<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" ?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:webfeeds="http://webfeeds.org/rss/1.0" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/">
  <channel>
    <title>Le flux rss de camer.be</title>
    <link>https://www.camer.be/rss</link>
    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
    <atom:link href="https://www.camer.be/rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
                        <webfeeds:logo>https://www.camer.be/images/logo.png</webfeeds:logo>
    <image>
      <url>https://www.camer.be/images/logo.png</url>
      <title>Le flux rss de camer.be</title>
      <link>https://www.camer.be/rss</link>
    </image>
                <language></language>
    <lastBuildDate>Fri, 14 Aug 2026 14:38:34 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Fédéralisme camerounais : l'enterrement de 1972 et ses fantômes]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:35,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;LE SAVIEZ-VOUS&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;le-saviez-vous&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:32}</category>
            <link>https://www.camer.be/94363/35:32/federalisme-camerounais-lenterrement-de-1972-et-ses-fantomes.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94363/35:32/federalisme-camerounais-lenterrement-de-1972-et-ses-fantomes.html</guid>
      <description><![CDATA[Le 14 août 1961, le Cameroun adoptait sa Constitution fédérale. 65
ans plus tard, le fédéralisme a été aboli, et la crise anglophone
ravive les blessures d'une...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 ao&ucirc;t 1961, le Cameroun adoptait sa Constitution f&eacute;d&eacute;rale. 65 ans plus tard, le f&eacute;d&eacute;ralisme a &eacute;t&eacute; aboli, et la crise anglophone ravive les blessures d'une union fragile. R&eacute;trospective. (153 caract&egrave;res)</p>
<p>Il y a 65 ans, le Cameroun choisissait le f&eacute;d&eacute;ralisme pour unir ses deux h&eacute;ritages coloniaux. En 1972, un r&eacute;f&eacute;rendum enterrait ce r&ecirc;ve. Aujourd'hui, la crise anglophone est le prix d'une promesse non tenue.</p>
<p>Le 14 ao&ucirc;t 1961, l'Assembl&eacute;e nationale camerounaise adoptait, par 88 voix contre 6, la Constitution de la R&eacute;publique f&eacute;d&eacute;rale du Cameroun. Un mois plus tard, le 1er octobre, l'ancien Cameroun fran&ccedil;ais et le Cameroun m&eacute;ridional britannique s'unissaient officiellement pour former un &Eacute;tat f&eacute;d&eacute;ral. Ahmadou Ahidjo devenait pr&eacute;sident, John Ngu Foncha, vice-pr&eacute;sident.</p>
<p>Soixante-cinq ans plus tard, que reste-t-il de ce pacte fondateur ? Rien, ou presque. Le f&eacute;d&eacute;ralisme a &eacute;t&eacute; balay&eacute; par un r&eacute;f&eacute;rendum en 1972. Le nom &laquo; Uni &raquo; a disparu en 1984. Et les r&eacute;gions anglophones, qui avaient obtenu des garanties institutionnelles, sont aujourd'hui en proie &agrave; une crise s&eacute;paratiste qui a d&eacute;j&agrave; fait des milliers de morts.</p>
<p><strong>Comment en est-on arriv&eacute; l&agrave; ? Retour sur une promesse f&eacute;d&eacute;rale qui n'aura dur&eacute; que onze ans.</strong></p>
<h2>1961 : LE F&Eacute;D&Eacute;RALISME COMME SOLUTION</h2>
<p>La r&eacute;unification du Cameroun &eacute;tait une n&eacute;cessit&eacute; historique. Apr&egrave;s la Premi&egrave;re Guerre mondiale, le territoire avait &eacute;t&eacute; divis&eacute; entre la France et le Royaume-Uni. En 1960, le Cameroun fran&ccedil;ais acc&eacute;dait &agrave; l'ind&eacute;pendance. Restait le Cameroun m&eacute;ridional, sous administration britannique, qui devait choisir son avenir lors d'un pl&eacute;biscite organis&eacute; par l'ONU.</p>
<p>Le 11 f&eacute;vrier 1961, les &eacute;lecteurs du Cameroun m&eacute;ridional se pronon&ccedil;aient : 60 % optaient pour la r&eacute;unification avec le Cameroun. Le f&eacute;d&eacute;ralisme &eacute;tait la solution retenue pour respecter l'autonomie des deux entit&eacute;s. La conf&eacute;rence constitutionnelle de Foumban, en juillet 1961, posa les bases de ce compromis.</p>
<p>La Constitution f&eacute;d&eacute;rale pr&eacute;voyait deux &Eacute;tats f&eacute;d&eacute;r&eacute;s : le Cameroun oriental (francophone) et le Cameroun occidental (anglophone). Chacun conservait son propre syst&egrave;me juridique, son administration et une certaine autonomie. <strong>Le f&eacute;d&eacute;ralisme &eacute;tait un gage de respect des identit&eacute;s.</strong></p>
<p>L'article 60 de la Constitution de 1961 pr&eacute;cisait d'ailleurs que le Cameroun oriental comptait 3,2 millions d'habitants et le Cameroun occidental 800 000. La minorit&eacute; anglophone &eacute;tait prot&eacute;g&eacute;e par des institutions sp&eacute;cifiques.</p>
<h2>1966 : LE PARTI UNIQUE COMME PREMIER COUP</h2>
<p>Le f&eacute;d&eacute;ralisme n'a pas surv&eacute;cu longtemps &agrave; la logique centralisatrice du pouvoir. D&egrave;s le 1er juin 1966, les principaux partis politiques fusionnaient pour cr&eacute;er l'Union nationale camerounaise (UNC), un parti unique.</p>
<p>Cette fusion, voulue par le pr&eacute;sident Ahmadou Ahidjo, vidait de sa substance le f&eacute;d&eacute;ralisme. &Agrave; quoi bon des &Eacute;tats f&eacute;d&eacute;r&eacute;s si le pouvoir politique est concentr&eacute; entre les mains d'une seule formation ? Le parti unique uniformisait la vie politique et r&eacute;duisait la marge de man&oelig;uvre des r&eacute;gions.</p>
<p>Les Anglophones, qui voyaient dans le f&eacute;d&eacute;ralisme une garantie de leur identit&eacute;, commen&ccedil;aient &agrave; s'inqui&eacute;ter. Mais le processus &eacute;tait d&eacute;j&agrave; lanc&eacute;.</p>
<h2>1972 : LE R&Eacute;F&Eacute;RENDUM QUI A TOUT CHANG&Eacute;</h2>
<p>Le coup de gr&acirc;ce fut port&eacute; le 20 mai 1972. Ce jour-l&agrave;, les Camerounais &eacute;taient appel&eacute;s aux urnes pour un r&eacute;f&eacute;rendum constitutionnel. La question : fallait-il remplacer le syst&egrave;me f&eacute;d&eacute;ral par un &Eacute;tat unitaire ?</p>
<p><strong>Le oui l'emporta.</strong> La R&eacute;publique f&eacute;d&eacute;rale du Cameroun disparaissait, remplac&eacute;e par la R&eacute;publique unie du Cameroun. Les &Eacute;tats f&eacute;d&eacute;r&eacute;s &eacute;taient supprim&eacute;s. Le pouvoir &eacute;tait d&eacute;sormais centralis&eacute; &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Ce r&eacute;f&eacute;rendum est encore aujourd'hui contest&eacute;. Certains historiens estiment que le &laquo; oui &raquo; a &eacute;t&eacute; obtenu gr&acirc;ce &agrave; une campagne d'intimidation et &agrave; un manque d'information, en particulier dans les r&eacute;gions anglophones. D'autres soulignent que l'option unitaire &eacute;tait pr&eacute;sent&eacute;e comme un gage d'unit&eacute; nationale.</p>
<p>Toujours est-il que, du jour au lendemain, <strong>les Anglophones perdaient les garanties institutionnelles qui avaient scell&eacute; leur entr&eacute;e dans la R&eacute;publique</strong>.</p>
<p>&laquo; La Constitution f&eacute;d&eacute;rale de 1961 qui a ouvert la voie &agrave; l'union de la minorit&eacute; anglophone et de la majorit&eacute; francophone a &eacute;t&eacute; d&eacute;mantel&eacute;e et remplac&eacute;e par un syst&egrave;me unitaire hautement centralis&eacute; dans lequel les caract&eacute;ristiques distinctives des communaut&eacute;s anglophones ont &eacute;t&eacute; progressivement supprim&eacute;es sous pr&eacute;texte d'unit&eacute; nationale &raquo;.</p>
<h2>1984 : LA DISPARITION DU &laquo; UNI &raquo;</h2>
<p>Le 4 f&eacute;vrier 1984, une nouvelle r&eacute;vision constitutionnelle achevait le processus. Le pr&eacute;sident Paul Biya, qui avait succ&eacute;d&eacute; &agrave; Ahidjo en 1982, modifiait la d&eacute;nomination du pays. La &laquo; R&eacute;publique unie du Cameroun &raquo; devenait simplement la &laquo; R&eacute;publique du Cameroun &raquo;.</p>
<p>Le mot &laquo; Uni &raquo; disparaissait. Pour beaucoup d'Anglophones, c'&eacute;tait un symbole : <strong>l'unit&eacute; n'&eacute;tait plus une valeur &agrave; afficher, elle &eacute;tait devenue une &eacute;vidence impos&eacute;e</strong>. La suppression du poste de Premier ministre, concomitante &agrave; cette r&eacute;vision, renfor&ccedil;ait la centralisation du pouvoir.</p>
<p>Cette modification intervint quelques semaines apr&egrave;s la tentative de coup d'&Eacute;tat du 6 avril 1984. Biya, fra&icirc;chement arriv&eacute; au pouvoir, cherchait &agrave; asseoir son autorit&eacute;. Mais pour les Anglophones, c'&eacute;tait un nouveau coup port&eacute; &agrave; leur identit&eacute;.</p>
<h2>LA CRISE ANGLOPHONE : L'H&Eacute;RITAGE EMPOISONN&Eacute;</h2>
<p>Les cons&eacute;quences de ces choix se font sentir aujourd'hui avec une violence inou&iuml;e. Depuis 2016, les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont en proie &agrave; ce que certains appellent la &laquo; crise anglophone &raquo;.</p>
<p>Tout a commenc&eacute; par une gr&egrave;ve des avocats et des enseignants, qui d&eacute;non&ccedil;aient l'arriv&eacute;e de magistrats et de professeurs francophones dans les r&eacute;gions anglophones. Le mouvement a rapidement d&eacute;riv&eacute; vers des revendications politiques, puis vers un conflit arm&eacute;. Des groupes s&eacute;paratistes ont proclam&eacute; l'ind&eacute;pendance de l'&laquo; Ambazonie &raquo;.</p>
<p><strong>Le bilan est catastrophique : des milliers de morts, des centaines de milliers de d&eacute;plac&eacute;s, une crise humanitaire oubli&eacute;e.</strong></p>
<p>Pour de nombreux observateurs, cette crise est la cons&eacute;quence directe du d&eacute;mant&egrave;lement du f&eacute;d&eacute;ralisme. &laquo; L'abolition du syst&egrave;me f&eacute;d&eacute;ral a eu l'effet &agrave; long terme de favoriser le s&eacute;paratisme &raquo;, analyse un chercheur.</p>
<p>La f&ecirc;te nationale du 20 mai, qui comm&eacute;more le r&eacute;f&eacute;rendum de 1972, est devenue un symbole de division. Dans les r&eacute;gions anglophones, elle est souvent boycott&eacute;e. &laquo; Ghost towns &raquo; villes fant&ocirc;mes , les rues sont d&eacute;sertes, en signe de protestation.</p>
<h2>ET DEMAIN ? LE F&Eacute;D&Eacute;RALISME COMME SOLUTION ?</h2>
<p>Face &agrave; l'impasse, certains Camerounais, y compris au sein de la diaspora, appellent &agrave; un retour au f&eacute;d&eacute;ralisme. Ils estiment que seule une d&eacute;centralisation pouss&eacute;e, voire un retour &agrave; un syst&egrave;me f&eacute;d&eacute;ral, peut apaiser les tensions et redonner aux Anglophones le sentiment d'appartenir pleinement &agrave; la nation.</p>
<p>Les recherches montrent que les attitudes envers la forme actuelle de l'&Eacute;tat sont positivement li&eacute;es au soutien &agrave; une f&eacute;d&eacute;ration. Autrement dit, plus les Camerounais sont insatisfaits du syst&egrave;me unitaire, plus ils se tournent vers l'id&eacute;e f&eacute;d&eacute;rale.</p>
<p>Reste &agrave; savoir si le pouvoir central, &agrave; Yaound&eacute;, est pr&ecirc;t &agrave; envisager une telle &eacute;volution. Pour l'instant, le gouvernement camerounais mise sur la r&eacute;pression et le dialogue avec des groupes arm&eacute;s, sans remettre en cause le dogme de l'unit&eacute; nationale &agrave; tout prix.</p>
<p><strong>Soixante-cinq ans apr&egrave;s l'adoption de la Constitution f&eacute;d&eacute;rale, le Cameroun est &agrave; la crois&eacute;e des chemins.</strong></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-14 13:25:53</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Drapeau-Federal-CMR140826500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="11801" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Pourquoi Ahidjo n'a-t-il pas transmis le pouvoir à ses enfants ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:35,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;LE SAVIEZ-VOUS&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;le-saviez-vous&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:32}</category>
            <link>https://www.camer.be/94362/35:32/cameroun-pourquoi-ahidjo-na-t-il-pas-transmis-le-pouvoir-a-ses-enfants.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94362/35:32/cameroun-pourquoi-ahidjo-na-t-il-pas-transmis-le-pouvoir-a-ses-enfants.html</guid>
      <description><![CDATA[Le 4 novembre 1982, Ahmadou Ahidjo démissionnait à 58 ans après 22
ans de pouvoir. Officiellement pour raison de santé. Mais les
témoignages racontent une tout...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 4 novembre 1982, Ahmadou Ahidjo d&eacute;missionnait &agrave; 58 ans apr&egrave;s 22 ans de pouvoir. Officiellement pour raison de sant&eacute;. Mais les t&eacute;moignages racontent une tout autre histoire. D&eacute;cryptage.&nbsp;</p>
<p>Il avait 58 ans, une sant&eacute; que personne ne voyait d&eacute;cliner, et le pouvoir absolu. Pourtant, le 4 novembre 1982, Ahmadou Ahidjo a choisi de tout quitter et de ne rien laisser &agrave; sa famille, ni &agrave; sa tribu, ni &agrave; sa r&eacute;gion.</p>
<p>Il est 20 h 30, ce jeudi 4 novembre 1982, lorsque la voix d'Ahmadou Ahidjo r&eacute;sonne sur les ondes de Radio Cameroun. Des millions de Camerounais tendent l'oreille. Le pr&eacute;sident parle lentement. Il annonce sa d&eacute;mission. Effet imm&eacute;diat : &laquo; un coup de tonnerre en pleine saison s&egrave;che &raquo;, &eacute;criront plus tard les journalistes. Entre incr&eacute;dulit&eacute; et peur du lendemain, le pays retient son souffle.</p>
<p><strong>&Agrave; 58 ans, Ahidjo n'a pas l'&acirc;ge de partir.</strong> Il a encore vingt ans devant lui l'&acirc;ge qu'avait Senghor lorsqu'il a quitt&eacute; le pouvoir, l'&acirc;ge qu'ont encore aujourd'hui certains dirigeants africains qui s'accrochent. Pourtant, lui, le b&acirc;tisseur de l'&Eacute;tat camerounais, le premier pr&eacute;sident du Cameroun ind&eacute;pendant, choisit de s'en aller.</p>
<p>La raison officielle : la maladie. Une maladie que personne ne voit, qui n'affecte ni son physique ni sa m&eacute;moire. Et surtout, il ne transmet pas le pouvoir &agrave; un membre de sa famille, bien qu'il ait des enfants instruits. Il ne le transmet pas non plus &agrave; un membre de sa tribu, de son ethnie, ou m&ecirc;me de sa grande r&eacute;gion d'origine : le Grand-Nord. Il le donne &agrave; Paul Biya, un homme du Sud, son Premier ministre depuis sept ans.</p>
<p>Pourquoi ? Quarante-quatre ans plus tard, la question reste enti&egrave;re.</p>
<h2>LE B&Acirc;TISSEUR ET LE DESPOTE</h2>
<p>N&eacute; le 24 ao&ucirc;t 1924 &agrave; Garoua, dans une famille peule, Ahmadou Ahidjo acc&egrave;de au pouvoir en 1958, avant m&ecirc;me l'ind&eacute;pendance du Cameroun. Il sera r&eacute;&eacute;lu en 1965, 1970, 1975 et 1980. Vingt-deux ans de r&egrave;gne. Vingt-deux ans &agrave; incarner &agrave; la fois le patriote et le despote, comme le r&eacute;sume <strong>Jeune Afrique</strong>.</p>
<p>Ahidjo a construit l'&Eacute;tat camerounais de ses mains. Mais il l'a aussi dirig&eacute; d'une main de fer. Parti unique, r&eacute;pression des opposants, mainmise sur l'administration et l'arm&eacute;e son r&eacute;gime n'a jamais &eacute;t&eacute; un mod&egrave;le de d&eacute;mocratie.</p>
<p>Pourtant, en 1982, alors qu'il est en pleine possession de ses moyens, il d&eacute;cide de tout arr&ecirc;ter. &laquo; Je ne suis pas Bourguiba &raquo;, disait-il, en r&eacute;f&eacute;rence au pr&eacute;sident tunisien qui s'&eacute;tait accroch&eacute; jusqu'&agrave; la s&eacute;nilit&eacute;. Il voulait prouver qu'il savait partir.</p>
<p>Mais &eacute;tait-ce vraiment un choix libre ?</p>
<h2>LA MALADIE QUI N'EN &Eacute;TAIT PAS UNE</h2>
<p>Le 4 novembre 1982, Ahidjo invoque des &laquo; raisons de sant&eacute; &raquo;. Une formule classique, presque rassurante. Mais les proches du pr&eacute;sident racontent une tout autre histoire.</p>
<p>D&egrave;s le d&eacute;but de l'ann&eacute;e 1982, Ahidjo souffre de maux de t&ecirc;te et d'insomnies. Les cigarettes, l'alcool, les somnif&egrave;res et les noix de kola &eacute;moussent sa m&eacute;moire et son ardeur au travail. Parfois, pris d'angoisses nocturnes, il craint une crise cardiaque qui le rendrait incapable d'exercer le pouvoir avant d'avoir pr&eacute;par&eacute; sa succession.</p>
<p>En juillet 1982, la d&eacute;cision est prise. Reste &agrave; en &eacute;chafauder le sc&eacute;nario. Pendant trois mois, Ahidjo va jouer la com&eacute;die de la maladie. Il se dit &eacute;puis&eacute;, surmen&eacute;. Il simule des crises de d&eacute;pression, des &eacute;pisodes de lassitude. &laquo; Le tout parfaitement jou&eacute;, si ce n'est totalement simul&eacute; &raquo;, r&eacute;v&egrave;le <strong>Jeune Afrique</strong>.</p>
<p>Le 29 octobre 1982, il se rend &agrave; Grasse, dans le sud de la France, pour &laquo; se soigner &raquo;. Il re&ccedil;oit Guy Penne, le &laquo; monsieur Afrique &raquo; de Fran&ccedil;ois Mitterrand. Devant lui, au cours du repas, il avale une dizaine de pilules et se dit au bout du rouleau. Penne repart atterr&eacute;, gardant l'image d'un homme n&eacute;vros&eacute;, en proie au d&eacute;lire.</p>
<p><strong>Ahidjo n'&eacute;tait pas malade. Il jouait la maladie.</strong> Pourquoi ? Parce que le seul argument qui pouvait laisser sans r&eacute;plique son entourage t&eacute;tanis&eacute; &agrave; l'id&eacute;e de sa d&eacute;mission, c'&eacute;tait l'&eacute;vocation d'une maladie grave. Il savait que personne n'oserait le retenir s'il &eacute;tait &laquo; malade &raquo;.</p>
<h2>LE CHOIX QI A SURPRIS TOUT LE MONDE</h2>
<p>Le 3 novembre 1982, Ahidjo rentre secr&egrave;tement &agrave; Yaound&eacute;. Le lendemain, il annonce sa d&eacute;mission. Deux jours plus tard, le 6 novembre, son Premier ministre Paul Biya lui succ&egrave;de.</p>
<p><strong>Un choix stup&eacute;fiant.</strong> Ahidjo avait des enfants &eacute;duqu&eacute;s Mohamadou Badjika, Babette, A&iuml;ssatou, Aminatou. Il aurait pu tenter de transmettre le pouvoir &agrave; l'un d'eux, comme tant de dirigeants africains l'ont fait. Il ne l'a pas fait.</p>
<p>Il aurait pu choisir un successeur issu de sa r&eacute;gion, le Grand-Nord, ou de son ethnie peule. Il ne l'a pas fait non plus.</p>
<p><strong>Il a choisi Paul Biya, un homme du Sud, du groupe ethnique b&eacute;ti.</strong> Un homme qui n'&eacute;tait ni son fils, ni son cousin, ni son fr&egrave;re de sang ou de tribu.</p>
<p>&laquo; On peut tout reprocher &agrave; Ahidjo, mais il n'&eacute;tait ni un &eacute;go&iuml;ste jusqu'au-boutiste, ni un tribaliste &raquo;, &eacute;crit l'analyste Aristide Mono. Un constat qui m&eacute;rite d'&ecirc;tre pes&eacute; &agrave; l'aune de l'histoire politique africaine, o&ugrave; les successions dynastiques et ethniques sont monnaie courante.</p>
<p>En 1979, un amendement constitutionnel avait fait du Premier ministre le successeur d&eacute;sign&eacute;. Ahidjo avait donc pr&eacute;par&eacute; le terrain. Mais rien ne l'obligeait &agrave; respecter cette r&egrave;gle. Il aurait pu la modifier, comme d'autres l'ont fait. Il ne l'a pas fait.</p>
<h2>L'APR&Egrave;S-AHIDJO : TRAHISON, COMPLOT ET EXIL</h2>
<p>La d&eacute;mission d'Ahidjo n'a pas &eacute;t&eacute; une fin, mais un d&eacute;but de conflit. Bien qu'il ne soit plus pr&eacute;sident, Ahidjo reste le chef du parti unique, l'Union nationale camerounaise (UNC). Rapidement, les dissensions avec Paul Biya s'accumulent.</p>
<p>En 1983, Ahidjo quitte le Cameroun pour la France et d&eacute;missionne de la pr&eacute;sidence du parti. Le 6 avril 1984, une tentative de coup d'&Eacute;tat &eacute;clate &agrave; Yaound&eacute;. Les partisans d'Ahidjo sont accus&eacute;s. Lui-m&ecirc;me est condamn&eacute; &agrave; mort par contumace.</p>
<p><strong>L'homme qui avait choisi de partir volontairement devient un ennemi de l'&Eacute;tat.</strong> Il ne reverra jamais sa terre natale. Il meurt &agrave; Dakar, au S&eacute;n&eacute;gal, le 30 novembre 1989, &agrave; l'&acirc;ge de 65 ans. Sa veuve, Germaine Ahidjo, s'&eacute;teint en 2021. Tous deux reposent toujours au S&eacute;n&eacute;gal.</p>
<p>La question qui hante encore les historiens : <strong>Ahidjo a-t-il vraiment pr&eacute;par&eacute; sa succession, ou a-t-il &eacute;t&eacute; contraint de partir ?</strong> Les archives ne livrent pas de r&eacute;ponse d&eacute;finitive. Mais un fait demeure : il a quitt&eacute; le pouvoir &agrave; 58 ans, en pleine possession de ses moyens, et il a choisi un successeur qui n'&eacute;tait ni de sa famille ni de sa r&eacute;gion.</p>
<h2>CE QUE CETTE D&Eacute;MISSION NOUS DIT ENCORE</h2>
<p>Quarante-quatre ans plus tard, la d&eacute;mission d'Ahidjo reste un cas unique dans l'histoire politique africaine. Combien de dirigeants ont quitt&eacute; le pouvoir volontairement, &agrave; un &acirc;ge o&ugrave; ils auraient pu rester encore vingt ans ? Combien ont choisi un successeur issu d'une autre r&eacute;gion, d'une autre ethnie ?</p>
<p>Ahidjo a peut-&ecirc;tre &eacute;t&eacute; un despote. Mais il a aussi &eacute;t&eacute; un homme qui a compris que le pouvoir n'appartenait &agrave; personne, pas m&ecirc;me &agrave; sa famille. Il a anticip&eacute; les critiques qui pleuvraient sur lui et a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; passer pour un homme malade plut&ocirc;t que pour un homme accroch&eacute;.</p>
<p><em>&laquo; Je ne suis pas Bourguiba &raquo;, r&eacute;p&eacute;tait-il. Il a tenu parole.</em></p>
<p>Mais l'histoire a une m&eacute;moire s&eacute;lective. Aujourd'hui, peu de Camerounais connaissent les coulisses de cette d&eacute;mission. Beaucoup ignorent qu'Ahidjo a simul&eacute; la maladie pendant trois mois pour pr&eacute;parer sa sortie. Beaucoup ignorent qu'il a choisi un successeur du Sud alors qu'il &eacute;tait lui-m&ecirc;me un Nordiste.</p>
<p><strong>Peut-&ecirc;tre que le plus grand geste politique d'Ahidjo n'a pas &eacute;t&eacute; son accession au pouvoir, mais son d&eacute;part.</strong></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Aristide Mono</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-14 12:15:55</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Ahidjo30112023.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="91461" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen:Portrait d’un jeune Camerounais qui a choisi la voie de la technique]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;point-de-vue&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/94361/30:27/yaya-ousman-tchounkeu-batchamenportrait-dun-jeune-camerounais-qui-a-choisi-la-voie-de-la-technique.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94361/30:27/yaya-ousman-tchounkeu-batchamenportrait-dun-jeune-camerounais-qui-a-choisi-la-voie-de-la-technique.html</guid>
      <description><![CDATA[Né le 13 février 2006 à Makénéné, dans la région du Centre du
Cameroun, Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen — souvent appelé Ousman
Batchamen — s’impose comme une f...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>N&eacute; le 13 f&eacute;vrier 2006 &agrave; Mak&eacute;n&eacute;n&eacute;, dans la r&eacute;gion du Centre du Cameroun, Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen &mdash; souvent appel&eacute; Ousman Batchamen &mdash; s&rsquo;impose comme une figure montante du paysage entrepreneurial camerounais. Son fil conducteur ? Une solide culture technique construite pas &agrave; pas.</p>
<p>Apr&egrave;s avoir grandi au Cameroun, il poursuit une partie de son cursus en France. Il d&eacute;bute par l'&eacute;lectrotechnique pour ma&icirc;triser les syst&egrave;mes &eacute;lectriques, les &eacute;quipements industriels et l'&eacute;nergie. Loin de s'en tenir &agrave; ce premier socle, il d&eacute;cide rapidement d'approfondir ses comp&eacute;tences dans un secteur de niche exigeant : les ascenseurs et la mobilit&eacute; verticale.</p>
<p>En France, il s'immerge dans un domaine au croisement de la m&eacute;canique, de l'&eacute;lectricit&eacute;, de l'automatisation et de la s&eacute;curit&eacute;. Pour mettre en service un ascenseur, le technicien doit appr&eacute;hender l'installation dans sa globalit&eacute;. D'abord &eacute;lectricien, Ousman Batchamen rejoint ensuite TK Elevator en tant que technicien metteur en service (r&eacute;glages, programmation, essais). Une exp&eacute;rience terrain fondamentale qui lui permet d'int&eacute;grer les exigences d'un groupe industriel mondial.</p>
<p>Le parcours d&rsquo;Ousman Batchamen se caract&eacute;rise par un ordre m&eacute;thodique : apprendre un m&eacute;tier, se sp&eacute;cialiser, agir sur le terrain, puis entreprendre. L'entrepreneuriat n'est pas une impulsion, mais le prolongement naturel d'une expertise technique acquise avec rigueur.</p>
<p>Parall&egrave;lement &agrave; son parcours professionnel, il &eacute;volue dans le football semi-professionnel en France, notamment au FC Grimaud puis au Sporting Club Toulon. Ce parcours sportif lui insuffle la culture de l'effort, la r&eacute;gularit&eacute; et le travail d'&eacute;quipe &mdash; des qualit&eacute;s qui compl&egrave;tent la pr&eacute;cision et la m&eacute;thodologie requises par la technique.</p>
<p>En 2024, &agrave; un &acirc;ge particuli&egrave;rement jeune, il franchit le pas et fonde BTE Engineering Group Cameroun. Ce passage de technicien &agrave; dirigeant implique un changement de posture majeur : il faut d&eacute;sormais piloter une strat&eacute;gie, g&eacute;rer des investissements, former des &eacute;quipes et d&eacute;velopper une client&egrave;le.</p>
<p>Plut&ocirc;t que de poursuivre une carri&egrave;re confortable &agrave; l'&eacute;tranger, il choisit de rapatrier son savoir-faire dans son pays d'origine, incarnant ainsi cette dynamique d'une jeunesse africaine form&eacute;e &agrave; l'international qui r&eacute;investit ses comp&eacute;tences localement.</p>
<p>Sa d&eacute;marche franchit un nouveau cap avec l'ambition d'un projet de transmission. Selon plusieurs publications, il projette la cr&eacute;ation d'un centre de formation aux m&eacute;tiers de l'ascenseur &agrave; Nyom, pr&egrave;s de Yaound&eacute; (un investissement estim&eacute; &agrave; 428 millions de FCFA pour former 150 techniciens, sous r&eacute;serve de concr&eacute;tisation).</p>
<p>Il serait pr&eacute;matur&eacute; de dresser un bilan d&eacute;finitif : Ousman Batchamen d&eacute;bute &agrave; peine sa carri&egrave;re. Les ann&eacute;es &agrave; venir seront d&eacute;terminantes pour consolider son entreprise, &eacute;tendre son r&eacute;seau et prouver la viabilit&eacute; de son mod&egrave;le sur la dur&eacute;e.</p>
<p>Son itin&eacute;raire r&eacute;sume toutefois une d&eacute;marche forte : Mak&eacute;n&eacute;n&eacute; &rarr; &Eacute;lectrotechnique &rarr; France &rarr; Sp&eacute;cialisation &rarr; Exp&eacute;rience terrain &rarr; Entrepreneuriat &rarr; Transmission.</p>
<p>En somme, derri&egrave;re le titre d'entrepreneur, Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen demeure un technicien devenu dirigeant, prouvant qu'il a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; b&acirc;tir d'abord la comp&eacute;tence avant de chercher le statut.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Dilan KENNE</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-14 11:32:33</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Yaya_Ousman_Tchounkeu_Batchamen_14082026.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="95472" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - CONSCIENCE DU CAMEROUN: PORTRAIT POLITIQUE &amp; VISION NATIONALE DU DR CORANTIN TALLA]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94360/6:1/conscience-du-cameroun-portrait-politique-vision-nationale-du-dr-corantin-talla.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94360/6:1/conscience-du-cameroun-portrait-politique-vision-nationale-du-dr-corantin-talla.html</guid>
      <description><![CDATA[De la résistance estudiantine à une vision pour le Cameroun de
l’après-Biya. 34 années loin du Cameroun. Un parcours de militant,
universitaire, professionnel e...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>De la r&eacute;sistance estudiantine &agrave; une vision pour le Cameroun de l&rsquo;apr&egrave;s-Biya. 34 ann&eacute;es loin du Cameroun. Un parcours de militant, universitaire, professionnel et humanitaire. Une conviction intacte : la d&eacute;mocratisation du Cameroun reste &agrave; achever.<br />Ao&ucirc;t 2026. &laquo; Le Cameroun n&rsquo;est l&rsquo;h&eacute;ritage de personne. Il est le patrimoine de tous les Camerounais. &raquo;<br />&emsp;<br /><strong>UNE HISTOIRE COMMENC&Eacute;E BIEN AVANT LA COURSE AU POUVOIR</strong></p>
<p>Il existe des parcours politiques construits par les nominations, les privil&egrave;ges et la proximit&eacute; avec le pouvoir. Et il existe des parcours forg&eacute;s dans la contestation, le sacrifice, l&rsquo;&eacute;loignement, l&rsquo;&eacute;ducation, le travail, l&rsquo;engagement citoyen et la conviction.</p>
<p>Le parcours du Dr Corantin Talla s&rsquo;inscrit dans cette seconde histoire.<br />Bien avant d&rsquo;&ecirc;tre docteur en politiques publiques et administration publique, professionnel des technologies de l&rsquo;information ou engag&eacute; dans l&rsquo;action humanitaire &agrave; travers Conscience du<strong> Cameroun</strong>, Corantin Talla fut un acteur du mouvement estudiantin camerounais au moment o&ugrave; une g&eacute;n&eacute;ration de jeunes r&eacute;clamait davantage de libert&eacute;s, de pluralisme et de d&eacute;mocratie.</p>
<p>Connu dans le milieu estudiantin sous le surnom de &laquo; G&eacute;n&eacute;ral Schwarzkopf &raquo;, il appartient &agrave; cette g&eacute;n&eacute;ration du d&eacute;but des ann&eacute;es 1990 dont les aspirations se confondaient avec l&rsquo;ouverture d&eacute;mocratique que connaissait alors une grande partie du continent africain.</p>
<p>Plus de trois d&eacute;cennies ont pass&eacute;. Apr&egrave;s environ 34 ann&eacute;es loin du Cameroun, la question n&rsquo;est d&eacute;sormais plus seulement celle du combat d&rsquo;hier. Elle est celle du Cameroun de demain. Et, surtout, celle du retour.</p>
<p><strong>I. LE CAMEROUN FACE &Agrave; UNE TRANSITION HISTORIQUE</strong></p>
<p>Le Cameroun devra t&ocirc;t ou tard r&eacute;pondre &agrave; l&rsquo;une des questions les plus importantes de son histoire contemporaine : quelle R&eacute;publique voulons-nous construire apr&egrave;s Paul Biya ?</p>
<p>Quelle que soit l&rsquo;appr&eacute;ciation que chacun porte sur le bilan du pr&eacute;sident Paul Biya, aucune pr&eacute;sidence n&rsquo;est &eacute;ternelle. L&rsquo;apr&egrave;s-Biya ne doit donc pas &ecirc;tre pr&eacute;par&eacute; comme la simple succession d&rsquo;un homme par un autre. Il doit &ecirc;tre pens&eacute; comme l&rsquo;occasion d&rsquo;une v&eacute;ritable transformation institutionnelle.<br />Dans le d&eacute;bat public camerounais, le nom de Franck Biya, fils du pr&eacute;sident Paul Biya, est r&eacute;guli&egrave;rement &eacute;voqu&eacute; dans les discussions et sp&eacute;culations relatives &agrave; l&rsquo;avenir politique du pays. Cela ne signifie ni qu&rsquo;une succession a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute;e, ni qu&rsquo;une candidature est acquise.<br />La position d&eacute;fendue ici porte donc sur un principe d&eacute;mocratique, et non sur une accusation personnelle.</p>
<p>LE CAMEROUN EST UNE R&Eacute;PUBLIQUE. LA PR&Eacute;SIDENCE DE LA R&Eacute;PUBLIQUE NE PEUT &Ecirc;TRE CONSID&Eacute;R&Eacute;E COMME UN H&Eacute;RITAGE FAMILIAL.</p>
<p>Apr&egrave;s Paul Biya, le choix doit appartenir au peuple camerounais.</p>
<p><strong>II. LES RACINES D&rsquo;UN ENGAGEMENT : LA G&Eacute;N&Eacute;RATION ESTUDIANTINE</strong></p>
<p>Pour comprendre la vision politique de <strong>Corantin Talla,</strong> il faut remonter &agrave; ses ann&eacute;es universitaires. Son engagement n&rsquo;est pas n&eacute; apr&egrave;s l&rsquo;obtention d&rsquo;un doctorat aux &Eacute;tats-Unis. Il n&rsquo;est pas n&eacute; avec la perspective d&rsquo;une candidature pr&eacute;sidentielle. Il remonte &agrave; sa jeunesse et aux bouleversements politiques du Cameroun du d&eacute;but des ann&eacute;es 1990.</p>
<p>Cette &eacute;poque fut celle de revendications profondes : multipartisme, libert&eacute;s publiques, d&eacute;mocratie, participation citoyenne et ouverture de l&rsquo;espace politique. Dans cet environnement, le mouvement estudiantin devint l&rsquo;un des lieux o&ugrave; s&rsquo;exprimaient les aspirations et les frustrations d&rsquo;une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration.<br />Corantin Talla fut associ&eacute; &agrave; cette p&eacute;riode de mobilisation estudiantine et connu sous le surnom de &laquo; G&eacute;n&eacute;ral Schwarzkopf &raquo;. Cette histoire appartient d&eacute;sormais &agrave; une &eacute;poque r&eacute;volue. Mais la question fondamentale demeure : le processus de d&eacute;mocratisation commenc&eacute; par cette g&eacute;n&eacute;ration est-il v&eacute;ritablement achev&eacute; ?<br />Pour Corantin Talla, la r&eacute;ponse est non. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment cette conviction qui donne un sens politique &agrave; un &eacute;ventuel retour.</p>
<p><strong>III. DE L&rsquo;ACTIVISME &Agrave; L&rsquo;UNIVERSIT&Eacute; : COMPRENDRE L&rsquo;&Eacute;TAT POUR MIEUX LE TRANSFORMER</strong></p>
<p>Les d&eacute;cennies pass&eacute;es loin du Cameroun ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; celles de l&rsquo;&eacute;ducation. Apr&egrave;s ses premi&egrave;res &eacute;tudes universitaires au Cameroun, Corantin Talla poursuit son parcours aux &Eacute;tats-Unis. Il se forme &agrave; l&rsquo;administration publique, aux politiques publiques et aux technologies.<br />Cette trajectoire aboutit notamment &agrave; l&rsquo;obtention d&rsquo;un Master of Public Administration, puis d&rsquo;un doctorat.</p>
<p>En 2014, Corantin Talla obtient un Ph.D. en Public Policy and Public Administration de Walden University. Le programme officiel de la c&eacute;r&eacute;monie de Walden identifie Corantin Talla et son travail doctoral.<br />Sa dissertation porte le titre : &laquo; Cameroonians&rsquo; Perception of E-Government and Citizens&rsquo; Involvement in the Public Policy Process &raquo;.<br />Cette recherche se situe au croisement de plusieurs enjeux fondamentaux : gouvernement, technologie, participation citoyenne, politiques publiques et relation entre l&rsquo;administration et les citoyens. Ainsi, plus de vingt ans apr&egrave;s les mobilisations estudiantines, la m&ecirc;me question revenait sous une autre forme : comment rapprocher les citoyens de la d&eacute;cision publique et utiliser les nouvelles technologies pour am&eacute;liorer la relation entre l&rsquo;&Eacute;tat et la population ?</p>
<p><strong>IV. UNE RECHERCHE CIT&Eacute;E PAR D&rsquo;AUTRES TRAVAUX ACAD&Eacute;MIQUES</strong></p>
<p>Le travail doctoral de Corantin Talla a &eacute;t&eacute; repris dans la litt&eacute;rature acad&eacute;mique ult&eacute;rieure. Cette dimension est importante : sa dissertation n&rsquo;est pas seulement un document biographique, elle a &eacute;t&eacute; utilis&eacute;e comme r&eacute;f&eacute;rence par d&rsquo;autres chercheurs.<br />Un exemple confirm&eacute; est la dissertation doctorale de Chenwi Mbuoko Ngwa, <em>&laquo; Investigating Funding Policies for New Clinics in Rural Northwest Region, Cameroon &raquo;, d&eacute;pos&eacute;e &agrave; Walden University. Sa bibliographie cite explicitement : Talla, C. (2014), &laquo; Cameroonians&rsquo; Perception of E-Government and Citizens&rsquo; Involvement in the Public&nbsp;</em><br /><em>Policy Process &raquo;</em>, avec le lien vers le dossier ProQuest.</p>
<p>Un autre exemple confirm&eacute; appara&icirc;t dans une publication acad&eacute;mique consacr&eacute;e aux lignes directrices de mise en &oelig;uvre de la politique d&rsquo;e-government dans les organisations publiques, publi&eacute;e dans le syst&egrave;me de revues du National Defence Studies Institute en Tha&iuml;lande. Sa bibliographie identifie express&eacute;ment Talla, C. (2014), le titre complet de la dissertation, le Ph.D. en Public Policy and Public Administration et Walden University.<br />Ces r&eacute;f&eacute;rences montrent que la recherche de Talla a circul&eacute; au-del&agrave; de son propre doctorat, notamment dans des travaux portant sur l&rsquo;e-government, l&rsquo;administration publique et les politiques publiques.</p>
<p>Le parcours prend alors une coh&eacute;rence particuli&egrave;re : le militant r&eacute;clamait la d&eacute;mocratie ; le chercheur &eacute;tudiait la participation citoyenne ; le professionnel apprenait &agrave; construire et administrer des syst&egrave;mes technologiques complexes ; le citoyen engag&eacute; envisage d&eacute;sormais de mettre ces exp&eacute;riences au service de son pays.</p>
<p><strong>V. UNE VIE PROFESSIONNELLE AU SERVICE DE LA COMP&Eacute;TENCE</strong></p>
<p>Un pays ne se transforme pas uniquement avec des slogans. La politique publique exige &eacute;galement de la comp&eacute;tence, de l&rsquo;organisation, de la m&eacute;thode et une compr&eacute;hension du fonctionnement r&eacute;el des institutions.<br />Pendant les d&eacute;cennies pass&eacute;es aux &Eacute;tats-Unis, Corantin Talla a d&eacute;velopp&eacute; une carri&egrave;re dans les technologies de l&rsquo;information, notamment dans les bases de donn&eacute;es, les infrastructures technologiques et les environnements Cloud. Il a travaill&eacute; comme professionnel senior des technologies Oracle et des bases de donn&eacute;es dans diff&eacute;rents environnements professionnels, y compris sur des projets li&eacute;s au secteur public am&eacute;ricain.</p>
<p>Cette exp&eacute;rience a renforc&eacute; une conviction : l&rsquo;&Eacute;tat doit fonctionner comme une institution, et non comme la propri&eacute;t&eacute; de ceux qui le dirigent.<br />Administrer un pays exige des syst&egrave;mes capables de fonctionner lorsque les dirigeants changent : une administration professionnelle, des donn&eacute;es publiques prot&eacute;g&eacute;es, des proc&eacute;dures transparentes, des objectifs mesurables, des services publics accessibles, une meilleure utilisation des technologies et des institutions qui survivent aux hommes.</p>
<p><strong>VI. LE NUM&Eacute;RIQUE COMME INSTRUMENT DE TRANSPARENCE</strong></p>
<p>Le Cameroun poss&egrave;de une population jeune, connect&eacute;e et de plus en plus famili&egrave;re avec les technologies num&eacute;riques. Pourtant, de nombreuses relations entre l&rsquo;&Eacute;tat et les citoyens restent inutilement compliqu&eacute;es.<br />La modernisation de l&rsquo;administration doit devenir une priorit&eacute; nationale. Un citoyen ne devrait pas avoir besoin de conna&icirc;tre quelqu&rsquo;un dans une administration pour obtenir un document auquel il a l&eacute;galement droit. Il ne devrait pas &ecirc;tre n&eacute;cessaire de parcourir des centaines de kilom&egrave;tres pour accomplir une proc&eacute;dure qui pourrait &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;e &eacute;lectroniquement.</p>
<p>La num&eacute;risation peut contribuer &agrave; r&eacute;duire certaines occasions de corruption, am&eacute;liorer la tra&ccedil;abilit&eacute; des proc&eacute;dures et rapprocher l&rsquo;&Eacute;tat du citoyen. Mais la technologie ne remplace pas la d&eacute;mocratie. Elle doit &ecirc;tre son instrument.<br />L&rsquo;objectif est un &Eacute;tat plus accessible, plus transparent et davantage responsable devant les citoyens. Cette vision prolonge directement les questions qui animaient d&eacute;j&agrave; les recherches doctorales de Corantin Talla sur l&rsquo;e-government et la participation citoyenne.</p>
<p><strong>VII. CONSCIENCE DU CAMEROUN : AVANT LE POUVOIR, LE SERVICE</strong></p>
<p>Le parcours de Corantin Talla comporte &eacute;galement une dimension civique et humanitaire. Elle s&rsquo;exprime notamment &agrave; travers Conscience du Cameroun.</p>
<p>Le nom porte en lui-m&ecirc;me une philosophie. La transformation d&rsquo;un pays ne commence pas le jour d&rsquo;une &eacute;lection. Elle commence lorsque les citoyens d&eacute;cident qu&rsquo;ils ont &eacute;galement une responsabilit&eacute; envers les autres.<br />L&rsquo;action humanitaire, la solidarit&eacute;, l&rsquo;&eacute;ducation, l&rsquo;assistance aux personnes vuln&eacute;rables et l&rsquo;engagement communautaire doivent faire partie int&eacute;grante d&rsquo;une nouvelle culture politique.<br />Avant de demander au peuple de vous confier le pouvoir, il faut &ecirc;tre capable de servir le peuple sans pouvoir.</p>
<p><strong>VIII. ACPC : LE CHANGEMENT DOIT CONDUIRE AU PROGR&Egrave;S</strong></p>
<p>&Agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;action civique et humanitaire port&eacute;e par Conscience du Cameroun se dessine une r&eacute;flexion politique : Alliance pour le Changement et le Progr&egrave;s du Cameroun &mdash; ACPC.<br />L&rsquo;ACPC repr&eacute;sente un projet politique en construction. Tant que les proc&eacute;dures l&eacute;gales n&eacute;cessaires &agrave; sa reconnaissance comme parti politique n&rsquo;ont pas abouti, il serait pr&eacute;matur&eacute; de la pr&eacute;senter comme un parti politique l&eacute;galement reconnu. C&rsquo;est pourquoi le pr&eacute;sent document est publi&eacute; sous la banni&egrave;re de Conscience du Cameroun.<br />Mais le nom ACPC exprime d&eacute;j&agrave; une conviction essentielle : le changement n&rsquo;est pas une finalit&eacute;. Le changement doit produire du progr&egrave;s.<br />Le Cameroun n&rsquo;a aucun int&eacute;r&ecirc;t &agrave; remplacer une mauvaise gouvernance par l&rsquo;instabilit&eacute;, la vengeance ou une nouvelle forme d&rsquo;autoritarisme. Le changement doit am&eacute;liorer concr&egrave;tement la vie du citoyen.</p>
<p><strong>IX. NI DYNASTIE, NI VENGEANCE</strong></p>
<p>L&rsquo;apr&egrave;s-Biya ne doit pas devenir une chasse aux sorci&egrave;res. Une transition d&eacute;mocratique ne peut pas signifier que chaque fonctionnaire, militaire, enseignant, magistrat ou employ&eacute; d&rsquo;une entreprise publique ayant servi sous le r&eacute;gime actuel devient automatiquement un adversaire du nouveau Cameroun.</p>
<p>L&rsquo;&Eacute;tat doit continuer &agrave; fonctionner. Les comp&eacute;tences doivent &ecirc;tre conserv&eacute;es. Les responsabilit&eacute;s individuelles, lorsqu&rsquo;elles existent, doivent &ecirc;tre d&eacute;termin&eacute;es par le droit et les institutions comp&eacute;tentes, non par la vengeance politique.<br />La rupture doit concerner les m&eacute;thodes de gouvernement, et non devenir une guerre contre des cat&eacute;gories enti&egrave;res de citoyens.<br />De la m&ecirc;me mani&egrave;re, le Cameroun ne doit pas remplacer un syst&egrave;me de domination par un autre : ni succession dynastique, ni revanche ethnique, ni revanche r&eacute;gionale, ni pr&eacute;sidence &agrave; vie, ni culte de la personnalit&eacute;, ni confiscation de l&rsquo;&Eacute;tat par un clan.</p>
<p><strong>X. DES INSTITUTIONS PLUS FORTES QUE LE PR&Eacute;SIDENT</strong></p>
<p>Un des principes fondamentaux d&rsquo;un nouveau Cameroun doit &ecirc;tre simple : les institutions de la R&eacute;publique doivent &ecirc;tre plus fortes que celui qui occupe la pr&eacute;sidence.<br />Dans une d&eacute;mocratie mature, le destin d&rsquo;une nation ne d&eacute;pend pas de la sant&eacute;, de l&rsquo;&acirc;ge ou de la volont&eacute; d&rsquo;un seul homme. Le pr&eacute;sident gouverne. La Constitution demeure. Les institutions demeurent. La Nation demeure.<br />Un changement de pr&eacute;sident doit devenir un &eacute;v&eacute;nement d&eacute;mocratique normal, et non une menace existentielle pour l&rsquo;&Eacute;tat. Le Cameroun devra donc renforcer l&rsquo;&Eacute;tat de droit, la responsabilit&eacute; publique, la cr&eacute;dibilit&eacute; du processus &eacute;lectoral, la professionnalisation de l&rsquo;administration, la d&eacute;centralisation et les m&eacute;canismes de contr&ocirc;le du pouvoir.</p>
<p><strong>XI. RASSEMBLER UN CAMEROUN FRACTUR&Eacute;</strong></p>
<p>Aucun projet politique ne pourra r&eacute;ussir durablement s&rsquo;il repose sur le tribalisme. Le Cameroun compte une extraordinaire diversit&eacute; de peuples, de langues, de traditions et de r&eacute;gions. Cette diversit&eacute; devrait &ecirc;tre une force. Elle devient dangereuse lorsqu&rsquo;elle est transform&eacute;e en instrument politique.<br />Bamil&eacute;k&eacute;, B&eacute;ti, Bassa, Bamoun, Sawa, Peul, populations du Nord, du Sud, de l&rsquo;Est, de l&rsquo;Ouest, anglophones ou francophones : aucun de ces groupes ne doit consid&eacute;rer la pr&eacute;sidence comme sa propri&eacute;t&eacute;.<br />Aucune ethnie ne doit gouverner le Cameroun contre les autres. Et aucun Camerounais ne devrait avoir le sentiment d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;tranger dans son propre pays. Le futur leadership national devra chercher &agrave; r&eacute;unir plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; diviser.</p>
<p><strong>XII. LA QUESTION ANGLOPHONE : LA FORCE NE SUFFIRA JAMAIS</strong></p>
<p>La crise dans les r&eacute;gions anglophones rappelle les cons&eacute;quences dramatiques de l&rsquo;&eacute;chec du dialogue politique. Une solution durable ne peut reposer exclusivement sur la force.<br />Elle devra passer par le dialogue, la s&eacute;curit&eacute; des populations, la justice, la reconstruction, la d&eacute;centralisation effective et la restauration de la confiance.<br />L&rsquo;int&eacute;grit&eacute; du <strong>Cameroun</strong> et la reconnaissance des particularit&eacute;s historiques, culturelles et institutionnelles de ses diff&eacute;rentes composantes ne doivent pas &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;es comme des objectifs incompatibles. Un grand pays doit &ecirc;tre suffisamment fort pour reconna&icirc;tre sa diversit&eacute;.</p>
<p><strong>XIII. LA DIASPORA : UNE RESSOURCE NATIONALE</strong></p>
<p>Le Cameroun dispose d&rsquo;une diaspora consid&eacute;rable. Pendant des d&eacute;cennies, celle-ci a &eacute;t&eacute; principalement regard&eacute;e sous l&rsquo;angle des transferts financiers. Mais elle repr&eacute;sente beaucoup plus.</p>
<p>Elle comprend des m&eacute;decins, ing&eacute;nieurs, chercheurs, entrepreneurs, universitaires, professionnels de la technologie, administrateurs, financiers et investisseurs ayant acquis une exp&eacute;rience internationale consid&eacute;rable.<br />Le Cameroun doit cr&eacute;er les conditions permettant &agrave; ces comp&eacute;tences de contribuer au d&eacute;veloppement national. Certains reviendront d&eacute;finitivement. D&rsquo;autres investiront, enseigneront, cr&eacute;eront des entreprises ou transf&eacute;reront des connaissances.<br />La diaspora ne doit plus &ecirc;tre seulement un portefeuille. Elle doit devenir un partenaire de la reconstruction nationale. Le parcours de Corantin Talla s&rsquo;inscrit pr&eacute;cis&eacute;ment dans cette probl&eacute;matique du retour des comp&eacute;tences.</p>
<p><strong>XIV. LA JEUNESSE NE PEUT PLUS ATTENDRE</strong></p>
<p>Une grande partie de la population camerounaise n&rsquo;a connu qu&rsquo;un seul pr&eacute;sident. Une g&eacute;n&eacute;ration enti&egrave;re est n&eacute;e, a &eacute;tudi&eacute;, travaill&eacute;, fond&eacute; des familles et parfois quitt&eacute; le pays pendant la m&ecirc;me pr&eacute;sidence.<br />Cette jeunesse ne demande pas seulement un changement de personne. Elle demande des perspectives : &eacute;tudier et trouver un emploi, cr&eacute;er une entreprise, acc&eacute;der au cr&eacute;dit, utiliser ses comp&eacute;tences, vivre de son travail et participer &agrave; la vie publique sans devoir appartenir au bon r&eacute;seau politique.<br />Et, surtout, elle veut pouvoir croire que son avenir peut se construire au Cameroun. La politique &eacute;conomique doit donc &ecirc;tre jug&eacute;e sur une question fondamentale : cr&eacute;e-t-elle des possibilit&eacute;s r&eacute;elles pour le citoyen ordinaire ?</p>
<p><strong>XV. LE RETOUR : 34 ANN&Eacute;ES PLUS TARD</strong></p>
<p>C&rsquo;est ici que l&rsquo;histoire personnelle rejoint l&rsquo;histoire nationale. Un jeune militant quitte le Cameroun &agrave; une &eacute;poque de fortes revendications d&eacute;mocratiques. Il passe plus de trois d&eacute;cennies aux &Eacute;tats-Unis. Il poursuit ses &eacute;tudes. Il obtient un doctorat. Il d&eacute;veloppe une carri&egrave;re technologique. Il &eacute;tudie la gouvernance et la participation citoyenne. Il poursuit un engagement civique et humanitaire.<br />Et, plus de trois d&eacute;cennies plus tard, le Cameroun se rapproche in&eacute;vitablement de la question de l&rsquo;apr&egrave;s-Biya. Le retour prend alors une autre signification.<br />Il ne s&rsquo;agit pas de revenir pour revivre les combats des ann&eacute;es 1990. Le Cameroun de 2026 n&rsquo;est pas celui de 1990. Les probl&egrave;mes ont &eacute;volu&eacute;. La population a chang&eacute;. La technologie a chang&eacute;. Le monde a chang&eacute;.<br />Il s&rsquo;agit de prendre l&rsquo;exp&eacute;rience du pass&eacute; et de la mettre au service des d&eacute;fis du pr&eacute;sent.</p>
<p><strong>XVI. UNE AMBITION : ACHEVER LA D&Eacute;MOCRATISATION, PAS REMPLACER UN HOMME FORT</strong></p>
<p>La v&eacute;ritable rupture ne consisterait pas &agrave; remplacer Paul Biya par un autre homme auquel seraient accord&eacute;s les m&ecirc;mes pouvoirs et autour duquel se d&eacute;velopperait un nouveau culte de la personnalit&eacute;. Ce serait simplement changer le nom du syst&egrave;me.<br />Le v&eacute;ritable changement consiste &agrave; rendre impossible la reproduction du m&ecirc;me syst&egrave;me.<br />&laquo; Apr&egrave;s 34 ann&eacute;es loin du Cameroun, je ne veux pas revenir pour prendre la place d&rsquo;un homme fort. Je veux revenir pour contribuer, avec notre jeunesse, notre diaspora et toutes les forces vives de la Nation, &agrave; achever la d&eacute;mocratisation que notre g&eacute;n&eacute;ration avait commenc&eacute;e. &raquo;<br /><em>&laquo; Notre objectif ne doit pas &ecirc;tre de remplacer un homme fort par un autre. Nous devons construire des institutions assez fortes pour que le Cameroun n&rsquo;ait plus jamais besoin d&rsquo;un homme fort. &raquo;</em> &mdash; Dr Corantin Talla</p>
<p><strong>XVII. UNE ALTERNATIVE QUI NE DOIT PAS &Ecirc;TRE LA CANDIDATURE D&rsquo;UN SEUL HOMME</strong></p>
<p>La d&eacute;mocratisation du Cameroun ne peut d&eacute;pendre d&rsquo;un seul individu. Elle ne peut pas davantage d&eacute;pendre uniquement de Corantin Talla.<br />Un projet de transformation nationale doit r&eacute;unir des Camerounais de l&rsquo;int&eacute;rieur et de la diaspora, des femmes et des hommes, des jeunes et des anciens, des anglophones et des francophones, des entrepreneurs et des travailleurs, des intellectuels et des agriculteurs.<br />La question ne doit donc pas &ecirc;tre seulement : &laquo; Qui remplacera Paul Biya ? &raquo; La question fondamentale doit devenir : &laquo; Quel syst&egrave;me voulons-nous construire apr&egrave;s Paul Biya ? &raquo;</p>
<p><strong>XVIII. UN APPEL &Agrave; LA R&Eacute;CONCILIATION NATIONALE</strong></p>
<p>Le Cameroun de demain ne peut &ecirc;tre construit avec les ranc&oelig;urs du pass&eacute;. La v&eacute;rit&eacute; historique doit pouvoir &ecirc;tre dite. Les injustices doivent pouvoir &ecirc;tre reconnues. Lorsque des responsabilit&eacute;s individuelles sont &eacute;tablies, la justice doit pouvoir faire son travail.<br />Mais la R&eacute;publique doit &eacute;galement savoir r&eacute;concilier. Le Cameroun aura besoin de toutes ses comp&eacute;tences et de toutes ses r&eacute;gions. La transition ne devra pas fabriquer de nouveaux exil&eacute;s. Elle devra permettre &agrave; ceux qui sont partis de revenir et &agrave; ceux qui sont rest&eacute;s de vivre dans un &Eacute;tat qui les respecte.</p>
<p><strong>XIX. UN MESSAGE AUX CAMEROUNAIS</strong></p>
<p>&Agrave; ceux qui soutiennent le pouvoir actuel : vous avez votre place dans le Cameroun de demain.<br />&Agrave; ceux qui s&rsquo;y opposent : le changement doit &ecirc;tre d&eacute;mocratique et responsable.<br />&Agrave; la jeunesse : vous ne devez pas h&eacute;riter &eacute;ternellement des divisions de vos a&icirc;n&eacute;s.<br />&Agrave; la diaspora : l&rsquo;exp&eacute;rience acquise &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger peut davantage servir le d&eacute;veloppement national.<br />Aux forces de d&eacute;fense et de s&eacute;curit&eacute; : leur mission fondamentale est la protection de la Nation, de ses citoyens et de ses institutions.<br />Aux fonctionnaires : servir l&rsquo;&Eacute;tat n&rsquo;est pas servir un homme ou un parti.<br />Aux diff&eacute;rentes communaut&eacute;s du Cameroun : personne ne doit craindre l&rsquo;alternance d&eacute;mocratique.<br />&Agrave; tous ceux qui envisagent de diriger le Cameroun : le pouvoir n&rsquo;est pas une r&eacute;compense. Il est une responsabilit&eacute; temporaire confi&eacute;e par le peuple.</p>
<p><strong>XX. LE CAMEROUN APR&Egrave;S BIYA DOIT APPARTENIR AUX CAMEROUNAIS</strong></p>
<p>L&rsquo;enjeu d&eacute;passe Corantin Talla. Il d&eacute;passe Paul Biya. Il d&eacute;passe Franck Biya. Il d&eacute;passe tous les candidats potentiels.<br />Il s&rsquo;agit de d&eacute;terminer si la prochaine transition politique sera simplement une transmission du pouvoir ou le commencement d&rsquo;une nouvelle culture r&eacute;publicaine.<br />Le Cameroun poss&egrave;de les ressources n&eacute;cessaires : une jeunesse dynamique, une diaspora comp&eacute;tente, des entrepreneurs, des agriculteurs, des enseignants, des m&eacute;decins, des ing&eacute;nieurs, des fonctionnaires, des chercheurs et des travailleurs.<br />Ce qui manque au Cameroun n&rsquo;est pas le talent. Ce qui lui manque encore, ce sont des institutions capables de lib&eacute;rer ce talent.<br />Apr&egrave;s plusieurs d&eacute;cennies sous la m&ecirc;me pr&eacute;sidence, l&rsquo;histoire offrira n&eacute;cessairement au Cameroun une nouvelle &eacute;tape. Cette &eacute;tape ne doit appartenir ni &agrave; une famille, ni &agrave; une ethnie, ni &agrave; un clan, ni &agrave; une g&eacute;n&eacute;ration politique. Elle doit appartenir au peuple camerounais.</p>
<p><em>D&Eacute;CLARATION DE PRINCIPE</em><br /><em>&laquo; Je suis parti du Cameroun comme un jeune homme appartenant &agrave; une g&eacute;n&eacute;ration qui r&ecirc;vait de d&eacute;mocratie.</em><br /><em>Plus de trois d&eacute;cennies plus tard, je regarde mon pays avec la m&ecirc;me conviction, mais avec une exp&eacute;rience diff&eacute;rente.</em><br /><em>J&rsquo;ai &eacute;tudi&eacute; l&rsquo;administration publique et les politiques publiques. J&rsquo;ai travaill&eacute; dans la technologie. J&rsquo;ai observ&eacute; d&rsquo;autres institutions. J&rsquo;ai consacr&eacute; ma recherche doctorale &agrave; la participation des Camerounais &agrave; la d&eacute;cision publique.</em><br /><em>Si je reviens servir mon pays, ce ne sera pas pour restaurer les batailles du pass&eacute;. Ce sera pour contribuer &agrave; pr&eacute;parer l&rsquo;avenir.</em><br /><em>Je ne demande pas qu&rsquo;un Camerounais soit rejet&eacute; &agrave; cause de son nom, de son ethnie, de sa r&eacute;gion ou de sa famille. Je demande simplement qu&rsquo;aucun Camerounais ne re&ccedil;oive la R&eacute;publique en h&eacute;ritage.</em><br /><em>Le pr&eacute;sident de demain doit &ecirc;tre choisi par les Camerounais.</em><br /><em>Et celui qui sera choisi devra comprendre que le Cameroun ne lui appartient pas.</em><br /><em>C&rsquo;est lui qui appartiendra, pendant la dur&eacute;e de son mandat, au service du Cameroun. &raquo;</em></p>
<p><strong>R&Eacute;F&Eacute;RENCES ACAD&Eacute;MIQUES ET DOCUMENTAIRES</strong></p>
<p>Talla, C. (2014). Cameroonians&rsquo; Perception of E-Government and Citizens&rsquo; Involvement in the Public Policy Process. Doctoral dissertation, Public Policy and Public Administration, Walden University. ProQuest record referenced in subsequent scholarship.<br />Walden University, Winter Commencement Program (2014). The program lists Corantin Talla and the dissertation title Cameroonians&rsquo; Perception of E-Government and Citizens&rsquo; Involvement in the Public Policy Process.<br />Ngwa, Chenwi Mbuoko. Investigating Funding Policies for New Clinics in Rural Northwest Region, Cameroon. Walden University doctoral dissertation. The reference list explicitly cites Talla, C. (2014) and the ProQuest record.<br />The Guidelines for E-Government Policy Implementation in Public Organizations. National Defence Studies Institute journal system, Thailand. The bibliography explicitly cites Talla, C. (2014), identifies the dissertation title, Ph.D. field, and Walden University.</p>
<p><strong>NOTE &Eacute;DITORIALE</strong></p>
<p>Le pr&eacute;sent communiqu&eacute; distingue les faits &eacute;tablis des positions politiques. Les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; une &eacute;ventuelle succession impliquant Franck Biya sont formul&eacute;es comme un d&eacute;bat ou une sp&eacute;culation politique et non comme l&rsquo;affirmation qu&rsquo;une transmission du pouvoir aurait &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute;e. L&rsquo;expression &laquo; 34 ann&eacute;es loin du Cameroun &raquo; est utilis&eacute;e afin de d&eacute;crire la dur&eacute;e d&rsquo;&eacute;loignement sans transformer automatiquement cette p&eacute;riode en qualification juridique ou historique d&rsquo;exil politique.</p>
<p><em>CONSCIENCE DU CAMEROUN</em><br /><em>Communication &amp; Affaires Publiques</em><br /><em>Dr Corantin Talla</em><br /><em>Ancien leader estudiantin &mdash; &laquo; G&eacute;n&eacute;ral Schwarzkopf &raquo;</em><br /><em>Ph.D. &mdash; Public Policy &amp; Public Administration</em><br /><em>Professionnel des technologies de l&rsquo;information</em><br /><em>Engag&eacute; dans l&rsquo;action civique et humanitaire</em><br /><em>Ao&ucirc;t 2026</em><br /><em>CAMEROUN &bull; D&Eacute;MOCRATIE &bull; CHANGEMENT &bull; PROGR&Egrave;S &bull; R&Eacute;CONCILIATION</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">CONSCIENCE DU CAMEROUN</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-14 11:02:49</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Corentin_Talla07042024.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="15880" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Bus Mangwa Boy : 4h du matin, le drame de Ndikiniméki]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;societe&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94359/11:1/cameroun-bus-mangwa-boy-4h-du-matin-le-drame-de-ndikinimeki.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94359/11:1/cameroun-bus-mangwa-boy-4h-du-matin-le-drame-de-ndikinimeki.html</guid>
      <description><![CDATA[Accident mortel du bus Mangwa Boy sur la route Yaoundé-Bafoussam :
des dizaines de tués et de blessés à Ndikiniméki. Le choc a
déchiqueté les cinq premiers rang...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Accident mortel du bus Mangwa Boy sur la route Yaound&eacute;-Bafoussam : des dizaines de tu&eacute;s et de bless&eacute;s &agrave; Ndikinim&eacute;ki. Le choc a d&eacute;chiquet&eacute; les cinq premiers rangs. Bilan, t&eacute;moignages, enqu&ecirc;te.</p>
<p>Un bus de l'agence Mangwa Boy s'est pulv&eacute;ris&eacute; contre un camion en panne sur la nationale N&deg;4, &agrave; Nomale, dans le Mbam-et-Inoubou. L'aube du 14 ao&ucirc;t 2026 restera grav&eacute;e dans les m&eacute;moires.</p>
<h2>Accident Yaound&eacute;-Bafoussam : le bus Mangwa Boy fauche la mort</h2>
<p>Un bus de l'agence Mangwa Boy s'est &eacute;cras&eacute; sur un camion mal gar&eacute;, vers 4 heures du matin, au village Nomale (Ndikinim&eacute;ki). Les cinq premiers rangs du v&eacute;hicule ont &eacute;t&eacute; pulv&eacute;ris&eacute;s. Le bilan est lourd : plusieurs morts sur le coup, des bless&eacute;s graves. Une enqu&ecirc;te est en cours.</p>
<p>C'&eacute;tait une nuit comme les autres sur la route nationale N&deg;4. Le bus de l'agence Mangwa Boy roulait vers l'Ouest ou le Nord-Ouest, charg&eacute; de passagers press&eacute;s de retrouver leurs familles. Peu apr&egrave;s 4 heures du matin, au lieudit Nomale, dans l'arrondissement de Ndikinim&eacute;ki (d&eacute;partement du Mbam-et-Inoubou), le cauchemar a bascul&eacute;.</p>
<p>Le gros-porteur a percut&eacute; de plein fouet un camion mal gar&eacute;, immobilis&eacute; depuis plusieurs jours sur le bas-c&ocirc;t&eacute; de la chauss&eacute;e, charg&eacute; de planches. L'impact a d&eacute;chiquet&eacute; les cinq premi&egrave;res rang&eacute;es du bus. Le chauffeur et les passagers install&eacute;s &agrave; l'avant sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;s sur place.</p>
<h2>Un axe surnomm&eacute; &laquo; la route de la mort &raquo;</h2>
<p>La nationale N&deg;4, qui relie Yaound&eacute; &agrave; Bafoussam, est tristement c&eacute;l&egrave;bre. Surnomm&eacute;e par certains &laquo; <strong>l'axe de la mort</strong> &raquo; , elle est le th&eacute;&acirc;tre d'accidents d'une rare violence, ann&eacute;e apr&egrave;s ann&eacute;e.</p>
<p>En d&eacute;cembre 2020, &agrave; quelques kilom&egrave;tres de l&agrave;, 37 personnes avaient perdu la vie dans une collision entre un bus Avenir Voyage et un camion, au m&ecirc;me endroit : le pont de Nomale. Le ministre des Transports de l'&eacute;poque, Jean Ernest Mass&eacute;na Ngalle Bib&eacute;he, avait &eacute;t&eacute; d&eacute;p&ecirc;ch&eacute; sur place. <strong>Six ans plus tard, l'histoire se r&eacute;p&egrave;te.</strong></p>
<p>En f&eacute;vrier 2024, un nouvel accident sur le m&ecirc;me axe faisait 6 morts et 10 bless&eacute;s dans la localit&eacute; d'Ombessa, &eacute;galement dans le Mbam-et-Inoubou. La configuration &eacute;tait similaire : un bus percutant un camion de sable mal gar&eacute;.</p>
<p>En f&eacute;vrier 2023, d&eacute;j&agrave;, un bus de l'agence Mangwa Boy avait fait 3 morts: toutes des femmes apr&egrave;s un tonneau &agrave; la falaise de Dschang. <strong>La m&ecirc;me agence, trois ans plus tard, frapp&eacute;e &agrave; nouveau par la trag&eacute;die.</strong></p>
<h2>Les hypoth&egrave;ses de l'enqu&ecirc;te</h2>
<p>En attendant les r&eacute;sultats des investigations officielles, plusieurs facteurs sont &eacute;voqu&eacute;s par les autorit&eacute;s et les t&eacute;moins :</p>
<p><strong>La fatigue du conducteur.</strong> Le choc a eu lieu &agrave; 4 heures du matin, heure critique pour la vigilance au volant, apr&egrave;s une nuit de route.</p>
<p><strong>L'exc&egrave;s de vitesse.</strong> Les bus de transport interurbain sont connus pour rouler vite, sous la pression des chefs d'agence qui exigent des rotations rapides.</p>
<p><strong>Le stationnement dangereux du camion.</strong> Immobilis&eacute; depuis &laquo; plusieurs jours &raquo;, selon les premi&egrave;res informations, le poids lourd &eacute;tait mal gar&eacute;, sans signalisation ad&eacute;quate. Un pi&egrave;ge mortel tendu aux usagers de la nuit.</p>
<p>&laquo; <strong>Le premier responsable, c'est l'&eacute;tat de nos routes</strong> &raquo;, &eacute;crivait un internaute apr&egrave;s l'accident d'Ombessa en 2024, pointant l'absence de trottoirs ou de zones de stationnement s&eacute;curis&eacute;es pour les poids lourds en panne.</p>
<h2>Des sc&egrave;nes de chaos et de d&eacute;solation</h2>
<p>Les &eacute;quipes de secours pompiers, gendarmes, forces de l'ordre sont intervenues dans l'urgence. Les bless&eacute;s ont &eacute;t&eacute; &eacute;vacu&eacute;s vers les formations sanitaires de Ndikinim&eacute;ki et de Bafia. Les corps sans vie ont &eacute;t&eacute; transport&eacute;s &agrave; la morgue.</p>
<p>Sur les r&eacute;seaux sociaux, les premi&egrave;res images que nous ne diffusons pas par respect pour les victimes circulent d&eacute;j&agrave;, suscitant une vague d'&eacute;motion et d'indignation. &laquo; <strong>URGENT : PLUSIEURS MORTS DANS UN ACCIDENT SUR L'AXE YAOUND&Eacute;-BAFOUSSAM</strong> &raquo;, titre un post Facebook relay&eacute; des milliers de fois.</p>
<h2>Ce que nous savons et ce que nous ignorons</h2>
<p><strong>Ce qui est confirm&eacute;</strong> :<br />- Un bus de l'agence Mangwa Boy a percut&eacute; un camion &agrave; Nomale, vers 4h du matin<br />- Les cinq premiers rangs du bus ont &eacute;t&eacute; d&eacute;truits<br />- Le chauffeur et plusieurs passagers sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;s sur place<br />- De nombreux bless&eacute;s sont recens&eacute;s<br />- Une enqu&ecirc;te est en cours</p>
<p><strong>Ce qui reste &agrave; confirmer</strong> :<br />- Le nombre exact de victimes (aucun bilan officiel n'a encore &eacute;t&eacute; communiqu&eacute; par les autorit&eacute;s)<br />- Les causes pr&eacute;cises de l'accident (fatigue, vitesse, stationnement)<br />- L'identit&eacute; des victimes</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-14 10:45:11</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Accident140826500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="49769" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Riz : comment la Tanzanie a coupé le cordon des importations en moins de 5 ans]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;point-de-vue&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/94358/30:27/cameroun-riz-comment-la-tanzanie-a-coupe-le-cordon-des-importations-en-moins-de-5-ans.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94358/30:27/cameroun-riz-comment-la-tanzanie-a-coupe-le-cordon-des-importations-en-moins-de-5-ans.html</guid>
      <description><![CDATA[Comment la Tanzanie a coupé le cordon des importations en moins de 5
ans pendant que le Cameroun cherchait des excuses

Entre 2018 et 2023, la Tanzanie est pass...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Comment la Tanzanie a coup&eacute; le cordon des importations en moins de 5 ans pendant que le Cameroun cherchait des excuses</p>
<p>Entre 2018 et 2023, la Tanzanie est pass&eacute;e du statut d'importateur structurel &agrave; celui d'exportateur net de riz vers ses voisins de la Communaut&eacute; d'Afrique de l'Est.</p>
<p>Sur la m&ecirc;me p&eacute;riode, la facture rizicole du Cameroun a doubl&eacute;. Le premier a investi ; le second a attendu et bl&acirc;m&eacute; le Covid-19, la guerre en Ukraine, puis celle au Moyen-Orient. D&eacute;monstration, chiffres &agrave; l'appui, qu'il ne s'agit pas d'une fatalit&eacute; climatique ou g&eacute;opolitique, mais d'un choix de politique publique.</p>
<p><strong>Le tournant tanzanien : d'importateur &agrave; exportateur en moins de cinq ans</strong></p>
<p>En 2018, la production tanzanienne couvrait tout juste sa consommation nationale. Cinq ans plus tard avec une production de 2,13 millions de tonnes de riz usin&eacute;, le pays a cr&eacute;&eacute; un exc&eacute;dent structurel. Depuis 2020, le pays exporte en moyenne 386 000 tonnes par an, dont pr&egrave;s de 99 % vers les voisins de la Communaut&eacute; d'Afrique de l'Est, en franchise de droits de douane. Son taux de s&eacute;curit&eacute; alimentaire atteint 128%. Ce basculement d&eacute;coule d'une strat&eacute;gie nationale de d&eacute;veloppement rizicole lanc&eacute;e d&egrave;s 2009, men&eacute;e en deux phases (la seconde courant jusqu'en 2030), pilot&eacute;e par un groupe de travail interminist&eacute;riel qui publie des bilans semestriels. L'objectif &agrave; 2030 est de tripler la production, pour atteindre 6,85 millions de tonnes de riz usin&eacute;.</p>
<p><strong>Trois leviers, aucun hasard</strong></p>
<p>1. L'irrigation : le corridor SAGCOT, lanc&eacute; en 2010-2011, a transform&eacute; les vall&eacute;es de Kilombero en zones &agrave; double ou triple r&eacute;colte annuelle, contre une seule en agriculture pluviale. Cette bascule d'une agriculture d&eacute;pendante de la pluie vers une agriculture irrigu&eacute;e constitue, de l'aveu m&ecirc;me des experts du secteur, le facteur le plus d&eacute;terminant de la hausse des rendements.</p>
<p>2. Les semences am&eacute;lior&eacute;es et la vulgarisation agricole : la diffusion de vari&eacute;t&eacute;s &agrave; haut rendement (comme SARO 5) via des formations de pair &agrave; pair a permis des gains rapides de productivit&eacute; sans m&eacute;canisation co&ucirc;teuse.</p>
<p>3. Un d&eacute;bouch&eacute; r&eacute;gional garanti : l'appartenance &agrave; la Communaut&eacute; d'Afrique de l'Est (EAC) offre un march&eacute; de plus de 2 millions de tonnes de d&eacute;ficit rizicole chez les voisins, rendant l'investissement productif quasi sans risque commercial. Le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda, le Burundi ou la RDC, importent une partie croissante de leur riz depuis Dar es Salaam plut&ocirc;t que depuis l'Asie du Sud.<br />Le tout repose sur un m&eacute;canisme de redevabilit&eacute; : des cibles chiffr&eacute;es et publiques, &eacute;valu&eacute;es r&eacute;guli&egrave;rement, ind&eacute;pendamment des changements politiques.</p>
<p><strong>Le Covid-19 : acc&eacute;l&eacute;rateur, pas excuse</strong></p>
<p>La pand&eacute;mie a bien perturb&eacute; les cha&icirc;nes d'approvisionnement mondiales, mais la Tanzanie a plut&ocirc;t affich&eacute; ses ambitions. Le choc a servi de piq&ucirc;re de rappel qui a acc&eacute;l&eacute;r&eacute; la mise en &oelig;uvre, notamment sur l'irrigation, sans jamais devenir une justification a posteriori. Dans le m&ecirc;me sens, le Kenya, encore loin de l'autosuffisance (90 % d'importations), est engag&eacute; depuis 2019 dans une trajectoire mesurable (extension irrigu&eacute;e, barrage de Thiba en 2022) sans invoquer le Covid ou la guerre en Ukraine comme excuse.</p>
<p>Le contraste avec le Cameroun est frappant. Selon l'Institut national de la statistique, la facture d'importation de riz camerounaise a bondi de 59 % en 2024, atteignant 318,5 milliards de FCFA (contre 200,8 milliards en 2023), un record sur sept ans, soit le double du niveau de 2020. Le riz repr&eacute;sentait alors 58,6 % de la facture c&eacute;r&eacute;ali&egrave;re totale, en contradiction directe avec les ambitions du PIISAH (2024-2026) et de la SND30. Le probl&egrave;me est que le gouvernement camerounais cherche des excuses et invoque l&rsquo;accumulation des chocs externes l&agrave; o&ugrave; il faut r&eacute;soudre des probl&egrave;mes de gouvernance interne et afficher des ambitions politiques et &eacute;conomiques.&nbsp;</p>
<p>Par exemple, un fr&eacute;missement est apparu en 2025 : la facture a recul&eacute; de 15,6 % (268,7 milliards de FCFA), attribu&eacute; principalement au rel&egrave;vement des droits de douane (+5 % sur le riz ordinaire, +20 % sur le riz de luxe). Un projet de 70 000 hectares suppl&eacute;mentaires a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;, visant &agrave; porter la production nationale de 140 710 &agrave; 460 000 tonnes. Mais, ces signaux sont tr&egrave;s peu ambitieux dans un pays o&ugrave; la demande domestique est sup&eacute;rieure &agrave; 1,2 millions de tonnes. Ils sont aussi fragiles et plus proches d'un ajustement tarifaire ponctuel que d'une strat&eacute;gie planifi&eacute;e comme celle de la Tanzanie.</p>
<p><strong>Sortir de la rh&eacute;torique des chocs externes</strong></p>
<p>La d&eacute;pendance alimentaire du Cameroun est &agrave; &ecirc;tre reli&eacute;e &agrave; la question budg&eacute;taire et &agrave; la mauvaise gouvernance : fin juin 2026, la dette publique camerounaise atteint 15 607 milliards de FCFA, et le FMI classe le pays &agrave; risque &eacute;lev&eacute; de surendettement ext&eacute;rieur. Si l&rsquo;on peut pointer des chocs externes, il faut surtout souligner des facteurs internes (sous-performance des recettes non p&eacute;troli&egrave;res, d&eacute;rapage des d&eacute;penses, faiblesses de gouvernance). En effet, chaque milliard d&eacute;pens&eacute; en importations de riz asiatique est un milliard non investi dans l'irrigation locale ou l'emploi rural, pesant sur la balance commerciale et la soutenabilit&eacute; de la dette. La Tanzanie n'a pas subi moins de chocs externes que le Cameroun ; elle a simplement refus&eacute; d'en faire une excuse permanente.</p>
<p><strong>Trois transpositions possibles pour le Cameroun</strong></p>
<p>Voici trois pistes concr&egrave;tes :</p>
<p>1. Sanctuariser une strat&eacute;gie pluriannuelle, avec cibles chiffr&eacute;es et suivi ind&eacute;pendant du calendrier politique : le PIISAH existe d&eacute;j&agrave; sur le papier, mais manquent d'un m&eacute;canisme de gouvernance &eacute;quivalent au groupe de travail tanzanien. Les promesses du Chef de l&rsquo;Etat ne se traduisent pas dans le budget de l&rsquo;Etat et ce, sans cons&eacute;quence politique. Par exemple, les FCFA 10 milliards promis en 2022 pour la relance de la culture du bl&eacute; ne sont pas toujours mis &agrave; la disposition de l&rsquo;IRAD, pr&egrave;s de 5 ans plus tard.</p>
<p>2. Prioriser l'irrigation plut&ocirc;t que les subventions ponctuelles aux intrants, en exploitant le potentiel des plaines de la B&eacute;nou&eacute;, du Logone et du Ndop, rest&eacute; largement sous-utilis&eacute;.</p>
<p>3. Transformer le march&eacute; r&eacute;gional CEMAC en d&eacute;bouch&eacute;, &agrave; l'image de la Tanzanie avec l'EAC : un Cameroun exportateur net vers le Tchad, la Centrafrique ou le Congo changerait un poste de d&eacute;pense en poste de recette.</p>
<p>Le rel&egrave;vement des droits de douane de 2025 est &agrave; saluer comme un premier pas positif, mais le tarif douanier seul ne construit ni barrage, ni comp&eacute;tence agricole, ni march&eacute; d'exportation ; il ne fait que gagner du temps. La comparaison Tanzanie-Cameroun illustre que la souverainet&eacute; alimentaire est le r&eacute;sultat cumul&eacute; de choix budg&eacute;taires soutenus dans la dur&eacute;e, et non une question de conjoncture internationale. Le Cameroun dispose des m&ecirc;mes atouts de base (terres irrigables, march&eacute; r&eacute;gional captif, institutions de planification) que la Tanzanie, mais leur mise en &oelig;uvre reste, pour l'instant, plus proche de l'incantation que de l'ex&eacute;cution.</p>
<p><em>Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD &amp; HDR</em><br /><em>Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident National SDF</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Louis Marie Kakdeu</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-14 10:41:51</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/24/Riz-cam.jpeg" 
            type="image/jpeg" 
            length="46252" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Cédric Ketchanga : entre réussite entrepreneuriale et tempête médiatique]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;societe&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94357/11:1/cameroun-cedric-ketchanga-entre-reussite-entrepreneuriale-et-tempete-mediatique.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94357/11:1/cameroun-cedric-ketchanga-entre-reussite-entrepreneuriale-et-tempete-mediatique.html</guid>
      <description><![CDATA[Le parcours de Cédric Ketchanga s’inscrit dans une dynamique
entrepreneuriale tournée vers les secteurs stratégiques de
l’économie camerounaise et sous-régional...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le parcours de C&eacute;dric Ketchanga s&rsquo;inscrit dans une dynamique entrepreneuriale tourn&eacute;e vers les secteurs strat&eacute;giques de l&rsquo;&eacute;conomie camerounaise et sous-r&eacute;gionale. Actif dans plusieurs domaines, il est notamment associ&eacute;, aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;Alexandre Mbiam, &agrave; des projets d&rsquo;envergure dans le secteur minier au Cameroun et au Congo. Une trajectoire professionnelle qui lui vaut aujourd&rsquo;hui une visibilit&eacute; accrue, mais qui l&rsquo;expose &eacute;galement &agrave; une controverse concernant sa vie priv&eacute;e, des accusations que son entourage rejette fermement.</p>
<p>N&eacute; &agrave; Drancy, en r&eacute;gion parisienne, C&eacute;dric Ketchanga &eacute;volue dans une famille o&ugrave; l&rsquo;entrepreneuriat occupe une place importante. Son p&egrave;re, le s&eacute;nateur et homme d&rsquo;affaires C&eacute;lestin Ketchanga, aurait contribu&eacute; &agrave; lui transmettre le go&ucirc;t des affaires. Apr&egrave;s ses &eacute;tudes secondaires, il s&rsquo;oriente vers l&rsquo;administration et la gestion des entreprises. Il obtient un Bachelor in Business Administration &agrave; HEC Montr&eacute;al et &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; du Qu&eacute;bec &agrave; Montr&eacute;al entre 2010 et 2013, avant de compl&eacute;ter son parcours par un MBA en gestion strat&eacute;gique et finance d&rsquo;entreprise en 2021-2022.</p>
<p>Sa formation l&rsquo;am&egrave;ne &agrave; se sp&eacute;cialiser dans la finance, le montage et l&rsquo;accompagnement de projets de grande envergure. Au Cameroun comme au Congo, il est notamment connu pour ses activit&eacute;s au sein de Bestway Finance LTD, une structure cr&eacute;&eacute;e avec Alexandre Mbiam. Les deux partenaires sont associ&eacute;s &agrave; des initiatives portant sur la valorisation de plusieurs gisements de fer, notamment Avima, Badondo et Nabeba au Congo, ainsi que Mbalam au Cameroun.</p>
<p>Ces projets ne se limitent pas &agrave; l&rsquo;exploitation du minerai. Ils int&egrave;grent &eacute;galement d&rsquo;importants investissements infrastructurels, avec notamment la perspective de construire une voie ferr&eacute;e d&rsquo;environ 700 kilom&egrave;tres reliant les zones mini&egrave;res au port de Kribi, un terminal min&eacute;ralier et un complexe sid&eacute;rurgique destin&eacute; &agrave; favoriser la transformation du fer sur le territoire camerounais. La r&eacute;alisation de ces infrastructures pourrait contribuer &agrave; renforcer les capacit&eacute;s industrielles du pays, tout en g&eacute;n&eacute;rant des emplois et en stimulant les activit&eacute;s &eacute;conomiques dans plusieurs secteurs.</p>
<p>Parall&egrave;lement &agrave; ses activit&eacute;s dans le domaine minier, C&eacute;dric Ketchanga a progressivement diversifi&eacute; ses investissements. Fondateur et directeur g&eacute;n&eacute;ral de KC Trade International, il s&rsquo;est notamment lanc&eacute; dans le commerce des produits p&eacute;troliers au Cameroun. Ce positionnement l&rsquo;am&egrave;ne &agrave; &eacute;voluer dans un environnement fortement concurrentiel et &agrave; s&rsquo;appuyer sur l&rsquo;expertise de partenaires exp&eacute;riment&eacute;s, parmi lesquels l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Jules Fran&ccedil;ois Famawa, dont la soci&eacute;t&eacute; DSC Marine intervient dans le transport de produits p&eacute;troliers entre Limbe et Douala.</p>
<p>Son exp&eacute;rience professionnelle couvre &eacute;galement les secteurs immobilier et maritime. Il a &eacute;t&eacute; vice-pr&eacute;sident d&rsquo;Ashdown Advisory Group entre 2015 et 2021, une structure sp&eacute;cialis&eacute;e dans la restructuration d&rsquo;entreprises maritimes et immobili&egrave;res. Il a &eacute;galement fond&eacute; la SCI La Loya, qui s&rsquo;est int&eacute;ress&eacute;e au d&eacute;veloppement de projets immobiliers dans l&rsquo;espace CEMAC, notamment &agrave; Pointe-Noire. Son parcours comprend aussi une exp&eacute;rience de directeur administratif au sein de la Soci&eacute;t&eacute; de recherche et d&rsquo;exploitation mini&egrave;re au Congo entre 2018 et 2020.</p>
<p>Cette implication dans diff&eacute;rents projets &eacute;conomiques a &eacute;galement &eacute;t&eacute; distingu&eacute;e au niveau national. Le 20 mai 2026, C&eacute;dric Ketchanga a &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute;, &agrave; titre sp&eacute;cial, au grade de Chevalier de l&rsquo;Ordre de la Valeur. Cette distinction est pr&eacute;sent&eacute;e comme une reconnaissance de son engagement dans des initiatives li&eacute;es au d&eacute;veloppement du Cameroun et de la sous-r&eacute;gion.</p>
<p>Cette notori&eacute;t&eacute; grandissante s&rsquo;accompagne toutefois d&rsquo;une pol&eacute;mique portant sur sa vie priv&eacute;e. Des accusations relatives &agrave; une pr&eacute;tendue relation avec une proche de son &eacute;pouse ont r&eacute;cemment circul&eacute;. C&eacute;dric Ketchanga et son entourage r&eacute;futent ces all&eacute;gations, qu&rsquo;ils pr&eacute;sentent comme infond&eacute;es et destin&eacute;es &agrave; porter atteinte &agrave; son image. En l&rsquo;absence d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments permettant d&rsquo;en &eacute;tablir la v&eacute;racit&eacute;, ces accusations doivent &ecirc;tre rapport&eacute;es avec la plus grande prudence.</p>
<p>Pour ses proches, cette controverse pourrait chercher &agrave; fragiliser aussi bien sa r&eacute;putation que sa vie familiale et ses relations professionnelles. L&rsquo;int&eacute;ress&eacute; entend, pour sa part, poursuivre ses activit&eacute;s et se concentrer sur le d&eacute;veloppement de ses diff&eacute;rents projets.</p>
<p>Entre finance, industrie mini&egrave;re, immobilier et commerce, C&eacute;dric Ketchanga poursuit ainsi une trajectoire diversifi&eacute;e, avec l&rsquo;ambition affich&eacute;e de participer au d&eacute;veloppement &eacute;conomique du Cameroun et, plus largement, de l&rsquo;Afrique centrale.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">T.M.P.</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-14 10:33:39</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Cedric_Ketchanga_14082026.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="32183" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Martial Owona suspendu trois mois : la réaction de Me Zeifman]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:24,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;M\u00e9DIA&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;media&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:21}</category>
            <link>https://www.camer.be/94356/24:21/cameroun-martial-owona-suspendu-trois-mois-la-reaction-de-me-zeifman.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94356/24:21/cameroun-martial-owona-suspendu-trois-mois-la-reaction-de-me-zeifman.html</guid>
      <description><![CDATA[Le Conseil national de la communication (CNC) a suspendu le
journaliste de Vision 4 Martial Owona pour trois mois, après un
reportage jugé « hostile et non fond...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national de la communication (CNC) a suspendu le journaliste de Vision 4 Martial Owona pour trois mois, apr&egrave;s un reportage jug&eacute; &laquo; hostile et non fond&eacute; &raquo; &agrave; l'encontre de Me F&eacute;licit&eacute; Esther Zeifman, avocate de la famille Martinez Zogo. Une sanction que l'avocate qualifie de &laquo; verdict d'une carri&egrave;re &raquo;.</p>
<p><em>&laquo; J'apprends &agrave; l'instant la d&eacute;cision du Conseil National de la Communication dans l'affaire m'opposant &agrave; Monsieur Martial OWONA. &raquo; Me F&eacute;licit&eacute; Zeifman.</em></p>
<p>L'avocate, qui d&eacute;fend les ayants droit de Martinez Zogo, n'a pas tard&eacute; &agrave; r&eacute;agir. Dans une d&eacute;claration cinglante, elle d&eacute;nonce un &laquo; r&eacute;cidiviste de la d&eacute;sinformation &raquo; et annonce que la proc&eacute;dure judiciaire &laquo; ira au bout des choses &raquo;.</p>
<h2>Le CNC tranche : trois mois de suspension pour Martial Owona</h2>
<p>Ce jeudi 13 ao&ucirc;t 2026, le Conseil national de la communication (CNC) a rendu une d&eacute;cision tr&egrave;s attendue. Le journaliste Martial Owona, figure controvers&eacute;e de la cha&icirc;ne Vision 4, a &eacute;t&eacute; suspendu pour une dur&eacute;e de trois mois. Son coll&egrave;gue Boney Philippe s'en tire avec un simple avertissement.</p>
<p>Cette sanction fait suite &agrave; un reportage diffus&eacute; le 16 juin 2026 sur Vision 4, dans lequel Martial Owona a tenu des propos jug&eacute;s &laquo; hostiles et non fond&eacute;s &raquo; &agrave; l'encontre de Me F&eacute;licit&eacute; Esther Zeifman, avocate des ayants droit de Martinez Zogo, le journaliste assassin&eacute; en 2023.</p>
<h2>Le Barreau &agrave; l'origine de la saisine</h2>
<p>L'affaire trouve son origine dans une plainte du Barreau du Cameroun. Le 16 juin 2026, le b&acirc;tonnier de l'Ordre des avocats, Me Mbah Eric Mbah, a saisi le CNC pour d&eacute;noncer des propos &laquo; susceptibles de porter atteinte &agrave; la dignit&eacute; d'un avocat &raquo;.</p>
<p>Dans sa correspondance, le Barreau &eacute;voquait une &laquo; rare agressivit&eacute; verbale &raquo; et un traitement m&eacute;diatique portant gravement atteinte &agrave; l'honneur et &agrave; la dignit&eacute; de l'avocate. Martial Owona accusait notamment Me Zeifman d'avoir &eacute;t&eacute; radi&eacute;e du Barreau de Paris, une affirmation que le Conseil de l'Ordre a qualifi&eacute;e de &laquo; diffamatoire &raquo;.</p>
<h2>Un passif disciplinaire lourd</h2>
<p>Comme le souligne Me Zeifman dans sa d&eacute;claration, cette suspension n'est pas une premi&egrave;re pour Martial Owona. D&egrave;s d&eacute;cembre 2016, le CNC sanctionnait d&eacute;j&agrave; l'&eacute;mission &laquo; Tour d'Horizon &raquo; de Vision 4 et suspendait pour un mois Ernest Obama, Parfait Ayissi, Francis Bonga et Martial Owona.</p>
<p>En juillet 2022, le m&ecirc;me Conseil le suspendait de nouveau un mois cette fois, aux c&ocirc;t&eacute;s de Bruno Bidjang et Mathieu Bertrand Seme Ekong pour &laquo; manquement &agrave; l'exigence professionnelle d'investigation et d'&eacute;quilibre dans le traitement de l'information &raquo;. Une deuxi&egrave;me sanction, deux mois plus tard, pour les m&ecirc;mes motifs.</p>
<p>Aujourd'hui, une troisi&egrave;me la plus lourde de toutes, trois mois vient clore provisoirement une trajectoire qui n'a jamais d&eacute;vi&eacute;.</p>
<h2>La r&eacute;action de Me F&eacute;licit&eacute; Zeifman : une d&eacute;claration sans concession</h2>
<p>L'avocate a publi&eacute; une d&eacute;claration en plusieurs points, dont voici les extraits les plus marquants :</p>
<p><em> &laquo; Il est des silences qui honorent, et il est des silences qui couvrent. Le mien ne relevait que de la dignit&eacute;. Il cesse aujourd'hui, car la v&eacute;rit&eacute; n'a pas de contraire, et je ne laisserai pas un m&eacute;diocre journaliste &eacute;crire, &agrave; ma place, l'histoire qu'il aurait voulu que l'on croie. &raquo;</em></p>
<p>Pour Me Zeifman, cette sanction n'est &laquo; ni un accident de parcours, ni une bavure isol&eacute;e. C'est l'aboutissement d'un syst&egrave;me, celui d'un homme qui a fait de l'approximation une m&eacute;thode, de l'insinuation un m&eacute;tier, et de la calomnie un r&eacute;flexe. &raquo;</p>
<p>Elle rappelle les ant&eacute;c&eacute;dents disciplinaires du journaliste : &laquo; &Agrave; force de collectionner les sanctions, on cesse d'&ecirc;tre un journaliste sanctionn&eacute; pour devenir, tout simplement, un r&eacute;cidiviste de la d&eacute;sinformation. &raquo;</p>
<h2>&laquo; Ni journaliste, ni justiciable ordinaire &raquo;</h2>
<p>L'avocate met en garde contre toute tentative d'invoquer la libert&eacute; de la presse pour d&eacute;fendre le journaliste sanctionn&eacute; :</p>
<p><em> &laquo; Qu'on cesse de m'opposer la libert&eacute; de la presse. Je la d&eacute;fends, je l'ai toujours d&eacute;fendue pour ceux qui l'honorent. Mais Monsieur OWONA n'est pas journaliste : il est l'instrument d'une entreprise de nuisance, la voix command&eacute;e d'int&eacute;r&ecirc;ts qui ne sont pas les siens. &raquo;</em></p>
<p>Elle annonce que la proc&eacute;dure judiciaire suit son cours : &laquo; Elle ira, elle, au bout des choses : au bout des sources, au bout des commanditaires, au bout des silences complices. &raquo;</p>
<h2>Un contexte m&eacute;diatique sous tension</h2>
<p>Cette d&eacute;cision du CNC intervient dans un climat de fortes tensions m&eacute;diatiques autour du proc&egrave;s de l'assassinat de Martinez Zogo. L'avocate a d&eacute;nonc&eacute; une campagne de d&eacute;nigrement orchestr&eacute;e par les m&eacute;dias du groupe l'Anecdote, propri&eacute;t&eacute; de Jean-Pierre Amougou Belinga, principal suspect incarc&eacute;r&eacute; dans cette affaire.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-14 01:46:36</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Me-Felicite-Esther-Zeifman040626500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="64369" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Onana victime d'un accident : plus de peur que de mal]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:34,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;DIASPORA&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;diaspora&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:31}</category>
            <link>https://www.camer.be/94355/34:31/turquie-onana-victime-dun-accident-plus-de-peur-que-de-mal.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94355/34:31/turquie-onana-victime-dun-accident-plus-de-peur-que-de-mal.html</guid>
      <description><![CDATA[Le gardien camerounais André Onana a été victime d'un accident de
la circulation ce jeudi 13 août 2026 en Turquie, alors qu'il
regagnait son domicile. Le présid...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le gardien camerounais Andr&eacute; Onana a &eacute;t&eacute; victime d'un accident de la circulation ce jeudi 13 ao&ucirc;t 2026 en Turquie, alors qu'il regagnait son domicile. Le pr&eacute;sident de Trabzonspor, Ertuğrul Doğan, a confirm&eacute; que le portier des Lions Indomptables est hors de danger et n'a subi aucune blessure grave.</p>
<p>&laquo; Andr&eacute; Onana a eu un accident de la route ce soir. Il n'y a aucun probl&egrave;me. Il n'y a rien de grave &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Ertuğrul Doğan, pr&eacute;sident de Trabzonspor, sur TRT Spor.</p>
<p>Une vague d'inqui&eacute;tude a travers&eacute; le Cameroun et la Turquie &agrave; l'annonce de cette nouvelle. Mais le pr&eacute;sident du club turc a rapidement dissip&eacute; les craintes : le gardien de 30 ans, qui s'appr&ecirc;te &agrave; entamer une nouvelle saison sous les couleurs de Trabzonspor, est sain et sauf.</p>
<h2>Un accident en rentrant chez lui</h2>
<p>L'information a &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute;e par Ertuğrul Doğan, pr&eacute;sident de Trabzonspor, lors d'une intervention sur TRT Spor. Selon les premi&egrave;res informations, l'accident s'est produit aux alentours de 1<strong>9 heures</strong>, alors qu'Andr&eacute; Onana rentrait d'une s&eacute;ance d'entra&icirc;nement avec Trabzonspor.</p>
<p>Son v&eacute;hicule est entr&eacute; en collision avec une autre voiture dans des circonstances qui n'ont pas encore &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute;es. Si les deux v&eacute;hicules ont subi d'importants dommages mat&eacute;riels, l'accident n'a fait aucune victime selon les informations disponibles.</p>
<h2>&laquo; Il n'y a rien de grave &raquo; : le pr&eacute;sident de Trabzonspor rassure</h2>
<p>Le pr&eacute;sident de Trabzonspor s'est voulu rassurant au moment d'&eacute;voquer l'&eacute;tat de sant&eacute; de son joueur :</p>
<p><em> &laquo; Andr&eacute; Onana a eu un accident de la route ce soir. Il n'y a aucun probl&egrave;me. Il n'y a rien de grave &raquo;.</em></p>
<p>S'exprimant sur TRT Spor, Ertuğrul Doğan a &eacute;galement d&eacute;clar&eacute; :&laquo; Notre gardien Onana a eu un accident de la route ce soir. Il n'y a pas de probl&egrave;me. Il n'y a pas de situation grave. Tr&egrave;s vite gu&eacute;ri &raquo;.</p>
<h2>Des examens de pr&eacute;caution &agrave; l'h&ocirc;pital</h2>
<p>Par mesure de pr&eacute;caution, le gardien camerounais ainsi que l'autre automobiliste impliqu&eacute; ont &eacute;t&eacute; transport&eacute;s vers l'h&ocirc;pital le plus proche pour des examens m&eacute;dicaux. Plac&eacute;s quelques heures sous observation, les deux hommes ont finalement &eacute;t&eacute; autoris&eacute;s &agrave; quitter l'&eacute;tablissement hospitalier, leur &eacute;tat de sant&eacute; n'inspirant aucune inqui&eacute;tude.</p>
<p>&Agrave; ce stade, aucune information faisant &eacute;tat d'une blessure ou d'une hospitalisation prolong&eacute;e du gardien camerounais n'a &eacute;t&eacute; rapport&eacute;e par les sources consult&eacute;es.</p>
<h2>Une nouvelle saison qui s'annonce prometteuse</h2>
<p>Cet incident intervient alors qu'Andr&eacute; Onana s'appr&ecirc;te &agrave; entamer une nouvelle saison sous les couleurs de Trabzonspor. Arriv&eacute; en Turquie &agrave; l'&eacute;t&eacute; 2025 sous la forme d'un pr&ecirc;t en provenance de Manchester United, le Lion indomptable a choisi de prolonger son aventure avec le club turc pour une saison suppl&eacute;mentaire.</p>
<p>Pour cet exercice 2026-2027, le gardien camerounais &eacute;voluera notamment aux c&ocirc;t&eacute;s de Mohamed Salah, nouvelle recrue phare du club, dans une &eacute;quipe qui nourrit de grandes ambitions sur la sc&egrave;ne nationale.</p>
<h2>Un retour rapide &agrave; l'entra&icirc;nement envisag&eacute;</h2>
<p>Si cet accident a suscit&eacute; l'inqui&eacute;tude des supporters camerounais et turcs, les nouvelles rassurantes concernant l'&eacute;tat de sant&eacute; d'Andr&eacute; Onana permettent d'envisager un retour rapide &agrave; l'entra&icirc;nement. Le portier de 30 ans devrait ainsi pouvoir poursuivre normalement sa pr&eacute;paration avant les prochaines &eacute;ch&eacute;ances de Trabzonspor.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Onana Nestor</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-14 01:26:30</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/24/Andre-onana.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="83446" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Tramadol, cannabis, « cailloux » : la gendarmerie de Baham saisit 12 millions]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;societe&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94354/11:1/cameroun-tramadol-cannabis-cailloux-la-gendarmerie-de-baham-saisit-12-millions.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94354/11:1/cameroun-tramadol-cannabis-cailloux-la-gendarmerie-de-baham-saisit-12-millions.html</guid>
      <description><![CDATA[Du 5 au 12 août 2026, la compagnie de gendarmerie de Baham a mené
une vaste opération contre le trafic de stupéfiants dans la région
de l'Ouest, aboutissant à l...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Du 5 au 12 ao&ucirc;t 2026, la compagnie de gendarmerie de Baham a men&eacute; une vaste op&eacute;ration contre le trafic de stup&eacute;fiants dans la r&eacute;gion de l'Ouest, aboutissant &agrave; l'arrestation de 21 suspects &acirc;g&eacute;s de 22 &agrave; 60 ans et &agrave; la saisie de 12 millions de FCFA de drogues, de deux armes artisanales et de sept motos.</p>
<p>&laquo; Sur la base de renseignements dignes de foi, la Compagnie de Gendarmerie de Baham a men&eacute;, du 05 au 12 ao&ucirc;t 2026, une vaste op&eacute;ration de lutte contre le trafic de stup&eacute;fiants &raquo;.</p>
<p>En une semaine d'op&eacute;rations intensives, les gendarmes ont port&eacute; un coup s&eacute;v&egrave;re aux r&eacute;seaux de drogue qui s&eacute;vissaient dans cette partie du pays. 21 suspects, des armes artisanales, des motos et des millions de francs CFA de stup&eacute;fiants : le bilan est lourd. Les suspects ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;s ce jeudi 13 ao&ucirc;t 2026 devant le commissaire du gouvernement.</p>
<h2>Une op&eacute;ration d'envergure dans la r&eacute;gion de l'Ouest</h2>
<p>Men&eacute;e du 5 au 12 ao&ucirc;t 2026, l'op&eacute;ration de la compagnie de gendarmerie de Baham s'inscrit dans une strat&eacute;gie plus large de lutte contre le trafic de stup&eacute;fiants et le grand banditisme. Les investigations, bas&eacute;es sur des renseignements pr&eacute;cis, ont permis aux forces de l'ordre de quadriller plusieurs localit&eacute;s : Baham, Bandenkop, Bandjoun, Bamendjou et Bafoussam.</p>
<p>Cette intervention simultan&eacute;e dans plusieurs communes de la r&eacute;gion des Hauts-Plateaux d&eacute;montre la capacit&eacute; des gendarmes &agrave; frapper les r&eacute;seaux criminels l&agrave; o&ugrave; ils op&egrave;rent. &laquo; Les op&eacute;rations contre les drogues et la criminalit&eacute; organis&eacute;e continueront &agrave; travers le pays pour d&eacute;manteler les r&eacute;seaux, saisir leurs biens et les faire rendre compte &raquo;, assure la Gendarmerie nationale.</p>
<h2>21 suspects interpell&eacute;s, &acirc;g&eacute;s de 22 &agrave; 60 ans</h2>
<p>Au terme de cette op&eacute;ration d'une semaine, <strong>21 pr&eacute;sum&eacute;s trafiquants</strong> ont &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s. Les suspects, dont les &acirc;ges s'&eacute;chelonnent de 22 &agrave; 60 ans, sont soup&ccedil;onn&eacute;s d'appartenir &agrave; un r&eacute;seau de trafic de stup&eacute;fiants actif dans la r&eacute;gion.</p>
<p>Ce large &eacute;ventail d'&acirc;ges t&eacute;moigne de la diversit&eacute; des profils impliqu&eacute;s dans le trafic, des jeunes recrues aux organisateurs plus &acirc;g&eacute;s. Tous b&eacute;n&eacute;ficient de la pr&eacute;somption d'innocence jusqu'&agrave; une &eacute;ventuelle condamnation par un tribunal comp&eacute;tent.</p>
<h2>Des saisies estim&eacute;es &agrave; 12 millions de FCFA</h2>
<p>Le bilan mat&eacute;riel de l'op&eacute;ration est impressionnant. Les gendarmes ont saisi :</p>
<p>- <strong>Une importante quantit&eacute; de Tramadol</strong>, estim&eacute;e &agrave; 8 millions de FCFA<br />- <strong>Du cannabis et de la drogue &laquo; cailloux &raquo;</strong> (rock), &eacute;valu&eacute;s &agrave; 4 millions de FCFA<br />- <strong>Deux pistolets de fabrication artisanale</strong><br />- <strong>Sept motos</strong>, probablement utilis&eacute;es pour le transport des stup&eacute;fiants</p>
<p>La valeur totale des stup&eacute;fiants saisis est ainsi estim&eacute;e &agrave; 12 millions de FCFA. La d&eacute;couverte d'armes &agrave; feu artisanales, bien que de fabrication rudimentaire, renforce les inqui&eacute;tudes quant &agrave; la dangerosit&eacute; des r&eacute;seaux d&eacute;mantel&eacute;s.</p>
<h2>Des suspects pr&eacute;sent&eacute;s devant le commissaire du gouvernement</h2>
<p>Les 21 suspects ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;s ce <strong>jeudi 13 ao&ucirc;t 2026</strong> devant le commissaire du gouvernement pr&egrave;s le tribunal militaire. Ils devront r&eacute;pondre des faits qui leur sont reproch&eacute;s.</p>
<p>Cette pr&eacute;sentation devant une juridiction militaire souligne la gravit&eacute; des infractions et la d&eacute;termination des autorit&eacute;s &agrave; traiter ces dossiers avec la plus grande fermet&eacute;.</p>
<h2>Un message fort de la Gendarmerie nationale</h2>
<p>&Agrave; travers cette op&eacute;ration, la Gendarmerie nationale r&eacute;affirme sa d&eacute;termination &agrave; lutter sans rel&acirc;che contre le grand banditisme et le trafic de stup&eacute;fiants, &laquo; <strong>qui constituent une menace pour la s&eacute;curit&eacute; des populations et la tranquillit&eacute; publique</strong> &raquo;.</p>
<p>Cette op&eacute;ration n'est pas isol&eacute;e. La Gendarmerie nationale assure que les op&eacute;rations contre les drogues et la criminalit&eacute; organis&eacute;e se poursuivront &agrave; travers tout le pays.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Onana Nestor</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-14 01:06:10</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/Faux-medicaments190824500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="97139" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Sosucam rachetée par des Camerounais : un tournant historique]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94353/12:1/sosucam-rachetee-par-des-camerounais-un-tournant-historique.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94353/12:1/sosucam-rachetee-par-des-camerounais-un-tournant-historique.html</guid>
      <description><![CDATA[Le 13 août 2026, le groupe français Somdia a officiellement cédé
82 % de ses parts dans la Société sucrière du Cameroun (Sosucam) à
un consortium de cinq invest...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 13 ao&ucirc;t 2026, le groupe fran&ccedil;ais Somdia a officiellement c&eacute;d&eacute; 82 % de ses parts dans la Soci&eacute;t&eacute; sucri&egrave;re du Cameroun (Sosucam) &agrave; un consortium de cinq investisseurs camerounais Joseph Pagop Noupou&eacute;, Henriette Noutchougouin, William Nkontchou, Igor Djoukw&eacute; et Marcel Tchagongom. Un plan d'investissement de 137,7 milliards FCFA (210 millions d'euros) est pr&eacute;vu pour moderniser l'outil de production et viser l'autosuffisance nationale en sucre.</p>
<p>&laquo; Apr&egrave;s une analyse approfondie des diff&eacute;rentes options, nous sommes convaincus que cet accord constitue une solution solide et porteuse d'avenir pour Sosucam &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Olivier Parent, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Somdia.</p>
<p>Un coup d'&eacute;clat qui &eacute;carte d&eacute;finitivement les multinationales &eacute;trang&egrave;res, y compris le g&eacute;ant nig&eacute;rian Dangote qui lorgnait le dossier. Mais le pavillon camerounais h&eacute;rite d'un navire en pleine temp&ecirc;te. L'avenir de 6 000 salari&eacute;s et de toute une fili&egrave;re repose d&eacute;sormais sur les &eacute;paules de ces capitaines d'industrie locaux.</p>
<h2>Un accord historique pour la souverainet&eacute; sucri&egrave;re</h2>
<p>Ce 13 ao&ucirc;t 2026 restera grav&eacute; dans les annales de l'&eacute;conomie camerounaise. Le groupe fran&ccedil;ais Somdia, filiale du groupe Castel, a formalis&eacute; la signature d'un accord pour c&eacute;der l'int&eacute;gralit&eacute; de sa participation de 82 % dans la Soci&eacute;t&eacute; sucri&egrave;re du Cameroun (Sosucam). L'op&eacute;ration, encore soumise &agrave; certaines conditions suspensives, s'effectue au profit d'un groupe d'investisseurs r&eacute;unissant des figures &eacute;minentes des affaires camerounaises.</p>
<p>Le consortium est compos&eacute; de <strong>Joseph Pagop Noupou&eacute;</strong>, avocat d'affaires et pr&eacute;sident du conseil d'administration de Savannah Energy Plc ; <strong>Henriette Noutchougouin</strong>, patronne du groupe Noutchogouin Jean Samuel (NJS), leader de l'aviculture en Afrique centrale ; <strong>William Nkontchou</strong>, banquier et cofondateur d'AFIIP (Africa Financial Institutions Investment Platform) ; <strong>Igor Djoukw&eacute;</strong>, ing&eacute;nieur sp&eacute;cialiste des syst&egrave;mes de production sucri&egrave;re, ancien cadre de la Compagnie Sucri&egrave;re S&eacute;n&eacute;galaise ; et <strong>Marcel Tchagongom</strong>, expert-comptable et ancien associ&eacute; principal chez EY Cameroun.</p>
<h2>Pourquoi le groupe Castel a c&eacute;d&eacute; Sosucam</h2>
<p>La d&eacute;cision de Somdia de se retirer n'est pas anodine. La Sosucam traverse une crise financi&egrave;re sans pr&eacute;c&eacute;dent. En 2023, l'entreprise a essuy&eacute; des pertes de 15 milliards de FCFA. En 2024, elles ont bondi &agrave; 22 milliards. Soit <strong>37 milliards de FCFA de pertes cumul&eacute;es en vingt-quatre mois</strong>. Une saign&eacute;e qui a contraint les actionnaires &agrave; une recapitalisation d'urgence de 34 milliards de FCFA.</p>
<p>Les causes de cette d&eacute;b&acirc;cle sont structurelles. Selon une enqu&ecirc;te de Jeune Afrique, la Sosucam souffre d'un <strong>sous-investissement chronique depuis pr&egrave;s de deux d&eacute;cennies</strong> dans l'extension des plantations et le renouvellement de l'outil de production. Pendant que la population camerounaise passait de 15 &agrave; 30 millions d'habitants, les plantations de canne &agrave; sucre stagnaient. Le march&eacute; national consomme 400 000 tonnes de sucre par an, mais Sosucam n'en produit que 86 000 tonnes. Le d&eacute;ficit est combl&eacute; par des importations massives, y compris ill&eacute;gales, qui inondent le march&eacute; &agrave; des prix d&eacute;fiant toute concurrence.</p>
<h2>Un consortium local pour un d&eacute;fi national</h2>
<p>L'accord sign&eacute; ce jeudi &eacute;carte d&eacute;finitivement les multinationales &eacute;trang&egrave;res, y compris le g&eacute;ant nig&eacute;rian Aliko Dangote, qui &eacute;tait en course pour la reprise. L'&Eacute;tat camerounais, qui conserve ses 7 % d'actions, a veill&eacute; &agrave; ce que le fleuron sucrier reste sous pavillon national.</p>
<p>Les nouveaux acqu&eacute;reurs h&eacute;ritent cependant d'un navire en pleine temp&ecirc;te. Outre les pertes financi&egrave;res abyssales, la Sosucam est plomb&eacute;e par la v&eacute;tust&eacute; de ses infrastructures industrielles &agrave; Mbandjock et Nkoteng, l'explosion des co&ucirc;ts logistiques et des crises sociales &agrave; r&eacute;p&eacute;tition.</p>
<h2>137,7 milliards FCFA pour moderniser l'outil de production</h2>
<p>Pour inverser la tendance, le consortium ne compte pas faire de la figuration. Les repreneurs ont d'ores et d&eacute;j&agrave; act&eacute; un plan d'investissement massif de 137,7 milliards de FCFA (210 millions d'euros). Cette enveloppe colossale servira &agrave; :</p>
<p>- Moderniser de fond en comble l'outil de transformation et les installations industrielles<br />- D&eacute;velopper l'irrigation sur l'ensemble du domaine agricole<br />- Am&eacute;liorer les performances op&eacute;rationnelles et mieux valoriser les coproduits<br />- Pr&eacute;server les emplois locaux et renforcer la production sucri&egrave;re nationale</p>
<h2>L'objectif : l'autosuffisance alimentaire du Cameroun</h2>
<p>L'ambition des nouveaux repreneurs va bien au-del&agrave; de la simple restructuration comptable. Il s'agit de saturer le march&eacute; local pour stopper d&eacute;finitivement les importations de sucre de r&eacute;gulation et garantir, enfin, l'autosuffisance du Cameroun en sucre.</p>
<p>La Sosucam est l'un des plus grands complexes agro-industriels d'Afrique centrale. Implant&eacute;e &agrave; Mbandjock et Nkoteng dans la r&eacute;gion du Centre, elle emploie directement et indirectement des milliers de personnes et constitue l'&eacute;pine dorsale &eacute;conomique de ces deux localit&eacute;s. Le succ&egrave;s de cette reprise est donc crucial pour l'&eacute;conomie locale et la stabilit&eacute; sociale.</p>
<h2>L'op&eacute;ration attend le feu vert des autorit&eacute;s</h2>
<p>L'op&eacute;ration, formalis&eacute;e ce 13 ao&ucirc;t, reste soumise &agrave; l'approbation des autorit&eacute;s comp&eacute;tentes. L'&Eacute;tat camerounais, qui a exig&eacute; que Somdia assure la campagne sucri&egrave;re 2026-2027 pour garantir la continuit&eacute; de la production, suit le dossier de pr&egrave;s.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-14 00:41:24</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Sosucam140826500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="17513" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Paul Biya « se porte bien » : le message rassurant de Mvondo Ayolo]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:39,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;S\u00e9RAIL&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;serail&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94352/39:1/cameroun-paul-biya-se-porte-bien-le-message-rassurant-de-mvondo-ayolo.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94352/39:1/cameroun-paul-biya-se-porte-bien-le-message-rassurant-de-mvondo-ayolo.html</guid>
      <description><![CDATA[Le directeur du cabinet civil de la présidence, Samuel Mvondo Ayolo,
a accordé une interview au Figaro pour rassurer les Camerounais sur
l'état de santé de Paul...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le directeur du cabinet civil de la pr&eacute;sidence, Samuel Mvondo Ayolo, a accord&eacute; une interview au Figaro pour rassurer les Camerounais sur l'&eacute;tat de sant&eacute; de Paul Biya, affirmant que le pr&eacute;sident de 93 ans &laquo; se porte bien &raquo; et &laquo; n'a pas &eacute;t&eacute; hospitalis&eacute; &raquo;. Mais sur la question cruciale du retour &agrave; Yaound&eacute;, aucune date n'a &eacute;t&eacute; avanc&eacute;e.</p>
<p><em> &laquo; Le pr&eacute;sident va bien. Il n'est pas et n'a pas &eacute;t&eacute; hospitalis&eacute; &raquo;, affirme Samuel Mvondo Ayolo.</em></p>
<p>Mais sur la question qui taraude tous les Camerounais <strong>quand Paul Biya rentrera-t-il ?</strong> le directeur du cabinet civil reste &eacute;vasif : le public sera inform&eacute; &laquo; <strong>au moment opportun</strong> &raquo;. Une formule qui, apr&egrave;s plusieurs reports annonc&eacute;s, laisse planer un doute persistant.</p>
<h2>Un s&eacute;jour &laquo; exceptionnel &raquo; qui dure depuis deux mois</h2>
<p>Parti de Yaound&eacute; le dimanche 7 juin 2026 pour un &laquo; court s&eacute;jour priv&eacute; en Europe &raquo;, Paul Biya, 93 ans, est toujours en Suisse. Ce s&eacute;jour est devenu le plus long de ses 44 ans de pouvoir, d&eacute;passant largement les pr&eacute;c&eacute;dents records.</p>
<p>Face &agrave; la multiplication des rumeurs hospitalisation, malaise, voire d&eacute;c&egrave;s le directeur du cabinet civil de la pr&eacute;sidence, Samuel Mvondo Ayolo, a choisi de prendre la parole. Dans une interview accord&eacute;e au Figaro, il a tent&eacute; de mettre fin aux sp&eacute;culations.</p>
<h2>&laquo; Le pr&eacute;sident va bien et continue de travailler &raquo;</h2>
<p>Depuis la Suisse, Samuel Mvondo Ayolo a affirm&eacute; que Paul Biya &laquo; <strong>se porte bien</strong> &raquo; et &laquo; <strong>n'est pas et n'a pas &eacute;t&eacute; hospitalis</strong>&eacute; &raquo;. Il a &eacute;galement d&eacute;nonc&eacute; ceux qu'il accuse d'avoir un int&eacute;r&ecirc;t &agrave; propager ce qu'il appelle des &laquo; <strong>fantasmes</strong> &raquo; sur l'&eacute;tat de sant&eacute; du pr&eacute;sident.</p>
<p>Le ministre a reconnu que le s&eacute;jour de Paul Biya en Suisse est &laquo; <strong>exceptionnel</strong> &raquo;, mais s'est interrog&eacute; : pourquoi priverait-on le pr&eacute;sident de ce qu'il a qualifi&eacute; &laquo; <strong>d'exceptionnel</strong> &raquo; ?</p>
<h2>&laquo; Ceux qui attendent la mort de Biya partiront avant lui &raquo;</h2>
<p>Cette d&eacute;claration rassurante s'inscrit dans un contexte de fortes tensions au sein du s&eacute;rail politique camerounais. Fin juillet 2026, dans une interview accord&eacute;e &agrave; Jeune Afrique, Samuel Mvondo Ayolo avait d&eacute;j&agrave; lanc&eacute; un avertissement sans &eacute;quivoque &agrave; ceux qui patientent pour la succession :</p>
<p><em> &laquo; Ceux qui attendent la mort de Paul Biya partiront peut-&ecirc;tre avant lui &raquo;.</em></p>
<p>Une phrase gla&ccedil;ante que l'Observateur237 a qualifi&eacute;e d'&laquo; avertissement d&eacute;lib&eacute;r&eacute; &raquo;. Derri&egrave;re les assurances officielles se glissent des formules comminatoires qui en disent long sur la nervosit&eacute; du r&eacute;gime.</p>
<h2>Aucune date de retour, des reports &agrave; r&eacute;p&eacute;tition</h2>
<p>Sur la question cruciale du retour de Paul Biya au Cameroun, Samuel Mvondo Ayolo n'a fourni aucune date. Le public sera inform&eacute; &laquo; <strong>au moment opportun</strong> &raquo;, a-t-il simplement indiqu&eacute;.</p>
<p>Pourtant, le retour du pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; annonc&eacute; &agrave; plusieurs reprises ces derni&egrave;res semaines avant d'&ecirc;tre report&eacute;, laissant planer une incertitude croissante. Selon Jeune Afrique, les pr&eacute;paratifs de retour &agrave; Yaound&eacute; ont m&ecirc;me &eacute;t&eacute; suspendus &agrave; plusieurs reprises.</p>
<h2>Une communication qui entretient le doute</h2>
<p>Les d&eacute;clarations de Samuel Mvondo Ayolo, aussi rassurantes soient-elles, ne dissipent pas toutes les interrogations. Si le pr&eacute;sident &laquo; <strong>va bien</strong> &raquo;, pourquoi son s&eacute;jour se prolonge-t-il autant ? Pourquoi aucune date de retour n'est-elle communiqu&eacute;e ? Pourquoi les annonces de retour sont-elles syst&eacute;matiquement report&eacute;es ?</p>
<p>L'absence prolong&eacute;e de Paul Biya, 93 ans, nourrit les sp&eacute;culations sur son &eacute;tat de sant&eacute; et sur la vacance du pouvoir. Le gouvernement camerounais assure qu'il n'y a &laquo; <strong>pas de vacance du pouvoir</strong> &raquo;, mais l'opposition d&eacute;nonce un &laquo; <strong>vide institutionnel</strong> &raquo;.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-14 00:04:47</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Samuel-Mvondo-Ayolo280726500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="26000" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Françoise Puene : « Des ministres vivent dans la frustration »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;societe&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94351/11:1/cameroun-francoise-puene-des-ministres-vivent-dans-la-frustration.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94351/11:1/cameroun-francoise-puene-des-ministres-vivent-dans-la-frustration.html</guid>
      <description><![CDATA[La sénatrice Françoise Puene, figure du RDPC et proche du pouvoir, a
révélé que des membres du gouvernement vivent dans la frustration,
huit mois après l'annonc...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La s&eacute;natrice Fran&ccedil;oise Puene, figure du RDPC et proche du pouvoir, a r&eacute;v&eacute;l&eacute; que des membres du gouvernement vivent dans la frustration, huit mois apr&egrave;s l'annonce par Paul Biya d'un remaniement minist&eacute;riel. Personne ne sait s'il sera reconduit ou &eacute;cart&eacute;.</p>
<p>Huit mois d'attente. Huit mois de suspens. Huit mois durant lesquels les ministres camerounais, en place depuis le 4 janvier 2019, ignorent s'ils seront maintenus ou remerci&eacute;s. Une situation in&eacute;dite qui, selon la s&eacute;natrice RDPC, plonge l'ex&eacute;cutif dans une frustration grandissante.</p>
<h2>8 mois d'attente : le remaniement annonc&eacute; mais jamais venu</h2>
<p>Le 31 d&eacute;cembre 2025, lors de son message de fin d'ann&eacute;e, Paul Biya a solennellement promis la formation d'une nouvelle &eacute;quipe gouvernementale. Le 10 f&eacute;vrier 2026, il a r&eacute;it&eacute;r&eacute; cette promesse lors de son adresse &agrave; la jeunesse. Depuis, plus rien.</p>
<p>Huit mois plus tard, le gouvernement camerounais, dirig&eacute; par Joseph Dion Ngute, est toujours en place. Aucun d&eacute;cret de remaniement n'a &eacute;t&eacute; publi&eacute;. Cette situation est in&eacute;dite depuis 1992, et elle est diversement v&eacute;cue au sein de l'ex&eacute;cutif.</p>
<h2>&laquo; Des ministres vivent dans la frustration &raquo; : l'alerte de Fran&ccedil;oise Puene</h2>
<p>Invit&eacute;e de l'&eacute;mission &laquo; Sans Tabou &raquo; sur Naja TV, la s&eacute;natrice Fran&ccedil;oise Puene, plus connue sous le pseudonyme de Mamy Nyanga, a bris&eacute; le silence. Elle a d&eacute;clar&eacute; :</p>
<p><em> &laquo; Certains membres du gouvernement vivent actuellement dans la frustration parce qu'ils ne connaissent pas leur sort. Cela fait 8 mois que Paul Biya a annonc&eacute; un remaniement minist&eacute;riel. Personne ne sait s'il ou elle sera reconduit. &raquo;</em></p>
<p>Une d&eacute;claration qui confirme ce que de nombreux observateurs soup&ccedil;onnaient : l'attente prolong&eacute;e p&egrave;se sur le moral des ministres en fonction.</p>
<h2>&laquo; De nombreux ministres jouent de prudence &raquo;</h2>
<p>Les cons&eacute;quences de cette attente sont bien r&eacute;elles. Selon un haut cadre d'un minist&egrave;re cit&eacute; par RFI, &laquo; au sein de l'ex&eacute;cutif, de nombreux ministres jouent de prudence dans le traitement des dossiers relevant de leurs sph&egrave;res de comp&eacute;tences, par peur de l'inconnu &raquo;.</p>
<p>Le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du ministre de la Justice, Jean De Dieu Momo, entr&eacute; au gouvernement le 4 janvier 2019, confesse : &laquo; Au d&eacute;but, comme tout le monde, j'&eacute;tais attentif au journal de 17h qui pouvait apporter la nouvelle d'un remaniement minist&eacute;riel. Mais avec le temps, je crois que le pr&eacute;sident a d'autres pr&eacute;occupations que de faire un remaniement minist&eacute;riel &raquo;.</p>
<h2>Les raisons du blocage selon les analystes</h2>
<p>Pour Aristide Menguele, politologue &agrave; l'universit&eacute; de Douala, plusieurs param&egrave;tres expliquent ce retard :</p>
<p>1. <strong>Les difficult&eacute;s &agrave; faire un casting optimal</strong> en raison de &laquo; l'&eacute;puisement d'une ressource politique cruciale : l'information &raquo;.<br />2. <strong>Des enjeux de rupture</strong> : &laquo; comment rompre sans compromettre l'&eacute;quilibre d&eacute;j&agrave; fragile de la soci&eacute;t&eacute; politique camerounaise ? &raquo;.<br />3. <strong>La tension entre g&eacute;n&eacute;rations</strong> : la jeune g&eacute;n&eacute;ration volontaire pour poursuivre le Renouveau, et &laquo; les a&icirc;n&eacute;s sociaux qui semblent se demander : "Qu'adviendra-t-il de nous ?" &raquo;.</p>
<h2>Une s&eacute;natrice proche du pouvoir qui ose parler</h2>
<p>Fran&ccedil;oise Puene, &eacute;lue s&eacute;natrice du RDPC pour la r&eacute;gion de l'Ouest en 2023, est une figure incontournable du paysage politique et &eacute;conomique camerounais. Infirmi&egrave;re dipl&ocirc;m&eacute;e d'&Eacute;tat reconvertie dans l'entrepreneuriat, elle est PDG du Groupe Franco &amp; CIE S.A depuis 1999. Surnomm&eacute;e &laquo; la s&eacute;natrice la plus connect&eacute;e de Yaound&eacute; &raquo;, elle est une soutien affich&eacute; de Paul Biya.</p>
<p>Ses d&eacute;clarations ne sont donc pas anodines. En &eacute;voquant la frustration des ministres, elle met en lumi&egrave;re une r&eacute;alit&eacute; que les proches du pouvoir taisent g&eacute;n&eacute;ralement.</p>
<h2>Absence de Biya et remaniement bloqu&eacute;</h2>
<p>Depuis le 7 juin 2026, Paul Biya, 93 ans, a quitt&eacute; Yaound&eacute; pour un &laquo; court s&eacute;jour priv&eacute; en Europe &raquo; et n'est toujours pas rentr&eacute;. Cette absence, la plus longue de son r&egrave;gne, alimente les rumeurs sur son &eacute;tat de sant&eacute; et retarde probablement la formation du nouveau gouvernement.</p>
<p>Le gouvernement assure qu'il est &laquo; <strong>en vie</strong> &raquo; et que son retour est &laquo;<strong> imminent</strong> &raquo;, mais l'opposition d&eacute;nonce un &laquo; vide institutionnel &raquo;.</p>
<h2>Les cons&eacute;quences d'une attente prolong&eacute;e</h2>
<p>L'attente de huit mois a des cons&eacute;quences multiples :<br />- <strong>Blocage administratif</strong> : les ministres, par peur de l'inconnu, freinent le traitement des dossiers.<br />- <strong>Frustration et d&eacute;motivation</strong> : les membres de l'ex&eacute;cutif ignorent s'ils seront reconduits ou &eacute;cart&eacute;s.<br />- <strong>Perte de cr&eacute;dibilit&eacute;</strong> : l'opinion se perd en conjectures face au silence pr&eacute;sidentiel.<br />- <strong>Paralysie politique</strong> : le pays fonctionne en &laquo; <strong>pilotage automatiqu</strong>e &raquo;, selon l'expression controvers&eacute;e utilis&eacute;e par Fran&ccedil;oise Puene elle-m&ecirc;me pour d&eacute;fendre l'absence de Biya.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Onana Nestor</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-13 20:14:24</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Francoise-Puene180924500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="58446" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Livia Foundation lance un appel à témoins contre Badjeck]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;societe&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94350/11:1/cameroun-livia-foundation-lance-un-appel-a-temoins-contre-badjeck.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94350/11:1/cameroun-livia-foundation-lance-un-appel-a-temoins-contre-badjeck.html</guid>
      <description><![CDATA[La Livia Foundation, organisation humanitaire camerounaise, lance un
appel à témoins contre le colonel à la retraite Dr Didier Badjeck,
accusé de harcèlement se...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La Livia Foundation, organisation humanitaire camerounaise, lance un appel &agrave; t&eacute;moins contre le colonel &agrave; la retraite Dr Didier Badjeck, accus&eacute; de harc&egrave;lement sexuel, tentative de viol et violences sexistes. Sa pr&eacute;sidente fondatrice, Olive Ngobo, figure elle-m&ecirc;me parmi les plaignantes.</p>
<p>&laquo; La justice de Dieu est parfois silencieuse, mais elle n'est jamais absente &raquo;, &eacute;crivait Olive Ngobo sur Facebook le 7 ao&ucirc;t 2026. Une proph&eacute;tie qui semble s'accomplir : la Livia Foundation vient d'ouvrir une voie l&eacute;gale et s&eacute;curis&eacute;e aux victimes pr&eacute;sum&eacute;es du colonel Didier Badjeck.</p>
<h2>Un appel &agrave; t&eacute;moins in&eacute;dit au Cameroun</h2>
<p>Cr&eacute;&eacute;e en juin 2021 et titulaire du r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n&deg;0000138/RDA/J06/SAJJP/BAPP, la Livia Foundation a son si&egrave;ge &agrave; Yaound&eacute; et une repr&eacute;sentation r&eacute;gionale &agrave; New York. Elle se consacre &agrave; la protection des personnes vuln&eacute;rables : femmes et filles victimes de violences, enfants atteints de maladies rares, orphelins, veuves, communaut&eacute;s affect&eacute;es par les conflits.</p>
<p>Le 12 ao&ucirc;t 2026, l'organisation a publi&eacute; un communiqu&eacute; officiel lan&ccedil;ant un appel &agrave; t&eacute;moins contre le <strong>colonel &agrave; la retraite Dr Didier Badjeck</strong>, ancien porte-parole de l'arm&eacute;e camerounaise et ex-chef de la Division de la Communication du minist&egrave;re de la D&eacute;fense.</p>
<h2>Un contexte judiciaire d&eacute;j&agrave; lourd</h2>
<p>Cet appel s'inscrit dans une offensive judiciaire sans pr&eacute;c&eacute;dent. Le 11 ao&ucirc;t 2026, Olive Ngobo Elok, a officiellement engag&eacute; une proc&eacute;dure judiciaire multisite contre l'&Eacute;tat du Cameroun et le colonel Badjeck.</p>
<p>Les griefs sont nombreux : tentative de viol, d&eacute;tournement de fonds, harc&egrave;lement, menaces de mort, diffamation, abus de pouvoir, agression &agrave; main arm&eacute;e, tentative d'assassinat, trafic d'influence. Elle d&eacute;nonce un &laquo; r&eacute;seau de ramifications tentaculaires et de man&oelig;uvres concert&eacute;es &raquo; qui aurait &eacute;touff&eacute; sa plainte initiale de 2020 et orchestr&eacute; une campagne de d&eacute;nigrement contre elle.</p>
<h2>Les accusations du capitaine Effoudou : le d&eacute;clencheur</h2>
<p>Tout a commenc&eacute; le 5 ao&ucirc;t 2026, lorsque le capitaine Kenneth Romuald Effoudou Awussi, ancien chef du bureau de renseignement de l'&Eacute;tat-major particulier du pr&eacute;sident Paul Biya, aujourd'hui en exil en Europe, a accus&eacute; Badjeck de tentative de viol sur une collaboratrice en 2017. Sur le plateau de &laquo; Fauteuil Rouge &raquo;, il a lanc&eacute; : &laquo; Monsieur le colonel Badjeck, n'oubliez pas qu'au cours de vos responsabilit&eacute;s, vous n'&eacute;tiez qu'un pr&eacute;dateur sexuel &raquo;.</p>
<p>Deux jours plus tard, Olive Ngobo a confirm&eacute; les faits sur sa page Facebook.</p>
<h2>La d&eacute;fense controvers&eacute;e de Badjeck</h2>
<p>Le colonel Badjeck a r&eacute;pondu sur Info TV, qualifiant les accusations de &laquo; <strong>campagne de d&eacute;nigrement</strong> &raquo; et annon&ccedil;ant des poursuites judiciaires au Cameroun et en France. Il s'est d&eacute;crit comme &laquo; un bel homme &raquo;, affirmant que &laquo; les dames couraient apr&egrave;s moi &raquo; tout en &eacute;voquant sa qualit&eacute; de paroissien. Une d&eacute;fense qui a choqu&eacute; et enflamm&eacute; les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<h2>L'appel &agrave; t&eacute;moins : un cadre s&eacute;curis&eacute; pour les victimes</h2>
<p>La Livia Foundation invite toutes les personnes estimant avoir &eacute;t&eacute; victimes ou t&eacute;moins de faits similaires &agrave; prendre contact de mani&egrave;re confidentielle. L'organisation s'engage &agrave; traiter les informations avec discr&eacute;tion, dans les limites permises par la loi.</p>
<p><em> &laquo; La violence sexuelle n'est jamais la faute de la victime. Le silence ne doit jamais &ecirc;tre impos&eacute; par la peur. La dignit&eacute; humaine ne se n&eacute;gocie pas. &raquo;</em></p>
<p>La fondation entend faciliter la mise en relation des personnes concern&eacute;es avec des professionnels comp&eacute;tents (avocats, psychologues, travailleurs sociaux) pour examiner les possibilit&eacute;s de d&eacute;p&ocirc;t de plaintes et de d&eacute;marche judiciaire coordonn&eacute;e.</p>
<h2>Un engagement au-del&agrave; des fronti&egrave;res</h2>
<p>La Livia Foundation appelle &eacute;galement les organisations nationales et internationales de d&eacute;fense des droits humains, les services sociaux, les repr&eacute;sentations diplomatiques, les agences des Nations Unies et les partenaires techniques &agrave; se joindre &agrave; cette initiative.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Onana Nestor</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-13 19:03:42</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Olive-Ngobo070826500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="76282" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Nathalie Yamb : le délit d'opinion version Bruxelles]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:41,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;PANAFRICANISME&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;panafricanisme&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94349/41:1/monde-entier-nathalie-yamb-le-delit-dopinion-version-bruxelles.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94349/41:1/monde-entier-nathalie-yamb-le-delit-dopinion-version-bruxelles.html</guid>
      <description><![CDATA[Sanctionnée depuis juin 2025 sans procès ni décision judiciaire,
l'activiste suisso-camerounaise Nathalie Yamb a reçu du Conseil de
l'UE la notification de la r...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Sanctionn&eacute;e depuis juin 2025 sans proc&egrave;s ni d&eacute;cision judiciaire, l'activiste suisso-camerounaise Nathalie Yamb a re&ccedil;u du Conseil de l'UE la notification de la reconduction de ses mesures restrictives pour une ann&eacute;e suppl&eacute;mentaire une d&eacute;cision qui interroge sur les limites de la d&eacute;mocratie europ&eacute;enne.</p>
<p><em> &laquo; J'ai re&ccedil;u un courrier du Conseil de l'UE m'annon&ccedil;ant leur intention de reconduire mes sanctions pour 1 an. Motif : j'ai &eacute;t&eacute; nomm&eacute;e conseill&egrave;re sp&eacute;ciale du pr&eacute;sident du Niger, avec passeport diplomatique, ainsi que mon discours de Sochi de 2019. Ce n'est pas une blague ! Que dire ? &raquo;, a-t-elle &eacute;crit sur X.</em></p>
<p>Une d&eacute;cision qui soul&egrave;ve une question fondamentale : <strong>peut-on sanctionner une personne pour ses opinions et ses fonctions sans passer par un tribunal ?</strong> L'UE, qui se pr&eacute;sente comme le parangon de la d&eacute;mocratie et de l'&Eacute;tat de droit, justifie une mesure administrative aux cons&eacute;quences draconiennes : interdiction de s&eacute;jour, gel des avoirs sans l'ombre d'un proc&egrave;s.</p>
<h2>Sanctions sans juge : quand l'UE se fait procureur</h2>
<p>Depuis le 26 juin 2025, Nathalie Yamb est inscrite sur la liste des personnes sanctionn&eacute;es par l'UE dans le cadre du r&eacute;gime &laquo; RUSDA &raquo; (mesures restrictives en raison des activit&eacute;s d&eacute;stabilisatrices de la Russie). Elle est interdite d'entr&eacute;e dans l'espace Schengen, ses avoirs sont gel&eacute;s et elle ne peut plus survoler l'espace a&eacute;rien europ&eacute;en.</p>
<p>Mais ce qui frappe dans cette affaire, c'est l'absence totale de proc&eacute;dure judiciaire. La d&eacute;cision &eacute;mane du Conseil de l'UE, une instance politique, et non d'un tribunal. Aucun juge n'a examin&eacute; les preuves. Aucun d&eacute;bat contradictoire n'a eu lieu.</p>
<p><em> &laquo; La d&eacute;cision ne vient pas d'un juge. Pratique assez &eacute;tonnante quand on se proclame le parangon de la d&eacute;mocratie &raquo;, souligne l'angle choisi par l'utilisateur.</em></p>
<p>Cette situation interroge sur la nature m&ecirc;me des sanctions europ&eacute;ennes : s'agit-il de mesures administratives ou de peines d&eacute;guis&eacute;es ? Et dans ce dernier cas, o&ugrave; est pass&eacute; le droit &agrave; un proc&egrave;s &eacute;quitable ?</p>
<h2>Les motifs de la prolongation : une nomination et un discours</h2>
<p>La reconduction des sanctions s'appuie sur deux &eacute;l&eacute;ments que Nathalie Yamb qualifie elle-m&ecirc;me de &laquo; nouveaux motifs &raquo; :</p>
<p>1. <strong>Sa nomination comme conseill&egrave;re sp&eacute;ciale du pr&eacute;sident du Niger</strong>, le g&eacute;n&eacute;ral Abdourahamane Tiani, avec la d&eacute;livrance d'un passeport diplomatique nig&eacute;rien.<br />2. <strong>Son discours prononc&eacute; au sommet Russie-Afrique de Sotchi en 2019</strong>.</p>
<p>Ce second motif est particuli&egrave;rement frappant : un discours prononc&eacute; il y a sept ans sert aujourd'hui &agrave; justifier la prolongation de sanctions. Nathalie Yamb, qui y avait appel&eacute; &agrave; la sortie du franc CFA et au d&eacute;mant&egrave;lement des bases militaires fran&ccedil;aises, paie encore le prix de ses prises de position.</p>
<p>L'UE lui reproche d'&ecirc;tre une &laquo; <strong>supportrice ouverte de la Russie</strong> &raquo;, d'&laquo; <strong>adopter le langage de Moscou</strong> &raquo; et de cibler &laquo; la France et l'Occident en particulier, en vue de les &eacute;vincer du continent africain &raquo;. Elle lui impute &eacute;galement des liens avec l'organisation AFRIC, &laquo; li&eacute;e &agrave; des soci&eacute;t&eacute;s militaires priv&eacute;es russes &raquo;.</p>
<h2>Le combat juridique de Nathalie Yamb : une bataille perdue d'avance ?</h2>
<p>Nathalie Yamb ne s'est pas laiss&eacute; faire. D&egrave;s le 25 ao&ucirc;t 2025, elle a introduit un recours devant le Tribunal de l'Union europ&eacute;enne pour demander l'annulation des sanctions. Elle a &eacute;galement sollicit&eacute; des mesures provisoires, notamment la suspension de l'ex&eacute;cution des sanctions.</p>
<p>Mais le 8 janvier 2026, le pr&eacute;sident du Tribunal a rejet&eacute; sa demande de sursis &agrave; ex&eacute;cution, jugeant sa requ&ecirc;te irrecevable. Le 9 juillet 2026, la Cour de justice de l'UE a confirm&eacute; ce rejet.</p>
<p>Parall&egrave;lement, Nathalie Yamb a introduit une action en dommages et int&eacute;r&ecirc;ts, r&eacute;clamant 500 000 euros &agrave; l'UE pour le pr&eacute;judice subi du fait des sanctions. Cette proc&eacute;dure est toujours en cours.</p>
<h2>&laquo; Un d&eacute;lit d'opinion &raquo; : la libert&eacute; d'expression en question</h2>
<p>L'affaire Nathalie Yamb soul&egrave;ve une question de fond : jusqu'o&ugrave; l'UE peut-elle sanctionner des opinions politiques ?</p>
<p>L'activiste, qui compte plus de 2 millions d'abonn&eacute;s sur les r&eacute;seaux sociaux, est une figure du panafricanisme radical. Elle d&eacute;nonce la pr&eacute;sence fran&ccedil;aise en Afrique, appelle &agrave; la souverainet&eacute; des &Eacute;tats africains et soutient les nouvelles dynamiques politiques du Sahel.</p>
<p>Ses d&eacute;tracteurs, en France notamment, la soup&ccedil;onnent d'&ecirc;tre un agent russe. En 2022, les &Eacute;tats-Unis la consid&eacute;raient comme &laquo; un maillon essentiel du r&eacute;seau Prigojine &raquo;. Mais ces accusations, jamais prouv&eacute;es devant un tribunal, suffisent-elles &agrave; justifier des sanctions ?</p>
<p>Pour ses soutiens, Nathalie Yamb est victime d'un <strong>d&eacute;lit d'opinion</strong>. Elle est sanctionn&eacute;e non pas pour des actes, mais pour des discours et des fonctions: une nomination par un &Eacute;tat souverain, le Niger, et des prises de position politiques.</p>
<h2>Une d&eacute;cision qui renforce le statut de &laquo; martyre &raquo; de Yamb</h2>
<p>Loin de faire taire l'activiste, cette d&eacute;cision risque de renforcer sa popularit&eacute; aupr&egrave;s des mouvements panafricanistes. En ao&ucirc;t 2025, elle avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; nomm&eacute;e conseill&egrave;re sp&eacute;ciale du pr&eacute;sident Tiani, recevant un passeport diplomatique. Cette distinction, per&ccedil;ue comme un acte de souverainet&eacute; par Niamey, est vue par Bruxelles comme une provocation.</p>
<p>Dans un message publi&eacute; sur X, Nathalie Yamb a ironis&eacute; sur la d&eacute;cision de l'UE :</p>
<p><em> &laquo; Ce n'est pas une blague ! Que dire ? &raquo;.</em></p>
<p>Une r&eacute;action qui a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; largement partag&eacute;e et comment&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<h2>Une pratique qui interroge la d&eacute;mocratie europ&eacute;enne</h2>
<p>L'UE, qui se pr&eacute;sente comme le gardien des droits de l'homme et de l'&Eacute;tat de droit, utilise des mesures administratives pour sanctionner des individus sans passer par la case &laquo; tribunal &raquo;. Cette pratique, l&eacute;galement fond&eacute;e sur les trait&eacute;s, n'en interroge pas moins la coh&eacute;rence du discours europ&eacute;en.</p>
<p>Comme le souligne l'utilisateur : &laquo; La d&eacute;cision ne vient pas d'un juge. Pratique assez &eacute;tonnante quand on se proclame le parangon de la d&eacute;mocratie. Un d&eacute;lit d'opinion dans une sph&egrave;re qui se r&eacute;clame celle de la d&eacute;mocratie &raquo;.</p>
<p>Cette contradiction est au c&oelig;ur du d&eacute;bat : l'UE peut-elle se pr&eacute;valoir de l'&Eacute;tat de droit tout en privant des individus de leurs droits fondamentaux sans proc&egrave;s &eacute;quitable ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-13 16:00:03</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Nathalie-Yamb200724500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="61695" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Iran menace de frapper le sol américain : l'alerte de Téhéran]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:38,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;G\u00e9OPOLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;geopolitique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:36}</category>
            <link>https://www.camer.be/94348/38:36/iran-menace-de-frapper-le-sol-americain-lalerte-de-teheran.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94348/38:36/iran-menace-de-frapper-le-sol-americain-lalerte-de-teheran.html</guid>
      <description><![CDATA[Le général Mohammad Reza Naqdi, conseiller principal du commandant
en chef des Gardiens de la révolution iraniens, a annoncé que l'Iran
développe la capacité de...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le g&eacute;n&eacute;ral Mohammad Reza Naqdi, conseiller principal du commandant en chef des Gardiens de la r&eacute;volution iraniens, a annonc&eacute; que l'Iran d&eacute;veloppe la capacit&eacute; de mener des op&eacute;rations militaires directement sur le sol am&eacute;ricain une menace sans pr&eacute;c&eacute;dent qui marque un tournant dans la guerre Iran-&Eacute;tats-Unis.</p>
<p><em> &laquo; Nous devons &ecirc;tre capables de d&eacute;placer les op&eacute;rations sur le territoire et le sol de l'ennemi et de mener des op&eacute;rations loin de notre propre territoire. &raquo; Mohamma</em>d Reza Naqdi</p>
<p>Une d&eacute;claration qui fait basculer la guerre Iran-&Eacute;tats-Unis dans une nouvelle dimension. Jusqu'ici, les affrontements restaient cantonn&eacute;s au Moyen-Orient. T&eacute;h&eacute;ran menace d&eacute;sormais d'emporter le conflit sur le sol am&eacute;ricain.</p>
<h2>Une d&eacute;claration sans pr&eacute;c&eacute;dent dans un contexte de guerre totale</h2>
<p>Depuis le 28 f&eacute;vrier 2026, les &Eacute;tats-Unis et Isra&euml;l m&egrave;nent des frappes a&eacute;riennes contre l'Iran. Ce conflit, qui a d&eacute;j&agrave; fait des milliers de morts, est entr&eacute; dans une nouvelle phase avec la d&eacute;claration du g&eacute;n&eacute;ral Naqdi.</p>
<p>Dans un entretien diffus&eacute; par PBS, le conseiller du commandant en chef des Gardiens de la r&eacute;volution a affirm&eacute; que l'IRGC avait re&ccedil;u pour mission de d&eacute;velopper la capacit&eacute; &agrave; mener des op&eacute;rations sur le territoire ennemi.</p>
<p>Cette d&eacute;claration intervient alors que les n&eacute;gociations pour un accord de paix permanent sont au point mort. T&eacute;h&eacute;ran accuse Washington de ne pas respecter ses engagements, notamment le lever du blocus des ports iraniens et la lib&eacute;ration des avoirs gel&eacute;s.</p>
<h2>&laquo; Nous devons frapper l'ennemi sur son sol &raquo; : la nouvelle doctrine iranienne</h2>
<p>Naqdi a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s clair sur les objectifs de cette nouvelle doctrine :</p>
<p>L'Iran affirme disposer des moyens pour y parvenir. Selon Naqdi, toutes les armes, munitions et &eacute;quipements iraniens sont d&eacute;sormais produits sur le territoire national. Les missiles balistiques sont fabriqu&eacute;s plus vite qu'ils ne sont tir&eacute;s, et l'Iran pourrait soutenir la guerre pendant des ann&eacute;es.</p>
<p><em> &laquo; Les missiles balistiques continueront de pleuvoir sur l'ennemi &raquo;, a-t-il pr&eacute;venu.</em></p>
<h2>Une guerre d'usure jusqu'&agrave; la fin du mandat de Trump ?</h2>
<p>L'un des objectifs strat&eacute;giques affich&eacute;s par l'Iran est de prolonger le conflit jusqu'&agrave; la fin du mandat de Donald Trump. Naqdi a expliqu&eacute; :</p>
<p><em> &laquo; One way is to prolong this war until we get to the next term of the presidency and cause attrition, so that if anyone else wants to attack Iran, they will know there is a cost. &raquo;</em></p>
<p>Cette strat&eacute;gie d'usure vise &agrave; &eacute;puiser les &Eacute;tats-Unis et &agrave; dissuader toute future agression. L'Iran estime avoir d&eacute;j&agrave; remport&eacute; une victoire strat&eacute;gique en emp&ecirc;chant Washington d'atteindre ses deux objectifs principaux : <strong>la chute du r&eacute;gime iranien et l'&eacute;clatement du pays</strong>.</p>
<h2>&laquo; L'arm&eacute;e am&eacute;ricaine est plus faible que ce que nous pensions &raquo;</h2>
<p>Naqdi a &eacute;galement livr&eacute; une analyse ac&eacute;r&eacute;e de la puissance militaire am&eacute;ricaine :</p>
<p>Selon lui, la guerre a r&eacute;v&eacute;l&eacute; la &laquo; confusion et la perplexit&eacute; &raquo; de l'Am&eacute;rique, qui m&egrave;ne un &laquo; conflit sans strat&eacute;gie &raquo; en annon&ccedil;ant un nouvel objectif tous les deux ou trois jours.</p>
<h2>Le blocus du d&eacute;troit d'Ormuz, point de friction majeur</h2>
<p>La menace iranienne s'inscrit dans un contexte de tensions maximales autour du <strong>d&eacute;troit d'Ormuz</strong>. L'Iran a fermement maintenu la fermeture du d&eacute;troit, refusant de le rouvrir tant que les &Eacute;tats-Unis n'accepteront pas ses conditions, notamment la lev&eacute;e du gel des avoirs iraniens et la fin des conflits au Liban et &agrave; Gaza.</p>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, le Commandement central am&eacute;ricain a annonc&eacute; que ses forces continuaient d'imposer un blocus naval contre l'Iran. Au 12 ao&ucirc;t, l'op&eacute;ration avait forc&eacute; <strong>59 navires commerciaux &agrave; d&eacute;router</strong> et en avait immobilis&eacute; trois.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-13 15:25:16</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Mohammad-Reza-Naqdi130826500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="84973" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Les citoyens sont réduits au « système D » qui dévore nos villes]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;point-de-vue&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/94347/30:27/cameroun-les-citoyens-sont-reduits-au-systeme-d-qui-devore-nos-villes.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94347/30:27/cameroun-les-citoyens-sont-reduits-au-systeme-d-qui-devore-nos-villes.html</guid>
      <description><![CDATA[Trottoirs colonisés par les étals, bendskins qui roulent où bon
leur semble, immeubles qui poussent sur les espaces verts, ordures qui
s'entassent aux carrefour...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Trottoirs colonis&eacute;s par les &eacute;tals, bendskins qui roulent o&ugrave; bon leur semble, immeubles qui poussent sur les espaces verts, ordures qui s'entassent aux carrefours : au Cameroun, la d&eacute;brouillardise n'est plus un suppl&eacute;ment d'&acirc;me face &agrave; la pr&eacute;carit&eacute;, c'est devenu le mode de fonctionnement par d&eacute;faut des villes. Le r&eacute;sultat est un d&eacute;sordre g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; qui co&ucirc;te cher &agrave; la sant&eacute;, &agrave; l'environnement, &agrave; l'&eacute;conomie et, au bout du compte, aux d&eacute;brouillards eux-m&ecirc;mes.</p>
<p><strong>Une culture de la survie devenue syst&egrave;me</strong></p>
<p>Le &laquo; syst&egrave;me D &raquo; n'a rien de nouveau au Cameroun : il a toujours &eacute;t&eacute; la r&eacute;ponse populaire &agrave; l'insuffisance des services publics et &agrave; la raret&eacute; de l'emploi formel. Mais, son ampleur a chang&eacute; de nature. Le minist&egrave;re en charge des PME recensait 3,7 millions d'acteurs dans le secteur informel en 2024. Le secteur des services, qui repr&eacute;sente &agrave; lui seul plus de la moiti&eacute; du PIB, reste massivement informel. Ce qui devait &ecirc;tre une soupape de s&eacute;curit&eacute; pour des m&eacute;nages en difficult&eacute; est devenu, &agrave; force d'accumulation individuelle de petits arrangements avec la r&egrave;gle, un syst&egrave;me &agrave; part enti&egrave;re : celui qui r&eacute;git l'occupation de la rue, la circulation, la construction, la vente de nourriture, la gestion des d&eacute;chets. Chacun se d&eacute;brouille, personne ne coordonne, et la ville tout enti&egrave;re en paie le prix.</p>
<p>&Agrave; Douala comme &agrave; Yaound&eacute;, l'espace public a &eacute;t&eacute; largement absorb&eacute; par des usages informels : &eacute;tals, kiosques et tables install&eacute;s sans autorisation sur les trottoirs, constructions commerciales &eacute;lev&eacute;es sans permis de b&acirc;tir jusque sur des terrains r&eacute;serv&eacute;s aux espaces verts, motos-taxis (bendskins) gar&eacute;es ou circulant en dehors de tout espace balis&eacute;. La Communaut&eacute; urbaine de Douala multiplie l&rsquo;organisation des op&eacute;rations de &laquo; lib&eacute;ration des emprises publiques &raquo;. Mais, ces coups de filet, aussi r&eacute;guliers soient-ils, buttent toujours sur le m&ecirc;me obstacle : une fois les &eacute;quipes municipales reparties, trottoirs et chauss&eacute;es sont r&eacute;occup&eacute;s en quelques semaines. Le probl&egrave;me n'est pas seulement comportemental, il est aussi organisationnel, notamment l'absence de solution alternative pour les vendeurs d&eacute;guerpis garantit le retour du d&eacute;sordre.</p>
<p>Le d&eacute;sordre urbain se paie en heures perdues, en nerfs &eacute;prouv&eacute;s et en accidents. Les r&eacute;cits de riverains exc&eacute;d&eacute;s par des bendskins qui obstruent des voies enti&egrave;res, klaxons et vrombissements en continu, sont devenus un motif r&eacute;current de la presse locale. La congestion chronique, l'absence de zones de stationnement d&eacute;di&eacute;es et la circulation erratique des deux-roues transforment chaque trajet en &eacute;preuve, en particulier aux heures de pointe. Cette d&eacute;gradation continue du cadre de vie urbain p&egrave;se sur le bien-&ecirc;tre psychologique des populations autant que sur la productivit&eacute; &eacute;conomique du pays.</p>
<p>Les cons&eacute;quences sur la sant&eacute; publique sont concr&egrave;tes et document&eacute;es. L'H&ocirc;pital Laquintinie de Douala a d&ucirc; consacrer un pavillon entier aux urgences li&eacute;es aux accidents de bendskin, dont le nombre grimpe en fin d'ann&eacute;e avec l'intensification du trafic informel. La restauration de rue, largement non r&eacute;glement&eacute;e, expose &agrave; des risques d'intoxication alimentaire faute de contr&ocirc;le sanitaire syst&eacute;matique. Les d&eacute;chets non collect&eacute;s stagnent aux carrefours et dans les caniveaux obstru&eacute;s, cr&eacute;ant des foyers de prolif&eacute;ration de moustiques et donc de paludisme, tandis que les inondations r&eacute;currentes en saison des pluies, aggrav&eacute;es par l'urbanisation anarchique des zones inondables, favorisent la propagation des maladies hydriques.</p>
<p>L'urbanisation informelle grignote continuellement les espaces verts et les zones tampons &eacute;cologiques, comme l'illustre le cas de Bonamoussadi. Le Plan directeur d'urbanisme de Douala &eacute;value &agrave; environ un quart de la surface de la ville la part occup&eacute;e par des constructions informelles &eacute;chappant &agrave; toute planification. Le paradoxe est cruel : le syst&egrave;me D, pr&eacute;sent&eacute; comme une preuve de r&eacute;silience entrepreneuriale, prive en r&eacute;alit&eacute; l'&Eacute;tat et les collectivit&eacute;s des moyens de mieux organiser la ville. Les taxes sur le commerce international ne repr&eacute;sentaient qu'environ 1,6 % du PIB en 2024, une assiette fiscale &eacute;troite par rapport &agrave; la taille r&eacute;elle de l'activit&eacute; &eacute;conomique nationale, en grande partie parce que l'essentiel du commerce et des services &eacute;chappe &agrave; toute d&eacute;claration. Cette informalit&eacute; entretient aussi une concurrence d&eacute;loyale : les op&eacute;rateurs formels, soumis &agrave; la fiscalit&eacute;, aux normes et aux loyers commerciaux, sont concurrenc&eacute;s par des activit&eacute;s qui n'assument aucune de ces charges. Enfin, la pr&eacute;carit&eacute; des installations informelles (non assur&eacute;es, non homologu&eacute;es) expose les d&eacute;brouillards eux-m&ecirc;mes &agrave; des pertes s&egrave;ches lors des op&eacute;rations de d&eacute;guerpissement, sans aucun filet de s&eacute;curit&eacute; pour amortir le choc.</p>
<p><strong>Sortir du syst&egrave;me D sans &eacute;craser les d&eacute;brouillards</strong></p>
<p>Le r&eacute;flexe le plus courant des pouvoirs publics camerounais reste le d&eacute;guerpissement : on d&eacute;molit, on saisit, on met en fourri&egrave;re, puis on recommence quelques mois plus tard. Cette approche punitive traite le sympt&ocirc;me, jamais la cause. Une gestion r&eacute;ellement efficace du syst&egrave;me D suppose une approche diff&eacute;rente, articul&eacute;e autour de plusieurs leviers.</p>
<p>1. Offrir une alternative avant de sanctionner : Aucune op&eacute;ration de lib&eacute;ration des emprises publiques ne peut &ecirc;tre durable si elle n'est pas pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e de la cr&eacute;ation de march&eacute;s, de gares routi&egrave;res ou de zones de stationnement pour bendskins suffisamment nombreux, accessibles et abordables pour absorber les acteurs d&eacute;guerpis. Sans alternative, le d&eacute;sordre revient m&eacute;caniquement.</p>
<p>2. Formaliser &agrave; moindre co&ucirc;t plut&ocirc;t qu'interdire : Un guichet unique de formalisation simplifi&eacute;, des r&eacute;gimes fiscaux progressifs adapt&eacute;s aux tr&egrave;s petites activit&eacute;s, et des proc&eacute;dures d'enregistrement d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;es permettraient de faire entrer une partie du secteur informel dans le cadre l&eacute;gal sans le d&eacute;truire, &eacute;largissant au passage l'assiette fiscale de l'&Eacute;tat.</p>
<p>3. Planifier la ville avec ses habitants, pas apr&egrave;s eux : Les plans directeurs d'urbanisme existent au Cameroun depuis plus d'une d&eacute;cennie, mais souffrent d'un d&eacute;ficit chronique d'application et de concertation. Associer les associations de commer&ccedil;ants, de conducteurs de motos-taxis et de riverains &agrave; la d&eacute;finition des r&egrave;gles d'occupation de l'espace public renforce l'adh&eacute;sion et r&eacute;duit la r&eacute;cidive, comme le montrent les d&eacute;marches plus concert&eacute;es r&eacute;cemment engag&eacute;es par certaines mairies.</p>
<p>4. Investir dans les infrastructures de base : Le nouveau pr&ecirc;t de 121 milliards de FCFA obtenu pour moderniser la gestion fonci&egrave;re et les infrastructures de Douala et Yaound&eacute; va dans le bon sens ; encore faut-il qu'il se traduise par des &eacute;quipements concrets (voirie, drainage, march&eacute;s couverts, points de collecte des d&eacute;chets) r&eacute;partis &eacute;quitablement entre quartiers formels et quartiers populaires.</p>
<p>5. Professionnaliser et s&eacute;curiser les activit&eacute;s &agrave; risque : Pour les bendskins, cela suppose formation obligatoire &agrave; la s&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re, immatriculation syst&eacute;matique, &eacute;quipements de protection et corridors de circulation d&eacute;di&eacute;s, plut&ocirc;t que des campagnes de r&eacute;pression ponctuelles suivies de statu quo.</p>
<p>6. Construire un filet de protection sociale minimal : Tant que l'&eacute;conomie formelle ne cr&eacute;era pas suffisamment d'emplois, la d&eacute;brouillardise restera une n&eacute;cessit&eacute; de survie pour des millions de Camerounais. Des dispositifs de microfinance, de formation professionnelle et d'accompagnement &agrave; l'entrepreneuriat, d&eacute;j&agrave; amorc&eacute;s &agrave; travers certains fonds de garantie publics, doivent &ecirc;tre &eacute;largis pour que la sortie du syst&egrave;me D soit une opportunit&eacute; et non une punition.</p>
<p>Le syst&egrave;me D n'est pas une fatalit&eacute; culturelle : c'est la cons&eacute;quence logique d'un d&eacute;ficit prolong&eacute; de planification urbaine, de services publics et d'opportunit&eacute;s &eacute;conomiques formelles. Le d&eacute;sordre qu'il engendre (dans la rue, dans l'air, dans les comptes de l'&Eacute;tat) ne se r&eacute;sorbera pas &agrave; coups de bulldozers ponctuels. Il faudra une action continue, coordonn&eacute;e entre collectivit&eacute;s locales, minist&egrave;res sectoriels et citoyens eux-m&ecirc;mes, pour que la d&eacute;brouillardise cesse d'&ecirc;tre le seul urbanisme dont dispose le Cameroun.</p>
<p><em>Kakdeu Louis-Marie , MPA, PhD &amp; HDR</em><br /><em>Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident National du SDF</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Louis Marie Kakdeu</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-13 14:21:27</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Louis_Marie_Kakdeu13072024.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="11066" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Éjectée d’une Prado sur l’axe Yaoundé-Nsimalen : Kenfack Fortune succombe]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;societe&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94346/11:1/cameroun-ejectee-dune-prado-sur-laxe-yaounde-nsimalen-kenfack-fortune-succombe.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94346/11:1/cameroun-ejectee-dune-prado-sur-laxe-yaounde-nsimalen-kenfack-fortune-succombe.html</guid>
      <description><![CDATA[Kenfack Fortune, éjectée d’une Prado roulant à vive allure sur
l’axe Yaoundé‑Nsimalen dans la soirée du mardi 11 août 2026,
est décédée quelques heures plus tar...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Kenfack Fortune, &eacute;ject&eacute;e d&rsquo;une Prado roulant &agrave; vive allure sur l&rsquo;axe Yaound&eacute;‑Nsimalen dans la soir&eacute;e du mardi 11 ao&ucirc;t 2026, est d&eacute;c&eacute;d&eacute;e quelques heures plus tard &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital central de Yaound&eacute;. La Premi&egrave;re R&eacute;gion de gendarmerie a ouvert une enqu&ecirc;te pour &laquo; assassinat maquill&eacute; &raquo; afin de retrouver les responsables.</p>
<p>Mardi 11 ao&ucirc;t 2026, aux alentours de 21 heures, sur l&rsquo;axe reliant Yaound&eacute; &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport international de Nsimalen, une jeune femme est &eacute;ject&eacute;e d&rsquo;un v&eacute;hicule de type Toyota Prado roulant &agrave; vive allure. Transport&eacute;e d&rsquo;urgence &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital central de Yaound&eacute;, elle succombe &agrave; ses blessures vers 23 heures. Son identit&eacute; : Kenfack Fortune. Depuis, la Premi&egrave;re R&eacute;gion de gendarmerie a ouvert une enqu&ecirc;te pour d&eacute;terminer les circonstances exactes de ce drame qui, selon les premi&egrave;res constatations, s&rsquo;apparente &agrave; un assassinat maquill&eacute;.</p>
<h2>Un drame en pleine nuit sur l&rsquo;axe de l&rsquo;a&eacute;roport</h2>
<p>L&rsquo;autoroute Yaound&eacute;‑Nsimalen, qui relie la capitale camerounaise &agrave; son a&eacute;roport international, est un axe strat&eacute;gique et tr&egrave;s fr&eacute;quent&eacute;. Dans la nuit du mardi 11 ao&ucirc;t 2026, vers 21 heures, il a &eacute;t&eacute; le th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;un drame hors du commun. Selon les premiers &eacute;l&eacute;ments recueillis, une jeune femme r&eacute;pondant au nom de <strong>Kenfack Fortune</strong> a &eacute;t&eacute; &eacute;ject&eacute;e d&rsquo;un v&eacute;hicule de type Toyota Prado de couleur blanche alors que celui-ci circulait &agrave; vive allure.</p>
<p>Les circonstances exactes de l&rsquo;&eacute;jection restent, &agrave; ce stade, floues. Une chose est certaine : la violence du choc a &eacute;t&eacute; telle que la victime a &eacute;t&eacute; projet&eacute;e hors de l&rsquo;habitacle sur le bitume. Alert&eacute;s, les secours sont rapidement intervenus et ont transport&eacute; Kenfack Fortune &agrave; <strong>l&rsquo;h&ocirc;pital central de Yaound&eacute;</strong> dans un &eacute;tat critique. Malgr&eacute; les soins prodigu&eacute;s, la jeune femme a succomb&eacute; &agrave; ses blessures <strong>peu avant 23 heures</strong>, quelques heures seulement apr&egrave;s son admission.</p>
<h2>Une enqu&ecirc;te ouverte pour &laquo; assassinat maquill&eacute; &raquo;</h2>
<p>D&egrave;s la confirmation du d&eacute;c&egrave;s, <strong>les &eacute;l&eacute;ments de la Premi&egrave;re R&eacute;gion de gendarmerie</strong> ont &eacute;t&eacute; saisis. Une enqu&ecirc;te a &eacute;t&eacute; imm&eacute;diatement ouverte pour &eacute;lucider les zones d&rsquo;ombre de cette affaire. Les enqu&ecirc;teurs privil&eacute;gient d&eacute;sormais la th&egrave;se d&rsquo;un <strong>assassinat maquill&eacute; en accident de la route</strong>.</p>
<p>Plusieurs &eacute;l&eacute;ments alimentent cette orientation :<br />- la vitesse anormalement &eacute;lev&eacute;e du v&eacute;hicule,<br />- les conditions de l&rsquo;&eacute;jection, qui ne correspondent pas &agrave; un simple accident,<br />- et surtout, <strong>la disparition du conducteur et du v&eacute;hicule</strong> imm&eacute;diatement apr&egrave;s les faits.</p>
<p>Selon une source proche de l&rsquo;enqu&ecirc;te, le Prado blanc n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; et son conducteur est activement recherch&eacute;. La gendarmerie appelle toute personne ayant des informations &agrave; se manifester.</p>
<h2>Qui &eacute;tait Kenfack Fortune ?</h2>
<p>Kenfack Fortune, dont l&rsquo;identit&eacute; compl&egrave;te et l&rsquo;&acirc;ge n&rsquo;ont pas encore &eacute;t&eacute; officiellement communiqu&eacute;s, serait une jeune Camerounaise r&eacute;sidant dans la r&eacute;gion de Yaound&eacute;. Selon des t&eacute;moignages recueillis sur les r&eacute;seaux sociaux, elle aurait &eacute;t&eacute; victime d&rsquo;un acte volontaire. Les enqu&ecirc;teurs tentent de reconstituer son parcours dans les heures pr&eacute;c&eacute;dant le drame : d&rsquo;o&ugrave; venait-elle ? Qui &eacute;tait dans le v&eacute;hicule avec elle ? Pourquoi a-t-elle &eacute;t&eacute; &eacute;ject&eacute;e ?</p>
<h2>Une affaire qui interpelle sur l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re et criminelle</h2>
<p>Ce drame s&rsquo;inscrit dans un contexte plus large d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; sur les axes routiers camerounais. L&rsquo;autoroute Yaound&eacute;‑Nsimalen a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; le th&eacute;&acirc;tre de plusieurs accidents mortels et d&rsquo;actes criminels. En septembre 2023, un corps sans vie y avait &eacute;t&eacute; d&eacute;couvert, donnant lieu &agrave; une enqu&ecirc;te pour mort suspecte. En novembre 2024, un accident impliquant un camion avait fait trois morts sur le m&ecirc;me axe.</p>
<p>La multiplication de ces drames interpelle les autorit&eacute;s sur la s&eacute;curit&eacute; des usagers, mais aussi sur la capacit&eacute; &agrave; lutter contre les actes criminels maquill&eacute;s.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-13 14:14:17</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Aeroport_Nsimalen19022025.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="14630" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Yaoundé IV en deuil : le maire Gabriel Bihina Effila est mort]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;societe&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94345/11:1/cameroun-yaounde-iv-en-deuil-le-maire-gabriel-bihina-effila-est-mort.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94345/11:1/cameroun-yaounde-iv-en-deuil-le-maire-gabriel-bihina-effila-est-mort.html</guid>
      <description><![CDATA[Élu maire de Yaoundé IV en 2020, Gabriel Bihina Effila, 72 ans, est
décédé dans la nuit du 12 au 13 août 2026 à Douala des suites
d'un malaise post-opératoire....]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>&Eacute;lu maire de Yaound&eacute; IV en 2020, Gabriel Bihina Effila, 72 ans, est d&eacute;c&eacute;d&eacute; dans la nuit du 12 au 13 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Douala des suites d'un malaise post-op&eacute;ratoire. La capitale perd un gestionnaire exp&eacute;riment&eacute;, un homme de rigueur et un serviteur public d&eacute;vou&eacute;.</p>
<p>Le r&eacute;veil est douloureux ce jeudi matin &agrave; Yaound&eacute; IV. Gabriel Bihina Effila, le maire de la commune d'arrondissement, n'est plus. Admis &agrave; Douala pour une intervention chirurgicale, il a vu son &eacute;tat se d&eacute;grader brutalement. Vers 2 heures du matin, il a rendu son dernier souffle. Il avait 72 ans. Celui que ses administr&eacute;s surnommaient &laquo; Sa Majest&eacute; &raquo; laisse derri&egrave;re lui une commune qu'il a dirig&eacute;e avec rigueur et d&eacute;vouement pendant plus de six ans.</p>
<h2>Un d&eacute;part brutal : l'&eacute;dile succombe &agrave; un malaise post-op&eacute;ratoire</h2>
<p>Gabriel Bihina Effila avait &eacute;t&eacute; admis &agrave; Douala pour une intervention chirurgicale mercredi 12 ao&ucirc;t 2026. L'op&eacute;ration s'&eacute;tait d&eacute;roul&eacute;e sans complication apparente. Mais quelques heures plus tard, son &eacute;tat s'est d&eacute;grad&eacute; brutalement. Selon les informations rapport&eacute;es par Le Courrier du Cameroun, l'&eacute;dile a succomb&eacute; &agrave; un malaise post-op&eacute;ratoire aux premi&egrave;res heures de ce jeudi 13 ao&ucirc;t.</p>
<p>Sa d&eacute;pouille a &eacute;t&eacute; ramen&eacute;e &agrave; Yaound&eacute; et se trouve d&eacute;sormais &agrave; l'H&ocirc;pital g&eacute;n&eacute;ral de la capitale. Les circonstances m&eacute;dicales pr&eacute;cises ayant conduit &agrave; son d&eacute;c&egrave;s restent, &agrave; ce stade, &agrave; &eacute;tablir.</p>
<h2>Un parcours d'excellence : de l'entreprise &agrave; la gestion publique</h2>
<p>N&eacute; le 3 ao&ucirc;t 1954 &agrave; Yaound&eacute;, Gabriel Bihina Effila &eacute;tait bien plus qu'un &eacute;lu local. Il &eacute;tait un gestionnaire chevronn&eacute;, form&eacute; aux meilleures universit&eacute;s fran&ccedil;aises. Titulaire d'un DESS en &Eacute;conomie et Gestion financi&egrave;res internationales obtenu &agrave; l'Universit&eacute; Louis Pasteur de Strasbourg et d'une ma&icirc;trise en sciences de la gestion de l'Universit&eacute; de Lille, il poss&eacute;dait un solide bagage acad&eacute;mique.</p>
<p>Avant de se consacrer &agrave; la chose publique, il avait construit une carri&egrave;re impressionnante dans le secteur priv&eacute;. Il avait occup&eacute; les postes de directeur financier et administratif chez <strong>British American Tobacco</strong> et <strong>CAMECRUS</strong>. Fort de cette exp&eacute;rience, il avait &eacute;galement enseign&eacute; &agrave; l'Universit&eacute; Louis Pasteur de Strasbourg, &agrave; l'Universit&eacute; de Yaound&eacute; et &agrave; l'Institut SIANTOU, tout en conduisant des missions d'audit et de consultance.</p>
<h2>&laquo; Sa Majest&eacute; &raquo; : six ans &agrave; la t&ecirc;te de Yaound&eacute; IV</h2>
<p>&Eacute;lu maire sous la banni&egrave;re du Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (RDPC) lors des &eacute;lections municipales de f&eacute;vrier 2020, Gabriel Bihina Effila avait succ&eacute;d&eacute; &agrave; R&eacute;gine Amougou Noma &agrave; la t&ecirc;te de cette importante commune de la capitale.</p>
<p>Son mandat de plus de six ans a &eacute;t&eacute; marqu&eacute; par plusieurs initiatives en faveur du d&eacute;veloppement local, notamment dans les domaines des infrastructures, de l'assainissement et de l'am&eacute;lioration du cadre de vie des populations. Ses administr&eacute;s lui avaient donn&eacute; le surnom de &laquo; Sa Majest&eacute; &raquo; &ndash; un t&eacute;moignage de la place qu'il avait fini par occuper dans son environnement local.</p>
<h2>Une disparition qui plonge Yaound&eacute; IV dans la consternation</h2>
<p>L'annonce de sa disparition suscite une vive &eacute;motion au sein de la commune, o&ugrave; il &eacute;tait engag&eacute; dans de nombreux projets de proximit&eacute;. Ses proches, ses collaborateurs et les populations de Yaound&eacute; IV sont sous le choc.</p>
<p>&Agrave; travers cette disparition, Yaound&eacute; IV perd une figure de son administration municipale. Gabriel Bihina Effila laisse derri&egrave;re lui le souvenir d'un responsable au parcours acad&eacute;mique et professionnel riche, pass&eacute; du monde de l'entreprise &agrave; la gestion des affaires publiques.</p>
<h2>Un vide &agrave; combler : les interrogations sur la succession</h2>
<p>La disparition de Gabriel Bihina Effila intervient alors qu'il &eacute;tait encore en fonction. Le maire de Yaound&eacute; IV laisse un vide politique et administratif important. Conform&eacute;ment aux dispositions l&eacute;gales, un successeur devra &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute; pour assurer la continuit&eacute; de la gestion de cette commune de plus d'un million d'habitants.</p>
<p>Les informations relatives aux obs&egrave;ques seront communiqu&eacute;es ult&eacute;rieurement par sa famille et les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-13 13:25:01</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Gabriel-Bihina-Effila130826500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="52076" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Cameroun : un mari accuse sa femme d'infidélité devant témoins]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;societe&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94344/11:1/cameroun-un-mari-accuse-sa-femme-dinfidelite-devant-temoins.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94344/11:1/cameroun-un-mari-accuse-sa-femme-dinfidelite-devant-temoins.html</guid>
      <description><![CDATA[Samedi dernier, dans le quartier Ndogpassi à Douala, Clément B., 44
ans, a réuni sa femme, ses cinq enfants et les notables du quartier
pour annoncer que ses tr...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Samedi dernier, dans le quartier Ndogpassi &agrave; Douala, Cl&eacute;ment B., 44 ans, a r&eacute;uni sa femme, ses cinq enfants et les notables du quartier pour annoncer que ses trois premiers gar&ccedil;ons n'&eacute;taient pas de lui. Il les a chass&eacute;s de la maison, plongeant sa famille dans un drame dont on ignore encore l'issue.</p>
<h2>Un samedi qui a tout chang&eacute; &agrave; Ndogpassi</h2>
<p>C'&eacute;tait un samedi comme les autres dans le quartier Ndogpassi, dans l'arrondissement de Douala III. Jusqu'&agrave; ce que Cl&eacute;ment B., 44 ans, tourneur dans une fonderie, rentre de son village. L'homme &eacute;tait triste, abattu. Il avait quelque chose &agrave; dire. Quelque chose de lourd.</p>
<p>Il a r&eacute;uni autour de lui ses cinq enfants, tous des gar&ccedil;ons, &acirc;g&eacute;s de 18, 16, 14, 12 et 10 ans. Puis il a fait venir l'oncle d'Elisabeth, le chef de sa belle-famille, ainsi que le chef de bloc du quartier, accompagn&eacute; de deux personnes. L'assembl&eacute;e &eacute;tait constitu&eacute;e. Cl&eacute;ment allait parler.</p>
<h2>&laquo; Les deux ci, oui. Les autres, ce n'est m&ecirc;me pas peut-&ecirc;tre &raquo;</h2>
<p>Devant ce parterre de t&eacute;moins, Cl&eacute;ment B. a invit&eacute; les deux plus jeunes enfants &agrave; s'approcher de lui. Il a d&eacute;clar&eacute;, solennel : &laquo; <strong>Les deux ci, oui.</strong> &raquo; Puis, se tournant vers les trois a&icirc;n&eacute;s, il a ajout&eacute; : &laquo; <strong>Les autres, ce n'est m&ecirc;me pas peut-&ecirc;tre.</strong> &raquo;</p>
<p>L'assembl&eacute;e n'a probablement pas encore compris. Alors Cl&eacute;ment a poursuivi, d&eacute;signant les trois gar&ccedil;ons de 18, 16 et 14 ans : &laquo; <strong>Demandez &agrave; Elisabeth qui est leur p&egrave;re, ou qui sont leurs p&egrave;res.</strong> &raquo;</p>
<p>Le coup &eacute;tait port&eacute;. Devant les notables du quartier, le mari reniait ses trois premiers enfants.</p>
<h2>La col&egrave;re d'Elisabeth : &laquo; Je n'ai connu qu'un seul homme avant toi ! &raquo;</h2>
<p>Elisabeth, 37 ans, employ&eacute;e d'une agence de voyages, a &eacute;t&eacute; la premi&egrave;re &agrave; r&eacute;agir. Elle a bondi sur son mari et l'a saisi au col, prise d'une col&egrave;re sans m&eacute;lange : &laquo; Qu'est-ce que tu dis ?! Je n'ai connu qu'un seul homme dans ma vie avant toi, et il est d&eacute;c&eacute;d&eacute; ! &raquo;</p>
<p>Sa voix a d&ucirc; r&eacute;sonner dans toute la concession. Sa vie, son honneur, sa maternit&eacute; &eacute;taient mis en cause. Cl&eacute;ment, lui, est rest&eacute; de marbre. Il n'a pas bronch&eacute;. Il a demand&eacute; aux trois gar&ccedil;ons index&eacute;s de sortir de la maison.</p>
<h2>Les t&eacute;moins impuissants</h2>
<p>Le chef de bloc et l'oncle d'Elisabeth ont tent&eacute; de calmer la situation. Sans grand succ&egrave;s. Comment calmer une telle temp&ecirc;te ? Comment apaiser un homme qui vient de renier ses enfants, et une femme qui voit sa vie remise en cause ?</p>
<p>La police a finalement &eacute;t&eacute; alert&eacute;e par le chef de bloc. Les agents sont intervenus. Mais le mal &eacute;tait fait. Trois gar&ccedil;ons, &acirc;g&eacute;s de 14 &agrave; 18 ans, se retrouvaient sans p&egrave;re, sans maison, sans rep&egrave;res.</p>
<h2>Une famille d&eacute;chir&eacute;e, des questions sans r&eacute;ponses</h2>
<p>Cette affaire soul&egrave;ve des questions douloureuses. Qu'est-ce qui a pouss&eacute; Cl&eacute;ment B. &agrave; agir ainsi, apr&egrave;s 18 ans de mariage ? Avait-il des preuves ? Des doutes anciens ? Une r&eacute;v&eacute;lation lors de son s&eacute;jour au village ?</p>
<p>Et qu'advient-il aujourd'hui de ces trois gar&ccedil;ons ? O&ugrave; sont-ils ? Avec qui vivent-ils ? Leur m&egrave;re peut-elle les accueillir ? Le p&egrave;re peut-il revenir sur sa d&eacute;cision ?</p>
<p>Autant de questions qui restent sans r&eacute;ponse. Ce que l'on sait, c'est qu'une famille a vol&eacute; en &eacute;clats un samedi &agrave; Ndogpassi. Et que ces trois gar&ccedil;ons portent d&eacute;sormais le poids d'une parole paternelle qui les a reni&eacute;s.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec CT</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-13 11:48:52</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Douala15052024.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="17129" 
            />
                                                    </item>
      </channel>
</rss>
