<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" ?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:webfeeds="http://webfeeds.org/rss/1.0" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/">
  <channel>
    <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
    <link>https://www.camer.be/politique</link>
    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
    <atom:link href="https://www.camer.be/politique" rel="self" type="application/rss+xml" />
                        <webfeeds:logo>https://www.camer.be/images/logo.png</webfeeds:logo>
    <image>
      <url>https://www.camer.be/images/logo.png</url>
      <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
      <link>https://www.camer.be/politique</link>
    </image>
                <language>fr</language>
    <lastBuildDate>Sun, 19 Jul 2026 07:33:29 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Jacques Bertrand Mang reste en prison, renvoi au 14 août :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94000/6:1/cameroun-jacques-bertrand-mang-reste-en-prison-renvoi-au-14-aout-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94000/6:1/cameroun-jacques-bertrand-mang-reste-en-prison-renvoi-au-14-aout-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Le suspense aura duré une semaine entière. Depuis l'audience du 10
juillet, tout un pan de la société civile camerounaise attendait ce
vendredi comme une date c...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le suspense aura dur&eacute; une semaine enti&egrave;re. Depuis l'audience du 10 juillet, tout un pan de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise attendait ce vendredi comme une date charni&egrave;re. La r&eacute;ponse est tomb&eacute;e, s&egrave;che : pas de libert&eacute;. Jacques Bertrand Mang reste &agrave; la prison centrale de New Bell, suspendu dans les limbes judiciaires jusqu'au 14 ao&ucirc;t pr&egrave;s d'un mois et demi de plus derri&egrave;re les barreaux.</p>
<h2>Le verdict tombe : pas de libert&eacute; pour Mang</h2>
<p>Le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo a refus&eacute;, ce vendredi 17 juillet 2026, la demande de mise en libert&eacute; provisoire d&eacute;pos&eacute;e par les avocats de Jacques Bertrand Mang. L'affaire est renvoy&eacute;e au 14 ao&ucirc;t, prolongeant d'autant la d&eacute;tention de l'activiste &agrave; la prison centrale de New Bell, o&ugrave; il est &eacute;crou&eacute; depuis le 1ᵉʳ juillet.</p>
<p>C'&eacute;tait pourtant l'audience que beaucoup attendaient comme d&eacute;cisive. Depuis le 10 juillet, date &agrave; laquelle le tribunal avait d&eacute;j&agrave; renvoy&eacute; son d&eacute;lib&eacute;r&eacute;, l'incertitude planait sur le sort judiciaire de cette figure de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise, entrepreneur et ancien cadre du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale (PCRN) de Cabral Libii.</p>
<h2>Une d&eacute;tention qui s'&eacute;ternise</h2>
<p>Jacques Bertrand Mang a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; au procureur de la R&eacute;publique pr&egrave;s le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo le 1ᵉʳ juillet 2026, avant d'&ecirc;tre &eacute;crou&eacute; &agrave; la prison centrale de New Bell dans la nuit. Il est poursuivi pour trois chefs d'accusation : violences sur fonctionnaire, entrave au fonctionnement d'un service public et diffamation sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>L'origine de l'affaire remonterait &agrave; une altercation avec un policier, qui aurait endommag&eacute; le t&eacute;l&eacute;phone de l'activiste alors qu'il filmait une r&eacute;union avec des jeunes &agrave; Douala. Mang, de son c&ocirc;t&eacute;, a toujours rejet&eacute; ces accusations sur ses r&eacute;seaux sociaux, d&eacute;non&ccedil;ant un traitement injuste et &eacute;voquant des violences polici&egrave;res &agrave; son encontre lors de son interpellation.</p>
<h2>Une d&eacute;fense de poids, un dossier qui s'accumule</h2>
<p>Depuis son incarc&eacute;ration, Jacques Bertrand Mang est d&eacute;fendu par un collectif de quatre avocats Me Yves Roger Biakeu, Me Charles Elembe, Me Georges et Me Michael Khumbah Asong en concertation avec la doyenne du barreau camerounais, Me Alice Nkom. Un poids juridique qui n'a, pour l'instant, pas suffi &agrave; convaincre le tribunal.</p>
<p>L'affaire s'inscrit dans un contexte judiciaire d&eacute;j&agrave; dense pour l'activiste : il fait aussi l'objet d'une plainte pour tribalisme d&eacute;pos&eacute;e par le commentateur Abel Elimbi Lob&eacute;, ainsi que d'une poursuite pour diffamation intent&eacute;e par Cabral Libii lui-m&ecirc;me. Un faisceau de proc&eacute;dures qui interroge, pour certains observateurs de la soci&eacute;t&eacute; civile, sur la nature du traitement judiciaire r&eacute;serv&eacute; &agrave; ce lanceur d'alerte.</p>
<h2>Ce que dit et ne dit pas cette d&eacute;cision</h2>
<p>Le tribunal ne s'est pas prononc&eacute;, &agrave; ce stade, sur le fond des accusations : seule la demande de libert&eacute; provisoire &eacute;tait examin&eacute;e ce vendredi. Le proc&egrave;s proprement dit suivra son cours selon le calendrier judiciaire normal, avec cette nouvelle &eacute;ch&eacute;ance fix&eacute;e au 14 ao&ucirc;t.</p>
<p>Conform&eacute;ment aux principes fondamentaux de la proc&eacute;dure p&eacute;nale, Jacques Bertrand Mang demeure pr&eacute;sum&eacute; innocent jusqu'&agrave; une &eacute;ventuelle condamnation d&eacute;finitive. Le refus de mise en libert&eacute; ne constitue pas un jugement sur la culpabilit&eacute;, mais une d&eacute;cision proc&eacute;durale que la d&eacute;fense pourra &agrave; nouveau contester.</p>
<h2>Une affaire qui d&eacute;passe le seul cadre judiciaire</h2>
<p>D&egrave;s son arrestation d&eacute;but juillet, plusieurs organisations avaient r&eacute;agi. L'Union d&eacute;mocratique du Cameroun (UDC), par la voix de sa pr&eacute;sidente Patricia Tomaino Ndam Njoya, avait condamn&eacute; toute forme de traitement cruel ou d&eacute;gradant. Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) avait d&eacute;nonc&eacute; une arrestation arbitraire, tandis que le R&eacute;seau des d&eacute;fenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) r&eacute;clamait la lib&eacute;ration imm&eacute;diate de l'activiste.</p>
<p>C'est dans ce climat de vigilance que la citation de Nelson Mandela &laquo; <strong>on juge une soci&eacute;t&eacute; &agrave; la mani&egrave;re dont elle traite ses enfants </strong>&raquo; a imm&eacute;diatement circul&eacute; apr&egrave;s l'annonce du renvoi, port&eacute;e par les soutiens de l'activiste comme un jugement moral sur cette nouvelle prolongation de d&eacute;tention.</p>
<h2>Prochaine &eacute;tape : rendez-vous au 14 ao&ucirc;t</h2>
<p>L'affaire retourne donc devant le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo le 14 ao&ucirc;t 2026. D'ici l&agrave;, Jacques Bertrand Mang restera d&eacute;tenu &agrave; la prison centrale de New Bell, dans l'attente d'une nouvelle occasion pour sa d&eacute;fense de plaider sa remise en libert&eacute;.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-17 16:39:06</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Jacques-Bertrand-Mang160126500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="23121" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Assemblée nationale : 48h pour vider les bureaux de Cavaye :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93999/6:1/cameroun-assemblee-nationale-48h-pour-vider-les-bureaux-de-cavaye-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93999/6:1/cameroun-assemblee-nationale-48h-pour-vider-les-bureaux-de-cavaye-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Une note signée du directeur de cabinet Isaac Tamba referme, bureau
après bureau, plus de trois décennies de présence de Cavaye
Yéguié Djibril au cœur de l'Asse...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une note sign&eacute;e du directeur de cabinet Isaac Tamba referme, bureau apr&egrave;s bureau, plus de trois d&eacute;cennies de pr&eacute;sence de Cavaye Y&eacute;gui&eacute; Djibril au c&oelig;ur de l'Assembl&eacute;e nationale.</p>
<p><strong>Qui</strong> : les anciens collaborateurs de Cavaye Y&eacute;gui&eacute; Djibril. <strong>Quoi</strong> : somm&eacute;s de lib&eacute;rer leurs bureaux du cabinet pr&eacute;sidentiel. <strong>Quand</strong> : sous 48 heures, dans le cadre d'une note r&eacute;cente. <strong>O&ugrave;</strong> : au Quartier G&eacute;n&eacute;ral de l'Assembl&eacute;e nationale. <strong>Pourquoi</strong> : officiellement, pour permettre des travaux de r&eacute;habilitation.</p>
<p>Le d&eacute;lai est court, presque brutal. Deux jours pour vider des bureaux occup&eacute;s, pour certains, depuis des ann&eacute;es. La note, sign&eacute;e par le nouveau directeur de cabinet Isaac Tamba, ne laisse place &agrave; aucune ambigu&iuml;t&eacute; administrative mais elle relance, dans les couloirs du Parlement, une question que beaucoup pr&eacute;f&eacute;raient taire : &agrave; quelle vitesse efface-t-on trente-quatre ans de pouvoir ?</p>
<h2>Une note qui referme un chapitre</h2>
<p>Les collaborateurs de l'ancien pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, Cavaye Y&eacute;gui&eacute; Djibril, ont &eacute;t&eacute; invit&eacute;s &agrave; quitter les bureaux qu'ils occupaient au sein du cabinet de l'ex-chef de l'institution parlementaire. La note de service, sign&eacute;e par Isaac Tamba, directeur de cabinet du pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, leur accorde un d&eacute;lai de 48 heures pour lib&eacute;rer les locaux.</p>
<p>Selon ce document, les bureaux du cabinet du &laquo; Tr&egrave;s Honorable Pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale &raquo;, situ&eacute;s au Quartier G&eacute;n&eacute;ral, doivent &ecirc;tre &eacute;vacu&eacute;s afin de permettre le lancement des travaux de r&eacute;habilitation des b&acirc;timents concern&eacute;s. La direction de l'institution pr&eacute;sente cette d&eacute;cision comme s'inscrivant dans un programme plus large de r&eacute;novation des infrastructures administratives.</p>
<h2>Une instruction venue du sommet</h2>
<p>Cette mesure aurait &eacute;t&eacute; prise sur instruction du pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, Th&eacute;odore Datouo, dans l'objectif affich&eacute; de moderniser les installations du Parlement. Le choix du directeur de cabinet charg&eacute; de signer la note n'est pas anodin : Isaac Tamba a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; &agrave; ce poste par Th&eacute;odore Datouo d&egrave;s son installation, en remplacement de Boukar Abdourahim, qui occupait la fonction depuis 2014 sous la pr&eacute;sidence de Cavaye Y&eacute;gui&eacute; Djibril.</p>
<h2>Rappel du contexte : une alternance sans pr&eacute;c&eacute;dent</h2>
<p>L'&eacute;lection de Th&eacute;odore Datouo en mars 2026 a mis un terme &agrave; plus de trente-quatre ann&eacute;es de pr&eacute;sidence ininterrompue de Cavaye Y&eacute;gui&eacute; Djibril &agrave; la t&ecirc;te de l'Assembl&eacute;e nationale qui exer&ccedil;ait cette fonction depuis le 31 mars 1992. &Agrave; la suite de cette alternance, la nouvelle administration avait engag&eacute; un processus de restitution des bureaux, des v&eacute;hicules de service, du mat&eacute;riel administratif et des dispositifs de s&eacute;curit&eacute; rattach&eacute;s &agrave; l'ancien cabinet.</p>
<p>Ce processus s'&eacute;tait d&eacute;j&agrave; traduit, fin avril, par une mise en demeure similaire concernant des v&eacute;hicules de fonction : une note du 29 avril 2026, &eacute;galement sign&eacute;e par Isaac Tamba, avait somm&eacute; plusieurs responsables dont Marga Y&eacute;gui&eacute; Ibrahim, conseiller technique et fils de l'ancien pr&eacute;sident de restituer des v&eacute;hicules de service sous 48 heures. L'&eacute;vacuation des bureaux du cabinet appara&icirc;t donc comme un nouveau maillon d'une m&ecirc;me dynamique de reprise en main du patrimoine institutionnel.</p>
<h2>Une passation de pouvoir marqu&eacute;e par les tensions</h2>
<p>Apr&egrave;s une passation de service marqu&eacute;e par des tensions, Cavaye Y&eacute;gui&eacute; Djibril s'&eacute;tait retir&eacute; dans son village natal de Mada, o&ugrave; il est d&eacute;c&eacute;d&eacute; en mai 2026, moins de deux mois apr&egrave;s avoir quitt&eacute; le perchoir. Des tensions qui avaient d&eacute;j&agrave; &eacute;clat&eacute; au grand jour d&egrave;s le lendemain de son remplacement : selon des informations rapport&eacute;es par la presse locale &agrave; l'&eacute;poque, l'ancien pr&eacute;sident aurait remis &agrave; son successeur une liste de collaborateurs &agrave; maintenir en poste liste que Th&eacute;odore Datouo aurait enti&egrave;rement &eacute;cart&eacute;e, rempla&ccedil;ant l'ensemble des personnes concern&eacute;es. Cette relation d&eacute;grad&eacute;e &eacute;claire, en creux, la rapidit&eacute; avec laquelle le nouveau cabinet referme aujourd'hui les derniers espaces occup&eacute;s par l'ancienne administration.</p>
<h2>Ce que cela signifie pour l'institution</h2>
<p>Au-del&agrave; du symbole, cette &eacute;vacuation express illustre la vitesse &agrave; laquelle une nouvelle direction peut redessiner l'appareil administratif d'une institution rest&eacute;e, pendant plus de trois d&eacute;cennies, sous la m&ecirc;me autorit&eacute;. Elle interroge aussi, plus largement, sur la mani&egrave;re dont les administrations camerounaises g&egrave;rent les transitions de pouvoir entre n&eacute;cessit&eacute; de modernisation affich&eacute;e et gestion, parfois abrupte, de l'h&eacute;ritage humain d'un long r&egrave;gne.</p>
<p><strong>Cette transition vous semble-t-elle n&eacute;cessaire ou brutale ? Dites-le en commentaire.</strong></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-17 15:48:34</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Palais-des-Verres-Paul-Biya080125500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="40115" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[Scandale de l'or  au Cameroun : le ministre nie, les chiffres accusent :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93993/6:1/scandale-de-lor-au-cameroun-le-ministre-nie-les-chiffres-accusent-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93993/6:1/scandale-de-lor-au-cameroun-le-ministre-nie-les-chiffres-accusent-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Deux mois après les révélations de la Sonamines sur un manque à
gagner de près de 2 000 milliards FCFA lié aux circuits illégaux de
l'or, le ministre par intéri...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Deux mois apr&egrave;s les r&eacute;v&eacute;lations de la Sonamines sur un manque &agrave; gagner de pr&egrave;s de 2 000 milliards FCFA li&eacute; aux circuits ill&eacute;gaux de l'or, le ministre par int&eacute;rim des Mines affirme que &laquo; l'&Eacute;tat n'a subi aucune disparition d'or &raquo;. Le gouvernement camerounais se contredit-il sur les pertes du Cameroun ?</p>
<p><strong>Qui ?</strong> Le gouvernement camerounais, par la voix du ministre par int&eacute;rim des Mines Fuh Calistus Gentry, et la Sonamines (Soci&eacute;t&eacute; nationale des mines), dirig&eacute;e par Serge Herv&eacute; Boyogueno. <strong>Quoi ?</strong> Une contradiction flagrante sur l'existence ou non de pertes colossales d'or. <strong>Quand ?</strong> Entre mai et juillet 2026. <strong>O&ugrave; ?</strong> Au Cameroun, avec des ramifications &agrave; Duba&iuml;. <strong>Pourquoi ?</strong> L'enjeu est colossal : pr&egrave;s de 2 000 milliards de FCFA l'&eacute;quivalent de 44 tonnes d'or auraient quitt&eacute; clandestinement le territoire camerounais selon la Sonamines.</p>
<p>Deux mois. C'est le temps qu'il a fallu au gouvernement camerounais pour livrer une version qui, loin d'apaiser la pol&eacute;mique, la ravive. Le 25 mai 2026, la Sonamines r&eacute;v&eacute;lait un manque &agrave; gagner estim&eacute; &agrave; 1 914 milliards FCFA. Le 15 juillet 2026, le ministre Fuh Calistus Gentry d&eacute;clarait devant la presse : &laquo; Il n'y a pas de disparition d'or appartenant &agrave; l'&Eacute;tat &raquo;. Entre les deux : un silence, puis une contradiction qui interroge.</p>
<h2>Le choc des chiffres la r&eacute;v&eacute;lation Sonamines</h2>
<p>C'est une r&eacute;v&eacute;lation qui a &eacute;branl&eacute; le secteur extractif camerounais. Le 25 mai 2026, la Sonamines la soci&eacute;t&eacute; nationale des mines a pr&eacute;sent&eacute; un constat accablant : <strong>44 tonnes d'or auraient quitt&eacute; clandestinement le Cameroun entre 2021 et 2025</strong>. Destination privil&eacute;gi&eacute;e : <strong>Duba&iuml;, aux &Eacute;mirats arabes unis</strong>.</p>
<p>Pour donner une id&eacute;e de l'ampleur du ph&eacute;nom&egrave;ne : sur la m&ecirc;me p&eacute;riode, les exportations officiellement d&eacute;clar&eacute;es ne s'&eacute;levaient qu'&agrave; <strong>148 kilogrammes</strong>. Un &eacute;cart vertigineux.</p>
<p>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Sonamines, Serge Herv&eacute; Boyogueno, a confirm&eacute; des pertes colossales : pr&egrave;s de 2 000 milliards de francs CFA en cinq ans. Soit l'&eacute;quivalent de 3,4 milliards de dollars. En 2025, le Cameroun a enregistr&eacute; <strong>z&eacute;ro exportation officielle d'or</strong> pourtant, les statistiques douani&egrave;res &eacute;trang&egrave;res indiquent qu'au moins <strong>8,4 tonnes</strong> li&eacute;es au pays ont transit&eacute; par Duba&iuml;.</p>
<p>&laquo; Le pillage est m&eacute;thodique, organis&eacute;, et s'est poursuivi dans une quasi-indiff&eacute;rence institutionnelle &raquo;, r&eacute;sumait un repr&eacute;sentant de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise lors d'un sit-in devant la Sonamines le 26 mai 2026.</p>
<h2>La contre-offensive gouvernementale &laquo; Pas de disparition &raquo;</h2>
<p>Deux mois plus tard, le 15 juillet 2026, le gouvernement sort du silence. Lors d'un point de presse conjoint &agrave; Yaound&eacute; entre le ministre des Mines Fuh Calistus Gentry et le ministre de la Communication Ren&eacute; Emmanuel Sadi, la position officielle est clarifi&eacute;e.</p>
<p><strong>&laquo; Il n'y a pas de disparition d'or appartenant &agrave; l'&Eacute;tat. &raquo;</strong>&nbsp;</p>
<p>La formule est martel&eacute;e. Elle est destin&eacute;e &agrave; d&eacute;samorcer les accusations les plus graves : celle d'un d&eacute;tournement de ressources publiques par des r&eacute;seaux mafieux avec des complicit&eacute;s au sommet de l'&Eacute;tat.</p>
<h2>S&eacute;mantique ou r&eacute;alit&eacute; ? Le d&eacute;bat sur la &laquo; disparition &raquo;</h2>
<p>Le ministre a pr&eacute;cis&eacute; sa pens&eacute;e. Le probl&egrave;me ne r&eacute;side pas dans une disparition de l'or appartenant &agrave; l'&Eacute;tat, &laquo; mais dans la sous-d&eacute;claration d'une partie de la production r&eacute;alis&eacute;e par certains op&eacute;rateurs priv&eacute;s &raquo; .</p>
<p>Une nuance qui n'en est pas une pour les observateurs. Car si l'or n'a pas &eacute;t&eacute; &laquo; vol&eacute; &raquo; &agrave; l'&Eacute;tat au sens juridique strict puisque l'&Eacute;tat ne d&eacute;tient pas physiquement l'or avant son extraction , les <strong>recettes fiscales et taxes &agrave; l'exportation dont il est priv&eacute;</strong> sont bien r&eacute;elles.</p>
<p>L'argumentation gouvernementale est juridiquement fond&eacute;e, politiquement commode. Mais elle laisse enti&egrave;re la question centrale : comment expliquer que les douanes de Duba&iuml; enregistrent des importations d'or camerounaises repr&eacute;sentant des dizaines de fois la production officielle d&eacute;clar&eacute;e ?&nbsp;</p>
<h2>L'ITIE et les chiffres qui accablent</h2>
<p>Dans son rapport 2023, l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) r&eacute;v&eacute;lait que, selon les chiffres officiels, 953 kg d'or avaient &eacute;t&eacute; produits au Cameroun en 2023 mais que seuls 22,3 kg avaient &eacute;t&eacute; export&eacute;s.</p>
<p>Or, le total des importations d&eacute;clar&eacute;es par les pays acheteurs atteignait <strong>15,2 tonnes d'or</strong>, soit <strong>682 fois plus</strong> que les exportations d&eacute;clar&eacute;es.</p>
<p>Ces chiffres, produits par une organisation internationale reconnue, sont difficilement contestables. Ils dessinent le portrait d'un secteur minier camerounais qui fuit de toutes parts.</p>
<h2>La r&eacute;forme annonc&eacute;e solution ou diversion ?</h2>
<p>Pour r&eacute;pondre &agrave; la crise, le gouvernement a annonc&eacute; un train de mesures :</p>
<p>- <strong>Renforcement des contr&ocirc;les</strong> sur les sites d'exploitation, notamment dans la r&eacute;gion de l'Est<br />- <strong>Instauration de seuils minimaux de livraison</strong> pour limiter les marges de sous-d&eacute;claration<br />- <strong>Am&eacute;lioration de la tra&ccedil;abilit&eacute;</strong> de l'or, de l'extraction &agrave; l'exportation<br />- <strong>Poursuites judiciaires</strong> : plus de 200 soci&eacute;t&eacute;s exercent sans titre, 137 dossiers transmis aux juridictions</p>
<p>Ces mesures semblent reconna&icirc;tre implicitement l'existence d'un probl&egrave;me majeur. Mais la soci&eacute;t&eacute; civile reste prudente.</p>
<p>&laquo; Malgr&eacute; les informations re&ccedil;ues, nous sommes rest&eacute;s sur notre faim, car nous ne savons pas toujours o&ugrave; part l'or du Cameroun &raquo;, d&eacute;clarait Simon Kaldjob, pr&eacute;sident du Collectif des organisations des consommateurs du Cameroun.</p>
<h2>Une contradiction qui en dit long</h2>
<p>Deux mois apr&egrave;s les r&eacute;v&eacute;lations de la Sonamines sur un manque &agrave; gagner de pr&egrave;s de 2 000 milliards FCFA li&eacute; aux circuits ill&eacute;gaux de l'or, le ministre par int&eacute;rim des Mines affirme que &laquo; l'&Eacute;tat n'a subi aucune disparition d'or &raquo; .</p>
<p>Le gouvernement se contredit-il ? <strong>En apparence seulement.</strong> Car la contradiction est peut-&ecirc;tre plus politique que factuelle. En niant la &laquo; disparition &raquo; tout en annon&ccedil;ant des mesures drastiques pour lutter contre la &laquo; sous-d&eacute;claration &raquo;, le pouvoir tente de changer le cadre du d&eacute;bat.</p>
<p>Mais pour les Camerounais qui voient les richesses de leur sous-sol s'envoler vers Duba&iuml;, la nuance est mince. Que l'or ait &laquo; disparu &raquo; ou qu'il ait &eacute;t&eacute; &laquo; sous-d&eacute;clar&eacute; &raquo;, le r&eacute;sultat est le m&ecirc;me : <strong>des milliards de FCFA qui ne profitent pas au pays</strong>.</p>
<p>Un fait demeure : 44 tonnes d'or, 2 000 milliards FCFA, envol&eacute;s. Et deux discours officiels qui, &agrave; deux mois d'intervalle, peinent &agrave; se rejoindre.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-17 09:44:46</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Fuh-Calistus-Gentry170726500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="67034" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Dschang : l'intérimaire Temgoua devient maire :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93970/6:1/cameroun-dschang-linterimaire-temgoua-devient-maire-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93970/6:1/cameroun-dschang-linterimaire-temgoua-devient-maire-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[> Le premier adjoint au maire, qui assurait l'intérim depuis près de
quatre mois, a été élu ce mercredi 15 juillet 2026 par le conseil
municipal de Dschang, suc...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>&gt; Le premier adjoint au maire, qui assurait l'int&eacute;rim depuis pr&egrave;s de quatre mois, a &eacute;t&eacute; &eacute;lu ce mercredi 15 juillet 2026 par le conseil municipal de Dschang, succ&eacute;dant &agrave; Jacquis Gabriel Kemleu Tchagbou, d&eacute;c&eacute;d&eacute; des suites d'un AVC.</p>
<p>C'est fait. Dschang a son nouveau maire. Ce mercredi 15 juillet 2026, le conseil municipal de la commune de Dschang s'est r&eacute;uni en session extraordinaire pour &eacute;lire le successeur de Jacquis Gabriel Kemleu Tchagbou, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 30 mars dernier des suites d'un accident vasculaire c&eacute;r&eacute;bral. Et c'est le Pr. &Eacute;mile Temgoua, premier adjoint au maire sortant et maire par int&eacute;rim depuis pr&egrave;s de quatre mois, qui a remport&eacute; la mise.</p>
<p>Comment un universitaire, enseignant &agrave; l'Universit&eacute; de Dschang, a-t-il r&eacute;ussi &agrave; transformer un int&eacute;rim de crise en un mandat plein ?</p>
<p>La r&eacute;ponse tient en un mot : <strong>r&eacute;conciliation</strong>. En moins de quatre mois, Temgoua a pans&eacute; les plaies d'une municipalit&eacute; meurtrie par les tensions, relanc&eacute; la confiance avec 200 permis de b&acirc;tir, et convaincu les 37 conseillers municipaux qu'il &eacute;tait l'homme de la situation. Face &agrave; lui, Sa Majest&eacute; Donfack Beaudelaire dit Fodengkop, un candidat soutenu par une frange du RDPC. Mais le parti au pouvoir, d&eacute;j&agrave; en mauvaise posture dans la ville universitaire, a d&ucirc; composer avec une r&eacute;alit&eacute; : Dschang ne voulait plus d'un maire &laquo; &agrave; temps partag&eacute; &raquo;.</p>
<h2>Le poids de l'h&eacute;ritage</h2>
<p>Le 30 mars 2026 restera une date noire pour Dschang. Ce jour-l&agrave;, Jacquis Gabriel Kemleu Tchagbou, maire de la commune depuis 2020, s'&eacute;teint &agrave; Yaound&eacute; des suites d'un AVC. La nouvelle plonge la ville universitaire dans le deuil. Et ouvre une p&eacute;riode d'incertitude.</p>
<p>Mais la loi est claire. Conform&eacute;ment aux articles 205 et 235 de la loi n&deg; 2019/024 du 24 d&eacute;cembre 2019 portant Code g&eacute;n&eacute;ral des collectivit&eacute;s territoriales d&eacute;centralis&eacute;es, le premier adjoint au maire assure l'int&eacute;rim. Le 6 avril 2026, le pr&eacute;fet de la Menoua, Peter Mbongo, signe l'arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral n&deg; 000165/AP/F.34/SDL qui officialise la nomination du Pr. &Eacute;mile Temgoua comme maire par int&eacute;rim.</p>
<p>Le pr&eacute;fet ne se contente pas d'acter la transition. Il adresse &agrave; l'int&eacute;rimaire une s&eacute;rie d'instructions pr&eacute;cises : gestion saine et rigoureuse, paiement r&eacute;gulier des salaires, respect des pr&eacute;rogatives des services municipaux, et surtout la mise en place de m&eacute;canismes de r&eacute;conciliation entre la commune, les populations et les op&eacute;rateurs &eacute;conomiques.</p>
<p>Cette derni&egrave;re injonction n'est pas anodine. Elle r&eacute;v&egrave;le des tensions au sein de la collectivit&eacute;. Des tensions que Temgoua va s'employer &agrave; dissiper.</p>
<h2>L'int&eacute;rim de la r&eacute;conciliation</h2>
<p>D&egrave;s sa prise de fonction, Temgoua imprime sa marque. Le 23 juin 2026, il r&eacute;unit &agrave; l'H&ocirc;tel de Ville populations, promoteurs, soci&eacute;t&eacute; civile et administrations sectorielles pour une s&eacute;ance de concertation in&eacute;dite. Le mot d'ordre : <strong>r&eacute;conciliation</strong>. &laquo; Le temps de la r&eacute;conciliation et de la proximit&eacute; &raquo;, mart&egrave;le-t-il.</p>
<p>Le geste fort de cette rencontre ? Le lancement d'une &laquo; Campagne sp&eacute;ciale de d&eacute;livrance de 200 et plus des permis de construire &raquo;. Une op&eacute;ration choc pour r&eacute;pondre &agrave; la principale dol&eacute;ance des populations : les lenteurs et blocages dans l'obtention des actes d'urbanisme.</p>
<p>En quelques semaines, le maire int&eacute;rimaire envoie un signal clair : <strong>Dschang est ouvert aux affaires</strong>. Les proc&eacute;dures sont simplifi&eacute;es. Un guide pratique est distribu&eacute;. La promesse de &laquo; c&eacute;l&eacute;rit&eacute; totale &raquo; est faite.</p>
<p>L'administration pr&eacute;fectorale, pr&eacute;sente &agrave; cette rencontre, ne cache pas sa satisfaction devant &laquo; la volont&eacute; manifeste de mettre en branle les politiques publiques locales de d&eacute;veloppement &raquo;.</p>
<h2>Une &eacute;lection sous tension</h2>
<p>Le 8 juillet 2026, &agrave; sept jours du scrutin, MenouActuWeb dresse le portrait d'une &eacute;lection qui s'annonce disput&eacute;e. Deux noms se d&eacute;tachent : le Pr. &Eacute;mile Temgoua, maire par int&eacute;rim, et Sa Majest&eacute; Donfack Beaudelaire dit Fodengkop.</p>
<p>Mais une ombre plane sur le processus. Selon des sources concordantes, le comit&eacute; central du RDPC s'appr&ecirc;te &agrave; d&eacute;signer le futur maire par &laquo; pli ferm&eacute; &raquo;. Une m&eacute;thode qui fait grincer des dents &agrave; Dschang. &laquo; Cette pratique n'est pas la bienvenue dans la ville universitaire &raquo;, confient des sources proches des candidats. L'argument est simple : &eacute;viter de reproduire les &laquo; cas d'Ebolowa et de Bertoua &raquo;.</p>
<p>Pour de nombreux conseillers et militants rencontr&eacute;s, le RDPC gagnerait &agrave; laisser les 37 conseillers municipaux faire librement leur choix. &laquo; C'est m&ecirc;me de bonne guerre au RDPC, explique un &eacute;lu. Pour reconqu&eacute;rir les c&oelig;urs des populations de Dschang, le parti doit laisser le Conseil choisir le maire avec qui il pourra travailler en synergie &raquo;.</p>
<h2>Le choix de la continuit&eacute; et de la r&eacute;conciliation</h2>
<p>Au-del&agrave; des personnes, c'est une philosophie de gestion qui est en jeu. &laquo; Dschang n'a plus besoin de maires partag&eacute;s, tranche un conseiller. Il nous faut un maire exp&eacute;riment&eacute;, qui consacrera le gros de son temps &agrave; la cause de la communaut&eacute; &raquo;.</p>
<p>Le souvenir de la mandature pr&eacute;c&eacute;dente est encore vif. &laquo; Nous sommes pr&ecirc;ts &agrave; corriger l'erreur de 2020 port&eacute;e sur des vendeurs d'illusions qui ont plong&eacute; la mairie dans la boue &raquo;, l&acirc;che un autre &eacute;lu sous anonymat.</p>
<p>Le 15 juillet, le conseil municipal se r&eacute;unit en session de plein droit. Les 37 conseillers votent. Et c'est le Pr. &Eacute;mile Temgoua qui l'emporte.</p>
<p>Le RDPC, d&eacute;j&agrave; en mauvaise posture dans la ville de Dschang et dans la Menoua en g&eacute;n&eacute;ral, a choisi la continuit&eacute;. Un choix dict&eacute; par la r&eacute;alit&eacute; du terrain : Temgoua a su, en quelques mois, incarner le renouveau.</p>
<h2>Dschang, ville universitaire en mutation</h2>
<p>Dschang, chef-lieu du d&eacute;partement de la Menoua dans la r&eacute;gion de l'Ouest, est une commune de plus de 100 000 habitants. Ville universitaire, elle abrite l'une des plus anciennes universit&eacute;s du Cameroun. Son march&eacute; r&eacute;gional et ses projets de d&eacute;veloppement en font un p&ocirc;le &eacute;conomique strat&eacute;gique.</p>
<p>La continuit&eacute; de la gestion municipale est donc un enjeu concret pour les populations. Le Pr. &Eacute;mile Temgoua h&eacute;rite d'une mission lourde : maintenir le cap, rassurer les agents communaux et les partenaires, tout en poursuivant le travail de r&eacute;conciliation engag&eacute;.</p>
<h2>Les d&eacute;fis qui attendent le nouveau maire</h2>
<p>Le nouveau maire devra relever plusieurs d&eacute;fis :</p>
<p>1. <strong>Poursuivre la r&eacute;conciliation</strong> : les tensions au sein de la collectivit&eacute; ne sont pas totalement apais&eacute;es.<br />2. <strong>Acc&eacute;l&eacute;rer les projets de d&eacute;veloppement</strong> : Dschang attend des r&eacute;alisations concr&egrave;tes.<br />3. <strong>G&eacute;rer la relation avec le RDPC</strong> : le parti au pouvoir, en perte de vitesse dans la r&eacute;gion, attendra des r&eacute;sultats.<br />4. <strong>Pr&eacute;parer les &eacute;lections municipales de 2026</strong> : le calendrier &eacute;lectoral national pourrait bouleverser les &eacute;quilibres locaux.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-15 18:21:27</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Emile-Temgoua150726500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="90764" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[Philippe Nanga alerte sur les libertés publiques au Cameroun :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93932/6:1/philippe-nanga-alerte-sur-les-libertes-publiques-au-cameroun-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93932/6:1/philippe-nanga-alerte-sur-les-libertes-publiques-au-cameroun-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Philippe Nanga, figure de la société civile camerounaise, a livré
une analyse sans concession des défis des libertés publiques et de
la gouvernance au Cameroun,...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Philippe Nanga, figure de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise, a livr&eacute; une analyse sans concession des d&eacute;fis des libert&eacute;s publiques et de la gouvernance au Cameroun, de l'affaire Jacques Bertrand Mang &agrave; la rumeur de nomination d'un vice-pr&eacute;sident.</p>
<blockquote>
<p>Philippe Nanga, coordinateur de l'ONG Un Monde Avenir, &eacute;tait l'invit&eacute; de l'&eacute;mission Paroles d'Homme sur ECHOS 237. Il a alert&eacute; sur l'&eacute;tat des libert&eacute;s publiques au Cameroun, revenant sur l'arrestation de l'activiste Jacques Bertrand Mang, la rumeur de nomination d'un vice-pr&eacute;sident, les d&eacute;bats sur l'autochtonie et les all&eacute;gations de trafic d'or.</p>
</blockquote>
<p>Derri&egrave;re ces dossiers en apparence disparates, un m&ecirc;me fil rouge : la fragilisation de l'&Eacute;tat de droit et l'urgence d'une gouvernance plus transparente. Le coordonnateur de l'ONG bas&eacute;e &agrave; Douala livre une analyse qui interpelle autant qu'elle &eacute;claire.</p>
<h2>Philippe Nanga, une voix de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise</h2>
<p>Philippe Nanga est le coordinateur national de l'ONG <strong>Un Monde Avenir</strong>, organisation bas&eacute;e &agrave; Douala, la capitale &eacute;conomique du Cameroun. L'ONG, partenaire technique et financier de la Friedrich Ebert Foundation, &oelig;uvre pour l'&eacute;ducation aux droits &eacute;lectoraux et l'accompagnement des citoyens aux processus &eacute;lectoraux.</p>
<p>Reconnu par le minist&egrave;re de la Jeunesse et de l'&Eacute;ducation civique comme &laquo; Ambassadeur du Programme national d'&eacute;ducation civique &raquo; (PRONEC-REAMORCE), Philippe Nanga a &eacute;galement d&eacute;ploy&eacute; pr&egrave;s de <strong>800 observateurs</strong> lors de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025. Il est r&eacute;guli&egrave;rement sollicit&eacute; par les m&eacute;dias nationaux et internationaux pour son expertise sur les questions &eacute;lectorales et de gouvernance.</p>
<h2>Affaire Jacques Bertrand Mang : &laquo; un d&eacute;bat sur les libert&eacute;s publiques &raquo;</h2>
<p>Invit&eacute; sur le plateau d'ECHOS 237, Philippe Nanga est revenu sur l'arrestation de <strong>Jacques Bertrand Mang</strong>, activiste et figure de la contestation sur les r&eacute;seaux sociaux, incarc&eacute;r&eacute; &agrave; la prison centrale de New Bell depuis le <strong>1er juillet 2026</strong>.</p>
<p>L'activiste est poursuivi pour trois chefs d'accusation :<br />- <strong>Violences sur fonctionnaire</strong> &agrave; la suite d'une altercation avec un policier qui aurait d&eacute;truit son t&eacute;l&eacute;phone alors que Mang filmait une r&eacute;union avec des jeunes<br />- <strong>Entrave au fonctionnement d'un service public</strong><br />- <strong>Diffamation sur les r&eacute;seaux sociaux</strong></p>
<blockquote>
<p>&laquo; Cette affaire relance le d&eacute;bat sur le respect des libert&eacute;s publiques et les conditions de d&eacute;tention dans le pays &raquo;, a estim&eacute; Philippe Nanga.</p>
</blockquote>
<p>Le <strong>Tribunal de premi&egrave;re instance de Douala-Bonanjo</strong> a examin&eacute; le 10 juillet 2026 la demande de mise en libert&eacute; provisoire d&eacute;pos&eacute;e par les avocats de Mang, parmi lesquels Me <strong>Alice Nkom</strong>, doyenne du barreau camerounais, et Me <strong>Michael Khumbah Asong</strong>, ancien candidat &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2025. Le juge a mis sa d&eacute;cision en d&eacute;lib&eacute;r&eacute; et <strong>rendra son ordonnance le 17 juillet 2026</strong>.</p>
<p>Selon le REDHAC (R&eacute;seau des d&eacute;fenseurs des droits humains en Afrique centrale), l'activiste aurait &eacute;t&eacute; victime de tortures et de traitements inhumains. Sa d&eacute;fense d&eacute;nonce une &laquo; arrestation politique &raquo; visant &agrave; faire taire une voix critique.</p>
<h2>&nbsp;Vice-pr&eacute;sident : &laquo; Plus de clart&eacute; dans le fonctionnement des institutions &raquo;</h2>
<p>Philippe Nanga s'est &eacute;galement exprim&eacute; sur la pol&eacute;mique suscit&eacute;e par la diffusion d'un document annon&ccedil;ant la nomination d'un vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Il a appel&eacute; &agrave; &laquo; <strong>davantage de clart&eacute; dans le fonctionnement des institutions </strong>&raquo;.</p>
<p><strong>Rappel des faits</strong> : Le 4 avril 2026, le Parlement camerounais a adopt&eacute; une r&eacute;vision constitutionnelle r&eacute;introduisant le poste de vice-pr&eacute;sident, dont la nomination reviendra au chef de l'&Eacute;tat. Cette r&eacute;forme a &eacute;t&eacute; critiqu&eacute;e par l'opposition, qui craint une &laquo; d&eacute;rive monarchique &raquo; du pouvoir.</p>
<p>D&eacute;but juin 2026, un faux d&eacute;cret circulant sur les r&eacute;seaux sociaux pr&eacute;tendait que le pr&eacute;sident Paul Biya avait nomm&eacute; son fils <strong>Franck Emmanuel Biya</strong> &agrave; ce poste. Ce document a &eacute;t&eacute; formellement d&eacute;menti par les autorit&eacute;s camerounaises et identifi&eacute; comme une <strong>infox</strong> par l'AFP Factuel.</p>
<p>Pour Philippe Nanga, cette affaire illustre les <strong>dysfonctionnements de la communication institutionnelle</strong> et la n&eacute;cessit&eacute; de <strong>transparence</strong> dans les processus de nomination et de succession.</p>
<h2>&nbsp;Autochtonie : &laquo; Ne pas alimenter les divisions entre citoyens &raquo;</h2>
<p>Le coordonnateur d'Un Monde Avenir a &eacute;galement abord&eacute; les d&eacute;bats autour de la notion d'<strong>autochtonie</strong>, mettant en garde contre les discours susceptibles d'alimenter les divisions entre Camerounais.</p>
<p>Au Cameroun, la notion d'autochtonie est &laquo; toujours sujet &agrave; de longs d&eacute;bats &raquo;, selon les experts. Elle renvoie &agrave; la question de savoir qui est &laquo; natif &raquo; d'une r&eacute;gion ou d'une localit&eacute;, avec des implications politiques, fonci&egrave;res et sociales majeures.</p>
<blockquote>
<p>Les discours sur l'autochtonie, s'ils ne sont pas ma&icirc;tris&eacute;s, risquent de fracturer le tissu social camerounais, a mis en garde Philippe Nanga.</p>
</blockquote>
<p>Cette pr&eacute;occupation rejoint les travaux men&eacute;s par Un Monde Avenir sur la <strong>coh&eacute;sion social</strong>e et la <strong>participation citoyenn</strong>e, notamment &agrave; travers des forums r&eacute;unissant des jeunes activement engag&eacute;s en politique et dans la d&eacute;fense des droits humains.</p>
<h2>&nbsp;Gouvernance &eacute;conomique : trafic d'or et lutte contre l'impunit&eacute;</h2>
<p>Enfin, Philippe Nanga a &eacute;voqu&eacute; les <strong>questions de gouvernance &eacute;conomique</strong>, notamment les all&eacute;gations de <strong>trafic d'or</strong> et les enjeux de la lutte contre l'impunit&eacute;.</p>
<p><strong>Le scandale</strong> : En f&eacute;vrier 2026, le pr&eacute;sident Paul Biya a ordonn&eacute; l'&eacute;tablissement d'une commission d'enqu&ecirc;te mixte sur le trafic illicite d'or. Selon le rapport ITIE 2023, la Direction g&eacute;n&eacute;rale des Douanes du Cameroun n'aurait d&eacute;clar&eacute; que <strong>22,3 kilogrammes</strong> d'or export&eacute;s, tandis que des sources &eacute;voquent des volumes astronomiques.</p>
<p>Les modalit&eacute;s du trafic pr&eacute;sum&eacute; sont saisissantes : l'or quitterait le territoire camerounais via <strong>des jets priv&eacute;s et des valises diplomatiques</strong> non soumises aux contr&ocirc;les habituels. L'affaire implique des personnalit&eacute;s proches du pouvoir, dont <strong>Oswald Baboke</strong>, qui fait &eacute;galement l'objet d'une enqu&ecirc;te dans l'affaire du &laquo; faux d&eacute;cret &raquo;.</p>
<p>Philippe Nanga, qui avait d&eacute;j&agrave; d&eacute;nonc&eacute; une &laquo; cacophonie g&eacute;n&eacute;rale &raquo; dans la gestion du recensement national, voit dans ce dossier un <strong>symbole de l'impunit&eacute;</strong> qui gangr&egrave;ne la gouvernance camerounaise. Il a rappel&eacute; que &laquo; les enqu&ecirc;tes s'ouvrent, mais les conclusions disparaissent &raquo;.</p>
<hr />
<p>- &laquo; Le 17 juillet, la justice camerounaise dira si Jacques Bertrand Mang retrouve la libert&eacute; ou reste derri&egrave;re les barreaux de New Bell. &raquo;<br />- &laquo; Un faux d&eacute;cret, des valises diplomatiques pleines d'or, des activistes en prison : trois affaires qui dessinent un m&ecirc;me portrait du Cameroun. &raquo;<br />- &laquo; Quand on n'a pas la ma&icirc;trise des chiffres, on va droit dans le mur &raquo; &nbsp;Philippe Nanga<br />- &laquo; Par le dialogue, par la voie du dialogue, on peut rapidement trouver un apaisement &raquo; &nbsp;Philippe Nanga</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">PAul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-11 17:31:12</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Philippe_Nanga110726500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="88058" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Datouo élu ou nommé ? Le cadeau des élites de l'Ouest qui divise :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93929/6:1/cameroun-datouo-elu-ou-nomme-le-cadeau-des-elites-de-louest-qui-divise-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93929/6:1/cameroun-datouo-elu-ou-nomme-le-cadeau-des-elites-de-louest-qui-divise-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Élu le 17 mars 2026 avec 133 voix sur 147 à l'Assemblée nationale,
Théodore Datouo est au cœur d'une polémique : des élites de sa
région natale de l'Ouest ont r...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>&Eacute;lu le 17 mars 2026 avec 133 voix sur 147 &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale, Th&eacute;odore Datouo est au c&oelig;ur d'une pol&eacute;mique : des &eacute;lites de sa r&eacute;gion natale de l'Ouest ont r&eacute;uni 110 millions FCFA pour &laquo; remercier &raquo; le pr&eacute;sident Paul Biya de l'avoir &laquo; choisi &raquo; pour ce poste, soulevant la question de l'ind&eacute;pendance r&eacute;elle du Parlement camerounais.</p>
<p>Le 17 mars 2026, l'Assembl&eacute;e nationale camerounaise a un nouveau pr&eacute;sident. Th&eacute;odore Datouo, 66 ans, originaire de l'Ouest, succ&egrave;de &agrave; Cavaye Yegui&eacute; Djibril apr&egrave;s 34 ans de r&egrave;gne. Un changement historique. Une alternance tant attendue.</p>
<p>Mais quatre mois plus tard, une r&eacute;v&eacute;lation secoue la sc&egrave;ne politique. Des &eacute;lites de la r&eacute;gion de l'Ouest auraient cotis&eacute; <strong>110 millions de FCFA</strong> pour remercier Paul Biya d'avoir &laquo; choisi &raquo; leur compatriote pour diriger l'institution. Le geste, rapport&eacute; par plusieurs m&eacute;dias, est pr&eacute;sent&eacute; comme un &laquo; remerciement au chef de l'&Eacute;tat pour son choix port&eacute; sur leur fr&egrave;re du village Th&eacute;odore Datouo &agrave; la t&ecirc;te de l'Assembl&eacute;e nationale &raquo;.</p>
<p><strong>Une question s'impose alors : Th&eacute;odore Datouo a-t-il &eacute;t&eacute; &eacute;lu par les d&eacute;put&eacute;s ou nomm&eacute; par Paul Biya ?</strong></p>
<h2>Une &eacute;lection historique... ou une simple formalit&eacute; ?</h2>
<p>Le 17 mars 2026 restera une date marquante dans l'histoire politique camerounaise. Apr&egrave;s 34 ans de r&egrave;gne de Cavaye Yegui&eacute; Djibril, l'Assembl&eacute;e nationale a &eacute;lu un nouveau pr&eacute;sident en la personne de Th&eacute;odore Datouo.</p>
<p>Les chiffres parlent d'eux-m&ecirc;mes : <strong>133 voix sur 147 votants</strong>, soit plus de 90 % des suffrages exprim&eacute;s. Seul candidat en lice, Datouo a &eacute;t&eacute; &laquo; port&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de l'institution parlementaire &raquo; avec une majorit&eacute; &eacute;crasante.</p>
<p>Mais derri&egrave;re ces chiffres se cache une r&eacute;alit&eacute; que les observateurs politiques n'ont pas manqu&eacute; de souligner : cette &eacute;lection &laquo; fait suite &agrave; une d&eacute;cision du comit&eacute; central du Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir &raquo;. Et au sein du RDPC, c'est Paul Biya, pr&eacute;sident national du parti, qui a le dernier mot.</p>
<p>&laquo; En r&eacute;alit&eacute;, il s'agit d'une d&eacute;cision du pr&eacute;sident national du RDPC, Paul Biya, qui a choisi de se d&eacute;barrasser d'un vieux compagnon affaibli par les maladies et l'&acirc;ge &raquo;, confie un responsable du RDPC sous couvert d'anonymat.</p>
<h2>L'ascension d'un &laquo; b&acirc;tisseur &raquo; : du bois au Palais de Verre</h2>
<p>L'histoire de Th&eacute;odore Datouo est celle d'un homme d'affaires de la r&eacute;gion de l'Ouest, n&eacute; vers 1960 &agrave; Bangou, qui a commenc&eacute; par tailler du bois dans les for&ecirc;ts camerounaises.</p>
<p>Son ascension politique est &eacute;troitement li&eacute;e &agrave; un projet monumental. En 2019, Paul Biya lui confie une mission titanesque : coordonner la construction du nouveau si&egrave;ge de l'Assembl&eacute;e nationale, le &laquo; Palais de Verre &raquo; de 37 500 m&sup2;, don de la Chine au Cameroun pour 54,4 milliards FCFA.</p>
<p>Quatre ans de travail, trente d&eacute;placements en Chine, des nuits sans sommeil. En novembre 2024, le joyau architectural est livr&eacute; dans les temps. Une exception dans un pays o&ugrave; les chantiers publics s'&eacute;ternisent souvent.</p>
<p>En avril 2025, le b&acirc;timent est baptis&eacute; &laquo; <strong>Palais de verre Paul Biya</strong> &raquo;, un hommage appuy&eacute; au chef de l'&Eacute;tat. &laquo; C'est un homme qui a sacrifi&eacute; des d&eacute;cennies de sa vie &agrave; servir le Cameroun &raquo;, d&eacute;clarera plus tard Datouo pour justifier ce choix.</p>
<h2>110 millions FCFA : un remerciement qui en dit long</h2>
<p>C'est la r&eacute;v&eacute;lation qui fait trembler Yaound&eacute;. Des listes en circulation font &eacute;tat d'&eacute;lites de la r&eacute;gion de l'Ouest ayant cotis&eacute; 110 millions de FCFA pour &laquo; <strong>remercier </strong>&raquo; Paul Biya.</p>
<p>La somme sera symboliquement remise &agrave; un repr&eacute;sentant du chef de l'&Eacute;tat lors d'un meeting pr&eacute;vu le <strong>25 juillet 2026</strong>. Selon certaines sources, le geste est pr&eacute;sent&eacute; comme une marque de gratitude pour avoir &laquo; choisi &raquo; Th&eacute;odore Datouo pour pr&eacute;sider l'Assembl&eacute;e nationale.</p>
<p>Pour de nombreux Camerounais, cette information est un aveu. Si des &eacute;lites de l'Ouest remercient le pr&eacute;sident pour avoir &laquo; choisi &raquo; Datouo, c'est que le processus &eacute;lectoral n'&eacute;tait qu'une formalit&eacute;. Le choix &eacute;tait d&eacute;j&agrave; fait en amont.</p>
<h2>Une &laquo; continuit&eacute; &raquo; sous le patronage de Paul Biya</h2>
<p>Les observateurs internationaux ont not&eacute; que l'&eacute;lection de Datouo, bien qu'historique, &laquo; t&eacute;moigne malgr&eacute; tout d'une continuit&eacute; au sein de la direction du parti au pouvoir, sous le patronage du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Paul Biya &raquo;.</p>
<p>L'avocat et militant des droits humains Nkongho Felix Agbor a lui-m&ecirc;me qualifi&eacute; l'&eacute;lection de &laquo; test pour la cr&eacute;dibilit&eacute;, l'ind&eacute;pendance et le r&ocirc;le r&eacute;el de notre Parlement &raquo;.</p>
<p>Et les premiers pas de Datouo &agrave; la t&ecirc;te de l'Assembl&eacute;e n'ont pas apais&eacute; les inqui&eacute;tudes. En nommant sa propre fille, Marl&egrave;ne Audrey Datouo Leussi, comme charg&eacute;e de mission &agrave; son cabinet, il a d&eacute;clench&eacute; une vive pol&eacute;mique. Les accusations de n&eacute;potisme ont affaibli &laquo; son image de r&eacute;formateur &raquo;.</p>
<h2>Le v&eacute;ritable gagnant : Aboubakary Abdoulaye ?</h2>
<p>Certains analystes voient dans cette nomination un calcul politique plus large. &laquo; En le pla&ccedil;ant l&agrave;, Paul Biya prive simultan&eacute;ment la r&eacute;gion de l'Ouest de toute ambition successorale cr&eacute;dible &raquo;, analyse un observateur.</p>
<p>Le &laquo; <strong>vrai gagnant du 17 mars 2026</strong> &raquo; serait en r&eacute;alit&eacute; Aboubakary Abdoulaye, &eacute;lu pr&eacute;sident du S&eacute;nat le m&ecirc;me jour. Ce choix traduirait une volont&eacute; de r&eacute;&eacute;quilibrer les forces politiques en vue d'une &eacute;ventuelle r&eacute;vision constitutionnelle.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-11 02:43:14</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Theodore-Datouo170326500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="64216" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Liberté ou prison : le 17 juillet, jour de vérité pour Mang :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93927/6:1/cameroun-liberte-ou-prison-le-17-juillet-jour-de-verite-pour-mang-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93927/6:1/cameroun-liberte-ou-prison-le-17-juillet-jour-de-verite-pour-mang-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Le Tribunal de Première Instance de Douala-Bonanjo rendra ce vendredi
17 juillet 2026 sa décision concernant la demande de mise en liberté
provisoire de l'activ...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo rendra ce vendredi 17 juillet 2026 sa d&eacute;cision concernant la demande de mise en libert&eacute; provisoire de l'activiste politique Jacques Bertrand Mang, plac&eacute; en d&eacute;tention &agrave; la prison centrale de New Bell depuis le 1er juillet.</p>
<p>Il est 7h30. Les grilles du tribunal de Bonanjo s'ouvrent. &Agrave; l'int&eacute;rieur, un homme attend. Derri&egrave;re les barreaux, il y a Jacques Bertrand Mang. Devant les juges, son avocat plaide pour sa libert&eacute;.</p>
<p>Ce vendredi 17 juillet 2026, la justice camerounaise va trancher. L'activiste politique, entrepreneur et figure de la soci&eacute;t&eacute; civile, saura s'il retrouve la libert&eacute; ou s'il reste derri&egrave;re les murs de la prison centrale de New Bell &agrave; Douala.</p>
<p>Derri&egrave;re cette d&eacute;cision, une affaire qui divise. D'un c&ocirc;t&eacute;, des charges p&eacute;nales : violences sur fonctionnaire, entrave au fonctionnement d'un service public, diffamation sur les r&eacute;seaux sociaux. De l'autre, une d&eacute;fense qui d&eacute;nonce une &laquo; <strong>arrestation politique</strong> &raquo; visant &agrave; faire taire une figure critique du r&eacute;gime.</p>
<p>Entre les deux, un homme dont le parcours a crois&eacute; les plus hautes sph&egrave;res du pouvoir, les scandales politico-judiciaires et les combats citoyens. <strong>Le 17 juillet, la balance de la justice penchera.</strong></p>
<h2>Une audience qui cristallise les tensions</h2>
<p>Le 17 juillet 2026 restera une date charni&egrave;re dans le parcours judiciaire de Jacques Bertrand Mang. Ce vendredi, le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo examinera la demande de mise en libert&eacute; provisoire d&eacute;pos&eacute;e par ses avocats, apr&egrave;s son placement en d&eacute;tention &agrave; la prison centrale de New Bell.</p>
<p>L'audience intervient dans un contexte judiciaire dense pour l'activiste. Depuis plusieurs mois, Mang est au c&oelig;ur de multiples proc&eacute;dures qui semblent s'accumuler : plainte pour tribalisme contre le commentateur Abel Elimbi Lob&eacute;, poursuite pour diffamation intent&eacute;e par Cabral Libii, pr&eacute;sident du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale (PCRN), et d&eacute;sormais cette d&eacute;tention provisoire.</p>
<p><strong>Un faisceau d'affaires qui interroge sur la nature du traitement r&eacute;serv&eacute; &agrave; ce lanceur d'alerte.</strong></p>
<h2>Les charges : ce qui est reproch&eacute; &agrave; Mang</h2>
<p>Lors de l'audience du 10 juillet 2026, les avocats de Mang ont tent&eacute; d'obtenir sa mise en libert&eacute;. En vain. Le juge a mis sa d&eacute;cision en d&eacute;lib&eacute;r&eacute; et rendra son ordonnance le 17 juillet.</p>
<p>Les charges retenues contre lui sont au nombre de trois:</p>
<p>- <strong>Violences sur fonctionnaire</strong> : les faits d&eacute;coulent d'une altercation avec un policier qui aurait d&eacute;truit son t&eacute;l&eacute;phone alors que Mang filmait une r&eacute;union avec des jeunes.<br />- <strong>Entrave au fonctionnement d'un service public</strong> : une accusation qu'il juge tout aussi infond&eacute;e.<br />- <strong>Diffamation sur les r&eacute;seaux sociaux</strong> : une charge qui renvoie &agrave; son activit&eacute; militante sur les plateformes num&eacute;riques.</p>
<p>Selon le REDHAC (R&eacute;seau des d&eacute;fenseurs des droits humains en Afrique centrale), l'activiste aurait &eacute;t&eacute; victime de tortures et de traitements inhumains dans les locaux de la Police Judiciaire de Douala.</p>
<h2>Une d&eacute;fense de choc men&eacute;e par Me Alice Nkom</h2>
<p>La d&eacute;fense de Jacques Bertrand Mang est repr&eacute;sent&eacute;e par une &eacute;quipe d'avocats de premier plan:</p>
<p>- <strong>Me Alice Nkom</strong>, doyenne respect&eacute;e du barreau camerounais et figure majeure de la d&eacute;fense des droits humains<br />- <strong>Me Michael Khumbah Asong</strong>, ancien candidat &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2025<br />- <strong>Me Augustin Nguefack</strong> et d'autres conseils</p>
<p>Une &eacute;quipe qui, depuis l'arrestation de leur client, ne laisse rien au hasard.</p>
<p>Leur argumentaire repose sur deux piliers :</p>
<p>1. <strong>L'arrestation est politique</strong> : la d&eacute;fense d&eacute;nonce une arrestation visant &agrave; faire taire une figure critique du r&eacute;gime.<br />2. <strong>Les droits de Mang ont &eacute;t&eacute; viol&eacute;s</strong> : selon le REDHAC, il aurait &eacute;t&eacute; victime de tortures et de traitements inhumains.</p>
<h2>Un parcours marqu&eacute; par la contestation et les repr&eacute;sailles</h2>
<p>Jacques Bertrand Mang, n&eacute; le 30 janvier 1987 &agrave; Ed&eacute;a, n'en est pas &agrave; son premier affrontement avec les autorit&eacute;s. Ancien cadre du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale (PCRN) et secr&eacute;taire national &agrave; la communication du parti UPP, il s'est impos&eacute; comme une voix critique du r&eacute;gime en place.</p>
<p>Son engagement lui a valu, selon ses propres d&eacute;clarations, des ann&eacute;es de &laquo; <strong>souffrance </strong>&raquo;, de &laquo; p&eacute;nible gal&egrave;re psychologique et physique &raquo;. Il affirme avoir &eacute;t&eacute; &laquo; <strong>menac&eacute; </strong>&raquo; et &laquo; <strong>pourchass&eacute; </strong>&raquo; dans son propre pays.</p>
<p>En avril 2026, son avocat Me Christian Ntimbane Bomo avait d&eacute;j&agrave; d&eacute;nonc&eacute; un &laquo; <strong>internement forc&eacute;</strong> &raquo; dans un h&ocirc;pital psychiatrique de Douala.</p>
<h2>Une mobilisation des d&eacute;fenseurs des droits humains</h2>
<p>L'affaire Mang ne laisse pas indiff&eacute;rents les organisations de d&eacute;fense des droits de l'homme. L'Union d&eacute;mocratique du Cameroun (UDC) et le REDHAC ont d&eacute;nonc&eacute; une arrestation arbitraire et exig&eacute; sa lib&eacute;ration imm&eacute;diate.</p>
<p>L'audience du 10 juillet a attir&eacute; son lot habituel de curieux, de proches et de sympathisants, venus nombreux remplir la salle du Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Bonanjo.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-11 01:51:17</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Jacques-Bertrand-Mang040426500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="74630" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: OTZ : Franck Biya a-t-il empoché 100 milliards ? :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93916/6:1/cameroun-otz-franck-biya-a-t-il-empoche-100-milliards-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93916/6:1/cameroun-otz-franck-biya-a-t-il-empoche-100-milliards-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[L'affaire des Obligations du Trésor à coupon zéro (OTZ), qui agite
la scène politique camerounaise depuis 2012, refait surface en 2026 :
Franck Biya, fils du pr...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L'affaire des Obligations du Tr&eacute;sor &agrave; coupon z&eacute;ro (OTZ), qui agite la sc&egrave;ne politique camerounaise depuis 2012, refait surface en 2026 : Franck Biya, fils du pr&eacute;sident Paul Biya, est accus&eacute; d'avoir r&eacute;alis&eacute; une plus-value de pr&egrave;s de 14 milliards de FCFA sur des titres de la CAMTEL mais les d&eacute;fenseurs du fils du chef de l'&Eacute;tat d&eacute;noncent une manipulation politique, tandis que l'absence de poursuites judiciaires depuis quatorze ans entretient le flou.</p>
<p>14 ans. C'est le temps qu'a dur&eacute; le silence autour de l'affaire des OTZ. Depuis 2012, le nom de Franck Biya, fils a&icirc;n&eacute; du pr&eacute;sident Paul Biya, est associ&eacute; &agrave; une op&eacute;ration financi&egrave;re qui aurait rapport&eacute; pr&egrave;s de 100 milliards de FCFA &agrave; ses soci&eacute;t&eacute;s au d&eacute;triment du Tr&eacute;sor public.</p>
<p>Mais en cette ann&eacute;e 2026, alors que les d&eacute;bats sur la succession s'intensifient et que la r&eacute;vision constitutionnelle r&eacute;tablit le poste de vice-pr&eacute;sident, le &laquo; serpent de mer &raquo; de la politique camerounaise resurgit avec une virulence nouvelle.</p>
<p>Une pr&eacute;tendue &laquo; Alliance pour la d&eacute;fense du bien public &raquo; accuse Franck Biya d'avoir, par le biais de sa soci&eacute;t&eacute; Afrione, acquis 9 400 obligations du Tr&eacute;sor &agrave; coupon z&eacute;ro (OTZ) pour 3,5 milliards de FCFA, avant de les revendre 17,4 milliards soit une plus-value de pr&egrave;s de 14 milliards.</p>
<p><strong>Mais qu'en est-il r&eacute;ellement ?</strong></p>
<p>S'agit-il d'un scandale financier d'une ampleur in&eacute;dite, ou d'une manipulation politique destin&eacute;e &agrave; salir l'image du fils du pr&eacute;sident, &agrave; l'approche des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales ?</p>
<p>Les faits sont t&ecirc;tus. Mais ils sont aussi sujets &agrave; interpr&eacute;tation.</p>
<h2>Les faits : une op&eacute;ration de titrisation complexe</h2>
<p>Pour comprendre l'affaire, il faut remonter &agrave; 2005. L'&Eacute;tat camerounais est d&eacute;biteur de la Cameroon Telecommunications (CAMTEL) &agrave; hauteur de 80,7 milliards de FCFA. Pour &eacute;ponger cette dette, l'&Eacute;tat proc&egrave;de &agrave; une <strong>titrisation</strong> : il transforme 56,7 milliards de sa dette en 56 700 obligations du Tr&eacute;sor &agrave; coupon z&eacute;ro (OTZ), d'une valeur nominale de 1 million de FCFA chacune.</p>
<p>Entre septembre 2005 et ao&ucirc;t 2006, la CAMTEL vend 21 300 de ces OTZ et donne en gage les 35 400 restants. Une partie de ces titres est nantie au profit de la Soci&eacute;t&eacute; Financi&egrave;re Africaine (SFA), filiale de la Commercial Bank of Cameroon.</p>
<p>C'est dans ce contexte qu'intervient la soci&eacute;t&eacute; <strong>Afrione</strong>, dirig&eacute;e par Franck Biya.</p>
<p>Par lettre de la CAMTEL N&deg;393/bis/DG du 18 ao&ucirc;t 2006, celle-ci c&egrave;de &agrave; Afrione 9 400 OTZ. Selon les accusateurs, cette cession s'est faite &agrave; un prix inf&eacute;rieur &agrave; celui propos&eacute; par la SFA : 3<strong>,5 milliards de FCFA</strong> contre 4,5 milliards.</p>
<p>En 2007, Afrione demande le paiement anticip&eacute; de ces titres. Le minist&egrave;re des Finances autorise la transaction. Afrione encaisse alors 17,4 milliards de FCFA, soit une plus-value de pr&egrave;s de 14 milliards.</p>
<h2>Les accusations : un d&eacute;lit d'initi&eacute; ?</h2>
<p>Les d&eacute;tracteurs de Franck Biya pointent plusieurs irr&eacute;gularit&eacute;s :</p>
<p>1. <strong>Un prix d'achat inf&eacute;rieur au march&eacute;</strong> : pourquoi la CAMTEL a-t-elle c&eacute;d&eacute; les titres &agrave; Afrione pour 3,5 milliards, alors que la SFA en proposait 4,5 milliards ?</p>
<p>2. <strong>Une pression sur la SFA</strong> : la Caisse autonome d'amortissement (CAA), organisme public de gestion de la dette, aurait exerc&eacute; une pression sur la SFA pour obtenir la main lev&eacute;e des titres en faveur d'Afrione.</p>
<p>3. <strong>Un paiement anticip&eacute;</strong> : pourquoi l'&Eacute;tat a-t-il accept&eacute; de payer par anticipation les titres, alors que leur &eacute;ch&eacute;ance &eacute;tait fix&eacute;e &agrave; 10 ans ?</p>
<p>4. <strong>Un r&eacute;seau d'influence</strong> : le d&eacute;put&eacute; Jean Michel Nintcheu (SDF) a interpell&eacute; le gouvernement en soulignant les liens familiaux entre Franck Biya, le directeur g&eacute;n&eacute;ral de la CAA (Dieudonn&eacute; Evou Mekou, neveu du chef de l'&Eacute;tat) et le directeur g&eacute;n&eacute;ral de la CAMTEL, qualifi&eacute; de &laquo; tchango &raquo; de Franck Biya.</p>
<p>Pour l'Alliance pour la d&eacute;fense du bien public, il s'agit d'un &laquo; d&eacute;lit d'initi&eacute; &agrave; grande &eacute;chelle &raquo;. Selon Afrique Intelligence, Franck Biya aurait jou&eacute; de ses appuis au sein de l'appareil d'&Eacute;tat pour acqu&eacute;rir ces obligations en dessous de leur valeur de march&eacute;.</p>
<h2>Les &eacute;l&eacute;ments de d&eacute;fense : une transaction standard</h2>
<p>Les partisans de Franck Biya opposent plusieurs arguments :</p>
<p>1. <strong>Une pratique financi&egrave;re l&eacute;gale</strong></p>
<p>La titrisation et le rachat anticip&eacute; d'obligations sont des pratiques standard sur les march&eacute;s de capitaux. Afrione a pris un risque financier en achetant des titres &agrave; d&eacute;cote, ce qui rel&egrave;ve de l'investissement classique et non du vol. Un expert financier cit&eacute; par Cameroun24 souligne que l'affaire a &eacute;t&eacute; &laquo; orient&eacute;e vers Franck Biya pour produire un d&eacute;lit de patronyme &raquo;, alors qu'il s'agit d'un &laquo; dossier financier simple, mais techniquement complexe &raquo;.</p>
<p>2. <strong>Aucun d&eacute;lit d'initi&eacute;</strong></p>
<p>Les experts juridiques rappellent qu'aucun texte de loi n'a &eacute;t&eacute; viol&eacute;. La proc&eacute;dure de rachat anticip&eacute; des obligations &eacute;tait ouverte &agrave; toutes les entreprises d&eacute;tentrices de ces titres. Il n'y aurait eu aucun traitement de faveur.</p>
<p>3. <strong>La manipulation de la plainte</strong></p>
<p>La cr&eacute;dibilit&eacute; des accusateurs s'est effondr&eacute;e lorsque <strong>Alphonse Mekoulou Ze</strong>, pr&eacute;sent&eacute; comme le pr&eacute;sident du collectif &agrave; l'origine de la plainte, a d&eacute;nonc&eacute; une usurpation de son nom. Cet adjudant des douanes, en service &agrave; Mbalmayo, a affirm&eacute; n'avoir &laquo; aucune id&eacute;e de ce fameux collectif &raquo; et a d&eacute;clar&eacute; &ecirc;tre &laquo; un homme traumatis&eacute; &raquo; par cette association malveillante.</p>
<p>Le collectif &laquo; Alliance pour la d&eacute;fense du bien public &raquo; s'est d&eacute;sagr&eacute;g&eacute;. Mekoulou Ze a port&eacute; plainte contre inconnu pour usurpation d'identit&eacute;.</p>
<h2>Le paradoxe : quatorze ans d'impunit&eacute;</h2>
<p>Malgr&eacute; la vigueur des accusations et des d&eacute;mentis, une question demeure : <strong>pourquoi cette affaire n'a-t-elle jamais &eacute;t&eacute; jug&eacute;e ?</strong></p>
<p>D&eacute;pos&eacute;e en 2012, la plainte n'a donn&eacute; lieu &agrave; aucune poursuite judiciaire. Le parlement a &eacute;t&eacute; saisi. Les m&eacute;dias ont relay&eacute;. Des experts ont analys&eacute;. Mais la justice est rest&eacute;e silencieuse.</p>
<p>Franck Biya, lui, n'a jamais r&eacute;pondu publiquement &agrave; ces accusations. Son silence est interpr&eacute;t&eacute; par ses d&eacute;tracteurs comme un aveu, et par ses d&eacute;fenseurs comme une strat&eacute;gie de discr&eacute;tion.</p>
<h2>Le contexte politique de 2026</h2>
<p>L'affaire des OTZ n'est pas un simple fait divers financier. Elle s'inscrit dans un contexte politique particuli&egrave;rement tendu :</p>
<p>- <strong>La r&eacute;vision constitutionnelle</strong> d'avril 2026 a r&eacute;tabli le poste de vice-pr&eacute;sident, alimentant les sp&eacute;culations sur une &eacute;ventuelle nomination de Franck Biya.<br />- <strong>L'absence prolong&eacute;e de Paul Biya</strong> en Suisse, o&ugrave; il suivrait des soins m&eacute;dicaux, renforce les interrogations sur la succession.<br />- <strong>La guerre de succession</strong> qui agite les cercles du pouvoir place Franck Biya au centre des attentions.</p>
<p>Dans ce contexte, l'affaire des OTZ est devenue une arme politique. Pour les uns, elle prouve l'ill&eacute;gitimit&eacute; de Franck Biya &agrave; pr&eacute;tendre &agrave; la plus haute fonction. Pour les autres, elle est une manipulation visant &agrave; discr&eacute;diter un homme dont la seule faute est d'&ecirc;tre le fils du pr&eacute;sident.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-09 16:26:44</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Franck_Biya140224500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="92301" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: 2027 : affaiblir le MRC pour verrouiller la transition :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93905/6:1/cameroun-2027-affaiblir-le-mrc-pour-verrouiller-la-transition-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93905/6:1/cameroun-2027-affaiblir-le-mrc-pour-verrouiller-la-transition-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Trois militants dissidents du MRC ont saisi la justice pour demander
la mise sous tutelle du parti mais derrière cette plainte
juridiquement fragile se cache un...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Trois militants dissidents du MRC ont saisi la justice pour demander la mise sous tutelle du parti mais derri&egrave;re cette plainte juridiquement fragile se cache une op&eacute;ration politique clairement identifi&eacute;e : neutraliser la principale force d'opposition structur&eacute;e avant les &eacute;lections locales de 2027, et pr&eacute;parer le terrain &agrave; une succession confisqu&eacute;e au profit de Franck Biya.</p>
<p>Le 7 juillet 2026, une assignation en r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure est d&eacute;pos&eacute;e devant le tribunal de premi&egrave;re instance de Yaound&eacute;. Les requ&eacute;rants : trois militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun Willy Mengue, Mbala Wouria II S&eacute;bastien et Laure Noutchang.</p>
<p>Leur demande ? Placer le MRC sous tutelle judiciaire. Motif invoqu&eacute; : une crise de direction, un vide statutaire, un parti paralys&eacute;.</p>
<p><strong>Mais dans les coulisses, la r&eacute;alit&eacute; est tout autre.</strong></p>
<p>La plainte est juridiquement fragile. Les requ&eacute;rants ont contourn&eacute; toutes les proc&eacute;dures internes comit&eacute;s de m&eacute;diation, Directoire, Conseil National. Aucune urgence r&eacute;elle n'est d&eacute;montr&eacute;e. Le MRC fonctionne. Ses organes sont en place. Ses proc&egrave;s-verbaux sont d&eacute;pos&eacute;s au MINAT.</p>
<p><strong>Alors pourquoi cette assignation ?</strong></p>
<p>Pour comprendre, il faut regarder au-del&agrave; des arguments juridiques. Regarder le calendrier. Regarder les alliances. Regarder ce qui se pr&eacute;pare pour 2027.</p>
<p>Derri&egrave;re ces trois noms, il y a une strat&eacute;gie. Et derri&egrave;re cette strat&eacute;gie, il y a un objectif que personne ne dit publiquement mais que les actes dessinent avec une clart&eacute; croissante : imposer Franck Biya comme successeur, sans &eacute;lection v&eacute;ritable, sans d&eacute;bat national, sans alternative cr&eacute;dible et surtout, sans r&eacute;sistance organis&eacute;e.</p>
<p>Le MRC est aujourd'hui le principal parti d'opposition structur&eacute;. Avec 230 nouvelles unit&eacute;s cr&eacute;&eacute;es depuis janvier et 2 300 nouveaux militants recrut&eacute;s en six mois, il entre dans la s&eacute;quence &eacute;lectorale de 2027 en position de force.</p>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment cela qui d&eacute;range.</p>
<p><strong>Cette plainte n'est pas un acte de militants frustr&eacute;s. C'est un acte de d&eacute;blayage politique au service d'une transition confisqu&eacute;e.</strong></p>
<h2>Une plainte juridiquement fragile</h2>
<p>Me Roland Dieuwou, Secr&eacute;taire national charg&eacute; des affaires juridiques du MRC, a r&eacute;pondu aux requ&eacute;rants avec une pr&eacute;cision qui m&eacute;rite d'&ecirc;tre lue attentivement.</p>
<p>Son argument central repose sur la hi&eacute;rarchie des normes internes. L'article 2 du R&egrave;glement int&eacute;rieur dispose que ce dernier est subordonn&eacute; aux statuts. Or l'article 19 alin&eacute;a (a) des statuts norme sup&eacute;rieure autorise le Conseil National &agrave; prendre, entre deux Conventions, certaines d&eacute;cisions relevant de la comp&eacute;tence de la Convention lorsque l'urgence l'exige.</p>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui s'est pass&eacute;.</p>
<p>Le Directoire, lors de sa session ordinaire du 21 juillet 2025, a constat&eacute; que la d&eacute;mission de Kamto n'entrait pas dans les pr&eacute;visions de l'article 68(2) du R&egrave;glement int&eacute;rieur faute de vacance constat&eacute;e &agrave; la majorit&eacute; des 4/5 de ses membres. Il a d&eacute;sign&eacute; Mamadou Yakouba comme Pr&eacute;sident par int&eacute;rim et d&eacute;pos&eacute; le proc&egrave;s-verbal au MINAT le 22 juillet 2025.</p>
<p>Le Conseil National du 6 septembre 2025 a ratifi&eacute; cette position et confirm&eacute; le retour de Kamto dans sa troisi&egrave;me r&eacute;solution. &Agrave; partir de ce moment, Kamto pouvait simplement reprendre son mandat obtenu pour cinq ans en d&eacute;cembre 2023 et attendre la prochaine Convention en 2028 sans aucun vide juridique, sans caducit&eacute;, sans vacuum legem.</p>
<p>La Convention extraordinaire du 21 d&eacute;cembre 2025 n'&eacute;tait donc pas une n&eacute;cessit&eacute; juridique. C'&eacute;tait un choix de renforcement institutionnel, adopt&eacute; souverainement par les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s &agrave; 95,44 %.</p>
<p>Contester cette Convention ne change rien &agrave; la l&eacute;gitimit&eacute; de Kamto. Elle existait avant. Elle existait sans elle.</p>
<p><strong>La plainte repose sur une lecture erron&eacute;e de la hi&eacute;rarchie des normes internes.</strong></p>
<h2>Une proc&eacute;dure d'urgence pour cr&eacute;er artificiellement une crise</h2>
<p>Les requ&eacute;rants ont choisi le r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure proc&eacute;dure exceptionnelle r&eacute;serv&eacute;e aux situations d'urgence absolue, de pr&eacute;judice imminent, sans contestation s&eacute;rieuse possible.</p>
<p><strong>Or le MRC fonctionne.</strong></p>
<p>Ses organes sont en place. Ses proc&egrave;s-verbaux sont d&eacute;pos&eacute;s. Aucune paralysie institutionnelle n'est d&eacute;montr&eacute;e.</p>
<p>Il y a plus. Les requ&eacute;rants n'ont saisi ni les comit&eacute;s de m&eacute;diation communaux, d&eacute;partementaux ou r&eacute;gionaux, ni le Comit&eacute; National de M&eacute;diation et d'Arbitrage, ni le Directoire, ni le Conseil National.</p>
<p>La loi n&deg;90/056 et les statuts du MRC imposent pourtant que les litiges internes soient d'abord trait&eacute;s par les organes du parti.</p>
<p>Ne pas utiliser ces recours internes signifie une chose simple : <strong>il n'y a pas de trouble grave, il n'y a pas d'urgence r&eacute;elle.</strong></p>
<blockquote>
<p>&laquo; La d&eacute;marche est politique, pas statutaire. C'est un contournement volontaire des proc&eacute;dures internes pour cr&eacute;er un choc externe produire un effet m&eacute;diatique, installer l'id&eacute;e d'un parti en crise, et d&eacute;tourner l'attention du public de l'enjeu r&eacute;el. &raquo;</p>
</blockquote>
<h2>La finalit&eacute; r&eacute;elle : affaiblir le MRC, imposer Franck Biya</h2>
<p>C'est le point que le public doit comprendre.</p>
<p><strong>Les &eacute;lections locales pr&eacute;vues en 2027</strong> municipales et l&eacute;gislatives sont des scrutins o&ugrave; la mobilisation populaire est massive, o&ugrave; les r&eacute;seaux locaux jouent un r&ocirc;le central, et o&ugrave; les partis structur&eacute;s peuvent transformer des dynamiques territoriales en &eacute;quilibres politiques durables.</p>
<p>Le MRC est aujourd'hui le principal parti d'opposition structur&eacute;, le seul dot&eacute; d'une base militante nationale, le seul capable d'organiser des campagnes locales coh&eacute;rentes sur l'ensemble du territoire.</p>
<p>Avec 230 nouvelles unit&eacute;s cr&eacute;&eacute;es depuis janvier et 2 300 nouveaux militants recrut&eacute;s en six mois, il entre dans cette s&eacute;quence &eacute;lectorale en position de force.</p>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment cela qui d&eacute;range.</p>
<p>Affaiblir le MRC avant 2027 sert plusieurs objectifs simultan&eacute;s :</p>
<p>- Une bataille judiciaire interne d&eacute;tourne les cadres de la mobilisation territoriale.<br />- Un parti pr&eacute;sent&eacute; comme ill&eacute;gal ou en crise mobilise moins de militants et d'&eacute;lecteurs.<br />- Des listes d&eacute;pos&eacute;es dans l'incertitude d'un contentieux administratif peuvent &ecirc;tre fragilis&eacute;es dans les d&eacute;lais &eacute;lectoraux sans qu'il soit n&eacute;cessaire de gagner le proc&egrave;s. <strong>Il suffit de retarder.</strong></p>
<h2>L'horizon plus large : la succession ouverte</h2>
<p>Mais il y a un horizon plus large et plus lourd.</p>
<p><strong>Le Cameroun traverse une p&eacute;riode de succession ouverte. Paul Biya est absent.</strong></p>
<p>Et derri&egrave;re les man&oelig;uvres judiciaires, derri&egrave;re les dissidences orchestr&eacute;es, derri&egrave;re la guerre de perception document&eacute;e depuis des mois, il y a un objectif que personne ne dit publiquement mais que les actes dessinent avec une clart&eacute; croissante : imposer Franck Biya comme successeur, sans &eacute;lection v&eacute;ritable, sans d&eacute;bat national, sans alternative cr&eacute;dible et surtout, sans r&eacute;sistance organis&eacute;e.</p>
<p>Cette imposition suppose une condition pr&eacute;alable que les man&oelig;uvres actuelles cherchent pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; cr&eacute;er : que le peuple camerounais n'ait pas, au moment d&eacute;cisif, de force politique capable de r&eacute;sister, de mobiliser et de proposer une autre voie.</p>
<p>Le MRC est cette force. C'est le seul parti qui dispose &agrave; la fois :</p>
<p>- d'une doctrine constitutionnelle solide,<br />- d'une base militante nationale,<br />- d'un leader de stature internationale,<br />- et d'une l&eacute;gitimit&eacute; &eacute;lectorale document&eacute;e depuis 2018.</p>
<p>Le neutraliser avant les &eacute;lections locales de 2027, c'est s'assurer que lorsque la question successorale deviendra in&eacute;vitable et elle le deviendra le peuple camerounais se retrouvera sans d&eacute;fense organis&eacute;e face &agrave; une d&eacute;cision d&eacute;j&agrave; prise en haut lieu.</p>
<h2>Une man&oelig;uvre coordonn&eacute;e</h2>
<p>Cette plainte n'est pas un acte de militants frustr&eacute;s. C'est un acte de d&eacute;blayage politique au service d'une transition confisqu&eacute;e.</p>
<p><strong>Willy Mengue, rappelons-le, a &eacute;t&eacute; aper&ccedil;u en contact avec des cadres du RDPC.</strong> Laure Noutchang a refus&eacute; toute proc&eacute;dure interne tout en multipliant les d&eacute;clarations align&eacute;es sur les &eacute;l&eacute;ments de langage du camp adverse. Le troisi&egrave;me requ&eacute;rant est domicili&eacute; &agrave; Bruxelles.</p>
<p>Ce n'est pas une co&iuml;ncidence de militants d&eacute;&ccedil;us. <strong>C'est une man&oelig;uvre coordonn&eacute;e.</strong></p>
<h2>Ce que cette plainte ne peut pas produire</h2>
<p>M&ecirc;me si le juge examinait s&eacute;rieusement la demande, la plainte ne peut pas :</p>
<p>- suspendre le Directoire,<br />- annuler la Convention,<br />- invalider les d&eacute;p&ocirc;ts administratifs,<br />- effacer les d&eacute;cisions du Conseil National,<br />- cr&eacute;er une vacance qui n'a jamais &eacute;t&eacute; constat&eacute;e,<br />- ni imposer un mandataire ad hoc sans d&eacute;monstration d'un trouble grave.</p>
<p><strong>Le MRC conserve ses organes, ses textes, ses proc&egrave;s-verbaux, sa l&eacute;gitimit&eacute; statutaire et sa capacit&eacute; &agrave; participer aux &eacute;lections.</strong></p>
<p>La plainte peut faire du bruit. Elle ne peut pas produire l'effet juridique recherch&eacute;.</p>
<p>Et Me Dieuwou a r&eacute;sum&eacute; la situation avec la concision qui convient : <strong>&laquo; Allez chercher autre chose. &raquo;</strong></p>
<h2>Ce que le peuple camerounais doit comprendre</h2>
<p>Derri&egrave;re ce dossier judiciaire, il y a une question qui concerne chaque Camerounais :</p>
<p>A-t-il le droit de choisir librement son prochain dirigeant, ou cette d&eacute;cision sera-t-elle prise &agrave; sa place, par un clan, avant m&ecirc;me que la question ne soit pos&eacute;e ?</p>
<p>Le MRC n'est pas seulement un parti politique. Dans ce contexte pr&eacute;cis, <strong>il est le dernier verrou organis&eacute; entre une transition d&eacute;mocratique et une succession impos&eacute;e.</strong></p>
<p>C'est pourquoi on cherche &agrave; le neutraliser. C'est pourquoi il doit r&eacute;sister. Et c'est pourquoi le peuple camerounais doit comprendre ce qui se joue r&eacute;ellement derri&egrave;re cette assignation du 7 juillet 2026.</p>
<p><strong>Ce dossier n'est pas une crise juridique. C'est une man&oelig;uvre de pr&eacute;-transition.</strong></p>
<p>Les requ&eacute;rants ont une assignation et une strat&eacute;gie. Mais pas un dossier.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec John Lawson</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-09 11:24:42</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Mrc_Parti_Cameroun_logo_26012024.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="40415" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: MRC : Willy Mengue exclu, la guerre interne s'intensifie :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93900/6:1/cameroun-mrc-willy-mengue-exclu-la-guerre-interne-sintensifie-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93900/6:1/cameroun-mrc-willy-mengue-exclu-la-guerre-interne-sintensifie-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Willy Mengue, figure médiatique et ancien responsable du Mouvement
pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a été définitivement exclu
du parti par le Comité nati...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Willy Mengue, figure m&eacute;diatique et ancien responsable du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a &eacute;t&eacute; d&eacute;finitivement exclu du parti par le Comit&eacute; national de m&eacute;diation et d'arbitrage le 29 juin 2026, une d&eacute;cision valid&eacute;e &agrave; l'unanimit&eacute; par le Directoire le 7 juillet, alors que deux militants saisissent la justice pour contester la l&eacute;gitimit&eacute; de Maurice Kamto.</p>
<p>Les murs du si&egrave;ge national du MRC, &agrave; Yaound&eacute;, ont trembl&eacute;. Une r&eacute;union du Directoire, tenue en juillet 2026, a valid&eacute; une d&eacute;cision qui promet de faire des vagues : l'exclusion d&eacute;finitive de Willy Mengue.</p>
<p>Mais cette sanction, prononc&eacute;e le 29 juin par le Comit&eacute; national de m&eacute;diation et d'arbitrage (CNMA) pour &laquo; violation r&eacute;p&eacute;t&eacute;e du devoir de loyaut&eacute; &raquo;, est bien plus qu'une simple mesure disciplinaire. Elle s'inscrit dans un contexte de tensions profondes qui menacent l'unit&eacute; du principal parti d'opposition camerounais, &agrave; quelques mois des &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2026.</p>
<p>Car Mengue n'est pas un militant ordinaire. C'est un communicant chevronn&eacute;, une voix m&eacute;diatique du MRC, celui qui, sur les plateaux de t&eacute;l&eacute;vision, osait critiquer ouvertement la direction de Maurice Kamto, allant jusqu'&agrave; &eacute;voquer l'existence de &laquo; deux MRC &raquo;. Sa radiation est le point d'orgue d'une guerre des clans qui ne cesse de s'amplifier.</p>
<p>Pire encore, l'affaire prend une tournure judiciaire. Willy Mengue, aux c&ocirc;t&eacute;s de Laure Noutchang, a saisi le Tribunal de premi&egrave;re instance d'Ekounou pour contester la l&eacute;gitimit&eacute; de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du parti. L'audience, fix&eacute;e au 9 juillet 2026, pourrait bien &ecirc;tre le th&eacute;&acirc;tre d'un s&eacute;isme politique. D'un c&ocirc;t&eacute;, la direction du MRC, qui brandit la discipline. De l'autre, des militants qui estiment que le parti est en train de s'&eacute;loigner de ses id&eacute;aux. Au milieu, une question : le MRC survivra-t-il &agrave; ses propres d&eacute;mons ?</p>
<h2>Une opposition sous pression</h2>
<p>Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), dirig&eacute; par Maurice Kamto, est la principale formation politique d'opposition au Cameroun. &Agrave; l'approche des &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2026, le parti fait face &agrave; un double d&eacute;fi : maintenir sa coh&eacute;sion interne et &eacute;viter que ses querelles ne se transforment en vuln&eacute;rabilit&eacute; juridique. C'est dans ce climat tendu que la d&eacute;cision d'exclusion de Willy Mengue est intervenue.</p>
<h2>L'exclusion : Une proc&eacute;dure disciplinaire</h2>
<p>La proc&eacute;dure disciplinaire a &eacute;t&eacute; engag&eacute;e apr&egrave;s une plainte d&eacute;pos&eacute;e par Joseph Taffo, membre de la f&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Littoral II. Le CNMA reproche &agrave; Willy Mengue d'avoir multipli&eacute;, ces derniers mois, des prises de position publiques mettant en cause la direction du MRC.</p>
<p>Parmi les griefs retenus contre lui :<br />- Avoir contest&eacute; la l&eacute;gitimit&eacute; des dirigeants issus de la convention du 21 d&eacute;cembre 2025.<br />- Avoir affirm&eacute; qu'il existait &laquo; deux MRC &raquo;.<br />- Avoir qualifi&eacute; le parti de &laquo; tribaliste &raquo;.<br />- Avoir appel&eacute; &agrave; la d&eacute;mission de Maurice Kamto.</p>
<p>Selon le CNMA, Willy Mengue avait &eacute;t&eacute; invit&eacute; &agrave; pr&eacute;senter ses observations dans un d&eacute;lai de quatre jours, mais aucune r&eacute;ponse n'a &eacute;t&eacute; transmise dans le d&eacute;lai imparti. La proc&eacute;dure s'est donc d&eacute;roul&eacute;e en son absence. &Agrave; l'issue de ses d&eacute;lib&eacute;rations, le comit&eacute; a estim&eacute; que les faits reproch&eacute;s constituaient une violation r&eacute;p&eacute;t&eacute;e du devoir de loyaut&eacute;, un refus de se conformer &agrave; la ligne officielle ainsi que des actes assimil&eacute;s &agrave; une trahison des int&eacute;r&ecirc;ts de la formation politique.</p>
<h2>La validation du Directoire</h2>
<p>La d&eacute;cision du CNMA a &eacute;t&eacute; soumise au Directoire national du MRC, r&eacute;uni en sa premi&egrave;re session du mois de juillet 2026 au si&egrave;ge national. Les membres du Directoire ont approuv&eacute; &agrave; l'unanimit&eacute; l'exclusion d&eacute;finitive de Willy Mengue. La sanction est entr&eacute;e en vigueur imm&eacute;diatement.</p>
<h2>La riposte judiciaire : Une contestation en r&egrave;gle</h2>
<p>Mais Willy Mengue ne compte pas en rester l&agrave;. Aux c&ocirc;t&eacute;s de Laure Noutchang et d'un troisi&egrave;me militant, il a saisi le Tribunal de premi&egrave;re instance d'Ekounou pour contester la l&eacute;gitimit&eacute; de Maurice Kamto.</p>
<p>Les requ&eacute;rants ont d&eacute;pos&eacute; deux r&eacute;f&eacute;r&eacute;s d'heure &agrave; heure, une proc&eacute;dure d'exception r&eacute;serv&eacute;e aux situations de p&eacute;ril imminent. Ils demandent au juge :<br />1. D'interdire &agrave; Maurice Kamto de s'exprimer publiquement au nom du MRC.<br />2. D'annuler l'int&eacute;gralit&eacute; des d&eacute;cisions prises pendant son absence.<br />3. De d&eacute;signer un mandataire provisoire pour diriger le parti.</p>
<p>Leurs arguments reposent sur une th&egrave;se pr&eacute;cise : Maurice Kamto aurait d&eacute;missionn&eacute; du MRC en juin 2025 pour adh&eacute;rer au MANIDEM dans le cadre de la pr&eacute;sidentielle de 2025, laissant le parti en vacance de direction. La Convention extraordinaire du 21 d&eacute;cembre 2025, tenue dans ces conditions pr&eacute;tendument irr&eacute;guli&egrave;res, serait donc nulle.</p>
<h2>La d&eacute;fense du MRC : Une argumentation juridique serr&eacute;e</h2>
<p>La direction du MRC ne compte pas se laisser faire. Me Roland Dieuwou, secr&eacute;taire national charg&eacute; des affaires juridiques du parti, a qualifi&eacute; la saisine des dissidents de &laquo; l&eacute;g&egrave;re &raquo; et leur a lanc&eacute; : &laquo; Allez chercher autre chose ! &raquo;.</p>
<p>Dans une argumentation juridique d&eacute;taill&eacute;e, l'avocat d&eacute;montre que la proc&eacute;dure est infond&eacute;e. Il rappelle que le Directoire du MRC avait d&eacute;j&agrave; constat&eacute; le 21 juillet 2025 que la d&eacute;mission de Maurice Kamto &laquo; n'entre pas dans les pr&eacute;visions de l'article 68(2) du r&egrave;glement int&eacute;rieur &raquo;, et que le Conseil National du 6 septembre 2025 avait ratifi&eacute; cette position avant de confirmer le retour &agrave; la t&ecirc;te du parti de son pr&eacute;sident.</p>
<p>Me Dieuwou souligne &eacute;galement que l'article 19 des statuts permet au Conseil National de prendre des d&eacute;cisions relevant de la comp&eacute;tence de la Convention en cas d'urgence. Il rappelle que le r&egrave;glement int&eacute;rieur est subordonn&eacute; aux dispositions des statuts.</p>
<h2>Les enjeux : Une bataille pour l'avenir du MRC</h2>
<p>Cette affaire d&eacute;passe largement le cas de Willy Mengue. Elle r&eacute;v&egrave;le des fractures profondes au sein du MRC, qui pourraient compromettre ses chances lors des prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales.</p>
<p>D'un c&ocirc;t&eacute;, la direction du parti, incarn&eacute;e par Maurice Kamto, tente de maintenir la discipline et de pr&eacute;senter un front uni. De l'autre, des militants estiment que le parti s'est &eacute;loign&eacute; de ses id&eacute;aux d&eacute;mocratiques et que la direction est ill&eacute;gitime.</p>
<p>La bataille judiciaire du 9 juillet 2026 pourrait &ecirc;tre d&eacute;cisive. Si les requ&eacute;rants obtiennent gain de cause, c'est l'ensemble de l'&eacute;difice du MRC qui pourrait s'effondrer. Si la direction l'emporte, elle sortira renforc&eacute;e, mais au prix d'une exclusion qui laisse des traces.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-08 15:57:07</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Willy-Mengue080726500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="97367" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: MRC : Willy Mengue et Laure Noutchang attaquent Kamto en justice :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93884/6:1/cameroun-mrc-willy-mengue-et-laure-noutchang-attaquent-kamto-en-justice-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93884/6:1/cameroun-mrc-willy-mengue-et-laure-noutchang-attaquent-kamto-en-justice-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Deux militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC),
Willy Mengue et Laure Noutchang, ont saisi le Tribunal de première
instance d'Ekounou pour co...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Deux militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Willy Mengue et Laure Noutchang, ont saisi le Tribunal de premi&egrave;re instance d'Ekounou pour contester la l&eacute;gitimit&eacute; de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du parti, demandant l'interdiction de ses prises de parole et l'annulation des d&eacute;cisions prises durant son absence une proc&eacute;dure d'urgence qui pourrait plonger l'opposition camerounaise dans une crise de succession majeure.</p>
<p>Jeudi 9 juillet 2026, 7h30. Le Palais de justice d'Ekounou, &agrave; Yaound&eacute;, s'appr&ecirc;te &agrave; vivre une audience hors du commun.</p>
<p>Devant le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s, deux militants d'un m&ecirc;me parti s'affrontent. Pas sur une question de fond politique. Pas sur une strat&eacute;gie &eacute;lectorale. Mais sur la l&eacute;gitimit&eacute; m&ecirc;me de leur pr&eacute;sident national.</p>
<p>Willy Mengue et Laure Noutchang ont d&eacute;pos&eacute; deux requ&ecirc;tes en r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure une proc&eacute;dure d'exception r&eacute;serv&eacute;e aux situations de p&eacute;ril imminent. Leur cible : Maurice Kamto, l'homme qui a incarn&eacute; l'espoir de l'opposition camerounaise pendant des ann&eacute;es.</p>
<p>La premi&egrave;re requ&ecirc;te demande au juge d'interdire &agrave; Kamto de s'exprimer publiquement au nom du parti. La seconde exige l'annulation de l'int&eacute;gralit&eacute; des d&eacute;cisions prises pendant son absence.</p>
<p>Si le tribunal acc&egrave;de &agrave; ces demandes, c'est l'ensemble de l'&eacute;difice du MRC qui pourrait s'effondrer. Une mise sous cloche judiciaire du leader de l'opposition. Un vide juridique au sein de la premi&egrave;re force politique contestataire. Un cadeau empoisonn&eacute; pour le r&eacute;gime en place.</p>
<p>Mais la question qui br&ucirc;le est ailleurs : comment un parti d'opposition, qui combat l'autoritarisme du r&eacute;gime Biya, en arrive-t-il &agrave; r&eacute;gler ses comptes devant les tribunaux de la R&eacute;publique ?</p>
<h2>Une proc&eacute;dure d'exception pour une crise d'exception</h2>
<p>Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), principale force d'opposition au Cameroun, traverse une crise interne sans pr&eacute;c&eacute;dent. Deux figures du parti, Willy Mengue et Laure Noutchang, ont choisi de porter le diff&eacute;rend qui les oppose &agrave; leur hi&eacute;rarchie devant la justice, ciblant directement le pr&eacute;sident national, Maurice Kamto.</p>
<p>L'offensive s'est mat&eacute;rialis&eacute;e par le d&eacute;p&ocirc;t de deux requ&ecirc;tes en r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure aupr&egrave;s du Tribunal de Premi&egrave;re Instance d'Ekounou, &agrave; Yaound&eacute;. Le recours &agrave; cette proc&eacute;dure civile d'exception d&eacute;montre la volont&eacute; manifeste des plaignants de neutraliser urgemment la direction actuelle du parti. Le r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure est en effet une mesure r&eacute;serv&eacute;e aux situations de crise absolue, permettant d'obtenir une d&eacute;cision de justice dans des d&eacute;lais extr&ecirc;mement brefs lorsque le demandeur justifie d'un p&eacute;ril imminent.</p>
<h2>La premi&egrave;re requ&ecirc;te : interdire Kamto de parler</h2>
<p>La premi&egrave;re proc&eacute;dure initi&eacute;e par Willy Mengue et Laure Noutchang s'attaque frontalement au droit de parole et de repr&eacute;sentation de l'ancien candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2025. Les requ&eacute;rants demandent formellement au juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s d'interdire &agrave; Maurice Kamto de s'exprimer publiquement, d'engager le parti ou de poser le moindre acte administratif au nom et pour le compte du MRC.</p>
<p>Cette d&eacute;marche tend &agrave; contester la l&eacute;gitimit&eacute; m&ecirc;me de son statut actuel de pr&eacute;sident national, visant &agrave; le frapper d'une incapacit&eacute; juridique de repr&eacute;sentation. Les plaignants invitent le juge &agrave; se prononcer sur la r&eacute;gularit&eacute; de sa situation au regard des r&egrave;gles internes de la formation politique.</p>
<h2>La seconde requ&ecirc;te : annuler deux ans de d&eacute;cisions</h2>
<p>La seconde proc&eacute;dure s'av&egrave;re encore plus lourde de cons&eacute;quences pour l'appareil du parti. Elle sollicite l'annulation syst&eacute;matique de l'int&eacute;gralit&eacute; des d&eacute;cisions, nominations, exclusions et orientations politiques act&eacute;es au sein du MRC sur une p&eacute;riode pr&eacute;cise : celle allant de la d&eacute;mission de l'ancien pr&eacute;sident jusqu'&agrave; son retour effectif &agrave; la t&ecirc;te de la formation politique.</p>
<p>Si le tribunal acc&egrave;de &agrave; cette demande, c'est l'ensemble de l'&eacute;difice manag&eacute;rial et structurel construit par le MRC ces derni&egrave;res ann&eacute;es qui pourrait s'effondrer, cr&eacute;ant un vide juridique total au sein de l'organisation politique.</p>
<p>Les requ&eacute;rants estiment que la validit&eacute; de ces actes doit &ecirc;tre examin&eacute;e &agrave; l'aune des statuts du parti, contestant ainsi la conformit&eacute; des transitions et de la r&eacute;int&eacute;gration des dirigeants.</p>
<h2>Le contexte d'une crise annonc&eacute;e</h2>
<p>Cette offensive judiciaire n'est pas sortie de nulle part. Depuis plusieurs mois, le MRC est secou&eacute; par des tensions internes qui menacent sa coh&eacute;sion &agrave; l'approche des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales.</p>
<p>Le 1er janvier 2026, Willy Mengue avait d&eacute;j&agrave; publi&eacute; un message sur Facebook dans lequel il estimait que le pouvoir compterait sur les d&eacute;saccords en cours au sein du parti, notamment dans le sillage de l'exclusion d&eacute;finitive de l'un des membres fondateurs, Thierry Okala Ebode. Selon lui, cette s&eacute;quence pourrait &ecirc;tre exploit&eacute;e pour tenter d'invalider les investitures du MRC aux municipales et l&eacute;gislatives de 2026.</p>
<p>&laquo; L'ann&eacute;e 2026 est certes souhaitable bonne comme j'entends ici et l&agrave; mais les nuages se sont-ils d&eacute;j&agrave; dissip&eacute;s pour nous au moment o&ugrave; on s'&eacute;tripe de l'int&eacute;rieur ? &raquo;, s'interrogeait-il, avant de mettre en garde contre &laquo; le luxe des dissensions, des exclusions ou des batailles de positionnement internes &raquo;.</p>
<p>Maurice Kamto avait lui-m&ecirc;me abord&eacute; l'atmosph&egrave;re interne lors de la convention extraordinaire du 21 d&eacute;cembre 2025, qui a abouti &agrave; sa r&eacute;&eacute;lection &agrave; la t&ecirc;te du MRC. Le pr&eacute;sident national avait dress&eacute; un constat s&eacute;v&egrave;re : &laquo; l'indiscipline, pour ne pas dire plus, a atteint dans nos rangs un niveau qui constitue une menace &agrave; l'unit&eacute; et la coh&eacute;sion du parti &raquo;.</p>
<h2>Une strat&eacute;gie qui divise les militants</h2>
<p>La d&eacute;cision de Willy Mengue et Laure Noutchang de porter ce diff&eacute;rend devant les tribunaux a suscit&eacute; des r&eacute;actions contrast&eacute;es au sein du parti. En choisissant de court-circuiter les instances de m&eacute;diation internes, ils exposent les fractures id&eacute;ologiques et structurelles du MRC sur la place publique.</p>
<p>Pour certains observateurs, cette strat&eacute;gie est per&ccedil;ue comme une tentative de d&eacute;stabilisation du leader historique du MRC, tandis que d'autres y voient une d&eacute;marche l&eacute;gitime visant &agrave; r&eacute;tablir la conformit&eacute; statutaire du parti.</p>
<p>Dans un pays o&ugrave; Maurice Kamto a &eacute;t&eacute; emprisonn&eacute; pour ses convictions politiques et o&ugrave; le MRC a subi des d&eacute;cennies de r&eacute;pression, cette bataille judiciaire entre militants est per&ccedil;ue par certains comme une trahison des id&eacute;aux de lutte contre le r&eacute;gime.</p>
<h2>Enjeux politiques majeurs</h2>
<p>L'affaire intervient &agrave; un moment crucial pour l'opposition camerounaise. Apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025, dont la candidature de Maurice Kamto avait &eacute;t&eacute; invalid&eacute;e, le MRC tente de se reconstruire en vue des &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2026.</p>
<p>La double requ&ecirc;te d&eacute;pos&eacute;e par Willy Mengue et Laure Noutchang menace de fragiliser davantage un parti d&eacute;j&agrave; affaibli par les divisions internes et les pressions du r&eacute;gime en place. Si le tribunal acc&egrave;de aux demandes des plaignants, le MRC pourrait se retrouver sans leadership clair &agrave; un moment o&ugrave; l'opposition a besoin d'&ecirc;tre unie.</p>
<h2>L'audience : un moment d&eacute;cisif</h2>
<p>L'attention est d&eacute;sormais braqu&eacute;e sur le Palais de justice d'Ekounou. La premi&egrave;re audience a &eacute;t&eacute; fix&eacute;e &agrave; ce jeudi 9 juillet 2026, d&egrave;s 7 heures 30 pr&eacute;cises.</p>
<p>Compte tenu de la nature de la proc&eacute;dure, les d&eacute;bats s'annoncent denses et exp&eacute;ditifs. La d&eacute;cision du juge, attendue dans la foul&eacute;e, aura un impact imm&eacute;diat. Soit elle balaiera les requ&ecirc;tes pour d&eacute;faut de fondement, permettant &agrave; Maurice Kamto de poursuivre ses activit&eacute;s &agrave; l'approche des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales importantes, soit elle actera une mise sous cloche juridique du leader du MRC, ouvrant la voie &agrave; une crise de succession majeure au sein de l'opposition camerounaise.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-07 20:42:15</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Mrc_Parti_Cameroun_logo_26012024.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="53848" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: L'église d'Otetek ovationne Aba'a Oyono, ignore le ministre :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93875/6:1/cameroun-leglise-dotetek-ovationne-abaa-oyono-ignore-le-ministre-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93875/6:1/cameroun-leglise-dotetek-ovationne-abaa-oyono-ignore-le-ministre-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Dans le village natal du professeur Jean-Calvin Aba'a Oyono, une foule
en deuil a réservé une standing ovation à l'universitaire critique
du régime, tandis que...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans le village natal du professeur Jean-Calvin Aba'a Oyono, une foule en deuil a r&eacute;serv&eacute; une standing ovation &agrave; l'universitaire critique du r&eacute;gime, tandis que le ministre Georges Elanga Obam n'a recueilli qu'un silence poli un signe qui en dit long sur les tensions persistantes, neuf mois apr&egrave;s la r&eacute;&eacute;lection contest&eacute;e de Paul Biya.</p>
<p>Il y a des silences qui p&egrave;sent plus lourd que des mots. Et des ovations qui, neuf mois apr&egrave;s un scrutin, continuent de raconter l'histoire d'un pays qui n'a pas dig&eacute;r&eacute; sa pr&eacute;sidentielle.</p>
<p>Samedi 4 juillet 2026, dans le petit village d'Otetek, r&eacute;gion du Sud Cameroun, une c&eacute;r&eacute;monie d'obs&egrave;ques s'est mu&eacute;e en thermom&egrave;tre politique. Devant une assembl&eacute;e de personnalit&eacute;s administratives et politiques, le pasteur Patrick Abessolo a pr&eacute;sent&eacute; tour &agrave; tour les dignitaires pr&eacute;sents. Quand le nom du ministre Georges Elanga Obam a &eacute;t&eacute; prononc&eacute;, l'assistance est rest&eacute;e polie, presque indiff&eacute;rente. Quelques instants plus tard, lorsque le nom du professeur Jean-Calvin Aba'a Oyono a retenti, la foule s'est lev&eacute;e comme un seul homme. Les applaudissements ont dur&eacute; plus de deux minutes.</p>
<p>Un ministre du r&eacute;gime. Un universitaire critique. La m&ecirc;me &eacute;glise. Deux accueils oppos&eacute;s.</p>
<p>Neuf mois apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025 qui a vu Paul Biya, 92 ans, remporter un huiti&egrave;me mandat avec 53,66 % des voix face &agrave; Issa Tchiroma Bakary, le Cameroun reste un pays de contrastes profonds. Et Otetek, ce 4 juillet 2026, en a offert l'illustration la plus saisissante.</p>
<h2>Une c&eacute;r&eacute;monie fun&eacute;raire devenue meeting politique</h2>
<p>Tout avait commenc&eacute; comme une c&eacute;r&eacute;monie ordinaire. Les obs&egrave;ques de Jacqueline Oyono, ancienne haute responsable au minist&egrave;re des Finances, r&eacute;unissaient famille et personnalit&eacute;s dans le village natal du professeur Aba'a Oyono. Mais tr&egrave;s vite, le protocole a c&eacute;d&eacute; la place &agrave; l'inattendu.</p>
<p>Le pasteur Patrick Abessolo, connu pour ses habitudes protocolaires, a pr&eacute;sent&eacute; les personnalit&eacute;s pr&eacute;sentes dans l'assembl&eacute;e. Premier nom : Georges Elanga Obam, ministre de la D&eacute;centralisation et du D&eacute;veloppement local. L'assistance a accueilli cette annonce avec une r&eacute;serve qui en disait long. Pas d'ovation, pas de cris, juste une courtoisie de circonstance.</p>
<p>Puis vint le tour du professeur Jean-Calvin Aba'a Oyono, pr&eacute;sent&eacute; comme &laquo; son fr&egrave;re &raquo; par le pasteur. L'effet fut imm&eacute;diat, presque &eacute;lectrique. La foule s'est lev&eacute;e, a applaudi, cri&eacute;, ovationn&eacute;. L'universitaire, visiblement &eacute;mu, a d&ucirc; se lever &agrave; plusieurs reprises pour saluer l'assistance. Les applaudissements n'ont pas faibli.</p>
<p>Deux minutes. Une &eacute;ternit&eacute; dans une c&eacute;r&eacute;monie fun&eacute;raire. Une d&eacute;claration politique en temps r&eacute;el.</p>
<h2>L'homme qui d&eacute;range</h2>
<p>Pour comprendre la port&eacute;e de cette ovation, il faut revenir sur le parcours de celui qui l'a provoqu&eacute;e.</p>
<p>Jean-Calvin Aba'a Oyono n'est pas un inconnu. Agr&eacute;g&eacute; en droit public, enseignant &agrave; l'Universit&eacute; de Yaound&eacute; II, il est l'un des esprits les plus brillants du paysage intellectuel camerounais. Mais c'est surtout l'une des voix critiques les plus influentes du r&eacute;gime de Paul Biya.</p>
<p>Ses prises de position sont connues, redout&eacute;es, respect&eacute;es. Il d&eacute;nonce la gouvernance, les blocages institutionnels, l'absence d'alternance. Il ne se revendique d'aucun parti, mais sa proximit&eacute; avec Maurice Kamto puis avec Issa Tchiroma Bakary, candidat malheureux de la pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025, a fini par le placer au c&oelig;ur de la contestation politique.</p>
<p>Cette libert&eacute; de ton lui a co&ucirc;t&eacute; cher. En octobre 2025, il a &eacute;t&eacute; interpell&eacute; &agrave; son domicile de Yaound&eacute; par des gendarmes en civil, conduit vers une unit&eacute; s&eacute;curitaire, puis inculp&eacute; pour &laquo; insurrection &raquo;, &laquo; r&eacute;bellion &raquo; et &laquo; hostilit&eacute; contre la patrie &raquo;. Il a pass&eacute; plusieurs semaines en d&eacute;tention avant d'&ecirc;tre lib&eacute;r&eacute; par d&eacute;cision du juge d'instruction militaire.</p>
<p>Son arrestation, comme celle d'autres soutiens d'Issa Tchiroma Bakary, avait suscit&eacute; une vague d'indignation. Sa lib&eacute;ration, un soulagement.</p>
<p>Mais &agrave; Otetek, le 4 juillet 2026, le professeur n'&eacute;tait pas un accus&eacute;. Il &eacute;tait un h&eacute;ros.</p>
<h2>Le ministre et le silence</h2>
<p>Georges Elanga Obam, lui, a v&eacute;cu un tout autre moment. Pr&eacute;sent &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie en sa qualit&eacute; de ministre, il a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; par le pasteur avec les &eacute;gards dus &agrave; son rang. L'assistance est rest&eacute;e silencieuse. Polie. Distante.</p>
<p>Ce contraste n'a &eacute;chapp&eacute; &agrave; personne. Sur place, les observateurs ont not&eacute; que l'accueil r&eacute;serv&eacute; au ministre ne traduisait pas seulement une diff&eacute;rence de popularit&eacute; personnelle. Il refl&eacute;tait un basculement plus profond, que neuf mois de post-&eacute;lection n'ont fait qu'accentuer.</p>
<p>&laquo; <strong>Cette sc&egrave;ne rev&ecirc;t une port&eacute;e politique particuli&egrave;re</strong> &raquo;, soulignent les observateurs pr&eacute;sents.</p>
<p>Le ministre de la D&eacute;centralisation, pourtant figure du r&eacute;gime, a &eacute;t&eacute; rel&eacute;gu&eacute; au second plan par l'ovation spontan&eacute;e adress&eacute;e &agrave; un universitaire poursuivi par la justice pour ses opinions. La symbolique est lourde.</p>
<h2>Un capital politique qui se construit loin des partis, dans l'apr&egrave;s-12 octobre</h2>
<p>L'ovation d'Otetek n'est pas un accident. Elle est l'aboutissement d'un travail de plusieurs ann&eacute;es, mais aussi la cons&eacute;quence d'un contexte post-&eacute;lectoral toujours tendu.</p>
<p>La pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025 a vu Paul Biya l'emporter frauduleusement avec 53,66 % des suffrages, selon les r&eacute;sultats proclam&eacute;s par le Conseil constitutionnel. Issa Tchiroma Bakary, son principal adversaire et r&eacute;el vainqueur, a recueilli 35,2 % des voix un score qu'il a contest&eacute;, revendiquant lui-m&ecirc;me la victoire. Les violences post-&eacute;lectorales ont fait au moins 48 morts et des centaines d'arrestations.</p>
<p>Dans ce climat, Aba'a Oyono a construit une audience qui d&eacute;passe largement les cercles acad&eacute;miques. Ses analyses, diffus&eacute;es dans les m&eacute;dias et sur les r&eacute;seaux sociaux, touchent une population lasse des discours convenus et qui, neuf mois apr&egrave;s le scrutin, continue de douter de la sinc&eacute;rit&eacute; du verdict &eacute;lectoral.</p>
<p>Son soutien &agrave; Issa Tchiroma Bakary, dont la candidature avait surpris par sa popularit&eacute;, a renforc&eacute; cette notori&eacute;t&eacute;. Il n'est pas un militant de base. Il est un intellectuel engag&eacute;, un strat&egrave;ge, un conseiller de l'ombre.</p>
<p>Cette position, &agrave; la fois proche et distante des appareils partisans, lui conf&egrave;re une libert&eacute; et une cr&eacute;dibilit&eacute; que les politiciens professionnels peinent &agrave; &eacute;galer.</p>
<h2>Les r&eacute;gions du Centre et du Sud, terrains de conqu&ecirc;te et de r&eacute;sistance</h2>
<p>L'enjeu est d&eacute;sormais clair pour l'opposition : &eacute;largir sa base &eacute;lectorale dans les r&eacute;gions du Centre et du Sud, fiefs historiques du r&eacute;gime.</p>
<p>L'accueil d'Otetek, dans la r&eacute;gion du Sud, est un signal. Si un universitaire critique du pouvoir peut susciter une telle ovation dans son village natal, neuf mois apr&egrave;s une &eacute;lection que le pouvoir a officiellement remport&eacute;e, c'est que le terreau reste fertile pour un discours d'alternance.</p>
<p>&laquo; Pour certains observateurs, l'accueil r&eacute;serv&eacute; au professeur lors de cette c&eacute;r&eacute;monie traduit davantage qu'une simple marque de sympathie personnelle. Il pourrait &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute; comme l'expression d'un capital politique construit au fil des ann&eacute;es &raquo;, analyse le journaliste Boris Bertolt.</p>
<p>Ce capital, Aba'a Oyono le doit &agrave; son courage, &agrave; sa constance et &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; incarner, pour beaucoup, l'intellectuel qui refuse de se taire y compris apr&egrave;s que les urnes ont parl&eacute;.</p>
<h2>L'apr&egrave;s-pr&eacute;sidentielle de 2025 en toile de fond</h2>
<p>Le 12 octobre 2025, les Camerounais ont vot&eacute;. Le 27 octobre, le Conseil constitutionnel a proclam&eacute; Paul Biya r&eacute;&eacute;lu pour un huiti&egrave;me mandat. Le 6 novembre, il a pr&ecirc;t&eacute; serment.</p>
<p>Mais neuf mois plus tard, le pays reste divis&eacute;. Les manifestations ont &eacute;t&eacute; r&eacute;prim&eacute;es dans le sang. L'opposition conteste les r&eacute;sultats. Et dans les villages, dans les &eacute;glises, les Camerounais continuent de manifester, par leurs ovations et leurs silences, ce que les urnes n'ont peut-&ecirc;tre pas dit.</p>
<p>L'ovation d'Otetek n'est donc pas anecdotique. Elle est le sympt&ocirc;me d'un pays o&ugrave; la d&eacute;fiance envers le pouvoir en place n'a jamais &eacute;t&eacute; aussi forte, et o&ugrave; de nouvelles figures &eacute;mergent pour incarner l'espoir d'un changement m&ecirc;me apr&egrave;s une d&eacute;faite &eacute;lectorale.</p>
<h2>Ce que disent les silences et les ovations, neuf mois apr&egrave;s</h2>
<p>Le ministre Georges Elanga Obam est reparti d'Otetek avec un silence. Le professeur Jean-Calvin Aba'a Oyono, avec une ovation.</p>
<p>L'un est le repr&eacute;sentant d'un r&eacute;gime qui dure depuis quarante-trois ans. L'autre est l'incarnation d'une contestation qui, jusqu'ici, peinait &agrave; trouver un visage.</p>
<p>Ce 4 juillet 2026, &agrave; Otetek, un village de la r&eacute;gion du Sud, ce visage s'est impos&eacute; dans une &eacute;glise, devant une foule en deuil, sous les applaudissements de plusieurs centaines de personnes.</p>
<p>Les fun&eacute;railles de Jacqueline Oyono resteront dans les m&eacute;moires comme le jour o&ugrave; un professeur de droit public a re&ccedil;u, dans son village natal, un mandat que les urnes du 12 octobre 2025 ne lui avaient pas d&eacute;livr&eacute; mais que la rue, peut-&ecirc;tre, lui reconna&icirc;t.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-07 12:21:29</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Pr-Jean-Calvin-ABAA-OYONO100125500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="84811" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Politique Le Mrc Ouest trace sa perspective pour 2027 à Baham :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93874/6:1/cameroun-politique-le-mrc-ouest-trace-sa-perspective-pour-2027-a-baham-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93874/6:1/cameroun-politique-le-mrc-ouest-trace-sa-perspective-pour-2027-a-baham-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Sous la présidence de Me André Marie Tassa, Secrétaire du bureau de
la Fédération régionale du Mouvement pour la renaissance du
Cameroun (Mrc), les militants et...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Sous la pr&eacute;sidence de Me Andr&eacute; Marie Tassa, Secr&eacute;taire du bureau de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), les militants et militantes de cette formation se sont retrouv&eacute;s dans le d&eacute;partement des Hauts-plateaux pour projeter les &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales de 2027.&nbsp;</p>
<p>13 heures 13 minutes, ce dimanche 05 juillet 2026 &agrave; la salle du centre multifonctionnel de Baham. Devant environ 300 dirigeants et militants, majorit&eacute; v&ecirc;tus en pagnes, couleurs arc-en-ciel, Me Andr&eacute; Marie Tassa, avocat au barreau du Cameroun et secr&eacute;taire du bureau de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) &agrave; l&rsquo;Ouest, r&eacute;affirme &laquo; la r&eacute;silience&raquo; non seulement comme vocable r&eacute;gulier dans ses discours, mais aussi, comme son style de militantisme politique. A l&rsquo;ouverture de l&rsquo;Assembl&eacute;e des structures du Mrc &ndash;Ouest qui se tient dans les locaux du centre multifonctionnel de Baham, le patron r&eacute;gional du parti du Pr Maurice Kamto a lanc&eacute; un appel afin que la mobilisation, l&rsquo;unit&eacute; et la discipline constitue l&rsquo;ingr&eacute;dient qui ponctuent le d&eacute;ploiement de cette chapelle politique.&nbsp;</p>
<p>Il a invit&eacute; les uns et les autres &agrave; op&eacute;rer un travail de mobilisation et de r&eacute;ajustement pour un fonctionnement optimal des unit&eacute;s, des f&eacute;d&eacute;rations communales et d&eacute;partementales dans cette partie du pays. Il entend faire de la f&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale de l&rsquo;Ouest une entit&eacute; de r&eacute;f&eacute;rence qui puisse servir d&rsquo;exemple en mati&egrave;re de d&eacute;mocratie interne, de coh&eacute;sion et de discipline. Il indique que le respect de la discipline constitue une condition sine qua non pour gagner toute comp&eacute;tition &eacute;lectorale.&nbsp;</p>
<p>Et pour lui, le respect de la pluralit&eacute; d&rsquo;opinion et de la contradiction ne devrait pas ouvrir la voie &agrave; l&rsquo;anarchie. Pr&eacute;venir les militants locaux Une option soutenue par Albert Dzongang, conseiller sp&eacute;cial du Pr Maurice Kamto, pr&eacute;sident national du Mrc. &laquo; Je suis venu ici &agrave; Baham, chef-lieu de mon d&eacute;partement d&rsquo;origine pour pr&eacute;venir et engager les militants locaux face aux enjeux des comp&eacute;titions &eacute;lectorales &agrave; venir. Etant donn&eacute; qu&rsquo;un fils de la localit&eacute; a &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute; pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, il devra mettre tous les moyens en &oelig;uvre pour se maintenir en poste. Il est donc important que tous les militants et dirigeants redoublent des efforts en mati&egrave;re de contr&ocirc;le des votes &raquo;, explique-t-il.&nbsp;</p>
<p>Albert Dzongang a salu&eacute; ce d&eacute;ploiement des militants du Mrc &agrave; l&rsquo;Ouest qui, malgr&eacute; les conditions de vie difficile, font le sacrifice de d&eacute;ployer des moyens de transport pour venir suivre une activit&eacute; politique &agrave; Baham. &laquo; Cette mobilisation traduit que le Mrc est un parti vivant. Nous sommes candidats au changement. Chaque fois les &eacute;lections ont &eacute;t&eacute; report&eacute;es pour nous &eacute;viter. Nous allons continuer notre pr&eacute;paration. Ce n&rsquo;est pas que parce que le voleur a vol&eacute; une personne deux cent fois qu&rsquo;il va se d&eacute;courager en mati&egrave;re de s&eacute;curisation&hellip; &raquo;, soutient-il.&nbsp;</p>
<p>Au rang des invit&eacute;s du bureau de la f&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mrc Ouest se trouvait Tiriane Balbine Noah, 2eme vice-pr&eacute;sidente de cette formation politique. Une mani&egrave;re de montrer son soutien aux actions de terrain que m&egrave;nent Me Andr&eacute; Marie Tassa et les membres de son bureau dont Dr Sim&eacute;on Kuissu(secr&eacute;taire adjoint au bureau), Dr Kouam(charg&eacute; des questions &eacute;lectorales), Roger Dafem(charg&eacute; de l&rsquo;inspection et de l&rsquo;&eacute;valuation) et autres. D&rsquo;ailleurs, appel&eacute; &agrave; exposer sur les questions de mobilisation, de formation et d&rsquo;action, le Dr Sim&eacute;on Kuissu, secr&eacute;taire adjoint du bureau de la f&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mrc &agrave; l&rsquo;Ouest, a entretenu l&rsquo;assistance sur les phases d&rsquo;une formation militante.&nbsp;</p>
<p>Pour lui, la meilleure formation s&rsquo;obtient par le d&eacute;ploiement sur le terrain. Le recrutement de nouveaux militants, la mobilisation des &eacute;lecteurs et des votants ou la surveillance des votes font partie des r&eacute;sultats d&rsquo;une bonne formation militante. Theodore Jiatsa, secr&eacute;taire du bureau de la f&eacute;d&eacute;ration d&eacute;partementale du Mrc dans les Bamboutos est de ceux qui saluent cette d&eacute;marche conseill&eacute;e par le Dr Sim&eacute;on Kuissu.&nbsp;</p>
<p>Il se dit pr&ecirc;t &agrave; affronter tous les obstacles afin que le Mrc triomphe dans toutes les communes de sa circonscription. Alain Fokam, secr&eacute;taire de la f&eacute;d&eacute;ration d&eacute;partementale du Mrc dans le Koung-Khi est inscrit dans la m&ecirc;me logique. Il en de m&ecirc;me de Ra&iuml;ssa Solange Nono, secr&eacute;taire du bureau de la f&eacute;d&eacute;ration d&eacute;partementale du Mrc dans le Nd&eacute;. Toute action des candidats &agrave; la candidature Reste que Me Andr&eacute; Marie Tassa est formel sur un point pr&eacute;cis. Il invite les candidats &agrave; la candidature pour les postes de conseillers municipaux ou de d&eacute;put&eacute;s au respect des structures locales du parti. Il insiste que toute action des candidats &agrave; la candidature devrait &ecirc;tre sous le contr&ocirc;le et l&rsquo;encadrement du chef local du parti.&nbsp;</p>
<p>Une mani&egrave;re de demander aux uns et autres de suivre l&rsquo;exemple de Me Kontchou qui, r&eacute;cemment, a organis&eacute; une activit&eacute; de divertissement sportif au sein de la f&eacute;d&eacute;ration d&eacute;partementale des Hauts-plateaux, en les pla&ccedil;ant sous l&rsquo;encadrement du secr&eacute;taire du bureau de la f&eacute;d&eacute;ration d&eacute;partementale. Me Ndong Christopher Nveh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Mouvement pour la renaissance du Cameroun(Mrc), a pris la parole peu avant la fin des assises de Baham pour exiger de la discipline chez les secr&eacute;taires des bureaux des f&eacute;d&eacute;rations communales afin qu&rsquo;ils fassent parvenir leurs rapports &agrave; temps au niveau des bureaux des f&eacute;d&eacute;rations d&eacute;partementales.&nbsp;</p>
<p>Il a salu&eacute; la tenue r&eacute;guli&egrave;re des assembl&eacute;es des structures &agrave; l&rsquo;Ouest, mais insiste que chaque militant doit respecter la discipline du parti et la hi&eacute;rarchie. Et ne pas faire de l&rsquo;investiture comme candidat &agrave; une &eacute;lection locale, la seule motivation de son engagement politique. Tiriane Balbine Noah, 2me vice-pr&eacute;sidente de ce parti a formul&eacute; une recommandation similaire. Pour elle, aucun militant du Mrc ne doit &ecirc;tre un pont ou une courroie aux man&oelig;uvres de d&eacute;stabilisation orchestr&eacute;e par le parti au pouvoir qui redoute d&rsquo;&ecirc;tre renvers&eacute; par le parti du Pr Maurice Kamto.&nbsp;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Guy Modeste DZUDIE, à Baham</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-07 12:06:17</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Baham_Mrc07072026.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="47056" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Le Maire de Douala accuse les peuples de la foret de voter l’opposition :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93871/6:1/cameroun-le-maire-de-douala-accuse-les-peuples-de-la-foret-de-voter-lopposition-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93871/6:1/cameroun-le-maire-de-douala-accuse-les-peuples-de-la-foret-de-voter-lopposition-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[La phrase « pas vu derrière Paul Biya » secoue Douala

La rencontre entre le Maire de Douala, Dr Roger Victor Mbassa Ndinè,
et les communautés du Centre, du Sud...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La phrase &laquo; pas vu derri&egrave;re Paul Biya &raquo; secoue Douala</p>
<p>La rencontre entre le Maire de Douala, Dr Roger Victor Mbassa Ndin&egrave;, et les communaut&eacute;s du Centre, du Sud et de l&rsquo;Est a pris des allures de s&eacute;isme politique. Intr&ocirc;nis&eacute; notable sous le titre de &laquo; Nyamoro &raquo;, le Maire a l&acirc;ch&eacute; une phrase qui continue de faire trembler les cercles communautaires et politiques : il affirme n&rsquo;avoir &laquo; pas vu cette grande communaut&eacute; derri&egrave;re le pr&eacute;sident Paul Biya lors de la derni&egrave;re &eacute;lection pr&eacute;sidentielle &raquo;.</p>
<p>Ce propos, loin d&rsquo;&ecirc;tre anodin, a introduit la politique dans un espace cens&eacute; &ecirc;tre consacr&eacute; au dialogue et au d&eacute;veloppement local. Pour certains, il s&rsquo;agit d&rsquo;un appel clair &agrave; un engagement plus visible et plus affirm&eacute;. Pour d&rsquo;autres, c&rsquo;est une maladresse qui risque de fracturer la relation entre l&rsquo;H&ocirc;tel de Ville et une composante sociologique majeure de la capitale &eacute;conomique.</p>
<p><strong>Entre loyaut&eacute; et incompr&eacute;hension</strong></p>
<p>Les leaders communautaires rappellent leur fid&eacute;lit&eacute; historique aux institutions de la R&eacute;publique et au RDPC. Lors des tensions post-&eacute;lectorales de 2025, ces populations avaient &eacute;t&eacute; en premi&egrave;re ligne pour d&eacute;fendre la stabilit&eacute; et s&eacute;curiser les espaces publics. Aujourd&rsquo;hui, elles estiment que leurs sacrifices sont ignor&eacute;s, et que leur loyaut&eacute; ind&eacute;fectible n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; reconnue.<br />Si les responsables communautaires n&rsquo;ont pas encore r&eacute;agi officiellement, dans les quartiers, les associations et sur les r&eacute;seaux sociaux, la pol&eacute;mique enfle. La question est d&eacute;sormais pos&eacute;e : s&rsquo;agit-il d&rsquo;un simple d&eacute;rapage verbal ou d&rsquo;un signe de rupture entre l&rsquo;ex&eacute;cutif municipal et ces communaut&eacute;s ?</p>
<p><strong>Douala face &agrave; son destin</strong></p>
<p>Le titre honorifique conf&eacute;r&eacute; au Maire ajoute une dimension symbolique forte. Dans la tradition, un notable est cens&eacute; rassembler et prot&eacute;ger. Plusieurs voix rappellent que la parole publique doit apaiser et &eacute;difier, non diviser.</p>
<p>Dans une ville cosmopolite o&ugrave; toutes les communaut&eacute;s doivent coexister, l&rsquo;enjeu d&eacute;passe une simple pol&eacute;mique. Douala ne peut se construire contre une partie d&rsquo;elle-m&ecirc;me. Elle doit se b&acirc;tir avec toutes ses composantes, dans le respect des diff&eacute;rences et la recherche du bien commun.</p>
<p>La balle est d&eacute;sormais dans le camp du dialogue. Les prochains jours diront si cette phrase restera comme une fracture durable ou comme le point de d&eacute;part d&rsquo;une concertation plus franche entre l&rsquo;H&ocirc;tel de Ville et les peuples de la for&ecirc;t.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Ben Oway avec Expression d’Afrique</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-07 10:23:43</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Roger_Mbassa_Ndine07072025.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="18242" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Coup d'État déjoué ? La Lékié alerte sur des nominations illégales et des faux décrets :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93863/6:1/cameroun-coup-detat-dejoue-la-lekie-alerte-sur-des-nominations-illegales-et-des-faux-decrets-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93863/6:1/cameroun-coup-detat-dejoue-la-lekie-alerte-sur-des-nominations-illegales-et-des-faux-decrets-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Le ministre Henri Eyebe Ayissi a conduit dimanche 5 juillet 2026 à
Monatélé une vaste campagne de mobilisation citoyenne où la Lékié
a dénoncé des « tentatives...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le ministre Henri Eyebe Ayissi a conduit dimanche 5 juillet 2026 &agrave; Monat&eacute;l&eacute; une vaste campagne de mobilisation citoyenne o&ugrave; la L&eacute;ki&eacute; a d&eacute;nonc&eacute; des &laquo; tentatives de coup d'&Eacute;tat &agrave; travers les faux d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels &raquo; et des &laquo; nominations ill&eacute;gales &raquo;, tout en r&eacute;affirmant son soutien ind&eacute;fectible au pr&eacute;sident Paul Biya et aux institutions de la R&eacute;publique.</p>
<p>La Maison du Parti RDPC de Monat&eacute;l&eacute; n'a jamais connu une telle effervescence. Des milliers de militants, &eacute;lus, chefs traditionnels, femmes et jeunes se sont press&eacute;s pour r&eacute;pondre &agrave; l'appel du ministre Henri Eyebe Ayissi. Un appel &agrave; la vigilance. Un appel &agrave; l'unit&eacute;. Un appel &agrave; la d&eacute;fense des institutions.</p>
<p>Car un danger guette le Cameroun. Selon les autorit&eacute;s, des <strong>faux d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels</strong> circulent. Des <strong>nominations ill&eacute;gales</strong> seraient en cours. Des <strong>tentatives de d&eacute;stabilisation</strong> viseraient les institutions de la R&eacute;publique.</p>
<p>Et la L&eacute;ki&eacute; a d&eacute;cid&eacute; de dire non.</p>
<p>&laquo; <strong>Un seul nom, Paul Biya. Un seul mot, continuons</strong> &raquo;, a martel&eacute; le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires fonci&egrave;res, chef de la D&eacute;l&eacute;gation permanente d&eacute;partementale du Comit&eacute; central du RDPC pour la L&eacute;ki&eacute;.</p>
<p>Un message fort, adress&eacute; &agrave; ceux qui voudraient fragiliser le Cameroun.</p>
<h2>Une mobilisation d'envergure &agrave; Monat&eacute;l&eacute;</h2>
<p>La Maison du Parti RDPC de Monat&eacute;l&eacute; a accueilli, le dimanche 5 juillet 2026, une importante campagne d&eacute;partementale de mobilisation citoyenne. Conduite par <strong>Henri Eyebe Ayissi</strong>, ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires fonci&egrave;res et chef de la D&eacute;l&eacute;gation permanente d&eacute;partementale du Comit&eacute; central du RDPC pour la L&eacute;ki&eacute;, la rencontre a rassembl&eacute; une foule impressionnante de militants, d'&eacute;lus, de chefs traditionnels, de femmes, de jeunes et de responsables politiques.</p>
<p>Le ministre a &eacute;t&eacute; accueilli par le maire de Monat&eacute;l&eacute;, <strong>Sa Majest&eacute; Prosper Parfait Mbassi Bessala</strong>, les chefs traditionnels de deuxi&egrave;me degr&eacute;, les pr&eacute;sidents des sections RDPC, ainsi qu'une forte mobilisation des forces vives du d&eacute;partement.</p>
<p>La rencontre a &eacute;galement enregistr&eacute; la pr&eacute;sence de plusieurs membres du gouvernement, parmi lesquels <strong>Marie-Th&eacute;r&egrave;se Abena Ondoa</strong>, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, et <strong>Gabriel Mbairobe</strong>, ministre de l'Agriculture et du D&eacute;veloppement rural.</p>
<h2>&laquo; Un seul nom, Paul Biya. Un seul mot, continuons &raquo;</h2>
<p>Dans son allocution, Henri Eyebe Ayissi a rappel&eacute; que le RDPC demeure engag&eacute; dans sa mission statutaire d'accompagnement du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et des institutions.</p>
<p>Il a appel&eacute; les militants &agrave; maintenir le cap dans la mise en &oelig;uvre des politiques publiques, &agrave; intensifier les inscriptions sur les listes &eacute;lectorales, &agrave; soutenir les op&eacute;rations du quatri&egrave;me Recensement g&eacute;n&eacute;ral de la population et de l'habitat coupl&eacute; au Recensement g&eacute;n&eacute;ral de l'agriculture et de l'&eacute;levage, ainsi qu'&agrave; pr&eacute;server la paix sociale et l'unit&eacute; nationale.</p>
<p>Mais au-del&agrave; de ces priorit&eacute;s gouvernementales, le ministre a insist&eacute; sur un point crucial : <strong>la vigilance</strong>.</p>
<blockquote>
<p>&gt; &laquo; Face &agrave; la d&eacute;sinformation et aux tentatives de d&eacute;stabilisation, nous devons rester unis et faire confiance exclusivement aux communications officielles des institutions de la R&eacute;publique. &raquo;</p>
</blockquote>
<h2>La d&eacute;nonciation des &laquo; faux d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels &raquo;</h2>
<p>L'un des temps forts de la rencontre a port&eacute; sur la condamnation de toute initiative susceptible de fragiliser les institutions de la R&eacute;publique.</p>
<p>&Agrave; ce titre, la L&eacute;ki&eacute; a exprim&eacute; son rejet :</p>
<p>- des <strong>tentatives de coup d'&Eacute;ta</strong>t ;<br />- des <strong>faux d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels</strong> ;<br />- des <strong>nominations ill&eacute;gales</strong> ;<br />- de la <strong>vente illicite des terres nationales</strong> ;<br />- des <strong>discours de haine et de division</strong> ;<br />- de toutes les formes de <strong>violence</strong> portant atteinte &agrave; la coh&eacute;sion sociale et &agrave; la stabilit&eacute; du pays.</p>
<p>Cette d&eacute;claration, d'une rare fermet&eacute;, intervient dans un contexte o&ugrave; des rumeurs et des informations non officielles circulent sur les r&eacute;seaux sociaux et dans certains cercles politiques.</p>
<h2>Les &laquo; oui &raquo; de la L&eacute;ki&eacute;</h2>
<p>Au cours de cette campagne, plusieurs engagements ont &eacute;t&eacute; r&eacute;affirm&eacute;s :</p>
<p>- <strong>Oui</strong> aux inscriptions sur les listes &eacute;lectorales ;<br />- <strong>Oui</strong> au quatri&egrave;me Recensement g&eacute;n&eacute;ral de la population et de l'habitat coupl&eacute; au Recensement g&eacute;n&eacute;ral de l'agriculture et de l'&eacute;levage ;<br />- <strong>Oui</strong> &agrave; l'&eacute;ducation &agrave; la citoyennet&eacute; et &agrave; la parent&eacute; responsable ;<br />- <strong>Oui</strong> &agrave; la promotion des cultures, des traditions et des valeurs ancestrales ;<br />- <strong>Oui</strong> &agrave; la paix sociale ;<br />- <strong>Oui</strong> au soutien constant au Pr&eacute;sident Paul Biya et aux institutions de la R&eacute;publique.</p>
<h2>Les priorit&eacute;s gouvernementales au c&oelig;ur des &eacute;changes</h2>
<p>Les interventions des membres du gouvernement ont permis de mettre en lumi&egrave;re plusieurs priorit&eacute;s nationales.</p>
<p>Marie-Th&eacute;r&egrave;se Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, a insist&eacute; sur l'&eacute;ducation &agrave; la citoyennet&eacute; et la parent&eacute; responsable.</p>
<p><strong>Gabriel Mbairobe</strong>, ministre de l'Agriculture et du D&eacute;veloppement rural, a rappel&eacute; l'importance strat&eacute;gique du recensement agricole pour une meilleure planification du d&eacute;veloppement du secteur et une implication accrue des jeunes et des femmes.</p>
<h2>Un appel &agrave; la vigilance et &agrave; l'unit&eacute; nationale</h2>
<p>Les responsables politiques pr&eacute;sents ont appel&eacute; les populations &agrave; demeurer vigilantes face &agrave; la d&eacute;sinformation et &agrave; faire confiance exclusivement aux communications officielles des institutions de la R&eacute;publique.</p>
<p>&Agrave; travers cette campagne d&eacute;partementale de mobilisation citoyenne, la L&eacute;ki&eacute; a voulu afficher une position de soutien aux institutions de la R&eacute;publique et aux principaux chantiers gouvernementaux.</p>
<p>Les organisateurs ont invit&eacute; les populations &agrave; renforcer leur participation aux inscriptions sur les listes &eacute;lectorales, aux op&eacute;rations de recensement et aux initiatives de promotion de la citoyennet&eacute;, tout en appelant &agrave; la vigilance face aux <strong>faux d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels</strong>, &agrave; la <strong>d&eacute;sinformation</strong> et &agrave; toute action susceptible de porter atteinte &agrave; la stabilit&eacute; du pays.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-07 01:46:02</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Eyebe-Ayissi270724500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="61950" 
            />
                                                    </item>
      </channel>
</rss>
