc;le de l'&Eacute;tat dans une soci&eacute;t&eacute; pluraliste.</p>
<h2>&nbsp;Une gouvernance urbaine en question</h2>
<p>Au-del&agrave; de l'indignation l&eacute;gitime, la tribune d'Anne F&eacute;conde Noah met en lumi&egrave;re un probl&egrave;me structurel : l'absence de politique publique de r&eacute;gulation des nuisances sonores au Cameroun.</p>
<p>Les autorit&eacute;s, faute de cadre l&eacute;gal clair, r&eacute;agissent au coup par coup. Tant&ocirc;t contre les &eacute;glises, tant&ocirc;t contre les bars comme en 2006, lorsque le pr&eacute;fet du Mfoundi avait suspendu 23 bars &agrave; Essos. Cette approche punitive et discontinue cr&eacute;e un sentiment d'injustice et d'arbitraire.</p>
<p>La solution propos&eacute;e par Anne F&eacute;conde Noah est pragmatique : <strong>r&eacute;guler, pas fermer</strong>. &Eacute;tablir des normes de d&eacute;cibels applicables &agrave; tous &eacute;glises comme bars et les faire respecter de mani&egrave;re &eacute;gale. Une approche qui &eacute;pargnerait aux croyants l'humiliation de voir leur lieu de culte scell&eacute;, tout en prot&eacute;geant les riverains des nuisances.</p>
<h2>LA R&Eacute;PONSE DU SOUS-PR&Eacute;FET : Silence ou contre-attaque ?</h2>
<p>&Agrave; ce jour, le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; V n'a pas r&eacute;pondu publiquement &agrave; la tribune d'Anne F&eacute;conde Noah. Le silence de l'autorit&eacute; administrative est assourdissant, d'autant que la pol&eacute;mique enfle sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>Les services du minist&egrave;re de l'Administration territoriale, sollicit&eacute;s par plusieurs m&eacute;dias, n'ont pas non plus fait de d&eacute;claration officielle. Pendant ce temps, la campagne de fermeture se poursuit. Le gouvernement a annonc&eacute; le 8 juillet 2026 une vaste offensive contre les &eacute;glises de r&eacute;veil exer&ccedil;ant sans autorisation.</p>
<h2>PERSPECTIVE Et apr&egrave;s ?</h2>
<p>La tribune d'Anne F&eacute;conde Noah pourrait avoir des cons&eacute;quences politiques. &Agrave; quelques mois d'&eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales importantes, la question de la libert&eacute; religieuse et de la gouvernance urbaine risque de devenir un sujet de campagne.</p>
<p>Pour les fid&egrave;les des &eacute;glises de r&eacute;veil, l'enjeu est existentiel. Pour les riverains, il est quotidien. Pour l'&Eacute;tat, il est symbolique : <strong>saura-t-il concilier ordre public et libert&eacute; de culte ?</strong></p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : la question pos&eacute;e par Anne F&eacute;conde Noah continuera de r&eacute;sonner dans les chaumi&egrave;res et sur les r&eacute;seaux sociaux. <strong>Pourquoi fermer les &eacute;glises et pas les bars ?</strong></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 12:42:37</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Marcel Tchangué:Il restera de toi des souvenirs inoubliables]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93945/30:27/belgique-marcel-tchangueil-restera-de-toi-des-souvenirs-inoubliables-belgium.html</link>
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      <description><![CDATA[Il restera de toi depuis le 9 juin 2026, date de ton départ de cet
enfer terrestre… tes oeuvres, tes enseignements, ton courage, ta
témérité, ton souhait de voi...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il restera de toi depuis le 9 juin 2026, date de ton d&eacute;part de cet enfer terrestre&hellip; tes oeuvres, tes enseignements, ton courage, ta t&eacute;m&eacute;rit&eacute;, ton souhait de voir un Cameroun libre et ind&eacute;pendant</p>
<p>Il restera de toi ce que tu as donn&eacute; pour ton combat panafricaniste, pour un <strong>Cameroun</strong>, une Afrique, lib&eacute;r&eacute;s de ses carcans</p>
<p>Il restera de toi de ton jardin secret, ton d&eacute;part laisse un vide immense, mais les souvenirs de ta g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; et de nos moments de complicit&eacute; restent grav&eacute;s en nous pour toujours. Merci pour la lumi&egrave;re et la tendresse que tu as sem&eacute;es dans nos vies. Tu continueras de vivre &agrave; travers l'amour que tu nous as donn&eacute;.</p>
<p>Ce que tu as donn&eacute;, en d&rsquo;autres fleurira. Il restera de toi ce que tu as offert</p>
<p>Ce que tu as souffert, en d&rsquo;autres revivra.</p>
<p>Il restera de toi une larme tomb&eacute;e, Un sourire germ&eacute; sur les yeux de ton coeur. Il restera de toi ce que tu as sem&eacute;</p>
<p>Que tu as partag&eacute; aux mendiants de la d&eacute;mocratie.</p>
<p>Ce que tu as sem&eacute;, en d&rsquo;autres germera.</p>
<p>Rest in peace Bro</p>
<p><strong>Pascal Fotsing Tchinda</strong><br />Responsable Cellule d'alerte, <a href="https://fev2008cameroun.canalblog.com/2026/07/marcel-tchangue-il-restera-de-toi-des-souvenirs-inoubliables.html"><em><strong>Mouvement de F&eacute;vrier 2008 au Cameroun</strong></em></a></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Mouvement de Février 2008 au Cameroun</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 11:33:00</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Recensement Général de la Population et de l'Habitat: L'implication de ASBY donne un nouvel élan]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93943/11:1/cameroun-recensement-general-de-la-population-et-de-lhabitat-limplication-de-asby-donne-un-nouvel-elan-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[L'implication de l'Association des Bayam Selam du Cameroun et de la
Diaspora (ASBY) dans la campagne de sensibilisation au Recensement
Général de la Population...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L'implication de l'Association des Bayam Selam du Cameroun et de la Diaspora (ASBY) dans la campagne de sensibilisation au Recensement G&eacute;n&eacute;ral de la Population et de l'Habitat (RGPH) donne un nouvel &eacute;lan &agrave; cette op&eacute;ration d'envergure nationale. D&eacute;ploy&eacute;e dans les dix r&eacute;gions du Cameroun, l'association entend mobiliser toutes les couches de la population afin de favoriser une participation massive au recensement.</p>
<p>Pour que le message touche le plus grand nombre, l'ASBY multiplie les strat&eacute;gies de sensibilisation. Comme &agrave; son habitude, elle s'appuie sur les grands forums de discussion au Cameroun, les statuts sur les r&eacute;seaux sociaux, mais aussi sur des messages simples et accessibles destin&eacute;s aux populations qui ne disposent pas de WhatsApp ou d'un acc&egrave;s r&eacute;gulier &agrave; Internet.</p>
<p>Sur le terrain, les agents de sensibilisation de l'ASBY sont facilement reconnaissables gr&acirc;ce &agrave; leurs tee-shirts et casquettes aux couleurs de l'association. Cette visibilit&eacute; renforce leur proximit&eacute; avec les populations et facilite les &eacute;changes dans les march&eacute;s, les espaces commerciaux, les gares routi&egrave;res et d'autres lieux de forte affluence.</p>
<p>Depuis le lancement de cette campagne, une dynamique positive s'observe dans plusieurs localit&eacute;s. Des personnes autrefois h&eacute;sitantes se montrent d&eacute;sormais davantage dispos&eacute;es &agrave; se faire recenser. Commer&ccedil;ants, Bayam-Sellam, conducteurs de motos-taxis, chauffeurs de taxis et autres acteurs du secteur informel s'approprient progressivement le message et encouragent &agrave; leur tour leurs proches &agrave; accomplir ce devoir citoyen. Dans plusieurs march&eacute;s, le recensement est devenu un v&eacute;ritable d&eacute;fi citoyen, chacun invitant son entourage &agrave; franchir le pas.</p>
<p>Dans cette dynamique, les dirigeants de l'association ont &eacute;galement renforc&eacute; la collaboration avec plusieurs partenaires de proximit&eacute;, notamment des maires, des chefs traditionnels et des lamidos, dont l'implication est essentielle pour relayer les campagnes de sensibilisation aupr&egrave;s des communaut&eacute;s.</p>
<p>Parmi ces soutiens figure leur parrain, Sa Majest&eacute; Moussa Aboubakary, lamido de Tch&eacute;boa, qui s'appr&ecirc;te &agrave; accueillir les &eacute;quipes de l'ASBY dans la ville de Garoua afin de les accompagner dans leur mission de sensibilisation au grand march&eacute; cosmopolite de Ngong.</p>
<p>Fid&egrave;le &agrave; son engagement aux c&ocirc;t&eacute;s de l'association, le lamido de Tch&eacute;boa ne m&eacute;nage jamais ses efforts pour soutenir ses initiatives. Chaque ann&eacute;e, &agrave; l'occasion de la FEBASI, il offre un b&oelig;uf destin&eacute; &agrave; nourrir les personnes les plus vuln&eacute;rables durant cette foire, un geste de solidarit&eacute; qui t&eacute;moigne de son attachement aux actions sociales men&eacute;es par l'ASBY.</p>
<p>&Agrave; travers cette vaste mobilisation, l'Association des Bayam-Sellam du Cameroun entend apporter sa contribution &agrave; la r&eacute;ussite du RGPH. Si cette dynamique se poursuit avec la m&ecirc;me intensit&eacute; dans les dix r&eacute;gions du pays, elle pourrait contribuer &agrave; une augmentation significative du nombre de personnes recens&eacute;es et, par cons&eacute;quent, au succ&egrave;s de cette importante op&eacute;ration statistique nationale.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">T.M.P.</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 07:16:17</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Mathias Aubry-Rakowski : « Faire un livre, c'est comme faire un enfant »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:2,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;LIVRES&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:6}</category>
            <link>https://www.camer.be/93941/2:6/france-mathias-aubry-rakowski-faire-un-livre-cest-comme-faire-un-enfant.html</link>
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      <description><![CDATA[Il fait chaud ce 3 juillet à Paris. Installé à l’extérieur
d’un magasin huppé du centre commercial Westfield Forum des Halles,
dans le premier arrondissement de...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il fait chaud ce 3 juillet &agrave; Paris. Install&eacute; &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur d&rsquo;un magasin hupp&eacute; du centre commercial Westfield Forum des Halles, dans le premier arrondissement de la capitale fran&ccedil;aise, le directeur de la maison d&rsquo;&eacute;dition <strong>Les &Eacute;ditions du Mahury</strong>, Mathias Aubry-Rakowski, nous accorde une interview. Il s&rsquo;exprime sur l&rsquo;ouvrage <em>P&ecirc;le-m&ecirc;le, ceux qui chantent en moi</em> de Migail Montlouis-F&eacute;licit&eacute;, dont la c&eacute;r&eacute;monie de d&eacute;dicace s&rsquo;est tenue le 29 juin dernier &agrave; l&rsquo;H&ocirc;tel &Eacute;douard.</p>
<p><strong>La c&eacute;r&eacute;monie de pr&eacute;sentation de l'ouvrage <em>P&ecirc;le-m&ecirc;le, ceux qui chantent en moi</em> de Migail Montlouis-F&eacute;licit&eacute; s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e le 29 juin dernier &agrave; Paris. Quel regard portez-vous sur ce moment de c&eacute;l&eacute;bration litt&eacute;raire ?</strong></p>
<p>Pour les &Eacute;ditions du Mahury, c'&eacute;tait un bel &eacute;v&eacute;nement : d'abord parce que Migail &eacute;tait contente. Quand je travaille, mon objectif, c'est que mes auteurs soient heureux. D&eacute;j&agrave;, qu'ils prennent conscience de leur r&ocirc;le dans le monde, parce que je pense que les &eacute;crivains ont vraiment un r&ocirc;le primordial &agrave; jouer, et je veux qu'ils prennent aussi confiance en eux. Nous sommes une p&eacute;pite en termes de maison d&rsquo;&eacute;dition. Il est question, dans ce genre d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements, de mettre en avant des auteurs qui ne sont pas encore sur les marges du podium de ceux qui vendent le plus, etc. Ce sont des auteurs, pour la plupart, qui ne d&eacute;butent pas en tant qu'&eacute;crivains. Nombre d&rsquo;entre eux ont une pratique qui date de longtemps, mais qui d&eacute;butent sur le march&eacute; du livre. Et donc, nous poursuivons un double enjeu : conscience et confiance.</p>
<p><strong>Comment mesurer votre niveau de satisfaction apr&egrave;s cet &eacute;v&eacute;nement qui a mobilis&eacute; des personnalit&eacute;s issues de diff&eacute;rents horizons ?</strong></p>
<p>Comme je viens de le dire, c'&eacute;tait un moment tr&egrave;s agr&eacute;able pour Migail. Je pense, parce qu'il y a eu un bon nombre de gens qui l'aiment, qu'elle aime. Il s'av&egrave;re que Migail fait partie d&rsquo;un r&eacute;seau de gens qui font plein de choses dans diff&eacute;rents domaines. Ce soir-l&agrave;, on avait un peu la petite intelligentsia afro-descendante parisienne. Donc c'&eacute;tait &eacute;videmment un &eacute;v&eacute;nement qui avait un certain prestige. C'est pour &ccedil;a que moi, j'ai voulu vraiment mettre les petits plats dans les grands, faire en sorte que l'&eacute;v&eacute;nement soit beau, &agrave; la fois &agrave; la hauteur de Migail et &agrave; la hauteur de notre communaut&eacute;.</p>
<p><strong>Pourquoi les &Eacute;ditions du Mahury ont-elles fait le choix d'&eacute;diter <em>P&ecirc;le-m&ecirc;le</em> ?</strong></p>
<p>Il y a deux choses qui orientent mes choix : d'abord le texte, donc qu'il y ait une certaine qualit&eacute; litt&eacute;raire. Apr&egrave;s, je consid&egrave;re que le mauvais livre n'existe pas. Un mauvais livre, c'est un livre qui n'a pas encore &eacute;t&eacute; assez travaill&eacute;. J'aime bien rappeler aux auteurs cette phrase de Dany Laferri&egrave;re : &laquo; Une fois que votre livre est publi&eacute;, votre &eacute;diteur ne peut plus rien pour vous. &raquo; Donc, tant qu'on peut travailler, retravailler, r&eacute;&eacute;crire, transformer, on le fait. Donc il y a d'abord la qualit&eacute; litt&eacute;raire. Et ensuite, il y a la rencontre avec l'auteur. J'aime collaborer avec ceux qui portent des projets &eacute;ditoriaux. Pour moi, faire un livre, c'est comme faire un enfant : on est engag&eacute; &agrave; vie, en g&eacute;n&eacute;ral, sauf cas exceptionnel. Et donc, il faut qu'on s'entende d&egrave;s le d&eacute;part. Donc j'aime bien qu'on se rencontre, qu'on se jauge, qu'on voie si on est pr&ecirc;ts &agrave; travailler, collaborer et &agrave; s'unir.</p>
<p><strong>Envisagez-vous des rencontres ou une tourn&eacute;e dans d'autres villes, voire &agrave; l'international, afin d'aller &agrave; la rencontre de nouveaux lecteurs hors les murs de Paris ?</strong></p>
<p>C&rsquo;est clair que nous aurons d'autres s&eacute;ances de d&eacute;dicace. C'est pour cela que j'ai un souci particulier : faire que mes livres circulent le plus possible. Quand je publie un livre, c'est pour que le lecteur, quand il referme le livre, ait juste envie de faire un pas de c&ocirc;t&eacute;. Qu'il se dise : &laquo; Tiens, je vis comme &ccedil;a depuis toujours. L&agrave;, je viens de fermer ce livre. Est-ce qu'il y a des choses &agrave; changer dans ma vie ? Est-ce que je suis sur ma voie ? &raquo; Donc, je ne sais plus pourquoi je me suis emball&eacute; l&agrave;-dessus, mais en tout cas, voil&agrave;, j'ai ce souci-l&agrave; et &ccedil;a passe par le public. La majorit&eacute; des &eacute;crivains qui travaillent avec moi ont envie de transmettre des choses aux gens. Moi, je suis aussi dans un d&eacute;sir de transmission, donc le lecteur est vraiment notre priorit&eacute;, et notamment les lecteurs qui ne connaissent pas encore nos auteurs.</p>
<p><strong>Quelle est l&rsquo;identit&eacute; &eacute;ditoriale des &Eacute;ditions du Mahury et quelles sont les sp&eacute;cificit&eacute;s qui distinguent votre maison dans le paysage de l'&eacute;dition francophone ?</strong></p>
<p>Au d&eacute;part, les &Eacute;ditions du Mahury sont une maison d&rsquo;&eacute;dition guyanaise bas&eacute;e &agrave; Paris. Guyanaise parce que je suis Guyanais d'origine, tout simplement. J'ai voulu que la maison soit &agrave; l'image de notre territoire, la Guyane, donc le pays de l'Amazonie, recouvert en majorit&eacute; par la for&ecirc;t amazonienne, qui accueille des gens qui viennent de partout. Pour la petite histoire, ma m&egrave;re &eacute;tait juive polonaise. On a des gens qui viennent de tous les continents, qui parlent toutes les langues. Quand on a faim, on peut manger des choses qui viennent de partout, il suffit d'aller au coin de la rue. Donc, on a des gens qui viennent de Guyane, mais on a aussi des gens qui viennent d'ailleurs. On est vraiment ouverts. Nous sommes dans la mondialisation, le vivre-ensemble, parce que je sais que c'est un grand sujet obsessionnel en France en ce moment, le vivre-ensemble. Nous, vivre ensemble, c'est faire des b&eacute;b&eacute;s ensemble, chez moi. Et donc, je veux que les auteurs de la maison soient le reflet de cette r&eacute;alit&eacute;.</p>
<p>Concernant les genres r&eacute;dactionnels, on a commenc&eacute; par ce qu'on sait bien faire, donc du roman et de l'album jeunesse. On a d&eacute;but&eacute; une nouvelle collection qui s'appelle &laquo; Patrimoines &raquo;, qui est une collection visant &agrave; mettre en valeur et &agrave; sauvegarder les patrimoines ancestraux et oraux, d'abord des peuples de l'Amazonie, mais aussi des autres peuples. L&agrave;, on a des auteurs un petit peu d'Afrique, d'Asie ; on essaie vraiment de mettre cela en valeur. Et puis, Migail a ouvert un nouveau sillon avec son ouvrage. En perspective, on va voir comment on va commencer &agrave; publier des essais et des recueils de po&eacute;sie, entre autres.</p>
<p><strong>Cr&eacute;dit photo Mathias Aubry-Rakowski, &Eacute;ditions du Mahury</strong></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Interview réalisée par Alain Ndanga, à Paris</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 06:57:39</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Collision au  port de Douala : MV SEA HONOR et BLACK RHINO percutés]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93939/12:1/cameroun-collision-au-port-de-douala-mv-sea-honor-et-black-rhino-percutes-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une collision entre deux navires marchands a secoué le port de
Douala-Bonabéri dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026. Vers 3 heures
du matin, le MV SEA HONOR, q...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une collision entre deux navires marchands a secou&eacute; le port de Douala-Bonab&eacute;ri dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026. Vers 3 heures du matin, le MV SEA HONOR, qui quittait le port, et le MV BLACK RHINO, qui s'appr&ecirc;tait &agrave; y entrer, se sont percut&eacute;s au niveau de la bou&eacute;e n&deg;20. Si le choc a &eacute;t&eacute; violent et a caus&eacute; d'importants d&eacute;g&acirc;ts mat&eacute;riels, aucune perte de vie humaine n'est &agrave; d&eacute;plorer. Les 15 membres d'&eacute;quipage du MV BLACK RHINO ont &eacute;t&eacute; &eacute;vacu&eacute;s sains et saufs.</p>
<p>Le Port Autonome de Douala (PAD) a imm&eacute;diatement r&eacute;agi en mobilisant ses &eacute;quipes techniques et op&eacute;rationnelles. Une cellule de crise a &eacute;t&eacute; mise en place et d'importants moyens nautiques ont &eacute;t&eacute; d&eacute;ploy&eacute;s pour s&eacute;curiser la zone et r&eacute;tablir la circulation maritime dans les meilleurs d&eacute;lais.</p>
<h2>Une collision en pleine nuit</h2>
<p>L'accident s'est produit &agrave; un moment critique : le MV SEA HONOR &eacute;tait en phase de sortie du port, tandis que le MV BLACK RHINO &eacute;tait en phase d'entr&eacute;e. La collision, survenue au niveau de la bou&eacute;e n&deg;20, a temporairement obstru&eacute; le chenal de navigation.</p>
<p>Selon les premi&egrave;res constatations, une <strong>perte de contr&ocirc;le de la barre du MV BLACK RHINO</strong> serait &agrave; l'origine de la collision. Une enqu&ecirc;te technique approfondie a &eacute;t&eacute; ouverte pour &eacute;tablir les circonstances exactes de l'accident et d&eacute;terminer les responsabilit&eacute;s, conform&eacute;ment &agrave; la r&eacute;glementation maritime internationale et nationale.</p>
<h2>Des op&eacute;rations de secours men&eacute;es avec succ&egrave;s</h2>
<p>D&egrave;s la confirmation de l'incident, le PAD a activ&eacute; ses proc&eacute;dures d'urgence. Les &eacute;quipes de sauvetage ont travaill&eacute; sans rel&acirc;che pour d&eacute;sengager les deux navires.</p>
<p>&Agrave; l'issue des op&eacute;rations :<br />- Le <strong>MV SEA HONOR</strong> a &eacute;t&eacute; remorqu&eacute; vers une zone de mouillage en toute s&eacute;curit&eacute;.<br />- Le <strong>MV BLACK RHINO</strong>, plus endommag&eacute;, a &eacute;t&eacute; &eacute;chou&eacute; de mani&egrave;re contr&ocirc;l&eacute;e le long de l'alignement des bou&eacute;es rouges afin de garantir la s&eacute;curit&eacute; de la navigation.<br />- Les <strong>15 membres d'&eacute;quipage</strong> du MV BLACK RHINO ont &eacute;t&eacute; d&eacute;barqu&eacute;s sains et saufs et pris en charge conform&eacute;ment aux proc&eacute;dures en vigueur.</p>
<p>Les op&eacute;rations de lib&eacute;ration du chenal ont &eacute;t&eacute; men&eacute;es avec succ&egrave;s. La navigation a ainsi pu reprendre dans des conditions normales de s&eacute;curit&eacute; d&egrave;s le dimanche 12 juillet.</p>
<h2>Un port strat&eacute;gique pour le Cameroun et la sous-r&eacute;gion</h2>
<p>Le port de Douala-Bonab&eacute;ri est bien plus qu'une simple infrastructure portuaire. Il est le <strong>principal d&eacute;bouch&eacute; maritime du Cameroun</strong>, assurant plus de 70 % du fret maritime du pays. Il repr&eacute;sente &eacute;galement l'une des principales plateformes de transit pour les pays enclav&eacute;s de la sous-r&eacute;gion, notamment le Tchad et la R&eacute;publique centrafricaine.</p>
<p>Toute interruption du trafic dans ce couloir strat&eacute;gique a des cons&eacute;quences &eacute;conomiques majeures. D'o&ugrave; la r&eacute;activit&eacute; du PAD, salu&eacute;e par son directeur g&eacute;n&eacute;ral, qui a tenu &agrave; &laquo; saluer le professionnalisme et la r&eacute;activit&eacute; de l'ensemble des &eacute;quipes mobilis&eacute;es, ainsi que la collaboration des diff&eacute;rents acteurs intervenus dans la gestion de cet incident &raquo;.</p>
<h2>Une s&eacute;rie d'incidents qui interroge</h2>
<p>Cet accident maritime survient dans un contexte de tensions et de d&eacute;fis pour le port de Douala. Ces derniers mois, le PAD a &eacute;t&eacute; au c&oelig;ur de plusieurs crises :</p>
<p>- La <strong>crise du scanning</strong> des conteneurs, qui oppose le directeur g&eacute;n&eacute;ral du PAD, Cyrus Ngo'o, au ministre des Finances, Louis Paul Motaz&eacute;, sur la l&eacute;galit&eacute; du contrat de concession.<br />- L'<strong>&eacute;pave du dragueur &laquo; Chantal Biya &raquo;</strong>, nomm&eacute; d'apr&egrave;s la premi&egrave;re dame du Cameroun, qui reste inop&eacute;rant plus de trois mois apr&egrave;s son retour au port.<br />- Les <strong>accidents routiers meurtriers</strong> &agrave; Douala-Bonab&eacute;ri, comme la chute d'un camion-conteneur en juin 2026 qui a fait plusieurs victimes.</p>
<p>Cette collision entre le MV SEA HONOR et le MV BLACK RHINO ajoute une nouvelle ligne &agrave; une actualit&eacute; portuaire d&eacute;j&agrave; charg&eacute;e. Si le bilan humain est miraculeusement nul, l'incident soul&egrave;ve des questions sur la s&eacute;curit&eacute; maritime dans l'estuaire du Wouri, une zone tr&egrave;s fr&eacute;quent&eacute;e.</p>
<h2>Les enseignements de l'accident</h2>
<p>Plusieurs le&ccedil;ons peuvent &ecirc;tre tir&eacute;es de cet &eacute;v&eacute;nement :</p>
<p>1. <strong>La r&eacute;activit&eacute; des secours</strong> : la mobilisation rapide des &eacute;quipes du PAD et la mise en place d'une cellule de crise ont permis d'&eacute;viter le pire et de r&eacute;tablir le trafic en quelques heures.</p>
<p>2. <strong>L'importance de la maintenance</strong> : la perte de contr&ocirc;le de la barre du MV BLACK RHINO, si elle est confirm&eacute;e, pointe du doigt l'importance des inspections techniques et de la maintenance des navires.</p>
<p>3. <strong>La n&eacute;cessit&eacute; d'une enqu&ecirc;te approfondie</strong> : l'enqu&ecirc;te technique en cours devra d&eacute;terminer si des n&eacute;gligences humaines ou des d&eacute;faillances mat&eacute;rielles sont &agrave; l'origine de l'accident.</p>
<h2>Que va-t-il se passer maintenant ?</h2>
<p>L'enqu&ecirc;te technique se poursuit. Les autorit&eacute;s portuaires travaillent en collaboration avec les armateurs pour d&eacute;terminer les circonstances exactes de l'accident et &eacute;tablir les &eacute;ventuelles responsabilit&eacute;s.</p>
<p>Le MV BLACK RHINO, actuellement &eacute;chou&eacute;, devra &ecirc;tre remorqu&eacute; et r&eacute;par&eacute;. Le MV SEA HONOR, quant &agrave; lui, est &agrave; quai en zone de mouillage en attendant les conclusions de l'enqu&ecirc;te.</p>
<p>Le Port Autonome de Douala a r&eacute;affirm&eacute; son engagement &agrave; &laquo; garantir la s&eacute;curit&eacute; de la navigation, la continuit&eacute; des op&eacute;rations portuaires ainsi que la protection des personnes, des biens et de l'environnement &raquo;.</p>
<h2>Une alerte pour la s&eacute;curit&eacute; maritime au Cameroun</h2>
<p>Au-del&agrave; de l'incident lui-m&ecirc;me, cette collision est un signal d'alarme. Avec plus de 70 % du fret national transitant par Douala, la s&eacute;curit&eacute; du chenal est une question de souverainet&eacute; &eacute;conomique.</p>
<p>Les autorit&eacute;s camerounaises et le PAD devront tirer les enseignements de cet accident pour renforcer les dispositifs de s&eacute;curit&eacute; et pr&eacute;venir de futures collisions dans l'estuaire du Wouri, o&ugrave; le trafic maritime ne cesse de cro&icirc;tre.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 03:10:29</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Enfants fantômes : 35 milliards volés, pas de remboursement]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93938/11:1/cameroun-enfants-fantomes-35-milliards-voles-pas-de-remboursement-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Policiers et militaires retraités ont déclaré des enfants fictifs
pour gonfler leurs pensions. Le préjudice atteint 35 milliards de
FCFA. Les sommes volées ne s...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Policiers et militaires retrait&eacute;s ont d&eacute;clar&eacute; des enfants fictifs pour gonfler leurs pensions. Le pr&eacute;judice atteint 35 milliards de FCFA. Les sommes vol&eacute;es ne seront pas rembours&eacute;es et le signal d'impunit&eacute; inqui&egrave;te.</p>
<h2>Enfants fant&ocirc;mes au Cameroun : 35 milliards de fraudes, mais pas de remboursement</h2>
<p>Pendant plus d'une d&eacute;cennie, des retrait&eacute;s des forces de d&eacute;fense et de s&eacute;curit&eacute; camerounaises ont per&ccedil;u des allocations familiales pour des enfants qui n'existaient pas. L'audit r&eacute;v&egrave;le 12 846 actes de naissance falsifi&eacute;s, 4 300 fraudeurs et un pr&eacute;judice de 35 milliards de FCFA. Mais les sommes ind&ucirc;ment per&ccedil;ues ne seront pas r&eacute;clam&eacute;es. Une d&eacute;cision qui interroge.</p>
<p>L'information a d'abord circul&eacute; sur les r&eacute;seaux sociaux, provoquant une vague d'indignation. Puis les grands m&eacute;dias ont confirm&eacute;. Une enqu&ecirc;te du minist&egrave;re des Finances, men&eacute;e en collaboration avec le minist&egrave;re de la D&eacute;fense et la D&eacute;l&eacute;gation g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; nationale (DGSN), a mis au jour une fraude syst&eacute;mique aux allocations familiales vers&eacute;es aux retrait&eacute;s de l'arm&eacute;e et de la police.</p>
<h2>Des enfants invent&eacute;s pour gonfler les pensions</h2>
<p>Le m&eacute;canisme est simple : des retrait&eacute;s d&eacute;clarent un nombre anormalement &eacute;lev&eacute; d'enfants &agrave; charge pour b&eacute;n&eacute;ficier d'une allocation familiale appel&eacute;e &laquo; majoration pour enfants &raquo;. Plus d'enfants d&eacute;clar&eacute;s, plus la pension est &eacute;lev&eacute;e.</p>
<p>L'alerte a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e lorsque le montant global des allocations familiales a bondi de 55 % en moins de deux ans. Entre juin 2024 et mars 2026, le nombre d'enfants d&eacute;clar&eacute;s par les fonctionnaires est pass&eacute; de 594 728 &agrave; 923 307 soit <strong>328 000 b&eacute;n&eacute;ficiaires suppl&eacute;mentaires apparus comme par magie</strong>.</p>
<p>&laquo; Quand on multiplie 4 500 FCFA par des dizaines de milliers de faux enfants, sur douze mois, on arrive tr&egrave;s vite &agrave; des dizaines de milliards perdus &raquo;, confie un informaticien en service au minist&egrave;re des Finances.</p>
<h2>Les chiffres de la fraude</h2>
<p>L'audit tripartite MINFI-MINDEF-DGSN, lanc&eacute; en 2022, a couvert la p&eacute;riode 2010-2021. Les r&eacute;sultats sont &eacute;difiants :</p>
<p>- <strong>12 846 actes de naissance</strong> d&eacute;clar&eacute;s frauduleux par les centres d'&eacute;tat civil.<br />- <strong>4 300 retrait&eacute;s concern&eacute;s</strong> : 418 policiers, 3 842 militaires et 43 pensions de r&eacute;version servies aux veuves.<br />- <strong>35 milliards de FCFA de pertes</strong> pour le Tr&eacute;sor public sur la p&eacute;riode 2010-2021, soit environ 3,1 milliards par an.</p>
<p>Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a lui-m&ecirc;me d&eacute;plor&eacute; &laquo; l'explosion du montant de ladite allocation p&eacute;cuniaire &raquo; qui a engendr&eacute; &laquo; une d&eacute;t&eacute;rioration croissante de la soutenabilit&eacute; du syst&egrave;me des retraites &raquo;.</p>
<h2>Une d&eacute;cision qui fait pol&eacute;mique : l'ardoise effac&eacute;e</h2>
<p>C'est l&agrave; que l'affaire prend un tournant controvers&eacute;. Selon des sources concordantes, le ministre des Finances aurait ordonn&eacute; de <strong>ne pas r&eacute;clamer le remboursement des sommes frauduleusement per&ccedil;ues</strong>. Les retrait&eacute;s concern&eacute;s verraient simplement leurs allocations familiales suspendues, mais ne seraient pas tenus de restituer les montants d&eacute;j&agrave; encaiss&eacute;s.</p>
<p>Une mesure conservatoire a &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e d&egrave;s juillet 2024 : la suspension du paiement des allocations aux 4 300 retrait&eacute;s concern&eacute;s. Un dispositif d'accueil a &eacute;t&eacute; mis en place pour examiner les dossiers comportant des actes authentiques. Sur 110 dossiers re&ccedil;us, 52 ont connu une suite favorable.</p>
<p>Mais aucune disposition n'a &eacute;t&eacute; prise pour r&eacute;cup&eacute;rer les <strong>35 milliards de FCFA</strong> d&eacute;j&agrave; vers&eacute;s. Les fraudeurs, en quelque sorte, gardent le fruit de leur d&eacute;lit.</p>
<h2>Impunit&eacute; : un signal dangereux ?</h2>
<p>La d&eacute;cision de ne pas exiger de remboursement envoie un signal pr&eacute;occupant. &laquo; On peut d&eacute;sormais voler en toute libert&eacute; &raquo;, s'indigne une publication virale sur Facebook. Le message est clair : dans un pays o&ugrave; la rigueur budg&eacute;taire est constamment affich&eacute;e comme une priorit&eacute;, la fraude aux allocations peut se solder par une simple suspension, sans r&eacute;paration.</p>
<p>Le secr&eacute;taire national de la communication du MRC, Roger Justin Noah, estime qu'il n'y a pas de r&eacute;els r&eacute;sultats &agrave; attendre de cet audit. Le d&eacute;put&eacute; Cabral Libii (PCRN) abonde : avant toute chose, ce sont les r&egrave;gles de d&eacute;livrance des actes de naissance qu'il faudrait assainir, dans un pays o&ugrave; il est possible &laquo; <a href="/90795/11:1/cameroun-la-lutte-contre-la-fraude-comme-gage-de-securite-des-transactions-mobile-momo-cameroon.html" target="_blank" rel="noopener">d'acheter des actes et de d&eacute;clarer &agrave; son nom tous les enfants d'un village</a> &raquo;.</p>
<h2>Pourquoi aucun remboursement ?</h2>
<p>Plusieurs hypoth&egrave;ses sont avanc&eacute;es. D'abord, la difficult&eacute; pratique : identifier et poursuivre 4 300 retrait&eacute;s, souvent &acirc;g&eacute;s, dispers&eacute;s sur tout le territoire, rel&egrave;verait d'un v&eacute;ritable casse-t&ecirc;te administratif.</p>
<p>Ensuite, la dimension politique. Comme le confie une source proche du dossier au minist&egrave;re des Finances : &laquo; Imaginez qu'il s'agit quand m&ecirc;me de l'arm&eacute;e et de la police. Vous comprenez qu'un tel dossier se g&egrave;re avec beaucoup de d&eacute;licatesse &raquo;.</p>
<p>Enfin, certains y voient un calcul : r&eacute;clamer 35 milliards &agrave; des retrait&eacute;s pourrait &ecirc;tre per&ccedil;u comme une mesure impopulaire, dans un contexte social d&eacute;j&agrave; tendu.</p>
<h2>Le gouvernement camerounais peut-il vraiment passer l'&eacute;ponge ?</h2>
<p>L'op&eacute;ration AALFA (Audit des Allocations Familiales du Personnel de l'&Eacute;tat) a officiellement ouvert ses travaux le 3 juin 2026. Louis Paul Motaze a fix&eacute; l'objectif sans d&eacute;tour : &laquo; Extirper du fichier solde tous les enfants align&eacute;s frauduleusement et recouvrer les sommes ind&ucirc;ment per&ccedil;ues &raquo;.</p>
<p>Mais entre les annonces officielles et la r&eacute;alit&eacute;, il y a un foss&eacute;. Le ministre des Finances avait d&eacute;j&agrave;, en janvier 2020, publi&eacute; une liste de 7 855 anciens agents soup&ccedil;onn&eacute;s de percevoir irr&eacute;guli&egrave;rement des pensions. Le contr&ocirc;le des pensions d'invalidit&eacute; et de r&eacute;version a depuis g&eacute;n&eacute;r&eacute; <strong>12 milliards de FCFA d'&eacute;conomies annuelles</strong>. Mais aucune poursuite judiciaire n'a &eacute;t&eacute; engag&eacute;e.</p>
<p>L'op&eacute;ration AALFA pourrait-elle marquer un tournant ? Rien n'est moins s&ucirc;r.</p>
<h2>Une affaire qui divise l'opinion</h2>
<p>Sur les r&eacute;seaux sociaux, le d&eacute;bat fait rage. D'un c&ocirc;t&eacute;, ceux qui estiment que la fraude est intol&eacute;rable et que les coupables doivent rembourser. De l'autre, ceux qui soulignent que des retrait&eacute;s modestes ont simplement profit&eacute; d'un <a href="/93937/12:1/cameroun-entreprises-publiques-le-scandale-des-dirigeants-a-vie-camer" target="_blank" rel="noopener">syst&egrave;me d&eacute;faillant</a>, et que c'est &agrave; l'&Eacute;tat d'assainir ses fichiers.</p>
<p>La maire de Foumban, Hermine Patricia Toma&iuml;no Ndam Njoya (UDC), r&eacute;sume le dilemme : &laquo; Attention &agrave; ne pas mener une chasse aux fonctionnaires. Le vrai probl&egrave;me, c'est la faiblesse de notre &eacute;tat civil &raquo;.</p>
<h2>Que va-t-il se passer maintenant ?</h2>
<p>L'op&eacute;ration AALFA se poursuit. Les fonctionnaires concern&eacute;s ont jusqu'au 15 ao&ucirc;t pour pr&eacute;senter les actes de naissance et certificats de vie collective de leurs enfants. Ceux qui ne pourront pas justifier verront leurs allocations supprim&eacute;es.</p>
<p>Mais les 35 milliards d&eacute;j&agrave; vers&eacute;s ? Ils resteront probablement dans les poches des fraudeurs.</p>
<p>Le signal est inqui&eacute;tant, dans un pays o&ugrave; la lutte contre la corruption est r&eacute;guli&egrave;rement affich&eacute;e comme une priorit&eacute;. Et la question demeure : si l'&Eacute;tat n'applique pas la loi contre ses propres agents, qui le fera ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 02:09:40</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Entreprises publiques : le scandale des dirigeants à vie]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93937/12:1/cameroun-entreprises-publiques-le-scandale-des-dirigeants-a-vie-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[L’experte en gouvernance Viviane Madeleine Ondoua Biwolé a livré
une charge sans précédent contre la gestion des entreprises
publiques camerounaises, dénonçant...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;experte en gouvernance Viviane Madeleine Ondoua Biwol&eacute; a livr&eacute; une charge sans pr&eacute;c&eacute;dent contre la gestion des entreprises publiques camerounaises, d&eacute;non&ccedil;ant un syst&egrave;me o&ugrave; des dirigeants restent en poste des d&eacute;cennies, verrouillant l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; certaines communaut&eacute;s et au parti au pouvoir.</p>
<h2>Viviane Ondoua Biwol&eacute; : le syst&egrave;me des &laquo; entreprises familiales &raquo; au Cameroun d&eacute;nonc&eacute;</h2>
<p>Sur le plateau d&rsquo;A1 TV (Actualit&eacute; 1), la Pr Viviane Madeleine Ondoua Biwol&eacute;, experte en gouvernance publique, a d&eacute;nonc&eacute; un syst&egrave;me de gestion des entreprises publiques camerounaises qu&rsquo;elle qualifie d&rsquo;&laquo; entreprises familiales &raquo;. Sur 89 soci&eacute;t&eacute;s &eacute;tudi&eacute;es, 12 fonctionnent comme des fiefs communautaires et politiques, avec des dirigeants en poste depuis 25, 34, voire 48 ans tous membres du RDPC, &agrave; une exception pr&egrave;s.</p>
<p>L&rsquo;universitaire, sp&eacute;cialiste reconnue des questions de gouvernance et de d&eacute;veloppement, a pr&eacute;sent&eacute; des cas concrets : la SODECOTON et l&rsquo;ANAFOR, g&eacute;r&eacute;es depuis 25 ans par des personnes de la m&ecirc;me communaut&eacute; originaire de l&rsquo;Est; la MAGZI, dont le pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;administration, nomm&eacute; en 1974 par Ahmadou Ahidjo, est rest&eacute; en poste jusqu&rsquo;&agrave; sa mort en 2022, soit <strong>48 ans</strong>. Des directions g&eacute;n&eacute;rales qui s&rsquo;&eacute;tendent sur 32, 34 ans, sans renouvellement ni &eacute;valuation de la performance.</p>
<h2>Une r&eacute;v&eacute;lation qui secoue le paysage &eacute;conomique</h2>
<p>L&rsquo;intervention de la Pr Ondoua Biwol&eacute;, diffus&eacute;e sur A1 TV, a rapidement fait le tour des r&eacute;seaux sociaux. Les chiffres qu&rsquo;elle avance sont &eacute;difiants : sur <strong>89 entreprises publiques &eacute;tudi&eacute;es</strong>, <strong>seules 12</strong> &eacute;chappent &agrave; ce qu&rsquo;elle appelle le &laquo; fonctionnement familial &raquo;. Le constat est sans appel :</p>
<p>- <strong>SODECOTON</strong> et <strong>ANAFOR</strong> : dirig&eacute;es par des personnes de la m&ecirc;me communaut&eacute; depuis 25 ans.<br />- <strong>Des DG en poste depuis 32 ou 34 ans</strong>.<br />- <strong>MAGZI</strong> : un PCA nomm&eacute; en 1974, mort en fonction en 2022 apr&egrave;s 48 ans &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;organisme.<br />- <strong>Tous les PCA, DG et DGA sont membres du RDPC, sauf un</strong>.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Vous avez dans le portefeuille des entreprises, des 89 que nous avons &eacute;tudi&eacute;, 12 entreprises fonctionnent comme des entreprises familiales, c&rsquo;est-&agrave;-dire que vous avez des entreprises qui depuis la cr&eacute;ation sont g&eacute;r&eacute;es par des personnes de la m&ecirc;me communaut&eacute; et m&ecirc;me le renouvellement du personnel c&rsquo;est toujours dans la m&ecirc;me communaut&eacute; &raquo;, a-t-elle d&eacute;clar&eacute;.</p>
</blockquote>
<h2>Des mandats qui d&eacute;fient les lois</h2>
<p>L&rsquo;experte en gouvernance publique pointe du doigt le non-respect des textes. La loi de 2017 sur les entreprises publiques fixe la dur&eacute;e des mandats des PCA et des DG. Pourtant, des dirigeants restent en place bien au-del&agrave; des limites l&eacute;gales.</p>
<p>&laquo; Il convient alors d&rsquo;&eacute;viter une long&eacute;vit&eacute; au poste de directeur g&eacute;n&eacute;ral au-del&agrave; de ce que pr&eacute;voit la loi, soit 9 ans (trois ans renouvelables deux fois). Il convient &eacute;galement de renouveler le mandat que si les performances sont bonnes &raquo;, &eacute;crit-elle dans son ouvrage.</p>
<p>L&rsquo;experte d&eacute;nonce &eacute;galement le verrouillage politique : &laquo; Ils sont par ailleurs tous membres du Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir &raquo;. Une mainmise qui, selon elle, bride toute r&eacute;forme et toute &eacute;valuation objective des performances.</p>
<h2>Le cas embl&eacute;matique de la MAGZI</h2>
<p>La Mission d&rsquo;am&eacute;nagement et de gestion des zones industrielles (MAGZI) illustre parfaitement le syst&egrave;me d&eacute;nonc&eacute;. Cr&eacute;&eacute;e en 1971, elle n&rsquo;a connu qu&rsquo;un seul pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;administration en 48 ans : Jean Madou Ndengue, nomm&eacute; en 1974 par le pr&eacute;sident Ahmadou Ahidjo. Il est d&eacute;c&eacute;d&eacute; en poste en 2022.</p>
<p>Sous sa pr&eacute;sidence, le budget de la MAGZI pour l&rsquo;exercice 2022 s&rsquo;&eacute;levait &agrave; <strong>7,958 milliards de FCFA</strong>. Pendant pr&egrave;s d&rsquo;un demi-si&egrave;cle, un seul homme a dirig&eacute; cette institution strat&eacute;gique, sans r&eacute;elle &eacute;valuation ni renouvellement.</p>
<h2>SODECOTON et ANAFOR : l&rsquo;ancrage communautaire</h2>
<p>La SODECOTON, soci&eacute;t&eacute; de d&eacute;veloppement du coton, et l&rsquo;ANAFOR, agence nationale d&rsquo;appui au d&eacute;veloppement forestier, sont cit&eacute;es comme des exemples d&rsquo;entreprises &laquo; familiales &raquo; o&ugrave; le recrutement et le renouvellement du personnel restent cantonn&eacute;s &agrave; une m&ecirc;me communaut&eacute;.</p>
<p>La SODECOTON, qui emploie plus de 1 900 agents permanents et 3 000 saisonniers, est un acteur majeur de l&rsquo;&eacute;conomie du Nord Cameroun. Sa gouvernance, selon l&rsquo;experte, est verrouill&eacute;e par des logiques communautaires qui entravent le renouvellement des comp&eacute;tences.</p>
<h2>Une performance &eacute;conomique en berne</h2>
<p>L&rsquo;experte rappelle que ces entreprises, malgr&eacute; les importants investissements de l&rsquo;&Eacute;tat, affichent un rendement limit&eacute; &agrave; <strong>2,92 %</strong>. La Chambre des comptes a r&eacute;guli&egrave;rement relev&eacute; des faiblesses de gouvernance.</p>
<p>Le syst&egrave;me d&eacute;nonc&eacute; par la Pr Ondoua Biwol&eacute; n&rsquo;est pas seulement un probl&egrave;me politique ou &eacute;thique : il a des cons&eacute;quences &eacute;conomiques directes. Des entreprises strat&eacute;giques, cens&eacute;es contribuer au d&eacute;veloppement du Cameroun, sont asphyxi&eacute;es par des dirigeants install&eacute;s &agrave; vie, sans &eacute;valuation ni renouvellement.</p>
<h2>Quelles solutions ?</h2>
<p>Pour l&rsquo;experte, la solution passe par le respect strict des textes : limitation des mandats &agrave; 9 ans, renouvellement conditionn&eacute; &agrave; la performance, fin du client&eacute;lisme et ouverture &agrave; la diversit&eacute;.</p>
<p>Elle appelle &eacute;galement &agrave; une plus grande transparence dans la nomination des dirigeants et &agrave; un contr&ocirc;le renforc&eacute; par la Chambre des comptes et le Parlement.</p>
<h2>Une d&eacute;claration qui fait d&eacute;bat</h2>
<p>L&rsquo;intervention de la Pr Ondoua Biwol&eacute; a suscit&eacute; de vives r&eacute;actions. Ses partisans saluent son courage et sa rigueur scientifique. Ses d&eacute;tracteurs l&rsquo;accusent de jeter l&rsquo;opprobre sur des institutions et des dirigeants respect&eacute;s.</p>
<p>Mais une chose est s&ucirc;re : elle a mis le doigt sur un syst&egrave;me que beaucoup connaissaient mais que peu osaient d&eacute;noncer publiquement. Le d&eacute;bat est d&eacute;sormais lanc&eacute;.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 01:30:42</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Pape Thiaw viré : le Sénégal cherche son sauveur]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:7,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SPORT&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93936/7:1/senegal-pape-thiaw-vire-le-senegal-cherche-son-sauveur-senegal.html</link>
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      <description><![CDATA[Champion d'Afrique en janvier, limogé en juillet : Pape Thiaw paye au
prix fort le naufrage des Lions de la Teranga face à la Belgique, et
la FSF lui cherche dé...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Champion d'Afrique en janvier, limog&eacute; en juillet : Pape Thiaw paye au prix fort le naufrage des Lions de la Teranga face &agrave; la Belgique, et la FSF lui cherche d&eacute;j&agrave; un successeur.</p>
<p>Ce samedi 11 juillet 2026. Pape Thiaw a &eacute;t&eacute; limog&eacute;.&nbsp; &Agrave; l'issue d'une r&eacute;union du Comit&eacute; ex&eacute;cutif de la F&eacute;d&eacute;ration s&eacute;n&eacute;galaise de football &agrave; Dakar. Pourquoi ? Apr&egrave;s l'&eacute;limination cruelle des Lions en 8ᵉ de finale du Mondial 2026, men&eacute;s 2-0 puis renvers&eacute;s 3-2 par la Belgique.</p>
<p>Menant 2-0 &agrave; vingt minutes du coup de sifflet. Les Lions de la Teranga voyaient d&eacute;j&agrave; les quarts de finale. Les supporters dansaient dans les tribunes. Puis tout s'est &eacute;croul&eacute;. En trois minutes, l'espoir s'est &eacute;teint. En prolongation, le cauchemar s'est achev&eacute;.</p>
<p>&laquo; Ce naufrage historique n'est pas celui des joueurs, mais bien celui d'une gestion humaine et tactique catastrophique &raquo;, &eacute;crivait le quotidien Yoor-Yoor. &laquo; Un coaching minable &eacute;limine le S&eacute;n&eacute;gal &raquo;, titrait La Tribune. Les m&eacute;dias locaux ont allum&eacute; Pape Thiaw.</p>
<h2>Le d&eacute;nouement d'une trag&eacute;die annonc&eacute;e</h2>
<p>La d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; prise &agrave; l&rsquo;issue de la r&eacute;union du Comit&eacute; ex&eacute;cutif de la F&eacute;d&eacute;ration s&eacute;n&eacute;galaise de football, tenue ce samedi 11 juillet 2026. &laquo; Apr&egrave;s une analyse approfondie des r&eacute;sultats sportifs et des perspectives de la s&eacute;lection nationale, le Comit&eacute; ex&eacute;cutif a estim&eacute; n&eacute;cessaire d&rsquo;engager une proc&eacute;dure dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du football s&eacute;n&eacute;galais &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Bacary Ciss&eacute;, membre du Comit&eacute; ex&eacute;cutif de la FSF.</p>
<p>Le licenciement intervient apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;limination des Lions de la Teranga &agrave; la Coupe du monde 2026 aux portes des huiti&egrave;mes de finale. Mais les signaux d'alarme s'&eacute;taient allum&eacute;s bien avant le coup de sifflet final du match contre la Belgique.</p>
<h2>Le match de trop : le sc&eacute;nario cauchemar</h2>
<p>Menant 2-0 jusqu'&agrave; la 85e minute, les Lions ont vu leur avance s'envoler en trois minutes avant de s'incliner sur un penalty dans les derni&egrave;res minutes de la prolongation. Le penalty accord&eacute; &agrave; la Belgique &agrave; la 120e minute, pour un contact de Lamine Camara sur Youri Tielemans, est jug&eacute; s&eacute;v&egrave;re, mais le vrai responsable d&eacute;sign&eacute; est Pape Thiaw.</p>
<p>&laquo; En choisissant de reculer massivement et en installant un climat de peur par des changements irrationnels &agrave; l'image du remplacement suicidaire de Pape Gueye par un Lamine Camara compl&egrave;tement d&eacute;pass&eacute; le s&eacute;lectionneur a litt&eacute;ralement sabord&eacute; le travail h&eacute;ro&iuml;que de ses troupes &raquo;, &eacute;crivait le quotidien Yoor-Yoor en Une.</p>
<h2>Une p&eacute;tition et une col&egrave;re populaire</h2>
<p>La d&eacute;ception est immense. Plus de <strong>35 000 signatures</strong> ont &eacute;t&eacute; r&eacute;colt&eacute;es en ligne. La p&eacute;tition, adress&eacute;e au pr&eacute;sident de la FSF, pointe des choix tactiques controvers&eacute;s, une gestion de l'effectif contest&eacute;e et un recours prolong&eacute; &agrave; certains cadres au d&eacute;triment de la nouvelle g&eacute;n&eacute;ration.</p>
<p>Les signataires reprochent notamment au staff technique des <strong>changements tardifs</strong>, ainsi qu'une utilisation incompl&egrave;te des cinq remplacements autoris&eacute;s, dans un contexte o&ugrave; la fra&icirc;cheur physique &eacute;tait pourtant d&eacute;terminante.</p>
<h2>Du sommet &agrave; la chute</h2>
<p>Le contraste est vertigineux. En janvier 2026, Pape Thiaw &eacute;tait au sommet : il venait de remporter la <strong>Coupe d'Afrique des nations</strong> face au Maroc. Six mois plus tard, il est limog&eacute; apr&egrave;s une d&eacute;b&acirc;cle en Coupe du monde.</p>
<p>D&eacute;j&agrave;, en mai 2026, des tensions &eacute;taient apparues. Le s&eacute;lectionneur avait menac&eacute; de ne pas se rendre au Mondial sans une r&eacute;solution de sa situation contractuelle. En juin, il critiquait la gestion administrative de sa f&eacute;d&eacute;ration. La CAF avait m&ecirc;me ouvert une proc&eacute;dure disciplinaire &agrave; son encontre.</p>
<h2>La succession d&eacute;j&agrave; lanc&eacute;e</h2>
<p>La question de sa succession s'impose d&eacute;sormais comme une urgence. Selon plusieurs sources, <strong>Patrick Vieira</strong> est le favori pour reprendre les r&ecirc;nes des Lions de la Teranga. Le nom de l'ancien s&eacute;lectionneur <strong>Aliou Ciss&eacute;</strong>, qui avait conduit le S&eacute;n&eacute;gal au sacre continental de 2022, est &eacute;galement &eacute;voqu&eacute;.</p>
<h2>Le limogeage de Thiaw suffit-il ?</h2>
<p>Une voix s'&eacute;l&egrave;ve cependant pour dire que le d&eacute;part du s&eacute;lectionneur ne suffit pas. La Direction technique nationale (DTN) est aussi point&eacute;e du doigt. &laquo; Le danger, c'est de croire que le prestige suffit &agrave; masquer les insuffisances &raquo;, &eacute;crit Infomedia27.</p>
<p>Pour reb&acirc;tir une &eacute;quipe comp&eacute;titive, il est d&eacute;sormais essentiel de remettre de l'ordre dans la politique sportive et la pr&eacute;paration.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-12 04:47:33</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Pillage de l’or camerounais : Dubaï connaît les noms]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93935/30:27/pillage-de-lor-camerounais-dubai-connait-les-noms-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Ce n’est pas une « fraude fiscale ». C’est un vol. 44 tonnes
d’or parties vers Dubaï, 148 kg déclarés, 2 000 milliards de
pertes et des noms qui dorment dans le...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Ce n&rsquo;est pas une &laquo; fraude fiscale &raquo;. C&rsquo;est un vol. 44 tonnes d&rsquo;or parties vers Duba&iuml;, 148 kg d&eacute;clar&eacute;s, 2 000 milliards de pertes et des noms qui dorment dans les archives douani&egrave;res &eacute;miraties.</p>
<p><strong>Quoi </strong>? 44 tonnes d&rsquo;or camerounais ont &eacute;t&eacute; export&eacute;es ill&eacute;galement vers Duba&iuml; entre 2021 et 2025. <strong>Qui </strong>? L&rsquo;avocate Alice Nkom, figure de la soci&eacute;t&eacute; civile, d&eacute;nonce un &laquo; vol &raquo; et non une &laquo; fraude &raquo;. <strong>Quand </strong>? Les chiffres ont &eacute;t&eacute; rendus publics par le directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Sonamines le 25 mai 2026. <strong>O&ugrave; </strong>? L&rsquo;or extrait ill&eacute;galement dans l&rsquo;Est et l&rsquo;Adamaoua atterrit &agrave; Duba&iuml;, o&ugrave; il est parfaitement d&eacute;clar&eacute;. Pourquoi ? Parce qu&rsquo;un syst&egrave;me permet &agrave; 200 entreprises &eacute;trang&egrave;res d&rsquo;op&eacute;rer sans titre minier pendant que l&rsquo;&Eacute;tat d&eacute;clare z&eacute;ro gramme export&eacute;.</p>
<p>Imaginez. Vous poss&eacute;dez une maison. Chaque jour, des inconnus entrent, prennent des pi&egrave;ces, les emportent. Et quand vous portez plainte, on vous r&eacute;pond : &laquo; Ce n&rsquo;est pas un vol, c&rsquo;est une perte de loyer. &raquo;</p>
<p>C&rsquo;est exactement ce que l&rsquo;on raconte au Cameroun. L&rsquo;&Eacute;tat, dit-on, aurait &laquo; perdu des recettes fiscales &raquo;. Cent soixante-cinq milliards par an, murmure-t-on, comme si le drame tenait dans une ligne comptable.</p>
<p>&laquo; Je refuse ce vocabulaire. Il est faux &raquo;, &eacute;crit Me Alice Nkom. &laquo; Cet or ne nous a pas &eacute;t&eacute; sous-pay&eacute;. Il nous a &eacute;t&eacute; vol&eacute;. &raquo;</p>
<h2>Le vocabulaire du crime</h2>
<p>On nous raconte le pillage de notre or comme on raconte une erreur de caisse. L&rsquo;&Eacute;tat, dit-on, aurait &laquo; perdu des recettes fiscales &raquo;. Cent soixante-cinq milliards de francs CFA par an, murmure-t-on, comme si le drame tenait dans une ligne comptable.</p>
<p>&laquo; Je refuse ce vocabulaire. Il est faux, et sa fausset&eacute; n&rsquo;est pas innocente : elle est le premier voile jet&eacute; sur le crime &raquo;, &eacute;crit Me Alice Nkom, avocate et militante des droits humains, dans une tribune qui secoue le s&eacute;rail.</p>
<p>Car enfin, de quoi parle-t-on ? Quand une entreprise sans titre minier arrache l&rsquo;or de notre sol, elle ne fraude pas le fisc. Elle vole. Le sous-sol du Cameroun n&rsquo;appartient ni aux ministres, ni aux interm&eacute;diaires, ni aux avions sp&eacute;ciaux : il appartient au peuple camerounais, et &agrave; lui seul.</p>
<h2>Des chiffres qui donnent le vertige</h2>
<p>Les donn&eacute;es sont publiques. Elles ont &eacute;t&eacute; prononc&eacute;es &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision nationale par le directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Sonamines lui-m&ecirc;me.</p>
<p>Entre 2021 et 2025, <strong>44 tonnes</strong> d&rsquo;or en provenance du Cameroun ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;es &agrave; Duba&iuml;. Sur la m&ecirc;me p&eacute;riode, les exportations officiellement d&eacute;clar&eacute;es par le Cameroun ne totalisent que <strong>148 kilogrammes</strong>.</p>
<table style="border-collapse: collapse; width: 100%;" border="1">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 22.9739%;"><strong>P&eacute;riode&nbsp;</strong></td>
<td style="width: 22.9739%;"><strong>Exportations officielles Cameroun</strong></td>
<td style="width: 22.9739%;"><strong>Or r&eacute;ceptionn&eacute; &agrave; Duba&iuml;&nbsp;</strong></td>
<td style="width: 22.9739%;"><strong>&Eacute;cart&nbsp;</strong></td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 22.9739%;">2021-2025</td>
<td style="width: 22.9739%;">148 kg&nbsp;</td>
<td style="width: 22.9739%;">44 tonnes</td>
<td style="width: 22.9739%;">&times; 297</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 22.9739%;">2024&nbsp;</td>
<td style="width: 22.9739%;">3,8 kg</td>
<td style="width: 22.9739%;">12,2 tonnes</td>
<td style="width: 22.9739%;">&times; 3 210</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 22.9739%;">2024&nbsp;</td>
<td style="width: 22.9739%;">0 kg</td>
<td style="width: 22.9739%;">8,4 tonnes</td>
<td style="width: 22.9739%;">Infini&nbsp;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L&rsquo;&eacute;cart est tellement vertigineux qu&rsquo;il en devient sid&eacute;rant. Pr&egrave;s de <strong>2 000 milliards de FCFA</strong> l&rsquo;&eacute;quivalent du budget annuel de la Sant&eacute; publique pendant cinq ann&eacute;es cons&eacute;cutives ont quitt&eacute; le pays sans laisser de trace dans les comptes de l&rsquo;&Eacute;tat.</p>
<p>Et ce n&rsquo;est pas un accident. En <strong>2025, le Cameroun d&eacute;clare z&eacute;ro gramme d&rsquo;or export&eacute;</strong>. Z&eacute;ro. Pendant que Duba&iuml; en r&eacute;ceptionne 8,4 tonnes.</p>
<p>&laquo; Un pays qui n&rsquo;exporte rien, un &eacute;mirat qui re&ccedil;oit tout : voil&agrave; l&rsquo;arithm&eacute;tique de notre R&eacute;publique &raquo;, &eacute;crit Me Alice Nkom.</p>
<h2>Une histoire qui commence avant 2021</h2>
<p>Ce pillage a une histoire. D&egrave;s <strong>2021, Interpol alertait</strong> : entre 2008 et 2018, <strong>73 tonnes</strong> avaient d&eacute;j&agrave; pris le m&ecirc;me chemin, repr&eacute;sentant plus de 3 300 milliards de FCFA aux cours actuels. Et ce n&rsquo;est que ce que l&rsquo;on sait.</p>
<p>Au total, ce sont <strong>117 tonnes</strong> d&rsquo;or qui ont quitt&eacute; clandestinement le Cameroun. Emport&eacute;es valise apr&egrave;s valise, avion apr&egrave;s avion.</p>
<p>La Sonamines avait pourtant alert&eacute; les autorit&eacute;s d&egrave;s 2022, apr&egrave;s l&rsquo;exploitation des conclusions d&rsquo;un rapport d&rsquo;Interpol consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;orpaillage ill&eacute;gal. Interpol avait class&eacute; le Cameroun parmi les pays les plus affect&eacute;s par les circuits illicites de commercialisation du m&eacute;tal pr&eacute;cieux en Afrique subsaharienne.</p>
<p>Trois ans plus tard, le ph&eacute;nom&egrave;ne n&rsquo;a fait que s&rsquo;aggraver.</p>
<h2>L&rsquo;ironie qui devrait nous tenir &eacute;veill&eacute;s</h2>
<p>Et voici l&rsquo;ironie qui devrait nous tenir &eacute;veill&eacute;s la nuit. Cet or, vol&eacute; &agrave; 100 % chez nous, est parfaitement en r&egrave;gle l&agrave;-bas. Les acheteurs de Duba&iuml; l&rsquo;ont d&eacute;clar&eacute;. Ils l&rsquo;ont d&eacute;douan&eacute;. Ils ont pay&eacute;, eux, ce qu&rsquo;ils devaient &agrave; leur &Eacute;tat. &laquo; Le receleur est en r&egrave;gle ; c&rsquo;est le propri&eacute;taire qui n&rsquo;a rien. &raquo;</p>
<p>Mais cette ironie contient une cl&eacute;. Car on n&rsquo;importe pas de l&rsquo;or anonyme. Chaque d&eacute;claration d&rsquo;importation porte un nom, une origine, une valeur. Les registres &eacute;miratis contiennent les noms de ceux qui ont vendu notre or.</p>
<p>&laquo; Ces noms existent. Ils dorment dans des archives douani&egrave;res, &agrave; quelques heures d&rsquo;avion de Yaound&eacute;, &agrave; port&eacute;e d&rsquo;une simple demande de coop&eacute;ration judiciaire. &raquo;</p>
<p>Alors la question que tout le monde &eacute;vite : <strong>Duba&iuml; conna&icirc;t les noms. Qui, &agrave; Yaound&eacute;, refuse de les demander ?</strong></p>
<h2>L&rsquo;argument du &laquo; voisin &raquo; : une porte de sortie</h2>
<p>On objectera la r&eacute;ponse officielle : une partie de cet or viendrait des pays voisins, export&eacute; &laquo; au nom du Cameroun &raquo;. Soit. Examinons l&rsquo;argument.</p>
<p>Explique-t-il les <strong>94 sites sur 101</strong> visit&eacute;s par la mission gouvernementale d&rsquo;octobre 2025 qui op&egrave;rent sans aucune autorisation ? Non.</p>
<p>Explique-t-il les zones a&eacute;roportuaires interdites &agrave; nos propres douaniers ? Non.</p>
<p>Explique-t-il qu&rsquo;en 2025 le Cameroun d&eacute;clare z&eacute;ro gramme export&eacute; quand Duba&iuml; en r&eacute;ceptionne plus de huit tonnes ? Non.</p>
<p>&laquo; L&rsquo;argument du voisin n&rsquo;est pas une explication : c&rsquo;est une porte de sortie. Et je note que ceux qui l&rsquo;empruntent ne demandent pas, eux non plus, les noms. &raquo;</p>
<h2>200 entreprises ill&eacute;gales, un syst&egrave;me</h2>
<p>Pr&egrave;s de <strong>200 soci&eacute;t&eacute;s ill&eacute;gales d&rsquo;extraction artisanale d&rsquo;or</strong>, pour la majorit&eacute; &eacute;trang&egrave;res, ont &eacute;t&eacute; identifi&eacute;es au Cameroun. Plus de <strong>95 %</strong> d&rsquo;entre elles sont des entreprises &eacute;trang&egrave;res chinoises, am&eacute;ricaines, canadiennes, soudanaises.</p>
<p>Le ministre des Mines, Fuh Calistus Gentry, les a somm&eacute;es d&rsquo;arr&ecirc;ter sans d&eacute;lai l&rsquo;exploitation. Mais la r&eacute;alit&eacute; est plus complexe. &laquo; Derri&egrave;re chaque entreprise ill&eacute;gale, il y a une &eacute;lite politique haut plac&eacute;e &raquo;, explique l&rsquo;&eacute;cologiste Justin Landry Chekoua. &laquo; Les op&eacute;rateurs ne veulent m&ecirc;me pas laisser l&rsquo;acc&egrave;s aux agents de l&rsquo;&Eacute;tat pour les contr&ocirc;les, car ils se trouvent &ecirc;tre plus puissants que le ministre. &raquo;</p>
<h2>VII. Le prix &agrave; payer : des &eacute;coles, des h&ocirc;pitaux, des routes</h2>
<p>&laquo; Je ne mets en cause aucun individu que la justice n&rsquo;a pas d&eacute;sign&eacute;. Je mets en cause un syst&egrave;me, et je le fais avec les seuls chiffres de l&rsquo;&Eacute;tat lui-m&ecirc;me : ceux de la Sonamines, ceux de l&rsquo;ITIE, ceux d&rsquo;Interpol. &raquo;</p>
<p>Chaque tonne partie sans titre est une &eacute;cole qui ne sera pas b&acirc;tie, un h&ocirc;pital qui ne soignera pas, une route qui ne d&eacute;senclavera rien. Le peuple camerounais n&rsquo;a pas perdu un imp&ocirc;t. On lui a pris son bien.</p>
<p>&laquo; Les noms sont &agrave; Duba&iuml;. La loi est &agrave; Yaound&eacute;. Il ne manque que la volont&eacute; de les faire se rencontrer. &raquo;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-12 04:30:21</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Douala : 6 morts dans l'effondrement d'un immeuble à Bonamoussadi]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93934/11:1/cameroun-douala-6-morts-dans-leffondrement-dun-immeuble-a-bonamoussadi-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un immeuble déclaré « menaçant ruine » et placé sous scellés
s’effondre à Bonamoussadi, tuant six personnes, dont trois enfants,
et ravivant le débat sur la séc...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un immeuble d&eacute;clar&eacute; &laquo; mena&ccedil;ant ruine &raquo; et plac&eacute; sous scell&eacute;s s&rsquo;effondre &agrave; Bonamoussadi, tuant six personnes, dont trois enfants, et ravivant le d&eacute;bat sur la s&eacute;curit&eacute; des b&acirc;timents &agrave; Douala.</p>
<p>Quoi ? Un immeuble de deux &eacute;tages s&rsquo;est effondr&eacute;. Qui ? Six personnes ont perdu la vie, quatre ont &eacute;t&eacute; bless&eacute;es. Quand ? Dans la nuit du 10 au 11 juillet 2026. O&ugrave; ? &Agrave; Bonamoussadi, derri&egrave;re l&rsquo;h&ocirc;tel Saint James, dans le 5e arrondissement de Douala. Pourquoi ? Sous l&rsquo;effet de fortes pluies, un b&acirc;timent d&eacute;j&agrave; fragilis&eacute; et officiellement interdit d&rsquo;occupation.</p>
<p>Mais ce drame n&rsquo;est pas un simple fait divers. Il porte en lui la trag&eacute;die silencieuse de Douala : des immeubles qui menacent ruine, des scell&eacute;s qui ne retiennent personne, des familles vuln&eacute;rables qui r&eacute;occupent clandestinement des logements condamn&eacute;s. Cette nuit-l&agrave;, sous les trombes d&rsquo;eau, le r&ecirc;ve d&rsquo;un toit s&rsquo;est transform&eacute; en pi&egrave;ge mortel. Six vies fauch&eacute;es dont trois enfants , quatre bless&eacute;s, et une question qui br&ucirc;le : combien d&rsquo;autres immeubles &laquo; sous scell&eacute;s &raquo; attendent leur prochaine victime ?</p>
<h2>La nuit o&ugrave; Bonamoussadi a bascul&eacute;</h2>
<p>Il &eacute;tait environ minuit, dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 juillet 2026, lorsque le drame s&rsquo;est produit. Un immeuble de deux &eacute;tages, situ&eacute; derri&egrave;re l&rsquo;h&ocirc;tel Saint James &agrave; Bonamoussadi, s&rsquo;est effondr&eacute; sous le poids des fortes pluies qui s&rsquo;abattaient sur Douala. L&rsquo;alerte a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e, et les secours se sont imm&eacute;diatement d&eacute;ploy&eacute;s.</p>
<p>Les services techniques de la Communaut&eacute; Urbaine de Douala, &eacute;paul&eacute;s par les sapeurs-pompiers et les populations riveraines, ont travaill&eacute; toute la nuit pour extraire les victimes des d&eacute;combres. Quatre personnes ont &eacute;t&eacute; sorties vivantes et &eacute;vacu&eacute;es d&rsquo;urgence vers des formations hospitali&egrave;res. Mais le bilan provisoire est lourd : <strong>six morts</strong>, dont trois enfants. Aux derni&egrave;res nouvelles, les &eacute;quipes de secours poursuivaient les recherches pour retrouver deux autres personnes encore pr&eacute;sum&eacute;es ensevelies.</p>
<h2>Un immeuble &laquo; mena&ccedil;ant ruine &raquo; sous scell&eacute;s</h2>
<p>L&rsquo;information qui frappe le plus, c&rsquo;est que ce b&acirc;timent &eacute;tait d&eacute;j&agrave; connu des autorit&eacute;s. Il avait &eacute;t&eacute; identifi&eacute; comme &laquo; mena&ccedil;ant ruine &raquo;, &eacute;vacu&eacute; de ses occupants et <strong>plac&eacute; sous scell&eacute;s</strong> par la Communaut&eacute; Urbaine de Douala.</p>
<p>&laquo; Cet immeuble, identifi&eacute; comme mena&ccedil;ant ruine, avait &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute; de ses occupants et plac&eacute; sous scell&eacute;s &raquo;, pr&eacute;cise le communiqu&eacute; officiel de la mairie. Mais les mesures de s&eacute;curit&eacute; n&rsquo;ont pas suffi. Des personnes ont <strong>clandestinement r&eacute;occup&eacute; les lieux</strong>, en violation flagrante des interdictions.</p>
<p>Selon plusieurs t&eacute;moignages, l&rsquo;immeuble inachev&eacute; servait de refuge &agrave; des <strong>familles originaires des r&eacute;gions du Nord</strong> ainsi qu&rsquo;&agrave; des <strong>jeunes de la rue</strong>, commun&eacute;ment appel&eacute;s &laquo; Nanga Mboko &raquo;. Des &ecirc;tres humains sans autre choix que de braver l&rsquo;interdit pour trouver un toit et qui ont pay&eacute; de leur vie cette pr&eacute;carit&eacute;.</p>
<h2>&laquo; Tol&eacute;rance z&eacute;ro &raquo; : la r&eacute;ponse du maire</h2>
<p>Le maire de la Ville de Douala, <strong>Dr Roger Mbassa Ndin&egrave;</strong>, a adress&eacute; ses condol&eacute;ances aux familles endeuill&eacute;es et exprim&eacute; sa solidarit&eacute; aux bless&eacute;s ainsi qu&rsquo;&agrave; leurs proches. Pour l&rsquo;ex&eacute;cutif municipal, ce sinistre vient valider la campagne de destruction syst&eacute;matique des immeubles &agrave; risques lanc&eacute;e ces derniers mois.</p>
<p>&laquo; Face &agrave; l&rsquo;insouciance, la tol&eacute;rance z&eacute;ro reste l&rsquo;unique option pour sauver des vies &raquo;, souligne-t-on du c&ocirc;t&eacute; de la mairie. Une d&eacute;claration qui, pourtant, ne manquera pas de faire d&eacute;bat : comment concilier la d&eacute;molition des b&acirc;timents dangereux et la protection des populations vuln&eacute;rables qui n&rsquo;ont parfois nulle part o&ugrave; aller ?</p>
<h2>Douala, capitale des effondrements ?</h2>
<p>Ce drame s&rsquo;inscrit dans une <strong>triste s&eacute;rie</strong>. Les effondrements d&rsquo;immeubles sont devenus monnaie courante &agrave; Douala, la capitale &eacute;conomique du Cameroun. En juillet 2023, un immeuble abritant une quarantaine de personnes s&rsquo;&eacute;tait effondr&eacute;, faisant au moins 33 morts. Plus r&eacute;cemment, le 3 juin 2026, un immeuble en construction s&rsquo;&eacute;tait effondr&eacute; &agrave; B&eacute;panda.</p>
<p>Les causes sont multiples : <strong>non-respect des normes de construction</strong>, <strong>urbanisme sauvage</strong>, <strong>mat&eacute;riaux de mauvaise qualit&eacute;</strong>, et <strong>pluies torrentielles</strong> qui fragilisent des structures d&eacute;j&agrave; pr&eacute;caires. La saison des pluies, qui s&rsquo;abat sur le Littoral, transforme chaque jour potentiel en drame.</p>
<h2>Une enqu&ecirc;te ouverte</h2>
<p>Une enqu&ecirc;te a &eacute;t&eacute; ouverte pour &eacute;tablir les circonstances exactes de cet effondrement. Les autorit&eacute;s cherchent &agrave; d&eacute;terminer les responsabilit&eacute;s : celles des propri&eacute;taires qui n&rsquo;ont pas entretenu le b&acirc;timent, celles des occupants qui ont viol&eacute; les scell&eacute;s, et peut-&ecirc;tre celles des services charg&eacute;s de faire respecter les interdictions.</p>
<p>Les op&eacute;rations de secours et de s&eacute;curisation se poursuivent sur le site, tandis que les ing&eacute;nieurs inspectent les b&acirc;timents voisins pour &eacute;valuer d&rsquo;&eacute;ventuels risques structurels. La Communaut&eacute; Urbaine de Douala promet de communiquer des informations compl&eacute;mentaires &agrave; l&rsquo;issue des op&eacute;rations.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-11 19:20:43</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Compétence universelle : Tchiroma attaque Biya en Suisse]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:40,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;PR\u00e9SIDENTIELLE 2025&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93933/40:1/cameroun-competence-universelle-tchiroma-attaque-biya-en-suisse-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[L’opposant camerounais, qui se présente comme le « président élu
» du Cameroun, a déposé deux plaintes pénales en Suisse pour «
massacres » et « actes de répres...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;opposant camerounais, qui se pr&eacute;sente comme le &laquo; pr&eacute;sident &eacute;lu &raquo; du Cameroun, a d&eacute;pos&eacute; deux plaintes p&eacute;nales en Suisse pour &laquo; massacres &raquo; et &laquo; actes de r&eacute;pression &raquo; post-&eacute;lectoraux. Une strat&eacute;gie judiciaire in&eacute;dite qui vise directement Paul Biya, r&eacute;guli&egrave;rement en s&eacute;jour &agrave; Gen&egrave;ve.</p>
<h2>Le r&eacute;gime de Yaound&eacute; &laquo; ne saurait perdurer &raquo;, mart&egrave;le l&rsquo;opposant</h2>
<p>Dans un communiqu&eacute; dat&eacute; du 11 juillet 2026, Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre de Paul Biya devenu son principal opposant, annonce avoir saisi les autorit&eacute;s judiciaires suisses sur le fondement de la <strong>comp&eacute;tence universelle</strong>. Deux plaintes p&eacute;nales ont &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;es contre les auteurs pr&eacute;sum&eacute;s de la r&eacute;pression visant les Camerounais revendiquant &laquo; la v&eacute;rit&eacute; des urnes &raquo; issue de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025.</p>
<p>&laquo; Cette violence &eacute;tatique &eacute;rig&eacute;e en syst&egrave;me de gouvernance par la peur et la dissuasion, ne saurait perdurer &raquo;, affirme Tchiroma Bakary dans une lettre adress&eacute;e &agrave; la nation. Il pr&eacute;cise avoir donn&eacute; instruction &agrave; ses avocats de saisir &laquo; l&rsquo;ensemble des &Eacute;tats l&eacute;galistes ayant sign&eacute; les conventions internationales &raquo; sur la comp&eacute;tence universelle.</p>
<p>Cette d&eacute;marche fait suite &agrave; une premi&egrave;re plainte d&eacute;pos&eacute;e le 12 juin 2026 aupr&egrave;s des autorit&eacute;s judiciaires fran&ccedil;aises, sur le m&ecirc;me fondement. D&rsquo;autres plaintes sont &laquo; en cours de d&eacute;p&ocirc;t &raquo; dans plusieurs pays signataires de la Convention de New York du 10 d&eacute;cembre 1984 contre la torture et de celle du 20 d&eacute;cembre 2006 contre les disparitions forc&eacute;es.</p>
<h2>Pourquoi la Suisse ? Le &laquo; probl&egrave;me &raquo; Paul Biya</h2>
<p>Le choix de la Suisse n&rsquo;est pas anodin. Dans son communiqu&eacute;, Tchiroma Bakary souligne que <a href="https://www.letemps.ch/suisse/geneve/le-president-controverse-du-cameroun-paul-biya-est-de-retour-a-geneve" target="_blank" rel="noopener"><strong>Paul Biya, 93 ans, s&eacute;journe r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel Intercontinental de Gen&egrave;ve</strong></a> plusieurs mois par an, &laquo; pour des raisons de convenance personnelle ou de sant&eacute; &raquo;.</p>
<p>Le pr&eacute;sident camerounais est en effet un habitu&eacute; du bout du L&eacute;man. Client de longue date de l&rsquo;Intercontinental, il y s&eacute;journe fr&eacute;quemment, suscitant r&eacute;guli&egrave;rement des pol&eacute;miques au Cameroun et parmi la diaspora. En juin 2026, il avait entam&eacute; une troisi&egrave;me semaine en Suisse, dans le plus grand secret, pour un s&eacute;jour m&eacute;dical aux contours tr&egrave;s politiques.</p>
<p>La pr&eacute;sence r&eacute;guli&egrave;re de Paul Biya sur le sol helv&eacute;tique est un &eacute;l&eacute;ment cl&eacute; de la strat&eacute;gie judiciaire de l&rsquo;opposant : le principe de comp&eacute;tence universelle permet en effet &agrave; un tribunal d&rsquo;exercer sa juridiction m&ecirc;me en l&rsquo;absence de lien territorial, &agrave; condition que la personne mise en cause se trouve sur le territoire du pays.</p>
<h2>Jacques Bertrand Mang et Joseph-Espoir Biyong, symboles d&rsquo;une r&eacute;pression d&eacute;nonc&eacute;e</h2>
<p>Pour &eacute;tayer ses accusations, Tchiroma Bakary cite deux cas embl&eacute;matiques :</p>
<p><strong>Jacques Bertrand Mang</strong>, activiste et influenceur camerounais, est actuellement d&eacute;tenu &agrave; la prison centrale de New Bell &agrave; Douala depuis le 1er juillet 2026. Poursuivi pour &laquo; violences sur fonctionnaire &raquo;, &laquo; entrave au fonctionnement d&rsquo;un service public &raquo; et &laquo; diffamation sur les r&eacute;seaux sociaux &raquo;, il avait auparavant &eacute;t&eacute; intern&eacute; de force dans un service psychiatrique de l&rsquo;h&ocirc;pital Laquintinie. Son avocate, Me Alice Nkom, a annonc&eacute; que le tribunal de premi&egrave;re instance de Douala-Bonanjo se prononcera le <strong>17 juillet 2026</strong> sur sa demande de mise en libert&eacute; provisoire.</p>
<p><strong>Joseph-Espoir Biyong</strong>, 6ᵉ adjoint au maire de Douala 5ᵉ, a &eacute;t&eacute; convoqu&eacute; par le pr&eacute;fet du Wouri le 17 novembre 2025 pour une &laquo; affaire vous concernant &raquo;. Sa convocation faisait suite &agrave; une d&eacute;claration t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e dans laquelle il reconnaissait la victoire d&rsquo;Issa Tchiroma Bakary &agrave; la pr&eacute;sidentielle et d&eacute;non&ccedil;ait &laquo; la m&eacute;chancet&eacute; du r&eacute;gime de Paul Biya &raquo;.</p>
<p>Pour Tchiroma Bakary, ces cas illustrent une &laquo; violence &eacute;tatique &raquo; syst&eacute;matique visant &agrave; museler toutes les voix dissidentes.</p>
<h2>&laquo; La m&eacute;moire de nos morts commande que les auteurs soient poursuivis &raquo;</h2>
<p>L&rsquo;opposant camerounais, qui revendique sa victoire &agrave; la pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2025, ne s&rsquo;en tient pas &agrave; des consid&eacute;rations politiques. Il &eacute;voque &laquo; la m&eacute;moire de nos morts, martyrs de notre combat pour la v&eacute;rit&eacute; des urnes &raquo; et exige que &laquo; les auteurs, les complices, les ex&eacute;cutants et les donneurs d&rsquo;ordres soient poursuivis, traqu&eacute;s et jug&eacute;s partout o&ugrave; ils seraient tent&eacute;s de se r&eacute;fugier &raquo;.</p>
<p>&laquo; Toutes les victimes doivent obtenir outre justice, une juste et int&eacute;grale r&eacute;paration de leurs pr&eacute;judices &raquo;, ajoute-t-il.</p>
<p>Dans l&rsquo;attente de la lib&eacute;ration des d&eacute;tenus, il annonce une &laquo; action d&rsquo;assistance humanitaire et judiciaire coordonn&eacute;e &raquo; par sa porte-parole, Me Alice Nkom, avocate camerounaise connue pour son engagement en faveur des droits de l&rsquo;homme.</p>
<h2>Une strat&eacute;gie judiciaire internationale sans pr&eacute;c&eacute;dent</h2>
<p>La d&eacute;marche d&rsquo;Issa Tchiroma Bakary est in&eacute;dite dans l&rsquo;histoire politique r&eacute;cente du Cameroun. Jamais un opposant n&rsquo;avait entrepris de saisir plusieurs juridictions &eacute;trang&egrave;res sur le fondement de la comp&eacute;tence universelle pour d&eacute;noncer des violations des droits humains imput&eacute;es au r&eacute;gime en place.</p>
<p>Cette strat&eacute;gie s&rsquo;inscrit dans un contexte de <strong>crise post-&eacute;lectorale persistante</strong>. Le Conseil constitutionnel camerounais a proclam&eacute; Paul Biya vainqueur avec 53,66 % des suffrages, devant Issa Tchiroma Bakary, cr&eacute;dit&eacute; de 35,19 %. Ce dernier conteste ces r&eacute;sultats et s&rsquo;est autoproclam&eacute; &laquo; pr&eacute;sident &eacute;lu &raquo; d&egrave;s le 17 novembre 2025.</p>
<h2>Qu&rsquo;est-ce que la comp&eacute;tence universelle ?</h2>
<p>La comp&eacute;tence universelle est un principe de droit international permettant &agrave; un &Eacute;tat de poursuivre les auteurs de crimes graves (g&eacute;nocide, crimes contre l&rsquo;humanit&eacute;, torture, disparitions forc&eacute;es) ind&eacute;pendamment du lieu o&ugrave; les faits ont &eacute;t&eacute; commis ou de la nationalit&eacute; des auteurs et des victimes.</p>
<p>En Suisse, une plainte sur ce fondement peut &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;e si la personne incrimin&eacute;e se trouve sur le territoire national. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce lien que Tchiroma Bakary entend &eacute;tablir en pointant les s&eacute;jours r&eacute;guliers de Paul Biya &agrave; Gen&egrave;ve.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/Chiroma_2.webp" alt="" width="1131" height="1600" /> <img src="/storage/photos/shares/Special2/Chiroma_1.webp" alt="" width="1131" height="1600" /></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-11 18:27:41</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Philippe Nanga alerte sur les libertés publiques au Cameroun]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Philippe Nanga, figure de la société civile camerounaise, a livré
une analyse sans concession des défis des libertés publiques et de
la gouvernance au Cameroun,...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Philippe Nanga, figure de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise, a livr&eacute; une analyse sans concession des d&eacute;fis des libert&eacute;s publiques et de la gouvernance au Cameroun, de l'affaire Jacques Bertrand Mang &agrave; la rumeur de nomination d'un vice-pr&eacute;sident.</p>
<blockquote>
<p>Philippe Nanga, coordinateur de l'ONG Un Monde Avenir, &eacute;tait l'invit&eacute; de l'&eacute;mission Paroles d'Homme sur ECHOS 237. Il a alert&eacute; sur l'&eacute;tat des libert&eacute;s publiques au Cameroun, revenant sur l'arrestation de l'activiste Jacques Bertrand Mang, la rumeur de nomination d'un vice-pr&eacute;sident, les d&eacute;bats sur l'autochtonie et les all&eacute;gations de trafic d'or.</p>
</blockquote>
<p>Derri&egrave;re ces dossiers en apparence disparates, un m&ecirc;me fil rouge : la fragilisation de l'&Eacute;tat de droit et l'urgence d'une gouvernance plus transparente. Le coordonnateur de l'ONG bas&eacute;e &agrave; Douala livre une analyse qui interpelle autant qu'elle &eacute;claire.</p>
<h2>Philippe Nanga, une voix de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise</h2>
<p>Philippe Nanga est le coordinateur national de l'ONG <strong>Un Monde Avenir</strong>, organisation bas&eacute;e &agrave; Douala, la capitale &eacute;conomique du Cameroun. L'ONG, partenaire technique et financier de la Friedrich Ebert Foundation, &oelig;uvre pour l'&eacute;ducation aux droits &eacute;lectoraux et l'accompagnement des citoyens aux processus &eacute;lectoraux.</p>
<p>Reconnu par le minist&egrave;re de la Jeunesse et de l'&Eacute;ducation civique comme &laquo; Ambassadeur du Programme national d'&eacute;ducation civique &raquo; (PRONEC-REAMORCE), Philippe Nanga a &eacute;galement d&eacute;ploy&eacute; pr&egrave;s de <strong>800 observateurs</strong> lors de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025. Il est r&eacute;guli&egrave;rement sollicit&eacute; par les m&eacute;dias nationaux et internationaux pour son expertise sur les questions &eacute;lectorales et de gouvernance.</p>
<h2>Affaire Jacques Bertrand Mang : &laquo; un d&eacute;bat sur les libert&eacute;s publiques &raquo;</h2>
<p>Invit&eacute; sur le plateau d'ECHOS 237, Philippe Nanga est revenu sur l'arrestation de <strong>Jacques Bertrand Mang</strong>, activiste et figure de la contestation sur les r&eacute;seaux sociaux, incarc&eacute;r&eacute; &agrave; la prison centrale de New Bell depuis le <strong>1er juillet 2026</strong>.</p>
<p>L'activiste est poursuivi pour trois chefs d'accusation :<br />- <strong>Violences sur fonctionnaire</strong> &agrave; la suite d'une altercation avec un policier qui aurait d&eacute;truit son t&eacute;l&eacute;phone alors que Mang filmait une r&eacute;union avec des jeunes<br />- <strong>Entrave au fonctionnement d'un service public</strong><br />- <strong>Diffamation sur les r&eacute;seaux sociaux</strong></p>
<blockquote>
<p>&laquo; Cette affaire relance le d&eacute;bat sur le respect des libert&eacute;s publiques et les conditions de d&eacute;tention dans le pays &raquo;, a estim&eacute; Philippe Nanga.</p>
</blockquote>
<p>Le <strong>Tribunal de premi&egrave;re instance de Douala-Bonanjo</strong> a examin&eacute; le 10 juillet 2026 la demande de mise en libert&eacute; provisoire d&eacute;pos&eacute;e par les avocats de Mang, parmi lesquels Me <strong>Alice Nkom</strong>, doyenne du barreau camerounais, et Me <strong>Michael Khumbah Asong</strong>, ancien candidat &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2025. Le juge a mis sa d&eacute;cision en d&eacute;lib&eacute;r&eacute; et <strong>rendra son ordonnance le 17 juillet 2026</strong>.</p>
<p>Selon le REDHAC (R&eacute;seau des d&eacute;fenseurs des droits humains en Afrique centrale), l'activiste aurait &eacute;t&eacute; victime de tortures et de traitements inhumains. Sa d&eacute;fense d&eacute;nonce une &laquo; arrestation politique &raquo; visant &agrave; faire taire une voix critique.</p>
<h2>&nbsp;Vice-pr&eacute;sident : &laquo; Plus de clart&eacute; dans le fonctionnement des institutions &raquo;</h2>
<p>Philippe Nanga s'est &eacute;galement exprim&eacute; sur la pol&eacute;mique suscit&eacute;e par la diffusion d'un document annon&ccedil;ant la nomination d'un vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Il a appel&eacute; &agrave; &laquo; <strong>davantage de clart&eacute; dans le fonctionnement des institutions </strong>&raquo;.</p>
<p><strong>Rappel des faits</strong> : Le 4 avril 2026, le Parlement camerounais a adopt&eacute; une r&eacute;vision constitutionnelle r&eacute;introduisant le poste de vice-pr&eacute;sident, dont la nomination reviendra au chef de l'&Eacute;tat. Cette r&eacute;forme a &eacute;t&eacute; critiqu&eacute;e par l'opposition, qui craint une &laquo; d&eacute;rive monarchique &raquo; du pouvoir.</p>
<p>D&eacute;but juin 2026, un faux d&eacute;cret circulant sur les r&eacute;seaux sociaux pr&eacute;tendait que le pr&eacute;sident Paul Biya avait nomm&eacute; son fils <strong>Franck Emmanuel Biya</strong> &agrave; ce poste. Ce document a &eacute;t&eacute; formellement d&eacute;menti par les autorit&eacute;s camerounaises et identifi&eacute; comme une <strong>infox</strong> par l'AFP Factuel.</p>
<p>Pour Philippe Nanga, cette affaire illustre les <strong>dysfonctionnements de la communication institutionnelle</strong> et la n&eacute;cessit&eacute; de <strong>transparence</strong> dans les processus de nomination et de succession.</p>
<h2>&nbsp;Autochtonie : &laquo; Ne pas alimenter les divisions entre citoyens &raquo;</h2>
<p>Le coordonnateur d'Un Monde Avenir a &eacute;galement abord&eacute; les d&eacute;bats autour de la notion d'<strong>autochtonie</strong>, mettant en garde contre les discours susceptibles d'alimenter les divisions entre Camerounais.</p>
<p>Au Cameroun, la notion d'autochtonie est &laquo; toujours sujet &agrave; de longs d&eacute;bats &raquo;, selon les experts. Elle renvoie &agrave; la question de savoir qui est &laquo; natif &raquo; d'une r&eacute;gion ou d'une localit&eacute;, avec des implications politiques, fonci&egrave;res et sociales majeures.</p>
<blockquote>
<p>Les discours sur l'autochtonie, s'ils ne sont pas ma&icirc;tris&eacute;s, risquent de fracturer le tissu social camerounais, a mis en garde Philippe Nanga.</p>
</blockquote>
<p>Cette pr&eacute;occupation rejoint les travaux men&eacute;s par Un Monde Avenir sur la <strong>coh&eacute;sion social</strong>e et la <strong>participation citoyenn</strong>e, notamment &agrave; travers des forums r&eacute;unissant des jeunes activement engag&eacute;s en politique et dans la d&eacute;fense des droits humains.</p>
<h2>&nbsp;Gouvernance &eacute;conomique : trafic d'or et lutte contre l'impunit&eacute;</h2>
<p>Enfin, Philippe Nanga a &eacute;voqu&eacute; les <strong>questions de gouvernance &eacute;conomique</strong>, notamment les all&eacute;gations de <strong>trafic d'or</strong> et les enjeux de la lutte contre l'impunit&eacute;.</p>
<p><strong>Le scandale</strong> : En f&eacute;vrier 2026, le pr&eacute;sident Paul Biya a ordonn&eacute; l'&eacute;tablissement d'une commission d'enqu&ecirc;te mixte sur le trafic illicite d'or. Selon le rapport ITIE 2023, la Direction g&eacute;n&eacute;rale des Douanes du Cameroun n'aurait d&eacute;clar&eacute; que <strong>22,3 kilogrammes</strong> d'or export&eacute;s, tandis que des sources &eacute;voquent des volumes astronomiques.</p>
<p>Les modalit&eacute;s du trafic pr&eacute;sum&eacute; sont saisissantes : l'or quitterait le territoire camerounais via <strong>des jets priv&eacute;s et des valises diplomatiques</strong> non soumises aux contr&ocirc;les habituels. L'affaire implique des personnalit&eacute;s proches du pouvoir, dont <strong>Oswald Baboke</strong>, qui fait &eacute;galement l'objet d'une enqu&ecirc;te dans l'affaire du &laquo; faux d&eacute;cret &raquo;.</p>
<p>Philippe Nanga, qui avait d&eacute;j&agrave; d&eacute;nonc&eacute; une &laquo; cacophonie g&eacute;n&eacute;rale &raquo; dans la gestion du recensement national, voit dans ce dossier un <strong>symbole de l'impunit&eacute;</strong> qui gangr&egrave;ne la gouvernance camerounaise. Il a rappel&eacute; que &laquo; les enqu&ecirc;tes s'ouvrent, mais les conclusions disparaissent &raquo;.</p>
<hr />
<p>- &laquo; Le 17 juillet, la justice camerounaise dira si Jacques Bertrand Mang retrouve la libert&eacute; ou reste derri&egrave;re les barreaux de New Bell. &raquo;<br />- &laquo; Un faux d&eacute;cret, des valises diplomatiques pleines d'or, des activistes en prison : trois affaires qui dessinent un m&ecirc;me portrait du Cameroun. &raquo;<br />- &laquo; Quand on n'a pas la ma&icirc;trise des chiffres, on va droit dans le mur &raquo; &nbsp;Philippe Nanga<br />- &laquo; Par le dialogue, par la voie du dialogue, on peut rapidement trouver un apaisement &raquo; &nbsp;Philippe Nanga</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">PAul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-11 17:31:12</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Le football sud-africain en deuil]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93944/11:1/afrique-du-sud-le-football-sud-africain-en-deuil-south-africa.html</link>
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      <description><![CDATA[Le milieu de terrain international sud-africain Jayden Adams est
décédé ce samedi 11 juillet 2026 à l’âge de 25 ans.

CE QU’ON SAIT 

Parcours récent : Il venai...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le milieu de terrain international sud-africain Jayden Adams est d&eacute;c&eacute;d&eacute; ce samedi 11 juillet 2026 &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 25 ans.</p>
<p><strong>Ce qu&rsquo;on sait</strong>&nbsp;</p>
<p>Parcours r&eacute;cent : Il venait d&rsquo;&ecirc;tre s&eacute;lectionn&eacute; le 28 mai 2026 par Hugo Broos pour participer &agrave; la Coupe du monde 2026. Il y a jou&eacute; 3 matchs.<br />Club : form&eacute; au Stellenbosch FC, il jouait au poste de milieu central.<br />S&eacute;lection nationale : Premi&egrave;re cape avec les Bafana Bafana le 13 juillet 2022 contre le Mozambique. Il avait aussi disput&eacute; la CAN 2023 en C&ocirc;te d'Ivoire.</p>
<p><strong>Circonstances du d&eacute;c&egrave;s&nbsp;</strong></p>
<p>Les versions divergent encore et les autorit&eacute;s n&rsquo;ont pas communiqu&eacute; de cause officielle :<br />Selon la presse locale sud- africaine, il aurait &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; mort dans un h&ocirc;tel.<br />D&rsquo;autres sources &eacute;voquent un suicide &agrave; domicile, alors qu&rsquo;il venait de perdre sa grand-m&egrave;re il y a deux semaines.</p>
<p>&Agrave; ce stade, la cause exacte n&rsquo;a pas encore &eacute;t&eacute; &eacute;lucid&eacute;e par les autorit&eacute;s.</p>
<p>Le football sud-africain perd un joueur de 25 ans qui venait d&rsquo;atteindre le sommet avec une Coupe du monde. Et il avait encore tout l'avenir devant lui, avec encore environ 10 ans comme footballeur professionnel.&nbsp;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Isaac Ekwalla</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-11 17:29:37</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Ahidjo vs Biya : le Cameroun a perdu son âme]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93931/30:27/ahidjo-vs-biya-le-cameroun-a-perdu-son-ame-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Sous Ahmadou Ahidjo, le Cameroun était autosuffisant, scolarisait 93%
de ses enfants et figurait parmi les pays les plus prospères
d'Afrique. Sous Paul Biya, 40...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Sous Ahmadou Ahidjo, le Cameroun &eacute;tait autosuffisant, scolarisait 93% de ses enfants et figurait parmi les pays les plus prosp&egrave;res d'Afrique. Sous Paul Biya, 40% de la population vit sous le seuil de pauvret&eacute;. Une autre voie est-elle encore possible ?</p>
<p>En 1980, le Cameroun &eacute;tait un miracle africain.</p>
<p>Le pays produisait 96% de sa nourriture. 93% des enfants allaient &agrave; l'&eacute;cole. Les caisses de l'&Eacute;tat &eacute;taient pleines. Le pays &eacute;tait class&eacute; parmi les nations &agrave; revenu interm&eacute;diaire. &Agrave; Yaound&eacute;, on parlait du "grenier de l'Afrique centrale".</p>
<p>Quarante-six ans plus tard, le tableau est radicalement diff&eacute;rent.</p>
<p>Aujourd'hui, quatre Camerounais sur dix vivent sous le seuil de pauvret&eacute;. Le pays importe massivement ce qu'il produisait hier. La croissance stagne &agrave; 3,7%. Le ch&ocirc;mage fr&ocirc;le les 10%. Et la dette publique, bien que soutenable en apparence, pr&eacute;sente un "risque &eacute;lev&eacute;" selon le FMI.</p>
<p>Comment un pays parti avec tant d'atouts a-t-il pu s'enliser &agrave; ce point ? La question est sur toutes les l&egrave;vres. Elle est m&ecirc;me devenue l'une des plus br&ucirc;lantes du d&eacute;bat public camerounais.</p>
<h2>LE CAMEROUN D'AHIDJO : UN MOD&Egrave;LE OUBLI&Eacute;</h2>
<p>Ahmadou Ahidjo n'avait pour tout dipl&ocirc;me que le certificat d'&eacute;tudes primaires, compl&eacute;t&eacute; par une formation de t&eacute;l&eacute;graphiste-radio &agrave; l'&Eacute;cole primaire sup&eacute;rieure. Pourtant, sous sa pr&eacute;sidence (1960-1982), le Cameroun a connu l'une de ses p&eacute;riodes les plus prosp&egrave;res.</p>
<p>Les chiffres parlent d'eux-m&ecirc;mes. Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980, le Cameroun &eacute;tait "<strong>parmi les pays africains les plus prosp&egrave;res du point de vue &eacute;conomique</strong>" . Le pays avait atteint son autosuffisance alimentaire d&egrave;s les ann&eacute;es 1975, avec un point culminant en 1980 : 96% des besoins alimentaires de la population &eacute;taient satisfaits par la production locale.</p>
<p>L'&eacute;ducation &eacute;tait une priorit&eacute; nationale. Les d&eacute;cennies 1960, 1970 et 1980 sont qualifi&eacute;es "<strong>d'ann&eacute;es de l'explosion scolaire</strong>" . Le taux de scolarisation primaire avoisinait les 95% en 1980. Les effectifs de l'enseignement primaire ont &eacute;t&eacute; multipli&eacute;s par 2,5 entre 1960 et 1973.</p>
<p>Sur le plan &eacute;conomique, la croissance &eacute;tait constante. Le produit int&eacute;rieur brut progressait en moyenne de <strong>7,4% par an</strong> dans les ann&eacute;es 1960-1970. Le revenu annuel par habitant &eacute;tait de l'ordre de 50 000 francs CFA en 1970.</p>
<p>Ahidjo avait une vision strat&eacute;gique. Il fit placer les revenus p&eacute;troliers dans un compte "hors budget" pour &eacute;viter au pays de "vivre au-dessus de ses moyens" . Cette d&eacute;cision, bien que critiqu&eacute;e pour son opacit&eacute;, a permis de financer le d&eacute;veloppement agricole. En 2015, l'agriculture pesait encore 28,5% du PIB camerounais, contre seulement 20% au Nigeria.</p>
<h2>LE GLISSEMENT PROGRESSIF SOUS BIYA</h2>
<p>Paul Biya arrive au pouvoir le 6 novembre 1982. Depuis, le Cameroun n'a cess&eacute; de reculer sur de nombreux indicateurs.</p>
<p><strong>L'autosuffisance alimentaire s'est effondr&eacute;e.</strong> Le pays qui nourrissait sa population et exportait vers ses voisins est devenu un importateur net. La production locale de riz ne couvre plus que 13% de la demande nationale. "L'autosuffisance alimentaire du Cameroun est en nette r&eacute;gression depuis les ann&eacute;es 2000" , constatent les &eacute;conomistes.</p>
<p><strong>La pauvret&eacute; s'est install&eacute;e.</strong> Environ 40% des Camerounais vivent sous le seuil de pauvret&eacute;. Plus de 10 millions de personnes survivent avec moins de 813 FCFA par jour. La r&eacute;duction de la pauvret&eacute; "a stagn&eacute; au cours des 20 derni&egrave;res ann&eacute;es" .</p>
<p><strong>L'&eacute;conomie patine.</strong> La croissance du PIB, qui atteignait 7,4% sous Ahidjo, stagne d&eacute;sormais autour de 3,7%. Le taux de ch&ocirc;mage est estim&eacute; &agrave; 9,8% en 2025. Les in&eacute;galit&eacute;s persistent, avec un coefficient de Gini de 0,4.</p>
<p><strong>Le prestige international s'est effrit&eacute;.</strong> Le Cameroun, jadis mod&egrave;le pour l'Afrique, est aujourd'hui class&eacute; 155e sur 193 pays selon l'indice de d&eacute;veloppement humain. Un d&eacute;classement spectaculaire.</p>
<h2>LE PARADOXE DE LA FONCTION PUBLIQUE</h2>
<p>L'une des observations les plus frappantes concerne le rapport des Camerounais &agrave; l'emploi. "Il para&icirc;t souvent plus avantageux d'&ecirc;tre fonctionnaire que cr&eacute;ateur d'entreprise ou industriel". Ce constat n'est pas anecdotique : il r&eacute;v&egrave;le une &eacute;conomie qui r&eacute;compense la rente plut&ocirc;t que l'initiative.</p>
<p>Le gouvernement camerounais a d'ailleurs pr&eacute;vu de renforcer le contr&ocirc;le de la masse salariale de l'&Eacute;tat pour la ramener &agrave; moins de 35% des recettes en 2025. Un aveu implicite que le poids de la fonction publique est devenu insoutenable.</p>
<h2>DES ATTOUTS PERSISTANTS</h2>
<p>Le Cameroun n'a pourtant pas tout perdu. Le pays dispose encore d'atouts consid&eacute;rables.</p>
<p>Le secteur non p&eacute;trolier a progress&eacute; de 4,1% en 2025, soutenu par la production d'&eacute;nergie (nouveau barrage de Nachtigal, +420 m&eacute;gawatts), la construction, les industries agroalimentaires et le trafic de conteneurs en hausse de 333,3% au port de Kribi.</p>
<p>L'inflation a baiss&eacute; &agrave; 3,4% en 2025. Le d&eacute;ficit budg&eacute;taire s'est r&eacute;duit &agrave; 1,2% du PIB. Le syst&egrave;me bancaire reste r&eacute;silient, avec 16 banques sur 19 respectant les normes prudentielles.</p>
<p>"L'&eacute;conomie camerounaise a gard&eacute; la t&ecirc;te hors de l'eau" , notait Jeune Afrique en 2017. Mais garder la t&ecirc;te hors de l'eau ne suffit pas quand on aspire &agrave; nager.</p>
<h2>UNE AUTRE VOIE EST-ELLE POSSIBLE ?</h2>
<p>La question qui br&ucirc;le est d&eacute;sormais sur toutes les l&egrave;vres : un nouveau Cameroun, meilleur que celui de l'&laquo; interm&egrave;de &raquo; Biya, est-il possible ?</p>
<p>La r&eacute;ponse est mille fois oui.</p>
<p>L'histoire du Cameroun en fournit elle-m&ecirc;me la d&eacute;monstration. Un pays qui a r&eacute;ussi &agrave; se d&eacute;velopper avec un pr&eacute;sident au CEP peut le faire &agrave; nouveau. Un pays qui a atteint l'autosuffisance alimentaire peut y revenir. Un pays qui scolarisait 93% de ses enfants peut retrouver ce niveau.</p>
<p>Les grandes transformations de l'histoire surviennent souvent lorsque plus personne ne les attend. Comme le disait Winston Churchill : "<strong>Un pessimiste voit la difficult&eacute; dans chaque opportunit&eacute; ; un optimiste voit l'opportunit&eacute; dans chaque difficult&eacute;.</strong>"</p>
<p>Une autre maxime rappelle avec justesse qu'"il n'existe pas de citadelles imprenables, seulement des citadelles mal attaqu&eacute;es".</p>
<p>Et comme le dit un proverbe universel, quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec JPD</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-11 15:26:35</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Faux diplômes, faux pasteurs : le Cameroun s'invente]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93930/30:27/faux-diplomes-faux-pasteurs-le-cameroun-sinvente-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Des faux diplômes aux faux médicaments, en passant par les faux
fonctionnaires et les faux actes présidentiels, le Cameroun s'est
enfermé dans une spirale du me...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Des faux dipl&ocirc;mes aux faux m&eacute;dicaments, en passant par les faux fonctionnaires et les faux actes pr&eacute;sidentiels, le Cameroun s'est enferm&eacute; dans une spirale du mensonge qui ronge son tissu social, son &eacute;conomie et jusqu'&agrave; son &acirc;me collective.</p>
<p>C'est un mardi matin &agrave; Yaound&eacute;. Dans une officine de quartier, une m&egrave;re ach&egrave;te des m&eacute;dicaments pour son enfant fi&eacute;vreux. Elle ne le sait pas encore, mais ces comprim&eacute;s sont contrefaits. &Agrave; quelques kilom&egrave;tres de l&agrave;, un jeune dipl&ocirc;m&eacute; pr&eacute;sente un parchemin obtenu moyennant quelques milliers de francs CFA &agrave; un recruteur qui ne v&eacute;rifiera pas. Plus loin, un escroc, depuis sa cellule de la prison centrale de Kondengui, utilise le nom du directeur du Cabinet civil de la pr&eacute;sidence pour soutirer de l'argent &agrave; des candidats au concours de police.</p>
<p>Bienvenue au Cameroun, o&ugrave; le faux est devenu la monnaie d'&eacute;change la plus courante.</p>
<p>Le constat est gla&ccedil;ant. Le philosophe politique Hubert Mono Ndzana r&eacute;sume la situation en une formule devenue c&eacute;l&egrave;bre : "<strong>La soci&eacute;t&eacute; a &eacute;cart&eacute; la norme et normalis&eacute; l'&eacute;cart</strong>". En 2026, cette analyse n'a jamais &eacute;t&eacute; aussi juste. L'anti-norme est devenue la norme, l'anti-valeur s'est &eacute;rig&eacute;e en valeur, et l'interdit s'est transform&eacute; en permis.</p>
<h2>L'INVENTAIRE D'UN D&Eacute;SASTRE QUOTIDIEN</h2>
<p>L'ampleur du ph&eacute;nom&egrave;ne d&eacute;passe l'entendement. Des faux dipl&ocirc;mes aux faux billets, des fausses bi&egrave;res aux faux titres fonciers, des faux policiers aux faux pasteurs ; aucun secteur de la vie camerounaise n'est &eacute;pargn&eacute;.</p>
<p>En octobre 2024, la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC) a lanc&eacute; une campagne nationale contre l'utilisation des faux dipl&ocirc;mes, ciblant sp&eacute;cifiquement les &eacute;tudiants qui recourent &agrave; cette pratique pour int&eacute;grer la fonction publique. Une campagne n&eacute;cessaire, mais qui ressemble &agrave; une goutte d'eau dans un oc&eacute;an de mensonges.</p>
<p>Les chiffres donnent le vertige. Lors du recrutement dans les forces de d&eacute;fense, <strong>1312 faux dipl&ocirc;mes ont &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute;s &agrave; la derni&egrave;re &eacute;tape</strong>. 1312 candidats qui auraient int&eacute;gr&eacute; l'arm&eacute;e ou la gendarmerie sur la base d'un mensonge. 1312 personnes qui auraient port&eacute; l'uniforme de la R&eacute;publique avec un parchemin achet&eacute; au march&eacute; noir.</p>
<p>Dans le secteur de l'&eacute;ducation, les examens officiels sont eux-m&ecirc;mes contamin&eacute;s. En 2025, la ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga, a sanctionn&eacute; <strong>255 personnes</strong> pour fraude et irr&eacute;gularit&eacute;s lors des examens de l'Office du baccalaur&eacute;at du Cameroun. 208 candidats et 47 enseignants. Les motifs ? Des t&eacute;l&eacute;phones portables dissimul&eacute;s, des r&eacute;seaux WhatsApp d'entraide, des inscriptions frauduleuses via de faux bulletins de notes.</p>
<p>L'enseignement sup&eacute;rieur n'est pas en reste. La Commission nationale d'&eacute;valuation des dipl&ocirc;mes obtenus &agrave; l'&eacute;tranger a identifi&eacute; <strong>17 faux certificats</strong> soumis &agrave; l'&eacute;quivalence, et en a rejet&eacute; 10 autres pour diverses raisons. Sur 2 883 dossiers examin&eacute;s, pr&egrave;s de 30 ont &eacute;t&eacute; jug&eacute;s frauduleux ou non conformes.</p>
<h2>QUAND L'&Eacute;TAT LUI-M&Ecirc;ME SE FALSIFIE</h2>
<p>Le ph&eacute;nom&egrave;ne ne se limite pas au secteur priv&eacute; ou &agrave; l'&eacute;ducation. Il a infiltr&eacute; les plus hautes sph&egrave;res de l'&Eacute;tat. On parle aujourd'hui, en 2026, de faux actes pr&eacute;sidentiels, de faux d&eacute;crets, de faux remaniements minist&eacute;riels, de faux actes de naissance d&eacute;livr&eacute;s par des officiers d'&eacute;tat civil corrompus.</p>
<p>Le cas le plus embl&eacute;matique ? Un r&eacute;seau d'usurpation d'identit&eacute; d&eacute;mantel&eacute; en mars 2025, impliquant <strong>un gardien de prison et quatre d&eacute;tenus de la prison centrale de Kondengui</strong>, qui utilisaient l'identit&eacute; de hauts fonctionnaires dont le directeur du Cabinet civil de la pr&eacute;sidence et le ministre des Transports pour escroquer des candidats aux concours. Ces escrocs op&eacute;raient depuis leurs cellules, t&eacute;l&eacute;phone &agrave; la main, convainquant leurs victimes que leurs dossiers &eacute;taient incomplets et exigeant des acomptes.</p>
<p>Et ce n'est pas un cas isol&eacute;. En avril 2025, la gendarmerie a &eacute;mis un communiqu&eacute; urgent : un escroc utilisant l'identit&eacute; du colonel Nguele Joseph D&eacute;sir&eacute;, commandant de la L&eacute;gion de Gendarmerie du Centre, s&eacute;vissait depuis mars pour soutirer argent et biens &agrave; des personnalit&eacute;s politiques influentes. L'imposteur, incarc&eacute;r&eacute; &agrave; Kondengui, avait mis en place un syst&egrave;me d'arnaque sophistiqu&eacute; ciblant sp&eacute;cifiquement les fonctionnaires et &eacute;lites.</p>
<p>"Un escroc utilisant son identit&eacute; et son image s&eacute;vit depuis mars 2025 pour soutirer argent et biens &agrave; des personnalit&eacute;s", a pr&eacute;venu la gendarmerie.</p>
<h2>LE BUSINESS DU FAUX : DES CHIFFRES QUI DONNENT LE VERTIGE</h2>
<p>La contrefa&ccedil;on n'est pas seulement une question morale c'est une catastrophe &eacute;conomique. Selon une &eacute;tude cit&eacute;e par le ministre des Mines, de l'Industrie et du D&eacute;veloppement technologique, l'indice de s&eacute;v&eacute;rit&eacute; de la contrefa&ccedil;on &agrave; la croissance des entreprises install&eacute;es au Cameroun affiche un taux de 42%, avec une perte annuelle de plus de <strong>100 milliards de francs CFA</strong>.</p>
<p>Le secteur pharmaceutique est l'un des plus touch&eacute;s. Depuis 2020, <strong>15,17 millions de dollars de m&eacute;dicaments contrefaits</strong> (soit 8,6 milliards de francs CFA) ont &eacute;t&eacute; saisis au Cameroun. Le ministre de la Sant&eacute; publique, Manaouda Malachie, a r&eacute;v&eacute;l&eacute; que des dizaines de circuits illicites ont &eacute;t&eacute; d&eacute;mantel&eacute;s. "Les trafiquants se r&eacute;inventent sans cesse. La vigilance doit rester notre meilleure arme", a-t-il d&eacute;clar&eacute;.</p>
<p>Le co&ucirc;t humain est encore plus terrible. Selon un rapport de l'ONUDC publi&eacute; en 2023, <strong>270 000 personnes meurent chaque ann&eacute;e en Afrique subsaharienne</strong> pour avoir consomm&eacute; des m&eacute;dicaments antipaludiques falsifi&eacute;s.</p>
<p>Dans le secteur des boissons, les saisies sont tout aussi spectaculaires. &Agrave; Bafoussam, une usine clandestine de fausses bi&egrave;res a &eacute;t&eacute; d&eacute;mantel&eacute;e. Les produits contrefaits Heineken, Guinness, Harps &eacute;taient fabriqu&eacute;s avec des ingr&eacute;dients toxiques, parfois m&ecirc;me de l'urine. Un important stock avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; distribu&eacute; dans les snacks-bars de la ville.</p>
<h2>LE LANGAGE LUI-M&Ecirc;ME EST DEVENU UNE FABRICATION</h2>
<p>Le faux a tellement impr&eacute;gn&eacute; la soci&eacute;t&eacute; qu'il a contamin&eacute; jusqu'au langage. Comme le souligne Serge Aim&eacute; Bikoi, le fait d'appr&eacute;hender le Cameroun comme un "<strong>Kontinent</strong>" est une "fumisterie langagi&egrave;re" qui participe du grossissement &eacute;hont&eacute; des faits. Dire que nous avons "<strong>d&eacute;bloqu&eacute; un autre niveau</strong>" ou que nous avons "<strong>travers&eacute; les rem&egrave;des</strong>" t&eacute;moigne de la normalisation du mensonge.</p>
<p>Ces expressions ne sont pas anodines. Elles r&eacute;v&egrave;lent une soci&eacute;t&eacute; qui a perdu le sens des proportions, qui pr&eacute;f&egrave;re l'illusion &agrave; la r&eacute;alit&eacute;, le para&icirc;tre &agrave; l'&ecirc;tre. "Le fait de dire que nous avons travers&eacute; les rem&egrave;des au pays t&eacute;moigne, &agrave; suffisance, de la normalisation du faux et de l'usage du faux".</p>
<h2>LE PARA&Icirc;TRE A TU&Eacute; L'&Ecirc;TRE</h2>
<p>Pourquoi cette fascination pour le faux ? La r&eacute;ponse est aussi simple que d&eacute;primante : <strong>parce que le para&icirc;tre paie</strong>. Dans une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; l'apparence prime sur la valeur int&eacute;rieure, o&ugrave; le mat&eacute;rialisme ambiant et le mercantilisme &agrave; outrance supplantent les valeurs traditionnelles de solidarit&eacute;, d'entraide et de respect mutuel, le mensonge devient un investissement rentable.</p>
<p>Les valeurs ontologiques qui ont s&eacute;cr&eacute;t&eacute; la socioculturalit&eacute; africaine la solidarit&eacute; m&eacute;canique au sens durkheimien, l'affectivit&eacute;, la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, l'assistanat, l'interconnaissance, le partage sont mises sous le boisseau. &Agrave; leur place : l'individualisme, la comp&eacute;tition, et la course effr&eacute;n&eacute;e vers l'illusion.</p>
<p>"<strong>Nous pr&eacute;f&eacute;rons les menteurs &agrave; ceux qui restent sinc&egrave;res envers nous</strong>", constate am&egrave;rement l'analyse. Une v&eacute;rit&eacute; qui fait mal. Une v&eacute;rit&eacute; que personne ne veut entendre, mais que tout le monde sait.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Serge Aimé Bikoi</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-11 14:40:13</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Wazdan Prise Drop : ouvrez l’accès à la fortune de Supergooal !]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[L'arène d'élite où la passion du football s'associe idéalement aux
frissons des grosses récompenses !

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            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">F.B</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-11 07:04:17</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Datouo élu ou nommé ? Le cadeau des élites de l'Ouest qui divise]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93929/6:1/cameroun-datouo-elu-ou-nomme-le-cadeau-des-elites-de-louest-qui-divise-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Élu le 17 mars 2026 avec 133 voix sur 147 à l'Assemblée nationale,
Théodore Datouo est au cœur d'une polémique : des élites de sa
région natale de l'Ouest ont r...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>&Eacute;lu le 17 mars 2026 avec 133 voix sur 147 &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale, Th&eacute;odore Datouo est au c&oelig;ur d'une pol&eacute;mique : des &eacute;lites de sa r&eacute;gion natale de l'Ouest ont r&eacute;uni 110 millions FCFA pour &laquo; remercier &raquo; le pr&eacute;sident Paul Biya de l'avoir &laquo; choisi &raquo; pour ce poste, soulevant la question de l'ind&eacute;pendance r&eacute;elle du Parlement camerounais.</p>
<p>Le 17 mars 2026, l'Assembl&eacute;e nationale camerounaise a un nouveau pr&eacute;sident. Th&eacute;odore Datouo, 66 ans, originaire de l'Ouest, succ&egrave;de &agrave; Cavaye Yegui&eacute; Djibril apr&egrave;s 34 ans de r&egrave;gne. Un changement historique. Une alternance tant attendue.</p>
<p>Mais quatre mois plus tard, une r&eacute;v&eacute;lation secoue la sc&egrave;ne politique. Des &eacute;lites de la r&eacute;gion de l'Ouest auraient cotis&eacute; <strong>110 millions de FCFA</strong> pour remercier Paul Biya d'avoir &laquo; choisi &raquo; leur compatriote pour diriger l'institution. Le geste, rapport&eacute; par plusieurs m&eacute;dias, est pr&eacute;sent&eacute; comme un &laquo; remerciement au chef de l'&Eacute;tat pour son choix port&eacute; sur leur fr&egrave;re du village Th&eacute;odore Datouo &agrave; la t&ecirc;te de l'Assembl&eacute;e nationale &raquo;.</p>
<p><strong>Une question s'impose alors : Th&eacute;odore Datouo a-t-il &eacute;t&eacute; &eacute;lu par les d&eacute;put&eacute;s ou nomm&eacute; par Paul Biya ?</strong></p>
<h2>Une &eacute;lection historique... ou une simple formalit&eacute; ?</h2>
<p>Le 17 mars 2026 restera une date marquante dans l'histoire politique camerounaise. Apr&egrave;s 34 ans de r&egrave;gne de Cavaye Yegui&eacute; Djibril, l'Assembl&eacute;e nationale a &eacute;lu un nouveau pr&eacute;sident en la personne de Th&eacute;odore Datouo.</p>
<p>Les chiffres parlent d'eux-m&ecirc;mes : <strong>133 voix sur 147 votants</strong>, soit plus de 90 % des suffrages exprim&eacute;s. Seul candidat en lice, Datouo a &eacute;t&eacute; &laquo; port&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de l'institution parlementaire &raquo; avec une majorit&eacute; &eacute;crasante.</p>
<p>Mais derri&egrave;re ces chiffres se cache une r&eacute;alit&eacute; que les observateurs politiques n'ont pas manqu&eacute; de souligner : cette &eacute;lection &laquo; fait suite &agrave; une d&eacute;cision du comit&eacute; central du Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir &raquo;. Et au sein du RDPC, c'est Paul Biya, pr&eacute;sident national du parti, qui a le dernier mot.</p>
<p>&laquo; En r&eacute;alit&eacute;, il s'agit d'une d&eacute;cision du pr&eacute;sident national du RDPC, Paul Biya, qui a choisi de se d&eacute;barrasser d'un vieux compagnon affaibli par les maladies et l'&acirc;ge &raquo;, confie un responsable du RDPC sous couvert d'anonymat.</p>
<h2>L'ascension d'un &laquo; b&acirc;tisseur &raquo; : du bois au Palais de Verre</h2>
<p>L'histoire de Th&eacute;odore Datouo est celle d'un homme d'affaires de la r&eacute;gion de l'Ouest, n&eacute; vers 1960 &agrave; Bangou, qui a commenc&eacute; par tailler du bois dans les for&ecirc;ts camerounaises.</p>
<p>Son ascension politique est &eacute;troitement li&eacute;e &agrave; un projet monumental. En 2019, Paul Biya lui confie une mission titanesque : coordonner la construction du nouveau si&egrave;ge de l'Assembl&eacute;e nationale, le &laquo; Palais de Verre &raquo; de 37 500 m&sup2;, don de la Chine au Cameroun pour 54,4 milliards FCFA.</p>
<p>Quatre ans de travail, trente d&eacute;placements en Chine, des nuits sans sommeil. En novembre 2024, le joyau architectural est livr&eacute; dans les temps. Une exception dans un pays o&ugrave; les chantiers publics s'&eacute;ternisent souvent.</p>
<p>En avril 2025, le b&acirc;timent est baptis&eacute; &laquo; <strong>Palais de verre Paul Biya</strong> &raquo;, un hommage appuy&eacute; au chef de l'&Eacute;tat. &laquo; C'est un homme qui a sacrifi&eacute; des d&eacute;cennies de sa vie &agrave; servir le Cameroun &raquo;, d&eacute;clarera plus tard Datouo pour justifier ce choix.</p>
<h2>110 millions FCFA : un remerciement qui en dit long</h2>
<p>C'est la r&eacute;v&eacute;lation qui fait trembler Yaound&eacute;. Des listes en circulation font &eacute;tat d'&eacute;lites de la r&eacute;gion de l'Ouest ayant cotis&eacute; 110 millions de FCFA pour &laquo; <strong>remercier </strong>&raquo; Paul Biya.</p>
<p>La somme sera symboliquement remise &agrave; un repr&eacute;sentant du chef de l'&Eacute;tat lors d'un meeting pr&eacute;vu le <strong>25 juillet 2026</strong>. Selon certaines sources, le geste est pr&eacute;sent&eacute; comme une marque de gratitude pour avoir &laquo; choisi &raquo; Th&eacute;odore Datouo pour pr&eacute;sider l'Assembl&eacute;e nationale.</p>
<p>Pour de nombreux Camerounais, cette information est un aveu. Si des &eacute;lites de l'Ouest remercient le pr&eacute;sident pour avoir &laquo; choisi &raquo; Datouo, c'est que le processus &eacute;lectoral n'&eacute;tait qu'une formalit&eacute;. Le choix &eacute;tait d&eacute;j&agrave; fait en amont.</p>
<h2>Une &laquo; continuit&eacute; &raquo; sous le patronage de Paul Biya</h2>
<p>Les observateurs internationaux ont not&eacute; que l'&eacute;lection de Datouo, bien qu'historique, &laquo; t&eacute;moigne malgr&eacute; tout d'une continuit&eacute; au sein de la direction du parti au pouvoir, sous le patronage du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Paul Biya &raquo;.</p>
<p>L'avocat et militant des droits humains Nkongho Felix Agbor a lui-m&ecirc;me qualifi&eacute; l'&eacute;lection de &laquo; test pour la cr&eacute;dibilit&eacute;, l'ind&eacute;pendance et le r&ocirc;le r&eacute;el de notre Parlement &raquo;.</p>
<p>Et les premiers pas de Datouo &agrave; la t&ecirc;te de l'Assembl&eacute;e n'ont pas apais&eacute; les inqui&eacute;tudes. En nommant sa propre fille, Marl&egrave;ne Audrey Datouo Leussi, comme charg&eacute;e de mission &agrave; son cabinet, il a d&eacute;clench&eacute; une vive pol&eacute;mique. Les accusations de n&eacute;potisme ont affaibli &laquo; son image de r&eacute;formateur &raquo;.</p>
<h2>Le v&eacute;ritable gagnant : Aboubakary Abdoulaye ?</h2>
<p>Certains analystes voient dans cette nomination un calcul politique plus large. &laquo; En le pla&ccedil;ant l&agrave;, Paul Biya prive simultan&eacute;ment la r&eacute;gion de l'Ouest de toute ambition successorale cr&eacute;dible &raquo;, analyse un observateur.</p>
<p>Le &laquo; <strong>vrai gagnant du 17 mars 2026</strong> &raquo; serait en r&eacute;alit&eacute; Aboubakary Abdoulaye, &eacute;lu pr&eacute;sident du S&eacute;nat le m&ecirc;me jour. Ce choix traduirait une volont&eacute; de r&eacute;&eacute;quilibrer les forces politiques en vue d'une &eacute;ventuelle r&eacute;vision constitutionnelle.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-11 02:43:14</pubDate>
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