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    <title>Le flux rss de camer.be</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be</title>
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    <lastBuildDate>Wed, 27 May 2026 19:59:22 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Dakolé Daissala : un patrimoine immobilier révélé 4 ans après sa mort]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93465/11:1/cameroun-dakole-daissala-un-patrimoine-immobilier-revele-4-ans-apres-sa-mort-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Quatre ans après le décès de l’ancien ministre et sénateur
Dakolé Daissala, un notaire révèle dans un podcast détenir 17
titres fonciers appartenant au défunt e...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Quatre ans apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;ancien ministre et s&eacute;nateur Dakol&eacute; Daissala, un notaire r&eacute;v&egrave;le dans un podcast d&eacute;tenir 17 titres fonciers appartenant au d&eacute;funt et exige 5 millions FCFA pour les restituer &agrave; sa famille. Une affaire qui interroge le secret professionnel, la l&eacute;galit&eacute; des frais de conservation et l&rsquo;&eacute;thique notariale au Cameroun.</p>
<p>Le 9 ao&ucirc;t 2022, le Cameroun perdait une figure politique historique : Dakol&eacute; Daissala, ancien ministre des Postes et T&eacute;l&eacute;communications, des Transports, et s&eacute;nateur. On pleurait l&rsquo;homme, son franc-parler, son ancrage dans l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord. La famille a fait son deuil. L&rsquo;h&eacute;ritage a sembl&eacute; r&eacute;gl&eacute;.</p>
<p><em>Sauf que non.</em></p>
<p>Un notaire, Me Michel Kamthe, a surgi quatre ans plus tard. Pas par une lettre officielle. Pas par une convocation. Par un podcast. Il y annonce, au micro, qu&rsquo;il d&eacute;tient &laquo; pas moins de 17 titres fonciers &raquo; au nom de Dakol&eacute; Daissala. Des documents administratifs de haute valeur, conserv&eacute;s secr&egrave;tement pendant des d&eacute;cennies.</p>
<p><em>Et il pose une condition pour les restituer : un ch&egrave;que de 5 000 000 FCFA.</em></p>
<p>La famille d&eacute;couvre une fortune insoup&ccedil;onn&eacute;e mais aussi un chantage posthume. Les questions fusent : pourquoi avoir attendu quatre ans ? Les frais de conservation sont-ils l&eacute;gaux ? Et que dit la d&eacute;ontologie des notaires ?</p>
<p><em>Bienvenue dans le feuilleton juridico-financier qui secoue le Cameroun.</em></p>
<p>L&rsquo;affaire a &eacute;clat&eacute; non pas dans une salle d&rsquo;audience, mais sur les ondes num&eacute;riques. Dans un podcast r&eacute;cemment diffus&eacute;, Me Michel Kamthe, notaire de profession, a lev&eacute; un coin du voile sur ce qui pourrait &ecirc;tre l&rsquo;une des successions les plus controvers&eacute;es de ces derni&egrave;res ann&eacute;es.</p>
<h2>La r&eacute;v&eacute;lation fracassante</h2>
<p>&laquo; J&rsquo;ai en ma possession 17 titres fonciers enregistr&eacute;s au nom de Dakol&eacute; Daissala &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; le notaire. Ces documents, acquis selon toute vraisemblance entre les ann&eacute;es 1990 et 2000, repr&eacute;sentent un patrimoine immobilier significatif. Pendant des d&eacute;cennies, ils ont sommeill&eacute; dans les coffres de l&rsquo;&eacute;tude notariale, &agrave; l&rsquo;abri des regards y compris ceux de la famille du d&eacute;funt.</p>
<p>Dakol&eacute; Daissala, d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Yaound&eacute; &agrave; 79 ans, &eacute;tait une personnalit&eacute; politique de premier plan. Fondateur du Mouvement pour la D&eacute;fense de la R&eacute;publique (MDR), il avait occup&eacute; des postes minist&eacute;riels strat&eacute;giques sous le r&eacute;gime de Paul Biya. Homme de r&eacute;seaux et de terrain, il laisse derri&egrave;re lui une empreinte politique forte, mais aussi, semble-t-il, un patrimoine foncier que ses proches ignoraient totalement.</p>
<h2>La condition qui fait pol&eacute;mique</h2>
<p>Me Kamthe ne s&rsquo;est pas content&eacute; de r&eacute;v&eacute;ler l&rsquo;existence des titres. Il a annonc&eacute; son intention de se rendre prochainement aupr&egrave;s de la famille du d&eacute;funt pour les restituer. Mais cette restitution a un prix : 5 000 000 FCFA (environ 7 600 euros).</p>
<p>Le notaire invoque des <strong>&laquo; frais de conservation &raquo;</strong> pour avoir gard&eacute; ces documents &agrave; l&rsquo;abri pendant des dizaines d&rsquo;ann&eacute;es. Il refuse cat&eacute;goriquement de c&eacute;der les titres fonciers &agrave; la succession tant que cette somme n&rsquo;est pas int&eacute;gralement r&eacute;gl&eacute;e par les ayants droit.</p>
<h2>Trois questions br&ucirc;lantes</h2>
<p>L&rsquo;affaire soul&egrave;ve au moins trois interrogations majeures, qui agitent d&eacute;j&agrave; les sp&eacute;cialistes du droit et l&rsquo;opinion publique.</p>
<p><strong>1. Le secret professionnel face au droit des h&eacute;ritiers</strong> &nbsp;<br />Le notaire est tenu au secret de son vivant. C&rsquo;est une obligation d&eacute;ontologique fondamentale. Mais le d&eacute;c&egrave;s du client l&egrave;ve normalement cette obligation &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des h&eacute;ritiers l&eacute;gitimes. Pourquoi Me Kamthe a-t-il attendu quatre ans apr&egrave;s la mort de Dakol&eacute; Daissala pour r&eacute;v&eacute;ler l&rsquo;existence de ces 17 titres ? Pourquoi ne pas avoir contact&eacute; la famille plus t&ocirc;t ? Le silence prolong&eacute; interroge.</p>
<p><strong>2. La l&eacute;galit&eacute; des frais de conservation</strong> &nbsp;<br />Les &eacute;moluments et frais de garde des notaires sont strictement encadr&eacute;s par des tarifs r&eacute;glement&eacute;s par l&rsquo;&Eacute;tat. Un montant forfaitaire de 5 millions FCFA, exig&eacute; comme condition sine qua non de restitution, s&rsquo;apparente-t-il &agrave; des honoraires l&eacute;gitimes ou &agrave; une forme de r&eacute;tention abusive de documents administratifs ? La question est au c&oelig;ur du d&eacute;bat.</p>
<p><strong>3. L&rsquo;impact sur la succession</strong> &nbsp;<br />L&rsquo;apparition soudaine de 17 titres fonciers r&eacute;&eacute;value totalement la masse successorale de l&rsquo;ancien ministre. Pour la famille, c&rsquo;est &agrave; la fois une surprise et une source d&rsquo;indignation : on ne d&eacute;couvre pas impun&eacute;ment un tr&eacute;sor cach&eacute; assorti d&rsquo;une ran&ccedil;on.</p>
<h2>La position de la famille et des instances professionnelles</h2>
<p>Contact&eacute;s par voie de presse, les h&eacute;ritiers de Dakol&eacute; Daissala n&rsquo;ont pas encore r&eacute;agi officiellement. Mais selon des sources proches, le sentiment est &agrave; la col&egrave;re. &laquo; On nous fait du chantage apr&egrave;s quatre ans de silence &raquo;, confie un proche sous couvert d&rsquo;anonymat.</p>
<p>La Chambre nationale des notaires du Cameroun n&rsquo;a pas non plus communiqu&eacute; officiellement. Une saisine est probable. Les r&egrave;gles d&eacute;ontologiques interdisent en principe toute r&eacute;tention de documents appartenant &agrave; une succession, sauf &agrave; justifier de frais r&eacute;els et proportionn&eacute;s.</p>
<h2>Que va-t-il se passer ?</h2>
<p>Me Kamthe a promis un d&eacute;placement imminent aupr&egrave;s de la famille. Ce face-&agrave;-face s&rsquo;annonce explosif. Soit les h&eacute;ritiers acceptent de payer pour r&eacute;cup&eacute;rer les titres et l&rsquo;affaire pourrait &ecirc;tre &eacute;touff&eacute;e dans un accord confidentiel. Soit ils refusent et portent l&rsquo;affaire devant la justice, voire devant la chambre disciplinaire des notaires.</p>
<p>Dans tous les cas, le notaire s&rsquo;est expos&eacute;. R&eacute;v&eacute;ler des documents confidentiels dans un podcast peut &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute; comme une violation du secret professionnel. Exiger 5 millions FCFA peut &ecirc;tre qualifi&eacute; d&rsquo;abus. Mais il est aussi le seul &agrave; pouvoir localiser ces titres fonciers une position de force incontestable.</p>
<p>L&rsquo;ombre de Dakol&eacute; Daissala plane sur ce feuilleton posthume. Lui qui n&rsquo;avait sa langue dans sa poche aurait sans doute eu un avis bien tremp&eacute; sur la mani&egrave;re dont on traite son h&eacute;ritage.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-27 18:00:48</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Taxe téléphone : le régulateur gèle la coupure]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Face au risque de paralysie des réseaux et à une fronde sociale
redoutée, l’Agence de régulation des télécommunications (ART) a
gelé le blocage des téléphones n...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Face au risque de paralysie des r&eacute;seaux et &agrave; une fronde sociale redout&eacute;e, l&rsquo;Agence de r&eacute;gulation des t&eacute;l&eacute;communications (ART) a gel&eacute; le blocage des t&eacute;l&eacute;phones non d&eacute;douan&eacute;s pr&eacute;vu le 25 mai 2026, renvoyant Douane et op&eacute;rateurs &agrave; une nouvelle n&eacute;gociation apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;chec technique et juridique de l&rsquo;op&eacute;ration.</p>
<p>Imaginez : vous vous r&eacute;veillez un matin, vous attrapez votre t&eacute;l&eacute;phone. Plus rien. Pas de r&eacute;seau, pas d&rsquo;appels, pas d&rsquo;internet. Votre portable, celui qui vous relie au monde, devient une brique inutile.</p>
<p><em>700 000 Camerounais auraient v&eacute;cu ce cauchemar &agrave; partir du 25 mai 2026.</em></p>
<p>La Direction g&eacute;n&eacute;rale des douanes avait tout pr&eacute;par&eacute;. La liste des &laquo; terminaux fant&ocirc;mes &raquo; ces mobiles entr&eacute;s sans payer la taxe &eacute;tait pr&ecirc;te. Le signal de blocage devait tomber. Mais &agrave; la derni&egrave;re minute, le r&eacute;gulateur des t&eacute;l&eacute;coms a coup&eacute; l&rsquo;herbe sous le pied du fisc.</p>
<p><em>&laquo; Gel imm&eacute;diat &raquo;, a ordonn&eacute; le Pr Phil&eacute;mon Zoo Zame, directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ART.</em></p>
<p>Raisons invoqu&eacute;es ? Un op&eacute;rateur public historique, Camtel, qui avoue son incapacit&eacute; technique. Et deux g&eacute;ants priv&eacute;s, Orange et MTN, qui sortent l&rsquo;argument juridique et agitent le spectre d&rsquo;une crise sociale majeure.</p>
<p><em>L&rsquo;&Eacute;tat recule. Les contribuables respirent. Mais pour combien de temps ?</em></p>
<p>Le grand m&eacute;nage num&eacute;rique attendra. Alors que l&rsquo;horloge tournait, que le 25 mai 2026 approchait, l&rsquo;Agence de r&eacute;gulation des t&eacute;l&eacute;communications (ART) a siffl&eacute; la fin de la partie. Dans une r&eacute;union de crise arbitr&eacute;e par son directeur g&eacute;n&eacute;ral, le Pr Phil&eacute;mon Zoo Zame, la suspension imm&eacute;diate de la mesure de blocage des t&eacute;l&eacute;phones non d&eacute;douan&eacute;s a &eacute;t&eacute; act&eacute;e.</p>
<h2>L&rsquo;op&eacute;ration avort&eacute;e</h2>
<p>Derri&egrave;re cette d&eacute;cision, un bras de fer technique et juridique qui aura tenu en haleine les op&eacute;rateurs, les douanes et des millions d&rsquo;abonn&eacute;s.</p>
<p>L&rsquo;objectif initial de la Douane : d&eacute;connecter pr&egrave;s de 700 000 terminaux jamais enregistr&eacute;s aupr&egrave;s du fisc. Une op&eacute;ration cens&eacute;e rapporter des recettes estim&eacute;es &agrave; 25 milliards de FCFA de manque &agrave; gagner, selon les projections officieuses.</p>
<p><em>Mais tr&egrave;s vite, les obstacles se sont accumul&eacute;s.</em></p>
<p><strong>Camtel, l&rsquo;op&eacute;rateur public, a jet&eacute; l&rsquo;&eacute;ponge le premier.</strong> Son syst&egrave;me d&rsquo;information actuel, a-t-il expliqu&eacute;, ne permet pas d&rsquo;appliquer le blocage sans des mises &agrave; jour logicielles co&ucirc;teuses, non budg&eacute;tis&eacute;es. &laquo; Techniquement impossible pour l&rsquo;instant &raquo;, r&eacute;sume une source interne.</p>
<p><strong>Orange et MTN, eux, ont dit &laquo; non &raquo;.</strong> Pourtant dot&eacute;s d&rsquo;outils capables de couper le signal, les deux leaders du march&eacute; ont oppos&eacute; un refus cat&eacute;gorique. Leur argument principal : un vide juridique. La loi ne leur donne pas explicitement le pouvoir de se substituer &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat pour confisquer l&rsquo;acc&egrave;s au r&eacute;seau de centaines de milliers de citoyens. Autre motivation, plus politique : la crainte d&rsquo;une crise sociale majeure. Couper 700 000 t&eacute;l&eacute;phones, c&rsquo;est priver des familles, des commer&ccedil;ants, des &eacute;tudiants, des personnes &acirc;g&eacute;es de leur outil de communication vital.</p>
<h2>Un feuilleton qui dure depuis 2020</h2>
<p>Ce n&rsquo;est pas la premi&egrave;re fois que l&rsquo;&Eacute;tat camerounais tente de mettre la main sur les recettes douani&egrave;res des t&eacute;l&eacute;phones mobiles.</p>
<p>- <strong>2020</strong> : premi&egrave;re tentative de pr&eacute;l&egrave;vement direct sur le cr&eacute;dit de communication des abonn&eacute;s. Toll&eacute; g&eacute;n&eacute;ral, abandon pr&eacute;cipit&eacute;.<br />- <strong>Loi de finances 2023</strong> : r&eacute;activation de l&rsquo;article 6, fixant un taux de d&eacute;douanement &agrave; 33,33 %. Nouvelle tentative.<br />- <strong>Mars 2026</strong> : application annonc&eacute;e, puis report&eacute;e au 25 mai.<br />- <strong>25 mai 2026</strong> : finalement, gel.</p>
<p><em>&Agrave; chaque fois, le m&ecirc;me mur : la r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique et technique rattrape la volont&eacute; fiscale.</em></p>
<h2>La r&egrave;gle qui rassure (et qui complique)</h2>
<p>Dans sa d&eacute;cision de gel, l&rsquo;ART a tenu &agrave; rassurer les abonn&eacute;s : <strong>aucune r&eacute;troactivit&eacute;</strong>. Tous les t&eacute;l&eacute;phones connect&eacute;s au moins une fois &agrave; un r&eacute;seau camerounais avant le 16 mars 2026 sont d&eacute;finitivement immunis&eacute;s. Ils sont consid&eacute;r&eacute;s comme r&eacute;gularis&eacute;s.</p>
<p>En clair, si vous utilisez votre mobile depuis plusieurs mois ou ann&eacute;es, vous ne risquez rien. La mesure ne visait que les appareils introduits apr&egrave;s cette date fatidique.</p>
<p>Reste le cas des terminaux arriv&eacute;s apr&egrave;s le 16 mars. Leur sort est d&eacute;sormais suspendu &agrave; une future &laquo; concertation tripartite &eacute;largie &raquo; entre l&rsquo;ART, les op&eacute;rateurs et la Douane.</p>
<h2>Et maintenant ?</h2>
<p>Cette volte-face est un camouflet pour la Direction g&eacute;n&eacute;rale des douanes, mais aussi un aveu de faiblesse de l&rsquo;administration fiscale. Le gouvernement camerounais cherche d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment &agrave; renflouer ses caisses, mais ses m&eacute;thodes se heurtent aux r&eacute;alit&eacute;s du terrain.</p>
<p>Les op&eacute;rateurs, eux, ont marqu&eacute; des points. Mais ils savent que l&rsquo;&Eacute;tat finira par revenir &agrave; la charge, peut-&ecirc;tre par une autre voie : augmentation des taxes sur les importations, durcissement des contr&ocirc;les physiques, ou nouvelle tentative de blocage technique avec des d&eacute;lais rallong&eacute;s.</p>
<p>Les abonn&eacute;s, pour l&rsquo;instant, peuvent souffler. Leur t&eacute;l&eacute;phone ne sera pas transform&eacute; en brique. Mais ils restent vigilants : apr&egrave;s 2020, 2023, 2026&hellip; la prochaine &eacute;ch&eacute;ance sera peut-&ecirc;tre la bonne pour l&rsquo;&Eacute;tat.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-27 16:03:12</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Jopwou Cédric : La Fête de l’Unité nationale du Cameroun était belle à Nantes]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:34,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;DIASPORA&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:31}</category>
            <link>https://www.camer.be/93463/34:31/france-jopwou-cedric-la-fete-de-lunite-nationale-du-cameroun-etait-belle-a-nantes.html</link>
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      <description><![CDATA[Elu président de l'association Santé Nantes Foot, il y a quatre mois
seulement et 20 ans en tant que membre, l’entrepreneur du secteur de
l’automobile s’exprime...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Elu pr&eacute;sident de l'association Sant&eacute; Nantes Foot, il y a quatre mois seulement et 20 ans en tant que membre, l&rsquo;entrepreneur du secteur de l&rsquo;automobile s&rsquo;exprime dans le cadre de la 54e &eacute;dition de la f&ecirc;te de l&rsquo;Unit&eacute; nationale, pendant laquelle des activit&eacute;s sportives ont &eacute;t&eacute; organis&eacute;es le 23 mai dernier dans cette ville.</p>
<p><strong>Pour une c&eacute;l&eacute;bration trois jours apr&egrave;s la date historique du 20 mai ? Quelles ont &eacute;t&eacute; les innovations de cette ann&eacute;e ?</strong></p>
<p>Vous savez le mois de mai est hautement symbolique pour le Cameroun. Bien s&ucirc;r que la date du 20 est historique et un jour de c&eacute;l&eacute;bration, depuis l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement de 1972 actant Le retour &agrave; l&rsquo;Etat unitaire. Nous avons organis&eacute; nos activit&eacute;s trois jours apr&egrave;s la c&eacute;l&eacute;bration de la 54e &eacute;dition de la F&ecirc;te de l&rsquo;unit&eacute; nationale pour des raisons professionnelles de notre diaspora. Si le 20 mai est f&eacute;ri&eacute; au Cameroun, &ccedil;a ne l&rsquo;est pas ici. En semaine tout le monde est au travail.</p>
<p><strong>Est-ce que vous pouvez d&eacute;cliner les activit&eacute;s retenues cette ann&eacute;e ?</strong></p>
<p>Comme vous le savez, notre association est d&eacute;nomm&eacute;e Sant&eacute; Nantes foot. Notre vocation est donc de rassembler nos fr&egrave;res et s&oelig;urs autour du sport pour que nous ayons tous un esprit sain dans un corps sain. Cette ann&eacute;e encore, ce n'&eacute;tait qu'un tournoi de foot car le football est un sport qui r&eacute;unit tout le monde.</p>
<p><strong>Quels sont les messages &agrave; retenir d'un tel &eacute;v&eacute;nement ?</strong></p>
<p>Les objectifs sont nul doute d&rsquo;affirmer notre fibre patriotique. L&rsquo;organisation d'un tel &eacute;v&eacute;nement c'est notre fa&ccedil;on de marquer le coup et de d&eacute;montrer que m&ecirc;me &eacute;tant &agrave; l'&eacute;tranger, nous Camerounais de Nantes pensons &agrave; ce pays que nous aimons tous et que nous comptons le&nbsp;d&eacute;velopper. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de remercier le pr&eacute;sident de la section France de Jeunesse &Eacute;mergence et R&eacute;publicaine du Cameroun (Jerc), Dieudonn&eacute; Mbeleg, par ailleurs cadre de la haute administration fran&ccedil;aise qui nous a honor&eacute; de sa pr&eacute;sence et a donn&eacute; le coup d&rsquo;envoi du tournoi, nos reconnaissances vont &eacute;galement &agrave; l&rsquo;endroit des anciens Lions indomptables port&eacute;s par Pierre Njanka Beyaka. Nous avons fait venir les anciens Lions indomptables pour un match de gala pour cl&ocirc;turer le tournoi. Le match a oppos&eacute; les anciens lions contre les anciens camerounais de la ville Nantes. Le match s'est sold&eacute; par un score de 5 &agrave; 2 en faveur des anciens Lions. Ils nous ont assur&eacute; un tr&egrave;s beau spectacle et tout le monde &eacute;tait content.</p>
<p><strong>Vous avez choisi deux pays amis pour la c&eacute;l&eacute;bration. Comment s'est op&eacute;r&eacute; le choix et quel est le message invisible d'un tel choix &agrave; un moment o&ugrave; une vid&eacute;o du ministre de la communication du Gabon d&eacute;livre des propos x&eacute;nophobes contre un Camerounais vivant au Gabon?</strong></p>
<p>Nous sommes tous au fait de ce fait divers que nous regrettons tous. Mais cela n&rsquo;est qu&rsquo;un acte isol&eacute; et malheureux qui ne repr&eacute;sente rien sur les relations amicales entre le Gabon et le Cameroun. Ici &agrave; Nantes, nous vivons avec des Gabonais et Guin&eacute;ens comme des fr&egrave;res. Nos relations sont bas&eacute;es sur l'entraide et nous essayons de ne pas nous m&ecirc;ler des situations politiques.</p>
<p><strong>Votre ressenti au sortir de cet &eacute;v&eacute;nement et comment vous mettez en perspective les prochaines &eacute;ditions ?</strong></p>
<p>Nous c&eacute;l&eacute;br&eacute; l&rsquo;unit&eacute; nationale dans grande effervescence. La f&ecirc;te &eacute;tait belle. Les prochaines &eacute;ch&eacute;ances nous voulons voir comment &ccedil;a sera possible d'&ecirc;tre accompagn&eacute; par l'ambassade du Cameroun pour faire venir les plus de villes qui comportent les camerounais pour que &ccedil;a soit encore un &eacute;v&eacute;nement plus grand.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Interview réalisée par Alain Ndanga</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-27 12:11:00</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Onis Assisso Quentin : l’appel à témoins pour retrouver sa famille]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93462/11:1/cameroun-onis-assisso-quentin-lappel-a-temoins-pour-retrouver-sa-famille-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le corps en état avancé de décomposition d’Onis Assisso Quentin,
professeur de chimie industrielle au lycée technique de Maroua
(Extrême-Nord), a été découvert...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le corps en &eacute;tat avanc&eacute; de d&eacute;composition d&rsquo;Onis Assisso Quentin, professeur de chimie industrielle au lyc&eacute;e technique de Maroua (Extr&ecirc;me-Nord), a &eacute;t&eacute; d&eacute;couvert le 26 mai &agrave; son domicile ; l&rsquo;administration lance un appel pour localiser sa famille tandis que les circonstances exactes du d&eacute;c&egrave;s restent inconnues.</p>
<p>Une porte ferm&eacute;e. Une odeur qui filtre sous le seuil. Des voisins qui finissent par alerter. Les premiers secours brisent le verrou. Ce qu&rsquo;ils trouvent, ce mardi 26 mai aux aurores, glace les sangs.</p>
<p>Le corps d&rsquo;un homme g&icirc;t sur le sol de sa propre maison. Il est m&eacute;connaissable. La d&eacute;composition est d&eacute;j&agrave; bien avanc&eacute;e. &Agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, aucune trace de violence, aucun mot, aucun indice. Seulement le silence lourd de celui qui est mort seul, peut-&ecirc;tre depuis plusieurs jours.</p>
<p>Cet homme, c&rsquo;est Onis Assisso Quentin. Il a un m&eacute;tier : enseigner la chimie industrielle aux jeunes du lyc&eacute;e technique de Maroua. Mais aujourd&rsquo;hui, personne ne sait ni pourquoi il est mort, ni m&ecirc;me comment joindre les siens.</p>
<p>L&rsquo;administration lance un appel d&eacute;sesp&eacute;r&eacute; : &ldquo;Connaissez-vous sa famille ?&rdquo; Une question qui en dit long sur la solitude d&rsquo;un fonctionnaire au bout du Cameroun.</p>
<p>La triste d&eacute;couverte a &eacute;t&eacute; faite aux premi&egrave;res heures du 26 mai. C&rsquo;est un voisin, incommod&eacute; par une mauvaise odeur persistante, qui a donn&eacute; l&rsquo;alerte. Les autorit&eacute;s du quartier ont forc&eacute; la porte du logement d&rsquo;Onis Assisso Quentin, enseignant titulaire au lyc&eacute;e technique public de Maroua.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur, son corps. D&eacute;j&agrave; en &eacute;tat de d&eacute;composition avanc&eacute;e. Les secours n&rsquo;ont pu que constater le d&eacute;c&egrave;s.</p>
<p>Selon des sources concordantes, Quentin &eacute;tait professeur de chimie industrielle. Un poste technique, exigeant, dans un &eacute;tablissement r&eacute;put&eacute; de la capitale r&eacute;gionale. Rien, dans les jours pr&eacute;c&eacute;dents, n&rsquo;avait signal&eacute; son absence aux coll&egrave;gues. Personne ne s&rsquo;&eacute;tait inqui&eacute;t&eacute;.</p>
<h2>Un appel aux familles</h2>
<p>Joint par t&eacute;l&eacute;phone, un responsable du lyc&eacute;e technique, sous couvert d&rsquo;anonymat, confie : &laquo; Onis Assisso Quentin n&rsquo;avait pas donn&eacute; de nouvelles. Nous ignorions qu&rsquo;il &eacute;tait malade ou en difficult&eacute;. Son corps a &eacute;t&eacute; d&eacute;couvert par hasard. Nous lan&ccedil;ons un appel : si quelqu&rsquo;un le reconna&icirc;t ou conna&icirc;t ses parents, qu&rsquo;il se manifeste aupr&egrave;s de l&rsquo;&eacute;tablissement ou des autorit&eacute;s. &raquo;</p>
<p>La formulation est gla&ccedil;ante : l&rsquo;administration ne dispose d&rsquo;aucun contact familial pour son propre personnel. Aucune fiche d&rsquo;urgence. Aucun proche enregistr&eacute;.</p>
<h2>Circonstances inconnues</h2>
<p>Le parquet de Maroua a &eacute;t&eacute; inform&eacute;. Une enqu&ecirc;te est ouverte, mais &agrave; ce stade, les enqu&ecirc;teurs se gardent de toute hypoth&egrave;se. Le m&eacute;decin l&eacute;giste devra d&eacute;terminer les causes exactes de la mort : maladie foudroyante, malaise, accident domestique, ou &eacute;ventuel acte criminel. L&rsquo;absence de traces de violence apparentes sur le corps (non confirm&eacute;e officiellement) n&rsquo;exclut rien.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;tat de d&eacute;composition avanc&eacute;e complique l&rsquo;autopsie. Le temps de la mort est estim&eacute; &agrave; plusieurs jours, voire plus d&rsquo;une semaine.</p>
<h2>La solitude des enseignants en zone recul&eacute;e</h2>
<p>L&rsquo;affaire soul&egrave;ve une question sociale plus large : combien d&rsquo;agents de l&rsquo;&Eacute;tat, mut&eacute;s loin de leur famille, vivent-ils dans un isolement total, sans filet de s&eacute;curit&eacute; ? L&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord, r&eacute;gion frontali&egrave;re du Nigeria et du Tchad, secou&eacute;e par des crises s&eacute;curitaires, est souvent une zone de non-droit. Les enseignants y sont parfois affect&eacute;s sans aucun suivi psychosocial.</p>
<p>Le drame d&rsquo;Onis Assisso Quentin n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas un fait divers. C&rsquo;est un signal d&rsquo;alarme sur les conditions de vie des fonctionnaires en poste isol&eacute;.</p>
<h2>Que faire si vous avez des informations ?</h2>
<p>L&rsquo;administration du lyc&eacute;e technique de Maroua appelle toute personne susceptible d&rsquo;identifier le d&eacute;funt ou de fournir des coordonn&eacute;es familiales &agrave; se pr&eacute;senter &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement ou au commissariat central de Maroua. Les proches peuvent &eacute;galement contacter la d&eacute;l&eacute;gation r&eacute;gionale de l&rsquo;&Eacute;ducation de base.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-27 11:15:32</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Elle offre son portable, l’hôpital veut du cash : elle meurt]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93461/11:1/cameroun-elle-offre-son-portable-lhopital-veut-du-cash-elle-meurt-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Mélissa Essomba, 22 ans, étudiante, est décédée après que
l’hôpital de district de Nkoldongo (Yaoundé) a refusé de la
prendre en charge sans un dépôt de 8 000 F...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>M&eacute;lissa Essomba, 22 ans, &eacute;tudiante, est d&eacute;c&eacute;d&eacute;e apr&egrave;s que l&rsquo;h&ocirc;pital de district de Nkoldongo (Yaound&eacute;) a refus&eacute; de la prendre en charge sans un d&eacute;p&ocirc;t de 8 000 FCFA. Une somme &eacute;quivalant &agrave; douze euros alors qu&rsquo;elle venait de s&rsquo;&eacute;vanouir pendant ses &eacute;preuves du baccalaur&eacute;at.</p>
<p>Son ventre rond dessinait une vie qui commen&ccedil;ait. M&eacute;lissa avait vingt-deux ans, un examen &agrave; finir, et un b&eacute;b&eacute; &agrave; na&icirc;tre. Elle ne savait pas que, ce jour-l&agrave;, elle courrait apr&egrave;s 6 000 FCFA, moins de dix euros comme on court apr&egrave;s sa propre mort.</p>
<p>Elle s&rsquo;est &eacute;vanouie en pleine composition du bac. Des camarades l&rsquo;ont transport&eacute;e &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital public de Nkoldongo, &agrave; Yaound&eacute;. &Agrave; l&rsquo;accueil, on ne lui a pas pris la tension. On lui a demand&eacute; de l&rsquo;argent. 8 000 FCFA.</p>
<p>M&eacute;lissa n&rsquo;en avait que 2 000. Elle a offert son t&eacute;l&eacute;phone en garantie. Refus&eacute;. &laquo; On veut du liquide. &raquo; Alors, enceinte, &agrave; bout de forces, elle a fait le chemin du retour pour chercher la diff&eacute;rence. Revenue, elle s&rsquo;est effondr&eacute;e. Plus jamais relev&eacute;e.</p>
<p><em>Ce n&rsquo;est pas un fait divers. C&rsquo;est un syst&egrave;me.</em></p>
<p>Il est environ 14 heures, un certain jour de la session d&rsquo;examen du baccalaur&eacute;at. Dans une salle de classe du lyc&eacute;e de Nkoldongo, M&eacute;lissa Essomba, 22 ans, s&rsquo;effondre. Sa grossesse avanc&eacute;e, la fatigue, peut-&ecirc;tre une complication. Ses camarades ne r&eacute;fl&eacute;chissent pas : ils appellent un taxi et la conduisent en urgence &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de district tout proche.</p>
<p>L&rsquo;h&ocirc;pital public de Nkoldongo. Un &eacute;tablissement cens&eacute; soigner gratuitement les cas urgents c&rsquo;est la loi au Cameroun. Mais la r&eacute;alit&eacute;, comme toujours, rattrape les textes.</p>
<h2>&laquo; D&rsquo;abord 8 000 FCFA &raquo;</h2>
<p>Selon des sources proches de la famille et des t&eacute;moins directs, le personnel soignant a bloqu&eacute; toute proc&eacute;dure m&eacute;dicale. Condition sine qua non : verser 8 000 FCFA (environ 12 euros) pour ouvrir un dossier et d&eacute;bloquer les soins. M&eacute;lissa, &eacute;tudiante sans revenus, fouille ses poches. Elle n&rsquo;a que 2 000 FCFA sur elle.</p>
<p>Elle propose alors son t&eacute;l&eacute;phone portable en garantie. Un objet de valeur, certes modeste, mais qui d&eacute;passe largement le montant r&eacute;clam&eacute;. R&eacute;ponse des infirmi&egrave;res ou du personnel administratif : non. &laquo; Nous voulons de l&rsquo;argent comptant. &raquo;</p>
<h2>Un aller-retour fatal</h2>
<p>La jeune femme, d&eacute;j&agrave; affaiblie, reprend le chemin de son domicile. Elle doit trouver 6 000 FCFA suppl&eacute;mentaires. Le trajet, le stress, les douleurs. Elle revient enfin, l&rsquo;argent en main. Mais son corps n&rsquo;en peut plus. &Agrave; peine arriv&eacute;e &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital, elle s&rsquo;effondre sur un lit. Les tentatives de r&eacute;animation &eacute;chouent. M&eacute;lissa Essomba est d&eacute;clar&eacute;e morte.</p>
<p><em>Son enfant aussi.</em></p>
<h2>Un cas parmi d&rsquo;autres</h2>
<p>Le drame n&rsquo;est pas isol&eacute;. En 2016, Monique Koumateke perdait la vie &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Laquantinie de Douala dans des circonstances quasi identiques : refus de soins faute de paiement imm&eacute;diat. Chaque ann&eacute;e, des t&eacute;moignages similaires &eacute;mergent, sans que les autorit&eacute;s ne semblent prendre la mesure du scandale.</p>
<p>La gratuit&eacute; des soins pour les urgences et les femmes enceintes, promise par plusieurs r&eacute;formes, reste lettre morte dans trop d&rsquo;&eacute;tablissements publics. La corruption, la pr&eacute;carit&eacute; des personnels, les d&eacute;tournements de fonds. Les causes sont multiples. Mais pour M&eacute;lissa, une seule cause a compt&eacute; : l&rsquo;absence de 8 000 FCFA.</p>
<h2>La responsabilit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat</h2>
<p>Contact&eacute;s par voie de presse, ni le minist&egrave;re de la Sant&eacute; publique, ni la direction de l&rsquo;h&ocirc;pital de Nkoldongo n&rsquo;avaient r&eacute;agi dans l&rsquo;imm&eacute;diat. Une enqu&ecirc;te administrative a &eacute;t&eacute; promise, sans plus de pr&eacute;cision. Mais les Camerounais, eux, n&rsquo;attendent plus. Ils partagent en boucle le pr&eacute;nom de M&eacute;lissa sur les r&eacute;seaux sociaux, avec cette question br&ucirc;lante : combien d&rsquo;autres mourront pour douze euros ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-27 10:39:39</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Raúl Castro visé : répétition du scénario Venezuela ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:38,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;G\u00e9OPOLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:36}</category>
            <link>https://www.camer.be/93460/38:36/etats-unis-raul-castro-vise-repetition-du-scenario-venezuela-united-states.html</link>
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      <description><![CDATA[L’administration Trump inculpe l’ancien président cubain Raúl
Castro pour la destruction de deux avions en 1996, tandis qu’un
blocus naval et énergétique paraly...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;administration Trump inculpe l&rsquo;ancien pr&eacute;sident cubain Ra&uacute;l Castro pour la destruction de deux avions en 1996, tandis qu&rsquo;un blocus naval et &eacute;nerg&eacute;tique paralyse l&rsquo;&icirc;le. R&eacute;p&eacute;tition du sc&eacute;nario v&eacute;n&eacute;zu&eacute;lien qui avait pr&eacute;c&eacute;d&eacute; l&rsquo;enl&egrave;vement de Nicol&aacute;s Maduro.</p>
<p>Le 24 f&eacute;vrier 1996, deux petits avions Cessna tombaient dans le d&eacute;troit de Floride, touch&eacute;s par un missile tir&eacute; d&rsquo;un MiG-29 cubain. Quatre morts. Washington hurle au crime. La presse occidentale parle d&rsquo;une attaque contre une &laquo; organisation humanitaire &raquo; : Brothers to the Rescue.</p>
<p>Vingt-neuf ans plus tard, l&rsquo;administration Trump ressort ce dossier. Ra&uacute;l Castro, alors ministre de la D&eacute;fense, est inculp&eacute;. Mais ce n&rsquo;est pas un geste isol&eacute;. Depuis trois mois, un blocus naval et &eacute;nerg&eacute;tique &eacute;trangle Cuba. Les bateaux-citernes ne livrent plus de p&eacute;trole. Les h&ocirc;pitaux tournent au ralenti. Les ordures s&rsquo;entassent dans les rues de La Havane.</p>
<p>Exactement le m&ecirc;me sc&eacute;nario qu&rsquo;au Venezuela avant l&rsquo;enl&egrave;vement de Maduro, le 3 janvier dernier.</p>
<p>Alors, simple co&iuml;ncidence juridique ? Ou la mise en place m&eacute;thodique d&rsquo;une intervention militaire am&eacute;ricaine contre l&rsquo;&icirc;le, &agrave; quelques mois des &eacute;lections de mi-mandat ?</p>
<p>Le 20 avril dernier, le d&eacute;partement de la Justice am&eacute;ricain a inculp&eacute; l&rsquo;ancien pr&eacute;sident cubain Ra&uacute;l Castro, 93 ans, pour &laquo; destruction d&rsquo;a&eacute;ronefs ayant entra&icirc;n&eacute; la mort &raquo;. L&rsquo;accusation vise sa responsabilit&eacute; en tant que ministre de la D&eacute;fense au moment de l&rsquo;abattage de deux avions appartenant &agrave; l&rsquo;organisation cubano-am&eacute;ricaine <strong>Brothers to the Rescue</strong>.</p>
<p>Mais selon Bloomberg et plusieurs sources g&eacute;opolitiques, cette inculpation s&rsquo;inscrit dans une strat&eacute;gie plus large : pr&eacute;parer le terrain &agrave; une action militaire limit&eacute;e contre Cuba, sans autorisation pr&eacute;alable du Congr&egrave;s.</p>
<h2>Le pr&eacute;c&eacute;dent v&eacute;n&eacute;zu&eacute;lien</h2>
<p>Le 3 janvier dernier, les forces sp&eacute;ciales am&eacute;ricaines ont enlev&eacute; le pr&eacute;sident Nicol&aacute;s Maduro et sa femme, la d&eacute;put&eacute;e Cilia Flores, &agrave; Caracas. L&rsquo;op&eacute;ration avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e de plusieurs mois : accusations de narcotrafic (&laquo; Cartel des Soleils &raquo;), blocus maritime et coupure des approvisionnements p&eacute;troliers, puis inculpations de hauts responsables.</p>
<p>L&rsquo;administration Trump applique la m&ecirc;me s&eacute;quence &agrave; Cuba :</p>
<p>- <strong>Blocus &eacute;nerg&eacute;tique</strong> : depuis trois mois, les livraisons de p&eacute;trole &agrave; La Havane sont bloqu&eacute;es, paralysant transports, collecte des d&eacute;chets, sant&eacute; et &eacute;ducation.<br />- <strong>Inculpations</strong> : outre Ra&uacute;l Castro, le pr&eacute;sident actuel Miguel D&iacute;az-Canel et plusieurs proches sont vis&eacute;s.<br />- <strong>Justification juridique</strong> : l&rsquo;accusation de &laquo; destruction d&rsquo;avions &raquo; servirait de pr&eacute;texte &agrave; une intervention militaire sans vote du Congr&egrave;s, comme ce fut le cas pour Maduro.</p>
<h2>Une diff&eacute;rence strat&eacute;gique majeure</h2>
<p>&Agrave; Caracas, l&rsquo;enl&egrave;vement de Maduro n&rsquo;a pas entra&icirc;n&eacute; l&rsquo;effondrement du gouvernement ni des forces politiques chavistes. Pour Cuba, Washington viserait un &laquo; vide gouvernemental &raquo; : renverser non seulement les dirigeants actuels, mais aussi leurs successeurs potentiels, afin d&rsquo;&eacute;viter une r&eacute;sistance organis&eacute;e.</p>
<h2>L&rsquo;enjeu &eacute;lectoral de Trump</h2>
<p>La Floride compte 2,9 millions de Cubains ou descendants, dont 1,2 &agrave; 1,5 million d&rsquo;&eacute;lecteurs. Historiquement r&eacute;publicains, ils ont massivement soutenu Trump en 2020. Mais les sondages pour les &eacute;lections de mi-mandat (novembre prochain) annoncent une victoire d&eacute;mocrate. Une intervention militaire victorieuse contre Castro symbole supr&ecirc;me de l&rsquo;humiliation am&eacute;ricaine depuis 1961 pourrait mobiliser votes et financements de cette diaspora.</p>
<p>Aucun pr&eacute;sident am&eacute;ricain n&rsquo;a os&eacute; envahir Cuba apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;chec de la Baie des Cochons et la crise des missiles de 1962. Rompre ce tabou enverrait un message : Trump n&rsquo;a peur ni de l&rsquo;histoire ni de l&rsquo;absence d&rsquo;enjeu strat&eacute;gique.</p>
<h2>Brothers to the Rescue : que s&rsquo;est-il vraiment pass&eacute; en 1996 ?</h2>
<p>L&rsquo;accusation contre Ra&uacute;l Castro repose sur un &eacute;v&eacute;nement r&eacute;el : le 24 f&eacute;vrier 1996, deux Cessna de <strong>Brothers to the Rescue</strong> ont &eacute;t&eacute; abattus par un MiG-29 cubain. Quatre membres d&rsquo;&eacute;quipage sont morts.</p>
<p>Mais la caract&eacute;risation de &laquo; simple organisation humanitaire &raquo; est contest&eacute;e.</p>
<p>- <strong>Fondateur</strong> : Jos&eacute; Basulto, ancien agent de la CIA, form&eacute; aux &Eacute;tats-Unis, au Panama et au Guatemala. Participant du d&eacute;barquement de la Baie des Cochons (1961) et d&rsquo;une attaque &agrave; la canonni&egrave;re contre un h&ocirc;tel de La Havane en 1962, qu&rsquo;il a lui-m&ecirc;me qualifi&eacute;e de &laquo; terrorisme sans morts, juste pour terroriser &raquo;.<br />- <strong>Activit&eacute;s</strong> : avant 1996, <strong>Brothers</strong> avait multipli&eacute; les violations de l&rsquo;espace a&eacute;rien cubain, larguant des tracts appelant &agrave; la r&eacute;bellion. L&rsquo;organisation recevait des avions O-2 retir&eacute;s de l&rsquo;US Air Force, donn&eacute;s sur ordre du pr&eacute;sident George Bush.<br />- <strong>Avertissements am&eacute;ricains</strong> : la Federal Aviation Administration (FAA) et le D&eacute;partement d&rsquo;&Eacute;tat avaient pr&eacute;venu &agrave; plusieurs reprises que Cuba &eacute;tait d&eacute;termin&eacute; &agrave; d&eacute;fendre son espace a&eacute;rien. Une note interne cit&eacute;e par l&rsquo;auteur Fernando Morais indique : &laquo; Le pire sc&eacute;nario serait que Cuba abatte l&rsquo;un de ces appareils. &raquo;</p>
<p>Le jour des faits, le propre avion de Basulto a p&eacute;n&eacute;tr&eacute; l&rsquo;espace a&eacute;rien cubain apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; inform&eacute; par la tour de contr&ocirc;le de La Havane que la zone &eacute;tait &laquo; activ&eacute;e &raquo;. Les deux autres Cessna ont &eacute;t&eacute; abattus.</p>
<p>L&rsquo;incident a conduit &agrave; l&rsquo;adoption de la loi Helms-Burton, renfor&ccedil;ant l&rsquo;embargo contre Cuba et le rendant extraterritorial.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-27 09:44:57</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Enseignant recherché : la vidéo qui accuse]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Un enseignant de 40 ans est activement recherché par la gendarmerie
de Yaoundé III pour viol répété sur une élève de 10 ans, après
que le père a remis aux enquê...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un enseignant de 40 ans est activement recherch&eacute; par la gendarmerie de Yaound&eacute; III pour viol r&eacute;p&eacute;t&eacute; sur une &eacute;l&egrave;ve de 10 ans, apr&egrave;s que le p&egrave;re a remis aux enqu&ecirc;teurs une vid&eacute;o o&ugrave; l&rsquo;homme se filmait en plein acte.</p>
<p>Elle s&rsquo;appelle Suzanne. Elle a dix ans. Elle a commenc&eacute; l&rsquo;ann&eacute;e scolaire comme toutes les petites filles de son &acirc;ge : un cartable neuf, des cahiers &agrave; spirale, la peur des dict&eacute;es. Mais dans la salle de classe du groupe scolaire Manumba, &agrave; Toutouli (Yaound&eacute;), c&rsquo;est une autre terreur qu&rsquo;elle a apprise. Celle d&rsquo;un homme de 40 ans, stylo en main, regard gla&ccedil;ant, qui fermait la porte.</p>
<p>Rameaux Abomo Ngono n&rsquo;est pas un inconnu. C&rsquo;est son professeur. Et aujourd&rsquo;hui, la gendarmerie le traque.</p>
<p>Car l&rsquo;homme, recherch&eacute; depuis le 20 avril, aurait non seulement abus&eacute; de ses propres &eacute;l&egrave;ves, mais il prenait soin de tout filmer. La vid&eacute;o est entre les mains des enqu&ecirc;teurs. Elle montre l&rsquo;insoutenable. Et elle change tout.</p>
<p>Le poste de gendarmerie de Meyo, dans l&rsquo;arrondissement de Yaound&eacute; III, n&rsquo;avait pas connu d&rsquo;affaire aussi gla&ccedil;ante depuis longtemps. Le 19 mai, &agrave; 6h30 pr&eacute;cises, un p&egrave;re de famille, Mebenga Ndongo, franchit le portail. Il ne vient pas pour un vol ou un diff&eacute;rend de voisinage. Il vient livrer une guerre.</p>
<p>&laquo; <strong>Ma fille&hellip; c&rsquo;est son professeur</strong> &raquo;, aurait-il dit, selon une source proche du dossier.</p>
<p>Sa fille, Suzanne M. (pr&eacute;nom modifi&eacute;), 10 ans, scolaris&eacute;e en CM2 au groupe scolaire bilingue Manumba (lieu-dit Toutouli), subissait depuis plusieurs mois des viols r&eacute;p&eacute;t&eacute;s de la part de son enseignant titulaire, Rameaux Abomo Ngono, la quarantaine.</p>
<p>L&rsquo;enfant s&rsquo;est finalement confi&eacute;e &agrave; un membre de la famille. Un r&eacute;cit pr&eacute;cis, des dates, des lieux et une r&eacute;v&eacute;lation qui a glac&eacute; le sang : &laquo; <strong>Il me filmait avec son t&eacute;l&eacute;phone.</strong> &raquo;</p>
<p>Le p&egrave;re a alors exig&eacute; la confrontation. Et la famille a obtenu la preuve absolue : une vid&eacute;o, tourn&eacute;e par le suspect lui-m&ecirc;me, dans laquelle il abuse de la petite Suzanne.</p>
<h2>Une vid&eacute;o comme pi&egrave;ce ma&icirc;tresse</h2>
<p>Contact&eacute; par nos soins, le commandant de compagnie de gendarmerie de Yaound&eacute; III, le chef d&rsquo;escadron Chick, confirme sans d&eacute;tour : &laquo; <strong>Cet individu est accus&eacute; d&rsquo;avoir abus&eacute; de ses propres &eacute;l&egrave;ves au cours de cette ann&eacute;e scolaire. Le suspect prenait d&rsquo;ailleurs plaisir &agrave; se filmer pendant qu&rsquo;il commettait ses obsc&eacute;nit&eacute;s.</strong> &raquo;</p>
<p>L&rsquo;avis de recherche a &eacute;t&eacute; &eacute;mis d&egrave;s le 20 avril soit pr&egrave;s d&rsquo;un mois avant le d&eacute;p&ocirc;t de plainte officiel. Un d&eacute;calage temporel que la gendarmerie explique par des recoupements pr&eacute;liminaires et d&rsquo;autres t&eacute;moignages d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves.</p>
<h2>Le silence des murs de l&rsquo;&eacute;cole</h2>
<p>Interrog&eacute;e, la direction du groupe scolaire Manumba n&rsquo;a pas souhait&eacute; r&eacute;agir officiellement. Une employ&eacute;e, sous couvert d&rsquo;anonymat, confie : &laquo; <strong>On voyait qu&rsquo;il restait souvent apr&egrave;s les cours avec certains enfants. On pensait qu&rsquo;il donnait des cours de soutien. Personne n&rsquo;imaginait &ccedil;a</strong>. &raquo;</p>
<p>Combien de victimes ? Pour l&rsquo;heure, une plainte formelle. Mais les enqu&ecirc;teurs n&rsquo;excluent pas d&rsquo;autres signalements. &laquo; <strong>Le mode op&eacute;ratoire filmer, la proximit&eacute; forc&eacute;e laisse penser qu&rsquo;il y a eu d&rsquo;autres passages &agrave; l&rsquo;acte</strong> &raquo;, ajoute une source judiciaire.</p>
<h2>Fuite et cavale</h2>
<p>Depuis l&rsquo;&eacute;mission de l&rsquo;avis de recherche, Rameaux Abomo Ngono a disparu. Son domicile est vide. Son t&eacute;l&eacute;phone, &eacute;teint. Les gendarmes quadrillent Yaound&eacute; et ses environs. L&rsquo;affaire prend une ampleur nationale, aliment&eacute;e par la nature insoutenable des preuves.</p>
<p>Le p&egrave;re de Suzanne, lui, ne d&eacute;col&egrave;re pas : &laquo; Je veux qu&rsquo;il pourrisse en prison. Mais surtout, qu&rsquo;aucune autre petite fille ne subisse &ccedil;a. &raquo;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-27 09:17:54</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Pétrole camerounais : quand le pouvoir passe du bureau au lit conjugal]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93457/12:1/petrole-camerounais-quand-le-pouvoir-passe-du-bureau-au-lit-conjugal-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[À 85 ans passés, Adolphe Moudiki dirige officiellement la SNH sans
jamais y mettre les pieds et c'est son épouse qui tient les rênes
d'un empire pétrolier pesan...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; 85 ans pass&eacute;s, Adolphe Moudiki dirige officiellement la SNH sans jamais y mettre les pieds et c'est son &eacute;pouse qui tient les r&ecirc;nes d'un empire p&eacute;trolier pesant des milliards.</p>
<p><em>Le fauteuil est l&agrave;. Vide. Comme &agrave; chaque r&eacute;union.</em></p>
<p>Au si&egrave;ge de la Soci&eacute;t&eacute; Nationale des Hydrocarbures de Yaound&eacute;, les cadres ont appris &agrave; faire sans lui. Sans sa voix. Sans sa pr&eacute;sence. Sans m&ecirc;me un message. Adolphe Moudiki, Administrateur Directeur G&eacute;n&eacute;ral de la SNH depuis plus de trente ans, n'assiste plus aux conseils d'administration de l'institution qu'il est cens&eacute; diriger.</p>
<p>Il n'&eacute;tait pas &agrave; la f&ecirc;te nationale. Il n'est pas aux r&eacute;unions strat&eacute;giques. Il n'est, &agrave; vrai dire, nulle part.</p>
<p><em>Sauf sur l'organigramme officiel.</em></p>
<p>Et dans les couloirs du palais d'Etoudi, o&ugrave; un seul homme a le pouvoir de le remplacer et choisit, r&eacute;union apr&egrave;s r&eacute;union, de ne pas le faire.</p>
<p>Il y a des absences qui font du bruit. Celle d'Adolphe Moudiki en fait une quantit&eacute; industrielle en silence.</p>
<p>N&eacute; en 1938, l'homme a travers&eacute; les d&eacute;cennies &agrave; la t&ecirc;te de la Soci&eacute;t&eacute; Nationale des Hydrocarbures comme d'autres traversent un couloir : sans encombre, sans t&eacute;moin, et sans jamais sembler press&eacute; d'en ressortir. Aujourd'hui &acirc;g&eacute; de plus de 85 ans, il demeure officiellement le premier responsable du poumon &eacute;conomique du Cameroun. L'institution qui g&egrave;re les revenus p&eacute;troliers et gaziers d'un pays qui en d&eacute;pend structurellement.</p>
<p><em>Mais Adolphe Moudiki a disparu.</em></p>
<h2>Le fauteuil vide comme rituel</h2>
<p>Le sc&eacute;nario se r&eacute;p&egrave;te avec une r&eacute;gularit&eacute; que les initi&eacute;s d&eacute;crivent d&eacute;sormais comme presque comique. &Agrave; chaque conseil d'administration, les rumeurs enflent dans les salons de la capitale : cette fois, c'est la bonne. Moudiki va &ecirc;tre remplac&eacute;. Une nouvelle t&ecirc;te va prendre les commandes. Et puis, immanquablement, tombe la sentence : maintenu.</p>
<p>Maintenu, alors qu'il n'assiste pas aux travaux. Maintenu, alors que son si&egrave;ge reste vide lors des r&eacute;unions strat&eacute;giques qui engagent l'avenir &eacute;nerg&eacute;tique du pays. Maintenu, alors que m&ecirc;me la f&ecirc;te de l'Unit&eacute; du 20 mai grand-messe r&eacute;publicaine o&ugrave; le Tout-Yaound&eacute; se doit de parader s'est tenue sans lui.</p>
<p><em>Quand un dirigeant dispara&icirc;t, le pouvoir ne dispara&icirc;t pas avec lui. Il se d&eacute;place.</em></p>
<h2>L'ascension de Nathalie</h2>
<p>Dans le cas de la SNH, le pouvoir a fait un chemin court. Il a travers&eacute; le couloir familial.</p>
<p>Pour de nombreux cadres et observateurs de l'institution, c'est d&eacute;sormais Nathalie Moudiki, &eacute;pouse du DG fant&ocirc;me, qui assure la gestion quotidienne de l'entreprise publique. Une omnipr&eacute;sence manag&eacute;riale d'abord informelle, puis officialis&eacute;e par sa nomination au poste de Conseiller Num&eacute;ro 2 de la SNH. Position strat&eacute;gique qui lui conf&egrave;re une autorit&eacute; institutionnelle sur le fonctionnement de l'entit&eacute;.</p>
<p>En langage clair : le premier responsable est absent, et son &eacute;pouse g&egrave;re &agrave; sa place avec un titre qui le dit sans le dire.</p>
<p>Ce glissement dynastique au sommet d'une soci&eacute;t&eacute; d'&Eacute;tat de cette importance n'aurait pu perdurer sans une protection de haut niveau. Elle se trouve, comme souvent au Cameroun, &agrave; Etoudi.</p>
<h2>Le verrou pr&eacute;sidentiel</h2>
<p>Adolphe Moudiki n'est pas simplement un directeur g&eacute;n&eacute;ral. Il est un homme de confiance de Paul Biya de la m&ecirc;me g&eacute;n&eacute;ration, porteur des m&ecirc;mes secrets d'&Eacute;tat, garant des m&ecirc;mes &eacute;quilibres politiques. Depuis des d&eacute;cennies, il appartient &agrave; ce cercle de fid&egrave;les dont la loyaut&eacute; absolue est la premi&egrave;re qualit&eacute; requise, bien avant la comp&eacute;tence manag&eacute;riale.</p>
<p>Le remplacer, pour le pr&eacute;sident Biya, ne serait pas une simple d&eacute;cision administrative. Ce serait ouvrir une bo&icirc;te de Pandore : redistribuer les cartes du pouvoir p&eacute;trolier, fragiliser les &eacute;quilibres d'une oligarchie construite sur des d&eacute;cennies de confiance mutuelle, et signaler peut-&ecirc;tre involontairement que les fid&egrave;les de la premi&egrave;re heure ne sont plus intouchables.</p>
<p><em>Dans ce syst&egrave;me, Moudiki survit pr&eacute;cis&eacute;ment parce qu'il ne peut pas tomber.</em></p>
<p>Il a d'ailleurs travers&eacute; des temp&ecirc;tes qui auraient emport&eacute; d'autres. L'affaire Glencore, le scandale de corruption internationale qui a &eacute;clabouss&eacute; le secteur p&eacute;trolier africain et impliqu&eacute; des pratiques pr&eacute;sum&eacute;es de pots-de-vin vers&eacute;s &agrave; des responsables camerounais, n'a pas &eacute;branl&eacute; sa position. Les audits r&eacute;clam&eacute;s par des observateurs ind&eacute;pendants n'ont pas franchi les murs de la SNH. Et les rumeurs de disgr&acirc;ce se sont, &agrave; chaque fois, &eacute;vapor&eacute;es avant d'atteindre la d&eacute;cision.</p>
<h2>Les cons&eacute;quences d'un empire fant&ocirc;me</h2>
<p><em>Derri&egrave;re l'anecdote du dirigeant invisible se cache un enjeu de s&eacute;curit&eacute; &eacute;conomique nationale.</em></p>
<p>Premier probl&egrave;me : l'asym&eacute;trie de l'information. Comment mener des n&eacute;gociations de contrats p&eacute;troliers et gaziers internationaux pesant potentiellement plusieurs milliards de dollars quand le premier signataire de l'institution est une ombre ? Qui engage r&eacute;ellement la parole de la SNH dans une salle de n&eacute;gociation &agrave; Londres ou &agrave; Gen&egrave;ve ?</p>
<p>Deuxi&egrave;me probl&egrave;me : le blocage structurel. La SNH est devenue une citadelle imperm&eacute;able aux r&eacute;formes. La direction de fait par un clan familial rend tout audit s&eacute;rieux politiquement p&eacute;rilleux, et toute modernisation institutionnelle pratiquement impossible.</p>
<p>Troisi&egrave;me probl&egrave;me : la cr&eacute;dibilit&eacute; internationale. Aux yeux des investisseurs et partenaires &eacute;trangers, la situation de la SNH incarne jusqu'&agrave; la caricature les travers de la g&eacute;rontocratie camerounaise. Elle envoie un signal clair : ici, la fid&eacute;lit&eacute; prime sur la comp&eacute;tence, et les institutions servent d'abord les hommes qui les occupent.</p>
<h2>Le miroir d'un syst&egrave;me</h2>
<p><em>L'histoire de la SNH sous l'&egrave;re Moudiki n'est pas une anomalie. C'est un reflet.</em></p>
<p>Le reflet d'un Cameroun o&ugrave; le maintien du statu quo prime sur l'efficacit&eacute; &eacute;conomique. O&ugrave; la long&eacute;vit&eacute; au pouvoir est une valeur en soi. O&ugrave; les dirigeants, &agrave; d&eacute;faut de vaincre le temps, choisissent de s'y soustraire en disparaissant de la vue tout en restant sur l'organigramme.</p>
<p>La chaise vide d'Adolphe Moudiki n'est pas qu'un symbole. C'est une politique.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-27 02:44:06</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Biya s'effondre, la DSP bouclait le périmètre : l'incident qu'on a voulu cacher]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:39,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;S\u00e9RAIL&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Le 20 mai 2025, lors de la fête de l'Unité, Paul Biya s'est
effondré au palais présidentiel de Yaoundé et le Cameroun a retenu
son souffle.

Il était à peine 18...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 20 mai 2025, lors de la f&ecirc;te de l'Unit&eacute;, Paul Biya s'est effondr&eacute; au palais pr&eacute;sidentiel de Yaound&eacute; et le Cameroun a retenu son souffle.</p>
<p>Il &eacute;tait &agrave; peine 18h &agrave; Yaound&eacute;. Les invit&eacute;s trinquaient. Les uniformes brillaient. La musique couvrait les conversations. Puis, soudain, le silence.</p>
<p>Paul Biya, 93 ans, pr&eacute;sident du Cameroun depuis 43 ans, venait de tomber.</p>
<p>En quelques secondes, les agents de la Direction de la s&eacute;curit&eacute; pr&eacute;sidentielle avaient form&eacute; un cordon humain. Les cam&eacute;ras de la t&eacute;l&eacute;vision nationale venaient de couper le signal. Et le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence ordonnait aux t&eacute;moins de se taire sous peine de sanctions.</p>
<p>Ce soir-l&agrave;, le Cameroun a fr&ocirc;l&eacute; quelque chose d'immense. Et personne n'&eacute;tait cens&eacute; le savoir.</p>
<p>La journ&eacute;e avait commenc&eacute; dans l'ordre protocolaire habituel. D&eacute;fil&eacute; militaire en centre-ville. Hymne national. Discours. Drapeaux verts, rouges et jaunes claquant dans le vent de Yaound&eacute;. Paul Biya, comme chaque ann&eacute;e, pr&eacute;sidait la c&eacute;r&eacute;monie droit, grave, distant.</p>
<p><em>Puis vint la r&eacute;ception au palais de l'Unit&eacute;.</em></p>
<p>Plusieurs centaines d'invit&eacute;s ministres, ambassadeurs, chefs d'entreprise, hauts grad&eacute;s &eacute;taient rassembl&eacute;s dans les salons pr&eacute;sidentiels. L'&eacute;v&eacute;nement se d&eacute;roulait normalement lorsque l'impensable se produisit.</p>
<h2>La chute</h2>
<p>Selon des t&eacute;moins directs et des sources pr&eacute;sidentielles interrog&eacute;es par <strong>Jeune Afrique</strong>, Paul Biya a &eacute;t&eacute; victime d'un malaise et a chut&eacute;. Les &eacute;l&eacute;ments de la Direction de la s&eacute;curit&eacute; pr&eacute;sidentielle (DSP) ont imm&eacute;diatement r&eacute;agi : p&eacute;rim&egrave;tre s&eacute;curis&eacute;, acc&egrave;s restreint, m&eacute;decins appel&eacute;s en urgence. Le chef de l'&Eacute;tat a &eacute;t&eacute; conduit vers les services m&eacute;dicaux du palais.</p>
<p>La sc&egrave;ne a provoqu&eacute; un mouvement de stupeur parmi les invit&eacute;s. Plusieurs t&eacute;moins d&eacute;crivent un moment de paralysie collective quelques secondes o&ugrave; personne ne savait quoi dire, quoi faire, quoi penser.</p>
<h2>Le couvercle sur la marmite</h2>
<p>La r&eacute;action des autorit&eacute;s a &eacute;t&eacute; aussi rapide que r&eacute;v&eacute;latrice. Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, a demand&eacute; aux personnes pr&eacute;sentes de garder le silence sur l'incident, invoquant de possibles sanctions en cas de divulgation.</p>
<p>La CRTV, la cha&icirc;ne publique camerounaise qui retransmettait la c&eacute;r&eacute;monie en diff&eacute;r&eacute;, a imm&eacute;diatement interrompu les images.</p>
<p>Quelques minutes plus tard, la premi&egrave;re dame, Chantal Biya, a pris la situation en main. Souriante, ma&icirc;tris&eacute;e, elle a exhort&eacute; les convives &agrave; poursuivre la f&ecirc;te comme si rien ne s'&eacute;tait pass&eacute;.</p>
<p><em>Mais quelque chose s'&eacute;tait pass&eacute;. Et tout le monde le savait.</em></p>
<h2>Un &eacute;tat de sant&eacute; sous surveillance</h2>
<p>Depuis cet incident, Paul Biya se trouverait sous observation m&eacute;dicale. Les versions divergent au sein m&ecirc;me du palais pr&eacute;sidentiel. Certains responsables &eacute;voquent un simple &laquo; coup de fatigue &raquo; l'explication la plus minimisante possible. D'autres sources, plus proches des cercles m&eacute;dicaux, indiquent que le malaise a &eacute;t&eacute; plus s&eacute;rieux, et qu'une &eacute;vacuation sanitaire vers la Suisse a &eacute;t&eacute; envisag&eacute;e.</p>
<p>Cette hypoth&egrave;se n'&eacute;tait pas nouvelle. Quelques jours avant le 20 mai, un s&eacute;jour m&eacute;dical helv&eacute;tique &eacute;tait d&eacute;j&agrave; &eacute;voqu&eacute; dans l'entourage du pr&eacute;sident. Un avion sp&eacute;cial avait m&ecirc;me &eacute;t&eacute; mis &agrave; disposition. C'est Paul Biya lui-m&ecirc;me qui avait refus&eacute; de partir.</p>
<p>Une note confidentielle des services de renseignement am&eacute;ricains, re&ccedil;ue peu avant la f&ecirc;te nationale, aurait &eacute;voqu&eacute; des risques s&eacute;curitaires au Cameroun un &eacute;l&eacute;ment qui aurait pes&eacute; dans la d&eacute;cision de maintenir le pr&eacute;sident sur place malgr&eacute; son &eacute;tat.</p>
<h2>La question que personne n'ose poser officiellement</h2>
<p>&Agrave; 93 ans, au pouvoir depuis 1982, Paul Biya est l'un des chefs d'&Eacute;tat les plus anciens du monde. Sa sant&eacute; a toujours &eacute;t&eacute; un sujet tabou au Cameroun, entour&eacute; d'une omerta quasi institutionnelle. Ses longs s&eacute;jours &agrave; Gen&egrave;ve, ses absences inexpliqu&eacute;es, ses apparitions publiques de plus en plus rares tout cela alimentait depuis des ann&eacute;es les sp&eacute;culations.</p>
<p>Ce 20 mai, pour la premi&egrave;re fois, l'incident est survenu en public devant des t&eacute;moins. Et malgr&eacute; tous les efforts pour l'&eacute;touffer, il a filtr&eacute;.</p>
<p>La vraie question, d&eacute;sormais, n'est plus m&eacute;dicale. Elle est politique : <strong>le Cameroun est-il pr&ecirc;t pour l'apr&egrave;s-Biya ?</strong> Et qui, dans les couloirs du palais de l'Unit&eacute;, commence d&eacute;j&agrave; &agrave; y r&eacute;fl&eacute;chir ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 21:03:17</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Boris Mbarga Atangana détruit Gooden en 65 secondes : le Cameroun rugit à Bruxelles]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:34,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;DIASPORA&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:31}</category>
            <link>https://www.camer.be/93455/34:31/belgique-boris-mbarga-atangana-detruit-gooden-en-65-secondes-le-cameroun-rugit-a-bruxelles-belgium.html</link>
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      <description><![CDATA[Le combattant belgo-camerounais Boris Mbarga Atangana a terrassé le
vétéran américain Jared "NiteTrain" Gooden en 1 minute 05 secondes
à l'ING Arena de Bruxelle...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le combattant belgo-camerounais Boris Mbarga Atangana a terrass&eacute; le v&eacute;t&eacute;ran am&eacute;ricain Jared "NiteTrain" Gooden en 1 minute 05 secondes &agrave; l'ING Arena de Bruxelles, portant son record &agrave; 9 victoires, z&eacute;ro d&eacute;faite, et confirmant son statut de future grande menace du MMA mondial.</p>
<p><em>Une minute.</em></p>
<p>C'est tout ce qu'il a fallu.</p>
<p>Le temps d'un high kick, de quelques crochets d&eacute;vastateurs, et la soir&eacute;e &eacute;tait d&eacute;j&agrave; pli&eacute;e.</p>
<p>Samedi 23 mai 2026, l'ING Arena de Bruxelles a vibr&eacute; comme jamais. Boris Mbarga Atangana, 27 ans, n&eacute; au Cameroun, form&eacute; &agrave; Bruxelles, a mis K.O. debout le v&eacute;t&eacute;ran am&eacute;ricain Jared "NiteTrain" Gooden en 65 secondes chrono.</p>
<p>Neuf combats professionnels. Neuf victoires. Z&eacute;ro d&eacute;faite. Z&eacute;ro round termin&eacute;.</p>
<p>Le monde du MMA commence &agrave; comprendre ce que le Cameroun sait d&eacute;j&agrave;.</p>
<h2>Un gladiateur sur son tr&ocirc;ne</h2>
<p>Parfaitement pr&eacute;par&eacute;, affichant une d&eacute;termination sans faille et un &eacute;tat d'esprit de tueur dans la cage, Boris Atangana a atomis&eacute; l'Am&eacute;ricain Jared Gooden en &agrave; peine un peu plus d'une minute (1'05). Il a laiss&eacute; son adversaire K.O. debout apr&egrave;s un coup de pied &agrave; la t&ecirc;te et de redoutables combinaisons en striking, terminant le combat avec sa lourde droite.</p>
<p><em>Une ex&eacute;cution. Froide. Pr&eacute;cise. D&eacute;vastratrice.</em></p>
<h2>Un adversaire loin d'&ecirc;tre facile</h2>
<p>Ne vous y trompez pas : Jared "NiteTrain" Gooden n'&eacute;tait pas un faire-valoir. Ancien de l'UFC avec un palmar&egrave;s de 23 victoires et 11 d&eacute;faites, Gooden avait affront&eacute; de grands noms de la discipline comme Abubakar Nurmagomedov, Impa Kasanganay ou encore Niklas Stolze. C'&eacute;tait le premier adversaire d'Atangana &agrave; avoir &eacute;t&eacute; test&eacute; au plus haut niveau mondial.</p>
<p>Et pourtant, le "NiteTrain" n'a pas eu le temps de d&eacute;marrer.</p>
<h2>Le sc&eacute;nario du KO</h2>
<p>Atangana avait la main haute d&egrave;s le d&eacute;part, utilisant sa pression et ses frappes pour maintenir Gooden sur la d&eacute;fensive. Il a ensuite d&eacute;stabilis&eacute; Gooden avec un high kick, puis l'a accul&eacute; contre la grille et a l&acirc;ch&eacute; des combinaisons d&eacute;butant par un puissant direct du droit. Quelques crochets solides un de la gauche, trois de la droite ont craqu&eacute; Gooden, le mettant K.O. debout, amenant une fin rapide et spectaculaire.</p>
<p>La foule de l'ING Arena a explos&eacute;. Bruxelles &eacute;tait en feu.</p>
<h2>Un record qui parle pour lui</h2>
<p>Les chiffres sont vertigineux. Sur ses huit victoires avant ce soir (il en compte d&eacute;sormais neuf), six sont venues par KO, deux par soumission. Il n'a jamais &eacute;t&eacute; emmen&eacute; en d&eacute;cision.</p>
<p>&Agrave; seulement 27 ans, Boris Mbarga Atangana est d&eacute;j&agrave; une &eacute;toile montante du MMA. N&eacute; au Cameroun et forg&eacute; &agrave; Bruxelles, il incarne une double identit&eacute; guerri&egrave;re qui fusionne la puissance africaine et la discipline europ&eacute;enne.</p>
<h2>La voix du gladiateur</h2>
<p>Apr&egrave;s le combat, les mots de Boris n'ont rien laiss&eacute; dans l'ombre. "C'&eacute;tait une belle soir&eacute;e. Rien de tel que de combattre &agrave; la maison ! Voir toutes ces t&ecirc;tes que je connais, j'aime trop ! C'est comme si je partais juste &agrave; l'entra&icirc;nement."</p>
<p>Puis, sur la fiert&eacute; nationale : "Commencez &agrave; mettre du respect sur les Belges !"</p>
<p>Un message pour le monde. Et une d&eacute;claration de guerre pour tous les pr&eacute;tendants de sa division.</p>
<h2>Une soir&eacute;e historique pour le MMA francophone</h2>
<p>Boris Atangana n'&eacute;tait pas seul &agrave; briller ce soir-l&agrave;. Trois finitions lors des cinq combats de la carte principale : Habirora en 20 secondes, Mbarga Atangana en 65 secondes, Adjoudj sur un kick de pleine t&ecirc;te au deuxi&egrave;me round. Le MMA europ&eacute;en et francophone vit une r&eacute;volution.</p>
<h2>Et maintenant ?</h2>
<p>Invaincu en neuf combats professionnels, le Camerounais reste sur une s&eacute;rie de finitions, une carte de visite que la PFL ne peut pas ignorer ind&eacute;finiment. La soir&eacute;e de Bruxelles confirme ce que les observateurs du MMA europ&eacute;en et africain savent depuis un moment : Mbarga Atangana n'est plus un prospect, il est une menace r&eacute;elle dans sa division.</p>
<p>La question n'est plus de savoir s'il arrivera au sommet. C'est de savoir quand.</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-05-26 18:33:23</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Honorine Eyenga Ayissi, la première Miss d'un Cameroun indépendant, nous a quittés]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93454/11:1/honorine-eyenga-ayissi-la-premiere-miss-dun-cameroun-independant-nous-a-quittes-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Julienne Honorine Eyenga Fouda, couronnée Miss Indépendance le 1er
janvier 1960 devant la Première Dame Germaine Ahidjo, mère de neuf
enfants dont trois figures...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Julienne Honorine Eyenga Fouda, couronn&eacute;e Miss Ind&eacute;pendance le 1er janvier 1960 devant la Premi&egrave;re Dame Germaine Ahidjo, m&egrave;re de neuf enfants dont trois figures majeures de la culture camerounaise, vient de s'&eacute;teindre, emportant avec elle un pan entier de la m&eacute;moire d'une nation.</p>
<p>C'&eacute;tait une nuit de janvier 1960. Le Cameroun venait tout juste de na&icirc;tre en tant que nation libre.</p>
<p>Et ce soir-l&agrave;, une jeune femme de 17 ans, n&eacute;e dans un village du Centre, montait sur une sc&egrave;ne pour recevoir la toute premi&egrave;re couronne d'un pays qui s'inventait.</p>
<p>Honorine Eyenga Fouda devenait Miss Ind&eacute;pendance.</p>
<p>Elle ne le savait pas encore, mais elle venait d'entrer dans l'histoire.</p>
<p>Aujourd'hui, le Cameroun la pleure.</p>
<h2>Une couronne &agrave; l'aube d'une nation</h2>
<p>Julienne Honorine Eyenga Fouda est n&eacute;e le 1er septembre 1942 &agrave; Nnom Ayos-Nbankomo. Un village discret dans la r&eacute;gion du Centre. Rien ne la destinait forc&eacute;ment &agrave; devenir un symbole national. Et pourtant.</p>
<p>Le 1er janvier 1960, alors que le Cameroun acc&eacute;dait &agrave; l'ind&eacute;pendance, le minist&egrave;re de la Culture organisa un concours national de beaut&eacute;. &Agrave; 17 ans, Julienne Honorine Eyenga Fouda remporta le tout premier titre national. Avant cette cons&eacute;cration supr&ecirc;me, elle avait d&eacute;j&agrave; s&eacute;duit les jurys : elle &eacute;tait d'abord devenue Star de beaut&eacute; 1960, puis Miss Yaound&eacute;.</p>
<p><em>Une triple couronne en une seule ann&eacute;e. Un destin exceptionnel.</em></p>
<h2>L'envol d'une ic&ocirc;ne</h2>
<p>Sa beaut&eacute; lui ouvre des portes. Sa notori&eacute;t&eacute; lui permet de rencontrer des personnalit&eacute;s camerounaises, dont Germaine Ahidjo qui lui apportera soutiens financiers et appuis dans sa carri&egrave;re de mannequin, puis d'h&ocirc;tesse &agrave; Air Afrique, Air France et Cameroon Airlines de 1974 &agrave; 1978.</p>
<p>H&ocirc;tesse de l'air. Mannequin. Elle traverse le monde &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; peu de femmes africaines le faisaient. Elle incarne, sans le proclamer, une certaine id&eacute;e de la femme camerounaise moderne : libre, &eacute;l&eacute;gante, d&eacute;termin&eacute;e.</p>
<h2>La m&egrave;re d'une famille de l&eacute;gendes</h2>
<p>Mais c'est peut-&ecirc;tre dans son r&ocirc;le de m&egrave;re qu'Honorine Eyenga Ayissi a &eacute;crit son chapitre le plus bouleversant.</p>
<p>Elle &eacute;pouse le boxeur Jean-Baptiste Ayissi Ntsama, avec qui elle a neuf enfants. Une fratrie hors du commun. Trois d'entre eux sont aujourd'hui des stars : le danseur et chor&eacute;graphe Ayissi Le Duc, la chanteuse de Bikutsi Chantal Ayissi, et Imane Ayissi, ex-mannequin devenu cr&eacute;ateur de mode de renomm&eacute;e internationale.</p>
<p>Cinq de ses enfants ont perdu la vie dans leur jeune &acirc;ge. Une douleur que peu de m&egrave;res peuvent imaginer, port&eacute;e en silence pendant des d&eacute;cennies.</p>
<p>Elle a donn&eacute; au Cameroun des artistes. Elle a perdu des enfants. Et elle a continu&eacute;.</p>
<h2>Une pionni&egrave;re reconnue trop tard</h2>
<p>Pendant longtemps, Honorine Eyenga Ayissi est rest&eacute;e dans l'ombre de ses enfants c&eacute;l&egrave;bres. C'est l'ironie des destins pionniers : on c&eacute;l&egrave;bre ceux qui suivent, on oublie celle qui a ouvert la voie.</p>
<p>C'est seulement &agrave; l'occasion de la 14&egrave;me &eacute;dition de Miss Cameroun que le COMICA et le Minist&egrave;re des Arts et de la Culture d&eacute;cid&egrave;rent de lui rendre hommage officiellement, saluant la beaut&eacute; et le travail d'une pionni&egrave;re qui a inspir&eacute; la comp&eacute;tition actuelle.</p>
<p><em>Un hommage tardif. Mais un hommage m&eacute;rit&eacute;.</em></p>
<h2>Une page de l'histoire se tourne</h2>
<p>Le d&eacute;c&egrave;s d'Honorine Eyenga Ayissi a &eacute;t&eacute; relay&eacute; sur les r&eacute;seaux sociaux camerounais. Aucune source officielle ou communiqu&eacute; familial n'a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; au moment de la r&eacute;daction. La date et les circonstances exactes du d&eacute;c&egrave;s restent &agrave; confirmer.</p>
<p>Ce qui est certain, en revanche, c'est la port&eacute;e de cette vie. Julienne Ayissi Eyenga Fouda demeure la toute premi&egrave;re reine de beaut&eacute; de l'histoire du Cameroun. Une nation enti&egrave;re lui doit le visage de sa premi&egrave;re couronne.</p>
<p>Elle avait 83 ans . Elle laisse derri&egrave;re elle une famille d'artistes, une nation en deuil, et l'image imp&eacute;rissable d'une jeune femme de 17 ans, debout sous les lumi&egrave;res d'un Cameroun qui venait juste d'apprendre &agrave; marcher.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 17:17:17</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Julie, ou la dignité comme ultime victoire]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:5,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;PEOPLE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Il y a des femmes que la vie éprouve durement, mais qu’elle ne
parvient jamais à briser. Julie est de celles-là.

Pourtant, tout avait commencé comme un conte h...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p data-start="46" data-end="158">Il y a des femmes que la vie &eacute;prouve durement, mais qu&rsquo;elle ne parvient jamais &agrave; briser. Julie est de celles-l&agrave;.</p>
<p data-start="160" data-end="566">Pourtant, tout avait commenc&eacute; comme un conte heureux. En 2017, dans la commune du Chesnay, en r&eacute;gion parisienne, l&rsquo;amour semblait avoir choisi son camp. Un mariage &eacute;l&eacute;gant, lumineux, c&eacute;l&eacute;br&eacute; dans la ferveur des familles et des proches, unissait deux &ecirc;tres que rien ne semblait devoir s&eacute;parer. Les regards &eacute;taient tendres, les promesses &eacute;ternelles, et l&rsquo;avenir paraissait trac&eacute; sous les plus beaux auspices.</p>
<p data-start="568" data-end="645">Mais parfois, le destin &eacute;crit ses propres chapitres sans consulter les c&oelig;urs.</p>
<p data-start="647" data-end="1077">Quelques ann&eacute;es plus tard, tout bascule. Julie se retrouve seule. Seule avec trois enfants encore mineurs, seule face aux responsabilit&eacute;s d&rsquo;une m&egrave;re devenue &agrave; la fois refuge, pilier et combattante. Il faut alors r&eacute;apprendre &agrave; vivre autrement. Trouver un logement. Travailler. &Eacute;lever ses enfants. Les prot&eacute;ger du manque, de la peur et du regard parfois cruel d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; qui juge vite les femmes tomb&eacute;es de leur confort apparent.</p>
<p data-start="1079" data-end="1420">Commence alors une travers&eacute;e difficile. Entre d&eacute;marches administratives interminables, rendez-vous chez les psychologues, &eacute;changes avec les assistantes sociales et nuits d&rsquo;angoisse silencieuse, la vie de Julie prend des allures de combat permanent. Beaucoup auraient sombr&eacute;. D&rsquo;autres auraient abandonn&eacute; leurs r&ecirc;ves, leur dignit&eacute; ou leur foi.</p>
<p data-start="1422" data-end="1457">Mais Julie a choisi une autre voie.</p>
<p data-start="1459" data-end="1843">Elle a refus&eacute; la fatalit&eacute;. Refus&eacute; de se laisser d&eacute;finir par l&rsquo;&eacute;chec ou par l&rsquo;abandon. Avec une force presque invisible, mais profond&eacute;ment admirable, elle a continu&eacute; d&rsquo;avancer. Chaque matin, malgr&eacute; les blessures int&eacute;rieures, elle s&rsquo;est lev&eacute;e pour ses enfants. Pour leur offrir non seulement un toit et un repas, mais surtout une &eacute;ducation, des valeurs et l&rsquo;espoir d&rsquo;un avenir meilleur.</p>
<p data-start="1459" data-end="1843">Des nuits blanches pour pr&eacute;parer un Master en informatique avec succ&egrave;s &agrave; la cl&eacute;.</p>
<p data-start="1845" data-end="1989">Dans un monde o&ugrave; le d&eacute;sespoir pousse parfois certains &agrave; renoncer &agrave; eux-m&ecirc;mes, Julie a oppos&eacute; la r&eacute;silience. Avec pudeur. Avec foi. Avec dignit&eacute;.</p>
<p data-start="1991" data-end="2068">Et ce dimanche restera sans doute comme un symbole fort de cette renaissance.</p>
<p data-start="2070" data-end="2443">Entour&eacute;e des siens, elle a choisi de confier ses trois enfants &agrave; Dieu &agrave; l&rsquo;occasion du bapt&ecirc;me et de la premi&egrave;re communion de l&rsquo;une de ses filles. Une c&eacute;r&eacute;monie empreinte d&rsquo;&eacute;motion, de lumi&egrave;re et de gratitude. Les chants r&eacute;sonnaient comme des pri&egrave;res de victoire. Les discours racontaient moins la douleur pass&eacute;e que le courage d&rsquo;une femme rest&eacute;e debout malgr&eacute; les temp&ecirc;tes.</p>
<p data-start="2445" data-end="2686">Il y eut des larmes, bien s&ucirc;r. Mais cette fois, ce n&rsquo;&eacute;taient plus celles du d&eacute;sespoir. C&rsquo;&eacute;taient des larmes de soulagement, de reconnaissance et d&rsquo;amour. Le t&eacute;moignage silencieux d&rsquo;une m&egrave;re qui, contre toute attente, avait vaincu les ombres.</p>
<p data-start="2688" data-end="2999">Au milieu des invit&eacute;s, une &eacute;vidence s&rsquo;imposait : Julie n&rsquo;&eacute;tait plus seulement une femme &eacute;prouv&eacute;e par la vie. Elle &eacute;tait devenue un symbole. Celui d&rsquo;une maternit&eacute; courageuse. Celui d&rsquo;une femme qui refuse la haine et la ranc&oelig;ur. Celui d&rsquo;une &acirc;me qui, malgr&eacute; les blessures, continue de croire &agrave; la beaut&eacute; de la vie.</p>
<p data-start="3001" data-end="3324">Jeune, souriante, r&eacute;siliente et encore pleine de r&ecirc;ves, Julie rappelle &agrave; chacun que les plus grandes victoires ne sont pas toujours celles que l&rsquo;on expose au monde. Certaines se jouent dans le silence des sacrifices quotidiens, dans les nuits de doute travers&eacute;es seule, dans la capacit&eacute; &agrave; aimer encore apr&egrave;s avoir souffert.</p>
<p data-start="3326" data-end="3415">Ce dimanche, plus qu&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie religieuse, c&rsquo;est une le&ccedil;on de vie qui a &eacute;t&eacute; c&eacute;l&eacute;br&eacute;e.</p>
<p data-start="3417" data-end="3505" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Et &agrave; travers les sourires de ses enfants, c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; une nouvelle histoire qui commence.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Hilaire SOPIE</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 15:34:34</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: 4 jours pour rebondir : comment le Sénégal humilie les dictatures africaines]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93452/30:27/cameroun-4-jours-pour-rebondir-comment-le-senegal-humilie-les-dictatures-africaines-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[En quatre jours, Ousmane Sonko est passé de Premier ministre
congédié à président de l'Assemblée nationale. Un retournement
politique qui expose, cruellement, l...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>En quatre jours, Ousmane Sonko est pass&eacute; de Premier ministre cong&eacute;di&eacute; &agrave; pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale. Un retournement politique qui expose, cruellement, l'ab&icirc;me d&eacute;mocratique entre le S&eacute;n&eacute;gal et le Cameroun de Paul Biya.</p>
<p><em>Il y a des semaines qui changent un continent.</em></p>
<p>Le vendredi, Ousmane Sonko &eacute;tait limog&eacute; de son poste de Premier ministre par le pr&eacute;sident Bassirou Diomaye Faye. Le mardi, ce m&ecirc;me Sonko prenait place au perchoir de l'Assembl&eacute;e nationale s&eacute;n&eacute;galaise en tant que pr&eacute;sident du parlement.</p>
<p><em>Quatre jours. Pas de prison. Pas d'exil. Pas de disparition forc&eacute;e. Pas de BIR &agrave; sa porte.</em></p>
<p>Pour des millions d'Africains vivant sous des r&eacute;gimes qui criminalisent l'opposition, ce sc&eacute;nario rel&egrave;ve de la science-fiction. Pour les S&eacute;n&eacute;galais, c'est simplement de la politique.</p>
<h2>S&eacute;n&eacute;gal &ndash; Cameroun : l'ab&icirc;me d&eacute;mocratique mis &agrave; nu</h2>
<p>Quand la politique s&eacute;n&eacute;galaise s'emballe, une partie de l'Afrique retient son souffle. L'autre partie celle habitu&eacute;e aux r&eacute;gimes qui ne l&acirc;chent jamais leur emprise regarde, incr&eacute;dule.</p>
<p>Le sc&eacute;nario est pourtant simple dans sa brutalit&eacute; d&eacute;mocratique : Ousmane Sonko, figure de proue de la jeunesse contestataire s&eacute;n&eacute;galaise, homme qui a failli finir ses jours derri&egrave;re les barreaux sous l'&egrave;re Macky Sall, a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; Premier ministre apr&egrave;s la victoire de son alli&eacute; Bassirou Diomaye Faye &agrave; la pr&eacute;sidentielle de mars 2024. Puis, dans le cadre d'un remaniement politique, il a &eacute;t&eacute; remerci&eacute; de ses fonctions.</p>
<p><em>Quatre jours plus tard, Sonko pr&eacute;side l'Assembl&eacute;e nationale.</em></p>
<p>Ce qui, dans d'autres contextes africains, aurait d&eacute;clench&eacute; une crise existentielle d'&Eacute;tat , arrestations pr&eacute;ventives, dissolution de l'assembl&eacute;e, mobilisation des forces de s&eacute;curit&eacute; s'est d&eacute;roul&eacute; au S&eacute;n&eacute;gal avec la banalit&eacute; d'un transfert de pouvoir ordinaire.</p>
<h2>Yaound&eacute; regardait Dakar avec les mauvaises lunettes</h2>
<p>Depuis des mois, certains observateurs camerounais commentaient la situation politique s&eacute;n&eacute;galaise avec une certitude tranquille : Diomaye Faye allait t&ocirc;t ou tard neutraliser Sonko. L'&eacute;liminer. Le r&eacute;duire au silence. C'est ainsi que fonctionnent les pr&eacute;sidents africains, pensait-on &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Cette grille de lecture forg&eacute;e par plus de quatre d&eacute;cennies de pouvoir Biya s'est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e totalement inadapt&eacute;e.</p>
<p>Au Cameroun, Paul Biya gouverne depuis 1982. Quarante-deux ans. Durant ce r&egrave;gne, des opposants ont disparu, des ministres ambitieux ont fini en prison pour des affaires de "d&eacute;tournements" parfois r&eacute;els, souvent instrumentalis&eacute;s , et des figures politiques en disgr&acirc;ce ont choisi l'exil plut&ocirc;t que le cachot.</p>
<p>Les noms reviennent comme un mantra douloureux : Titus Edzoa, ancien ministre et secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, emprisonn&eacute; en 1997 alors qu'il osait envisager une candidature contre Biya. Marafa Hamidou Yaya, ex-ministre d'&Eacute;tat, condamn&eacute; &agrave; vingt-cinq ans de prison. Inoni Ephraim. Tant d'autres.</p>
<p><em>Au S&eacute;n&eacute;gal, Sonko est d&eacute;sormais pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale.</em></p>
<h2>Deux syst&egrave;mes, deux logiques, deux Afriques</h2>
<p><em>La diff&eacute;rence n'est pas que de degr&eacute;. Elle est de nature.</em></p>
<p>Le syst&egrave;me camerounais repose sur une logique de domination verticale : le chef est inamovible, et toute ambition per&ccedil;ue comme concurrente est &eacute;cras&eacute;e avant qu'elle ne germe. Les pr&eacute;fets et sous-pr&eacute;fets servent de relais administratifs de la r&eacute;pression. Les m&eacute;dias sont sous surveillance. Les r&eacute;seaux sociaux, lors des p&eacute;riodes de tension, sont coup&eacute;s ou &eacute;troitement contr&ocirc;l&eacute;s. M&ecirc;me le sport n'&eacute;chappe pas &agrave; cette logique de verrouillage : la r&eacute;&eacute;lection de Samuel Eto'o &agrave; la t&ecirc;te de la F&eacute;d&eacute;ration camerounaise de football s'est d&eacute;roul&eacute;e dans des conditions o&ugrave; tout adversaire cr&eacute;dible avait &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute;.</p>
<p>Le syst&egrave;me s&eacute;n&eacute;galais, lui, a produit quelque chose de rare sur le continent : une alternance r&eacute;elle, suivie d'une cohabitation institutionnelle assum&eacute;e. Diomaye Faye et Sonko ne sont pas devenus ennemis. Ils ont n&eacute;goci&eacute; un nouvel &eacute;quilibre. L'un dirige l'ex&eacute;cutif. L'autre pr&eacute;side le l&eacute;gislatif.</p>
<p><em>C'est ce que les politologues appellent une d&eacute;mocratie qui fonctionne.</em></p>
<h2>Le miroir que le S&eacute;n&eacute;gal tend &agrave; l'Afrique</h2>
<p>Il serait r&eacute;ducteur de limiter cette analyse &agrave; un simple comparatif Cameroun-S&eacute;n&eacute;gal. Ce que Dakar r&eacute;v&egrave;le, c'est la possibilit&eacute; d&eacute;montrable, visible, tangible d'une gouvernance africaine fond&eacute;e sur des r&egrave;gles et non sur des hommes.</p>
<p>La d&eacute;mocratie s&eacute;n&eacute;galaise n'est pas parfaite. Elle a ses tensions, ses client&eacute;lismes, ses zones d'ombre. Mais elle a produit ce r&eacute;sultat extraordinaire : un homme que le r&eacute;gime pr&eacute;c&eacute;dent voulait &eacute;liminer politiquement et physiquement est aujourd'hui &agrave; la t&ecirc;te du parlement de son pays.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 14:15:33</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Ousmane Sonko élu président de l'Assemblée nationale du Sénégal]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93451/6:1/senegal-ousmane-sonko-elu-president-de-lassemblee-nationale-du-senegal-senegal.html</link>
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      <description><![CDATA[C’est désormais officiel. L'ancien Premier ministre du Sénégal
Ousmane Sonko a été élu ce mardi 26 mai 2026 président de
l’Assemblée nationale du Sénégal, à l’i...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est d&eacute;sormais officiel. L'ancien Premier ministre du S&eacute;n&eacute;gal Ousmane Sonko a &eacute;t&eacute; &eacute;lu ce mardi 26 mai 2026 pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale du S&eacute;n&eacute;gal, &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;un scrutin organis&eacute; dans un h&eacute;micycle marqu&eacute; par le boycott d&rsquo;une grande partie des forces de l&rsquo;opposition.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;issue du vote des d&eacute;put&eacute;s, Ousmane Sonko a &eacute;t&eacute; &eacute;lu pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Il a obtenu 132 voix en sa faveur.,trois jours apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; limog&eacute; de son poste par le pr&eacute;sident Bassirou Diomaye Faye.</p>
<p>Il devient ainsi le 14e pr&eacute;sident de l&rsquo;institution parlementaire, succ&eacute;dant &agrave; El Malick Ndiaye, qui a d&eacute;missionn&eacute; de son poste dimanche dernier.</p>
<p>Cette &eacute;lection historique intervient quelques heures seulement apr&egrave;s le retour officiel d&rsquo;Ousmane Sonko &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, o&ugrave; il a r&eacute;int&eacute;gr&eacute; son si&egrave;ge de d&eacute;put&eacute;&nbsp;</p>
<p>Imm&eacute;diatement apr&egrave;s la proclamation solennelle des r&eacute;sultats, le nouveau pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale a officiellement pris ses fonctions. Sous les acclamations debout des parlementaires de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko a rejoint le perchoir pour pr&eacute;sider sa toute premi&egrave;re s&eacute;ance en tant que chef de la deuxi&egrave;me institution de la R&eacute;publique.</p>
<p>Cette accession strat&eacute;gique au perchoir marque une nouvelle &eacute;tape dans la r&eacute;organisation des institutions s&eacute;n&eacute;galaises, apr&egrave;s la d&eacute;signation d&rsquo;Ahmadou Al Aminou Mohamed L&ocirc; au poste de chef du gouvernement le 25 mai dernier</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Olivier Berhuse</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 13:10:34</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Foncier camerounais : l'affaire Japoma, symbole d'un État qui se contredit lui-même]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93450/11:1/foncier-camerounais-laffaire-japoma-symbole-dun-etat-qui-se-contredit-lui-meme-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93450/11:1/foncier-camerounais-laffaire-japoma-symbole-dun-etat-qui-se-contredit-lui-meme-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Depuis 2023, plusieurs particuliers et sociétés paient une redevance
annuelle à l'État camerounais pour exploiter des parcelles du
domaine routier à Japoma. Tro...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2023, plusieurs particuliers et soci&eacute;t&eacute;s paient une redevance annuelle &agrave; l'&Eacute;tat camerounais pour exploiter des parcelles du domaine routier &agrave; Japoma. Trois ans plus tard, leurs chantiers restent bloqu&eacute;s malgr&eacute; les injonctions du MINDCAF et les confirmations cadastrales. Enqu&ecirc;te sur un conflit administratif aux ramifications fonci&egrave;res profondes.</p>
<p><em>Il paie. Chaque ann&eacute;e. R&eacute;guli&egrave;rement.</em></p>
<p>Cinq millions de francs CFA par an, vers&eacute;s au receveur d&eacute;partemental des domaines du Wouri. En contrepartie : le droit d'exploiter une parcelle de 4 000 m&egrave;tres carr&eacute;s sur le domaine routier de l'&Eacute;tat camerounais, &agrave; Japoma, dans la r&eacute;gion du Littoral.</p>
<p>Le contrat est sign&eacute; depuis juillet 2023. La redevance est &agrave; jour jusqu'en 2027. Les g&eacute;om&egrave;tres du cadastre ont confirm&eacute; que le terrain est bien celui de l'&Eacute;tat. Le MINDCAF lui-m&ecirc;me a &eacute;crit au gouverneur pour lui demander de lever le blocage.</p>
<p><em>Clauvis Kontchou n'a toujours pas pu poser une seule brique.</em></p>
<p>Et il n'est pas seul dans cette situation.</p>
<h2>Un bail l&eacute;gal, une r&eacute;alit&eacute; bloqu&eacute;e</h2>
<p>Le 5 juillet 2023, le Minist&egrave;re des Domaines, du Cadastre et des Affaires Fonci&egrave;res (MINDCAF) accorde &agrave; Clauvis Kontchou une location de 4 000 m&egrave;tres carr&eacute;s sur le domaine routier de l'&Eacute;tat, dans la zone de Japoma, en p&eacute;riph&eacute;rie de Douala. Le document mentionne le lieu-dit "Bwang Bakoko" une impr&eacute;cision toponymique que les coordonn&eacute;es UTM inscrites dans l'acte permettent de corriger : les relev&eacute;s g&eacute;ographiques renvoient bien &agrave; Japoma, pr&egrave;s du stade.</p>
<p>Conform&eacute;ment &agrave; la loi de finances 2022, M. Kontchou s'acquitte d'une redevance annuelle de 5 millions de francs CFA aupr&egrave;s du receveur d&eacute;partemental des domaines du Wouri. Son dernier paiement le couvre jusqu'en 2027.</p>
<p>Sur le papier, tout est en ordre.</p>
<p>Sur le terrain, rien n'avance.</p>
<h2>L'arr&ecirc;t des travaux : une mesure toujours en vigueur</h2>
<p>D&egrave;s 2023, le gouverneur de la r&eacute;gion du Littoral ordonne un arr&ecirc;t des travaux sur la parcelle. Motif invoqu&eacute; : des requ&ecirc;tes &eacute;manant de la soci&eacute;t&eacute; Maguil alors en activit&eacute; sur un chantier adjacent et de la collectivit&eacute; villageoise de Japoma, repr&eacute;sent&eacute;e par son chef de premier degr&eacute;, Jamil Songue.</p>
<p>M. Kontchou engage alors un processus de clarification. Il sollicite la soci&eacute;t&eacute; Maguil pour conna&icirc;tre l'&eacute;tat de ses travaux et l'existence d'&eacute;ventuelles objections. La r&eacute;ponse arrive, par courrier officiel : Maguil a termin&eacute; ses interventions et n'a plus aucune opposition &agrave; formuler. Les b&eacute;n&eacute;ficiaires des parcelles adjacentes peuvent lancer leurs chantiers.</p>
<p>Fort de cette r&eacute;ponse, M. Kontchou interpelle le MINDCAF. Le minist&egrave;re r&eacute;agit : une correspondance est adress&eacute;e au gouverneur du Littoral, lui demandant de prendre toutes les dispositions n&eacute;cessaires pour garantir une jouissance paisible du terrain &agrave; M. Kontchou.</p>
<p><em>La mesure d'arr&ecirc;t des travaux n'est pas lev&eacute;e.</em></p>
<h2>Cinq locataires dans la m&ecirc;me situation</h2>
<p>M. Kontchou n'est pas un cas isol&eacute;. Selon les informations recueillies, au moins quatre autres op&eacute;rateurs se trouvent dans une situation similaire sur le m&ecirc;me axe routier :</p>
<p>Essindi Mbida Sylvain &Eacute;ric,<br />Kenfack Kendjo Marius,<br />La soci&eacute;t&eacute; Zati Construction, repr&eacute;sent&eacute;e par le Dr Tchave Emmanuel,<br />La soci&eacute;t&eacute; Phoenix Group, repr&eacute;sent&eacute;e par Elie Ngomsi.</p>
<p>Tous ont lou&eacute; des parcelles du domaine routier de l'&Eacute;tat. Tous font &eacute;tat de blocages sur leurs chantiers.</p>
<h2>L'ombre de Maurice Nguefack</h2>
<p>En bordure de ces parcelles, une propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e de 9 hectares appartenant &agrave; un certain Maurice Nguefack. Selon les &eacute;l&eacute;ments du dossier, ce dernier aurait entrepris des travaux de terrassement sur sa propri&eacute;t&eacute;, avec selon les locataires des ambitions d'expansion vers le domaine routier adjacent.</p>
<p><em>C'est ici que le litige prend une dimension plus complexe.</em></p>
<p>Les locataires all&egrave;guent que M. Nguefack et le gouverneur estiment que M. Kontchou b&eacute;n&eacute;ficierait du soutien du pr&eacute;fet du Wouri ce que le pr&eacute;fet, selon les m&ecirc;mes sources, rejette en se pr&eacute;sentant simplement comme un "serviteur de la l&eacute;galit&eacute;".</p>
<blockquote>
<p>Ces all&eacute;gations n'ont pas pu &ecirc;tre recueillies directement aupr&egrave;s de M. Nguefack ni du gouverneur du Littoral. Leurs positions m&eacute;ritent d'&ecirc;tre entendues avant toute conclusion.</p>
</blockquote>
<h2>La confirmation cadastrale et la question du chef de village</h2>
<p>Une descente sur le terrain a &eacute;t&eacute; effectu&eacute;e avec les services du cadastre et des g&eacute;om&egrave;tres. Conclusion : les parcelles en question appartiennent bien au domaine routier de l'&Eacute;tat. L'opposition du chef du village de Japoma fond&eacute;e notamment sur l'erreur toponymique du document (Bwang Bakoko au lieu de Japoma) est &eacute;cart&eacute;e par les g&eacute;om&egrave;tres, les coordonn&eacute;es UTM faisant foi.</p>
<p>Le domaine routier, faut-il le rappeler, est propri&eacute;t&eacute; de l'&Eacute;tat. Ni une collectivit&eacute; villageoise ni un chef traditionnel ne disposent d'un droit d'opposition aux d&eacute;cisions d'exploitation prises souverainement par l'&Eacute;tat sur ses propres biens.</p>
<h2>Le cas UMI China Mall : une in&eacute;galit&eacute; de traitement ?</h2>
<p><em>Un &eacute;l&eacute;ment du dossier retient particuli&egrave;rement l'attention.</em></p>
<p>Sur le m&ecirc;me axe routier, la soci&eacute;t&eacute; UMI China Mall aurait ouvert et conduit ses activit&eacute;s sans faire l'objet d'aucun arr&ecirc;t&eacute; de travaux, ni d'aucune mesure administrative &eacute;quivalente &agrave; celles qui frappent les locataires camerounais.</p>
<p>Si cette information est exacte ,&nbsp;elle soul&egrave;verait une question d'&eacute;quit&eacute; dans l'application des r&egrave;gles administratives : pourquoi des crit&egrave;res diff&eacute;rents s'appliqueraient-ils &agrave; des op&eacute;rateurs sur un m&ecirc;me axe foncier ?</p>
<h2>Un conflit institutionnel aux enjeux document&eacute;s</h2>
<p>Ce qui se joue &agrave; Japoma d&eacute;passe le sort de quelques chantiers bloqu&eacute;s. Il met en lumi&egrave;re plusieurs tensions structurelles :</p>
<p>La premi&egrave;re est un conflit de comp&eacute;tences entre le niveau minist&eacute;riel (MINDCAF) et le niveau d&eacute;concentr&eacute; (gouvernorat). Quand un minist&egrave;re instruit un gouverneur et que ce dernier ne s'ex&eacute;cute pas, c'est l'autorit&eacute; de l'&Eacute;tat central qui est en cause.</p>
<p>La deuxi&egrave;me est une question de s&eacute;curit&eacute; juridique pour les investisseurs. Si payer une redevance annuelle &agrave; l'&Eacute;tat ne suffit pas &agrave; garantir l'exploitation du bien lou&eacute;, quel signal cela envoie-t-il aux op&eacute;rateurs &eacute;conomiques camerounais comme &eacute;trangers qui envisagent d'investir dans la r&eacute;gion ?</p>
<p>La troisi&egrave;me est une question d'&eacute;galit&eacute; de traitement devant la loi et les proc&eacute;dures administratives.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 12:03:04</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Louise Coffi : L'art de faire son « Making History »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[À travers cette exposition, dont le vernissage aura lieu le 28 mai à
Paris, la plasticienne franco-ivoirienne dévoile des œuvres
narratives captivantes, mêlant...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; travers cette exposition, dont le vernissage aura lieu le 28 mai &agrave; Paris, la plasticienne franco-ivoirienne d&eacute;voile des &oelig;uvres narratives captivantes, m&ecirc;lant supports &eacute;cologiques et techniques plurielles.</p>
<p>Louison by Lola (Louise Coffi pour l&rsquo;&eacute;tat civil) ne compte plus ses heures. La c&eacute;r&eacute;monie de vernissage de son exposition, &laquo; Making History &raquo;, approche. La temp&eacute;rature monte. L'artiste vit au rythme et au souffle de cette cr&eacute;ation &agrave; travers laquelle elle s&rsquo;accomplit pleinement en tant que femme-artiste.</p>
<p>Le 28 mai prochain, son atelier situ&eacute; au 81, rue des Saints-P&egrave;res, au c&oelig;ur de Paris, se m&eacute;tamorphosera en galerie &eacute;ph&eacute;m&egrave;re. Le public, quant &agrave; lui, s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; vivre des instants singuliers. D&rsquo;aucuns reconnaissent le travail plastique de Louise Coffi comme &eacute;tant d&rsquo;une rare originalit&eacute; et d&rsquo;une intensit&eacute; inspirante. Plus de 40 tableaux, mettant en sc&egrave;ne des fragments de vie, entreront en dialogue pour r&eacute;v&eacute;ler toute la beaut&eacute; de l&rsquo;art et, plus encore, la mani&egrave;re dont celui-ci fa&ccedil;onne et transforme les existences.</p>
<p>&Agrave; quelques jours de l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance, l&rsquo;effervescence est &agrave; son comble. L&rsquo;heure est d&eacute;sormais aux derniers r&eacute;glages : finitions des murs, disposition des chevalets et des cartels, conception et mise en place du parcours sc&eacute;nographique. Tout est minutieusement orchestr&eacute; afin de c&eacute;l&eacute;brer l&rsquo;artiste et son univers cr&eacute;atif.</p>
<p>Louison by Lola se d&eacute;finit comme une artiste engag&eacute;e. Son travail affin&eacute; est le r&eacute;sultat d&rsquo;imbrications, de m&eacute;tissages culturels et de symbolisme. Dans tout ce que l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me plastique peut offrir, Louise Coffi creuse son propre sillon. Sa signature visuelle est, en r&eacute;alit&eacute;, le reflet de ce qu&rsquo;elle repr&eacute;sente en tant qu&rsquo;&ecirc;tre humain enti&egrave;rement &agrave; part. Son imaginaire fait intervenir la vivacit&eacute; des couleurs, le go&ucirc;t du contraste et des alliances audacieuses. Sur ses tableaux, l&rsquo;on retrouve toujours des reliefs textur&eacute;s, issus de plusieurs &eacute;l&eacute;ments qu&rsquo;elle r&eacute;cup&egrave;re dans la nature et qu&rsquo;elle assemble avec le plus grand soin. Parfois, il s&rsquo;agit de puzzles entiers ou incomplets, auxquels il manque souvent des pi&egrave;ces que chacun peut imaginer compl&eacute;ter en dialoguant avec son &oelig;uvre.</p>
<p>Le rapport avec les publics constitue un rendez-vous o&ugrave; bouillonnent l&rsquo;&eacute;motion, la nostalgie et l&rsquo;euphorie. Sa d&eacute;marche artistique est inspir&eacute;e non seulement de ses r&ecirc;ves, de ses espoirs et de sa mission, mais aussi et surtout de l&rsquo;importance qu&rsquo;elle accorde &agrave; la femme. L&rsquo;humanit&eacute; est au centre de sa cr&eacute;ation. C&rsquo;est pourquoi son rendu plastique, bien qu&rsquo;empreint de puissance, demeure un espace o&ugrave; cohabitent douceur, libert&eacute;, amour et s&eacute;r&eacute;nit&eacute;.</p>
<p>Louison by Lola explore les faits actuels et historiques. Son &eacute;quipe curatoriale, port&eacute;e par la photographe, Anna De Bintzer, l&rsquo;explique. &laquo; Avec Making History, Louison by Lola explore les possibilit&eacute;s du collage, envisag&eacute; comme un palimpseste. Par fragments, superpositions et recompositions, elle entrelace histoire collective et exp&eacute;rience intime, donnant &agrave; voir le langage de l&rsquo;inconscient&raquo;. Elle ajoute que cette d&eacute;marche traduit sa mani&egrave;re de percevoir le monde : un mouvement perp&eacute;tuel, une Histoire en marche, travers&eacute;e de personnages mythiques qui s&rsquo;entrecroisent, d&rsquo;arch&eacute;types, de cris du c&oelig;ur et de paradoxes r&eacute;concili&eacute;s.</p>
<p>T&ecirc;te bien faite, Louise Coffi est titulaire d&rsquo;un Master &egrave;s Sciences de la Gestion, option Marketing - HEC Montr&eacute;al, d&rsquo;une Ma&icirc;trise en &Eacute;conomie &agrave; Paris VII &ndash; Jussieu, et est en cours d&rsquo;obtention d&rsquo;une Licence en Th&eacute;ologie des Arts &agrave; l&rsquo;Institut Catholique de Paris.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Alain Ndanga, à Paris</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 11:40:08</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: 1er janvier 2027 : le Congo ouvre ses frontières à tout le continent africain]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:41,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;PANAFRICANISME&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93448/41:1/1er-janvier-2027-le-congo-ouvre-ses-frontieres-a-tout-le-continent-africain.html</link>
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      <description><![CDATA[Le 25 mai 2026, Journée de l'Afrique, Denis Sassou N'Guesso a
annoncé la suppression du visa pour tous les ressortissants africains
souhaitant entrer en Républi...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 25 mai 2026, Journ&eacute;e de l'Afrique, Denis Sassou N'Guesso a annonc&eacute; la suppression du visa pour tous les ressortissants africains souhaitant entrer en R&eacute;publique du Congo, une d&eacute;cision effective d&egrave;s le 1er janvier 2027, qui place le pays en t&ecirc;te des promoteurs concrets de l'int&eacute;gration continentale.</p>
<p><em>Le 25 mai. La Journ&eacute;e de l'Afrique.</em></p>
<p>&Agrave; Brazzaville, en marge des Assembl&eacute;es annuelles de la Banque africaine de d&eacute;veloppement, Denis Sassou N'Guesso prend la parole.</p>
<p>Et il dit quelque chose que beaucoup de dirigeants africains ont promis, d&eacute;battu, report&eacute; depuis des d&eacute;cennies.</p>
<p>&Agrave; compter du 1er janvier 2027, les ressortissants africains n'auront plus besoin de visa pour entrer en R&eacute;publique du Congo.</p>
<p><em>Pas un projet. Pas une &eacute;tude de faisabilit&eacute;. Une date. Un engagement. Un acte.</em></p>
<h2>Une annonce au symbole fort</h2>
<p>La date n'a pas &eacute;t&eacute; choisie au hasard. Le 25 mai, Journ&eacute;e de l'Afrique, comm&eacute;more chaque ann&eacute;e la cr&eacute;ation de l'Organisation de l'Unit&eacute; Africaine en 1963 ce r&ecirc;ve panafricain d'un continent uni, souverain, solidaire.</p>
<p>C'est dans ce contexte, et en marge d'un &eacute;v&eacute;nement &eacute;conomique majeur les Assembl&eacute;es annuelles de la Banque africaine de d&eacute;veloppement (BAD), r&eacute;unies cette ann&eacute;e &agrave; Brazzaville que Denis Sassou N'Guesso a choisi de faire une annonce qui a imm&eacute;diatement circul&eacute; sur les r&eacute;seaux sociaux africains.</p>
<p>&Agrave; compter du 1er janvier 2027, tout ressortissant africain pourra entrer en R&eacute;publique du Congo sans visa.</p>
<p><em>Un geste politique fort. Un signal continental.</em></p>
<h2>Le d&eacute;fi de la libre circulation en Afrique : ce que les chiffres disent</h2>
<p>La libre circulation des personnes est l'un des chantiers les plus embl&eacute;matiques et les plus lents de l'int&eacute;gration africaine.</p>
<p>L'Union Africaine a adopt&eacute; en 2018 le Protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de r&eacute;sidence et le droit d'&eacute;tablissement. Mais &agrave; ce jour, seuls une vingtaine d'&Eacute;tats membres l'ont ratifi&eacute; loin du seuil n&eacute;cessaire pour une entr&eacute;e en vigueur continentale.</p>
<p>En attendant, les Africains restent, selon le rapport Henley &amp; Partners 2024, parmi les voyageurs les moins mobiles au monde &agrave; l'int&eacute;rieur de leur propre continent. En moyenne, un passeport africain donne acc&egrave;s sans visa &agrave; environ 25 autres pays africains contre plus de 60 pour certains passeports asiatiques ou latino-am&eacute;ricains.</p>
<p>Le co&ucirc;t de la non-int&eacute;gration est document&eacute; : selon la Commission &Eacute;conomique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), les &eacute;changes intra-africains ne repr&eacute;sentent que 15 &agrave; 18 % du commerce total du continent contre plus de 60 % en Europe et environ 50 % en Asie. La libre circulation des personnes est consid&eacute;r&eacute;e comme l'un des leviers structurels pour augmenter ces &eacute;changes.</p>
<h2>Les pr&eacute;c&eacute;dents : qui a d&eacute;j&agrave; ouvert ses fronti&egrave;res ?</h2>
<p>La R&eacute;publique du Congo ne serait pas la premi&egrave;re &agrave; franchir ce pas. Plusieurs pays africains ont d&eacute;j&agrave; adopt&eacute; des politiques d'ouverture totale ou partielle.</p>
<p>Le B&eacute;nin a supprim&eacute; le visa &agrave; l'entr&eacute;e pour tous les ressortissants africains en 2019 une d&eacute;cision salu&eacute;e comme un mod&egrave;le par l'Union Africaine. Le Rwanda applique depuis plusieurs ann&eacute;es une politique similaire, positionnant le pays comme hub r&eacute;gional pour les voyages d'affaires et le tourisme. La Gambie, le S&eacute;n&eacute;gal et quelques autres &Eacute;tats de la CEDEAO offrent &eacute;galement une accessibilit&eacute; &eacute;lev&eacute;e aux ressortissants du continent.</p>
<p>Ces exp&eacute;riences montrent des r&eacute;sultats tangibles : augmentation du tourisme r&eacute;gional, facilitation des &eacute;changes commerciaux, attractivit&eacute; accrue pour les diasporas et les investisseurs.</p>
<h2>Ce que &ccedil;a change concr&egrave;tement pour les voyageurs</h2>
<p>Pour les ressortissants des 54 &Eacute;tats membres de l'Union Africaine, l'annonce signifie en pratique la fin d'une bureaucratie souvent co&ucirc;teuse et chronophage : formulaires de demande, d&eacute;lais d'attente, frais consulaires, risques de refus.</p>
<p>La R&eacute;publique du Congo, pays d'Afrique centrale, est un hub g&eacute;ographique naturel entre l'Afrique centrale, l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique australe. Brazzaville, sa capitale, fait face &agrave; Kinshasa capitale de la R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo et l'une des plus grandes m&eacute;tropoles africaines avec seulement le fleuve Congo entre elles.</p>
<p>L'ouverture des fronti&egrave;res congolaises pourrait avoir des effets d'entra&icirc;nement sur les flux de personnes, de marchandises et de capitaux dans toute la sous-r&eacute;gion.</p>
<h2>Les questions qui restent ouvertes</h2>
<p>Toute annonce de cette ampleur appelle des pr&eacute;cisions que le discours inaugural ne fournit pas toujours.</p>
<p>La suppression du visa s'accompagnera-t-elle de facilit&eacute;s d'entr&eacute;e effectives capacit&eacute;s a&eacute;roportuaires, contr&ocirc;les aux fronti&egrave;res terrestres fluidifi&eacute;s, accords bilat&eacute;raux de r&eacute;ciprocit&eacute; ? La mesure sera-t-elle unilat&eacute;rale ou accompagn&eacute;e de n&eacute;gociations avec les &Eacute;tats partenaires ? Quels m&eacute;canismes de suivi et d'&eacute;valuation sont pr&eacute;vus ?</p>
<p>Ces questions sont l&eacute;gitimes. Elles ne diminuent pas la port&eacute;e symbolique de l'annonce, mais elles conditionneront son impact r&eacute;el sur le terrain.</p>
<p>Les prochains mois et les textes r&eacute;glementaires qui suivront permettront de mesurer si le 1er janvier 2027 est bien la date d'une transformation concr&egrave;te ou le point de d&eacute;part d'un processus plus long.</p>
<h2>Perspective</h2>
<p>L'annonce de Brazzaville s'inscrit dans un moment africain particulier. La Zone de Libre-&Eacute;change Continentale Africaine (ZLECAf), op&eacute;rationnelle depuis 2021, progresse lentement mais r&eacute;ellement. Plusieurs pays renforcent leurs politiques d'ouverture aux diasporas. La pression des jeunes g&eacute;n&eacute;rations africaines pour une mobilit&eacute; facilit&eacute;e est croissante et document&eacute;e.</p>
<p>Si la R&eacute;publique du Congo tient son engagement du 1er janvier 2027, elle rejoindra un groupe encore restreint de pays qui ont transform&eacute; la rh&eacute;torique panafricaine en politique publique concr&egrave;te.</p>
<p>C'est cela, finalement, que le continent attend le plus : non pas des discours sur l'unit&eacute; africaine, mais des actes dat&eacute;s, mesurables et irr&eacute;versibles.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 11:17:12</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Article 66 : la disposition constitutionnelle que les ministres ignorent depuis 40 ans]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93447/30:27/cameroun-article-66-la-disposition-constitutionnelle-que-les-ministres-ignorent-depuis-40-ans-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le Cameroun dispose d'un arsenal juridique anti-corruption. Mais entre
le texte de loi et son application effective, un gouffre persiste
documenté, chiffré, et...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le Cameroun dispose d'un arsenal juridique anti-corruption. Mais entre le texte de loi et son application effective, un gouffre persiste document&eacute;, chiffr&eacute;, et de plus en plus difficile &agrave; ignorer.</p>
<p><em>L'article 66 existe.</em></p>
<p>Il figure noir sur blanc dans la Constitution camerounaise. Il impose &agrave; tout d&eacute;tenteur de charges publiques pr&eacute;sident, ministres, directeurs g&eacute;n&eacute;raux d'entreprises d'&Eacute;tat de d&eacute;clarer ses biens au d&eacute;but et &agrave; la fin de son mandat.</p>
<p><em>Il existe depuis 1996.</em></p>
<p>En trente ans, son application effective reste, selon les observateurs ind&eacute;pendants et les rapports des organisations de lutte contre la corruption, largement insuffisante.</p>
<p>Ce n'est pas une anomalie camerounaise. C'est un ph&eacute;nom&egrave;ne africain document&eacute; et un d&eacute;fi de gouvernance que plusieurs pays du continent ont commenc&eacute;, avec des r&eacute;sultats in&eacute;gaux, &agrave; relever.</p>
<p>Voici ce que les chiffres, les textes et les rapports disent vraiment.</p>
<h2>L'article 66 : une promesse constitutionnelle en attente</h2>
<p>La Constitution camerounaise de 1996, r&eacute;vis&eacute;e en 2008, contient une disposition que beaucoup citent, que peu appliquent, et que presque personne ne contr&ocirc;le r&eacute;ellement.</p>
<p>L'article 66 stipule que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, le Premier ministre, les membres du gouvernement, les parlementaires et les dirigeants des entreprises publiques sont tenus de d&eacute;clarer leurs biens et avoirs au d&eacute;but et &agrave; la fin de leurs fonctions.</p>
<p>La disposition est claire. Son m&eacute;canisme d'application, lui, reste flou.</p>
<p>Aucune loi organique d&eacute;finissant pr&eacute;cis&eacute;ment les modalit&eacute;s de d&eacute;p&ocirc;t, de v&eacute;rification et de sanction n'a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e &agrave; ce jour. La d&eacute;claration existe sur le papier. Son caract&egrave;re contraignant et v&eacute;rifiable, lui, reste en suspens.</p>
<h2>Un arsenal institutionnel qui peine &agrave; s'imposer</h2>
<p>Le Cameroun ne manque pas d'institutions d&eacute;di&eacute;es &agrave; la lutte contre la corruption. La Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), cr&eacute;&eacute;e en 2006, publie des rapports annuels qui documentent les pratiques illicites dans les administrations publiques. L'Agence Nationale d'Investigation Financi&egrave;re (ANIF) est charg&eacute;e du renseignement financier. Le Tribunal Criminel Sp&eacute;cial (TCS), op&eacute;rationnel depuis 2011, a prononc&eacute; des condamnations dans des affaires de d&eacute;tournements de fonds publics.</p>
<p><em>Ces structures existent. Elles fonctionnent, partiellement.</em></p>
<p>Mais les observateurs ind&eacute;pendants Transparency International, Global Financial Integrity, les rapports du FMI sur la gouvernance en Afrique centrale pointent r&eacute;guli&egrave;rement les m&ecirc;mes failles : manque d'ind&eacute;pendance institutionnelle, insuffisance des moyens, absence de publication des d&eacute;clarations de patrimoine, faiblesse des m&eacute;canismes de suivi.</p>
<p>Dans le classement 2023 de Transparency International sur la perception de la corruption, le Cameroun occupait la 140&egrave;me place sur 180 pays &eacute;valu&eacute;s un positionnement stable depuis plusieurs ann&eacute;es, qui refl&egrave;te une perception de stagnation plut&ocirc;t que de progr&egrave;s.</p>
<h2>La SNH : opacit&eacute; d'une institution strat&eacute;gique</h2>
<p>La Soci&eacute;t&eacute; Nationale des Hydrocarbures (SNH) concentre une part significative des recettes p&eacute;troli&egrave;res camerounaises. Depuis plusieurs ann&eacute;es, des organisations comme Public Eye, Global Witness ou encore les rapports de l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) ont document&eacute; les difficult&eacute;s &agrave; obtenir une vision claire et consolid&eacute;e des flux financiers entre la SNH, le budget de l'&Eacute;tat et les entreprises partenaires.</p>
<p>Le Cameroun est membre de l'ITIE depuis 2005. Ses rapports, publi&eacute;s avec des d&eacute;lais r&eacute;guli&egrave;rement signal&eacute;s, permettent un certain niveau de tra&ccedil;abilit&eacute; des revenus extractifs. Mais les experts du secteur soulignent que la cha&icirc;ne entre production, recettes d&eacute;clar&eacute;es et budget effectivement disponible pour les politiques publiques reste difficile &agrave; reconstituer de fa&ccedil;on ind&eacute;pendante.</p>
<p>En 2022, les revenus p&eacute;troliers repr&eacute;sentaient environ 15 &agrave; 20 % des recettes budg&eacute;taires de l'&Eacute;tat camerounais, selon les estimations du FMI une d&eacute;pendance significative aux hydrocarbures dans un contexte o&ugrave; la production nationale est en d&eacute;clin progressif depuis le pic des ann&eacute;es 1980.</p>
<h2>Ce que font les pays comparables et ce qui change</h2>
<p>La question de la transparence patrimoniale ne se pose pas qu'au Cameroun. Elle traverse l'ensemble du continent africain, avec des exp&eacute;riences contrast&eacute;es.</p>
<p>Le Rwanda a mis en place un syst&egrave;me de d&eacute;claration de patrimoine rendu public, accessible en ligne, g&eacute;r&eacute; par l'Office of the Ombudsman. Les &eacute;tudes comparatives citent r&eacute;guli&egrave;rement ce mod&egrave;le comme l'un des plus avanc&eacute;s d'Afrique subsaharienne.</p>
<p>Le Ghana, le S&eacute;n&eacute;gal et la C&ocirc;te d'Ivoire ont renforc&eacute; leurs cadres l&eacute;gislatifs en mati&egrave;re de d&eacute;claration de biens ces derni&egrave;res ann&eacute;es, avec des r&eacute;sultats variables mais une dynamique institutionnelle visible.</p>
<p>Le Kenya a introduit la publication obligatoire des d&eacute;clarations de patrimoine pour les hauts fonctionnaires via la Ethics and Anti-Corruption Commission.</p>
<p>Ces exp&eacute;riences montrent qu'une chose est possible : transformer une obligation constitutionnelle en m&eacute;canique institutionnelle r&eacute;elle. La condition ? Une volont&eacute; politique traduite en actes l&eacute;gislatifs pr&eacute;cis, des organes ind&eacute;pendants dot&eacute;s de moyens suffisants, et une soci&eacute;t&eacute; civile en mesure d'exercer une pression de contr&ocirc;le.</p>
<h2>Les Panama Papers, les Pandora Papers et l'Afrique centrale</h2>
<p>Les grandes enqu&ecirc;tes journalistiques internationales Panama Papers (2016), Pandora Papers (2021), OpenLux (2021) ont mis en lumi&egrave;re l'utilisation de structures offshore par des personnalit&eacute;s politiques et &eacute;conomiques africaines pour loger des actifs &agrave; l'abri des regards.</p>
<p>L'Afrique centrale est pr&eacute;sente dans ces donn&eacute;es. Des noms camerounais apparaissent dans certaines de ces bases, comme dans d'autres pays de la r&eacute;gion. Ces apparitions ne constituent pas, en elles-m&ecirc;mes, la preuve d'une infraction d&eacute;tenir une structure offshore n'est pas ill&eacute;gal per se dans de nombreuses juridictions. Mais elles posent des questions l&eacute;gitimes sur la coh&eacute;rence entre les patrimoines d&eacute;clar&eacute;s et les actifs effectivement d&eacute;tenus.</p>
<p>Sans m&eacute;canisme de d&eacute;claration obligatoire, publique et v&eacute;rifiable, ces questions restent sans r&eacute;ponse institutionnelle.</p>
<h2>Les r&eacute;formes possibles et les r&eacute;sistances document&eacute;es</h2>
<p>Les organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise Transparency International Cameroun, le Centre pour l'Environnement et le D&eacute;veloppement (CED), la Dynamique Citoyenne plaident depuis des ann&eacute;es pour des r&eacute;formes concr&egrave;tes : adoption d'une loi organique sur l'article 66, publication des d&eacute;clarations, renforcement de l'ind&eacute;pendance de la CONAC, acc&egrave;s public aux donn&eacute;es budg&eacute;taires.</p>
<p>Ces demandes sont document&eacute;es dans des rapports, relay&eacute;es dans des forums r&eacute;gionaux, soutenues par des partenaires techniques internationaux.</p>
<p><em>Leur traduction en textes de loi effectifs reste, &agrave; ce jour, partielle.</em></p>
<p>La question n'est pas de savoir si les outils existent. Ils existent, au moins partiellement. La question est de savoir si la volont&eacute; politique de les rendre r&eacute;ellement contraignants est au rendez-vous.</p>
<p>C'est &agrave; cette question pr&eacute;cise, v&eacute;rifiable, institutionnelle que les Camerounais, et leurs partenaires internationaux, sont fond&eacute;s &agrave; exiger une r&eacute;ponse.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 10:40:39</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Une lettre, une fatigue, un pays : Ngako dit ce que la jeunesse camerounaise ressent]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93446/30:27/une-lettre-une-fatigue-un-pays-ngako-dit-ce-que-la-jeunesse-camerounaise-ressent-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Face à la célérité béninoise, une ancienne journaliste de
TV5MONDE adresse à Paul Biya une lettre qui dit tout ce qu'une
génération n'ose plus crier.

_Il a suf...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Face &agrave; la c&eacute;l&eacute;rit&eacute; b&eacute;ninoise, une ancienne journaliste de TV5MONDE adresse &agrave; Paul Biya une lettre qui dit tout ce qu'une g&eacute;n&eacute;ration n'ose plus crier.</p>
<p><em>Il a suffi de quelques heures.</em></p>
<p>Le 24 mai 2026, Romuald Wadagni pr&ecirc;tait serment comme nouveau pr&eacute;sident du B&eacute;nin. Quelques heures plus tard, un gouvernement &eacute;tait nomm&eacute;. Une direction donn&eacute;e. Un signal envoy&eacute;.</p>
<p>&Agrave; des milliers de kilom&egrave;tres, au Cameroun, Diane Audrey Ngako regardait la sc&egrave;ne. Ancienne journaliste de TV5MONDE et du <strong>Monde Afrique</strong>, fondatrice d'Omenkart, elle n'a pas cri&eacute;. Elle n'a pas insult&eacute;. Elle a pris une feuille blanche.</p>
<p><em>Et elle a &eacute;crit au pr&eacute;sident Paul Biya.</em></p>
<h2>Quand le B&eacute;nin devient un miroir</h2>
<p>Ce n'est pas une attaque. Ce n'est pas de la jalousie. C'est une fatigue.</p>
<p>C'est ainsi que Diane Audrey Ngako ouvre sa lettre ouverte adress&eacute;e au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique du Cameroun, Paul Biya, dat&eacute;e du 25 mai 2026. Une lettre sobre, pr&eacute;cise, sans invective et peut-&ecirc;tre pour cette raison, plus difficile encore &agrave; ignorer.</p>
<p>Le d&eacute;clencheur ? L'investiture de Romuald Wadagni &agrave; la t&ecirc;te du B&eacute;nin, suivie dans la foul&eacute;e de la formation &eacute;clair de son nouveau gouvernement. Un encha&icirc;nement qui a fait l'effet d'une gifle symbolique sur les r&eacute;seaux sociaux camerounais, o&ugrave; la question revient en boucle depuis des mois : <strong>quand sera form&eacute; le nouveau gouvernement camerounais ?</strong></p>
<p>La r&eacute;ponse officielle se fait attendre depuis janvier 2026. Les mandats de nombreux ministres ont, eux, expir&eacute; depuis 2023.</p>
<h2>"Ce n'est pas la rapidit&eacute;. C'est ce qu'elle racontait."</h2>
<p>Dans sa lettre, Diane Audrey Ngako choisit ses mots avec soin. Elle ne compare pas les deux pays pour humilier. Elle compare pour nommer quelque chose de plus difficile &agrave; saisir : un manque de direction, un d&eacute;ficit de signal.</p>
<p>"En regardant ce moment b&eacute;ninois, ce n'est pas uniquement la rapidit&eacute; de l'annonce qui m'a marqu&eacute;e. C'est ce qu'elle racontait symboliquement : un pays qui semblait dire &agrave; sa population qu'il &eacute;tait pr&ecirc;t &agrave; avancer, &agrave; ouvrir une nouvelle s&eacute;quence, &agrave; donner une direction claire &agrave; ceux qui attendaient un signal", &eacute;crit-elle.</p>
<p>Pour la journaliste, ce signal manquant au Cameroun n'est pas anodin. Il est au c&oelig;ur d'une crise plus sourde, plus profonde, que les seuls indicateurs &eacute;conomiques ne permettent pas de mesurer.</p>
<p>"Le plus douloureux est peut-&ecirc;tre la difficult&eacute; &agrave; se projeter collectivement, &agrave; sentir qu'une direction existe m&ecirc;me dans l'obscurit&eacute;."</p>
<h2>Une lassitude qui ne hurle plus</h2>
<p>Ce qui frappe dans ce texte, c'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui n'y figure pas : la col&egrave;re bruyante, le ton pol&eacute;mique, les accusations frontales. Diane Audrey Ngako d&eacute;crit une autre forme de d&eacute;sespoir plus silencieux, peut-&ecirc;tre plus r&eacute;pandu.</p>
<p>Elle &eacute;voque une "<strong>lassitude silencieuse</strong>" : celle des talents qui s'&eacute;puisent faute de reconnaissance, des entrepreneurs qui se heurtent seuls &agrave; des syst&egrave;mes per&ccedil;us comme d&eacute;courageants, des artistes qui partent chercher ailleurs ce que leur propre pays ne semble pas capable de leur offrir.</p>
<p>Ce portrait n'est pas celui d'une jeunesse en r&eacute;bellion. C'est celui d'une g&eacute;n&eacute;ration qui attend, lasse d'attendre, et qui commence &agrave; douter que l'attente ait encore un sens.</p>
<h2>Ce qu'elle demande et ce qu'elle ne demande pas</h2>
<p>La lettre de Ngako est aussi remarquable par ce qu'elle refuse d'&ecirc;tre. Elle prend soin de pr&eacute;ciser qu'elle n'appelle ni &agrave; une r&eacute;volution ni &agrave; une opposition politique. Elle &eacute;crit : "<strong>Ma lettre n'est ni une attaque ni une opposition.</strong>"</p>
<p>Ce qu'elle r&eacute;clame est plus modeste en apparence, mais potentiellement plus exigeant en pratique : des "<strong>actes lisibles</strong>", un environnement "capable de respecter l'effort, de projeter le m&eacute;rite, de rendre possible la projection".</p>
<p>En d'autres termes : de la coh&eacute;rence entre le discours et les faits. Une politique qui reconnaisse la jeunesse autrement que comme "<strong>une promesse abstraite</strong>".</p>
<p>"Nous voulons construire sans &ecirc;tre constamment &eacute;puis&eacute;s par les inerties, les lenteurs, les violences symboliques et les d&eacute;couragements permanents", conclut-elle.</p>
<h2>Un contexte politique sous tension</h2>
<p>Cette lettre surgit dans un contexte particuli&egrave;rement sensible. Le Cameroun traverse une p&eacute;riode d'incertitude institutionnelle : remaniement diff&eacute;r&eacute;, mandats expir&eacute;s, absence de calendrier &eacute;lectoral clair. Les r&eacute;seaux sociaux camerounais bouillonnent depuis plusieurs semaines, amplifi&eacute;s par le contraste avec les pays voisins qui, eux, semblent avancer.</p>
<p>La lettre de Diane Audrey Ngako figure connue du journalisme africain francophone donne une forme intellectuelle et mesur&eacute;e &agrave; ce malaise diffus. Elle l'incarne sans le radicaliser.</p>
<p><em>C'est peut-&ecirc;tre ce qui lui donne sa force de frappe particuli&egrave;re.</em></p>
<h2>Perspective</h2>
<p>Aucune r&eacute;action officielle de la pr&eacute;sidence camerounaise n'avait &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;e au moment de la publication de cet article. La lettre continue de circuler sur les r&eacute;seaux sociaux, reprise par des milliers d'internautes qui y voient l'expression de ce qu'ils ressentent sans avoir su le formuler.</p>
<p>La vraie question que pose Diane Audrey Ngako n'est pas politique au sens partisan. Elle est existentielle : <strong>jusqu'o&ugrave; une g&eacute;n&eacute;ration peut-elle patienter avant que la lassitude ne devienne rupture ?</strong></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 10:01:41</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: 26 mai 1990- 26 mai 2026: Le Social Democratic Front 36 ans après]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93445/6:1/cameroun-26-mai-1990-26-mai-2026-le-social-democratic-front-36-ans-apres-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le 26 mai 1990, le Social Democratic Front (SDF, ndlr) naissait sous
le coup d'une marche historique noyée dans une violence policière
indicible qui avait laiss...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 26 mai 1990, le Social Democratic Front (SDF, ndlr) naissait sous le coup d'une marche historique noy&eacute;e dans une violence polici&egrave;re indicible qui avait laiss&eacute; sur les carreaux six morts et de nombreux bless&eacute;s. Ni John Fru Ndi, son leader qui venait de perdre les primaires au sein du Rdpc en 1988, eut l'id&eacute;e de regrouper des personnalit&eacute;s proches &agrave; lui et de mettre sur pied le SDF.</p>
<p>A partir de cet instant, l'information doit circuler de bouche &agrave; oreille dans toute la ville de Bamenda, des marches de lancement seront programm&eacute;es. De nombreux Camerounais partiront des r&eacute;gions du Cameroun pour y prendre part. Les autorit&eacute;s locales &agrave; l'&eacute;poque ont tout de suite compris que l'&egrave;re du monopartisme &eacute;tait r&eacute;volue. C'est ainsi qu'il fallait prendre toutes les mesures n&eacute;cessaires pour contrecarrer cette marche que le SDF qualifie depuis lors d'historique.</p>
<p>Le 26 mai 1990, la marche dite historique commence dans la ville de Bamenda, mais, la Commercial Avenue sera bloqu&eacute;e par les patrouilles mixtes form&eacute;es des &eacute;l&eacute;ments de la compagnie de gendarmerie de la ville et de la 223&egrave;me compagnie de combat des forces arm&eacute;es.</p>
<p>Entre temps, les manifestants s'&eacute;taient rendu compte que les hommes en tenue portaient des armes non charg&eacute;es&hellip;Les munitions des hommes de troupe se trouvant dans des camions stationn&eacute;s en retrait de la sc&egrave;ne.</p>
<p><em>" Les assaillants ont-ils tent&eacute;s de s'emparer de l'arme du militaire ? "Oui"</em>, affirme un t&eacute;moin de la sc&egrave;ne ayant requis l'anonymat.<em> "Le lieutenant s'est couch&eacute; sur le sol pour prot&eacute;ger son arme sous la pression de la foule excit&eacute;e. Il aura par la suite la clavicule cass&eacute;e &agrave; la suite d'une pierre re&ccedil;ue &agrave; l'&eacute;paule", poursuit notre source. "Voyant sans doute le lieutenant en danger, un caporal de la 223&egrave;me compagnie de combat prendra sur lui de casser les caisses de munitions laiss&eacute;es dans les voitures et de les distribuer &agrave; ses camarades".</em></p>
<blockquote>
<p>Les affrontements qui, selon notre t&eacute;moin, durent moins de quinze minutes, laissent sur le carreau 6 personnes. (Juliette Sikot, Fidelis Chosi, Edwin Nfon, Mathias Tifuh, Christopher Asanji,Evaristus Toje)</p>
</blockquote>
<p>Dans la soir&eacute;e, un communiqu&eacute; officiel sign&eacute; de Henri Bandolo, alors ministre de l'Information et de la culture et lu sur les ondes du Poste national de la Crtv, fait bien &eacute;tat de six morts, mais des morts pi&eacute;tin&eacute;s dans la bousculade. Un "black out" total est fait sur la relation des faits faite par la station provinciale locale." &eacute;crit Jean Francis Belibi du quotidien Mutation.</p>
<p>Quelques mois plus tard, l'Assembl&eacute;e nationale du Cameroun se r&eacute;unit au cours d'une session baptis&eacute; "session des libert&eacute;s".</p>
<p>Des textes de lois sont adopt&eacute;s au rang desquels celui portant libert&eacute; d'association et de partis politiques au Cameroun. Ce que le peuple camerounais appelle de "Loi de 1990". Le multipartisme est r&eacute;instaur&eacute;, 43 ans apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; supprim&eacute;.</p>
<p>Trente-six ans &nbsp;apr&egrave;s les &eacute;v&eacute;nements de Bamenda, le Sdf se rappelle toujours de cette fameuse date du 26 mai 1990.</p>
<p><strong>Comm&eacute;morer d&eacute;sormais les martyrs du SDF</strong></p>
<p>Le Front social d&eacute;mocrate (Sdf) de Ni John Fru Ndi avait d&eacute;fi&eacute; l&rsquo;autorit&eacute; du sous-pr&eacute;fet de Bamenda 2e en &eacute;rigeant, le 5 janvier 2009 dans le chef-lieu du Nord-Ouest, le panneau monument des martyrs en m&eacute;moire des Camerounais tu&eacute;s par l&rsquo;arm&eacute;e nationale le 26 mai 1990 lors du lancement du Sdf.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Cameroon/Liberty_Square_Bamenda_Middle26052025.jpg" alt="" width="550" height="550" /></p>
<p>Le sous-pr&eacute;fet avait en effet refus&eacute; l&rsquo;&eacute;rection d&rsquo;un tel monument. Dans la nuit de jeudi 8 &agrave; vendredi 9 janvier 2009, des individus non encore identifi&eacute;s ont coup&eacute; et emport&eacute; le panneau sur lequel il &eacute;tait &eacute;crit : &laquo; Liberty square : in memory of the six who shed their blood for democracy in Cameroon, 26th may 1990 &raquo;. &nbsp;en fran&ccedil;ais, Place de la Libert&eacute; : A la m&eacute;moire des six qui ont vers&eacute; leur sang pour la d&eacute;mocratie au Cameroun, le 26 mai 1990</p>
<p>On se souvient qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;implantation de ce monument, des militants du Sdf ont eu maille &agrave; partir avec le sous-pr&eacute;fet.</p>
<p>Pendant qu&rsquo;ils s&rsquo;appr&ecirc;taient &agrave; faire une pri&egrave;re en m&eacute;moire de leurs &laquo; illustres camarades disparus &raquo;, le sous-pr&eacute;fet Jacques Dzutchumyin Nguamkam a surgi. Le chef de terre leur a intim&eacute; l&rsquo;ordre de tout arr&ecirc;ter. Il exigeait non seulement la pr&eacute;sentation de l&rsquo;autorisation de ce &laquo; meeting &raquo;, mais &eacute;galement celle de l&rsquo;implantation de la plaque.</p>
<p>Ce parti jadis porteur d&rsquo;espoir de changement, continue son bout de chemin, malgr&eacute; quelques manquements enregistr&eacute;s ici et l&agrave;. L'on s&rsquo;interroge toujours sur la capacit&eacute; du SDF de faire encore r&ecirc;ver les Camerounais.</p>
<p>Ses rat&eacute;s politiques sont aujourd&rsquo;hui sur toutes les l&egrave;vres au sein du SDF. Lorsque Paul Biya d&eacute;clara la conf&eacute;rence nationale souveraine &laquo; sans objet &raquo;, le leader du Sdf, proclama qu&rsquo;il tiendra sa conf&eacute;rence &agrave; lui, &laquo; m&ecirc;me sous un arbre &raquo;. Bien s&ucirc;r, il ne la tiendra pas.</p>
<blockquote>
<p>Plus grave, au sein m&ecirc;me du Sdf, le blindage de l&rsquo;article 8.2 est devenu une sanction in&eacute;luctable pour tout militant r&eacute;calcitrant</p>
</blockquote>
<p>Le d&eacute;clin du Social Democratic Front (SDF), s'explique &eacute;galement par la mont&eacute;e de nouvelles forces politiques qui l'ont supplant&eacute;, des accusations de compromission avec le pouvoir, de profondes divisions internes et une position centriste sur la crise anglophone qui lui a ali&eacute;n&eacute; sa base radicale.</p>
<p>Du vivant m&ecirc;me de Ni John Fru Ndi, le parti a &eacute;t&eacute; secou&eacute; par des querelles internes. Des cadres historiques et des dizaines de militants ont &eacute;t&eacute; exclus, cr&eacute;ant des scissions et des batailles judiciaires qui ont consid&eacute;rablement terni l'image et l'unit&eacute; du parti.</p>
<p>&nbsp;Au fil des ans, une frange de l'opinion publique et des membres dissidents ont accus&eacute; Ni John Fru Ndi d'avoir &eacute;t&eacute; "achet&eacute;" par le parti au pouvoir (le RDPC) et de faire des compromis avec le r&eacute;gime du pr&eacute;sident Paul Biya, affaiblissant ainsi sa cr&eacute;dibilit&eacute; en tant qu'opposant radical.</p>
<p>D&eacute;c&eacute;d&eacute; en 2023, Fru Ndi a &eacute;t&eacute; critiqu&eacute; pour avoir tenu le parti d'une main de fer pendant plusieurs d&eacute;cennies, , bloquant toute vell&eacute;it&eacute; revendicatrice au sein m&ecirc;me du SDF</p>
<p>36 ans apr&egrave;s sa cr&eacute;ation, le SDF est encore sur le chemin ankylos&eacute; de la d&eacute;mocratie camerounaise.</p>
<p><strong>Quelques p&egrave;res fondateurs du SDF</strong></p>
<blockquote>
<p>Au d&eacute;part, ils sont douze et constituent le Study group 89:</p>
<p>- John Fru Ndi, libraire &agrave; Bamenda,&nbsp;<br />- Siga Asanga, enseignant de litt&eacute;rature &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Yaound&eacute;,&nbsp;<br />- Nyo&rsquo; Waka&iuml;, magistrat hors hi&eacute;rarchie, conseiller &agrave; la cour supr&ecirc;me,&nbsp;<br />- Vincent Feko, inspecteur des Imp&ocirc;ts &agrave; Douala,&nbsp;<br />- Cl&eacute;ment Ngwasiri, enseignant de droit &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Yaound&eacute;,&nbsp;<br />- Albert Mukong, habitu&eacute; de la contestation et des prisons politiques,&nbsp;<br />- Carlson Anyangwe, enseignant de droit &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Yaound&eacute;,&nbsp;<br />- James Mba-Akhu Banga, homme d&rsquo;affaires &agrave; Yaound&eacute;,&nbsp;<br />- Aloysius Tebo, homme d&rsquo;affaires &agrave; Yaound&eacute;,&nbsp;<br />- Alfred Azefor, enseignant &agrave; l&rsquo;Ecole normale, annexe de Bambili,&nbsp;<br />- Gemuh Akuchu et Tah Zacharias (qui quittera le groupe bient&ocirc;t).&nbsp;<br />- Thomas Akumbo</p>
</blockquote>
<p>Les douze se retrouvent pour la premi&egrave;re fois le 11 novembre 1989 dans les locaux de la Presbyterian Church Center de Bamenda. Qui a convoqu&eacute; la r&eacute;union? Albert Mukong, r&eacute;pondent certaines sources. L&rsquo;initiative vient tr&egrave;s vraisemblablement de John Fru Ndi, un la&iuml;c tr&egrave;s engag&eacute; dans les activit&eacute;s de cette paroisse, et ami du r&eacute;v&eacute;rend pasteur Gana, leur h&ocirc;te du 11 novembre 1989.</p>
<p>Mais Albert Mukong et Vincent Feko sont membres d&rsquo;un autre groupe, qui, &agrave; Douala, travaille au lancement d&rsquo;un autre parti. Constitu&eacute; de Yondo Black, Henriette Ekwe, Anicet Ekane, Kwa Moutom&eacute;, Charles Ren&eacute; Djon Djon..., il n&rsquo;entretient aucun rapport formel avec le Study group 89.</p>
<p>Mais l&rsquo;arrestation de Yondo et ses camarades, en f&eacute;vrier 1990, semble avoir encourag&eacute; les membres du Study group &agrave; sauter le pas. En effet, il se r&eacute;unissaient au d&eacute;part pour &eacute;laborer un m&eacute;morandum &agrave; adresser aux Nations unies sur la question anglophone.</p>
<p>Le 17 f&eacute;vrier 1990, le Study group renonce &agrave; son projet de m&eacute;morandum et prend la r&eacute;solution de lancer plut&ocirc;t un parti politique. Ce sera chose faite le 26 mai 1990 &agrave; 14 h.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Hugues SEUMO</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 08:32:24</pubDate>
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