<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" ?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:webfeeds="http://webfeeds.org/rss/1.0" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/">
  <channel>
    <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
    <link>https://www.camer.be/politique</link>
    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
    <atom:link href="https://www.camer.be/politique" rel="self" type="application/rss+xml" />
                        <webfeeds:logo>https://www.camer.be/images/logo.png</webfeeds:logo>
    <image>
      <url>https://www.camer.be/images/logo.png</url>
      <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
      <link>https://www.camer.be/politique</link>
    </image>
                <language>fr</language>
    <lastBuildDate>Fri, 10 Apr 2026 22:20:10 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Valère Bessala : « La Constitution du 4 avril 2026 est un torchon pour le peuple camerounais »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92973/6:1/valere-bessala-la-constitution-du-4-avril-2026-est-un-torchon-pour-le-peuple-camerounais-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92973/6:1/valere-bessala-la-constitution-du-4-avril-2026-est-un-torchon-pour-le-peuple-camerounais-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Une opposition qui nomme ce que d'autres taisent

7 ans. C'est la durée d'un mandat présidentiel camerounais. Valère
Bessala pose une équation simple : celui qu...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une opposition qui nomme ce que d'autres taisent</p>
<p>7 ans. C'est la dur&eacute;e d'un mandat pr&eacute;sidentiel camerounais. Val&egrave;re Bessala pose une &eacute;quation simple : celui qui demande ce mandat doit l'exercer en totalit&eacute;. La <strong>r&eacute;vision constitutionnelle du 4 avril 2026</strong> cr&eacute;e un vice-pr&eacute;sident. Pour Bessala, c'est un aveu d&eacute;guis&eacute;.</p>
<h2>Qui est Val&egrave;re Bessala, et que dit-il exactement ?</h2>
<p>Val&egrave;re Bessala est une voix connue de l'opposition et de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise. Il prend position publiquement contre la modification de la constitution camerounaise nouvellement adopt&eacute;e. Son rejet est total et argument&eacute; sur trois axes distincts.</p>
<p>Il refuse un vice-pr&eacute;sident de "vacance" c'est-&agrave;-dire un titulaire activ&eacute; uniquement en cas d'emp&ecirc;chement du pr&eacute;sident. Il refuse un vice-pr&eacute;sident d'"assistance"; une fonction de suppl&eacute;ance que le peuple n'a jamais vot&eacute;e. Il refuse enfin ce qu'il appelle une "monstruosit&eacute; institutionnelle" la cr&eacute;ation d'un poste destin&eacute; &agrave; masquer les dysfonctionnements d'un autre.</p>
<p>Sa d&eacute;claration est directe : le m&eacute;canisme de <strong>proposition de loi au Cameroun</strong> suffit, &agrave; lui seul, pour abroger ce texte. Une majorit&eacute; &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale peut y suffire.</p>
<h2>Pourquoi cette r&eacute;forme concentre autant de rejet</h2>
<p>La <strong>r&eacute;forme constitutionnelle de Biya</strong> ne surgit pas dans un vide politique. Elle s'inscrit dans un contexte pr&eacute;cis : Paul Biya, 93 ans, gouverne le Cameroun depuis 1982. Les questions sur sa capacit&eacute; &agrave; exercer ses fonctions circulent depuis plusieurs ann&eacute;es. Aucune r&eacute;ponse officielle n'a jamais &eacute;t&eacute; apport&eacute;e.</p>
<p>Cr&eacute;er un <strong>vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique au Cameroun</strong> dans ce contexte pr&eacute;cis envoie un signal ambigu. Pour les partisans du pouvoir, c'est une modernisation institutionnelle. Pour Bessala et les forces qu'il repr&eacute;sente, c'est une gestion de crise habill&eacute;e en r&eacute;forme d'&Eacute;tat.</p>
<p>La critique de fond est constitutionnelle. Un pr&eacute;sident &eacute;lu assume un mandat complet. S'il est dans l'incapacit&eacute; d'exercer, les m&eacute;canismes existants tels que Premier ministre renforc&eacute;, d&eacute;l&eacute;gation de pouvoirs r&eacute;am&eacute;nag&eacute;e peuvent suffire. Inventer un poste suppl&eacute;mentaire revient &agrave; reconna&icirc;tre implicitement une d&eacute;faillance que personne n'ose nommer.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme de proposition de loi : une arme parlementaire r&eacute;elle</h2>
<p>La <strong>proposition de loi</strong> se d&eacute;finit comme une initiative l&eacute;gislative &eacute;manant des parlementaires eux-m&ecirc;mes, par opposition au projet de loi gouvernemental. En droit camerounais, ce m&eacute;canisme est constitutionnellement pr&eacute;vu et praticable.</p>
<p>Bessala l'invoque comme levier concret. Une coalition majoritaire &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale si elle se constitue peut d&eacute;poser une proposition de loi abrogeant ou modifiant la r&eacute;forme du 4 avril. Ce sc&eacute;nario n'est pas purement th&eacute;orique. Il suppose une discipline de vote et une coordination que l'opposition camerounaise n'a pas encore historiquement d&eacute;montr&eacute;e &agrave; grande &eacute;chelle.</p>
<p>Reste que l'argument a une force symbolique r&eacute;elle. Il replace le d&eacute;bat sur le terrain du droit, et non sur celui de la contestation de rue. C'est un choix rh&eacute;torique significatif.</p>
<p>Entre recomposition politique et pr&eacute;c&eacute;dent constitutionnel</p>
<p>La prise de position de Val&egrave;re Bessala va alimenter la dynamique de contestation autour de la <strong>constitution camerounaise 2026</strong>. Elle offre un cadre argumentaire aux forces d'opposition et structure un discours jusqu'ici &eacute;pars. Les prochains mois diront si ce cadre parvient &agrave; f&eacute;d&eacute;rer au-del&agrave; des cercles d&eacute;j&agrave; convaincus.</p>
<p>&Agrave; moyen terme, l'existence de ce vice-pr&eacute;sident va poser une question que la r&eacute;forme n'a pas r&eacute;solue : qui sera nomm&eacute;, avec quelles attributions r&eacute;elles, et selon quel processus ? La r&eacute;ponse &agrave; ces trois questions red&eacute;finira les rapports de force au sommet de l'&Eacute;tat camerounais. Elle d&eacute;terminera aussi si ce poste est un outil de gouvernance ou un outil de succession pr&eacute;par&eacute;e.</p>
<p>Le pr&eacute;c&eacute;dent constitutionnel, lui, est d&eacute;j&agrave; pos&eacute;. Le Cameroun a modifi&eacute; sa loi fondamentale dans un contexte de fragilit&eacute; pr&eacute;sidentielle assum&eacute;e. Cela n'est pas sans cons&eacute;quence pour la stabilit&eacute; institutionnelle &agrave; long terme.</p>
<h2>La Constitution comme r&eacute;v&eacute;lateur d'un &Eacute;tat en transition non assum&eacute;e</h2>
<p>Val&egrave;re Bessala pose une question que la classe politique camerounaise &eacute;vite depuis des ann&eacute;es : qu'est-ce qu'un mandat pr&eacute;sidentiel, si ce n'est un contrat avec le peuple ? Ce contrat inclut la pleine capacit&eacute; &agrave; gouverner. La cr&eacute;er une fonction de substitution sans d&eacute;bat public, sans consultation, et sans transparence sur les raisons r&eacute;elles, c'est rompre ce contrat en silence. Le peuple camerounais a-t-il vocation &agrave; accepter des r&eacute;formes con&ccedil;ues pour lui sans lui ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-10 00:49:18</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Afrique2/Constitution260326500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="70365" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Maurice Kamto accuse le RDPC de redouter la confrontation électorale]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92971/6:1/cameroun-maurice-kamto-accuse-le-rdpc-de-redouter-la-confrontation-electorale-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92971/6:1/cameroun-maurice-kamto-accuse-le-rdpc-de-redouter-la-confrontation-electorale-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Accroche : six reports depuis 2018  
Depuis 2018, le Cameroun a repoussé six scrutins locaux et
législatifs. Un record en Afrique centrale. Le professeur Mauric...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Accroche : six reports depuis 2018 &nbsp;<br />Depuis 2018, le Cameroun a repouss&eacute; six scrutins locaux et l&eacute;gislatifs. Un record en Afrique centrale. Le professeur Maurice Kamto d&eacute;nonce une strat&eacute;gie de peur.</p>
<h2>Contexte : la conf&eacute;rence de presse du MRC &agrave; Yaound&eacute; &nbsp;</h2>
<p>Le 9 avril 2026 &agrave; Yaound&eacute;, Maurice Kamto a tenu une conf&eacute;rence de presse. Le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a vivement fustig&eacute; le <strong>report des &eacute;lections</strong>. Le Rassemblement D&eacute;mocratique du Peuple Camerounais (<strong>RDPC</strong>), parti au pouvoir, repousse sine die les l&eacute;gislatives et municipales. Initialement pr&eacute;vues fin 2025, ces &eacute;ch&eacute;ances n&rsquo;ont plus de calendrier officiel.</p>
<h2>Pourquoi le RDPC redouterait-il un double scrutin ? &nbsp;</h2>
<p>Selon <strong>Maurice Kamto</strong>, le RDPC ne cherche pas &agrave; transformer sa victoire pr&eacute;sidentielle. Un pr&eacute;sident &laquo; normalement &eacute;lu &raquo; voudrait consolider sa majorit&eacute; au Parlement et dans les conseils locaux. Or Paul Biya, proclam&eacute; vainqueur de la pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2025, fuit la <strong>confrontation &eacute;lectorale</strong>. Kamto y voit un double aveu : la remise en cause de la victoire de Biya, et la crainte d&rsquo;un revers cuisant du RDPC lors du <strong>double scrutin</strong>.</p>
<h2>M&eacute;canismes : l&rsquo;article 15 du Code &eacute;lectoral camerounais&nbsp;</h2>
<p>Le report des &eacute;lections s&rsquo;appuie sur l&rsquo;article 15 du Code &eacute;lectoral. Ce texte permet au pr&eacute;sident de repousser les scrutins pour &laquo; raisons techniques &raquo;. En pratique, le RDPC utilise cette clause pour geler la vie politique locale. Sans l&eacute;gislatives, le MRC ne peut contester la majorit&eacute; parlementaire. Sans municipales, les bastions urbains acquis &agrave; l&rsquo;opposition restent sous administration RDPC. La confrontation &eacute;lectorale est ainsi &eacute;vit&eacute;e par un outil juridique.</p>
<h2>Quelle issue sans calendrier ? &nbsp;</h2>
<p>Le RDPC parviendra-t-il &agrave; geler ind&eacute;finiment le double scrutin sans d&eacute;stabiliser le pays ? Maurice Kamto parie sur une pression interne croissante. La question reste ouverte : une d&eacute;mocratie peut-elle survivre &agrave; six reports successifs ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 19:20:20</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Maurice-Kamto090426500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="68378" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Me Ngouana dénonce un vice-président nommé, symbole d'une Constitution détournée]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92970/6:1/cameroun-me-ngouana-denonce-un-vice-president-nomme-symbole-dune-constitution-detournee-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92970/6:1/cameroun-me-ngouana-denonce-un-vice-president-nomme-symbole-dune-constitution-detournee-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Un pouvoir qui se perpétue sans vote

42 ans au pouvoir. Et une nouvelle révision constitutionnelle. Paul
Biya vient de créer un poste de VICE-PRÉSIDENT NON ÉLU...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un pouvoir qui se perp&eacute;tue sans vote</p>
<p>42 ans au pouvoir. Et une nouvelle r&eacute;vision constitutionnelle. Paul Biya vient de cr&eacute;er un poste de <strong>vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu</strong> au Cameroun. La man&oelig;uvre est valid&eacute;e par un parlement dont les membres n'ont pas &eacute;t&eacute; &eacute;lus, mais prorog&eacute;s. Me Mustapha Ngouana nomme ce syst&egrave;me sans d&eacute;tour : un bouclier personnel, pas une loi fondamentale.</p>
<h2>Ce qui vient de se passer</h2>
<p>En 2026, l'Assembl&eacute;e nationale camerounaise adopte une modification constitutionnelle instituant un poste de vice-pr&eacute;sident. Ce vice-pr&eacute;sident ne sera pas &eacute;lu au suffrage universel. Il sera nomm&eacute; par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, pilote cette r&eacute;forme depuis le sommet de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Le fait aggravant est institutionnel. Le parlement qui a vot&eacute; cette r&eacute;vision n'est pas issu d'&eacute;lections r&eacute;guli&egrave;res. Ses membres y si&egrave;gent gr&acirc;ce &agrave; une <strong>prorogation de mandat</strong>, c'est-&agrave;-dire une prolongation administrative d&eacute;cid&eacute;e par le pouvoir ex&eacute;cutif. Me Mustapha Ngouana, avocat au barreau camerounais, qualifie cette assembl&eacute;e d'ill&eacute;gitime. Le droit constitutionnel est formel : un organe prorog&eacute; n'a pas la m&ecirc;me autorit&eacute; d&eacute;mocratique qu'un organe &eacute;lu.</p>
<h2>Pourquoi cette r&eacute;forme change tout</h2>
<p>La cr&eacute;ation d'un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; rompt avec les principes fondamentaux du suffrage universel. Dans les d&eacute;mocraties fonctionnelles, les postes de succession au pouvoir sont soumis au vote populaire ou &agrave; des m&eacute;canismes de contr&ocirc;le ind&eacute;pendants. Ici, le pr&eacute;sident d&eacute;signe lui-m&ecirc;me son successeur potentiel.</p>
<p>Cette logique n'est pas nouvelle au Cameroun. Depuis 2008, la trajectoire est constante. La suppression des limites de mandats a ouvert la voie. Les r&eacute;visions successives ont consolid&eacute; la concentration du pouvoir. Me Ngouana l'analyse comme un syst&egrave;me coh&eacute;rent : &laquo; Chaque modification l&eacute;gislative semble taill&eacute;e sur mesure. Ce n'est plus une Constitution pour le peuple, mais un <strong>bouclier pour un individu</strong>. &raquo;</p>
<h2>Les m&eacute;canismes du verrouillage constitutionnel</h2>
<p>Le verrouillage constitutionnel se d&eacute;finit comme le processus par lequel un pouvoir ex&eacute;cutif utilise les proc&eacute;dures l&eacute;gales pour se soustraire aux contraintes d&eacute;mocratiques. Au Cameroun, il op&egrave;re en trois temps.</p>
<p>Premier temps : la prorogation des mandats parlementaires. Sans &eacute;lection, l'Assembl&eacute;e nationale devient un organe de validation, non de repr&eacute;sentation. Deuxi&egrave;me temps : la r&eacute;vision constitutionnelle port&eacute;e par cet organe fragilis&eacute;. Sa l&eacute;gitimit&eacute; juridique est contestable, sa l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique est nulle. Troisi&egrave;me temps : l'institution d'un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;, qui concentre la logique de succession dans les mains du pr&eacute;sident sortant.</p>
<p>Me Ngouana identifie la coh&eacute;rence de ce syst&egrave;me. Chaque &eacute;tape pr&eacute;pare la suivante. Le r&eacute;sultat est une <strong>architecture du pouvoir personnel</strong> construite pierre par pierre depuis 2008, dans les formes du droit, mais contre son esprit.</p>
<h2>Ce que cela implique, maintenant et apr&egrave;s</h2>
<p>&Agrave; court terme, la crise de l&eacute;gitimit&eacute; institutionnelle s'acc&eacute;l&egrave;re. Un parlement non &eacute;lu qui modifie la Constitution produit une r&eacute;vision que de nombreux juristes estiment juridiquement fragile. Des recours sont possibles. Des contestations populaires aussi. La soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise et la diaspora observent avec une attention croissante.</p>
<p>&Agrave; moyen terme, l'enjeu est celui de la succession. Un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; sans mandat populaire sera, le moment venu, per&ccedil;u comme un h&eacute;ritier d&eacute;sign&eacute; plut&ocirc;t qu'un dirigeant l&eacute;gitime. Cette fragilit&eacute; originelle hypoth&egrave;que la stabilit&eacute; future du pays.&nbsp;</p>
<p>Si aucun m&eacute;canisme de correction n'intervient, le Cameroun s'installe dans un r&eacute;gime hybride : les apparences formelles de la d&eacute;mocratie, la r&eacute;alit&eacute; d'un pouvoir personnel institutionnalis&eacute;.</p>
<h2>La loi peut-elle encore prot&eacute;ger ce qu'elle est cens&eacute;e garantir ?</h2>
<p>Me Ngouana pose la question en juriste. La r&eacute;ponse appartient au peuple camerounais. Une Constitution d&eacute;tourn&eacute;e de sa fonction premi&egrave;re ne se r&eacute;pare pas par d&eacute;cret. Elle se r&eacute;pare par la mobilisation de ceux qu'elle est cens&eacute;e prot&eacute;ger. L'histoire africaine r&eacute;cente montre que ce chemin existe. Elle montre aussi qu'il est long, et rarement sans douleur.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 16:28:11</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Mustapha-Ngouana040825500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="92302" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Pétition Kamto : quand la signature devient un acte de résistance politique]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92969/6:1/cameroun-petition-kamto-quand-la-signature-devient-un-acte-de-resistance-politique-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92969/6:1/cameroun-petition-kamto-quand-la-signature-devient-un-acte-de-resistance-politique-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Une phrase qui résume une stratégie

Une pétition ne se signe pas. Elle se dépose comme un acte
politique. C'est la conviction que LEON THEILLER ONANA exprime
p...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une phrase qui r&eacute;sume une strat&eacute;gie</p>
<p>Une p&eacute;tition ne se signe pas. Elle se d&eacute;pose comme un acte politique. C'est la conviction que <strong>Leon Theiller Onana</strong> exprime publiquement en apportant son soutien &agrave; l'initiative du Pr Maurice Kamto. Dans un contexte camerounais marqu&eacute; par la crispation du pouvoir, ce geste individuel traduit une dynamique collective plus profonde.</p>
<h2>Kamto, Onana et la m&eacute;canique de la p&eacute;tition</h2>
<p><strong>Maurice Kamto</strong>, professeur de droit international et pr&eacute;sident du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), est l'initiateur d'une p&eacute;tition qui circule dans l'espace public camerounais. Leon Theiller Onana, ex militant du RDPC et pr&eacute;sident de l'Organisation du Mouvement Patriotique (OMP), a choisi de signer ce texte et d'en expliquer publiquement les raisons.</p>
<p>Sa prise de position est formul&eacute;e avec pr&eacute;cision : la <strong>p&eacute;tition politique</strong> se d&eacute;finit, dans sa lecture, comme un thermom&egrave;tre de l'indignation collective, un instrument qui force le pouvoir &agrave; mesurer la temp&eacute;rature sociale montante. Cette formulation n'est pas rh&eacute;torique. Elle d&eacute;crit une fonction document&eacute;e dans l'histoire des mouvements de r&eacute;sistance.</p>
<h2>Pourquoi la p&eacute;tition redevient un outil strat&eacute;gique</h2>
<p>La p&eacute;tition conna&icirc;t un regain d'efficacit&eacute; dans les contextes o&ugrave; les voies d'expression politique traditionnelles sont bloqu&eacute;es ou risqu&eacute;es. Au Cameroun, l'espace d&eacute;mocratique reste &eacute;troit. Les manifestations sont encadr&eacute;es, les opposants expos&eacute;s, les m&eacute;dias ind&eacute;pendants fragilis&eacute;s.</p>
<p>Dans ce contexte, la <strong>r&eacute;sistance politique au Cameroun</strong> emprunte des formes moins expos&eacute;es mais plus durables. L'&eacute;crit la p&eacute;tition, la d&eacute;claration publique, le texte sign&eacute; constitue une trace irr&eacute;futable. Il existe avant l'action. Il la pr&eacute;pare. Leon Theiller Onana le dit explicitement : dans l'histoire des luttes, l'&eacute;crit pr&eacute;c&egrave;de l'action.</p>
<p>Ce positionnement s'inscrit dans une tradition document&eacute;e. Des grandes p&eacute;titions des r&eacute;volutions am&eacute;ricaine et fran&ccedil;aise aux mobilisations num&eacute;riques contemporaines, le texte collectif a toujours jou&eacute; un r&ocirc;le d'amor&ccedil;age politique.</p>
<h2>Comment une signature transforme la col&egrave;re en force</h2>
<p>Le m&eacute;canisme d&eacute;crit par Onana repose sur une logique de conversion. La col&egrave;re individuelle est une &eacute;motion dispers&eacute;e. La p&eacute;tition collective la concentre, la rend lisible, lui donne une forme opposable au pouvoir. Chaque signature ajoute un poids mesurable &agrave; une revendication.</p>
<p>Ce processus de transformation de l'indignation diffuse vers la force politique organis&eacute;e est ce que les politologues d&eacute;signent comme la construction d'un rapport de force non violent. La <strong>mobilisation citoyenne en Afrique</strong> passe de plus en plus par ce type d'instrument, notamment parce qu'il est difficile &agrave; r&eacute;primer directement sans co&ucirc;t politique pour le pouvoir.</p>
<p>Signer la p&eacute;tition du Pr Kamto, c'est donc produire un signal politique quantifiable. C'est dire publiquement : je compte, je r&eacute;siste, et mon nom est l&agrave; pour en t&eacute;moigner.</p>
<h2>Des enjeux qui d&eacute;passent une seule signature</h2>
<p>La dynamique autour de cette p&eacute;tition teste la capacit&eacute; de l'opposition camerounaise &agrave; f&eacute;d&eacute;rer au-del&agrave; de ses cercles habituels. Si des personnalit&eacute;s de la soci&eacute;t&eacute; civile, des intellectuels et des citoyens ordinaires convergent autour d'un m&ecirc;me texte, le <strong>MRC de Kamto</strong> renforce sa l&eacute;gitimit&eacute; repr&eacute;sentative face au pouvoir en place.</p>
<p>Le Cameroun s'approche d'une s&eacute;quence &eacute;lectorale qui d&eacute;terminera les &eacute;quilibres politiques de la d&eacute;cennie. La capacit&eacute; &agrave; mobiliser, &agrave; documenter l'indignation et &agrave; construire une base militante large conditionne directement les chances de toute alternance. Une p&eacute;tition bien ancr&eacute;e dans la m&eacute;moire collective peut devenir un point de r&eacute;f&eacute;rence pour les prochaines mobilisations.</p>
<h2>L'&eacute;crit comme arme : jusqu'o&ugrave; ira cette dynamique ?</h2>
<p>Leon Theiller Onana a pos&eacute; un principe simple : l'&eacute;crit pr&eacute;c&egrave;de l'action. Si cette p&eacute;tition rassemble suffisamment de signataires pour forcer une r&eacute;ponse publique du pouvoir, elle aura rempli sa fonction de thermom&egrave;tre. Mais la vraie question reste ouverte : quand l'indignation document&eacute;e atteint son seuil critique, quelle forme prend l'action qui suit ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 13:37:48</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Leon-Theiller-ONANA180425500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="10744" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Élections : Valère Bessala appelle à l'inscription massive malgré le report]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92964/6:1/cameroun-elections-valere-bessala-appelle-a-linscription-massive-malgre-le-report-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92964/6:1/cameroun-elections-valere-bessala-appelle-a-linscription-massive-malgre-le-report-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Une opposition qui refuse de laisser le calendrier électoral à ses
adversaires

Valère Ber Bessala a publié une déclaration sans ambiguïté. Le
message est direc...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une opposition qui refuse de laisser le calendrier &eacute;lectoral &agrave; ses adversaires</p>
<p>Val&egrave;re Ber Bessala a publi&eacute; une d&eacute;claration sans ambigu&iuml;t&eacute;. Le message est direct : peu importe la date des <strong>&eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales au Cameroun</strong>, l'opposition se pr&eacute;pare. Le report des scrutins n'est pas une d&eacute;faite c'est un d&eacute;lai &agrave; exploiter.</p>
<p>La formule retenue est volontairement tranchante : "M&ecirc;me si les &eacute;lections ont lieu en 2050, nous les renverserons."</p>
<h2>Une d&eacute;claration qui fixe la ligne strat&eacute;gique de l'opposition</h2>
<p>Val&egrave;re Bessala est une figure de l'opposition camerounaise. Sa d&eacute;claration, diffus&eacute;e publiquement, s'adresse directement aux militants et sympathisants de son camp politique. Elle intervient dans un contexte d'incertitude sur le calendrier &eacute;lectoral au Cameroun, o&ugrave; les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales n'ont pas encore de date d&eacute;finitive confirm&eacute;e.</p>
<p>Le texte identifie deux cat&eacute;gories de priorit&eacute;s. D'un c&ocirc;t&eacute;, ce que Val&egrave;re Bessala appelle des "distractions" : la visite du pape au Cameroun, les remaniements parlementaires. De l'autre, les chantiers concrets : <strong>inscription sur les listes &eacute;lectorales</strong>, retrait des cartes d'&eacute;lecteurs, constitution des listes de candidatures, <strong>mobilisation pour la d&eacute;fense du vote</strong>.</p>
<p>La rh&eacute;torique du report subi transform&eacute; en avantage tactique n'est pas nouvelle dans les d&eacute;mocraties sous tension. Elle r&eacute;pond &agrave; un m&eacute;canisme bien document&eacute; : lorsque le pouvoir en place contr&ocirc;le le calendrier &eacute;lectoral, l'opposition risque de se laisser &eacute;puiser par l'attente.</p>
<p>Val&egrave;re Bessala inverse cette logique. Il pose l'hypoth&egrave;se du report le plus extr&ecirc;me 2050 pour signifier que la pr&eacute;paration ne d&eacute;pend pas du calendrier adverse. C'est une discipline mentale autant qu'une strat&eacute;gie op&eacute;rationnelle.</p>
<p>La mention explicite des "distractions" visite papale, jeux parlementaires r&eacute;v&egrave;le une lecture politique pr&eacute;cise. Ces &eacute;v&eacute;nements &agrave; forte charge symbolique peuvent mobiliser l'attention m&eacute;diatique et populaire au d&eacute;triment du travail de terrain &eacute;lectoral. L'opposition, selon Val&egrave;re Bessala, ne doit pas mordre &agrave; cet hame&ccedil;on.</p>
<h2>Une strat&eacute;gie &eacute;lectorale en cinq piliers</h2>
<p>La strat&eacute;gie d&eacute;crite par Val&egrave;re Ber Bessala repose sur cinq axes interd&eacute;pendants. Le premier est l'<strong>inscription massive sur les listes &eacute;lectorales</strong>, qui conditionne tous les autres. Sans &eacute;lecteurs enregistr&eacute;s, aucun vote massif n'est possible.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me axe est le retrait effectif des <strong>cartes d'&eacute;lecteurs</strong>. En Afrique centrale, le taux de non-retrait des cartes est structurellement &eacute;lev&eacute;, ce qui r&eacute;duit m&eacute;caniquement la participation des &eacute;lectorats potentiellement favorables &agrave; l'opposition.</p>
<p>Le troisi&egrave;me axe concerne la constitution des listes de candidatures. &Ecirc;tre pr&eacute;sent dans toutes les circonscriptions est une condition n&eacute;cessaire pour pr&eacute;tendre &agrave; une victoire nationale.</p>
<p>Le quatri&egrave;me et cinqui&egrave;me axes <strong>vote massif</strong> et d&eacute;fense du vote forment le n&oelig;ud central du dispositif. La d&eacute;fense du vote se d&eacute;finit comme l'ensemble des m&eacute;canismes de surveillance, de documentation et de contestation l&eacute;gale des r&eacute;sultats &eacute;lectoraux.</p>
<h2>La bataille des urnes avant la bataille des urnes</h2>
<p>L'efficacit&eacute; de cet appel se mesurera concr&egrave;tement au taux d'inscription sur les listes &eacute;lectorales dans les zones favorables &agrave; l'opposition. C'est l'indicateur cl&eacute;. Sans base enregistr&eacute;e, le discours politique reste sans prise sur le r&eacute;el.</p>
<p>La capacit&eacute; de l'opposition camerounaise &agrave; transformer ses appels &agrave; la mobilisation en organisation territoriale durable d&eacute;terminera son poids futur. Les partis qui gagnent des &eacute;lections dans des contextes difficiles ne le font pas gr&acirc;ce &agrave; des d&eacute;clarations ils le font gr&acirc;ce &agrave; des r&eacute;seaux locaux capables de r&eacute;sister &agrave; la pression et au d&eacute;couragement.</p>
<p>Val&egrave;re Bessala le formule explicitement : "Nous les vaincrons avec leurs propres lois." Cette affirmation est une d&eacute;claration de m&eacute;thode. Le terrain choisi est l&eacute;gal, institutionnel, proc&eacute;dural. C'est le terrain le plus difficile &agrave; contester pour un pouvoir en place.</p>
<h2>L'opposition camerounaise peut-elle gagner par les urnes ?</h2>
<p>La vraie question que pose la d&eacute;claration de Val&egrave;re Ber Bessala n'est pas rh&eacute;torique. Elle est op&eacute;rationnelle. Transformer un appel &agrave; la mobilisation en victoire &eacute;lectorale r&eacute;elle exige une organisation que les discours seuls ne suffisent pas &agrave; construire. La prochaine &eacute;tape mesurable sera visible sur les registres &eacute;lectoraux pas dans les r&eacute;seaux sociaux.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 00:38:36</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Valere-Bessala091224500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="47100" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Kamto face à la presse le 9 avril 2026 : le MRC brise le silence et défie Yaoundé]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92960/6:1/cameroun-kamto-face-a-la-presse-le-9-avril-2026-le-mrc-brise-le-silence-et-defie-yaounde-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92960/6:1/cameroun-kamto-face-a-la-presse-le-9-avril-2026-le-mrc-brise-le-silence-et-defie-yaounde-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Le MRC reprend la parole après des mois d'absence médiatique

Maurice Kamto convoque la presse nationale et internationale ce jeudi
9 avril 2026. Lieu : le sièg...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le MRC reprend la parole apr&egrave;s des mois d'absence m&eacute;diatique</p>
<p>Maurice Kamto convoque la presse nationale et internationale ce jeudi 9 avril 2026. Lieu : le si&egrave;ge du <strong>MRC</strong> au quartier Odza &agrave; Yaound&eacute;, &agrave; partir de 14 heures. Une conf&eacute;rence annonc&eacute;e comme le signal d'un retour en force du parti dans l'espace public.</p>
<p>Le <strong>Mouvement pour la Renaissance du Cameroun</strong> observe un silence m&eacute;diatique depuis plusieurs mois. Cette sortie officielle met fin &agrave; ce qui ressemble &agrave; une strat&eacute;gie de retrait tactique.</p>
<h2>Contexte : trois dossiers br&ucirc;lants sur la table</h2>
<p>La <strong>conf&eacute;rence de presse de Kamto</strong> intervient dans une conjoncture politique tendue. Trois sujets dominent l'agenda annonc&eacute;.</p>
<p>Premier point : la cr&eacute;ation controvers&eacute;e d'un poste de vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu, act&eacute;e le week-end pr&eacute;c&eacute;dent. Une d&eacute;cision institutionnelle qui soul&egrave;ve des questions sur l'architecture du pouvoir au Cameroun.</p>
<p>Deuxi&egrave;me point : l'arriv&eacute;e imminente du <strong>pape L&eacute;on XIV</strong> au Cameroun, &eacute;v&eacute;nement &agrave; forte charge symbolique dans un pays majoritairement chr&eacute;tien.</p>
<p>Troisi&egrave;me point : la strat&eacute;gie de communication du MRC lui-m&ecirc;me. Le parti assume publiquement son retour dans les m&eacute;dias apr&egrave;s une pause volontaire.</p>
<h2>Pourquoi ce silence, pourquoi cette rupture maintenant</h2>
<p>Le MRC n'a pas disparu. Il a choisi de ne pas parler. Cette distinction est fondamentale.</p>
<p>Les partis d'opposition en Afrique centrale adoptent parfois le retrait m&eacute;diatique comme outil de pression ou de reconstitution interne. Kamto, juriste international reconnu, ma&icirc;trise les effets d'annonce.</p>
<p>La synchronisation avec la visite papale n'est probablement pas fortuite. Un &eacute;v&eacute;nement mondial &agrave; Yaound&eacute; offre une caisse de r&eacute;sonance exceptionnelle pour toute prise de position politique.</p>
<p>La <strong>cr&eacute;ation du poste de vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu</strong> constitue, elle, un terrain d'attaque naturel pour l'opposition. Ce type de d&eacute;cision, per&ccedil;u comme un renforcement du pouvoir ex&eacute;cutif sans mandat &eacute;lectoral, alimente les critiques sur la gouvernance camerounaise.</p>
<h2>Le retour m&eacute;diatique comme acte politique</h2>
<p>Annoncer un retour dans les m&eacute;dias, c'est d&eacute;j&agrave; un message. Le MRC signifie qu'il existe, qu'il observe, et qu'il choisit son moment.</p>
<p>La conf&eacute;rence de presse au si&egrave;ge d'Odza n'est pas un espace neutre. C'est un territoire partisan assum&eacute;, face &agrave; une presse invit&eacute;e &agrave; t&eacute;moigner. La mise en sc&egrave;ne est celle d'un parti qui reprend le contr&ocirc;le de son narratif.</p>
<p>Kamto a par le pass&eacute; d&eacute;montr&eacute; une capacit&eacute; &agrave; structurer l'opinion depuis l'int&eacute;rieur d'un espace contraint y compris depuis la d&eacute;tention. Sa libert&eacute; de mouvement actuelle lui donne des leviers suppl&eacute;mentaires.</p>
<h2>Le MRC face &agrave; son propre avenir</h2>
<p>Maurice Kamto reprend le micro dans un contexte o&ugrave; chaque mot sera scrut&eacute;, analys&eacute;, r&eacute;cup&eacute;r&eacute;. La question que pose cette conf&eacute;rence de presse d&eacute;passe le calendrier politique imm&eacute;diat : le MRC est-il en train de se repositionner pour l'apr&egrave;s, ou simplement de rappeler qu'il est encore l&agrave; ?</p>
<p>La r&eacute;ponse viendra peut-&ecirc;tre d&egrave;s le 9 avril, &agrave; 14 heures, au quartier Odza.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 17:53:01</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Edou-Cyrille090524500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="72587" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Me André Marie Tassa: « C’est notre résilience qui fragilise le régime Biya »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92957/6:1/cameroun-me-andre-marie-tassa-cest-notre-resilience-qui-fragilise-le-regime-biya-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92957/6:1/cameroun-me-andre-marie-tassa-cest-notre-resilience-qui-fragilise-le-regime-biya-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Secrétaire de la Fédération régionale du Mrc à l’Ouest, il
engage la responsabilité des dirigeants des structures des bases afin
qu’ils restent déterminés et di...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Secr&eacute;taire de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mrc &agrave; l&rsquo;Ouest, il engage la responsabilit&eacute; des dirigeants des structures des bases afin qu&rsquo;ils restent d&eacute;termin&eacute;s et disciplin&eacute;s pour la mobilisation du peuple en vue du renversement du r&eacute;gime de Yaound&eacute;.</p>
<p><strong>Pourquoi tenir une Assembl&eacute;e des structures au moment o&ugrave; les regards sont riv&eacute;s par le parlement o&ugrave; l&rsquo;on parle de modification constitutionnelle pour l&rsquo;instauration d&rsquo;un poste de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et la possibilit&eacute; de prorogation illimit&eacute;e des mandats des &eacute;lus locaux par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ?</strong></p>
<p>Cette r&eacute;union de toutes les instances du Mrc au niveau r&eacute;gional est statutaire. Elle est trimestrielle. Nous nous battons pour respecter notre calendrier. Notre Assembl&eacute;e des structures regroupe tous les membres du bureau r&eacute;gional, les secr&eacute;taires des F&eacute;d&eacute;rations d&eacute;partementales, les secr&eacute;taires des F&eacute;d&eacute;rations communales ainsi que les membres de leurs diff&eacute;rents bureaux. C&rsquo;est une instance de d&eacute;bat r&eacute;publicain et d&eacute;mocratique sur la vie de notre parti et les questions li&eacute;es &agrave; l&rsquo;actualit&eacute; politique nationale et internationale. Nous nous sommes r&eacute;unis parce qu&rsquo;il est question de redynamiser le parti face aux perturbations du calendrier &eacute;lectoral. Il est de notre devoir de rester en &eacute;tat d&rsquo;alerte. Nous devons poursuivre avec la cr&eacute;ation et l&rsquo;installation des nouvelles unit&eacute;s. Nous devons recruter de nouveaux militants. Nous devons continuer avec le travail de formation id&eacute;ologique autour des cinq piliers de notre parti. Nous avons la conviction que le Mrc est l&rsquo;unique espoir du peuple camerounais. Nous devons travailler pour maintenir cette cr&eacute;dibilit&eacute; et cette confiance.</p>
<p><strong>Les institutions semblent verrouill&eacute;es. Les populations ne croient plus &agrave; la tenue des &eacute;lections juste et transparentes au Cameroun. Qu&rsquo;est ce qui poussent, &agrave; l'Ouest, &agrave; croire au contraire&hellip;</strong></p>
<p>Nous avons &eacute;cout&eacute; attentivement le discours et les recommandations du Pr Maurice Kamto, pr&eacute;sident national du Mrc. Il est formellement oppos&eacute; &agrave; la forfaiture qui se d&eacute;roule &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et au S&eacute;nat. Nous partageons son constat. Tout ce qui se passe actuellement &agrave; Yaound&eacute; montre des signes d&rsquo;un r&eacute;gime en fin de r&egrave;gne. La dictature est institu&eacute;e. Mais le jour finira par se lever quelle que soit la dur&eacute;e de la nuit&hellip;L&rsquo;histoire est riche en exemples qui nous galvanisent. La traite n&eacute;gri&egrave;re a dur&eacute; des si&egrave;cles, mais les esclaves ont fini par &ecirc;tre affranchis. En Afrique du Sud, le syst&egrave;me de l&rsquo;apartheid a s&eacute;vi pendant longtemps, mis les noirs ont fini par retrouver leur droits &agrave; force de lutter. Au Cameroun, nous allons poursuivre la lutte contre le syst&egrave;me Biya. Il montre des signes de fragilit&eacute; et de vuln&eacute;rabilit&eacute; face &agrave; la pr&eacute;sence et aux actions du Mrc sur le terrain. C&rsquo;est notre forte pr&eacute;paration qui a fait que le r&eacute;gime panique. C&rsquo;est notre r&eacute;silience qui fragilise le r&eacute;gime Biya. &nbsp;Nous allons continuer cette pr&eacute;paration, avec discipline et abn&eacute;gation. Il est surtout question pour nous d&rsquo;inviter les citoyens &agrave; s'inscrire sur les listes &eacute;lectorales et &agrave; se pr&eacute;parer &agrave; d&eacute;fendre pacifiquement &nbsp;leurs votes. Nous devons aussi mobiliser les citoyens afin qu&rsquo;ils signent la <a href="https://www.camer.be/92928/6:1/cameroun-kamto-denonce-un-coup-detat-constitutionnel-cameroon.html"><strong>p&eacute;tition</strong></a> initi&eacute;e dans le sens de la remise en cause de la r&eacute;vision constitutionnelle actuellement en cours au parlement. Nous allons signer cette p&eacute;tition.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Propos recueillis par GMD</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 09:37:22</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Andre_Marie_Tassa08042026.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="57219" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Révision constitutionnelle: La base du Mrc à l’Ouest en phase avec les critiques de Maurice Kamto]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92956/6:1/cameroun-revision-constitutionnelle-la-base-du-mrc-a-louest-en-phase-avec-les-critiques-de-maurice-kamto-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92956/6:1/cameroun-revision-constitutionnelle-la-base-du-mrc-a-louest-en-phase-avec-les-critiques-de-maurice-kamto-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Sous la conduite de Me André Marie Tassa, Secrétaire du bureau de la
Fédération régionale du Mouvement pour la renaissance du
Cameroun(Mrc) de nombreux militant...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Sous la conduite de Me Andr&eacute; Marie Tassa, Secr&eacute;taire du bureau de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mouvement pour la renaissance du Cameroun(Mrc) de nombreux militants de ce parti ont pris l&rsquo;engagement, au cours d&rsquo;une assembl&eacute;e tenue &agrave; Bafoussam le samedi 04 avril dernier, de rester r&eacute;silients et &nbsp;de militer &nbsp;pour faire tomber le syst&egrave;me Biya qui actuellement tente de modifier la Constitution dans le sens de la conservation du pouvoir&hellip;</p>
<p>Il est 18 heures pass&eacute;es de quelques minutes ce samedi 04 avril 2026. A l&rsquo;entr&eacute;e du lieu-dit Mont Saint-Jean &agrave; Ndiengdam &agrave; Bafoussam, Achille Ngabet, Secr&eacute;taire de la F&eacute;d&eacute;ration communale du <strong>Mouvement pour la renaissance du Cameroun</strong> (Mrc) &agrave; Bangangt&eacute;, drap&eacute; d&rsquo;une tenue traditionnelle aux couleurs du Mrc, vient d&rsquo;assister &agrave; la fin des travaux de l&rsquo;Assembl&eacute;e des structures du parti du Pr <strong>Maurice Kamto</strong> dans la r&eacute;gion de l&rsquo;Ouest.</p>
<p>En compagnie d&rsquo;une militante, il marche, dignement et fi&egrave;rement pour se diriger vers l&rsquo;axe routier principal qui m&egrave;ne vers Bangangt&eacute; puis Yaound&eacute;. Ses pas et son accoutrement marquent de nombreux passants et conducteurs de motos taxis. D&rsquo;o&ugrave; cette interrogation que lance l&rsquo;un d&rsquo;eux surpris et &eacute;merveill&eacute; par la r&eacute;silience des militants encadr&eacute;s par Me Andr&eacute; Marie Tassa, avocat au barreau du Cameroun et secr&eacute;taire du bureau de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mrc &agrave; l&rsquo;Ouest : <em>&laquo; Encore le Mrc ? Ce parti nous a fait r&ecirc;ver&hellip; &raquo;.</em></p>
<p><strong>&laquo;Un naufrage&raquo; pour la d&eacute;mocratie et l&rsquo;Etat de droit</strong></p>
<p>En fait, <strong>Achille Ngabet</strong>, n&rsquo;a pas manqu&eacute; au rendez-vous trimestriel des instances dirigeantes de cette formation politique dans la r&eacute;gion de l&rsquo;Ouest.</p>
<p>Au rang d&rsquo;environ 200 militants et cadres de cette formation politique, il s&rsquo;est nourri des enseignements prodigu&eacute;s par Me Andr&eacute; Marie Tassa, Dr Kouam, Ing Elie Ngomp&eacute; Fotso, Me Serges Emmanuel Chedjou, Dr Kuat&eacute; et autres dirigeants de cette formation politique.</p>
<p>R&eacute;agissant au sujet de l&rsquo;actualit&eacute; politique de l&rsquo;heure relative &agrave; la r&eacute;vision de la Constitution camerounaise en vue d&rsquo;une part, de donner la possibilit&eacute; au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de proc&eacute;der , de mani&egrave;re illimit&eacute;, &agrave; la prorogation des mandats des parlementaires et &eacute;lus locaux, et d&rsquo;autre part, de permettre la cr&eacute;ation d&rsquo;un poste de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui sera nomm&eacute; par d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel, les militants du Mrc ont marqu&eacute;, dans leur immense majorit&eacute;, leur approbation du discours critique de le leader, le Pr Maurice Kamto que le r&eacute;gime Biya est en train de perp&eacute;trer au Cameroun <em>&laquo; un coup d&rsquo;Etat constitutionnel &raquo;</em>. Car, au-del&agrave; d&rsquo;&ecirc;tre un recul, la modification de la constitution en cours constitue &laquo;un naufrage&raquo; pour la d&eacute;mocratie et l&rsquo;Etat de droit au <strong>Cameroun</strong>.</p>
<p><strong>&nbsp;Le r&eacute;gime Biya est &agrave; bout de souffle&nbsp;</strong></p>
<p>&nbsp;Dans les rangs du Mrc &agrave; l&rsquo;Ouest, de nombreux militants ne pensent que la r&eacute;forme envisag&eacute;e par la majorit&eacute; &laquo; ob&egrave;se &raquo; du Rdpc au parlement traduit une forfaiture inextricable. <em>&laquo; Ce r&eacute;gime est &agrave; bout et ne sait plus quel pied danser. Ils sont surpris par les &eacute;v&egrave;nements et ont imagin&eacute; cette r&eacute;forme pour tenter de semer la confusion dans les esprits. Cette mise en sc&egrave;ne ne va pas prosp&eacute;rer. Le r&eacute;gime Biya est &agrave; bout de souffle &raquo;</em>, commente un cadre de cette formation politique.</p>
<p>Et selon Me <strong>Andr&eacute; Marie Tassa</strong>, cet &eacute;puisement du Rdpc est li&eacute; au militantisme et &agrave; la r&eacute;silience des militants du Mrc sur le terrain. Le secr&eacute;taire de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mrc soutient que les militants et sympathisants du Mrc doivent rester vigilants et mobiliser, nonobstant les perturbations du calendrier &eacute;lectoral. D&rsquo;ailleurs au cours de cette Assembl&eacute;e des structures, les commissions de pr&eacute;s&eacute;lection des candidats pour les &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales &agrave; venir se sont engag&eacute;es &agrave; travailler pour produire des listes fiables et comp&eacute;titives en vue des prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales au <strong>Cameroun</strong>.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Guy Modeste DZUDIE</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 07:26:13</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Mrc_Ouest08042026.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="17936" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Vice-président au Cameroun : Paul Mahel avertit, le silence des citoyens a un prix]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92955/6:1/vice-president-au-cameroun-paul-mahel-avertit-le-silence-des-citoyens-a-un-prix-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92955/6:1/vice-president-au-cameroun-paul-mahel-avertit-le-silence-des-citoyens-a-un-prix-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Une nomination, une logique, un précédent ignoré

Un VICE-PRÉSIDENT NOMMÉ. Pas élu. Au Cameroun, cette réalité
institutionnelle s'est installée sans résistance...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une nomination, une logique, un pr&eacute;c&eacute;dent ignor&eacute;</p>
<p>Un <strong>vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;</strong>. Pas &eacute;lu. Au Cameroun, cette r&eacute;alit&eacute; institutionnelle s'est install&eacute;e sans r&eacute;sistance populaire notable. Le journaliste <strong>Paul Mahel</strong> pose la question que peu osent formuler : et si le silence des citoyens &eacute;tait le vrai moteur de cette d&eacute;rive ?</p>
<h2>Ce qui vient de se passer</h2>
<p>Le Cameroun disposera d&eacute;sormais d'un <strong>poste de vice-pr&eacute;sident</strong> pourvu par nomination. Le titulaire ne sera pas issu du suffrage universel. Il sera d&eacute;sign&eacute; par le sommet de l'ex&eacute;cutif, selon une logique de cooptation institutionnelle.</p>
<p>Paul Mahel, journaliste et homme politique camerounais, a r&eacute;agi publiquement &agrave; cette situation. Son analyse est directe : cette nomination ne sera&nbsp; pas un &eacute;v&eacute;nement isol&eacute;. Elle s'inscrit dans une s&eacute;quence logique que les Camerounais auraient pu interrompre bien plus t&ocirc;t.</p>
<h2>La m&eacute;canique du consentement passif</h2>
<p>Paul Mahel identifie un m&eacute;canisme pr&eacute;cis. Le <strong>silence civique au Cameroun</strong> ne prot&egrave;ge pas les citoyens il les expose. Chaque concession non contest&eacute;e cr&eacute;e un pr&eacute;c&eacute;dent. Chaque pr&eacute;c&eacute;dent l&eacute;gitime la suivante.</p>
<p>L'exemple qu'il cite est parlant. Les <strong>s&eacute;nateurs nomm&eacute;s au Cameroun</strong> ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;s un jour comme des repr&eacute;sentants du peuple. La population n'a pas protest&eacute;. Ce silence a &eacute;t&eacute; interpr&eacute;t&eacute; comme un accord tacite. La logique de nomination s'est &eacute;tendue. Elle a atteint aujourd'hui la vice-pr&eacute;sidence.</p>
<p>Le consentement passif se d&eacute;finit ici comme l'absence de r&eacute;action face &agrave; une d&eacute;cision qui r&eacute;duit le p&eacute;rim&egrave;tre d&eacute;mocratique. Il ne s'agit pas d'approbation, mais d'une inaction qui produit les m&ecirc;mes effets.</p>
<h2>"Quand tu donnes la main, on te demandera le bras"</h2>
<p>La formule de Paul Mahel condense une strat&eacute;gie politique observable. Les r&eacute;gimes qui &eacute;tendent leur emprise ne le font pas en une seule &eacute;tape. Ils avancent par s&eacute;quences, en testant &agrave; chaque fois la r&eacute;silience de l'opinion publique.</p>
<p>Premier test : les <strong>s&eacute;nateurs nomm&eacute;s</strong>. R&eacute;sultat silence. Deuxi&egrave;me test : un <strong>vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;</strong>. R&eacute;sultat &agrave; &eacute;valuer. Prochain test potentiel, selon le journaliste : remettre en question l'utilit&eacute; m&ecirc;me des <strong>&eacute;lections au Cameroun</strong>.</p>
<p>Cette progression n'est pas propre au Cameroun. Elle s'observe dans plusieurs d&eacute;mocraties fragilis&eacute;es &agrave; travers le monde. Ce qui la distingue ici, c'est la clart&eacute; avec laquelle un acteur m&eacute;diatique local la nomme et la documente publiquement.</p>
<p>Si la nomination du vice-pr&eacute;sident passe sans mobilisation significative, le signal envoy&eacute; sera clair : le p&eacute;rim&egrave;tre du non-dit s'&eacute;largit encore.</p>
<p>Si la nomination devient la norme pour des postes ex&eacute;cutifs majeurs, la question de la l&eacute;gitimit&eacute; du suffrage universel se posera formellement. Paul Mahel ne pr&eacute;dit pas cela comme in&eacute;vitable. Il le signale comme possible et &eacute;vitable, &agrave; condition d'agir.</p>
<h2>Le silence comme choix politique</h2>
<p>La contribution de Paul Mahel dans ce d&eacute;bat va au-del&agrave; du commentaire. Elle pose une responsabilit&eacute; collective. Le silence civique au Cameroun n'est pas une neutralit&eacute;. C'est une position qui a des cons&eacute;quences mesurables sur l'architecture institutionnelle du pays.</p>
<p>La vraie question n'est pas de savoir si la prochaine &eacute;tape viendra. Elle est de savoir si les Camerounais d&eacute;cideront, cette fois, que la main donn&eacute;e &eacute;tait d&eacute;j&agrave; de trop.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 00:42:49</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Paul-Mahel120226500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="73274" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Nourane Foster, la députée PCRN qui tourne le dos à Cabral Libii sans le dire]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92952/6:1/cameroun-nourane-foster-la-deputee-pcrn-qui-tourne-le-dos-a-cabral-libii-sans-le-dire-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92952/6:1/cameroun-nourane-foster-la-deputee-pcrn-qui-tourne-le-dos-a-cabral-libii-sans-le-dire-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Nourane Foster, la députée PCRN qui tourne le dos à Cabral Libii
sans le dire

UNE SÉPARATION POLITIQUE SANS DÉCLARATION

Tout se lit dans les images. NOURANE F...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Nourane Foster, la d&eacute;put&eacute;e PCRN qui tourne le dos &agrave; Cabral Libii sans le dire</p>
<h2>Une s&eacute;paration politique sans d&eacute;claration</h2>
<p>Tout se lit dans les images. <strong>Nourane Foster</strong>, d&eacute;put&eacute;e <strong>PCRN</strong> et figure connue du renouveau politique camerounais, n'a toujours pas prononc&eacute; un seul mot sur sa situation au sein de son parti. Pourtant, ses actes parlent &agrave; sa place.</p>
<p>Depuis plusieurs semaines, elle appara&icirc;t r&eacute;guli&egrave;rement aux c&ocirc;t&eacute;s de <strong>Datouo Th&eacute;odore</strong>, fra&icirc;chement &eacute;lu pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale. Elle figure dans son cercle proche. Elle publie leurs photos communes. Le signal est &agrave; peine voil&eacute;.</p>
<h2>Un terrain pr&eacute;par&eacute; de longue date</h2>
<p>Cette <strong>rupture de banc</strong> ne surgit pas du n&eacute;ant. Son mari, responsable r&eacute;gional Ouest du PCRN, a d&eacute;missionn&eacute; du parti il y a plusieurs mois. Un acte qui, r&eacute;trospectivement, ressemble &agrave; une pr&eacute;paration du terrain.</p>
<p>Le couple Foster avance rarement au hasard. La d&eacute;mission du mari pr&eacute;c&egrave;de le repositionnement de l'&eacute;lue. Le sch&eacute;ma est lisible : une sortie progressive, sans fracas, sans communiqu&eacute;.</p>
<h2>Cabral Libii effac&eacute; des timelines</h2>
<p>Jusqu'&agrave; r&eacute;cemment, Cabral Libii occupait une place centrale dans la communication num&eacute;rique de la d&eacute;put&eacute;e. Louanges publiques, publications r&eacute;guli&egrave;res, soutien affich&eacute;. Ce chapitre est aujourd'hui clos.</p>
<p>Son nom a disparu de la <strong>timeline politique</strong> de Foster. La messe est dite, selon les observateurs proches du dossier. Pas d'explication. Pas d'adieu. Juste un silence assourdissant l&agrave; o&ugrave; il y avait de l'enthousiasme.</p>
<h2>Trois sc&eacute;narios sur la table</h2>
<p>Les analystes politiques identifient trois trajectoires possibles pour Nourane Foster dans les prochains mois.</p>
<p><em><strong>Premier sc&eacute;nario</strong></em> : une adh&eacute;sion formelle au RDPC, le parti au pouvoir, dont Datouo Th&eacute;odore est un pilier. Ce choix offrirait une protection institutionnelle solide avant les &eacute;lections de l'ann&eacute;e prochaine.</p>
<p><em><strong>Deuxi&egrave;me sc&eacute;nario</strong></em> : un poste dans le cabinet du nouveau PAN, &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale. Une reconversion technique plut&ocirc;t que partisane, qui pr&eacute;serverait son ind&eacute;pendance apparente.</p>
<p><em><strong>Troisi&egrave;me sc&eacute;nario</strong></em> : le statu quo risqu&eacute;. Rester nominalement au PCRN sans y militer, et aborder les prochaines <strong>&eacute;lections l&eacute;gislatives</strong> dans une situation ambigu&euml;; le sc&eacute;nario le moins probable au regard des signaux envoy&eacute;s.</p>
<h2>Les enjeux d'une recomposition plus large</h2>
<p>Ce repositionnement politique de Nourane Foster n'est pas un &eacute;piph&eacute;nom&egrave;ne. Il s'inscrit dans une dynamique de fragilisation des partis d'opposition de la troisi&egrave;me voie au Cameroun.</p>
<p>Le PCRN, construit autour de la personnalit&eacute; de Cabral Libii, peine &agrave; retenir ses cadres &agrave; mesure que l'horizon &eacute;lectoral approche. La logique de survie politique reprend ses droits. Les figures qui avaient pari&eacute; sur le renouveau r&eacute;&eacute;valuent leurs positions.</p>
<h2>La politique camerounaise &agrave; l'heure des arbitrages silencieux</h2>
<p>Nourane Foster n'a rien annonc&eacute;. Elle n'a pas besoin de le faire. Dans la politique camerounaise, les d&eacute;cisions les plus significatives se lisent dans les pr&eacute;sences, pas dans les discours.</p>
<p>La vraie question n'est pas de savoir si elle quitte le PCRN. Elle est d&eacute;j&agrave; pos&eacute;e et la r&eacute;ponse est dans chaque photo publi&eacute;e avec le PAN. La vraie question est : combien d'autres suivront ce m&ecirc;me chemin discret vers les couloirs du pouvoir ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-07 16:35:14</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Nourane-Foster070426500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="98138" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Etonde E. Jean Patrice:&quot; Introduire un vice-président nommé serait une rupture avec la démocratie&quot;]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92946/6:1/cameroun-etonde-e-jean-patrice-introduire-un-vice-president-nomme-serait-une-rupture-avec-la-democratie-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92946/6:1/cameroun-etonde-e-jean-patrice-introduire-un-vice-president-nomme-serait-une-rupture-avec-la-democratie-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Dans une déclaration au ton ferme, le président du parti Dreamers et
ancien candidat à l’élection présidentielle tire la sonnette
d’alarme face aux orientations...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans une d&eacute;claration au ton ferme, le pr&eacute;sident du parti Dreamers et ancien candidat &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle tire la sonnette d&rsquo;alarme face aux orientations actuelles du projet de r&eacute;forme constitutionnelle au Cameroun. Au c&oelig;ur de ses pr&eacute;occupations : l&rsquo;&eacute;ventuelle cr&eacute;ation d&rsquo;un poste de vice-pr&eacute;sident d&eacute;sign&eacute; par le chef de l&rsquo;&Eacute;tat.</p>
<p>Pour cet acteur politique, une telle &eacute;volution institutionnelle constitue un recul significatif en mati&egrave;re de d&eacute;mocratie. Il estime que la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique, fond&eacute;e sur le suffrage universel, serait mise &agrave; mal par une nomination unilat&eacute;rale &agrave; un poste aussi strat&eacute;gique. &laquo; Dans les d&eacute;mocraties pr&eacute;sidentielles modernes, le vice-pr&eacute;sident est &eacute;lu conjointement avec le pr&eacute;sident &raquo;, rappelle-t-il, soulignant l&rsquo;importance du lien direct entre le peuple et les d&eacute;tenteurs du pouvoir ex&eacute;cutif.<br />L&rsquo;ancien candidat rappelle &eacute;galement que la fonction de vice-pr&eacute;sident existait sous la p&eacute;riode f&eacute;d&eacute;rale, avant d&rsquo;&ecirc;tre supprim&eacute;e en 1972 avec l&rsquo;instauration de l&rsquo;&Eacute;tat unitaire. Selon lui, toute r&eacute;introduction de ce poste devrait imp&eacute;rativement viser un renforcement d&eacute;mocratique, et non r&eacute;pondre &agrave; des int&eacute;r&ecirc;ts politiques circonstanciels.</p>
<p>Au-del&agrave; de la question du vice-pr&eacute;sident, c&rsquo;est le m&eacute;canisme de succession pr&eacute;sidentielle qui, selon lui, est fragilis&eacute;. Il met en garde contre le risque d&rsquo;une continuit&eacute; politique &laquo; artificielle &raquo;, qui pourrait s&rsquo;imposer au d&eacute;triment de la volont&eacute; populaire. Une telle configuration ouvrirait la voie &agrave; une concentration du pouvoir incompatible avec les principes d&rsquo;une R&eacute;publique &eacute;quilibr&eacute;e.</p>
<p>L&rsquo;homme politique appelle ainsi &agrave; un dialogue national inclusif, transparent et responsable autour de toute r&eacute;forme constitutionnelle. Il regrette que les conditions actuelles ne permettent pas un d&eacute;bat serein et participatif sur des questions aussi fondamentales. &laquo; La Constitution ne doit pas devenir un instrument d&rsquo;opportunit&eacute; politique &raquo;, insiste-t-il, plaidant pour une approche fond&eacute;e sur l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral et la confiance publique.</p>
<p>Dans un propos plus large, il dresse un constat s&eacute;v&egrave;re de la classe politique camerounaise, y compris de l&rsquo;opposition, qu&rsquo;il juge en proie &agrave; de profondes insuffisances. Il d&eacute;nonce des logiques de suivisme, d&rsquo;appartenance identitaire et un manque de propositions concr&egrave;tes, appelant &agrave; une refondation des pratiques politiques.</p>
<p>Face &agrave; ce qu&rsquo;il qualifie de &laquo; d&eacute;rive inqui&eacute;tante &raquo;, il invite les acteurs politiques &agrave; privil&eacute;gier la confrontation d&eacute;mocratique des id&eacute;es plut&ocirc;t que des arrangements institutionnels. Pour lui, la consolidation de la d&eacute;mocratie camerounaise passe par le renforcement de la transparence, de l&rsquo;&eacute;quilibre des pouvoirs et de la participation citoyenne.</p>
<p>Concluant sur une note d&rsquo;alerte, il estime que le Cameroun m&eacute;rite une gouvernance fond&eacute;e sur la comp&eacute;tence, la responsabilit&eacute; et, surtout, la l&eacute;gitimit&eacute; populaire.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Léandre Nzié</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-07 07:35:13</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Etonde_Etonde07072024.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="60646" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Pétition Kamto au Cameroun : l'opposition contre-attaque face au coup d'État constitutionnel]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92941/6:1/petition-kamto-au-cameroun-lopposition-contre-attaque-face-au-coup-detat-constitutionnel-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92941/6:1/petition-kamto-au-cameroun-lopposition-contre-attaque-face-au-coup-detat-constitutionnel-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Un homme, une pétition, 30 millions de citoyens en jeu

Une pétition en ligne. C'est l'arme choisie par Maurice Kamto pour
répondre à une révision constitutionn...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un homme, une p&eacute;tition, 30 millions de citoyens en jeu</p>
<p>Une p&eacute;tition en ligne. C'est l'arme choisie par Maurice Kamto pour r&eacute;pondre &agrave; une r&eacute;vision constitutionnelle adopt&eacute;e en quatre jours. Le leader du MRC est le premier responsable politique de l'opposition &agrave; initier une action formelle permettant au peuple de manifester son rejet de la nomination d'un <strong>vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu</strong>. Le rapport de forces vient de changer de terrain.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; et pourquoi Kamto r&eacute;agit maintenant</h2>
<p>Le 4 avril 2026, le Parlement camerounais r&eacute;uni en congr&egrave;s &agrave; Yaound&eacute; a approuv&eacute; la cr&eacute;ation d'un poste de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. 200 voix pour, 18 contre, 4 abstentions. Ce vice-pr&eacute;sident sera nomm&eacute; par le pr&eacute;sident, et prendra le pouvoir en cas de vacance, rempla&ccedil;ant l'ancien m&eacute;canisme qui confiait l'int&eacute;rim au pr&eacute;sident du S&eacute;nat.</p>
<p>D&egrave;s le 3 avril, Maurice Kamto, pr&eacute;sident national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a pris la parole depuis Yaound&eacute; pour qualifier cette r&eacute;forme de "coup d'&Eacute;tat constitutionnel et institutionnel" orchestr&eacute; par le r&eacute;gime RDPC.</p>
<p>Sa r&eacute;action n'est pas improvis&eacute;e. Conform&eacute;ment &agrave; cette d&eacute;claration, Kamto a lanc&eacute; la p&eacute;tition sur le site <a href="https://cameroon-petitions.com/" target="_blank" rel="noopener">cameroon-petitions.com</a>, en appelant chaque Camerounais &agrave; "en prendre connaissance, &agrave; la signer et &agrave; la partager largement." La <strong>p&eacute;tition contre le coup d'&Eacute;tat constitutionnel</strong> se d&eacute;finit ici comme un outil de r&eacute;sistance civique face &agrave; une modification de la loi fondamentale jug&eacute;e ill&eacute;gitime.</p>
<h2>Pourquoi cette r&eacute;forme concentre toutes les tensions</h2>
<p>Au c&oelig;ur du probl&egrave;me soulev&eacute; par Kamto : dans les d&eacute;mocraties s&eacute;rieuses, un vice-pr&eacute;sident est soit &eacute;lu avec le pr&eacute;sident, soit issu d'un processus transparent. Au Cameroun, le projet adopt&eacute; pr&eacute;voit une nomination directe par le chef de l'&Eacute;tat sans &eacute;lection, sans validation populaire.</p>
<p>Kamto &eacute;tablit un parall&egrave;le historique pr&eacute;cis : en 1979, la r&eacute;vision constitutionnelle d'Ahmadou Ahidjo avait permis &agrave; son Premier Ministre de l'&eacute;poque de devenir pr&eacute;sident de la R&eacute;publique sans &eacute;lection. Le m&ecirc;me m&eacute;canisme est aujourd'hui r&eacute;activ&eacute; mais en version aggrav&eacute;e.</p>
<p>Pour Kamto, la logique est m&eacute;canique : ce vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; devient automatiquement pr&eacute;sident en cas de vacance chef de l'&Eacute;tat et chef des arm&eacute;es sans avoir jamais &eacute;t&eacute; &eacute;lu. Pire : il pourra &agrave; son tour nommer son propre vice-pr&eacute;sident, perp&eacute;tuant une cha&icirc;ne de succession enti&egrave;rement d&eacute;connect&eacute;e du <strong>suffrage universel</strong>. "Ce n'est pas une r&eacute;gression, c'est un naufrage constitutionnel", tranche-t-il.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme de la contre-offensive citoyenne d&eacute;crypt&eacute;</h2>
<p>La <strong>mobilisation citoyenne</strong> lanc&eacute;e par Kamto repose sur trois leviers simultan&eacute;s. D'abord, la p&eacute;tition en ligne premier acte concret d'une opposition qui cherchait &agrave; reprendre l'initiative apr&egrave;s son absence &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2025. Ensuite, un appel direct aux parlementaires. Kamto les a exhort&eacute;s &agrave; rejeter toute r&eacute;forme "qui d&eacute;truit les fondements de la R&eacute;publique" et a estim&eacute; qu'un changement constitutionnel d'une telle ampleur aurait d&ucirc; obligatoirement passer par un r&eacute;f&eacute;rendum populaire.</p>
<p>Enfin, un cadrage de la l&eacute;gitimit&eacute; globale du pouvoir. Kamto affirme que le Cameroun est entr&eacute; dans une phase politique critique : l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle est contest&eacute;e, les d&eacute;put&eacute;s ne sont plus issus du suffrage populaire, les conseillers municipaux non plus. "Plus aucune institution ne peut aujourd'hui revendiquer une v&eacute;ritable assise populaire", soutient-il.</p>
<p>Le SDF, de son c&ocirc;t&eacute;, a refus&eacute; de participer &agrave; la pl&eacute;ni&egrave;re du Congr&egrave;s. Depuis la Gambie, Issa Tchiroma Bakary a d&eacute;nonc&eacute; une "d&eacute;rive monarchique du pouvoir". Le front de l'opposition, longtemps dispers&eacute;, commence &agrave; converger sur un m&ecirc;me diagnostic.</p>
<h2>Les enjeux : test de mobilisation et pr&eacute;c&eacute;dent continental</h2>
<p>La p&eacute;tition constitue un test de mobilisation pour un MRC qui n'a pas particip&eacute; &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2025 et cherche &agrave; r&eacute;affirmer son poids dans le jeu politique. Si elle recueille des centaines de milliers de signatures, elle modifiera le rapport de forces symbolique. Si elle reste confidentielle, elle confirmera l'essoufflement de l'opposition structur&eacute;e.</p>
<p>Le Barreau du Cameroun a lui aussi transmis ses observations formelles au Parlement. Dans un courrier dat&eacute; du 2 avril, sign&eacute; par le B&acirc;tonnier Eric Mbah Mbah, l'Ordre des avocats a pris position contre la r&eacute;forme. La r&eacute;sistance institutionnelle s'organise, au-del&agrave; des seuls partis politiques.</p>
<p>La question pos&eacute;e par Kamto structure l'avenir du pays : peut-on, par des r&eacute;visions constitutionnelles successives adopt&eacute;es par un Parlement &agrave; majorit&eacute; m&eacute;canique, cr&eacute;er une cha&icirc;ne de succession sans &eacute;lection qui perp&eacute;tue un syst&egrave;me de pouvoir au-del&agrave; de l'homme qui l'a fond&eacute; ?</p>
<h2>La d&eacute;mocratie camerounaise face &agrave; son propre miroir</h2>
<p>La <strong>r&eacute;vision constitutionnelle de 2026</strong> est act&eacute;e. La p&eacute;tition est en ligne. Le peuple camerounais dispose d&eacute;sormais d'un outil pour dire non ou pour se taire. Ce silence ou cette mobilisation sera le vrai verdict politique de l'ann&eacute;e.</p>
<p>Kamto conclut sa d&eacute;claration par un appel direct : "Nous devons emp&ecirc;cher le malheur politique qui frappe notre pays de prosp&eacute;rer." Le peuple souverain doit d&eacute;cider qui est le vrai pr&eacute;sident, qui sont les vrais repr&eacute;sentants, qui d&eacute;tient r&eacute;ellement la l&eacute;gitimit&eacute;.</p>
<p>La question reste enti&egrave;re : dans un pays o&ugrave; toutes les institutions &eacute;lues sont contest&eacute;es, une p&eacute;tition num&eacute;rique peut-elle reconstituer ce que quarante-trois ans de pouvoir concentr&eacute; ont m&eacute;thodiquement d&eacute;fait ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-06 21:37:35</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Maurice-Kamto150324500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="90452" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Nintcheu accuse Atanga Nji de fuir les urnes : l'offensive parlementaire qui secoue le régime]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92932/6:1/cameroun-nintcheu-accuse-atanga-nji-de-fuir-les-urnes-loffensive-parlementaire-qui-secoue-le-regime-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92932/6:1/cameroun-nintcheu-accuse-atanga-nji-de-fuir-les-urnes-loffensive-parlementaire-qui-secoue-le-regime-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Un face-à-face qui électrise l'hémicycle

Le député JEAN MICHEL NINTCHEU a pris à partie le ministre Paul
Atanga Nji en pleine séance parlementaire. L'attaque e...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un face-&agrave;-face qui &eacute;lectrise l'h&eacute;micycle</p>
<p>Le d&eacute;put&eacute; <strong>Jean Michel Nintcheu</strong> a pris &agrave; partie le ministre Paul Atanga Nji en pleine s&eacute;ance parlementaire. L'attaque est frontale, m&eacute;thodique, et vise une cible pr&eacute;cise : la l&eacute;gitimit&eacute; &eacute;lectorale d'un r&eacute;gime fragilis&eacute; par sa propre gouvernance.</p>
<h2>Un parlement sous tension</h2>
<p>L'incident s'est produit &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale du Cameroun lors d'une interpellation publique. Nintcheu, figure de l'opposition, a interpell&eacute; directement Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, surnomm&eacute; "le Moulinex" allusion &agrave; son activisme politique tous azimuts.</p>
<p>La toile de fond est la <strong>pr&eacute;sidentielle d'octobre dernier</strong>, au cours de laquelle le candidat soutenu par le camp gouvernemental a essuy&eacute; ce que l'opposant qualifie de "d&eacute;route". Le d&eacute;put&eacute; s'appuie sur ce r&eacute;sultat pour formuler une accusation politique centrale : la peur des &eacute;lections.</p>
<h2>Une rh&eacute;torique d'offensive calcul&eacute;e</h2>
<p>Nintcheu ne s'en prend pas &agrave; la personne d'Atanga Nji par hasard. Le ministre incarne la machine administrative charg&eacute;e d'organiser et selon ses d&eacute;tracteurs, de contr&ocirc;ler les scrutins au Cameroun.</p>
<p>En l'accusant de "<strong>phobie des urnes</strong>", le d&eacute;put&eacute; retourne contre lui l'arme de la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique. La m&eacute;taphore du "vampire fuyant la lumi&egrave;re du jour" est d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment iconique. Elle est con&ccedil;ue pour circuler, &ecirc;tre reprise, m&eacute;moris&eacute;e. C'est de la communication politique d'impact, pas une simple sortie d'humeur.</p>
<p>La r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la <strong>gestion catastrophique</strong> du Cameroun ancre le discours dans l'&eacute;conomique. Nintcheu lie directement la fuite &eacute;lectorale suppos&eacute;e &agrave; un bilan que le gouvernement ne peut pas d&eacute;fendre publiquement.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes d'une confrontation institutionnelle</h2>
<p>Ce type d'interpellation parlementaire ob&eacute;it &agrave; une logique pr&eacute;cise au Cameroun. L'enceinte l&eacute;gislative offre une immunit&eacute; de parole. Ce que l'on ne peut dire en meeting, on peut le formuler &agrave; la tribune avec force de proc&egrave;s-verbal officiel.</p>
<p>Nintcheu exploite ce levier pour trois effets simultan&eacute;s. D'abord, forcer le ministre &agrave; r&eacute;pondre publiquement ou &agrave; se taire les deux options &eacute;tant politiquement co&ucirc;teuses. Ensuite, produire un contenu viral destin&eacute; aux r&eacute;seaux sociaux et aux m&eacute;dias. Enfin, imposer le narratif d'une <strong>d&eacute;b&acirc;cle &eacute;lectorale annonc&eacute;e</strong> avant m&ecirc;me que les prochaines &eacute;ch&eacute;ances soient fix&eacute;es.</p>
<p>La formule finale "quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finira par se lever" est une citation indirecte du r&eacute;pertoire panafricain de la r&eacute;sistance. Elle positionne l'opposition dans une temporalit&eacute; longue, au-del&agrave; du seul rapport de forces imm&eacute;diat.</p>
<h2>La question qui reste ouverte</h2>
<p>Un ministre qui ne r&eacute;pond pas &agrave; une telle attaque en s&eacute;ance publique envoie un signal fort. Mais un ministre qui r&eacute;pond s'expose &agrave; un d&eacute;bat sur le bilan r&eacute;el. Face &agrave; Nintcheu, Atanga Nji se trouve dans un couloir sans issue confortable.</p>
<p>La vraie question n'est peut-&ecirc;tre pas celle de la peur des urnes. C'est celle-ci : un r&eacute;gime peut-il survivre &eacute;lectoralement quand ses propres parlementaires refusent de d&eacute;fendre son bilan &agrave; voix haute ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-06 00:05:13</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Jean-Michel-Nintcheu150324500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="59938" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: RDPC fracturé : révision constitutionnelle, deux barons brisent la discipline du parti au pouvoir]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92931/6:1/cameroun-rdpc-fracture-revision-constitutionnelle-deux-barons-brisent-la-discipline-du-parti-au-pouvoir-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92931/6:1/cameroun-rdpc-fracture-revision-constitutionnelle-deux-barons-brisent-la-discipline-du-parti-au-pouvoir-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Une fissure historique au sommet

Pour la première fois depuis des décennies, des figures historiques
du RDPC ont brisé publiquement la discipline de parti. Un...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une fissure historique au sommet</p>
<p>Pour la premi&egrave;re fois depuis des d&eacute;cennies, des figures historiques du <strong>RDPC</strong> ont bris&eacute; publiquement la discipline de parti. Un s&eacute;nateur a d&eacute;nonc&eacute; une pr&eacute;cipitation suspecte. Un autre a quitt&eacute; l'h&eacute;micycle sans voter. La <strong>r&eacute;vision constitutionnelle camerounaise</strong> r&eacute;v&egrave;le des fractures que le parti au pouvoir ne peut plus dissimuler.</p>
<h2>Un vote historique sous tension</h2>
<p>Ce samedi, le Parlement camerounais examinait le projet de loi portant <strong>r&eacute;vision de la Constitution</strong>, incluant la cr&eacute;ation d'un poste de <strong>vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique</strong>. La s&eacute;ance devait &ecirc;tre une formalit&eacute; le RDPC dispose d'une majorit&eacute; formelle. Elle est devenue un moment de dissidence document&eacute;e.</p>
<p>Ren&eacute; Ze Nguel&eacute;, ancien ministre et s&eacute;nateur du Haut-Nyong, a pris la parole pour interpeller directement le pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale. Sa d&eacute;claration est sans ambigu&iuml;t&eacute; : &laquo; La pr&eacute;cipitation avec laquelle vous conduisez cette r&eacute;forme est suspecte. &raquo; Ce pilier du parti rompt avec quarante ans de silence institutionnel.</p>
<p>Dans le m&ecirc;me temps, Charles Mbella Moki, s&eacute;nateur du Fako et ancien maire de Buea, refusait de prendre part au vote. Fid&egrave;le lieutenant historique de Peter Mafany Musonge, il s'oppose fermement &agrave; la cr&eacute;ation de ce poste.</p>
<h2>Pourquoi ces deux hommes ont franchi la ligne</h2>
<p>La dissidence de Ze Nguel&eacute; et Mbella Moki ne rel&egrave;ve pas d'un caprice individuel. Elle traduit une tension structurelle que la <strong>fracture interne au RDPC</strong> rend d&eacute;sormais visible.</p>
<p>Le premier facteur est r&eacute;gional. Le Sud-Ouest camerounais r&eacute;gion anglophone d&eacute;j&agrave; fragilis&eacute;e par des ann&eacute;es de crise s&eacute;cessionniste per&ccedil;oit la cr&eacute;ation du poste de vice-pr&eacute;sident comme un remodelage de l'&eacute;quilibre institutionnel qui lui est d&eacute;favorable. Mbella Moki appelle ses &laquo; fr&egrave;res du Sud-Ouest &raquo; &agrave; l'union sacr&eacute;e. Le signal est clair : il s'adresse &agrave; une base, pas &agrave; un parti.</p>
<p>Le second facteur est proc&eacute;dural. Ze Nguel&eacute; d&eacute;nonce la vitesse du processus. Une <strong>r&eacute;forme constitutionnelle pr&eacute;cipit&eacute;e</strong> qui engage l'avenir institutionnel d'un pays ne laisse aucun temps au d&eacute;bat interne. Les barons du parti n'ont pas &eacute;t&eacute; consult&eacute;s. Ils ont &eacute;t&eacute; mis devant le fait accompli.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes d'une discipline qui se fissure</h2>
<p>La discipline de parti au RDPC repose historiquement sur deux piliers : la redistribution des ressources et la menace de l'exclusion. Ces deux leviers s'affaiblissent simultan&eacute;ment.</p>
<p>La cr&eacute;ation du poste de vice-pr&eacute;sident au Cameroun redistribue les cartes de la succession sans que les &eacute;quilibres r&eacute;gionaux traditionnels soient respect&eacute;s. Certains cadres du parti comprennent qu'ils seront perdants dans la nouvelle configuration. Le calcul co&ucirc;t-b&eacute;n&eacute;fice de l'ob&eacute;issance change.</p>
<p>La menace d'exclusion, elle, perd de sa force quand le parti lui-m&ecirc;me est minoritaire dans les urnes. Un s&eacute;nateur dont le mandat a &eacute;t&eacute; prorog&eacute; et qui sait qu'il ne reviendra pas n'a plus grand-chose &agrave; perdre. La loyaut&eacute; forc&eacute;e c&egrave;de &agrave; l'expression d'un int&eacute;r&ecirc;t r&eacute;gional ou personnel.</p>
<p>Ce double mouvement affaiblissement de la carotte, affaiblissement du b&acirc;ton produit exactement ce qui s'est pass&eacute; ce samedi : une dissidence publique, assum&eacute;e, sans cons&eacute;quence imm&eacute;diate apparente.</p>
<h2>Ce que cette fracture change</h2>
<p>La crise interne au RDPC va alimenter l'incertitude politique. Le vote a eu lieu, la r&eacute;vision passe. Mais le signal envoy&eacute; par deux figures historiques du parti est impossible &agrave; ignorer. D'autres cadres observent. D'autres calculs sont en cours.</p>
<p>L'appel de Mbella Moki &agrave; la solidarit&eacute; du Sud-Ouest introduit une dimension communautaire explosive. Dans une r&eacute;gion d&eacute;j&agrave; marqu&eacute;e par des ann&eacute;es de tension, mobiliser une base &eacute;lectorale contre une d&eacute;cision du parti central franchit un seuil politique in&eacute;dit.</p>
<p>La succession pr&eacute;sidentielle au Cameroun se jouera dans ce contexte de fragmentation interne. Un parti divis&eacute; sur les m&eacute;canismes m&ecirc;mes de la transmission du pouvoir ne peut pas pr&eacute;senter un front uni face &agrave; une opposition qui, elle, grandit dans les urnes.</p>
<p>La fracture de ce samedi n'est pas anecdotique. Elle documente la d&eacute;sint&eacute;gration progressive d'une coh&eacute;sion qui tenait le syst&egrave;me depuis des d&eacute;cennies.</p>
<h2>Quand les piliers du syst&egrave;me contestent le syst&egrave;me</h2>
<p>Ren&eacute; Ze Nguel&eacute; et Charles Mbella Moki ne sont pas des opposants. Ce sont des hommes du r&eacute;gime. Quand ce sont eux qui parlent de pr&eacute;cipitation suspecte et d'union sacr&eacute;e r&eacute;gionale, la question n'est plus de savoir si le RDPC est fragilis&eacute;. Elle est de savoir combien de temps il peut encore tenir ensemble un syst&egrave;me que ses propres architectes commencent &agrave; remettre en cause.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-04 18:06:04</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Ze-Nguele_Charles-Mbella-Moki040426500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="31481" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Le piège est là. Et certains applaudissent.]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92930/6:1/cameroun-le-piege-est-la-et-certains-applaudissent-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92930/6:1/cameroun-le-piege-est-la-et-certains-applaudissent-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Regardons autour de nous. Le Sénégal, le Ghana, le Nigeria, le
Bénin. 

Des pays imparfaits, mais qui avancent. Croissance du PIB, alternances
politiques réelle...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Regardons autour de nous. Le S&eacute;n&eacute;gal, le Ghana, le Nigeria, le B&eacute;nin.&nbsp;</p>
<p>Des pays imparfaits, mais qui avancent. Croissance du PIB, alternances politiques r&eacute;elles, dynamiques &eacute;conomiques enclench&eacute;es.</p>
<h2>Et nous ?</h2>
<p>Nous d&eacute;battons de m&eacute;canismes destin&eacute;s &agrave; organiser la continuit&eacute; du pouvoir. Un pouvoir incapable de garantir des minima &agrave; sa population et par ailleurs &nbsp;contest&eacute;.&nbsp;</p>
<p>Qu&rsquo;on cesse de travestir les mots. Le dispositif autour du vice-pr&eacute;sident n&rsquo;est pas neutre.<br />Tout indique qu&rsquo;il s&rsquo;inscrit dans une strat&eacute;gie de succession verrouill&eacute;e.</p>
<p>La m&eacute;canique est connue, presque banale &agrave; force d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;p&eacute;t&eacute;e :</p>
<p>on pr&eacute;pare la succession, on neutralise l&rsquo;alternance, on fige le syst&egrave;me, et on appelle cela la stabilit&eacute;.</p>
<p>Mais cette stabilit&eacute;-l&agrave; a un co&ucirc;t.<br />Un co&ucirc;t politique.<br />Un co&ucirc;t &eacute;conomique.<br />Un co&ucirc;t humain.</p>
<p>Car pendant que certains calculent des &eacute;quilibres de pouvoir, une g&eacute;n&eacute;ration enti&egrave;re voit son horizon se refermer.</p>
<p>Posons la seule question qui vaille : quelle est l&rsquo;esp&eacute;rance de vie en bonne sant&eacute; au Cameroun ?</p>
<p>Et qui peut d&eacute;cemment accepter de sacrifier encore quatorze ann&eacute;es dans un pays o&ugrave; le temps utile est d&eacute;j&agrave; compt&eacute; ? Au regard des pr&eacute;c&eacute;dents, rien ne permet raisonnablement d&rsquo;affirmer que le VP devenu PR se limiterait &agrave; un seul mandat.</p>
<h2>Soyons lucides.</h2>
<p>Derri&egrave;re les justifications techniques, il y a une r&eacute;alit&eacute; simple : le pouvoir se partage, il ne se conquiert plus.</p>
<p>Certains veulent prolonger leur influence.</p>
<p>D&rsquo;autres pr&eacute;parent leurs h&eacute;ritiers.</p>
<p>Et une partie de l&rsquo;opposition, faute de pouvoir gagner une &eacute;lection transparente, mise sur des arrangements, esp&eacute;rant voir leur communaut&eacute; acc&eacute;der au poste de vice-pr&eacute;sident, puis au pouvoir supr&ecirc;me, en dehors d&rsquo;une v&eacute;ritable l&eacute;gitimit&eacute; populaire.</p>
<p>Le calcul est cynique : entrer par la petite porte aujourd&rsquo;hui pour r&eacute;gner demain sans v&eacute;ritable l&eacute;gitimit&eacute;.</p>
<h2>Et pendant ce temps ?</h2>
<p>La jeunesse form&eacute;e, comp&eacute;tente, ambitieuse dont les parents ne sont pas du s&eacute;rail, fait ses valises.</p>
<p>Elle part cr&eacute;er de la valeur ailleurs.</p>
<p>Elle enrichit d&rsquo;autres &eacute;conomies.<br />Elle construit d&rsquo;autres pays.</p>
<h2>Voil&agrave; le vrai bilan.</h2>
<p>Ce syst&egrave;me ne produit ni prosp&eacute;rit&eacute;, ni renouvellement, ni espoir.</p>
<p>Il reproduit les m&ecirc;mes logiques, les m&ecirc;mes blocages, les m&ecirc;mes &eacute;lites.</p>
<p>Et il faudra bien le dire un jour, sans d&eacute;tour : ce n&rsquo;est pas une r&eacute;forme. C&rsquo;est un verrou.</p>
<p>Et encourager ce verrou, c&rsquo;est accepter que rien ne change.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Alexandre LEKINA</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-04 17:20:20</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Palais-des-Verres-Paul-Biya080125500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="31717" 
            />
                                                    </item>
      </channel>
</rss>
