<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" ?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:webfeeds="http://webfeeds.org/rss/1.0" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/">
  <channel>
    <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
    <link>https://www.camer.be/politique</link>
    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
    <atom:link href="https://www.camer.be/politique" rel="self" type="application/rss+xml" />
                        <webfeeds:logo>https://www.camer.be/images/logo.png</webfeeds:logo>
    <image>
      <url>https://www.camer.be/images/logo.png</url>
      <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
      <link>https://www.camer.be/politique</link>
    </image>
                <language>fr</language>
    <lastBuildDate>Wed, 16 Sep 2026 12:13:54 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[ - MRC : Willy Mengue et ses co-demandeurs désertent le tribunal pour la 2e fois]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94758/6:1/cameroun-mrc-willy-mengue-et-ses-co-demandeurs-desertent-le-tribunal-pour-la-2e-fois.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94758/6:1/cameroun-mrc-willy-mengue-et-ses-co-demandeurs-desertent-le-tribunal-pour-la-2e-fois.html</guid>
      <description><![CDATA[Pour la deuxième fois, Willy Mengue et ses co-demandeurs ont
déserté le tribunal d'Ekounou. Le MRC a plaidé seul. Décision
attendue le 17 septembre 2026.

Quatr...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Pour la deuxi&egrave;me fois, Willy Mengue et ses co-demandeurs ont d&eacute;sert&eacute; le tribunal d'Ekounou. Le MRC a plaid&eacute; seul. D&eacute;cision attendue le 17 septembre 2026.</p>
<p>Quatre avocats du MRC ont d&eacute;ploy&eacute; un argumentaire complet pendant que les trois demandeurs dont Okala Ebode Thierry restaient absents pour la deuxi&egrave;me audience cons&eacute;cutive.</p>
<p>Yaound&eacute;, Tribunal de premi&egrave;re instance d'Ekounou, mardi 15 septembre 2026, 12 h. &Agrave; l'appel de l'affaire MRC contre Willy Mengue et deux autres, la salle est presque vide du c&ocirc;t&eacute; des demandeurs.</p>
<p>Les trois requ&eacute;rants Willy Mengue, Laure Noutchang et S&eacute;bastien Mbala Wouria II sont absents. Okala Ebode Thierry, leur habituel porte-parole, ne s'est pas d&eacute;plac&eacute; non plus.</p>
<p>Seul un collaborateur de Me Bipan Francis est pr&eacute;sent. Il d&eacute;pose des conclusions. Puis il se tait.</p>
<p>La d&eacute;fense du MRC, elle, est l&agrave;. Quatre avocats, pr&ecirc;ts &agrave; plaider. Le juge les y autorise. Ils vont parler pendant que les demandeurs, eux, ont choisi le silence.</p>
<h2>Une absence qui commence &agrave; peser</h2>
<p>C'est la deuxi&egrave;me fois cons&eacute;cutive que les demandeurs d&eacute;sertent le pr&eacute;toire. Le 10 septembre d&eacute;j&agrave;, leur conseil avait sollicit&eacute; un report, invoquant &laquo; un &eacute;tat de sant&eacute; pr&eacute;caire &raquo; et la r&eacute;ception tardive des conclusions du Minist&egrave;re Public. Le pr&eacute;sident avait acc&eacute;d&eacute; &agrave; cette demande.</p>
<p>Cette fois, personne n'a demand&eacute; de renvoi.</p>
<p>Le collaborateur de Me Bipan a d&eacute;pos&eacute; les &eacute;critures qui r&eacute;affirment la demande initiale de d&eacute;signation d'un mandataire judiciaire ad hoc charg&eacute; de &laquo; normaliser &raquo; le fonctionnement du MRC puis a pr&eacute;cis&eacute; que son mandat se limitait &agrave; cela. Pas de plaidoirie. Pas de d&eacute;bat.</p>
<p>Une attitude qui interroge. Pourquoi les demandeurs, repr&eacute;sent&eacute;s par un avocat, ne viennent-ils plus d&eacute;fendre leur propre cause devant le juge ?</p>
<h2>La d&eacute;fense du MRC d&eacute;ploie un arsenal juridique</h2>
<p>Pendant que la partie demanderesse gardait le silence, la d&eacute;fense a eu le champ libre.</p>
<p>Me Hippolyte B.T. Meli, du Collectif Sylvain Souop, a ouvert les d&eacute;bats en repla&ccedil;ant le contexte de la proc&eacute;dure. Il a ensuite pass&eacute; la parole &agrave; trois de ses confr&egrave;res.</p>
<p>Me Martin Ntene Nzohoua, avocat &agrave; la Cour, connu pour avoir d&eacute;fendu Maurice Kamto dans plusieurs dossiers judiciaires, a d&eacute;velopp&eacute; les moyens de d&eacute;fense du MRC. Me Fid&egrave;le Djoumbissie, avocat et responsable du MRC dans la r&eacute;gion du Littoral, a poursuivi. Me Emmanuel Simh, vice-pr&eacute;sident du MRC et avocat de formation, a clos les &eacute;changes.</p>
<p>Leur argumentaire s'appuie sur un faisceau de textes :</p>
<p>- Les instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme article 20 de la D&eacute;claration universelle de 1948, article 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966, article 10 de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples.<br />- La Constitution camerounaise Pr&eacute;ambule, articles 3 et 45.<br />- La loi n&deg; 90/056 du 19 d&eacute;cembre 1990 relative aux partis politiques articles 2, 3 et 18.<br />- L'article 185 du Code de proc&eacute;dure civile et commerciale.<br />- La jurisprudence constante de la Cour supr&ecirc;me du Cameroun.<br />- Les statuts et le r&egrave;glement int&eacute;rieur du MRC.</p>
<p>La th&egrave;se est simple : le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s ne peut pas d&eacute;signer un mandataire judiciaire ad hoc dans un parti politique, car cette demande se heurte &agrave; une &laquo; contestation s&eacute;rieuse &raquo; le fonctionnement et la validit&eacute; des actes de l'organisation partisane &eacute;tant eux-m&ecirc;mes discut&eacute;s au fond. Le juge ne saurait se prononcer sans pr&eacute;judicier au fond et porter atteinte au principe de libre administration des partis politiques.</p>
<p>Cette position est soutenue par le Minist&egrave;re Public.</p>
<h2>Le contexte : une crise interne qui s'envenime</h2>
<p>L'affaire qui a conduit les trois dissidents devant le tribunal d'Ekounou trouve sa source dans la crise interne du MRC.</p>
<p>En juin 2025, Maurice Kamto d&eacute;missionne de la pr&eacute;sidence du parti pour rechercher l'investiture du Manidem en vue de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Sa candidature est rejet&eacute;e par ELECAM, puis par le Conseil constitutionnel.</p>
<p>En d&eacute;cembre 2025, il est r&eacute;int&eacute;gr&eacute; &agrave; la t&ecirc;te du MRC. Une r&eacute;int&eacute;gration que Willy Mengue, Laure Noutchang et S&eacute;bastien Mbala Wouria II contestent. Ils estiment qu'elle n'a pas respect&eacute; les statuts : ni constat officiel de d&eacute;mission par le directoire, ni convention organis&eacute;e dans le d&eacute;lai de 60 jours pr&eacute;vu.</p>
<p>Le parti riposte sur le plan disciplinaire. Le 29 juin 2026, le Comit&eacute; national de m&eacute;diation et d'arbitrage du MRC prononce l'exclusion d&eacute;finitive de Willy Mengue pour &laquo; trahison, indiscipline et manque de loyaut&eacute; &raquo;. La sanction est approuv&eacute;e par le directoire le lendemain, mais rendue publique seulement le 8 juillet la veille de l'audience du 9 juillet.</p>
<p>Willy Mengue affirme avoir appris son exclusion sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>Okala Ebode Thierry, membre fondateur du MRC et ancien secr&eacute;taire national charg&eacute; de la r&eacute;forme et de la modernisation de l'&Eacute;tat, a &eacute;t&eacute; exclu pour &laquo; haute trahison &raquo; apr&egrave;s avoir publiquement ouvert le d&eacute;bat sur le retour de Maurice Kamto. Le 2 septembre 2026, il d&eacute;clarait sur Radio Balafon : &laquo; Le MRC n'a pas de pr&eacute;sident en ce moment. &raquo;</p>
<h2>Ce que dit l'absence des demandeurs</h2>
<p>La question qui flotte dans la salle d'audience ce 15 septembre 2026 est simple : pourquoi les demandeurs ne viennent-ils plus ?</p>
<p>Trois hypoth&egrave;ses, aucune confirm&eacute;e.</p>
<p>La premi&egrave;re : la solidit&eacute; de leur dossier. Un avocat qui ne plaide pas, un demandeur qui ne vient pas, cela ressemble &agrave; une proc&eacute;dure qui s'essouffle. Me Simh l'a soulign&eacute; &agrave; sa mani&egrave;re, en cl&ocirc;turant les plaidoiries : &laquo; Il ne s'agit pas d'un jeu : les gens sont morts et enterr&eacute;s pour la cause, les citoyens meurent de mort lente. &raquo; La phrase vise l'irr&eacute;versibilit&eacute; de l'enjeu politique. Elle contraste avec la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; apparente d'une proc&eacute;dure port&eacute;e par des absents.</p>
<p>La deuxi&egrave;me : une &eacute;ventuelle n&eacute;gociation en cours. Nous n'avons aucune information sur ce point. Ni confirmation ni d&eacute;menti.</p>
<p>La troisi&egrave;me : un probl&egrave;me interne au camp des demandeurs eux-m&ecirc;mes. Leur conseil habituel, Me Bipan Francis, a envoy&eacute; un collaborateur. Pas lui. Pourquoi ? Nous n'avons pas pu le joindre avant publication.</p>
<p>Le pr&eacute;sident du tribunal a d&eacute;clar&eacute; les d&eacute;bats clos. L'ordonnance sera rendue le jeudi 17 septembre 2026 &agrave; 12 h.</p>
<p>Quelle que soit la d&eacute;cision, une chose est claire : le MRC a choisi la bataille judiciaire. Ses avocats ont plaid&eacute; pendant que les demandeurs, eux, brillaient par leur absence.</p>
<p>Une question demeure, que personne n'a pos&eacute;e &agrave; l'audience : comment demander &agrave; un tribunal de &laquo; normaliser &raquo; un parti quand on ne se pr&eacute;sente m&ecirc;me pas pour d&eacute;fendre sa demande ?</p>
<hr />
<p><strong>Que demandent Willy Mengue et ses co-demandeurs ?</strong><br />Ils demandent au tribunal de d&eacute;signer un mandataire judiciaire ad hoc charg&eacute; de &laquo; normaliser &raquo; le fonctionnement interne du MRC. Ils contestent la l&eacute;galit&eacute; du retour de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du parti en d&eacute;cembre 2025.</p>
<p><strong>Pourquoi les demandeurs &eacute;taient-ils absents &agrave; l'audience du 15 septembre 2026 ?</strong><br />Aucune explication officielle n'a &eacute;t&eacute; fournie. C'est la deuxi&egrave;me absence cons&eacute;cutive. Leur conseil, Me Bipan Francis, a envoy&eacute; un collaborateur qui a d&eacute;pos&eacute; des conclusions sans plaider.</p>
<p><strong>Qui sont les avocats du MRC dans cette affaire ?</strong><br />Me Hippolyte B.T. Meli (Collectif Sylvain Souop), Me Martin Ntene Nzohoua, Me Fid&egrave;le Djoumbissie et Me Emmanuel Simh, vice-pr&eacute;sident du MRC.</p>
<p><strong>Quand le tribunal rendra-t-il sa d&eacute;cision ?</strong><br />Le pr&eacute;sident a mis l'affaire en d&eacute;lib&eacute;r&eacute;. L'ordonnance est attendue le jeudi 17 septembre 2026 &agrave; 12 heures.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Onana Nestor</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-15 18:39:33</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Willy-Mengue080726500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="39231" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Kondengui : la lettre qui accuse Biya de préparer un génocide]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94741/6:1/cameroun-kondengui-la-lettre-qui-accuse-biya-de-preparer-un-genocide.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94741/6:1/cameroun-kondengui-la-lettre-qui-accuse-biya-de-preparer-un-genocide.html</guid>
      <description><![CDATA[Depuis Kondengui, Alain Fogué Tedom alerte les chefs d'État sur un
risque de génocide Bamiléké et dénonce la création du poste de
vice-président.

Dans une lett...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis Kondengui, Alain Fogu&eacute; Tedom alerte les chefs d'&Eacute;tat sur un risque de g&eacute;nocide Bamil&eacute;k&eacute; et d&eacute;nonce la cr&eacute;ation du poste de vice-pr&eacute;sident.</p>
<p>Dans une lettre ouverte adress&eacute;e aux plus hautes autorit&eacute;s mondiales, le prisonnier politique camerounais d&eacute;nonce la &laquo; kamtophobie &raquo; et la &laquo; bamiphobie &raquo; d'&Eacute;tat.</p>
<p>Il &eacute;crit depuis une cellule de la prison centrale de Kondengui, &agrave; Yaound&eacute;. Le 2 septembre 2026, le professeur Alain Fogu&eacute; Tedom, tr&eacute;sorier national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a adress&eacute; une lettre ouverte &laquo; <strong>TR&Egrave;S URGENTE</strong> &raquo; &agrave; onze destinataires : Paul Biya, Ant&oacute;nio Guterres, Emmanuel Macron, Donald Trump, Benjamin Netanyahou, l'Union africaine, l'Union europ&eacute;enne, la Francophonie et le Commonwealth.</p>
<p>Son objet : &laquo; Kamtophobie, bamiphobie ; Cr&eacute;ation d'un poste de Vice-Pr&eacute;sident nomm&eacute; pour la conservation anticonstitutionnelle et antid&eacute;mocratique d'un pouvoir familial et tribal : S'achemine-t-on vers un nouveau g&eacute;nocide Bamil&eacute;k&eacute; au Cameroun ? &raquo;</p>
<p>La question est pos&eacute;e. La r&eacute;ponse, elle, appartient &agrave; ceux qui re&ccedil;oivent cette lettre.</p>
<h2>Qui est Alain Fogu&eacute; Tedom ?</h2>
<p>Professeur de science politique, enseignant en relations internationales et strat&eacute;giques, ancien membre du corps enseignant de l'&Eacute;cole de Guerre de Yaound&eacute;. Alain Fogu&eacute; Tedom est une figure de l'opposition camerounaise. Membre fondateur du MRC, il en est le tr&eacute;sorier national depuis d&eacute;cembre 2023 un poste qu'il occupe depuis sa cellule.</p>
<p>Il a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; dans la nuit du 21 au 22 septembre 2020, lors des marches organis&eacute;es par le MRC. Tortur&eacute;, selon ses propres d&eacute;clarations, il a &eacute;t&eacute; jug&eacute; par le Tribunal militaire de Yaound&eacute; et condamn&eacute; &agrave; sept ans de prison ferme.</p>
<p>Le Groupe de travail des Nations unies sur la d&eacute;tention arbitraire a rendu son avis le 1er septembre 2022 : les arrestations &eacute;taient arbitraires, les condamnations ill&eacute;gales. Il a recommand&eacute; la lib&eacute;ration imm&eacute;diate de Fogu&eacute; et de ses coaccus&eacute;s. Le Cameroun n'a pas appliqu&eacute; cet avis.</p>
<p>Fogu&eacute; n'en est pas &agrave; sa premi&egrave;re lettre. En avril 2024, il &eacute;crivait d&eacute;j&agrave; au pr&eacute;sident Biya pour r&eacute;clamer le droit de vote des d&eacute;tenus.</p>
<h2>Les accusations port&eacute;es</h2>
<p>La lettre du 2 septembre 2026 est un r&eacute;quisitoire. Fogu&eacute; y d&eacute;veloppe trois axes.</p>
<p><strong>Premier axe : la &laquo; kamtophobie &raquo; et la &laquo; bamiphobie &raquo; d'&Eacute;tat.</strong> Il d&eacute;signe par l&agrave; une hostilit&eacute; syst&eacute;matique du pouvoir envers Maurice Kamto et la communaut&eacute; Bamil&eacute;k&eacute;. Il cite l'exclusion de Kamto de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025, la r&eacute;pression post-&eacute;lectorale, et la stigmatisation des Bamil&eacute;k&eacute;s dans l'appareil d'&Eacute;tat.</p>
<p><strong>Deuxi&egrave;me axe : le poste de vice-pr&eacute;sident.</strong> Le Parlement camerounais a adopt&eacute; le 4 avril 2026 un amendement constitutionnel cr&eacute;ant un poste de vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; par le chef de l'&Eacute;tat. Paul Biya a promulgu&eacute; la loi le 14 avril 2026. Fogu&eacute; qualifie cette r&eacute;forme de &laquo; coup d'&Eacute;tat constitutionnel &raquo; et de &laquo; forfaiture &raquo;.</p>
<p><strong>Troisi&egrave;me axe : le risque de g&eacute;nocide.</strong> C'est l'accusation la plus grave. Fogu&eacute; affirme que &laquo; tous les ingr&eacute;dients du g&eacute;nocide sont d&eacute;sormais r&eacute;unis &raquo;. Il &eacute;tablit un parall&egrave;le explicite avec le Rwanda de 1994, citant la radio Mille Collines comme pr&eacute;c&eacute;dent de propagande g&eacute;nocidaire. Il mentionne &eacute;galement la d&eacute;claration controvers&eacute;e de Jean de Dieu Momo, ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la Justice, qui en f&eacute;vrier 2019 avait compar&eacute; la situation des Bamil&eacute;k&eacute;s &agrave; celle des Juifs sous le r&eacute;gime nazi.</p>
<h2>Les pr&eacute;c&eacute;dents historiques invoqu&eacute;s</h2>
<p>Fogu&eacute; s'appuie sur l'histoire pour &eacute;tayer son avertissement. Il rappelle que, selon diverses archives, plus de 400 000 Bamil&eacute;k&eacute;s ont &eacute;t&eacute; tu&eacute;s entre 1955 et 1971, durant la p&eacute;riode de &laquo; pacification &raquo; et les premi&egrave;res ann&eacute;es de l'ind&eacute;pendance. Il cite le rapport du Groupe de travail de l'ONU sur la d&eacute;tention arbitraire (Avis N&deg;63/2022) qui a &eacute;tabli le caract&egrave;re arbitraire des arrestations de militants du MRC.</p>
<p>Il invoque &eacute;galement le massacre d'avril 1984, qui a frapp&eacute; les &eacute;lites militaires et civiles du Grand Nord, comme exemple de violence d'&Eacute;tat non sanctionn&eacute;e.</p>
<h2>Le contexte politique : une succession sous tension</h2>
<p>La lettre de Fogu&eacute; intervient dans un contexte politique explosif.</p>
<p>Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto a annonc&eacute; sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du MRC. Son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a d&eacute;missionn&eacute; le m&ecirc;me jour. Kamto invoque &laquo; l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo; sans plus de pr&eacute;cisions.</p>
<p>Le MRC, parti d'opposition le plus structur&eacute; du pays, traverse une crise de l&eacute;gitimit&eacute;. Le ministre de l'Administration territoriale avait d&eacute;j&agrave; &eacute;crit &agrave; un cadre exclu du parti pour lui signifier qu'il ne &laquo; jugeait pas opportun de prendre acte &raquo; de la convention ayant ramen&eacute; Kamto &agrave; la t&ecirc;te du parti.</p>
<p>Par ailleurs, la cr&eacute;ation du poste de vice-pr&eacute;sident a provoqu&eacute; un toll&eacute;. L'opposant Issa Tchiroma Bakary a d&eacute;nonc&eacute; &laquo; une violation des principes d&eacute;mocratiques &raquo; et &laquo; une d&eacute;rive monarchique &raquo;. Le SDF a fustig&eacute; une r&eacute;forme qui &laquo; ne garantit pas la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique &raquo;. Le MRC a saisi l'Union africaine, invoquant l'article 4(p) de l'Acte constitutif de l'UA, qui condamne les changements anticonstitutionnels de gouvernement.</p>
<p>L'Union africaine n'a pas publiquement r&eacute;agi &agrave; cette saisine.</p>
<h2>Un appel &agrave; la communaut&eacute; internationale</h2>
<p>La lettre de Fogu&eacute; ne se contente pas de d&eacute;noncer. Elle appelle &agrave; l'action.</p>
<p>Il exhorte la France, &laquo; traditionnel et historique alli&eacute; du pouvoir en place &raquo;, la Grande-Bretagne, les &Eacute;tats-Unis, l'Union europ&eacute;enne, la Francophonie et le Commonwealth &agrave; &laquo; &oelig;uvrer, en urgence et de concert, afin de stopper la machine infernale actuellement d&eacute;clench&eacute;e au Cameroun &raquo;.</p>
<p>Il interpelle nomm&eacute;ment la Suisse, &eacute;voquant l'h&ocirc;tel Intercontinental de Gen&egrave;ve que Paul Biya fr&eacute;quente r&eacute;guli&egrave;rement, et Isra&euml;l, citant Eran Moas, conseiller isra&eacute;lien du pr&eacute;sident camerounais en mati&egrave;re de d&eacute;fense et de s&eacute;curit&eacute;.</p>
<p>&laquo; Comme au Rwanda avant le g&eacute;nocide des Tutsi d'avril 1994, le clan tribal au pouvoir depuis 44 ans contr&ocirc;le enti&egrave;rement l'arm&eacute;e, les forces de s&eacute;curit&eacute;, la justice, les finances, la diplomatie &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<h2>Ce que dit la communaut&eacute; internationale</h2>
<p>Human Rights Watch a document&eacute; la r&eacute;pression post-&eacute;lectorale d'octobre 2025. Le gouvernement camerounais a lui-m&ecirc;me reconnu 16 morts et plus de 800 interpellations. HRW &eacute;voque des &laquo; ex&eacute;cutions extrajudiciaires &raquo; et des &laquo; arrestations arbitraires massives &raquo;.</p>
<p>La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples a publi&eacute; un communiqu&eacute; le 31 octobre 2025, se disant &laquo; &eacute;troitement attentive &raquo; &agrave; l'&eacute;volution de la situation. Aucune action contraignante n'a suivi.</p>
<h2>Un otage politique qui refuse le silence</h2>
<p>Fogu&eacute; conclut sa lettre par une phrase qui r&eacute;sume sa position : &laquo; Pour le Cameroun, je suis pr&ecirc;t, comme Dr. Ossende Afana, Ruben Um Nyob&egrave;, &agrave; &ecirc;tre assassin&eacute; pour la LIB&Eacute;RATION du Peuple Camerounais. &raquo;</p>
<p>Il signe : &laquo; Pr Alain FOGUE TEDOM, Otage Politique, Ancien Tr&eacute;sorier National du MRC &raquo;.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre le minist&egrave;re camerounais de la Justice et l'Union africaine pour obtenir une r&eacute;action &agrave; cette lettre. Sans r&eacute;ponse &agrave; l'heure o&ugrave; ces lignes sont &eacute;crites.</p>
<p>La lettre de Fogu&eacute; est un document politique. Elle &eacute;mane d'un prisonnier, non d'un observateur neutre. Ses accusations les plus graves le risque de g&eacute;nocide rel&egrave;vent de l'analyse politique, pas d'un constat judiciaire. Aucun organisme international n'a formellement qualifi&eacute; la situation camerounaise de g&eacute;nocidaire.</p>
<p>Mais la lettre pose des questions que personne, au Cameroun, ne peut ignorer. Pourquoi le poste de vice-pr&eacute;sident a-t-il &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; par une loi plut&ocirc;t que par le suffrage universel ? Pourquoi l'Union africaine reste-t-elle silencieuse ? Pourquoi la communaut&eacute; internationale, qui a tant parl&eacute; du Rwanda apr&egrave;s 1994, ne dit-elle rien avant ?</p>
<p>La r&eacute;ponse, une fois encore, n'appartient pas &agrave; Fogu&eacute;. Elle appartient &agrave; ceux qui l'ont re&ccedil;ue.</p>
<hr />
<p><strong>Qui est Alain Fogu&eacute; Tedom ?</strong><br />C'est un professeur de science politique camerounais, tr&eacute;sorier national du MRC, incarc&eacute;r&eacute; &agrave; la prison de Kondengui depuis septembre 2020.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que la kamtophobie et la bamiphobie ?</strong><br />Ce sont des termes forg&eacute;s par l'opposition pour d&eacute;signer l'hostilit&eacute; suppos&eacute;e du pouvoir envers Maurice Kamto (kamtophobie) et la communaut&eacute; Bamil&eacute;k&eacute; (bamiphobie).</p>
<p><strong>Le poste de vice-pr&eacute;sident est-il anticonstitutionnel ?</strong><br />Pour l'opposition, oui : le vice-pr&eacute;sident est nomm&eacute;, non &eacute;lu, ce qui contourne le suffrage universel. Le gouvernement parle d'une r&eacute;forme de &laquo; stabilit&eacute; institutionnelle &raquo;.</p>
<p><strong>Y a-t-il un risque de g&eacute;nocide au Cameroun ?</strong><br />Aucune organisation internationale n'a qualifi&eacute; la situation de g&eacute;nocide. Mais HRW et l'ONU ont document&eacute; des violations graves des droits humains.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-14 14:06:03</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Alain-Fogue010825500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="57445" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - RDPC : 15 ans sans congrès, 15 ans de contestations ignorées]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94723/6:1/cameroun-rdpc-15-ans-sans-congres-15-ans-de-contestations-ignorees.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94723/6:1/cameroun-rdpc-15-ans-sans-congres-15-ans-de-contestations-ignorees.html</guid>
      <description><![CDATA[Le RDPC n'a pas tenu de congrès depuis 2011. Ses statuts prévoient
un mandat de 5 ans. Saint Eloi Bidoung puis Léon Theiller Onana ont
contesté. Le MINAT reste...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le RDPC n'a pas tenu de congr&egrave;s depuis 2011. Ses statuts pr&eacute;voient un mandat de 5 ans. Saint Eloi Bidoung puis L&eacute;on Theiller Onana ont contest&eacute;. Le MINAT reste silencieux.</p>
<p>Depuis 2011, le RDPC n'a pas convoqu&eacute; de congr&egrave;s. Pourtant, l'article 18 de ses propres statuts impose une rencontre tous les cinq ans. De Saint Eloi Bidoung &agrave; L&eacute;on Theiller Onana, ceux qui l'ont fait remarquer ont &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute;s.</p>
<p>Le RDPC n'a pas tenu de congr&egrave;s depuis 2011. Quatorze ans. Ses statuts, &agrave; l'article 18, pr&eacute;voient pourtant une rencontre tous les cinq ans. Le mandat des dirigeants actuels du parti au pouvoir a donc expir&eacute; en septembre 2016.</p>
<p>Saint Eloi Bidoung l'a dit avant tout le monde. En 2011, il a os&eacute; se porter candidat &agrave; la pr&eacute;sidence du parti. Il a &eacute;t&eacute; sanctionn&eacute; pour &laquo; indiscipline notoire et caract&eacute;ris&eacute;e &raquo;.</p>
<p>L&eacute;on Theiller Onana l'a redit en 2025. Il a saisi la justice. Il attend toujours.</p>
<p>Et le minist&egrave;re de l'Administration territoriale, qui surveille les congr&egrave;s des partis d'opposition, n'a jamais dit un mot sur le cas du RDPC.</p>
<h2>Saint Eloi Bidoung : le premier &laquo; crime de l&egrave;se-majest&eacute; &raquo;</h2>
<p>C'&eacute;tait en juillet 2011. Saint Eloi Bidoung, cadre du Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (RDPC), annonce sa candidature &agrave; la pr&eacute;sidence du parti. Une d&eacute;cision qui, &agrave; l'&eacute;poque, a &eacute;t&eacute; qualifi&eacute;e de &laquo; crime de l&egrave;se-majest&eacute; &raquo;.</p>
<p>Le parti r&eacute;agit vite. Le 18 juillet 2011, Saint Eloi Bidoung &eacute;cope d'un bl&acirc;me pour &laquo; indiscipline notoire et caract&eacute;ris&eacute;e &raquo;. Son tort ? Avoir os&eacute; d&eacute;clarer sa candidature contre Paul Biya, pr&eacute;sident national du parti depuis sa cr&eacute;ation.</p>
<p>Sa r&eacute;ponse, rapport&eacute;e par la presse camerounaise, garde toute sa pertinence quinze ans plus tard : &laquo; L'acte de candidature &agrave; la pr&eacute;sidence nationale du RDPC constitue-t-il une faute ? L'&eacute;lection du pr&eacute;sident du parti &agrave; huis clos ne constitue-t-elle pas une entrave aux valeurs d&eacute;mocratiques que pr&ocirc;ne le RDPC ? &raquo;</p>
<p>&Agrave; cette m&ecirc;me &eacute;poque, Ren&eacute; Ze Nguel&eacute; avait &eacute;galement tent&eacute; sa chance. R&eacute;sultat du vote : 1 voix pour lui, 1 134 voix pour Paul Biya. Il avait d&eacute;clar&eacute;, sans se d&eacute;monter : &laquo; Je ne suis pas un vagabond politique et je ne crains pas les repr&eacute;sailles. &raquo;</p>
<p>Saint Eloi Bidoung, lui, a &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute;. Mais la question qu'il a pos&eacute;e n'a jamais re&ccedil;u de r&eacute;ponse.</p>
<h2>L'article 18 : le texte que le RDPC ignore</h2>
<p>Les statuts du RDPC sont clairs. L'article 18 dispose que le congr&egrave;s du parti doit se tenir tous les cinq ans. L'article 19 pr&eacute;cise que c'est le congr&egrave;s qui &eacute;lit le pr&eacute;sident national et les membres du comit&eacute; central.</p>
<p>Le dernier congr&egrave;s ordinaire du RDPC s'est tenu en septembre 2011. Depuis, rien.</p>
<p>En septembre 2016, le mandat des dirigeants &eacute;lus en 2011 a expir&eacute;. Le parti n'a pas convoqu&eacute; de congr&egrave;s. &Agrave; la place, un bureau politique s'est r&eacute;uni &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. Selon son communiqu&eacute;, une des r&eacute;solutions stipulait que les organes dirigeants du RDPC &eacute;taient prorog&eacute;s jusqu'&agrave; la tenue du prochain congr&egrave;s.</p>
<p>Cette prorogation est-elle l&eacute;gale ? L'article 18 pr&eacute;voit une possibilit&eacute; de prolongation par le bureau politique. Mais pour L&eacute;on Theiller Onana, conseiller municipal RDPC de Monat&eacute;l&eacute;, cette proc&eacute;dure est contestable. Il a saisi la justice en 2025 pour demander la d&eacute;signation d'un mandataire charg&eacute; d'organiser un nouveau congr&egrave;s.</p>
<p>&laquo; Notre parti n'a pas &agrave; sa t&ecirc;te un pr&eacute;sident national qui peut &eacute;galement &ecirc;tre candidat &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute; &agrave; RFI en avril 2025. &laquo; Le comit&eacute; central qui est l&agrave; est un comit&eacute; qui usurpe tout simplement le poste. &raquo;</p>
<h2>Theiller Onana : le combat juridique</h2>
<p>L&eacute;on Theiller Onana, 37 ans, est conseiller municipal de Monat&eacute;l&eacute;, chef-lieu du d&eacute;partement de la L&eacute;ki&eacute;, dans la r&eacute;gion du Centre. Il est militant du RDPC depuis 2019.</p>
<p>En mars 2025, il a saisi le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s pour demander la d&eacute;signation d'un mandataire ad hoc charg&eacute; d'organiser un congr&egrave;s. Son argument : selon les statuts, le congr&egrave;s doit se tenir tous les cinq ans. Le dernier ayant eu lieu en 2011, le mandat des dirigeants actuels est expir&eacute;.</p>
<p>Il conteste &eacute;galement la l&eacute;gitimit&eacute; du comit&eacute; central. Selon lui, les mandats des dirigeants du RDPC, y compris celui de Paul Biya, sont arriv&eacute;s &agrave; &eacute;ch&eacute;ance en 2016. Ils ont &eacute;t&eacute; prolong&eacute;s par des proc&eacute;dures qu'il juge contestables, sans convocation d'un v&eacute;ritable congr&egrave;s.</p>
<p>L'affaire a connu de multiples renvois. En avril 2025, l'audience a &eacute;t&eacute; ajourn&eacute;e apr&egrave;s un blocage proc&eacute;dural : l'avocat de Theiller Onana a refus&eacute; de d&eacute;battre de la l&eacute;gitimit&eacute; des avocats du RDPC. Le 10 septembre 2026, il r&eacute;clamait toujours une audience sur son recours.</p>
<h2>La r&eacute;ponse du RDPC : une interpr&eacute;tation des textes</h2>
<p>La direction du RDPC ne nie pas l'absence de congr&egrave;s. Elle l'explique par une interpr&eacute;tation de l'article 18.</p>
<p>Pour Patrick Rifoe, communicant du RDPC cit&eacute; par RFI, le bureau politique peut prolonger les d&eacute;lais selon l'article 18. &laquo; En lieu et place du congr&egrave;s qui aurait d&ucirc; se tenir en 2016, un bureau politique s'est r&eacute;uni &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. Une des r&eacute;solutions de ce bureau politique stipulait que les organes dirigeants du RDPC &eacute;taient prorog&eacute;s jusqu'&agrave; la tenue du prochain congr&egrave;s. &raquo;</p>
<p>Pour Theiller Onana, cette interpr&eacute;tation est un abus. Et il n'est pas le seul &agrave; le penser.</p>
<h2>Paul Biya, &laquo; candidat naturel &raquo; : ce que disent vraiment les statuts</h2>
<p>C'est l'autre pilier du syst&egrave;me RDPC. Paul Biya est pr&eacute;sent&eacute; comme le &laquo; candidat naturel &raquo; du parti &agrave; chaque &eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Cette formule est r&eacute;p&eacute;t&eacute;e comme une &eacute;vidence. Elle m&eacute;rite d'&ecirc;tre v&eacute;rifi&eacute;e.</p>
<p>L'article 27, alin&eacute;a 3 des statuts du RDPC stipule que le pr&eacute;sident national du parti est automatiquement le candidat du parti &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Jacques Fame Ndongo, alors charg&eacute; de la communication du RDPC, l'avait confirm&eacute; d&egrave;s 2011 : Paul Biya est le candidat du parti &laquo; &agrave; toutes les autres &eacute;lections pr&eacute;sidentielles futures jusqu'&agrave; ce que lui-m&ecirc;me en d&eacute;cide autrement &raquo;.</p>
<p>Le probl&egrave;me, souligne Theiller Onana, c'est que ce pr&eacute;sident national doit &ecirc;tre &eacute;lu par un congr&egrave;s. Si le congr&egrave;s n'a pas lieu, si les mandats sont expir&eacute;s, alors la l&eacute;gitimit&eacute; de ce pr&eacute;sident national et donc sa qualit&eacute; de &laquo; candidat naturel &raquo; devient contestable.</p>
<p>&laquo; Le candidat du RDPC est d&eacute;sign&eacute; &agrave; l'article 27, alin&eacute;a 3 &raquo;, rappelle un ministre de Paul Biya. Mais l'article 27 ne dit pas comment on devient pr&eacute;sident national. Il faut remonter &agrave; l'article 18 : par un congr&egrave;s, tous les cinq ans.</p>
<h2>Le MINAT et la question de l'&eacute;galit&eacute; des partis</h2>
<p>Le minist&egrave;re de l'Administration territoriale (MINAT) a un r&ocirc;le de contr&ocirc;le sur la vie interne des partis politiques. En d&eacute;cembre 2025, le ministre Paul Atanga Nji a refus&eacute; de reconna&icirc;tre les r&eacute;solutions du congr&egrave;s du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), invoquant des irr&eacute;gularit&eacute;s juridiques.</p>
<p>Mais pour le RDPC, le MINAT n'a jamais soulev&eacute; la question de l'absence de congr&egrave;s depuis 2011.</p>
<p>L'Organisation du Mouvement Patriotique (OMP), pr&eacute;sid&eacute;e par L&eacute;on Theiller Onana, a d&eacute;nonc&eacute; cette &laquo; intervention s&eacute;lective &raquo;. Selon elle, l'administration ne regarde pas tous les partis avec la m&ecirc;me loupe. Le reproche vise l'attention port&eacute;e aux affaires du MRC alors que des difficult&eacute;s comparables au sein du RDPC resteraient sans suite.</p>
<p>&laquo; Si l'administration s'estime fond&eacute;e &agrave; v&eacute;rifier la r&eacute;gularit&eacute; des instances d'un parti d'opposition, elle devrait, selon lui, soumettre la direction du parti au pouvoir au m&ecirc;me examen &raquo;, r&eacute;sume l'OMP dans un communiqu&eacute; relay&eacute; par Centrafrique.news.</p>
<p>La question est simple : pourquoi le MINAT ne dit-il rien sur le RDPC ? Nous avons tent&eacute; de joindre le minist&egrave;re de l'Administration territoriale pour obtenir une r&eacute;ponse. Sans succ&egrave;s &agrave; l'heure o&ugrave; nous &eacute;crivons.</p>
<h2>Ce que cela dit du parti au pouvoir</h2>
<p>Le RDPC est au pouvoir depuis 1985. Paul Biya le dirige depuis sa cr&eacute;ation. En 41 ans, le parti n'a organis&eacute; que trois congr&egrave;s ordinaires. Le dernier remonte &agrave; 2011.</p>
<p>Le pagne du parti est &agrave; l'effigie de Paul Biya. Les portraits du pr&eacute;sident ornent les permanences. Le culte de la personnalit&eacute; est une m&eacute;canique bien huil&eacute;e.</p>
<p>Mais derri&egrave;re l'image, une r&eacute;alit&eacute; juridique t&ecirc;tue : un parti qui ne respecte pas ses propres statuts pendant quinze ans peut-il exiger des autres qu'ils respectent les leurs ?</p>
<p>Saint Eloi Bidoung avait pos&eacute; la question en 2011. Il a &eacute;t&eacute; sanctionn&eacute;. L&eacute;on Theiller Onana la repose en 2025. Il attend une audience.</p>
<p>Le silence du MINAT, lui, est assourdissant.</p>
<hr />
<p><strong>Le RDPC a-t-il tenu son congr&egrave;s ? Quand a-t-il eu lieu pour la derni&egrave;re fois ?</strong><br />Le dernier congr&egrave;s ordinaire du RDPC s'est tenu en septembre 2011. Depuis, aucun congr&egrave;s n'a &eacute;t&eacute; convoqu&eacute;, alors que les statuts pr&eacute;voient une rencontre tous les cinq ans.</p>
<p><strong>Pourquoi Paul Biya est-il consid&eacute;r&eacute; comme le &laquo; candidat naturel &raquo; du RDPC ?</strong><br />L'article 27, alin&eacute;a 3 des statuts du RDPC stipule que le pr&eacute;sident national du parti est automatiquement le candidat du parti &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Paul Biya &eacute;tant pr&eacute;sident national depuis la cr&eacute;ation du parti, il est consid&eacute;r&eacute; comme le candidat naturel.</p>
<p><strong>Qui est Saint Eloi Bidoung ?</strong><br />Saint Eloi Bidoung est un cadre du RDPC qui, en juillet 2011, a d&eacute;clar&eacute; sa candidature &agrave; la pr&eacute;sidence du parti contre Paul Biya. Il a &eacute;t&eacute; sanctionn&eacute; d'un bl&acirc;me pour &laquo; indiscipline notoire et caract&eacute;ris&eacute;e &raquo; et &eacute;cart&eacute;.</p>
<p><strong>Le MINAT peut-il intervenir dans les affaires internes du RDPC ?</strong><br />Le MINAT a un r&ocirc;le de contr&ocirc;le sur la vie interne des partis politiques. Il a refus&eacute; de reconna&icirc;tre le congr&egrave;s du MRC en d&eacute;cembre 2025. Mais il n'a jamais soulev&eacute; la question de l'absence de congr&egrave;s du RDPC depuis 2011.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-12 19:45:53</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Paul-Biya231223700.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="97618" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Kairos face au défi d’une diaspora camerounaise à réconcilier]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94722/6:1/kairos-face-au-defi-dune-diaspora-camerounaise-a-reconcilier.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94722/6:1/kairos-face-au-defi-dune-diaspora-camerounaise-a-reconcilier.html</guid>
      <description><![CDATA[En intégrant la diaspora à sa « Table ronde nationale inclusive »,
Kairos veut faire des Camerounais de l’extérieur des acteurs de la
refondation du pays. Mais...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>En int&eacute;grant la diaspora &agrave; sa &laquo; Table ronde nationale inclusive &raquo;, Kairos veut faire des Camerounais de l&rsquo;ext&eacute;rieur des acteurs de la refondation du pays. Mais l&rsquo;initiative se heurte &agrave; une r&eacute;alit&eacute; inconfortable : les fractures politiques du Cameroun ont travers&eacute; les fronti&egrave;res. Entre radicalit&eacute; militante, silence prudent et accusations de complicit&eacute; avec le pouvoir, la diaspora est devenue le prolongement des divisions nationales.</p>
<p>Avec sa &laquo; Table ronde nationale inclusive civile, militaire et diasporique &raquo;, Olivier Bil&eacute; et le mouvement Kairos proposent d&rsquo;&eacute;largir le p&eacute;rim&egrave;tre du d&eacute;bat national aux Camerounais &eacute;tablis &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. L&rsquo;id&eacute;e est coh&eacute;rente avec l&rsquo;ambition affich&eacute;e de refondation, de r&eacute;conciliation et de reconstruction du pacte national :&nbsp;<strong>aucune composante de la nation ne devrait &ecirc;tre exclue de la r&eacute;flexion sur son avenir.</strong></p>
<p>Mais cette ambition pose une question pr&eacute;alable :&nbsp;<strong>qui repr&eacute;sente la diaspora ?</strong></p>
<h2>Le Cameroun des fractures, hors du Cameroun</h2>
<p>La diaspora camerounaise n&rsquo;est pas ext&eacute;rieure aux crises du pays. Elle en est devenue, elle aussi, l&rsquo;un des th&eacute;&acirc;tres.</p>
<p>La crispation politique a produit une polarisation parfois spectaculaire. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, une&nbsp;<strong>diaspora militante, tr&egrave;s visible et parfois brutale</strong>, dont certaines actions ont &eacute;t&eacute; marqu&eacute;es par des affrontements et des violences physiques, notamment autour de la Brigade Anti-Sardinards (BAS), mouvement de contestation radicale du pouvoir camerounais &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger.</p>
<p>De l&rsquo;autre, une&nbsp;<strong>diaspora plus silencieuse</strong>, davantage tourn&eacute;e vers le travail, les affaires, les investissements ou les relations institutionnelles, r&eacute;guli&egrave;rement accus&eacute;e par les militants les plus radicaux d&rsquo;&ecirc;tre &laquo; complice &raquo; du r&eacute;gime.</p>
<p>Cette opposition r&eacute;v&egrave;le une r&eacute;alit&eacute; essentielle :&nbsp;<strong>il n&rsquo;existe pas une diaspora camerounaise politiquement homog&egrave;ne</strong>. Il existe des diasporas, avec des trajectoires, des convictions et des rapports au pouvoir diff&eacute;rents.</p>
<p>La distance g&eacute;ographique n&rsquo;a donc pas &eacute;loign&eacute; les divisions. Elle les a parfois amplifi&eacute;es, notamment sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<h2>Le pari de l&rsquo;inclusion</h2>
<p>C&rsquo;est l&agrave; que la proposition de Kairos devient politiquement int&eacute;ressante.</p>
<p>Le mouvement affirme vouloir convier&nbsp;<strong>tout le monde</strong>, plut&ocirc;t que de choisir entre une diaspora consid&eacute;r&eacute;e comme &laquo; r&eacute;sistante &raquo; et une autre r&eacute;put&eacute;e &laquo; complaisante &raquo;. Le principe est simple, mais son application sera difficile : faire asseoir autour d&rsquo;une m&ecirc;me table ceux qui, depuis des ann&eacute;es, se consid&egrave;rent mutuellement comme une partie du probl&egrave;me.</p>
<p><strong>L&rsquo;inclusion ne peut toutefois devenir cr&eacute;dible que si elle accepte la contradiction.</strong></p>
<p>Militants politiques, entrepreneurs, universitaires, responsables associatifs, artistes, religieux, professionnels, &eacute;tudiants, investisseurs et personnalit&eacute;s ind&eacute;pendantes devraient pouvoir faire entendre leurs voix, sans qu&rsquo;une sensibilit&eacute; pr&eacute;tende parler au nom de l&rsquo;ensemble.</p>
<h2>De la col&egrave;re &agrave; la construction</h2>
<p>La diaspora a incontestablement contribu&eacute; &agrave; internationaliser certaines revendications camerounaises. Mais une refondation nationale exige un changement de registre.</p>
<p><strong>D&eacute;noncer ne suffit plus. Il faut proposer. Contester ne suffit plus. Il faut n&eacute;gocier. Mobiliser ne suffit plus. Il faut construire.</strong></p>
<p>C&rsquo;est probablement l&rsquo;un des principaux d&eacute;fis pos&eacute;s par la vision de Kairos &agrave; la diaspora : transformer une &eacute;nergie politique souvent dispers&eacute;e en capacit&eacute; collective de r&eacute;flexion et d&rsquo;action.</p>
<p>La diaspora dispose pourtant d&rsquo;atouts consid&eacute;rables : comp&eacute;tences professionnelles, r&eacute;seaux internationaux, capitaux, exp&eacute;rience institutionnelle, ma&icirc;trise technologique et connaissance de mod&egrave;les &eacute;conomiques et politiques diff&eacute;rents. Elle pourrait contribuer &agrave; la mise en &oelig;uvre de r&eacute;formes dans l&rsquo;&eacute;ducation, la sant&eacute;, l&rsquo;&eacute;conomie, le num&eacute;rique, la culture, l&rsquo;investissement ou encore la diplomatie &eacute;conomique.</p>
<h2>Une force pour l&rsquo;apr&egrave;s-dialogue</h2>
<p>Le r&ocirc;le de la diaspora ne devrait donc pas s&rsquo;arr&ecirc;ter &agrave; la table ronde.</p>
<p>Si un consensus national venait &agrave; &eacute;merger, elle pourrait devenir&nbsp;<strong>une force de mise en &oelig;uvre</strong>, capable de mobiliser expertise, financement, partenariats et r&eacute;seaux internationaux au service des transformations retenues.</p>
<p>Mais cette perspective suppose de r&eacute;soudre une contradiction :&nbsp;<strong>comment pr&eacute;tendre r&eacute;concilier le Cameroun si ceux qui veulent le r&eacute;concilier restent eux-m&ecirc;mes profond&eacute;ment divis&eacute;s ?</strong></p>
<p>Kairos devra donc d&eacute;montrer que son inclusion n&rsquo;est pas seulement quantitative, mais v&eacute;ritablement politique : inclure les voix visibles comme les silencieuses, les contestataires comme les mod&eacute;r&eacute;s, les critiques du r&eacute;gime comme ceux qui privil&eacute;gient le dialogue institutionnel.</p>
<h2>Le test grandeur nature</h2>
<p>La diaspora pourrait ainsi devenir le premier laboratoire de la m&eacute;thode Kairos.</p>
<p>Si le mouvement parvient &agrave; r&eacute;unir des Camerounais qui se sont longtemps affront&eacute;s, &agrave; transformer les accusations en d&eacute;bat et les antagonismes en propositions, son projet gagnera une cr&eacute;dibilit&eacute; consid&eacute;rable.</p>
<p>Dans le cas contraire, la &laquo; Table ronde nationale inclusive &raquo; risque de reproduire les fractures qu&rsquo;elle ambitionne de d&eacute;passer.</p>
<p><strong>Le v&eacute;ritable enjeu n&rsquo;est donc pas simplement de donner une place &agrave; la diaspora. Il est de lui redonner une capacit&eacute; collective &agrave; dialoguer, &agrave; proposer et &agrave; construire.</strong></p>
<p>Les probl&egrave;mes du Cameroun se sont export&eacute;s dans la diaspora.&nbsp;<strong>La refondation, si elle doit r&eacute;ussir, devra elle aussi traverser les fronti&egrave;res.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Louis EBENE</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-12 18:26:21</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Special2/Olivier-bile.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="76210" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Fausse annonce : un « nouveau parti » attribué à Kamto circule]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94721/6:1/cameroun-fausse-annonce-un-nouveau-parti-attribue-a-kamto-circule.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94721/6:1/cameroun-fausse-annonce-un-nouveau-parti-attribue-a-kamto-circule.html</guid>
      <description><![CDATA[Un document annonçant la création de l'ARDC par Maurice Kamto
circule sur les réseaux. Il est faux. Aucune annonce officielle ne
confirme un nouveau parti de l'...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un document annon&ccedil;ant la cr&eacute;ation de l'ARDC par Maurice Kamto circule sur les r&eacute;seaux. Il est faux. Aucune annonce officielle ne confirme un nouveau parti de l'ancien pr&eacute;sident du MRC.</p>
<p>Un faux document attribuant &agrave; Maurice Kamto la cr&eacute;ation de l'Alliance pour la Refondation D&eacute;mocratique du Cameroun (ARDC) circule sur les r&eacute;seaux sociaux. L'ancien pr&eacute;sident du MRC n'a cr&eacute;&eacute; aucun nouveau parti.</p>
<p>Non, Maurice Kamto n'a pas cr&eacute;&eacute; un nouveau parti politique. Un document annon&ccedil;ant la naissance de l'&laquo; Alliance pour la Refondation D&eacute;mocratique du Cameroun &raquo; (ARDC) circule depuis quelques jours sur les r&eacute;seaux sociaux. Il est attribu&eacute; &agrave; l'ancien pr&eacute;sident du MRC. Il est faux.</p>
<p>L'information a &eacute;t&eacute; d&eacute;mentie. Aucune annonce officielle ne fait &eacute;tat de la cr&eacute;ation d'une nouvelle formation politique par Maurice Kamto. Il est aujourd'hui &laquo; simple militant &raquo; du MRC, le parti qu'il a fond&eacute; en 2012 et qu'il a quitt&eacute; le 8 septembre 2026.</p>
<p>Cette fausse publication intervient dans un contexte explosif. La d&eacute;mission de Kamto a laiss&eacute; un vide &agrave; la t&ecirc;te du principal parti d'opposition. Et les sp&eacute;culations sur la suite de son parcours politique vont bon train.</p>
<p>Le faux document ARDC n'est pas anodin. Il exploite une attente r&eacute;elle.</p>
<h2>Le document qui circule</h2>
<p>Depuis le 9 septembre 2026, un document circule sur les r&eacute;seaux sociaux camerounais. Il annonce la cr&eacute;ation d'une formation politique baptis&eacute;e &laquo; Alliance pour la Refondation D&eacute;mocratique du Cameroun (ARDC) &raquo;. Le document est attribu&eacute; &agrave; Maurice Kamto. Il pr&eacute;sente un logo, un nom, et ce qui ressemble &agrave; une d&eacute;claration fondatrice.</p>
<p>Le document est faux.</p>
<p>Aucune source officielle ne confirme la cr&eacute;ation de l'ARDC. Le MRC n'a publi&eacute; aucun communiqu&eacute; en ce sens. Maurice Kamto lui-m&ecirc;me n'a fait aucune annonce de cette nature. Contact&eacute; par plusieurs m&eacute;dias camerounais, l'entourage de l'ancien pr&eacute;sident du MRC a d&eacute;menti l'information.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre le cabinet de Maurice Kamto. Nous n'avons pas obtenu de r&eacute;ponse &agrave; l'heure o&ugrave; nous &eacute;crivons ces lignes. Mais les d&eacute;mentis relay&eacute;s par des m&eacute;dias comme Actu Cameroun et Lebledparle convergent.</p>
<h2>Pourquoi cette fausse information est cr&eacute;dible</h2>
<p>La rumeur n'est pas sortie de nulle part. Elle s'appuie sur un contexte r&eacute;el.</p>
<p>Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto a annonc&eacute; sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du MRC. Dans une lettre adress&eacute;e au directoire national du parti, il a expliqu&eacute; avoir pris cette d&eacute;cision &laquo; dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants et du Peuple du Changement en g&eacute;n&eacute;ral &raquo;.</p>
<p>Le m&ecirc;me jour, son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a &eacute;galement d&eacute;missionn&eacute;. Il a d&eacute;nonc&eacute; &laquo; l'acharnement et l'oppression qu'exerce le r&eacute;gime &agrave; mon endroit &raquo;.</p>
<p>Ces deux d&eacute;parts ont cr&eacute;&eacute; un vide. Qui allait diriger le MRC ? Kamto allait-il rester dans le parti ? Allait-il fonder autre chose ? Les questions &eacute;taient l&eacute;gitimes. Les sp&eacute;culations aussi.</p>
<p>C'est dans ce vide que la fausse information ARDC a prosp&eacute;r&eacute;.</p>
<h2>Le contexte politique : une d&eacute;mission sous pression</h2>
<p>La d&eacute;mission de Maurice Kamto n'est pas un acte isol&eacute;. Elle s'inscrit dans une s&eacute;quence politique tendue.</p>
<p>Depuis plusieurs mois, la direction du MRC est contest&eacute;e. En d&eacute;cembre 2025, Kamto a &eacute;t&eacute; r&eacute;&eacute;lu &agrave; la t&ecirc;te du parti lors d'une convention extraordinaire, avec 95,44 % des suffrages. Mais cette convention a &eacute;t&eacute; contest&eacute;e par certains militants.</p>
<p>Le 19 ao&ucirc;t 2026, le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a &eacute;crit &agrave; un ancien cadre du MRC, Joseph Thierry Okala Ebode, pour lui indiquer que son d&eacute;partement n'avait &laquo; pas jug&eacute; opportun de prendre acte &raquo; de la convention de d&eacute;cembre. Une mani&egrave;re de contester la l&eacute;gitimit&eacute; de Kamto &agrave; la t&ecirc;te du parti.</p>
<p>L'audience judiciaire entre le directoire du MRC et les contestataires &eacute;tait pr&eacute;vue le 24 septembre 2026.</p>
<p>Dans ce contexte, la d&eacute;mission de Kamto a &eacute;t&eacute; interpr&eacute;t&eacute;e de plusieurs mani&egrave;res. Certains y ont vu un &laquo; sacrifice politique &raquo; pour permettre au parti de participer aux &eacute;lections de 2027. D'autres, une &laquo; errance politique &raquo;.</p>
<p>Mamadou Mota, lui, a &eacute;t&eacute; clair. Il a expliqu&eacute; &agrave; TV5 Monde vouloir &laquo; lib&eacute;rer le plancher &raquo; et &laquo; montrer aux yeux du monde entier quel est le r&eacute;gime qui s&eacute;vit au Cameroun &raquo;.</p>
<h2>Qui dirige le MRC aujourd'hui ?</h2>
<p>Apr&egrave;s les d&eacute;parts de Kamto et Mota, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah a pris la direction du parti. La deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du MRC avait d&eacute;j&agrave; assur&eacute; l'int&eacute;rim de la pr&eacute;sidence lors de pr&eacute;c&eacute;dentes absences de Kamto.</p>
<p>Le MRC a engag&eacute; le processus de d&eacute;signation d'un nouveau pr&eacute;sident. Une convention nationale extraordinaire est convoqu&eacute;e pour le 10 octobre 2026. Les candidatures doivent &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;es au si&egrave;ge du parti au plus tard le 9 octobre 2026 &agrave; 10 heures.</p>
<p>D'ici l&agrave;, le MRC est dirig&eacute; par un int&eacute;rim. Et Maurice Kamto, selon les informations disponibles, est redevenu &laquo; simple militant &raquo; du parti qu'il a fond&eacute;.</p>
<h2>Comment reconna&icirc;tre un faux document politique</h2>
<p>La fausse information ARDC n'est pas un cas isol&eacute;. Le Cameroun conna&icirc;t une recrudescence de la d&eacute;sinformation politique. En 2025, RFI a &eacute;t&eacute; usurp&eacute;e par un faux audio attribuant des propos &agrave; Maurice Kamto. Des clones de m&eacute;dias fran&ccedil;ais ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s en Afrique francophone &agrave; l'aide d'intelligences artificielles g&eacute;n&eacute;ratives.</p>
<p>Quelques r&eacute;flexes permettent de rep&eacute;rer ces faux :<br />- V&eacute;rifier si le document est publi&eacute; sur les canaux officiels du parti ou de la personne concern&eacute;e.<br />- Chercher une confirmation par au moins deux m&eacute;dias &eacute;tablis.<br />- Examiner le format : un vrai communiqu&eacute; de parti comporte des &eacute;l&eacute;ments v&eacute;rifiables (num&eacute;ro d'enregistrement, signatures, r&eacute;f&eacute;rence).<br />- Se m&eacute;fier des documents qui arrivent sans contexte, sans date pr&eacute;cise, sans source identifiable.</p>
<p>Le faux document ARDC pr&eacute;sente plusieurs de ces signaux d'alerte.</p>
<h2>Ce qu'il faut retenir</h2>
<p>Maurice Kamto n'a pas cr&eacute;&eacute; de nouveau parti politique. Le document annon&ccedil;ant l'ARDC est un faux. L'ancien pr&eacute;sident du MRC a d&eacute;missionn&eacute; le 8 septembre 2026 et se pr&eacute;sente aujourd'hui comme un simple militant de sa formation.</p>
<p>Le MRC pr&eacute;pare l'&eacute;lection de son nouveau pr&eacute;sident pour le 10 octobre 2026. L'audience judiciaire sur la contestation de la convention de d&eacute;cembre 2025 est pr&eacute;vue le 24 septembre.</p>
<p>Dans l'intervalle, les rumeurs vont continuer. La d&eacute;mission de Kamto a ouvert une s&eacute;quence politique in&eacute;dite au Cameroun. Et dans ces moments-l&agrave;, la d&eacute;sinformation prosp&egrave;re sur les attentes et les inqui&eacute;tudes.</p>
<p>Une r&egrave;gle simple : avant de partager, v&eacute;rifier. Le faux ARDC est un rappel.</p>
<hr />
<p><strong>Maurice Kamto a-t-il cr&eacute;&eacute; un nouveau parti politique ?</strong><br />Non. Aucune annonce officielle ne confirme la cr&eacute;ation d'un nouveau parti par Maurice Kamto. Le document annon&ccedil;ant l'ARDC est un faux.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que l'ARDC ?</strong><br />L'ARDC (&laquo; Alliance pour la Refondation D&eacute;mocratique du Cameroun &raquo;) est le nom d'une formation politique fictive apparue dans un faux document circulant sur les r&eacute;seaux sociaux depuis le 9 septembre 2026.</p>
<p><strong>Pourquoi Maurice Kamto a-t-il d&eacute;missionn&eacute; du MRC ?</strong><br />Il a invoqu&eacute; &laquo; l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;. Mamadou Mota, son vice-pr&eacute;sident, a d&eacute;nonc&eacute; &laquo; l'acharnement &raquo; de l'administration camerounaise. Les raisons exactes de Kamto n'ont pas &eacute;t&eacute; d&eacute;taill&eacute;es publiquement.</p>
<p><strong>Qui va succ&eacute;der &agrave; Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du MRC ?</strong><br />Une convention nationale extraordinaire est convoqu&eacute;e pour le 10 octobre 2026. Les candidatures doivent &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;es au plus tard le 9 octobre 2026 &agrave; 10 heures. En attendant, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah assure l'int&eacute;rim.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Onana Nestor</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-12 18:04:58</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Maurice-Kamto150324500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="98391" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - MRC : Dzongang salue la vitalité du parti avant la convention]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94705/6:1/cameroun-mrc-dzongang-salue-la-vitalite-du-parti-avant-la-convention.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94705/6:1/cameroun-mrc-dzongang-salue-la-vitalite-du-parti-avant-la-convention.html</guid>
      <description><![CDATA[Albert Dzongang salue la vitalité démocratique du MRC avant la
convention du 10 octobre 2026. Il invite le RDPC à s’inspirer de la
compétition interne du parti....]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Albert Dzongang salue la vitalit&eacute; d&eacute;mocratique du MRC avant la convention du 10 octobre 2026. Il invite le RDPC &agrave; s&rsquo;inspirer de la comp&eacute;tition interne du parti.</p>
<p>Alors que le MRC pr&eacute;pare sa convention extraordinaire du 10 octobre 2026, Albert Dzongang, conseiller sp&eacute;cial de Maurice Kamto, voit dans la comp&eacute;tition interne une preuve &eacute;clatante de la vitalit&eacute; d&eacute;mocratique du parti et un mod&egrave;le &agrave; suivre pour le RDPC.</p>
<p>Albert Dzongang, conseiller sp&eacute;cial de Maurice Kamto, a salu&eacute; la vitalit&eacute; d&eacute;mocratique du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) &agrave; l&rsquo;approche de la convention extraordinaire du 10 octobre 2026. Dans une d&eacute;claration publi&eacute;e cette semaine, il estime que les candidatures qui &eacute;mergent pour la pr&eacute;sidence nationale t&eacute;moignent de la bonne sant&eacute; interne du parti. &laquo; Ce qui fait le charme et la vitalit&eacute; du MRC, c&rsquo;est que sa d&eacute;mocratie interne permet de d&eacute;couvrir que certaines personnes sont militants, juste &agrave; travers leur candidature pour &ecirc;tre pr&eacute;sident national du parti &raquo;, &eacute;crit-il. Une sortie qui intervient dans un contexte de turbulences : d&eacute;mission de Kamto et Mota, contestations juridiques, et course &agrave; la succession. Derri&egrave;re l&rsquo;optimisme affich&eacute;, les fractures persistent.</p>
<h2>UNE CONVENTION SOUS HAUTE TENSION</h2>
<p>Le 10 octobre 2026, le MRC &eacute;lira son nouveau pr&eacute;sident national. La convention extraordinaire, convoqu&eacute;e par le directoire apr&egrave;s les d&eacute;missions de Maurice Kamto et de Mamadou Mota le 8 septembre, doit d&eacute;signer le successeur de l&rsquo;embl&eacute;matique opposant. Les candidatures sont ouvertes jusqu&rsquo;au 9 octobre &agrave; 10 heures, au si&egrave;ge national du parti &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Pour Albert Dzongang, cette effervescence est une bonne nouvelle. Le conseiller sp&eacute;cial de Kamto y voit la preuve que le MRC est un parti vivant, o&ugrave; la comp&eacute;tition interne permet de r&eacute;v&eacute;ler des profils m&eacute;connus. Il invite m&ecirc;me les autres formations politiques, notamment le RDPC et ses alli&eacute;s, &agrave; s&rsquo;en inspirer. &laquo; Si le RDPC et affid&eacute;s pouvaient copier &raquo;, lance-t-il.</p>
<h2>PIERRE EMMANUEL BINYAM, PREMIER CANDIDAT D&Eacute;CLAR&Eacute;</h2>
<p>La course &agrave; la succession de Maurice Kamto est officiellement lanc&eacute;e. Ce vendredi 11 septembre, Pierre Emmanuel Binyam, cadre influent du parti, a annonc&eacute; sa candidature &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC. &laquo; Je suis porteur d&rsquo;une liste &agrave; cet effet &raquo;, a-t-il &eacute;crit sur sa page Meta.</p>
<p>Il s&rsquo;agit de la premi&egrave;re personnalit&eacute; du parti &agrave; officialiser ses ambitions. D&rsquo;autres noms circulent, mais aucune candidature n&rsquo;a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e &agrave; ce stade. La d&eacute;claration de Binyam intervient dans un contexte marqu&eacute; par la pr&eacute;paration des &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives de 2027.</p>
<h2>UNE VITALIT&Eacute; QUI CACHE DES FRACTURES</h2>
<p>Derri&egrave;re l&rsquo;optimisme de Dzongang, le MRC reste travers&eacute; par de profondes divisions. Willy Mengue, membre du directoire, conteste la validit&eacute; m&ecirc;me de la convention du 10 octobre. Il affirme que Maurice Kamto n&rsquo;&eacute;tait plus pr&eacute;sident national depuis sa d&eacute;mission du 25 juin 2025 et que son retour &agrave; la t&ecirc;te du parti, en d&eacute;cembre 2025, n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; reconnu par le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale.</p>
<p>&laquo; D&eacute;mission sur d&eacute;mission ne vaut ! &raquo;, r&eacute;sume-t-il, estimant que le directoire a perdu le droit de convoquer une nouvelle convention, les d&eacute;lais statutaires &eacute;tant expir&eacute;s. Okala Ebode, autre figure contestataire, rel&egrave;ve &eacute;galement des irr&eacute;gularit&eacute;s dans la proc&eacute;dure de convocation, notamment le non-respect de l&rsquo;article 68 du r&egrave;glement int&eacute;rieur.</p>
<h2>TIRIANE NOAH, PR&Eacute;SIDENTE PAR INT&Eacute;RIM</h2>
<p>En attendant la convention, c&rsquo;est Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente, qui assure l&rsquo;int&eacute;rim &agrave; la t&ecirc;te du MRC. N&eacute;e princesse Yanda, dipl&ocirc;m&eacute;e en Sciences politiques et en Histoire, elle a rejoint le MRC en 2018 et a d&eacute;j&agrave; assur&eacute; la pr&eacute;sidence par int&eacute;rim &agrave; plusieurs reprises.</p>
<p>Sa d&eacute;signation ne fait pas l&rsquo;unanimit&eacute;. Willy Mengue affirme que le r&ocirc;le des vice-pr&eacute;sidents est d&rsquo;&laquo; assister &raquo; le pr&eacute;sident national, et non de le &laquo; suppl&eacute;er &raquo; en cas de vacance. &laquo; N&rsquo;ayant plus de PN, le r&ocirc;le des VPs n&rsquo;existe pas &raquo;, soutient-il.</p>
<h2>UN CONTEXTE JURIDIQUE INCERTAIN</h2>
<p>La convention du 10 octobre se tiendra dans un flou juridique persistant. Le ministre de l&rsquo;Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a indiqu&eacute; dans un courrier dat&eacute; du 19 ao&ucirc;t 2026 ne &laquo; pas juger opportun de prendre acte &raquo; de la convention du 21 d&eacute;cembre 2025 qui avait r&eacute;&eacute;lu Maurice Kamto &agrave; 95,44 %.</p>
<p>Une audience judiciaire entre le directoire du MRC et les contestataires est pr&eacute;vue le 24 septembre 2026. Son issue pourrait avoir des cons&eacute;quences directes sur la validit&eacute; de la convention du 10 octobre.</p>
<h2>LES CAISSES DU PARTI, UN ENJEU ANNEXE</h2>
<p>Albert Dzongang soul&egrave;ve un autre point : la question financi&egrave;re. Il &eacute;voque pr&egrave;s de quatre millions de francs CFA de caution par liste, une somme qui pourrait profiter aux caisses du parti. Une donn&eacute;e qui reste &agrave; confirmer au regard des modalit&eacute;s officielles de la convention. Si elle se v&eacute;rifie, cette contribution pourrait repr&eacute;senter une bouff&eacute;e d&rsquo;oxyg&egrave;ne pour une formation politique dont les finances sont r&eacute;guli&egrave;rement mises &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve.</p>
<h2>LE MRC, MOTEUR DE LA D&Eacute;MOCRATIE ?</h2>
<p>Pour Albert Dzongang, l&rsquo;issue de cette s&eacute;quence est claire : &laquo; Le MRC est vraiment le moteur de la d&eacute;mocratie camerounaise &raquo;, conclut-il. Une affirmation qui, dans le contexte actuel, rel&egrave;ve autant de la conviction que de la communication politique. Car si le MRC est effectivement le seul parti d&rsquo;opposition &agrave; organiser une comp&eacute;tition ouverte pour sa direction, les contestations internes et les d&eacute;m&ecirc;l&eacute;s judiciaires qui l&rsquo;accompagnent rappellent que la d&eacute;mocratie interne n&rsquo;est jamais un long fleuve tranquille.</p>
<h2>ET MAINTENANT ?</h2>
<p>Le 10 octobre, le MRC aura un nouveau pr&eacute;sident. Ou pas. Car si la convention se tient comme pr&eacute;vu, elle pourrait &ecirc;tre contest&eacute;e devant les tribunaux par les factions dissidentes. Et si elle ne se tient pas, le parti plongera dans une crise de l&eacute;gitimit&eacute; encore plus profonde.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : pour Albert Dzongang, le MRC est en mouvement. Pour ses d&eacute;tracteurs, il est en crise. Entre les deux, les militants attendent de voir qui, de la vitalit&eacute; ou du chaos, l&rsquo;emportera.</p>
<hr />
<p><strong>Qui peut voter &agrave; la convention du MRC du 10 octobre 2026 ?</strong><br />Les modalit&eacute;s de vote n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute;es dans le communiqu&eacute; du directoire. Selon les statuts du parti, la convention nationale est l&rsquo;instance souveraine qui &eacute;lit le pr&eacute;sident national, ses vice-pr&eacute;sidents, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral et le tr&eacute;sorier national.</p>
<p><strong>Qui sont les candidats d&eacute;clar&eacute;s &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC ?</strong><br />&Agrave; ce jour, un seul candidat s&rsquo;est officiellement d&eacute;clar&eacute; : Pierre Emmanuel Binyam, cadre influent du parti. D&rsquo;autres candidatures sont attendues avant la cl&ocirc;ture des d&eacute;p&ocirc;ts, fix&eacute;e au 9 octobre 2026 &agrave; 10 heures.</p>
<p><strong>Pourquoi Maurice Kamto a-t-il d&eacute;missionn&eacute; du MRC ?</strong><br />Maurice Kamto a invoqu&eacute; &laquo; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; du parti dans sa lettre de d&eacute;mission dat&eacute;e du 8 septembre 2026. Son vice-pr&eacute;sident Mamadou Mota a pour sa part d&eacute;nonc&eacute; &laquo; l&rsquo;acharnement constant &raquo; de l&rsquo;administration camerounaise &agrave; leur encontre.</p>
<p><strong>Qui est Tiriane Balbine Noah ?</strong><br />Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah est la deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du MRC. Elle assure l&rsquo;int&eacute;rim de la pr&eacute;sidence depuis le 8 septembre 2026. N&eacute;e princesse Yanda, elle est dipl&ocirc;m&eacute;e en Sciences politiques et en Histoire et a rejoint le MRC en 2018.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Onana Nestor</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-11 22:29:12</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Albert-DZONGANG180124700.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="85344" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - MRC : Roger Noah prédit un « récit de large défaite » du RDPC]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94692/6:1/cameroun-mrc-roger-noah-predit-un-recit-de-large-defaite-du-rdpc.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94692/6:1/cameroun-mrc-roger-noah-predit-un-recit-de-large-defaite-du-rdpc.html</guid>
      <description><![CDATA[Roger Justin Noah, secrétaire à la communication du MRC, dénonce
l'acharnement du régime et prédit un « récit de large défaite »
du RDPC aux élections de 2027....]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Roger Justin Noah, secr&eacute;taire &agrave; la communication du MRC, d&eacute;nonce l'acharnement du r&eacute;gime et pr&eacute;dit un &laquo; r&eacute;cit de large d&eacute;faite &raquo; du RDPC aux &eacute;lections de 2027.</p>
<p>Dans une intervention remarqu&eacute;e sur Radio Balafon, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint du MRC transforme la crise interne du parti en offensive politique contre le r&eacute;gime de Yaound&eacute;.</p>
<p>&laquo; Le 22 juillet dernier, le RDPC s'est r&eacute;uni en s&eacute;minaire strat&eacute;gique &agrave; Ekounou, &agrave; Yaound&eacute;, o&ugrave; ils ont conclu &agrave; la construction d'un r&eacute;cit de large victoire. Ce r&eacute;cit, en r&eacute;alit&eacute;, c'est un r&eacute;cit de large d&eacute;faite. &raquo; La phrase est l&acirc;ch&eacute;e. Elle claque comme une proph&eacute;tie. Roger Justin Noah, porte-voix du MRC, ne se contente pas de commenter les d&eacute;missions de Kamto et Mota. Il retourne le narratif du pouvoir. Et il accuse.</p>
<h2>Le contexte : une crise interne transform&eacute;e en offensive</h2>
<p>La s&eacute;quence est pour le moins paradoxale. Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto et Mamadou Mota d&eacute;missionnaient de leurs fonctions de pr&eacute;sident et premier vice-pr&eacute;sident du MRC. Une crise majeure pour le principal parti d'opposition. Mais deux jours plus tard, sur les ondes de Radio Balafon, Roger Justin Noah n'a pas d&eacute;fendu ses leaders d&eacute;missionnaires. Il a attaqu&eacute;.</p>
<p>&laquo; Il s'agit de d&eacute;cisions personnelles &raquo;, a-t-il sobrement comment&eacute;, assurant que Kamto et Mota &laquo; demeurent militants &raquo;. Puis, il a chang&eacute; de cible. &laquo; Leur pr&eacute;occupation majeure, c'est le mouvement et son pr&eacute;sident national. On fait tout pour qu'un Camerounais ne participe pas &agrave; la vie publique dans notre pays. Ce n'est plus de la politique. &raquo;</p>
<h2>Les faits : &laquo; Kamto et Mota demeurent militants &raquo;</h2>
<p>Roger Justin Noah a confirm&eacute; que le directoire du MRC, r&eacute;uni le 8 septembre 2026, a &laquo; pris acte &raquo; des d&eacute;missions de Maurice Kamto et Mamadou Mota. Il a rappel&eacute; que Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente, assure l'int&eacute;rim &agrave; la t&ecirc;te du parti. Et qu'une convention nationale extraordinaire est convoqu&eacute;e pour le 10 octobre 2026, avec d&eacute;p&ocirc;t des candidatures jusqu'au 9 octobre &agrave; 10 heures.</p>
<p>Le message est clair : le MRC ne se laisse pas d&eacute;stabiliser par les d&eacute;parts. Il organise sa succession. Et il pr&eacute;pare la bataille &eacute;lectorale de 2027.</p>
<h2>L'analyse : le retournement du narratif</h2>
<p>La d&eacute;claration de Roger Justin Noah est un exercice de communication politique ma&icirc;tris&eacute;. En qualifiant les d&eacute;missions de &laquo; d&eacute;cisions personnelles &raquo;, il d&eacute;samorce la crise interne. En accusant le r&eacute;gime d'&laquo; acharnement &raquo;, il transforme une faiblesse en force : le MRC n'est pas un parti qui se d&eacute;lite, c'est un parti pers&eacute;cut&eacute;.</p>
<p>&laquo; Je vois des gens se r&eacute;jouir aujourd'hui et je me demande s'ils sont conscients de l'environnement dans lequel nous vivons, a-t-il lanc&eacute;. On ne doit pas faire semblant de soutenir la dictature f&eacute;roce parce que &ccedil;a concerne le MRC. &raquo; L'accusation est directe. Elle vise le r&eacute;gime, mais aussi les Camerounais qui se r&eacute;jouiraient des malheurs du MRC. Une mani&egrave;re de cr&eacute;er un front du refus.</p>
<h2>La strat&eacute;gie : &laquo; les Camerounais diront trop, c'est trop &raquo;</h2>
<p>Roger Justin Noah ne s'arr&ecirc;te pas &agrave; la d&eacute;nonciation. Il projette. Il anticipe. Il pr&eacute;dit.</p>
<p>&laquo; Le 22 juillet dernier, le RDPC s'est r&eacute;uni en s&eacute;minaire strat&eacute;gique &agrave; Ekounou, &agrave; Yaound&eacute;, o&ugrave; ils ont conclu &agrave; la construction d'un r&eacute;cit de large victoire. Ce r&eacute;cit, en r&eacute;alit&eacute;, c'est un r&eacute;cit de large d&eacute;faite. C'est un r&eacute;cit de fraude massive, et de chercher tous les moyens ill&eacute;gaux pour se maintenir au pouvoir, mais les Camerounais vont exprimer leur ras-le-bol pour dire trop, c'est trop. &raquo;</p>
<p>Le s&eacute;minaire du RDPC du 22 juillet 2026 est un fait document&eacute;. Le parti au pouvoir, sous la houlette de Jean Nkuete, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Comit&eacute; central, y a d&eacute;fini sa strat&eacute;gie pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2027, avec un objectif affich&eacute; : une &laquo; large victoire &raquo;. Pour le MRC, cette r&eacute;union est un &laquo; aveu de panique &raquo;.</p>
<h2>Les enjeux : 152 si&egrave;ges &agrave; conqu&eacute;rir</h2>
<p>Le RDPC contr&ocirc;le 152 des 180 si&egrave;ges de l'Assembl&eacute;e nationale et 316 des 360 conseils municipaux. Une domination &eacute;crasante. Mais pour Roger Justin Noah, cette h&eacute;g&eacute;monie est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui rend le RDPC vuln&eacute;rable. Le parti au pouvoir aurait &laquo; peur &raquo; du verdict des urnes.</p>
<p>Les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales sont pr&eacute;vues pour le premier trimestre 2027, probablement entre fin janvier et d&eacute;but mars. Le MRC, qui avait boycott&eacute; les scrutins de 2020, a cette fois annonc&eacute; sa participation. Le parti a m&ecirc;me appel&eacute; ses militants &agrave; pr&eacute;parer leurs candidatures d&egrave;s le 31 ao&ucirc;t 2026.</p>
<h2>La perspective : quelle opposition pour 2027 ?</h2>
<p>L'intervention de Roger Justin Noah pose une question fondamentale : le MRC peut-il transformer ses divisions en force &eacute;lectorale ? La d&eacute;mission de Kamto et Mota, loin d'affaiblir le parti, pourrait paradoxalement le lib&eacute;rer. Un nouveau leadership, &eacute;lu le 10 octobre, pourrait incarner un renouveau. Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, qui assure l'int&eacute;rim, est une figure de terrain, fid&egrave;le au parti depuis 2018.</p>
<p>Mais les obstacles restent nombreux. Le r&eacute;gime contr&ocirc;le l'administration &eacute;lectorale. Le MRC d&eacute;nonce des &laquo; fraudes exceptionnelles &raquo; en pr&eacute;paration. Et l'opposition camerounaise reste profond&eacute;ment divis&eacute;e. La bataille de 2027 ne fait que commencer. Et Roger Justin Noah, en transformant la crise en offensive, a donn&eacute; le ton.</p>
<hr />
<p><strong>Qui est Roger Justin Noah ?</strong><br />Roger Justin Noah est secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint N&deg;1 et secr&eacute;taire national &agrave; la communication par int&eacute;rim du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Il est l'un des porte-voix du parti de Maurice Kamto.</p>
<p><strong>Qu'a dit Roger Justin Noah sur Radio Balafon ?</strong><br />Le 10 septembre 2026, il a qualifi&eacute; les d&eacute;missions de Kamto et Mota de &laquo; d&eacute;cisions personnelles &raquo;, d&eacute;nonc&eacute; &laquo; l'acharnement &raquo; du r&eacute;gime contre le MRC, et pr&eacute;dit un &laquo; r&eacute;cit de large d&eacute;faite &raquo; pour le RDPC aux &eacute;lections de 2027.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le s&eacute;minaire strat&eacute;gique du RDPC du 22 juillet 2026 ?</strong><br />Il s'agit d'une r&eacute;union des cadres du RDPC tenue au Palais des Congr&egrave;s de Yaound&eacute;, sous la houlette de Jean Nkuete, pour pr&eacute;parer les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2027. Le th&egrave;me &eacute;tait &laquo; L'imp&eacute;rative large victoire du RDPC &raquo;.</p>
<p><strong>Quand auront lieu les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales au Cameroun ?</strong><br />Les &eacute;lections sont pr&eacute;vues pour le premier trimestre 2027, probablement entre fin janvier et d&eacute;but mars, selon plusieurs sources politiques.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-10 19:28:46</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Roger-Justin-Noah290826500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="93158" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Léon Theiller Onana veut une opposition majoritaire en 2027]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94685/6:1/cameroun-leon-theiller-onana-veut-une-opposition-majoritaire-en-2027.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94685/6:1/cameroun-leon-theiller-onana-veut-une-opposition-majoritaire-en-2027.html</guid>
      <description><![CDATA[Léon Theiller Onana, président de l'OMP, appelle l'opposition
camerounaise à viser la majorité parlementaire en 2027. Analyse
d'une stratégie qui change la donn...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L&eacute;on Theiller Onana, pr&eacute;sident de l'OMP, appelle l'opposition camerounaise &agrave; viser la majorit&eacute; parlementaire en 2027. Analyse d'une strat&eacute;gie qui change la donne.</p>
<p>L'ancien conseiller municipal RDPC de Monat&eacute;l&eacute; propose une strat&eacute;gie de conqu&ecirc;te du Parlement, o&ugrave; le RDPC d&eacute;tient 152 si&egrave;ges sur 180.</p>
<p>C'est une proposition qui rompt avec des d&eacute;cennies de strat&eacute;gie d'opposition au Cameroun. L&eacute;on Theiller Onana, ancien conseiller municipal RDPC devenu opposant, ne se contente pas de contester le pouvoir. Il veut le conqu&eacute;rir par les urnes l&eacute;gislatives. Un appel qui intervient alors que le pays se pr&eacute;pare pour un double scrutin l&eacute;gislatif et municipal en f&eacute;vrier 2027, et que l'opposition reste profond&eacute;ment divis&eacute;e.</p>
<h2>Un ancien du RDPC devenu opposant</h2>
<p>L&eacute;on Theiller Onana n'est pas un opposant de la premi&egrave;re heure. &Eacute;lu conseiller municipal &agrave; Monat&eacute;l&eacute;, dans la r&eacute;gion du Centre, sous les couleurs du RDPC, il s'est fait conna&icirc;tre en contestant la candidature de Paul Biya &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2025. Il a d&eacute;pos&eacute; sa propre candidature sous la banni&egrave;re m&ecirc;me du parti au pouvoir, avant de saisir le Conseil constitutionnel apr&egrave;s son rejet.</p>
<p>Le 16 ao&ucirc;t 2025, il a officiellement d&eacute;missionn&eacute; du RDPC. Le 12 septembre 2025, il est devenu pr&eacute;sident national de l'OMP, un parti qu'il a fond&eacute;.</p>
<h2>Les faits : un appel &agrave; la conqu&ecirc;te du Parlement</h2>
<p>Dans sa d&eacute;claration du 9 septembre 2026, L&eacute;on Theiller Onana estime que &laquo; la vraie opposition doit viser la majorit&eacute; au Parlement &raquo;. Pour l'ancien conseiller municipal de Monat&eacute;l&eacute;, l'heure n'est plus &agrave; la seule contestation pr&eacute;sidentielle. Il plaide pour &laquo; une coordination nationale rigoureuse, des candidatures intelligemment r&eacute;parties et un marquage politique s&eacute;rieux du territoire &raquo;, afin qu'aucune circonscription ne soit &laquo; abandonn&eacute;e au RDPC sans v&eacute;ritable confrontation d&eacute;mocratique &raquo;.</p>
<p>Ce positionnement s'inscrit dans une strat&eacute;gie plus large. Depuis septembre 2025, l'OMP m&egrave;ne une offensive judiciaire annonc&eacute;e contre les listes du RDPC. Le parti rappelle qu'une requ&ecirc;te en annulation des r&eacute;solutions ayant prorog&eacute; les mandats des membres du Comit&eacute; central et du Bureau politique du RDPC a &eacute;t&eacute; introduite le 2 juillet 2025 devant le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi. Selon Onana, le mandat de Paul Biya &agrave; la t&ecirc;te du parti aurait expir&eacute; en septembre 2016, et aucun congr&egrave;s n'a &eacute;t&eacute; tenu depuis pour renouveler les instances dirigeantes.</p>
<h2>Une rupture strat&eacute;gique majeure</h2>
<p>La proposition d'Onana rompt avec la strat&eacute;gie dominante de l'opposition camerounaise depuis trois d&eacute;cennies. Historiquement, les partis d'opposition se sont concentr&eacute;s sur l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, per&ccedil;ue comme le seul v&eacute;ritable enjeu de pouvoir. Mais le RDPC contr&ocirc;le l'&eacute;crasante majorit&eacute; des si&egrave;ges &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale : 152 d&eacute;put&eacute;s sur 180, soit 84,4 % de la chambre. Le parti au pouvoir d&eacute;tient &eacute;galement 316 des 360 conseils municipaux.</p>
<p>Dans ce contexte, viser la majorit&eacute; parlementaire n'est pas un renoncement, mais une r&eacute;orientation strat&eacute;gique. L'Assembl&eacute;e nationale dispose de leviers institutionnels consid&eacute;rables : vote du budget, contr&ocirc;le de l'ex&eacute;cutif, pouvoir de censure. En 2026, le RDPC a d'ailleurs utilis&eacute; cette majorit&eacute; pour proroger les mandats des d&eacute;put&eacute;s et des conseillers municipaux, une d&eacute;cision qui a repouss&eacute; les &eacute;lections de 2027.</p>
<p>Pour Abdouraman Hamadou Babba, un autre acteur de la sc&egrave;ne politique camerounaise, la conqu&ecirc;te du pouvoir l&eacute;gislatif est la cl&eacute; du changement. Dans un manifeste publi&eacute; le 26 juin 2026, il proposait d&eacute;j&agrave; de &laquo; rel&eacute;guer au second plan les clivages partisans pour arracher la majorit&eacute; &agrave; l'Assembl&eacute;e Nationale et au S&eacute;nat &raquo;. Les deux initiatives convergent vers une m&ecirc;me id&eacute;e : le Parlement, et non la pr&eacute;sidence, serait le nouveau champ de bataille d&eacute;cisif.</p>
<h2>L'opposition face &agrave; son propre d&eacute;fi</h2>
<p>La proposition d'Onana place l'opposition camerounaise face &agrave; un d&eacute;fi d'organisation. Pour esp&eacute;rer une majorit&eacute; parlementaire, les partis devraient pr&eacute;senter des candidats coordonn&eacute;s dans les 180 circonscriptions du pays. Or, l'histoire r&eacute;cente de l'opposition camerounaise est marqu&eacute;e par des divisions profondes. En 2025, Maurice Kamto a &eacute;t&eacute; exclu de la pr&eacute;sidentielle, sa candidature ayant &eacute;t&eacute; rejet&eacute;e par le Conseil constitutionnel. Le MRC traverse aujourd'hui une crise interne majeure, avec la d&eacute;mission de Kamto et de Mamadou Mota de leurs fonctions de direction.</p>
<p>Le RDPC, de son c&ocirc;t&eacute;, ne reste pas inactif. Le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Comit&eacute; central, Jean Nkuete, a fix&eacute; en juin 2026 les orientations pour &laquo; le renforcement des majorit&eacute;s du parti dans les assembl&eacute;es &raquo;. Le parti au pouvoir pr&eacute;pare activement le double scrutin de 2027, avec un objectif clair : conserver et renforcer sa domination institutionnelle.</p>
<h2>Quelle opposition pour le Cameroun ?</h2>
<p>L'appel de L&eacute;on Theiller Onana pose une question fondamentale : l'opposition camerounaise peut-elle d&eacute;passer ses divisions pour devenir une force de gouvernement ? La r&eacute;ponse ne d&eacute;pendra pas seulement des partis, mais aussi des &eacute;lecteurs. En 2025, la participation &eacute;lectorale et les r&eacute;sultats ont montr&eacute; une &eacute;rosion relative du soutien au RDPC, dont le score &agrave; la pr&eacute;sidentielle est pass&eacute; de 71,28 % en 2018 &agrave; 53,66 % en 2025.</p>
<p>Cette &eacute;rosion, si elle se confirme aux l&eacute;gislatives, pourrait ouvrir une fen&ecirc;tre d'opportunit&eacute;. Mais les obstacles sont nombreux : le d&eacute;coupage &eacute;lectoral, le financement des campagnes, l'acc&egrave;s aux m&eacute;dias, et surtout la capacit&eacute; de l'opposition &agrave; pr&eacute;senter un front uni.</p>
<p>L&eacute;on Theiller Onana, en proposant de viser la majorit&eacute; plut&ocirc;t que la seule contestation, ouvre un d&eacute;bat n&eacute;cessaire. Reste &agrave; savoir si les autres partis d'opposition MRC, UNDP, UPC, FCC entendront cet appel. Et si les Camerounais, dans l'isoloir, d&eacute;cideront de changer la donne parlementaire.</p>
<hr />
<p><strong>Qui est L&eacute;on Theiller Onana ?</strong><br />L&eacute;on Theiller Onana est un homme politique camerounais n&eacute; en 1987, pr&eacute;sident national de l'Organisation du Mouvement Patriotique (OMP) depuis septembre 2025. Ancien conseiller municipal RDPC de Monat&eacute;l&eacute;, il a quitt&eacute; le parti au pouvoir en ao&ucirc;t 2025.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que l'OMP ?</strong><br />L'Organisation du Mouvement Patriotique (OMP) est un parti politique camerounais fond&eacute; en 2025, dirig&eacute; par L&eacute;on Theiller Onana. Le parti m&egrave;ne une offensive judiciaire contre les listes du RDPC pour les &eacute;lections de 2027.</p>
<p><strong>Que propose L&eacute;on Theiller Onana pour 2027 ?</strong><br />Il appelle l'opposition &agrave; viser la majorit&eacute; parlementaire plut&ocirc;t que de se concentrer uniquement sur la contestation pr&eacute;sidentielle. Il plaide pour une coordination nationale, des candidatures r&eacute;parties intelligemment et un marquage politique du territoire.</p>
<p><strong>Quand auront lieu les &eacute;lections l&eacute;gislatives au Cameroun ?</strong><br />Les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales sont annonc&eacute;es pour f&eacute;vrier 2027, apr&egrave;s la prorogation des mandats des d&eacute;put&eacute;s et des conseillers municipaux intervenue en 2026.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-10 12:19:57</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Leon-Theiller-ONANA180425500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="83191" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Siddiki à Kamto : « Je refuse ta démission »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94680/6:1/cameroun-siddiki-a-kamto-je-refuse-ta-demission.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94680/6:1/cameroun-siddiki-a-kamto-je-refuse-ta-demission.html</guid>
      <description><![CDATA[Aboubakary Siddiki, président du MPSC et ancien codétenu de Maurice
Kamto, lui adresse une lettre ouverte pour refuser sa démission et
l’appeler à revenir sur s...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Aboubakary Siddiki, pr&eacute;sident du MPSC et ancien cod&eacute;tenu de Maurice Kamto, lui adresse une lettre ouverte pour refuser sa d&eacute;mission et l&rsquo;appeler &agrave; revenir sur sa d&eacute;cision.</p>
<p>Dans une lettre ouverte rendue publique, Aboubakary Siddiki, pr&eacute;sident du Mouvement Patriotique du Salut Camerounais (MPSC) et ancien compagnon de cellule de Maurice Kamto, refuse la d&eacute;mission de ce dernier de la pr&eacute;sidence du MRC et l&rsquo;appelle &agrave; &laquo; former les bataillons &raquo; plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; quitter le navire.</p>
<p>&laquo; Je r&eacute;fute, refuse et recuse ta d&eacute;mission du MRC. &raquo; C&rsquo;est par ces mots qu&rsquo;Aboubakary Siddiki, pr&eacute;sident du MPSC et ancien cod&eacute;tenu de Maurice Kamto &agrave; la prison de Kondengui, ouvre sa lettre ouverte au leader de l&rsquo;opposition camerounaise. Une d&eacute;claration qui tranche avec le silence ou les commentaires convenus qui ont suivi l&rsquo;annonce choc du 8 septembre 2026. Siddiki ne cache pas son &eacute;motion : il a partag&eacute; avec Kamto &laquo; les pires moments de &raquo; leurs vies en prison. Il lui rappelle les pr&eacute;c&eacute;dents historiques des d&eacute;missions au Cameroun Ahidjo, Garga Haman Adji, Issa Tchiroma Bakary qui, selon lui, n&rsquo;ont &laquo; apport&eacute; que probl&egrave;mes en lieu et place des solutions &raquo;. Et il conclut par un avertissement solennel : &laquo; Tu n&rsquo;as pas le droit de quitter le navire parce qu&rsquo;il tangue. &raquo;</p>
<h2>Un refus cat&eacute;gorique de la d&eacute;mission</h2>
<p>Aboubakary Siddiki, pr&eacute;sident national du Mouvement Patriotique du Salut Camerounais (MPSC), a adress&eacute; une lettre ouverte &agrave; Maurice Kamto dans laquelle il exprime son opposition ferme &agrave; la d&eacute;mission de ce dernier de la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).</p>
<p>&laquo; Je r&eacute;fute, refuse, et recuse ta d&eacute;mission du MRC &raquo;, &eacute;crit-il d&rsquo;embl&eacute;e. Pour lui, la d&eacute;cision de Kamto, annonc&eacute;e le 8 septembre 2026, est &laquo; non motiv&eacute;e &raquo;, &laquo; vague &raquo; et &laquo; tombe comme un couperet sur les t&ecirc;tes des militants du MRC et ceux qui pensent comme toi &raquo;.</p>
<h2>Les pr&eacute;c&eacute;dents historiques : une le&ccedil;on pour Kamto</h2>
<p>Siddiki convoque l&rsquo;histoire politique du Cameroun pour &eacute;tayer son refus. Il cite d&rsquo;abord la d&eacute;mission d&rsquo;Ahmadou Ahidjo en 1982. &laquo; Cons&eacute;quences : nous vivons ce que nous vivons, et traversons ce que nous traversons &raquo;, &eacute;crit-il. Ahidjo, qui avait transmis le pouvoir &agrave; Paul Biya le 6 novembre 1982, sera plus tard condamn&eacute; &agrave; mort par contumace apr&egrave;s une tentative de coup d&rsquo;&Eacute;tat en avril 1984.</p>
<p>Il &eacute;voque ensuite la d&eacute;mission de Garga Haman Adji, alors ministre de la Fonction publique, le 27 ao&ucirc;t 1992. Celui-ci avait quitt&eacute; le gouvernement en estimant &ecirc;tre &laquo; emp&ecirc;ch&eacute; de mener la lutte contre la corruption &raquo;. Siddiki affirme que l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord, r&eacute;gion d&rsquo;origine du d&eacute;missionnaire, &laquo; n&rsquo;a jamais retrouv&eacute; ses traces ni sa place de fille a&icirc;n&eacute;e de la fratrie Biya &raquo;.</p>
<p>Enfin, il mentionne la d&eacute;mission d&rsquo;Issa Tchiroma Bakary en juin 2025, qui avait quitt&eacute; le gouvernement pour se pr&eacute;senter &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Cons&eacute;quence, selon Siddiki : &laquo; Naissance d&rsquo;un bon diable et dislocation de l&rsquo;une des plus grandes formations politiques du Cameroun. &raquo;</p>
<h2>Une amiti&eacute; n&eacute;e en prison</h2>
<p>Le ton de la lettre est celui d&rsquo;un homme qui a partag&eacute; avec Kamto les &eacute;preuves les plus difficiles. Siddiki rappelle qu&rsquo;ils se sont rencontr&eacute;s en prison, qu&rsquo;il a &laquo; accueilli &raquo; Kamto derri&egrave;re les barreaux et partag&eacute; avec lui &laquo; les pires moments de &raquo; leurs vies.</p>
<p>&laquo; L&rsquo;intimit&eacute;, la proximit&eacute; et le d&eacute;sert que nous avons travers&eacute;s ensemble me donnent le droit et le toupet de te parler comme je veux, quand je veux, avec le ton qui me convient &raquo;, &eacute;crit-il. &laquo; C&rsquo;est les avantages du Ngata (prison). &raquo; Il &eacute;voque &eacute;galement d&rsquo;autres figures de l&rsquo;opposition ayant connu la prison : Paul Eric Kingue, incarc&eacute;r&eacute; pendant sept ans, Christian Penda Ekoka, emprisonn&eacute; &agrave; la prison principale de Yaound&eacute;, C&eacute;lestin Djamen, bless&eacute; par balle et emprisonn&eacute;, et Mich&egrave;le Ndoki.</p>
<h2>Une critique de l&rsquo;entourage de Kamto</h2>
<p>Siddiki ne cache pas son amertume vis-&agrave;-vis de l&rsquo;entourage du leader du MRC. &laquo; Je ne sais pas ce que le p&egrave;re a mis dans ta t&ecirc;te pour que tu te s&eacute;pares de tous tes vrais amis en ne gardant que les b&eacute;ni Oui-Oui &raquo;, &eacute;crit-il, dans une allusion &agrave; un conseiller proche de Kamto.</p>
<p>Il fait &eacute;galement r&eacute;f&eacute;rence &agrave; un &eacute;pisode douloureux : &laquo; lorsque j&rsquo;ai lu ton post sur le comportement de certains proches lors de la ru&eacute;e vers Tchiroma, j&rsquo;ai compris. J&rsquo;ai compris &agrave; quel point tu as eu mal. Se faire arracher son butin, le fruit de son labeur et l&rsquo;accepter fairplay tout en sachant et pr&eacute;disant la direction des &eacute;v&egrave;nements n&rsquo;est pas chose facile. &raquo;</p>
<h2>Un appel &agrave; la r&eacute;silience</h2>
<p>Siddiki termine sa lettre par un appel vibrant &agrave; la r&eacute;sistance. Il &eacute;voque deux d&eacute;fis que Kamto devrait encore relever : &laquo; Refuser co&ucirc;te que vaille la succession de GR&Eacute; &agrave; GR&Eacute; &raquo; et &laquo; Prouver que sont plus b&ecirc;tes ceux qui ont trait&eacute; l&rsquo;opposition camerounaise de b&ecirc;te &raquo;.</p>
<p>Il lance un avertissement : &laquo; Tu n&rsquo;as pas le droit de quitter le navire parce qu&rsquo;il tangue. &raquo; Et il rappelle &agrave; Kamto son identit&eacute; : &laquo; Les hommes de l&rsquo;Ouest ne d&eacute;missionnent pas, ils sont connus pour leur r&eacute;silience, leur r&eacute;sistance et leurs capacit&eacute;s de rena&icirc;tre de leurs cendres. &raquo; Il conclut par un proverbe du Sahel : &laquo; Dans certaines situations, mieux vaut ta monture habituelle qu&rsquo;une neuve. &raquo; Et il lance un dernier appel : &laquo; Kamto, reviens sur ta d&eacute;cision et FORMONS LES BATAILLONS. &raquo;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-09 16:46:57</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Aboubakary-Siddiki180626500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="46187" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Tomaino Ndam Njoya : « Un adversaire n’est pas un ennemi »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94674/6:1/cameroun-tomaino-ndam-njoya-un-adversaire-nest-pas-un-ennemi.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94674/6:1/cameroun-tomaino-ndam-njoya-un-adversaire-nest-pas-un-ennemi.html</guid>
      <description><![CDATA[Après la démission surprise de Maurice Kamto de la présidence du
MRC, l’UDC réagit. Tomaino Ndam Njoya livre une déclaration
politique forte sur l’avenir de la...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s la d&eacute;mission surprise de Maurice Kamto de la pr&eacute;sidence du MRC, l&rsquo;UDC r&eacute;agit. Tomaino Ndam Njoya livre une d&eacute;claration politique forte sur l&rsquo;avenir de la d&eacute;mocratie camerounaise.</p>
<p>Au lendemain de l&rsquo;annonce choc du d&eacute;part de Maurice Kamto de la t&ecirc;te du MRC, la pr&eacute;sidente de l&rsquo;UDC, Honor&eacute; Tomaino Ndam Njoya, adresse un message solennel &agrave; la classe politique camerounaise : &laquo; Un adversaire politique n&rsquo;est pas un ennemi de la R&eacute;publique. &raquo;</p>
<p>C&rsquo;est une secousse qui &eacute;branle tout l&rsquo;&eacute;chiquier politique camerounais. Le 8 septembre 2026, le Professeur Maurice Kamto, figure de proue de l&rsquo;opposition et ancien candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle, annon&ccedil;ait sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). &Agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, son Premier vice-pr&eacute;sident Mamadou Mota quittait &eacute;galement ses fonctions. Un s&eacute;isme. Mais ce qui rend cette secousse encore plus profonde, c&rsquo;est la r&eacute;action qu&rsquo;elle a provoqu&eacute;e chez une autre poids lourd de l&rsquo;opposition : l&rsquo;Union D&eacute;mocratique du Cameroun (UDC). Dans une d&eacute;claration dat&eacute;e du 9 septembre 2026, la pr&eacute;sidente nationale de l&rsquo;UDC, Honor&eacute; Tomaino Ndam Njoya, ne s&rsquo;est pas content&eacute;e d&rsquo;un commentaire poli. Elle a livr&eacute; un v&eacute;ritable manifeste politique. Un texte qui dit l&rsquo;urgence, la dignit&eacute;, et une certaine id&eacute;e de la politique celle qui refuse de voir les adversaires transform&eacute;s en ennemis.</p>
<h2>Le contexte d&rsquo;une d&eacute;mission qui secoue l&rsquo;opposition camerounaise</h2>
<p>Tout commence le 8 septembre 2026. Maurice Kamto, 71 ans, annonce dans une lettre publi&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux sa d&eacute;cision de &laquo; d&eacute;missionner des fonctions de pr&eacute;sident national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun &raquo;. Il &eacute;voque &laquo; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; de son parti, de ses militants et du &laquo; Peuple du Changement &raquo;. Dans la foul&eacute;e, Mamadou Mota, son Premier vice-pr&eacute;sident, embo&icirc;te le pas.</p>
<p>Pour beaucoup, cette annonce est un coup de tonnerre. Kamto, d&eacute;clar&eacute; deuxi&egrave;me de la pr&eacute;sidentielle de 2018, avait &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute; de celle de 2025. Son parti, le MRC, est l&rsquo;une des principales forces d&rsquo;opposition au Cameroun, aux c&ocirc;t&eacute;s notamment de l&rsquo;UDC, du SDF et du PCRN. Sa d&eacute;mission plonge le MRC dans une &laquo; crise de l&eacute;gitimit&eacute; &raquo;, selon certains observateurs, et ouvre la voie &agrave; une convention extraordinaire pour &eacute;lire un successeur.</p>
<h2>La r&eacute;action de l&rsquo;UDC : un texte qui va bien au-del&agrave; du commentaire</h2>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte que l&rsquo;Honorable Tomaino Ndam Njoya, pr&eacute;sidente nationale de l&rsquo;UDC et maire de Foumban, prend la parole le 9 septembre 2026. Dans une d&eacute;claration solennelle, elle refuse d&rsquo;abord la facilit&eacute; du &laquo; commentaire facile &raquo;. &laquo; La d&eacute;cision du Professeur Maurice Kamto de quitter la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun est de ceux-l&agrave; &raquo;, &eacute;crit-elle, avant de pr&eacute;ciser qu&rsquo;elle n&rsquo;entend ni interpr&eacute;ter ses motivations ni intervenir dans la vie d&rsquo;un autre parti.</p>
<p>Mais elle ajoute imm&eacute;diatement une mise en garde : &laquo; Nous aurions tort de consid&eacute;rer qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;une &ldquo;affaire&rdquo; du MRC. Ce qui arrive &agrave; un Parti politique quand on veut croire qu&rsquo;on est en D&eacute;mocratie concerne, t&ocirc;t ou tard, tous les D&eacute;mocrates. &raquo;</p>
<h2>&laquo; Un adversaire politique n&rsquo;est pas un ennemi de la R&eacute;publique &raquo;</h2>
<p>La d&eacute;claration de Tomaino Ndam Njoya est un plaidoyer pour une politique apais&eacute;e, exigeante et authentique. Elle y d&eacute;nonce avec une clart&eacute; rare la d&eacute;gradation de la place accord&eacute;e au politique au Cameroun. &laquo; Depuis trop longtemps au Cameroun, nous assistons &agrave; une d&eacute;gradation pr&eacute;occupante de la place accord&eacute;e au politique &raquo;, &eacute;crit-elle, &eacute;voquant des partis &laquo; fragilis&eacute;s &raquo;, une &laquo; clochardisation &raquo;, et des militants soumis &agrave; des &laquo; pressions, intimidations et d&eacute;couragement &raquo;.</p>
<p>Mais le passage le plus frappant est sans doute celui-ci : &laquo; Un Parti politique n&rsquo;est pas un ennemi de l&rsquo;&Eacute;tat. Un Opposant n&rsquo;est pas un ennemi de la R&eacute;publique : Bien au contraire, contester un R&eacute;gime en place depuis des d&eacute;cennies qui manifeste &agrave; n&rsquo;en plus finir, des signes alarmants de mal gouvernance institutionnelle est un acte de bravoure qui signifie Aimer le Cameroun. &raquo;</p>
<h2>La politique comme art, science et dignit&eacute;</h2>
<p>Tomaino Ndam Njoya ne se contente pas de critiquer. Elle propose une vision. Celle d&rsquo;une politique qui m&eacute;rite son nom : &laquo; la Vraie, l&rsquo;Authentique &raquo;. Celle o&ugrave; &laquo; une vision affronte une autre, qu&rsquo;un bilan soit confront&eacute; &agrave; un Projet et qu&rsquo;au terme du processus, le peuple camerounais exerce pleinement son droit de d&eacute;cider &raquo;.</p>
<p>Elle adresse un message direct &agrave; ceux qui exercent aujourd&rsquo;hui les responsabilit&eacute;s de l&rsquo;&Eacute;tat : &laquo; La grandeur du pouvoir ne se mesure pas au silence de ses adversaires, mais &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; accepter leur existence. La force d&rsquo;un &Eacute;tat d&eacute;mocratique n&rsquo;est pas d&rsquo;avoir une opposition affaiblie ; c&rsquo;est de pouvoir affronter une opposition forte sans avoir peur de la d&eacute;mocratie. &raquo;</p>
<h2>Un hommage r&eacute;publicain et un appel &agrave; l&rsquo;unit&eacute;</h2>
<p>Dans un geste de respect institutionnel, la pr&eacute;sidente de l&rsquo;UDC t&eacute;moigne &laquo; son respect r&eacute;publicain &raquo; tant au Professeur Maurice Kamto qu&rsquo;&agrave; Monsieur Mamadou Mota, &laquo; pour les d&eacute;cisions qu&rsquo;ils ont estim&eacute; devoir prendre &raquo;. Elle ajoute : &laquo; L&rsquo;histoire appr&eacute;ciera les choix des uns et des autres. &raquo;</p>
<p>Mais elle va plus loin. Elle s&rsquo;adresse aux militants du MRC comme &agrave; ceux de toutes les formations politiques : &laquo; Ne laissez pas les difficult&eacute;s de la politique camerounaise transformer votre engagement en r&eacute;signation. Notre pays aura besoin de toutes ses forces politiques et de toutes ses g&eacute;n&eacute;rations pour construire la prochaine &eacute;tape de son histoire. &raquo;</p>
<h2>Une vision pour la R&eacute;publique</h2>
<p>Tomaino Ndam Njoya conclut sa d&eacute;claration par une phrase qui r&eacute;sume son engagement : &laquo; Pour l&rsquo;UDC, nous voulons une R&eacute;publique dans laquelle personne n&rsquo;a besoin de dispara&icirc;tre pour que l&rsquo;autre puisse exister, o&ugrave; personne n&rsquo;a besoin de se taire pour pr&eacute;server les siens et o&ugrave; le pouvoir se conquiert par la confiance du peuple et se perd lorsque cette confiance n&rsquo;est plus l&agrave;. &raquo;</p>
<p>Un message qui r&eacute;sonne bien au-del&agrave; du simple commentaire sur la d&eacute;mission de Maurice Kamto. Une d&eacute;claration qui interpelle, qui bouscule, et qui, peut-&ecirc;tre, dessine les contours d&rsquo;une opposition camerounaise qui refuse de renoncer &agrave; ses id&eacute;aux.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Poutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-09 11:23:17</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Patricia-Tomaino-Ndam-Njoya151124500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="87947" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Démissions au MRC : quel avenir pour le procès Okala Ebode ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94668/6:1/cameroun-demissions-au-mrc-quel-avenir-pour-le-proces-okala-ebode.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94668/6:1/cameroun-demissions-au-mrc-quel-avenir-pour-le-proces-okala-ebode.html</guid>
      <description><![CDATA[Les démissions de Maurice Kamto et Mamadou Mota rebattent-elles les
cartes du procès opposant Okala Ebode au MRC ? L'audience du 24
septembre 2026 s'annonce cru...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Les d&eacute;missions de Maurice Kamto et Mamadou Mota rebattent-elles les cartes du proc&egrave;s opposant Okala Ebode au MRC ? L'audience du 24 septembre 2026 s'annonce cruciale.</p>
<p>Alors que Maurice Kamto et Mamadou Mota ont quitt&eacute; la direction du MRC, le contentieux judiciaire opposant Joseph Thierry Okala Ebode, cofondateur exclu, au parti reste pendant. L'audience du 24 septembre 2026 au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi pourrait marquer un tournant d&eacute;cisif.</p>
<p>Ce mardi 8 septembre 2026, le MRC a perdu ses deux t&ecirc;tes dirigeantes : Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute; de la pr&eacute;sidence, suivi de quelques minutes par son premier vice-pr&eacute;sident Mamadou Mota. Un s&eacute;isme politique qui soul&egrave;ve une question juridique br&ucirc;lante : qu'adviendra-t-il du proc&egrave;s opposant Joseph Thierry Okala Ebode, cofondateur exclu du parti, au MRC ? L'audience, fix&eacute;e au 24 septembre 2026 devant le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi, pourrait voir sa configuration modifi&eacute;e par ces d&eacute;parts. Mais sur le plan juridique, la d&eacute;mission des dirigeants ne signifie pas automatiquement la disparition du contentieux.</p>
<h2>Un contentieux qui remonte &agrave; novembre 2025</h2>
<p>L'affaire Okala Ebode trouve ses racines dans une exclusion prononc&eacute;e le 7 novembre 2025. Joseph Thierry Okala Ebode, membre fondateur du MRC et ancien secr&eacute;taire national charg&eacute; de la r&eacute;forme et de la modernisation de l'&Eacute;tat, a &eacute;t&eacute; exclu du parti pour &laquo; haute trahison &raquo;. Une d&eacute;cision qu'il conteste vivement, estimant qu'elle repose sur une proc&eacute;dure irr&eacute;guli&egrave;re.</p>
<p>L'exclusion fait suite &agrave; une plainte d&eacute;pos&eacute;e par le professeur Alain Fogue Tedom, alors en d&eacute;tention, accusant Okala Ebode de trahison. Okala Ebode, qui avait publiquement ouvert le d&eacute;bat sur le retour de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du MRC apr&egrave;s sa d&eacute;mission de 2025 pour rejoindre le MANIDEM, a &eacute;t&eacute; sanctionn&eacute;. &laquo; J'ai &eacute;t&eacute; exclu parce que j'ai ouvert le d&eacute;bat sur le retour de Maurice Kamto &agrave; l'int&eacute;rieur du MRC &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;.</p>
<h2>Une proc&eacute;dure contest&eacute;e sur le fond et la forme</h2>
<p>Le 6 f&eacute;vrier 2026, Okala Ebode a fait signifier par exploit d'huissier une assignation en nullit&eacute; visant la d&eacute;cision n&deg; 007/2025 rendue par le Comit&eacute; National de M&eacute;diation et d'Arbitrage (CNMA). Sa d&eacute;fense repose sur plusieurs arguments :</p>
<p>- <strong>Violation des d&eacute;lais l&eacute;gaux</strong> : le CNMA n'aurait imparti que quatre jours &agrave; l'accus&eacute; pour r&eacute;pondre aux charges, alors que l'article 14 du r&egrave;glement pr&eacute;voit dix jours.<br />- <strong>Absence d'audition</strong> : Okala Ebode affirme n'avoir jamais &eacute;t&eacute; convoqu&eacute; pour une audition en personne, une violation de l'article 13 du r&egrave;glement.<br />- <strong>Inexistence de l'article 36</strong> : l'exclusion s'appuierait sur un article 36 qui n'existerait pas, le r&egrave;glement de proc&eacute;dure ne contenant que 31 articles.</p>
<h2>Un parcours judiciaire chaotique</h2>
<p>L'affaire a connu plusieurs rebondissements. La premi&egrave;re audience &eacute;tait fix&eacute;e au 26 f&eacute;vrier 2026 devant le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi. Elle a &eacute;t&eacute; renvoy&eacute;e &agrave; plusieurs reprises, notamment au 26 mars 2026 pour vice de proc&eacute;dure, puis au 28 mai 2026.</p>
<p>Le 23 juillet 2026, le tribunal a renvoy&eacute; le dossier au 24 septembre 2026. En cause, la demande du pr&eacute;sident du tribunal de recevoir des r&eacute;pliques &eacute;crites, malgr&eacute; la volont&eacute; des d&eacute;fendeurs de plaider imm&eacute;diatement. L'audience s'est tenue devant un juge unique, alors que le recours est habituellement examin&eacute; par une formation coll&eacute;giale de trois magistrats.</p>
<p>Par ailleurs, une autre affaire opposant Mamadou Mota &agrave; Okala Ebode est pendante devant le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Ndokoti &agrave; Douala, renvoy&eacute;e au 15 octobre 2026.</p>
<h2>Les d&eacute;missions de Kamto et Mota : quel impact juridique ?</h2>
<p>La question qui se pose d&eacute;sormais est celle de l'impact des d&eacute;missions de Maurice Kamto et Mamadou Mota sur cette proc&eacute;dure.</p>
<p>Sur le plan juridique, leur d&eacute;part ne signifie pas automatiquement la disparition du contentieux. Le tribunal devra d&eacute;terminer les cons&eacute;quences de la nouvelle configuration du MRC sur les parties concern&eacute;es et sur les actes contest&eacute;s. La proc&eacute;dure engage le MRC en tant que personne morale, et non ses dirigeants &agrave; titre personnel. La nouvelle pr&eacute;sidente par int&eacute;rim, Tiriane Balbine Noah, devra donc se positionner sur ce dossier.</p>
<h2>Le MINAT, acteur cl&eacute; du bras de fer</h2>
<p>L'affaire Okala Ebode s'inscrit dans un contexte plus large de bras de fer entre le MRC et le minist&egrave;re de l'Administration territoriale (MINAT). Dans une correspondance dat&eacute;e du 19 ao&ucirc;t 2026 adress&eacute;e &agrave; Okala Ebode, Paul Atanga Nji a refus&eacute; de prendre acte de la convention extraordinaire du 21 d&eacute;cembre 2025 qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC.</p>
<p>Le MINAT invoque la loi n&deg;90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990, rappelant que la convention avait &eacute;t&eacute; interdite par le Sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 4. Cette position administrative donne du poids aux actions d'Okala Ebode, qui conteste la r&eacute;gularit&eacute; de cette convention.</p>
<h2>Une bataille qui d&eacute;passe le simple cadre du MRC</h2>
<p>L'enjeu de cette plainte d&eacute;passe largement les fronti&egrave;res du MRC. Si la justice camerounaise annule une exclusion prononc&eacute;e par un parti politique au motif qu'elle viole ses propres statuts, elle cr&eacute;e un pr&eacute;c&eacute;dent applicable &agrave; l'ensemble du paysage partisan national. Les directions de partis ne pourraient plus traiter leurs militants comme des variables d'ajustement &agrave; &eacute;carter sans proc&eacute;dure.</p>
<p>&laquo; On ne construit pas un parti de l'int&eacute;rieur pendant des ann&eacute;es pour en &ecirc;tre chass&eacute; sans r&eacute;agir &raquo;, r&eacute;sume un observateur. Le recours judiciaire d'Okala Ebode est autant un acte politique qu'un acte de droit.</p>
<h2>Le 24 septembre : une date charni&egrave;re</h2>
<p>L'audience du 24 septembre 2026 s'annonce donc cruciale. Elle interviendra apr&egrave;s une p&eacute;riode de turbulences sans pr&eacute;c&eacute;dent au sein du MRC, marqu&eacute;e par les d&eacute;missions de ses deux principaux dirigeants et l'arriv&eacute;e de Tiriane Noah &agrave; la t&ecirc;te du parti.</p>
<p>Le tribunal devra notamment se prononcer sur la validit&eacute; de la proc&eacute;dure d'exclusion d'Okala Ebode. Une annulation de l'exclusion pourrait rebattre les cartes au sein du MRC et renforcer la position de celui qui se pr&eacute;sente comme le d&eacute;fenseur de la l&eacute;galit&eacute; statutaire.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Onana Nestor</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 16:42:05</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/OKALA_EBODE270126500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="67266" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - MRC : Tiriane Balbine Noah prend les commandes]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94667/6:1/cameroun-mrc-tiriane-balbine-noah-prend-les-commandes.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94667/6:1/cameroun-mrc-tiriane-balbine-noah-prend-les-commandes.html</guid>
      <description><![CDATA[Tiriane Balbine Noah, deuxième vice-présidente du MRC, prend la
tête du parti après les démissions de Maurice Kamto et Mamadou
Mota. Une femme à la tête de l'op...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Tiriane Balbine Noah, deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du MRC, prend la t&ecirc;te du parti apr&egrave;s les d&eacute;missions de Maurice Kamto et Mamadou Mota. Une femme &agrave; la t&ecirc;te de l'opposition camerounaise.</p>
<p>Apr&egrave;s une journ&eacute;e de d&eacute;missions en cascade au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du parti, assure l'int&eacute;rim et devient la nouvelle pr&eacute;sidente du principal mouvement d'opposition camerounais.</p>
<p>Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute;. Mamadou Mota a d&eacute;missionn&eacute;. Et le MRC, l'un des principaux partis d'opposition du Cameroun, se retrouvait soudainement orphelin de ses deux t&ecirc;tes dirigeantes. Mais le vide a &eacute;t&eacute; de courte dur&eacute;e. Ce mardi 8 septembre 2026, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, jusqu'alors deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du parti, a pris les commandes de la formation politique. Une femme &agrave; la t&ecirc;te du MRC. Une premi&egrave;re dans l'histoire du mouvement. Et un tournant politique dont les r&eacute;percussions pourraient bouleverser l'&eacute;chiquier camerounais.</p>
<h2>Une succession dans la temp&ecirc;te</h2>
<p>La journ&eacute;e du 8 septembre 2026 restera grav&eacute;e dans les annales du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Ce mardi, Maurice Kamto, pr&eacute;sident national du parti depuis sa cr&eacute;ation en 2012, a annonc&eacute; sa d&eacute;mission &laquo; dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; de la formation politique. Quelques minutes plus tard, son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, lui embo&icirc;tait le pas, justifiant sa d&eacute;cision par &laquo; l'acharnement et l'oppression qu'exerce le r&eacute;gime &agrave; son endroit &raquo;.</p>
<p>Deux d&eacute;parts en quelques minutes. Un parti d'opposition qui vacille. Mais la succession a &eacute;t&eacute; imm&eacute;diate. Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du MRC, a &eacute;t&eacute; appel&eacute;e &agrave; prendre les commandes de la formation politique.</p>
<h2>Qui est Tiriane Balbine Noah ?</h2>
<p>Tiriane Balbine Noah n'est pas une inconnue dans le paysage politique camerounais. N&eacute;e princesse Yanda, fille de la Mefou et Akono, elle est originaire du village de Mfida, dans l'arrondissement d'Akono, au Centre du Cameroun. Dipl&ocirc;m&eacute;e en Sciences politiques de l'Universit&eacute; de Yaound&eacute; II et en Histoire de l'Universit&eacute; de Yaound&eacute; I, elle a &eacute;t&eacute; assistante commerciale dans le BTP avant d'&eacute;voluer vers des fonctions commerciales dans le secteur h&ocirc;telier puis le conseil en marketing.</p>
<p>Elle rejoint le MRC au d&eacute;but de l'ann&eacute;e 2018, fascin&eacute;e par le professeur Maurice Kamto et ses combats. Lors de la convention d'avril 2018, elle est &eacute;lue deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente, et r&eacute;&eacute;lue lors de la convention de 2023. Elle est &eacute;galement pr&eacute;sidente de l'Association Femmes Main dans la Main.</p>
<h2>Une int&eacute;rimaire exp&eacute;riment&eacute;e</h2>
<p>Ce n'est pas la premi&egrave;re fois que Tiriane Noah prend les r&ecirc;nes du MRC. Depuis 2019, elle a assur&eacute; l'int&eacute;rim de la pr&eacute;sidence du parti &agrave; plusieurs reprises, d&eacute;montrant ses qualit&eacute;s de leadership et de management des hommes et des situations, y compris de tensions.</p>
<p>En 2019, alors que Maurice Kamto et plusieurs cadres du parti &eacute;taient d&eacute;tenus &agrave; la suite des manifestations post-&eacute;lectorales, Tiriane Noah avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; appel&eacute;e &agrave; la t&ecirc;te du mouvement. Une exp&eacute;rience qui lui a valu la confiance des militants et une reconnaissance au sein de la formation politique.</p>
<h2>Un contexte politique explosif</h2>
<p>La nomination de Tiriane Noah intervient dans un contexte particuli&egrave;rement tendu. Depuis plusieurs mois, le minist&egrave;re de l'Administration territoriale (MINAT), dirig&eacute; par Paul Atanga Nji, refusait de reconna&icirc;tre Maurice Kamto comme le pr&eacute;sident l&eacute;gal du MRC.</p>
<p>Dans une correspondance dat&eacute;e du 19 ao&ucirc;t 2026, le ministre annon&ccedil;ait son refus de prendre acte du proc&egrave;s-verbal de la convention extraordinaire du parti tenue par visioconf&eacute;rence le 21 d&eacute;cembre 2025, qui avait pourtant reconduit Maurice Kamto avec 95,44% des suffrages. Le MINAT invoquait la loi n&deg;90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990 r&eacute;gissant les r&eacute;unions et manifestations publiques, rappelant que cette convention avait &eacute;t&eacute; interdite au pr&eacute;alable par le Sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 4.</p>
<p>Cons&eacute;quence directe : le MINAT d&eacute;clarait ne pas reconna&icirc;tre toutes les instances issues de cette convention extraordinaire, &agrave; savoir le pr&eacute;sidium, le directoire national ou encore le comit&eacute; de m&eacute;diation et d'arbitrage. Cette position administrative risquait de co&ucirc;ter au MRC sa participation aux prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives de 2027.</p>
<h2>Une femme &agrave; la t&ecirc;te de l'opposition : un tournant symbolique</h2>
<p>La nomination de Tiriane Noah &agrave; la t&ecirc;te du MRC rev&ecirc;t une dimension symbolique forte. Dans un paysage politique camerounais historiquement domin&eacute; par les hommes, une femme &agrave; la t&ecirc;te du principal parti d'opposition est une premi&egrave;re.</p>
<p>Tiriane Noah, qui s'est d&eacute;j&agrave; exprim&eacute;e sur de nombreuses questions d'actualit&eacute; nationale, a pris position lors des obs&egrave;ques d'Anicet Ekane en mai 2026, d&eacute;fendant la ligne du parti et de Maurice Kamto. Femme de conviction, elle a dirig&eacute; une mission de condol&eacute;ances &agrave; la radio employant Martinez Zogo et une autre chez les parents du petit Mathys.</p>
<h2>Les d&eacute;fis qui attendent la nouvelle pr&eacute;sidente</h2>
<p>La t&acirc;che qui attend Tiriane Noah est immense. Elle devra d'abord g&eacute;rer la crise interne qui secoue le parti, avec des cadres comme Joseph Thierry Okala Ebode ou Willy Mengue qui contestent la l&eacute;gitimit&eacute; de la direction actuelle.</p>
<p>Elle devra &eacute;galement faire face au bras de fer avec le MINAT, qui refuse de reconna&icirc;tre les instances issues de la convention de d&eacute;cembre 2025. La reconnaissance administrative du MRC est cruciale pour la participation du parti aux prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales.</p>
<p>Enfin, elle devra rassembler les militants et redonner une dynamique &agrave; un parti affaibli par les d&eacute;missions successives de ses deux t&ecirc;tes dirigeantes. La question du successeur permanent de Maurice Kamto reste ouverte, et le directoire national du parti est d&eacute;sormais attendu pour constater la vacance et enclencher la proc&eacute;dure statutaire de succession.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 16:02:26</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Tiriane_Balbine_Nadege_Noah_20072026.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="78132" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Mota démissionne à son tour : le MRC plonge dans l'inconnu]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94666/6:1/cameroun-mota-demissionne-a-son-tour-le-mrc-plonge-dans-linconnu.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94666/6:1/cameroun-mota-demissionne-a-son-tour-le-mrc-plonge-dans-linconnu.html</guid>
      <description><![CDATA[Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC. Son
vice-président Mamadou Mota lui emboîte le pas quelques minutes plus
tard. Le parti d'opposition plonge d...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Maurice Kamto d&eacute;missionne de la pr&eacute;sidence du MRC. Son vice-pr&eacute;sident Mamadou Mota lui embo&icirc;te le pas quelques minutes plus tard. Le parti d'opposition plonge dans une crise in&eacute;dite.</p>
<p>Coup de tonnerre au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun : le pr&eacute;sident Maurice Kamto et son premier vice-pr&eacute;sident Mamadou Mota ont d&eacute;missionn&eacute; ce mardi 8 septembre 2026, &agrave; quelques minutes d'intervalle, plongeant le principal parti d'opposition dans une crise sans pr&eacute;c&eacute;dent.</p>
<p>Maurice Kamto n'est plus pr&eacute;sident du MRC. Son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, ne l'est plus non plus. Les deux hommes ont d&eacute;missionn&eacute; ce mardi 8 septembre 2026, &agrave; quelques minutes d'intervalle. La premi&egrave;re annonce est tomb&eacute;e en d&eacute;but de journ&eacute;e. La seconde, quelques instants plus tard. Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, principal parti d'opposition au r&eacute;gime de Paul Biya, se retrouve soudainement priv&eacute; de ses deux plus hauts dirigeants. Un s&eacute;isme politique dont les r&eacute;percussions pourraient bouleverser l'&eacute;chiquier camerounais &agrave; l'approche des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales de 2027.</p>
<h2>Une d&eacute;mission surprise, puis une autre</h2>
<p>C'est par une lettre adress&eacute;e au Directoire national du MRC que Maurice Kamto a annonc&eacute; sa d&eacute;cision. &laquo; Je vous informe par la pr&eacute;sente que dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants, et du Peuple du Changement en g&eacute;n&eacute;ral, j'ai d&eacute;cid&eacute; de d&eacute;missionner des fonctions de Pr&eacute;sident National du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Cette d&eacute;cision prend effet &agrave; compter de ce jour &raquo;, &eacute;crit le professeur de droit.</p>
<p>Le document, dat&eacute; du 8 septembre 2026, porte le cachet du secr&eacute;tariat du parti, attestant de sa r&eacute;ception le jour m&ecirc;me. Une d&eacute;cision qui met fin &agrave; treize ans de pr&eacute;sidence &agrave; la t&ecirc;te du mouvement qu'il a fond&eacute; en 2012.</p>
<p>Quelques minutes plus tard, son fid&egrave;le lieutenant, Mamadou Mota, premier vice-pr&eacute;sident du parti, a embo&icirc;t&eacute; le pas. Dans une lettre adress&eacute;e au Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du MRC, il annonce sa d&eacute;mission. &laquo; J'ai d&eacute;cid&eacute; de ne servir d'instrument &agrave; personne pour entraver l'avenir du MRC, aussi je prends la d&eacute;cision de devenir le militant de Gavalyam dans la F&eacute;d&eacute;ration communale de Tokombere &raquo;, &eacute;crit-il sur son compte Facebook.</p>
<h2>Un contexte de bras de fer avec le MINAT</h2>
<p>Ces d&eacute;missions n'ont pas surgi de nulle part. Depuis plusieurs mois, le minist&egrave;re de l'Administration territoriale (MINAT), dirig&eacute; par Paul Atanga Nji, refusait de reconna&icirc;tre Maurice Kamto comme le pr&eacute;sident l&eacute;gal du MRC.</p>
<p>Le bras de fer a pris une tournure d&eacute;cisive le 19 ao&ucirc;t 2026, lorsque le ministre a adress&eacute; une lettre &agrave; Joseph Thierry Okala Ebode, membre fondateur du MRC, annon&ccedil;ant son refus de prendre acte du proc&egrave;s-verbal de la convention extraordinaire du parti tenue par visioconf&eacute;rence le 21 d&eacute;cembre 2025. Le MINAT invoquait la loi n&deg;90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990 r&eacute;gissant les r&eacute;unions et manifestations publiques, rappelant que cette convention avait &eacute;t&eacute; interdite au pr&eacute;alable par le Sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 4.</p>
<p>Cons&eacute;quence directe : le MINAT d&eacute;clarait ne pas reconna&icirc;tre toutes les instances issues de cette convention, &agrave; savoir le pr&eacute;sidium, le directoire national ou encore le comit&eacute; de m&eacute;diation et d'arbitrage. Le minist&egrave;re affirmait par ailleurs d&eacute;tenir des documents attestant de la d&eacute;mission de Maurice Kamto du MANIDEM.</p>
<p>Cette position administrative risquait de co&ucirc;ter au MRC sa participation aux prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives de 2027.</p>
<h2>Des tensions internes qui n'ont fait qu'enfler</h2>
<p>La crise qui secoue le MRC ne date pas d'hier. Le retour de Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence du parti, apr&egrave;s sa candidature avort&eacute;e &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025 sous la banni&egrave;re du MANIDEM, avait d&eacute;j&agrave; suscit&eacute; des remous.</p>
<p>Plusieurs cadres du parti, parmi lesquels Joseph Thierry Okala Ebode et Willy Mengue, ont contest&eacute; la r&eacute;gularit&eacute; de cette proc&eacute;dure, estimant que Maurice Kamto ne pouvait revenir &agrave; la t&ecirc;te du parti dans ces conditions. Des militants ont m&ecirc;me saisi la justice pour contester sa l&eacute;gitimit&eacute;.</p>
<p>La d&eacute;mission de Maurice Kamto pourrait donc &ecirc;tre une strat&eacute;gie pour permettre au parti d'&eacute;viter d'&ecirc;tre priv&eacute; d'un processus &eacute;lectoral crucial. En quittant la pr&eacute;sidence, il met fin au bras de fer avec le MINAT et ouvre la voie &agrave; une nouvelle direction qui pourrait &ecirc;tre reconnue par l'administration.</p>
<h2>Mamadou Mota d&eacute;nonce &laquo; l'acharnement du r&eacute;gime &raquo;</h2>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, Mamadou Mota a justifi&eacute; sa d&eacute;cision par &laquo; l'acharnement et l'oppression qu'exerce le r&eacute;gime &agrave; son endroit &raquo;. Une d&eacute;nonciation qui n'est pas nouvelle chez celui qui a pass&eacute; plusieurs mois en d&eacute;tention &agrave; la prison centrale de Kondengui &agrave; la suite de manifestations de son parti.</p>
<p>Mota, qui d&eacute;nonce r&eacute;guli&egrave;rement &laquo; la gestion et l'acharnement du r&eacute;gime de Paul Biya qu'il qualifie de dictatorial &raquo;, pointe du doigt le musellement des libert&eacute;s publiques et l'utilisation de l'appareil judiciaire et carc&eacute;ral contre les voix discordantes.</p>
<h2>Quel avenir pour le MRC ?</h2>
<p>Ces deux d&eacute;missions successives placent le MRC dans une situation in&eacute;dite. Le directoire national du parti est d&eacute;sormais attendu pour constater la vacance &agrave; la t&ecirc;te du parti et enclencher la proc&eacute;dure statutaire de succession.</p>
<p>La question du successeur se pose avec acuit&eacute;. En juillet 2025, lors de la pr&eacute;c&eacute;dente d&eacute;mission de Maurice Kamto, Mamadou Mota avait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; pr&eacute;sident par int&eacute;rim. Aujourd'hui, les deux hommes ayant quitt&eacute; leurs fonctions, le parti devra trouver un nouveau leadership.</p>
<p>&Agrave; quelques mois des &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives de 2027, cette crise pourrait affaiblir durablement le principal parti d'opposition camerounais. Reste &agrave; savoir si cette double d&eacute;mission est un acte de sacrifice pour sauver le parti ou le signe d'une implosion annonc&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 15:40:24</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Mamadou_Mota24092025.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="13673" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC : le choc politique]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94665/6:1/cameroun-maurice-kamto-demissionne-de-la-presidence-du-mrc-le-choc-politique.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94665/6:1/cameroun-maurice-kamto-demissionne-de-la-presidence-du-mrc-le-choc-politique.html</guid>
      <description><![CDATA[Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC. L'opposant
camerounais explique son départ par "l'intérêt supérieur" du
parti. Le MINAT ne reconnaissait déjà...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Maurice Kamto d&eacute;missionne de la pr&eacute;sidence du MRC. L'opposant camerounais explique son d&eacute;part par "l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur" du parti. Le MINAT ne reconnaissait d&eacute;j&agrave; plus sa l&eacute;gitimit&eacute;.</p>
<p>Le leader de l'opposition camerounaise a annonc&eacute; ce mardi 8 septembre 2026 sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, quelques semaines apr&egrave;s un bras de fer avec le minist&egrave;re de l'Administration territoriale qui refusait de reconna&icirc;tre sa l&eacute;gitimit&eacute;.</p>
<p>Maurice Kamto n'est plus pr&eacute;sident du MRC. L'universitaire a rendu sa d&eacute;mission ce mardi 8 septembre 2026, dans une lettre adress&eacute;e aux membres du directoire. &laquo; Dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants, et du Peuple du Changement en g&eacute;n&eacute;ral, j'ai d&eacute;cid&eacute; de d&eacute;missionner &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p>Un d&eacute;part qui intervient dans un contexte de tensions administratives et judiciaires. Depuis plusieurs semaines, le minist&egrave;re de l'Administration territoriale (MINAT) refusait de reconna&icirc;tre la l&eacute;gitimit&eacute; de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du MRC, une d&eacute;cision qui risquait de priver le principal parti d'opposition des prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives de 2027.</p>
<h2>Une d&eacute;mission qui prend effet imm&eacute;diatement</h2>
<p>Dans sa lettre de d&eacute;mission dat&eacute;e du 8 septembre 2026, Maurice Kamto annonce sa d&eacute;cision de quitter la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) avec effet imm&eacute;diat. L'opposant au r&eacute;gime de Paul Biya affirme avoir pris cette d&eacute;cision &laquo; dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; de son parti, dont il restera un simple membre.</p>
<p>Cette d&eacute;mission survient quelques mois seulement apr&egrave;s son retour &agrave; la t&ecirc;te du MRC, un comeback strat&eacute;gique intervenu apr&egrave;s sa candidature avort&eacute;e &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025 sous la banni&egrave;re du MANIDEM.</p>
<h2>Un bras de fer avec le MINAT</h2>
<p>La d&eacute;mission du Pr Kamto intervient apr&egrave;s une correspondance du MINAT disant ne pas reconna&icirc;tre l'actuelle direction du parti. D&egrave;s le 19 ao&ucirc;t 2026, le ministre Paul Atanga Nji avait adress&eacute; une lettre &agrave; Joseph Thierry Okala Ebode, membre fondateur du MRC, pour annoncer son refus de prendre acte du proc&egrave;s-verbal de la convention extraordinaire du parti tenue par visioconf&eacute;rence le 21 d&eacute;cembre 2025.</p>
<p>Pour justifier cette d&eacute;cision, le ministre invoquait la loi n&deg;90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990 r&eacute;gissant les r&eacute;unions et manifestations publiques. L'administration rappelait que cette convention avait &eacute;t&eacute; interdite au pr&eacute;alable par le Sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 4. Cons&eacute;quence directe : le MINAT d&eacute;clarait ne pas reconna&icirc;tre toutes les instances issues de cette convention, &agrave; savoir le pr&eacute;sidium, le directoire national ou encore le comit&eacute; de m&eacute;diation et d'arbitrage.</p>
<p>Le minist&egrave;re affirmait par ailleurs d&eacute;tenir des documents attestant de la d&eacute;mission de Maurice Kamto du MANIDEM et consid&eacute;rait que Joseph Thierry Okala Ebode, qui contestait la direction du parti, n'&eacute;tait m&ecirc;me pas militant du MRC.</p>
<h2>Une convention contest&eacute;e de toutes parts</h2>
<p>La convention extraordinaire du 21 d&eacute;cembre 2025, qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC avec 95,44% des suffrages, est aujourd'hui au c&oelig;ur d'une bataille juridique et politique. Le parti avait adopt&eacute; des amendements aux statuts et proc&eacute;d&eacute; &agrave; l'&eacute;lection de ses dirigeants nationaux lors de cette r&eacute;union en visioconf&eacute;rence.</p>
<p>Mais cette proc&eacute;dure est contest&eacute;e. Okala Ebode, membre fondateur du MRC exclu du parti, a affirm&eacute; que &laquo; le MRC n'a pas de pr&eacute;sident en ce moment &raquo; et que la convention en ligne &laquo; n'est pas valable juridiquement &raquo;. Il estime que le retour de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du parti ne peut se faire par une simple reprise de carte de membre et que cette question doit &ecirc;tre examin&eacute;e &agrave; la lumi&egrave;re des textes.</p>
<h2>La crise interne s'expose au grand jour</h2>
<p>Les tensions au sein du MRC ne datent pas d'hier. Willy Mengue, r&eacute;cemment exclu du parti, a publi&eacute; une lettre dans laquelle il conteste la l&eacute;galit&eacute; du retour de Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence. Il affirme que ce retour s'est op&eacute;r&eacute; &laquo; en violation flagrante des dispositions statutaires et r&eacute;glementaires &raquo; qui encadrent la d&eacute;signation du Pr&eacute;sident National, en raison notamment de l'absence d'une anciennet&eacute; de trois ans de militantisme sans interruption.</p>
<p>&laquo; La l&eacute;gitimit&eacute; d'un dirigeant ne saurait proc&eacute;der exclusivement de son charisme, de sa notori&eacute;t&eacute; intellectuelle, de sa brillante carri&egrave;re professionnelle, de ses sorties m&eacute;diatiques ou de son hagiographie &eacute;logieuse &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<h2>Les enjeux politiques d'une telle d&eacute;mission</h2>
<p>Cette d&eacute;mission pourrait &ecirc;tre une strat&eacute;gie pour permettre au parti d'&eacute;viter d'&ecirc;tre priv&eacute; &agrave; nouveau d'un important processus &eacute;lectoral. En effet, le refus du MINAT de reconna&icirc;tre la direction du MRC risquait de co&ucirc;ter au parti sa participation aux prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives de 2027.</p>
<p>La question du successeur se pose d&eacute;sormais avec acuit&eacute;. En juillet 2025, lors de la pr&eacute;c&eacute;dente d&eacute;mission de Maurice Kamto, Mamadou Mota avait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; pr&eacute;sident par int&eacute;rim. Ce vice-pr&eacute;sident historique du parti pourrait &agrave; nouveau &ecirc;tre appel&eacute; &agrave; prendre les r&ecirc;nes du mouvement.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 15:15:59</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Maurice-Kamto311224500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="26414" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Muna : « Le Cameroun ignore le MAEP depuis 2004 »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94648/6:1/muna-le-cameroun-ignore-le-maep-depuis-2004.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/94648/6:1/muna-le-cameroun-ignore-le-maep-depuis-2004.html</guid>
      <description><![CDATA[Depuis 2004, le Cameroun refuse de soumettre son bilan au Mécanisme
africain d’évaluation par les pairs. Le bâtonnier Muna dénonce 21
ans d’immobilisme. Gouvern...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2004, le Cameroun refuse de soumettre son bilan au M&eacute;canisme africain d&rsquo;&eacute;valuation par les pairs. Le b&acirc;tonnier Muna d&eacute;nonce 21 ans d&rsquo;immobilisme. Gouvernance, or, ins&eacute;curit&eacute; : le r&eacute;quisitoire.&nbsp;</p>
<p>Le b&acirc;tonnier Akere Muna a index&eacute; le gouvernement camerounais pour n&rsquo;avoir jamais, en 21 ans, utilis&eacute; le M&eacute;canisme africain d&rsquo;&eacute;valuation par les pairs (MAEP) un outil de l&rsquo;Union africaine con&ccedil;u pour transformer un diagnostic en programme de r&eacute;forme alors que le pays accumule les signaux d&rsquo;une gouvernance en berne : instabilit&eacute; minist&eacute;rielle, gouffre minier, ins&eacute;curit&eacute; chronique et recul dans les indices internationaux.</p>
<p>Un enfant n&eacute; en 2004, l&rsquo;ann&eacute;e de la signature du protocole, serait aujourd&rsquo;hui majeur, licence en poche. Pendant ce temps, le Cameroun n&rsquo;a toujours pas dress&eacute; son propre bilan de gouvernance. C&rsquo;est le constat cinglant que livre le b&acirc;tonnier Akere Muna, figure de la lutte anticorruption et ancien membre du Panel des personnalit&eacute;s &eacute;minentes du MAEP.</p>
<p>Dans une note mensuelle, l&rsquo;ancien b&acirc;tonnier de l&rsquo;Ordre des avocats du Cameroun pointe du doigt l&rsquo;immobilisme chronique du pays. Le Cameroun a adh&eacute;r&eacute; au MAEP l&rsquo;instrument volontaire de l&rsquo;Union africaine par lequel les &Eacute;tats membres soumettent leur gouvernance &agrave; une auto-&eacute;valuation structur&eacute;e et &agrave; un examen par les pairs. Mais depuis 2004, pas un seul rapport. Pas une seule &eacute;valuation. Rien.</p>
<p>Derri&egrave;re ce silence, une kyrielle de maux : des ministres qui restent 73 jours en poste, un &eacute;cart de 680 fois entre l&rsquo;or d&eacute;clar&eacute; et l&rsquo;or export&eacute;, Bamenda livr&eacute;e &agrave; l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;, et un recul brutal dans les indices internationaux de gouvernance.</p>
<h2>LE MAEP : UN OUTIL POURTANT CON&Ccedil;U POUR LE CAMEROUN</h2>
<h3>Un m&eacute;canisme volontaire et structurant</h3>
<p>Cr&eacute;&eacute; en 2003 par le Comit&eacute; des chefs d&rsquo;&Eacute;tat de l&rsquo;Union africaine dans le cadre du Nouveau partenariat pour le d&eacute;veloppement de l&rsquo;Afrique (NEPAD), le MAEP est un instrument d&rsquo;auto&eacute;valuation volontaire de la performance des &Eacute;tats membres en mati&egrave;re de gouvernance. Quatre domaines sont &eacute;valu&eacute;s : la d&eacute;mocratie et la gouvernance politique, la gouvernance &eacute;conomique, la gouvernance d&rsquo;entreprise, et le d&eacute;veloppement socio-&eacute;conomique.</p>
<p>Chaque &eacute;valuation aboutit &agrave; un programme national d&rsquo;action, con&ccedil;u pour traiter les probl&egrave;mes identifi&eacute;s et suivre les progr&egrave;s via des rapports semestriels. L&rsquo;objectif ultime : aider l&rsquo;&Eacute;tat examin&eacute; &agrave; am&eacute;liorer ses politiques, &agrave; adopter des pratiques optimales et &agrave; se conformer aux normes &eacute;tablies.</p>
<h2>Une adh&eacute;sion sans mise en &oelig;uvre</h2>
<p>Le Cameroun figure officiellement parmi les 37 pays participants au MAEP. Il a sign&eacute; le protocole d&rsquo;accord en 2004. Mais, comme le souligne le b&acirc;tonnier Muna, &laquo; depuis son adh&eacute;sion, niet ! &raquo; Le pays n&rsquo;a jamais soumis son bilan &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation par les pairs. Pire, il a choisi d&rsquo;ignorer le seul outil &laquo; sp&eacute;cifiquement con&ccedil;u pour transformer un diagnostic en un programme de r&eacute;forme port&eacute; par l&rsquo;&Eacute;tat lui-m&ecirc;me &raquo;.</p>
<h2>UN R&Eacute;QUISITOIRE EN TROIS ACTES</h2>
<h3>1. L&rsquo;instabilit&eacute; au sommet : &laquo; 73 jours et des nominations qui ne sortent pas du tiroir &raquo;</h3>
<p>Le b&acirc;tonnier Muna pointe la paralysie institutionnelle au sommet de l&rsquo;&Eacute;tat. Des ministres restent en poste &agrave; peine 73 jours. Des nominations sont d&eacute;cid&eacute;es mais ne sortent jamais du &laquo; tiroir du pr&eacute;sident &raquo;. Une instabilit&eacute; chronique qui emp&ecirc;che toute r&eacute;forme durable et toute vision de long terme.</p>
<h3>2. Le gouffre de l&rsquo;or : 680 fois d&rsquo;&eacute;cart</h3>
<p>Autre r&eacute;v&eacute;lation saisissante : l&rsquo;&eacute;cart entre l&rsquo;or d&eacute;clar&eacute; et l&rsquo;or r&eacute;ellement export&eacute; atteindrait un facteur 680. Un trou b&eacute;ant dans les recettes mini&egrave;res, qui interroge sur la transparence et la tra&ccedil;abilit&eacute; des fili&egrave;res extractives. Une situation qui, si elle se confirme, priverait le Cameroun de ressources consid&eacute;rables et nourrirait la corruption.</p>
<h3>3. Bamenda fractur&eacute;e et l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; chronique</h3>
<p>Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les r&eacute;gions anglophones sont livr&eacute;es &agrave; l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;. La crise, qui dure depuis 2016, a fait des milliers de morts et d&eacute;plac&eacute; plus d&rsquo;un million de personnes. Le gouvernement peine &agrave; r&eacute;tablir l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat, tandis que les groupes arm&eacute;s contr&ocirc;lent de larges pans de territoire. Une situation que le MAEP, par son &eacute;valuation de la gouvernance politique et s&eacute;curitaire, aurait pu contribuer &agrave; analyser et &agrave; r&eacute;soudre.</p>
<h2>UN RECUL DRAMATIQUE DANS LES INDICES INTERNATIONAUX</h2>
<p>Les indicateurs confirment le diagnostic de Muna. Le Cameroun est class&eacute; 134ᵉ sur 143 dans l&rsquo;Indice &laquo; Rule of Law &raquo; du World Justice Project. En 2025, le pays a recul&eacute;, comme 68 % des nations.</p>
<p>Surtout, &agrave; l&rsquo;Indice de perception de la corruption de Transparency International 2025, le Cameroun reste bloqu&eacute; &agrave; 26/100 et recule au 142ᵉ rang mondial sur 182. Un score &laquo; nettement inf&eacute;rieur &agrave; la moyenne mondiale (42/100) et &agrave; la moyenne de l&rsquo;Afrique subsaharienne (32/100) &raquo;. Le pays stagne depuis des ann&eacute;es, sans am&eacute;lioration significative.</p>
<p>L&rsquo;institut V-Dem classe quant &agrave; lui le Cameroun parmi les &laquo; autocraties &eacute;lectorales &raquo;. La voix et la responsabilit&eacute; des citoyens sont &agrave; -1,02, classant le pays au 160ᵉ rang mondial.</p>
<h2>LE PARADOXE DU MAEP : LE CAMEROUN POINT&Eacute; DU DOIGT&hellip; PAR LE MAEP</h2>
<p>Ironie du sort : le MAEP lui-m&ecirc;me a r&eacute;cemment pris position sur le Cameroun&hellip; mais pour d&eacute;noncer les agences de notation internationales. Dans un rapport analysant la notation souveraine du pays, le MAEP a estim&eacute; que Moody&rsquo;s et S&amp;P avaient attribu&eacute; des notes de cr&eacute;dit sur la base d&rsquo;informations non v&eacute;rifi&eacute;es.</p>
<p>Le MAEP a d&eacute;plor&eacute; des &laquo; disparit&eacute;s &raquo;, des &laquo; contradictions &raquo; et des &laquo; faiblesses m&eacute;thodologiques &raquo; des agences, estimant que leurs d&eacute;cisions avaient contribu&eacute; &agrave; limiter l&rsquo;acc&egrave;s du Cameroun aux financements. Une prise de position qui t&eacute;moigne du r&ocirc;le que le MAEP pourrait jouer pour d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts des &Eacute;tats membres&hellip; si ceux-ci acceptaient de se soumettre &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-07 18:07:08</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Akere-Muna170724500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="20324" 
            />
                                                    </item>
      </channel>
</rss>
