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    <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
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    <lastBuildDate>Wed, 03 Jun 2026 10:38:42 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: fin de la campagne électorale, le parti au pouvoir grand favori]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93495/6:1/ethiopie-fin-de-la-campagne-electorale-le-parti-au-pouvoir-grand-favori-ethiopia.html</link>
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      <description><![CDATA[L'Éthiopie se rend aux urnes lundi pour des élections que le parti
au pouvoir devrait remporter haut la main, face à une opposition
fragmentée et affaiblie.

Le...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L'&Eacute;thiopie se rend aux urnes lundi pour des &eacute;lections que le parti au pouvoir devrait remporter haut la main, face &agrave; une opposition fragment&eacute;e et affaiblie.</p>
<p>Le Parti de la prosp&eacute;rit&eacute; du Premier ministre Abiy Ahmed d&eacute;tient actuellement plus de 500 si&egrave;ges &agrave; la Chambre des repr&eacute;sentants et devrait obtenir la majorit&eacute; lors de ce scrutin, lui assurant un nouveau mandat de cinq ans.</p>
<p>&laquo; Ce dirigeant extraordinaire peut diriger non seulement l'&Eacute;thiopie, mais aussi le monde &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Aynalem Bekele, sympathisante du Parti de la prosp&eacute;rit&eacute;. &laquo; Notre peuple doit saisir cette opportunit&eacute; qui se pr&eacute;sente une fois tous les cinq ans. Votez pour le parti de la prosp&eacute;rit&eacute; &raquo;, a-t-elle ajout&eacute;.</p>
<p>Quelque 50 millions de personnes, sur une population de 130 millions d'&Eacute;thiopiens, sont attendues aux urnes pour &eacute;lire les membres de la Chambre des repr&eacute;sentants. Toutefois, l'ins&eacute;curit&eacute; dans les r&eacute;gions les plus peupl&eacute;es, notamment l'Amhara et l'Oromia, devrait peser sur la participation.</p>
<p>Le syst&egrave;me &eacute;lectoral &eacute;thiopien permet aux citoyens d'&eacute;lire leurs repr&eacute;sentants, qui votent ensuite pour d&eacute;signer un Premier ministre. Les &Eacute;thiopiens &eacute;liront &eacute;galement les membres de leurs conseils r&eacute;gionaux locaux.</p>
<p>Les grands th&egrave;mes de cette &eacute;lection sont la r&eacute;conciliation nationale, en raison des conflits qui ont secou&eacute; des r&eacute;gions comme le Tigr&eacute;, l'Oromia et l'Amhara, ainsi que le d&eacute;veloppement, le gouvernement s'engage &agrave; r&eacute;aliser des projets d'envergure.</p>
<p>L'ancien pr&eacute;sident k&eacute;nyan Uhuru Kenyatta, qui avait contribu&eacute; &agrave; faciliter les pourparlers de paix au Tigr&eacute;, dirige une mission de 73 observateurs de l'Union africaine.</p>
<p>Le gouvernement d'Abiy Ahmed a &eacute;t&eacute; accus&eacute; de violations des droits de l'homme &agrave; la rencontre de ses d&eacute;tracteurs et de journalistes, malgr&eacute; les promesses de d&eacute;mocratie et de paix formul&eacute;es en 2020. Sous sa direction, l'&Eacute;thiopie a travers&eacute; la guerre du Tigr&eacute;, dans le nord du pays, o&ugrave; des centaines de milliers de personnes ont perdu la vie lors des affrontements entre les forces f&eacute;d&eacute;rales et les forces r&eacute;gionales. Un accord de paix a &eacute;t&eacute; sign&eacute; en novembre 2022.</p>
<p>Ce contr&ocirc;le devrait &ecirc;tre &eacute;quitable gr&acirc;ce aux &laquo; avanc&eacute;es technologiques dans le processus &eacute;lectoral &raquo; et &agrave; une meilleure sensibilisation du public, selon Bayu Samuel, analyste politique bas&eacute; &agrave; Addis-Abeba. Certains partis d'opposition d&eacute;noncent n&eacute;anmoins l'avantage d&eacute;loyal ne b&eacute;n&eacute;ficiant pas du parti au pouvoir.</p>
<p>&laquo; Je ne pense pas qu'il faille aller bien loin pour constater les d&eacute;g&acirc;ts destructeurs caus&eacute;s &agrave; notre nation par la politique ethnique &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Eyoel Solomon, porte-parole du mouvement Citoyens &eacute;thiopiens pour la justice sociale (EZEMA). &laquo; Nous avons vu des citoyens se faire attaquer en raison de leur identit&eacute;. Nous les avons vus &ecirc;tre pers&eacute;cut&eacute;s simplement parce qu'ils r&eacute;ussissaient dans des zones que d'autres ne consid&eacute;raient pas comme les leurs &raquo;, a-t-il ajout&eacute;.</p>
<p>Alors que l'essentiel de la campagne s'est concentr&eacute; &agrave; Addis-Abeba, une forte pr&eacute;sence militaire a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;e dans la m&eacute;tropole ces derniers jours. Le scrutateur domine les conversations dans toute la ville, m&ecirc;me si la campagne a &eacute;t&eacute; inhabituellement discr&egrave;te, avec peu de r&eacute;unions et un d&eacute;marchage porte-&agrave;-porte quasi inexistant.</p>
<p>La commission &eacute;lectorale a d&eacute;clar&eacute; lundi jour f&eacute;ri&eacute;, les administrations publiques &eacute;tant ferm&eacute;es afin d'encourager les citoyens &agrave; voter.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Agences</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-31 10:49:40</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Ousmane Sonko élu président de l'Assemblée nationale du Sénégal]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[C’est désormais officiel. L'ancien Premier ministre du Sénégal
Ousmane Sonko a été élu ce mardi 26 mai 2026 président de
l’Assemblée nationale du Sénégal, à l’i...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est d&eacute;sormais officiel. L'ancien Premier ministre du S&eacute;n&eacute;gal Ousmane Sonko a &eacute;t&eacute; &eacute;lu ce mardi 26 mai 2026 pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale du S&eacute;n&eacute;gal, &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;un scrutin organis&eacute; dans un h&eacute;micycle marqu&eacute; par le boycott d&rsquo;une grande partie des forces de l&rsquo;opposition.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;issue du vote des d&eacute;put&eacute;s, Ousmane Sonko a &eacute;t&eacute; &eacute;lu pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Il a obtenu 132 voix en sa faveur.,trois jours apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; limog&eacute; de son poste par le pr&eacute;sident Bassirou Diomaye Faye.</p>
<p>Il devient ainsi le 14e pr&eacute;sident de l&rsquo;institution parlementaire, succ&eacute;dant &agrave; El Malick Ndiaye, qui a d&eacute;missionn&eacute; de son poste dimanche dernier.</p>
<p>Cette &eacute;lection historique intervient quelques heures seulement apr&egrave;s le retour officiel d&rsquo;Ousmane Sonko &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, o&ugrave; il a r&eacute;int&eacute;gr&eacute; son si&egrave;ge de d&eacute;put&eacute;&nbsp;</p>
<p>Imm&eacute;diatement apr&egrave;s la proclamation solennelle des r&eacute;sultats, le nouveau pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale a officiellement pris ses fonctions. Sous les acclamations debout des parlementaires de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko a rejoint le perchoir pour pr&eacute;sider sa toute premi&egrave;re s&eacute;ance en tant que chef de la deuxi&egrave;me institution de la R&eacute;publique.</p>
<p>Cette accession strat&eacute;gique au perchoir marque une nouvelle &eacute;tape dans la r&eacute;organisation des institutions s&eacute;n&eacute;galaises, apr&egrave;s la d&eacute;signation d&rsquo;Ahmadou Al Aminou Mohamed L&ocirc; au poste de chef du gouvernement le 25 mai dernier</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Olivier Berhuse</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 13:10:34</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: 26 mai 1990- 26 mai 2026: Le Social Democratic Front 36 ans après]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93445/6:1/cameroun-26-mai-1990-26-mai-2026-le-social-democratic-front-36-ans-apres-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le 26 mai 1990, le Social Democratic Front (SDF, ndlr) naissait sous
le coup d'une marche historique noyée dans une violence policière
indicible qui avait laiss...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 26 mai 1990, le Social Democratic Front (SDF, ndlr) naissait sous le coup d'une marche historique noy&eacute;e dans une violence polici&egrave;re indicible qui avait laiss&eacute; sur les carreaux six morts et de nombreux bless&eacute;s. Ni John Fru Ndi, son leader qui venait de perdre les primaires au sein du Rdpc en 1988, eut l'id&eacute;e de regrouper des personnalit&eacute;s proches &agrave; lui et de mettre sur pied le SDF.</p>
<p>A partir de cet instant, l'information doit circuler de bouche &agrave; oreille dans toute la ville de Bamenda, des marches de lancement seront programm&eacute;es. De nombreux Camerounais partiront des r&eacute;gions du Cameroun pour y prendre part. Les autorit&eacute;s locales &agrave; l'&eacute;poque ont tout de suite compris que l'&egrave;re du monopartisme &eacute;tait r&eacute;volue. C'est ainsi qu'il fallait prendre toutes les mesures n&eacute;cessaires pour contrecarrer cette marche que le SDF qualifie depuis lors d'historique.</p>
<p>Le 26 mai 1990, la marche dite historique commence dans la ville de Bamenda, mais, la Commercial Avenue sera bloqu&eacute;e par les patrouilles mixtes form&eacute;es des &eacute;l&eacute;ments de la compagnie de gendarmerie de la ville et de la 223&egrave;me compagnie de combat des forces arm&eacute;es.</p>
<p>Entre temps, les manifestants s'&eacute;taient rendu compte que les hommes en tenue portaient des armes non charg&eacute;es&hellip;Les munitions des hommes de troupe se trouvant dans des camions stationn&eacute;s en retrait de la sc&egrave;ne.</p>
<p><em>" Les assaillants ont-ils tent&eacute;s de s'emparer de l'arme du militaire ? "Oui"</em>, affirme un t&eacute;moin de la sc&egrave;ne ayant requis l'anonymat.<em> "Le lieutenant s'est couch&eacute; sur le sol pour prot&eacute;ger son arme sous la pression de la foule excit&eacute;e. Il aura par la suite la clavicule cass&eacute;e &agrave; la suite d'une pierre re&ccedil;ue &agrave; l'&eacute;paule", poursuit notre source. "Voyant sans doute le lieutenant en danger, un caporal de la 223&egrave;me compagnie de combat prendra sur lui de casser les caisses de munitions laiss&eacute;es dans les voitures et de les distribuer &agrave; ses camarades".</em></p>
<blockquote>
<p>Les affrontements qui, selon notre t&eacute;moin, durent moins de quinze minutes, laissent sur le carreau 6 personnes. (Juliette Sikot, Fidelis Chosi, Edwin Nfon, Mathias Tifuh, Christopher Asanji,Evaristus Toje)</p>
</blockquote>
<p>Dans la soir&eacute;e, un communiqu&eacute; officiel sign&eacute; de Henri Bandolo, alors ministre de l'Information et de la culture et lu sur les ondes du Poste national de la Crtv, fait bien &eacute;tat de six morts, mais des morts pi&eacute;tin&eacute;s dans la bousculade. Un "black out" total est fait sur la relation des faits faite par la station provinciale locale." &eacute;crit Jean Francis Belibi du quotidien Mutation.</p>
<p>Quelques mois plus tard, l'Assembl&eacute;e nationale du Cameroun se r&eacute;unit au cours d'une session baptis&eacute; "session des libert&eacute;s".</p>
<p>Des textes de lois sont adopt&eacute;s au rang desquels celui portant libert&eacute; d'association et de partis politiques au Cameroun. Ce que le peuple camerounais appelle de "Loi de 1990". Le multipartisme est r&eacute;instaur&eacute;, 43 ans apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; supprim&eacute;.</p>
<p>Trente-six ans &nbsp;apr&egrave;s les &eacute;v&eacute;nements de Bamenda, le Sdf se rappelle toujours de cette fameuse date du 26 mai 1990.</p>
<p><strong>Comm&eacute;morer d&eacute;sormais les martyrs du SDF</strong></p>
<p>Le Front social d&eacute;mocrate (Sdf) de Ni John Fru Ndi avait d&eacute;fi&eacute; l&rsquo;autorit&eacute; du sous-pr&eacute;fet de Bamenda 2e en &eacute;rigeant, le 5 janvier 2009 dans le chef-lieu du Nord-Ouest, le panneau monument des martyrs en m&eacute;moire des Camerounais tu&eacute;s par l&rsquo;arm&eacute;e nationale le 26 mai 1990 lors du lancement du Sdf.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Cameroon/Liberty_Square_Bamenda_Middle26052025.jpg" alt="" width="550" height="550" /></p>
<p>Le sous-pr&eacute;fet avait en effet refus&eacute; l&rsquo;&eacute;rection d&rsquo;un tel monument. Dans la nuit de jeudi 8 &agrave; vendredi 9 janvier 2009, des individus non encore identifi&eacute;s ont coup&eacute; et emport&eacute; le panneau sur lequel il &eacute;tait &eacute;crit : &laquo; Liberty square : in memory of the six who shed their blood for democracy in Cameroon, 26th may 1990 &raquo;. &nbsp;en fran&ccedil;ais, Place de la Libert&eacute; : A la m&eacute;moire des six qui ont vers&eacute; leur sang pour la d&eacute;mocratie au Cameroun, le 26 mai 1990</p>
<p>On se souvient qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;implantation de ce monument, des militants du Sdf ont eu maille &agrave; partir avec le sous-pr&eacute;fet.</p>
<p>Pendant qu&rsquo;ils s&rsquo;appr&ecirc;taient &agrave; faire une pri&egrave;re en m&eacute;moire de leurs &laquo; illustres camarades disparus &raquo;, le sous-pr&eacute;fet Jacques Dzutchumyin Nguamkam a surgi. Le chef de terre leur a intim&eacute; l&rsquo;ordre de tout arr&ecirc;ter. Il exigeait non seulement la pr&eacute;sentation de l&rsquo;autorisation de ce &laquo; meeting &raquo;, mais &eacute;galement celle de l&rsquo;implantation de la plaque.</p>
<p>Ce parti jadis porteur d&rsquo;espoir de changement, continue son bout de chemin, malgr&eacute; quelques manquements enregistr&eacute;s ici et l&agrave;. L'on s&rsquo;interroge toujours sur la capacit&eacute; du SDF de faire encore r&ecirc;ver les Camerounais.</p>
<p>Ses rat&eacute;s politiques sont aujourd&rsquo;hui sur toutes les l&egrave;vres au sein du SDF. Lorsque Paul Biya d&eacute;clara la conf&eacute;rence nationale souveraine &laquo; sans objet &raquo;, le leader du Sdf, proclama qu&rsquo;il tiendra sa conf&eacute;rence &agrave; lui, &laquo; m&ecirc;me sous un arbre &raquo;. Bien s&ucirc;r, il ne la tiendra pas.</p>
<blockquote>
<p>Plus grave, au sein m&ecirc;me du Sdf, le blindage de l&rsquo;article 8.2 est devenu une sanction in&eacute;luctable pour tout militant r&eacute;calcitrant</p>
</blockquote>
<p>Le d&eacute;clin du Social Democratic Front (SDF), s'explique &eacute;galement par la mont&eacute;e de nouvelles forces politiques qui l'ont supplant&eacute;, des accusations de compromission avec le pouvoir, de profondes divisions internes et une position centriste sur la crise anglophone qui lui a ali&eacute;n&eacute; sa base radicale.</p>
<p>Du vivant m&ecirc;me de Ni John Fru Ndi, le parti a &eacute;t&eacute; secou&eacute; par des querelles internes. Des cadres historiques et des dizaines de militants ont &eacute;t&eacute; exclus, cr&eacute;ant des scissions et des batailles judiciaires qui ont consid&eacute;rablement terni l'image et l'unit&eacute; du parti.</p>
<p>&nbsp;Au fil des ans, une frange de l'opinion publique et des membres dissidents ont accus&eacute; Ni John Fru Ndi d'avoir &eacute;t&eacute; "achet&eacute;" par le parti au pouvoir (le RDPC) et de faire des compromis avec le r&eacute;gime du pr&eacute;sident Paul Biya, affaiblissant ainsi sa cr&eacute;dibilit&eacute; en tant qu'opposant radical.</p>
<p>D&eacute;c&eacute;d&eacute; en 2023, Fru Ndi a &eacute;t&eacute; critiqu&eacute; pour avoir tenu le parti d'une main de fer pendant plusieurs d&eacute;cennies, , bloquant toute vell&eacute;it&eacute; revendicatrice au sein m&ecirc;me du SDF</p>
<p>36 ans apr&egrave;s sa cr&eacute;ation, le SDF est encore sur le chemin ankylos&eacute; de la d&eacute;mocratie camerounaise.</p>
<p><strong>Quelques p&egrave;res fondateurs du SDF</strong></p>
<blockquote>
<p>Au d&eacute;part, ils sont douze et constituent le Study group 89:</p>
<p>- John Fru Ndi, libraire &agrave; Bamenda,&nbsp;<br />- Siga Asanga, enseignant de litt&eacute;rature &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Yaound&eacute;,&nbsp;<br />- Nyo&rsquo; Waka&iuml;, magistrat hors hi&eacute;rarchie, conseiller &agrave; la cour supr&ecirc;me,&nbsp;<br />- Vincent Feko, inspecteur des Imp&ocirc;ts &agrave; Douala,&nbsp;<br />- Cl&eacute;ment Ngwasiri, enseignant de droit &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Yaound&eacute;,&nbsp;<br />- Albert Mukong, habitu&eacute; de la contestation et des prisons politiques,&nbsp;<br />- Carlson Anyangwe, enseignant de droit &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Yaound&eacute;,&nbsp;<br />- James Mba-Akhu Banga, homme d&rsquo;affaires &agrave; Yaound&eacute;,&nbsp;<br />- Aloysius Tebo, homme d&rsquo;affaires &agrave; Yaound&eacute;,&nbsp;<br />- Alfred Azefor, enseignant &agrave; l&rsquo;Ecole normale, annexe de Bambili,&nbsp;<br />- Gemuh Akuchu et Tah Zacharias (qui quittera le groupe bient&ocirc;t).&nbsp;<br />- Thomas Akumbo</p>
</blockquote>
<p>Les douze se retrouvent pour la premi&egrave;re fois le 11 novembre 1989 dans les locaux de la Presbyterian Church Center de Bamenda. Qui a convoqu&eacute; la r&eacute;union? Albert Mukong, r&eacute;pondent certaines sources. L&rsquo;initiative vient tr&egrave;s vraisemblablement de John Fru Ndi, un la&iuml;c tr&egrave;s engag&eacute; dans les activit&eacute;s de cette paroisse, et ami du r&eacute;v&eacute;rend pasteur Gana, leur h&ocirc;te du 11 novembre 1989.</p>
<p>Mais Albert Mukong et Vincent Feko sont membres d&rsquo;un autre groupe, qui, &agrave; Douala, travaille au lancement d&rsquo;un autre parti. Constitu&eacute; de Yondo Black, Henriette Ekwe, Anicet Ekane, Kwa Moutom&eacute;, Charles Ren&eacute; Djon Djon..., il n&rsquo;entretient aucun rapport formel avec le Study group 89.</p>
<p>Mais l&rsquo;arrestation de Yondo et ses camarades, en f&eacute;vrier 1990, semble avoir encourag&eacute; les membres du Study group &agrave; sauter le pas. En effet, il se r&eacute;unissaient au d&eacute;part pour &eacute;laborer un m&eacute;morandum &agrave; adresser aux Nations unies sur la question anglophone.</p>
<p>Le 17 f&eacute;vrier 1990, le Study group renonce &agrave; son projet de m&eacute;morandum et prend la r&eacute;solution de lancer plut&ocirc;t un parti politique. Ce sera chose faite le 26 mai 1990 &agrave; 14 h.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Hugues SEUMO</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-26 08:32:24</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Après la prison, le parti : Ousmane Mey frappe fort]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93431/6:1/cameroun-apres-la-prison-le-parti-ousmane-mey-frappe-fort-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Il devait être réduit au silence. À six jours de l'élection
présidentielle d'octobre 2025, les autorités camerounaises l'ont
arrêté à Garoua, chef-lieu de la ré...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il devait &ecirc;tre r&eacute;duit au silence. &Agrave; six jours de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025, les autorit&eacute;s camerounaises l'ont arr&ecirc;t&eacute; &agrave; Garoua, chef-lieu de la r&eacute;gion du Nord. Accus&eacute; de &laquo; tenue de manifestation ill&eacute;gale &raquo; et d'&laquo; incitation &agrave; la r&eacute;volte &raquo;. Plusieurs partis d'opposition ont cri&eacute; au scandale. Et lui ? Il a attendu. Observ&eacute;. R&eacute;fl&eacute;chi.</p>
<p>Aujourd'hui, Aboubakar Ousmane Mey revient non pas avec des d&eacute;clarations, mais avec un parti politique entier : le <strong>RENA, Rendez-vous National</strong>. Un nom qui sonne comme un d&eacute;fi lanc&eacute; &agrave; toute une classe politique.</p>
<p>Dans les coulisses de la politique camerounaise, le nom d'Aboubakar Ousmane Mey circule depuis des ann&eacute;es. Fils d'Abba Ousmane Mey, ancien gouverneur et proche du pr&eacute;sident Ahidjo, fr&egrave;re du ministre de l'&Eacute;conomie Alamine Ousmane Mey, il aurait pu choisir le confort d'une trajectoire familiale bien balis&eacute;e. Il a fait l'inverse.</p>
<p>Pendant que son fr&egrave;re si&egrave;ge au gouvernement Biya, lui s'est positionn&eacute; en opposant d&eacute;termin&eacute;, multipliant les prises de parole sur les plateaux de t&eacute;l&eacute;vision, alertant sur la marginalisation des trois r&eacute;gions du Grand-Nord Adamaoua, Nord, Extr&ecirc;me-Nord et d&eacute;non&ccedil;ant ce qu'il appelle &laquo; un diagramme de paralysie &raquo; savamment orchestr&eacute; par le pouvoir en place.</p>
<p>Son arrestation &agrave; Garoua, le 6 octobre 2025, n'a fait qu'amplifier sa stature. Arr&ecirc;t&eacute; sur ordre du pr&eacute;fet de la B&eacute;nou&eacute;, accus&eacute; de propos tenus lors de l'&eacute;mission <strong>La v&eacute;rit&eacute; en face</strong> sur Equinoxe TV o&ugrave; il aurait d&eacute;clar&eacute; que Paul Biya &laquo; partirait, qu'il le veuille ou non &raquo; , il est devenu en quelques heures un symbole de r&eacute;sistance pour une partie de l'opposition camerounaise. L'UNDP, le MRC et le PURS ont r&eacute;clam&eacute; sa lib&eacute;ration imm&eacute;diate.</p>
<p>Aujourd'hui lib&eacute;r&eacute;, il franchit un nouveau cap. Le lancement du <strong>RENA Rendez-vous National</strong> est annonc&eacute; pour les prochains jours. Un nom porteur de sens : il ne s'agit pas d'une coalition de circonstance ni d'une plateforme de campagne, mais d'un parti structur&eacute;, avec l'ambition de s'implanter durablement dans le paysage politique camerounais.</p>
<p>Sa strat&eacute;gie est claire : partir du Grand-Nord comme socle, mobiliser ses quelque 4,5 millions d'&eacute;lecteurs, puis rayonner vers le reste du pays. Non pas par des alliances qu'il juge &laquo; infructueuses &raquo; , mais par des &laquo; collaborations &raquo; s&eacute;lectives avec des acteurs partageant une vision commune.</p>
<p>La question qui se pose est simple : dans un pays o&ugrave; plus de 300 partis politiques sont recens&eacute;s et o&ugrave; le RDPC tient les r&ecirc;nes du pouvoir depuis plus de quatre d&eacute;cennies, un nouveau parti n&eacute; du septentrion peut-il r&eacute;ellement peser ? Aboubakar Ousmane Mey, lui, n'en doute pas. &laquo; Le bateau prend l'eau de toutes parts &raquo;, dit-il. &laquo; Notre d&eacute;marche est donc salvatrice. &raquo;</p>
<p>Le lancement du RENA sera un premier test grandeur nature.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-25 13:49:12</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Le Bénin a une nouvelle Première dame. Et son parcours professionnel va vous surprendre.]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Franco-burkinabè, née en 1975, Nathalie Villette-Wadagni grandit à
la croisée des cultures, des langues et des ambitions. Sa trajectoire
ne sera pas celle d'une...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Franco-burkinab&egrave;, n&eacute;e en 1975, Nathalie Villette-Wadagni grandit &agrave; la crois&eacute;e des cultures, des langues et des ambitions. Sa trajectoire ne sera pas celle d'une femme qui suit. Elle sera celle d'une femme qui trace.</p>
<p>Ses &eacute;tudes sup&eacute;rieures dessinent d&eacute;j&agrave; un profil d'exception. L'Universit&eacute; Paris Dauphine, temple de la finance fran&ccedil;aise. L'Universit&eacute; Paris 13. Puis la Harvard Business School, l'institution qui fabrique les d&eacute;cideurs du monde entier. Et enfin la Sa&iuml;d Business School d'Oxford, creuset des futures &eacute;lites &eacute;conomiques britanniques.</p>
<p>Un itin&eacute;raire acad&eacute;mique que peu d'hommes ou de femmes, quelle que soit leur nationalit&eacute;, peuvent revendiquer.</p>
<h2>Douze ans &agrave; UBS : l'apprentissage de la haute finance</h2>
<p>C'est &agrave; Londres, capitale mondiale de la finance, que Nathalie Villette-Wadagni forge sa premi&egrave;re expertise. Elle entre chez UBS l'une des banques d'investissement les plus prestigieuses au monde et y reste plus d'une d&eacute;cennie.</p>
<p>Elle se sp&eacute;cialise dans le financement structur&eacute; et le cr&eacute;dit. Des m&eacute;tiers techniques, exigeants, o&ugrave; l'erreur se mesure en dizaines de millions de dollars. Elle y acquiert une ma&icirc;trise reconnue par ses pairs, intervenant sur des op&eacute;rations impliquant des multinationales dont les noms figurent dans toutes les grandes places boursi&egrave;res.</p>
<p><em>Ce passage chez UBS ne sera pas une parenth&egrave;se. Ce sera le socle.</em></p>
<h2>Ecobank : le retour vers l'Afrique</h2>
<p>Puis vient le tournant africain. Nathalie Villette-Wadagni rejoint le groupe Ecobank institution panafricaine dont la vocation est pr&eacute;cis&eacute;ment de connecter le continent au reste du monde &eacute;conomique.</p>
<p>Elle y restera plus de douze ans. Ses fonctions l'emm&egrave;nent en Tanzanie, en Angleterre, &agrave; travers des dizaines de pays africains. Elle pilote les relations avec de grands groupes internationaux, supervise des portefeuilles complexes couvrant plusieurs march&eacute;s simultan&eacute;ment.</p>
<p><em>Jusqu'en 2025, elle dirige encore des entit&eacute;s du groupe. Puis elle d&eacute;missionne.</em></p>
<p>Ce d&eacute;part, timing parfait, parle de lui-m&ecirc;me. Il r&eacute;v&egrave;le une conscience aigu&euml; des exigences &eacute;thiques li&eacute;es &agrave; une exposition politique imminente. Dans un contexte o&ugrave; la confusion des int&eacute;r&ecirc;ts professionnels et politiques est souvent d&eacute;cri&eacute;e en Afrique, le geste de Nathalie Villette-Wadagni envoie un signal fort : son int&eacute;grit&eacute; n'est pas n&eacute;gociable.</p>
<h2>Une militante bien avant le palais</h2>
<p>Mais Nathalie Villette-Wadagni ne se r&eacute;sume pas &agrave; un parcours financier. Parall&egrave;lement &agrave; sa carri&egrave;re en entreprise, elle s'engage.</p>
<p>Elle si&egrave;ge au sein d'Oxfam ONG internationale de lutte contre les in&eacute;galit&eacute;s. Elle intervient dans des forums &eacute;conomiques continentaux, notamment &agrave; la Bourse R&eacute;gionale des Valeurs Mobili&egrave;res, pour plaider en faveur d'un acc&egrave;s &eacute;largi des femmes au financement et aux instances de d&eacute;cision.</p>
<p>Elle promeut activement l'entrepreneuriat f&eacute;minin et l'inclusion &eacute;conomique sur le continent africain. Son engagement n'est pas celui d'une figure de fa&ccedil;ade. Il est document&eacute;, coh&eacute;rent, et ant&eacute;rieur &agrave; tout r&ocirc;le institutionnel.</p>
<p>En 2026, son parcours est salu&eacute; lors de la Woman Night 2026 &eacute;v&eacute;nement qui honore les femmes africaines d'exception.</p>
<h2>Une Premi&egrave;re dame d'un genre nouveau</h2>
<p>Le r&ocirc;le de Premi&egrave;re dame en Afrique francophone a longtemps &eacute;t&eacute; d&eacute;fini par la discr&eacute;tion, la repr&eacute;sentation protocolaire, les &oelig;uvres caritatives. Un r&ocirc;le d'ombre, aux contours flous, souvent r&eacute;duit &agrave; l'image du chef d'&Eacute;tat.</p>
<p><em>Nathalie Villette-Wadagni ne correspond &agrave; aucun de ces sch&eacute;mas.</em></p>
<p>Elle arrive au palais pr&eacute;sidentiel b&eacute;ninois avec un r&eacute;seau financier international, une expertise sectorielle rare, une l&eacute;gitimit&eacute; acad&eacute;mique et professionnelle construite sur trente ans de travail, et une vision de l'Afrique forg&eacute;e par l'exp&eacute;rience pas par les discours.</p>
<p>La question que pose son profil n'est pas symbolique. Elle est strat&eacute;gique : quel r&ocirc;le une Premi&egrave;re dame de ce calibre peut-elle jouer dans le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social de son pays ?</p>
<h2>Ce que son arriv&eacute;e dit du B&eacute;nin</h2>
<p>Le B&eacute;nin de Patrice Talon s'est impos&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es comme l'un des pays d'Afrique de l'Ouest les plus ambitieux en mati&egrave;re de r&eacute;formes &eacute;conomiques et institutionnelles. Dans ce contexte, l'arriv&eacute;e d'une Premi&egrave;re dame au profil aussi exceptionnel n'est pas un fait divers. C'est un signal.</p>
<p>Elle incarne la convergence entre excellence africaine et expertise mondiale. Entre engagement politique et rigueur professionnelle. Entre f&eacute;minisme concret et leadership institutionnel.</p>
<p>Le B&eacute;nin vient de se doter d'une Premi&egrave;re dame dont le curriculum vitae redessine les contours de ce que le r&ocirc;le peut et doit peut-&ecirc;tre devenir.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-25 00:23:36</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Iyodi brise le silence : « Cette réforme, c'est Biya qui choisit son successeur à notre place »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Dans les couloirs du pouvoir camerounais, une modification
constitutionnelle a été adoptée, instaurant un poste de
vice-président de la République. Pour ses pro...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans les couloirs du pouvoir camerounais, une modification constitutionnelle a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e, instaurant un poste de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Pour ses promoteurs, il s'agit de renforcer la stabilit&eacute; de l'ex&eacute;cutif, de moderniser les institutions, de pr&eacute;parer l'avenir.</p>
<p>Pour Samuel Hiram Iyodi, ancien candidat &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle camerounaise, c'est tout autre chose.</p>
<p>Dans une intervention remarqu&eacute;e sur le plateau d'&Eacute;quinoxe TV, dans l'&eacute;mission <strong>La V&eacute;rit&eacute; en Face</strong>, il a d&eacute;velopp&eacute; une critique en deux temps m&eacute;thodique, articul&eacute;e, et politiquement explosive.</p>
<h2>Premier grief : une promesse non tenue</h2>
<p>"J'&eacute;tais candidat &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, j'ai fait campagne sur la base d'un projet que j'ai d&eacute;fendu devant les Camerounais", rappelle-t-il d'entr&eacute;e de jeu.</p>
<p>La logique est simple mais implacable : dans une d&eacute;mocratie, un pr&eacute;sident est &eacute;lu sur la base d'un programme. Ce programme engage. Il constitue un contrat moral avec les &eacute;lecteurs.</p>
<p>Or, selon Iyodi, la cr&eacute;ation d'un poste de vice-pr&eacute;sident ne figurait pas dans le projet d&eacute;fendu par Paul Biya lors de sa derni&egrave;re campagne. "Il ne me semble pas, dans le projet d&eacute;fendu par le chef de l'&Eacute;tat, pour le peu dont nous avons pris connaissance, qu'il promettait l'instauration d'une fonction de vice-pr&eacute;sident."</p>
<p>Si l'affirmation est exacte et elle n'a pas &eacute;t&eacute; formellement d&eacute;mentie elle soul&egrave;ve une question de fond : peut-on modifier aussi profond&eacute;ment la structure de l'ex&eacute;cutif sans que cette r&eacute;forme ait &eacute;t&eacute; soumise &agrave; la validation des citoyens lors d'une &eacute;lection ?</p>
<h2>Deuxi&egrave;me grief : un texte trou&eacute;</h2>
<p>Mais Iyodi ne s'arr&ecirc;te pas l&agrave;. Il pointe un vide juridique qui aurait d&ucirc;, selon lui, alerter tous les constitutionnalistes.</p>
<p>"Le texte ne dit pas exactement quelles sont les conditions &agrave; remplir pour &ecirc;tre effectivement vice-pr&eacute;sident. C'est une curiosit&eacute;."</p>
<p>En droit constitutionnel, cette impr&eacute;cision n'est pas anodine. Elle cr&eacute;e une zone grise. Qui peut &ecirc;tre nomm&eacute; ? Selon quels crit&egrave;res ? Quelle formation, quelle l&eacute;gitimit&eacute;, quel parcours sont requis ? Autant de questions auxquelles le texte, selon l'ancien candidat, ne r&eacute;pond pas.</p>
<p>Cette lacune n'est pas qu'un probl&egrave;me technique. Elle est le sympt&ocirc;me d'une r&eacute;forme construite dans la pr&eacute;cipitation ou dans l'opacit&eacute;.</p>
<h2>Le c&oelig;ur du probl&egrave;me : la succession sans mandat populaire</h2>
<p>C'est l&agrave; que l'analyse d'Iyodi prend toute sa dimension politique.</p>
<p>Dans la plupart des syst&egrave;mes constitutionnels, le vice-pr&eacute;sident est &eacute;lu en m&ecirc;me temps que le pr&eacute;sident, sur un scrutin de liste. Les citoyens votent pour un bin&ocirc;me. Ils savent qui pourrait les gouverner en cas de vacance du pouvoir.</p>
<p>Ce n'est pas le cas ici. Le vice-pr&eacute;sident camerounais serait <strong>nomm&eacute;</strong> par le chef de l'&Eacute;tat. Et en cas de vacance du pouvoir, d&eacute;c&egrave;s, emp&ecirc;chement, d&eacute;mission ce vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; deviendrait pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.</p>
<p><em>Un pr&eacute;sident que les Camerounais n'auraient jamais choisi.</em></p>
<blockquote>
<p>"Nous nous retrouverions donc au Cameroun avec un vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique nomm&eacute; par le chef de l'&Eacute;tat, pouvant lui succ&eacute;der en cas de vacance et donc, un pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui n'a pas &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute; par les citoyens camerounais."</p>
</blockquote>
<p><em>La formule est pr&eacute;cise. La conclusion est lourde.</em></p>
<h2>"Conservation du pouvoir" : l'accusation centrale</h2>
<p>Iyodi tire le fil jusqu'au bout. Il ne s'agit pas, selon lui, d'une r&eacute;forme institutionnelle. Il s'agit d'une man&oelig;uvre.</p>
<p>"Comme pour l'&eacute;lectricit&eacute;, comme pour la gestion des localit&eacute;s, c'est une question de conservation de pouvoir."</p>
<p>La r&eacute;f&eacute;rence aux crises &eacute;lectrique et locale n'est pas gratuite. Elle inscrit cette r&eacute;forme dans un sch&eacute;ma plus large : celui d'un pouvoir qui concentre les d&eacute;cisions, contourne les contre-pouvoirs et r&eacute;duit l'espace de participation citoyenne.</p>
<p>"Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Paul Biya d&eacute;cidera ou d&eacute;ciderait de qui serait le troisi&egrave;me pr&eacute;sident de la R&eacute;publique du Cameroun &agrave; la place des citoyens camerounais."</p>
<p>C'est l'accusation la plus grave. Et la plus difficile &agrave; r&eacute;futer sur le plan constitutionnel.</p>
<h2>Ce que propose l'opposition</h2>
<p>Iyodi ne se contente pas de critiquer. Il avance une alternative.</p>
<p>"S'il faut un vice-pr&eacute;sident, il doit &ecirc;tre &eacute;lu en m&ecirc;me temps que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique sur un scrutin de liste auquel les Camerounais seront convi&eacute;s."</p>
<p>C'est la norme dans des pays comme les &Eacute;tats-Unis, le Nigeria ou la C&ocirc;te d'Ivoire. La l&eacute;gitimit&eacute; populaire du tandem ex&eacute;cutif est garantie par le vote direct des citoyens.</p>
<p>Cette proposition reformule le d&eacute;bat : la question n'est pas <strong>si</strong> le Cameroun doit avoir un vice-pr&eacute;sident, mais <strong>comment</strong> ce vice-pr&eacute;sident doit acc&eacute;der &agrave; sa fonction.</p>
<h2>Un d&eacute;bat qui d&eacute;passe les fronti&egrave;res</h2>
<p>La question soulev&eacute;e par Iyodi d&eacute;passe le cadre camerounais. Elle touche &agrave; un enjeu universel : comment les d&eacute;mocraties africaines g&egrave;rent-elles la transmission du pouvoir ?</p>
<p>Dans plusieurs pays du continent, la modification constitutionnelle a &eacute;t&eacute; utilis&eacute;e pour contourner les limites de mandats, modifier les r&egrave;gles de succession ou concentrer davantage de pouvoir dans l'ex&eacute;cutif. Le Cameroun n'est pas le premier sur ce chemin et ne sera pas le dernier.</p>
<p>Ce qui rend le cas camerounais particulier, c'est l'absence apparente de d&eacute;bat public pr&eacute;alable &agrave; la r&eacute;forme, le silence sur les conditions d'&eacute;ligibilit&eacute; au poste, et la rapidit&eacute; avec laquelle une modification aussi profonde a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-24 23:47:58</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Le retour de Sonko : du palais à l'hémicycle, l'incroyable rebond]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Tout s'est joué en un week-end. Le vendredi 22 mai 2026, le
président de la République Bassirou Diomaye Faye a mis fin aux
fonctions du Premier ministre Ousmane...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Tout s'est jou&eacute; en un week-end. Le vendredi 22 mai 2026, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Bassirou Diomaye Faye a mis fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko, actant dans la foul&eacute;e la dissolution du gouvernement. Un tremblement de terre politique. Deux jours plus tard, la r&eacute;plique est venue de l'int&eacute;rieur m&ecirc;me du camp Sonko.</p>
<p>R&eacute;uni en urgence ce dimanche &agrave; 15h, le Bureau de l'Assembl&eacute;e nationale a pris acte de la d&eacute;mission de son pr&eacute;sident, El Malick Ndiaye. Cette d&eacute;cision, qui intervient dans un climat politique particuli&egrave;rement tendu, semble acter une reconfiguration strat&eacute;gique au sommet de l'&Eacute;tat. Selon plusieurs sources concordantes, ce retrait volontaire aurait pour objectif principal de faciliter l'entr&eacute;e &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale de l'ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, ouvrant ainsi la voie &agrave; son &eacute;lection probable au perchoir.</p>
<h2>Un sacrifice annonc&eacute; ou une retraite strat&eacute;gique ?</h2>
<p>&Eacute;lu au perchoir le 2 d&eacute;cembre 2024 sous la banni&egrave;re du parti au pouvoir PASTEF, El Malick Ndiaye &eacute;voque un choix personnel et hautement politique, dict&eacute; par son "sens de l'&Eacute;tat". Dans sa lettre de d&eacute;mission, il &eacute;crit : "Dans les &eacute;preuves de la vie nationale, il est des moments o&ugrave; l'int&eacute;r&ecirc;t du pays commande de privil&eacute;gier la hauteur, le discernement et le sens du devoir."</p>
<p>Des mots soigneusement pes&eacute;s. Bien qu'El Malick Ndiaye n'&eacute;voque pas explicitement le d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel qui a destitu&eacute; Ousmane Sonko la veille, personne &agrave; Dakar n'est dupe : cette d&eacute;mission est la suite logique de la fracture ouverte au sommet de l'ex&eacute;cutif.</p>
<p>Cette d&eacute;mission ouvre de facto la voie &agrave; l'&eacute;lection d'un nouveau pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, dans un contexte o&ugrave; le nom d'Ousmane Sonko circule avec insistance dans les rangs de la majorit&eacute; parlementaire. Selon plusieurs observateurs, le retour de l'ancien Premier ministre &agrave; l'h&eacute;micycle pourrait rapidement &ecirc;tre act&eacute; conform&eacute;ment aux dispositions du r&egrave;glement int&eacute;rieur de l'Assembl&eacute;e, qui permettent &agrave; un d&eacute;put&eacute; ayant quitt&eacute; le gouvernement de retrouver son si&egrave;ge parlementaire.</p>
<h2>La fracture Diomaye-Sonko : deux ans de tensions qui explosent</h2>
<p>Pour comprendre ce qui vient de se passer, il faut remonter &agrave; mars 2024. Farouche opposant au pr&eacute;sident Macky Sall, Ousmane Sonko avait &eacute;t&eacute; emp&ecirc;ch&eacute; de se pr&eacute;senter &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2024 en raison d'une condamnation pour diffamation ayant entra&icirc;n&eacute; la perte de ses droits civiques. Il avait alors d&eacute;sign&eacute; Bassirou Diomaye Faye pour le remplacer dans la course. Les deux hommes, sortis ensemble de prison, ont port&eacute; ensemble une promesse de rupture. Le peuple s&eacute;n&eacute;galais les a pl&eacute;biscit&eacute;s avec plus de 54% des suffrages d&egrave;s le premier tour.</p>
<p>Mais derri&egrave;re la fa&ccedil;ade de l'unit&eacute;, les fissures s'&eacute;largissaient. D&egrave;s les mois suivants, leur relation s'est d&eacute;grad&eacute;e : divergences politiques, tensions sur la ligne de gouvernement et affrontements l&eacute;gislatifs ont marqu&eacute; une cohabitation de plus en plus tendue.</p>
<p>La d&eacute;cision pr&eacute;sidentielle a &eacute;t&eacute; officialis&eacute;e &agrave; travers le d&eacute;cret n&deg;2026-1128, publi&eacute; quelques heures apr&egrave;s le passage d'Ousmane Sonko &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale dans le cadre des questions d'actualit&eacute; au gouvernement. Une s&eacute;ance parlementaire marqu&eacute;e par des &eacute;changes particuli&egrave;rement tendus, sur fond de divergences de plus en plus visibles au sein de la majorit&eacute;.</p>
<h2>Sonko &agrave; l'Assembl&eacute;e : le sc&eacute;nario qui divise</h2>
<p>L'hypoth&egrave;se d'un Sonko pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale suscite autant d'espoirs que d'inqui&eacute;tudes. D'un c&ocirc;t&eacute;, ses partisans y voient un repositionnement brillant conserver une pr&eacute;sence institutionnelle forte malgr&eacute; l'&eacute;viction. De l'autre, les observateurs soulignent la complexit&eacute; du chemin.</p>
<p>Selon le quotidien Les &Eacute;chos, convaincre les d&eacute;put&eacute;s d'&eacute;lire Ousmane Sonko &agrave; la t&ecirc;te du Parlement pourrait s'av&eacute;rer &ecirc;tre "une autre paire de manches".</p>
<p>Une chose est certaine : cette d&eacute;cision marque une rupture spectaculaire entre deux hommes qui &eacute;taient consid&eacute;r&eacute;s comme des alli&eacute;s politiques historiques. Et pour certains analystes, le deuxi&egrave;me tour, c'est maintenant on saura qui de Diomaye et qui de Sonko aura v&eacute;ritablement la majorit&eacute; des suffrages des S&eacute;n&eacute;galais.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-24 22:14:40</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: RDPC : le mandat de Biya est expiré depuis 2016, selon les textes du parti]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Depuis septembre 2016, le mandat de Paul Biya à la tête du
Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais est officiellement
échu. Ce n'est pas une opinion d'...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis septembre 2016, le mandat de Paul Biya &agrave; la t&ecirc;te du Rassemblement D&eacute;mocratique du Peuple Camerounais est officiellement &eacute;chu. Ce n'est pas une opinion d'opposant. C'est ce que disent les textes internes du RDPC lui-m&ecirc;me. L'argument est port&eacute; publiquement par Joseph Emmanuel Ateba du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, en r&eacute;ponse directe &agrave; Yves Abama, cadre du parti au pouvoir.</p>
<p>La d&eacute;monstration est juridique, pr&eacute;cise et document&eacute;e.</p>
<h2>Ce qui est &eacute;tabli : une prorogation hors d&eacute;lais</h2>
<p>Le Bureau Politique du RDPC a tent&eacute; de prolonger le mandat de Biya en novembre 2016. Probl&egrave;me : cette prorogation &eacute;tait d&eacute;j&agrave; hors d&eacute;lais au moment o&ugrave; elle a &eacute;t&eacute; vot&eacute;e. Plus grave encore, le Bureau Politique n'&eacute;tait plus r&eacute;guli&egrave;rement constitu&eacute; &agrave; cette date. Sur ses 30 membres, plus de la moiti&eacute; &eacute;taient soit incarc&eacute;r&eacute;s, soit hors du pays. Loin du quorum des deux tiers requis pour statuer valablement.</p>
<p>La d&eacute;cision est donc nulle sur la forme, avant m&ecirc;me d'&ecirc;tre discut&eacute;e sur le fond.</p>
<h2>La distinction juridique qui change tout</h2>
<p>Les textes du RDPC parlent de <strong>prorogation</strong> et non de prolongation. En droit, la diff&eacute;rence est substantielle. Une prorogation suppose un d&eacute;lai non encore &eacute;coul&eacute;. Un mandat d&eacute;j&agrave; &eacute;chu ne peut &ecirc;tre prorog&eacute; : il ne peut qu'&ecirc;tre renouvel&eacute;, selon une proc&eacute;dure distincte et plus exigeante. Cette confusion s&eacute;mantique, volontaire ou non, invalide juridiquement l'ensemble de la d&eacute;marche.</p>
<p>En clair : m&ecirc;me &agrave; supposer que le Bureau Politique f&ucirc;t r&eacute;guli&egrave;rement constitu&eacute;, la prorogation d'un mandat expir&eacute; est une impossibilit&eacute; juridique.</p>
<h2>Des investitures ill&eacute;gales depuis des lustres</h2>
<p>L'argumentation va plus loin. Selon les statuts du RDPC, les investitures aux &eacute;lections locales rel&egrave;vent exclusivement du Comit&eacute; Central et non du Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral agissant seul. Or le Comit&eacute; Central ne tient plus de r&eacute;unions depuis des ann&eacute;es. Aucune r&eacute;solution publique n'a &eacute;t&eacute; produite, alors m&ecirc;me que les textes pr&eacute;voient que ces r&eacute;solutions soient rendues publiques par communiqu&eacute; de presse.</p>
<p>Cons&eacute;quence directe : toutes les <strong>investitures &eacute;lectorales</strong> accord&eacute;es par le RDPC depuis lors sont potentiellement d&eacute;pourvues de base l&eacute;gale interne.</p>
<h2>Ill&eacute;gitimit&eacute; structurelle et justice d&eacute;pendante</h2>
<p>Cette analyse fragilise la cr&eacute;dibilit&eacute; institutionnelle du RDPC. Elle offre une base argumentaire solide &agrave; toute contestation judiciaire future des d&eacute;cisions du parti.</p>
<p>La question pos&eacute;e par Ateba est celle de la <strong>justice ind&eacute;pendante au Cameroun</strong>. Avec une justice r&eacute;ellement autonome, soutient-il, le recours d&eacute;pos&eacute; par L&eacute;on Thellier Onana qui a contest&eacute; la l&eacute;galit&eacute; du fonctionnement du parti aurait abouti. Il n'a pas abouti. Ce silence judiciaire dit lui-m&ecirc;me quelque chose sur l'&eacute;tat de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Le RDPC fonctionne depuis neuf ans sans pr&eacute;sident dont le <strong>mandat statutaire</strong> est en cours de validit&eacute;. Ses investitures &eacute;lectorales reposent sur une proc&eacute;dure contestable. Ses organes dirigeants ne se r&eacute;unissent plus selon les formes pr&eacute;vues par ses propres textes.</p>
<p>La vraie question n'est pas de savoir si le RDPC r&eacute;pondra &agrave; cette d&eacute;monstration. Elle est de savoir qui, au Cameroun, a aujourd'hui la capacit&eacute; et la volont&eacute; de lui demander des comptes.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-23 12:59:55</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Sonko et Diomaye : quand le pouvoir brise les alliances qui ont fait rêver l'Afrique]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[En moins de trois ans, le Sénégal a vécu l'un des récits
politiques les plus fascinants du continent africain. Ousmane Sonko et
Bassirou Diomaye Faye ont incarn...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>En moins de trois ans, le S&eacute;n&eacute;gal a v&eacute;cu l'un des r&eacute;cits politiques les plus fascinants du continent africain. Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye ont incarn&eacute; ensemble une rupture radicale avec l'ordre &eacute;tabli. L'un portait le verbe, l'autre la l&eacute;gitimit&eacute; institutionnelle. Ensemble, ils ont mobilis&eacute; une jeunesse panafricaine en qu&ecirc;te de renouveau.</p>
<p>Puis le pouvoir a chang&eacute; de mains. Et avec lui, la nature de leur relation.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; : une alliance de conqu&ecirc;te</h2>
<p>Le <strong>pacte politique</strong> entre Sonko et Diomaye repose sur une logique de compl&eacute;mentarit&eacute; tactique. Sonko, figure tribunitienne emp&ecirc;ch&eacute;e de se pr&eacute;senter, propulse son alli&eacute; vers la pr&eacute;sidence lors de l'&eacute;lection de mars 2024. Diomaye Faye remporte le scrutin d&egrave;s le premier tour avec 54,99 % des voix, dans un contexte de forte attente populaire.</p>
<p>Ce r&eacute;sultat historique consacre leur tandem aux yeux de l'Afrique enti&egrave;re. L'alliance tient jusqu'&agrave; l'exercice r&eacute;el du pouvoir.</p>
<h2>Pourquoi &ccedil;a s'effondre : la solitude du pouvoir</h2>
<p>La <strong>fracture politique</strong> entre les deux hommes illustre une loi immuable : les coalitions de conqu&ecirc;te ne survivent pas longtemps &agrave; la victoire. Une fois l'&Eacute;tat conquis, les r&ocirc;les se redistribuent. Qui d&eacute;tient l'autorit&eacute; r&eacute;elle ? Qui contr&ocirc;le l'appareil ? Qui incarne la l&eacute;gitimit&eacute; populaire ?</p>
<p>Ces questions, jamais tranch&eacute;es dans les pactes d'avant-victoire, deviennent explosives dans l'exercice quotidien du gouvernement. La <strong>l&eacute;gitimit&eacute; &eacute;lectorale</strong> de Diomaye et l'ascendant populaire de Sonko finissent par entrer en tension directe.</p>
<h2>Comment &ccedil;a se fracture : int&eacute;r&ecirc;ts, visions, ambitions</h2>
<p>La rupture ne na&icirc;t pas d'une trahison au sens moral du terme. Elle na&icirc;t d'une incompatibilit&eacute; structurelle entre deux conceptions du pouvoir. Sonko con&ccedil;oit son r&ocirc;le comme celui d'un guide id&eacute;ologique. Diomaye, chef d'&Eacute;tat en exercice, doit gouverner, arbitrer, n&eacute;gocier.</p>
<p>L'<strong>exercice du pouvoir</strong> impose des compromis que le discours de rupture rend impossibles &agrave; assumer ensemble. Les slogans d'unit&eacute; c&egrave;dent face aux r&eacute;alit&eacute;s de l'&Eacute;tat. Le territoire du pouvoir, comme toujours, demeure profond&eacute;ment solitaire.</p>
<h2>Ce que cette rupture signifie pour l'Afrique</h2>
<p>&Agrave; court terme, cette <strong>crise politique s&eacute;n&eacute;galaise</strong> fragilise la dynamique de changement port&eacute;e par les deux hommes depuis 2021. Elle d&eacute;&ccedil;oit une jeunesse africaine qui avait projet&eacute; sur ce tandem ses espoirs de gouvernance alternative.</p>
<p>&Agrave; long terme, l'&eacute;pisode s&eacute;n&eacute;galais pose une question structurelle pour les mouvements panafricains : peut-on construire une alternance durable sur des alliances personnelles plut&ocirc;t que sur des institutions solides ? La r&eacute;ponse semble s'&eacute;crire sous nos yeux.</p>
<p>Sonko et Diomaye resteront comme le symbole d'une promesse celle d'une <strong>jeunesse africaine</strong> capable de bousculer les vieux ordres. Mais leur s&eacute;paration rappelle que le pouvoir, une fois conquis, ob&eacute;it &agrave; ses propres r&egrave;gles, indiff&eacute;rent aux serments d'autrefois.</p>
<p>La vraie question n'est pas de savoir qui a trahi l'autre. Elle est de savoir si l'Afrique saura, un jour, construire des alternances qui r&eacute;sistent &agrave; l'&eacute;preuve du gouvernement r&eacute;el.</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-05-23 12:14:22</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Cabral Libii cite MANG en justice pour 1 milliard FCFA et faux electoral]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Un milliard de francs CFA. C'est la somme au cœur de l'affaire qui
secoue l'opposition camerounaise. Le 22 mai 2026 à Douala, Me René
Roger Bebe, avocat de CABR...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un milliard de francs CFA. C'est la somme au c&oelig;ur de l'affaire qui secoue l'opposition camerounaise. Le 22 mai 2026 &agrave; Douala, Me Ren&eacute; Roger Bebe, avocat de <strong>Cabral Libii Li Ngue Ngue</strong>, Pr&eacute;sident National du <strong>Parti Camerounais pour la R&eacute;conciliation Nationale (PCRN)</strong>, signifie une citation directe &agrave; Mang Jacques Bertrand. L'audience est fix&eacute;e au 18 juin 2026, 7h30, devant le juge p&eacute;nal du Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo.</p>
<h2>Les faits reproch&eacute;s</h2>
<p>La citation directe vise trois infractions pr&eacute;cises : diffamation publique, propagation de fausses nouvelles et complicit&eacute;. Mang Jacques Bertrand est accus&eacute; d'avoir affirm&eacute;, dans des publications vid&eacute;o sur les r&eacute;seaux sociaux, qu'un milliard de francs CFA aurait &eacute;t&eacute; remis &agrave; <strong>Cabral Libii</strong> pour valider la victoire du Pr&eacute;sident Paul Biya lors de l'<strong>&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025</strong>. Des accusations d'une port&eacute;e exceptionnelle, impliquant selon le communiqu&eacute; officiel de tr&egrave;s hautes personnalit&eacute;s de la R&eacute;publique.</p>
<p>Deux co-d&eacute;fendeurs sont &eacute;galement cit&eacute;s dans la m&ecirc;me proc&eacute;dure : <strong>FOMETIO Aymard Brice</strong> et la cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision en ligne <strong>Cameroun Investigation</strong>, poursuivis pour complicit&eacute; des faits reproch&eacute;s &agrave; M. Mang.</p>
<h2>Pourquoi cette affaire est sensible</h2>
<p>Le <strong>PCRN</strong> ne choisit pas la voie de la plainte classique. Il opte pour la citation directe, m&eacute;canisme juridique qui permet de convoquer l'accus&eacute; sans passer par l'instruction. Ce choix proc&eacute;dural est strat&eacute;gique : il acc&eacute;l&egrave;re le calendrier judiciaire et force la confrontation publique. Mang Jacques Bertrand se retrouve somm&eacute; de produire devant le juge la vid&eacute;o qu'il dit d&eacute;tenir&nbsp; celle qui constituerait la preuve de ses all&eacute;gations.</p>
<p>Le contexte est explosif. L'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025 reste une plaie ouverte dans le d&eacute;bat politique camerounais. Cabral Libii, candidat du PCRN &agrave; ce scrutin, est accus&eacute; par son ex-militant d'avoir accept&eacute; un milliard pour reconna&icirc;tre des r&eacute;sultats contest&eacute;s. Valider ou invalider cette version devant un juge p&eacute;nal, c'est remettre la l&eacute;gitimit&eacute; du processus &eacute;lectoral sur la table des d&eacute;bats.</p>
<h2>La m&eacute;canique judiciaire en marche</h2>
<p>Me Ren&eacute; Roger Bebe, Major de la premi&egrave;re promotion du CAPA au Cameroun (1994), conduit la proc&eacute;dure aux c&ocirc;t&eacute;s de Me Richard Tamfu et des avocats stagiaires Frederic Walter Moundi P. et Steve Lionel Bodol. L'exploit a &eacute;t&eacute; signifi&eacute; par Ma&icirc;tre Towa Pierre, huissier de justice &agrave; Douala.</p>
<p>Mang dispose jusqu'au 18 juin pour pr&eacute;parer sa d&eacute;fense et, s'il le choisit, apporter la fameuse vid&eacute;o devant le tribunal. L'ANTIC, agence nationale des technologies de l'information, avait &eacute;t&eacute; requise en amont pour certifier l'authenticit&eacute; des d&eacute;clarations num&eacute;riques incrimin&eacute;es.</p>
<h2>Les enjeux</h2>
<p>Cette audience du 18 juin 2026 d&eacute;terminera si les all&eacute;gations de Mang r&eacute;sistent &agrave; l'&eacute;preuve judiciaire. Si la vid&eacute;o pr&eacute;sent&eacute;e s'av&egrave;re inexploitable ou fabriqu&eacute;e, les cons&eacute;quences p&eacute;nales pour les trois mis en cause seront lourdes. Si elle s'av&egrave;re probante, la crise politique camerounaise entre dans une nouvelle phase.</p>
<p>Cette affaire pose une question structurelle : comment l'opposition camerounaise g&egrave;re-t-elle ses fractures internes dans un contexte post-&eacute;lectoral tendu ? Le <strong>PCRN</strong> parti fond&eacute; sur la r&eacute;conciliation nationale se retrouve &agrave; poursuivre en justice l'un de ses propres anciens cadres. Le paradoxe institutionnel est total.</p>
<p>Le 18 juin 2026, la salle d'audience du Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo pourrait devenir le th&eacute;&acirc;tre d'une r&eacute;v&eacute;lation ou d'un effondrement. La question que pose cette affaire d&eacute;passe les parties en pr&eacute;sence : dans un Cameroun post-pr&eacute;sidentielle 2025, la justice est-elle encore l'arbitre l&eacute;gitime des conflits politiques ?</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-05-23 01:17:12</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Diomaye Faye limoge Sonko et dissout son gouvernement]]></title>
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      <description><![CDATA[En deux ans, le tandem était devenu le symbole d'une alternance
historique. Le 22 mai 2026, il vole en éclats. Par le décret
n°2026-1128, le président sénégalai...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>En deux ans, le tandem &eacute;tait devenu le symbole d'une alternance historique. Le 22 mai 2026, il vole en &eacute;clats. Par le d&eacute;cret n&deg;2026-1128, le pr&eacute;sident s&eacute;n&eacute;galais <strong>Bassirou Diomaye Faye</strong> met fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko et dissout l'ensemble du gouvernement. L'annonce est diffus&eacute;e en direct sur la t&eacute;l&eacute;vision nationale. Le pays retient son souffle.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute;</h2>
<p>Le texte officiel du Secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence est sans &eacute;quivoque : il est mis fin aux fonctions de Sonko en tant que Premier ministre, &laquo; et par cons&eacute;quent &agrave; celles des ministres et secr&eacute;taires d'&Eacute;tat membres du gouvernement &raquo;. Les membres sortants sont charg&eacute;s d'exp&eacute;dier les affaires courantes dans l'attente d'une nouvelle &eacute;quipe. La chute intervient quelques heures &agrave; peine apr&egrave;s une intervention de Sonko &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale, o&ugrave; il avait publiquement contest&eacute; la gestion des fonds politiques une critique frontale adress&eacute;e &agrave; sa propre hi&eacute;rarchie.</p>
<h2>Pourquoi maintenant</h2>
<p>Le <strong>limogeage d'Ousmane Sonko</strong> ne surgit pas du n&eacute;ant. Depuis l'automne 2025, les tensions entre les deux t&ecirc;tes de l'ex&eacute;cutif s'accumulent. Diomaye Faye avait d&eacute;j&agrave; &eacute;vinc&eacute; plusieurs proches du Pastef pour les remplacer par des profils issus de sa propre coalition. En d&eacute;cembre 2025, Sonko avait publiquement annonc&eacute; sa candidature &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2029, fragilisant davantage l'unit&eacute; du camp pr&eacute;sidentiel.</p>
<h2>La m&eacute;canique de la rupture</h2>
<p>Le pr&eacute;sident avait pr&eacute;venu : &laquo; Tant qu'il est Premier ministre, c'est parce qu'il b&eacute;n&eacute;ficie de ma confiance. Si cela n'est plus, nous aurons un nouveau Premier ministre. &raquo; La sortie de Sonko devant les d&eacute;put&eacute;s a constitu&eacute; la ligne rouge. En d&eacute;clarant publiquement son d&eacute;saccord sur la gestion des fonds politiques, il a rompu la solidarit&eacute; de l'ex&eacute;cutif. Faye a appliqu&eacute; sa propre doctrine sans d&eacute;lai.</p>
<h2>Les enjeux de cette crise</h2>
<p>&Agrave; court terme, le S&eacute;n&eacute;gal entre dans une p&eacute;riode d'incertitude institutionnelle. La formation d'un nouveau gouvernement sera scrut&eacute;e : Faye choisira-t-il de couper d&eacute;finitivement avec le Pastef, ou tentera-t-il un compromis pour pr&eacute;server sa majorit&eacute; parlementaire ? &Agrave; long terme, la <strong>crise politique s&eacute;n&eacute;galaise</strong> de 2026 illustre une dynamique r&eacute;currente en Afrique de l'Ouest : les alliances &eacute;lectorales c&egrave;dent rapidement face aux ambitions personnelles et aux logiques de pouvoir r&eacute;el.</p>
<p>Le slogan &laquo; Diomaye, c'est Sonko &raquo; refrain de la campagne de 2024 est officiellement mort. Reste une question ouverte, d&eacute;cisive pour l'avenir du S&eacute;n&eacute;gal : qui Bassirou Diomaye Faye choisira-t-il pour incarner la rupture politique qu'il a lui-m&ecirc;me provoqu&eacute;e ?</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-05-23 00:41:17</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Issa Tchiroma condamne les violences du 20 mai et réclame un scrutin légitime]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Le 21 mai 2026, au lendemain de la 54e édition de la Fête Nationale
du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, se présentant comme PRÉSIDENT
ÉLU, publie un double commu...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 21 mai 2026, au lendemain de la 54e &eacute;dition de la F&ecirc;te Nationale du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, se pr&eacute;sentant comme <strong>Pr&eacute;sident &Eacute;lu</strong>, publie un double communiqu&eacute; officiel. Le document condamne des violences survenues dans quatre villes camerounaises et appelle &agrave; un "Cameroun Nouveau". Un geste politique rare, pr&eacute;cis, dat&eacute;.</p>
<h2>Zo&eacute;t&eacute;l&eacute;, Maroua, Bafoussam, Dschang : quatre foyers d'incidents</h2>
<p>Le texte parle des faits distincts. &Agrave; Zo&eacute;t&eacute;l&eacute;, r&eacute;gion du Sud, des commerces ont &eacute;t&eacute; pill&eacute;s et des citoyens originaires de l'Ouest Cameroun pris pour cibles le 19 mai. &Agrave; Maroua, des militants des partis RP et ACC se sont violemment affront&eacute;s, faisant de nombreux bless&eacute;s graves. &Agrave; Bafoussam et Dschang, des militants du <strong>Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (M.R.C.)</strong> ont &eacute;t&eacute; emp&ecirc;ch&eacute;s de d&eacute;filer.</p>
<p>Tchiroma Bakary qualifie ces actes d'atteinte grave &agrave; la <strong>coh&eacute;sion nationale</strong>, leitmotiv officiel du 20 mai.</p>
<h2>Une rh&eacute;torique de rupture construite sur des bases institutionnelles</h2>
<p>Le communiqu&eacute; est &eacute;mis sous l'en-t&ecirc;te "Pr&eacute;sidence &Eacute;lue de la R&eacute;publique". Cette formulation est strat&eacute;gique : elle conteste implicitement la l&eacute;gitimit&eacute; de l'ex&eacute;cutif en place tout en revendiquant une autorit&eacute; morale issue des urnes.</p>
<p>La condamnation des violences sert de socle cr&eacute;dible. Elle permet &agrave; Tchiroma Bakary de se positionner au-dessus des clivages partisans, en d&eacute;non&ccedil;ant &agrave; la fois le <strong>tribalisme</strong>, les violences intercommunautaires et les entraves &agrave; la libert&eacute; de manifester des partis d'opposition.</p>
<h2>Le 20 mai comme terrain de bataille symbolique</h2>
<p>La F&ecirc;te Nationale camerounaise c&eacute;l&egrave;bre le r&eacute;f&eacute;rendum de 1972, fondateur de l'&Eacute;tat unitaire. La choisir comme date de r&eacute;f&eacute;rence pour un communiqu&eacute; d&eacute;non&ccedil;ant des actes "contraires &agrave; l'esprit d'Unit&eacute; Nationale" est un choix s&eacute;mantique fort.</p>
<p>Tchiroma Bakary retourne ainsi le symbole officiel contre le pouvoir en place. Il cite ses "h&eacute;ros", appelle &agrave; rejeter "les discours de haine, de communautarisme, de repli identitaire". Le registre est celui de la <strong>d&eacute;mocratie &eacute;lectorale</strong> bafou&eacute;e.</p>
<h2>L&eacute;gitimit&eacute; contest&eacute;e et recomposition politique en cours</h2>
<p>Ce double communiqu&eacute; installe Tchiroma Bakary comme voix d'opposition structur&eacute;e, capable de r&eacute;agir &agrave; chaud sur des faits pr&eacute;cis et g&eacute;olocalis&eacute;s. Il cible directement l'administration territoriale, accus&eacute;e d'avoir instrumentalis&eacute; des partis contre le FSNC &agrave; Maroua.</p>
<p>&Agrave; long terme, la formule "l&eacute;gitimit&eacute; des urnes sera r&eacute;tablie" signale une strat&eacute;gie de contestation &eacute;lectorale durable. Elle anticipe une prochaine s&eacute;quence de scrutin pr&eacute;sidentiel, dont l'issue est pr&eacute;sent&eacute;e comme d&eacute;j&agrave; tranch&eacute;e par les urnes.</p>
<h2>Question ouverte</h2>
<p>Dans un pays o&ugrave; l'espace m&eacute;diatique et politique reste &eacute;troitement contr&ocirc;l&eacute;, un communiqu&eacute; sign&eacute; "Pr&eacute;sident &Eacute;lu" peut-il suffire &agrave; recomposer le rapport de force avant le prochain cycle &eacute;lectoral ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-21 20:09:08</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Violences à Zoétélé : le Forum Républicain tire la sonnette d'alarme sur le tribalisme]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Des pillages. Des incendies. Des familles menacées. À Zoétélé,
dans la région du Sud du Cameroun, une flambée de violences
communautaires révèle la fragilité du...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Des pillages. Des incendies. Des familles menac&eacute;es. &Agrave; Zo&eacute;t&eacute;l&eacute;, dans la r&eacute;gion du Sud du Cameroun, une flamb&eacute;e de violences communautaires r&eacute;v&egrave;le la fragilit&eacute; du tissu social national.</p>
<h2>Zo&eacute;t&eacute;l&eacute; sous tension : pillages et chasse &agrave; l'homme</h2>
<p>Le <strong>Forum R&eacute;publicain</strong>, parti politique camerounais dont le leader Parfait Mbvoum est actuellement en d&eacute;tention pour ses convictions politiques, a publi&eacute; un communiqu&eacute; officiel condamnant les &eacute;v&eacute;nements en cours &agrave; Zo&eacute;t&eacute;l&eacute;. Des actes de <strong>pillages, d'incendies et de violences communautaires</strong> y sont signal&eacute;s, ciblant des citoyens identifi&eacute;s comme &laquo; &eacute;trangers &raquo; ou membres d'une communaut&eacute; pr&eacute;cise.</p>
<p>Le communiqu&eacute;, sign&eacute; par KWUIN Marie depuis Douala, pr&eacute;cise que ces violences se d&eacute;roulent en lien direct avec une affaire judiciaire en cours dont la nature exacte n'est pas pr&eacute;cis&eacute;e. L'instrumentalisation de ce contexte judiciaire comme pr&eacute;texte &agrave; une <strong>justice populaire</strong> constitue, selon le parti, une d&eacute;rive inacceptable.</p>
<h2>Quand la tension judiciaire bascule dans la haine ethnique</h2>
<p>La <strong>haine communautaire &agrave; Zo&eacute;t&eacute;l&eacute;</strong> ne surgit pas du vide. Elle illustre un ph&eacute;nom&egrave;ne structurel bien identifi&eacute; : la transformation d'un litige individuel en conflit collectif &agrave; base ethnique. Ce glissement se produit lorsque les institutions judiciaires perdent en lisibilit&eacute; et en cr&eacute;dibilit&eacute; aux yeux de la population.</p>
<p>Le Forum R&eacute;publicain pointe explicitement ce m&eacute;canisme. En l'absence de communication claire des autorit&eacute;s, le vide informationnel est combl&eacute; par des rumeurs, des manipulations et des r&eacute;cits identitaires qui d&eacute;signent des boucs &eacute;missaires. La <strong>x&eacute;nophobie au Cameroun</strong> devient alors un outil de d&eacute;foulement collectif, au d&eacute;triment des plus vuln&eacute;rables.</p>
<h2>Le tribalisme comme arme politique : un m&eacute;canisme redoutable</h2>
<p>Le <strong>tribalisme au Cameroun</strong> se d&eacute;finit comme l'exploitation des appartenances ethniques ou r&eacute;gionales &agrave; des fins de mobilisation politique ou de justification de violences. &Agrave; Zo&eacute;t&eacute;l&eacute;, ce m&eacute;canisme prend une forme concr&egrave;te : des commerces d&eacute;truits, des biens pill&eacute;s, des familles contraintes &agrave; fuir.</p>
<p>Ce type de violence ob&eacute;it &agrave; une logique d'escalade. Une premi&egrave;re agression non sanctionn&eacute;e l&eacute;gitime les suivantes. Les r&eacute;seaux sociaux acc&eacute;l&egrave;rent la diffusion de r&eacute;cits incendiaires. Les autorit&eacute;s traditionnelles et religieuses, qui pourraient jouer un r&ocirc;le de r&eacute;gulation, se retrouvent souvent court-circuit&eacute;es. Le Forum R&eacute;publicain appelle explicitement ces acteurs &agrave; prendre leurs responsabilit&eacute;s, reconnaissant leur r&ocirc;le irrempla&ccedil;able dans la d&eacute;sescalade.</p>
<h2>Des enjeux imm&eacute;diats et une fracture nationale &agrave; long terme</h2>
<p>Les cons&eacute;quences des <strong>violences de Zo&eacute;t&eacute;l&eacute;</strong> sont multiples. Des familles d&eacute;plac&eacute;es, des commerces d&eacute;truits, une &eacute;conomie locale paralys&eacute;e. L'absence de r&eacute;ponse judiciaire ferme risque de renforcer le sentiment d'impunit&eacute; et d'encourager des dynamiques similaires dans d'autres localit&eacute;s.</p>
<p>La <strong>stabilit&eacute; du Cameroun</strong> d&eacute;pend de la capacit&eacute; de l'&Eacute;tat &agrave; garantir que chaque citoyen est prot&eacute;g&eacute; sur l'ensemble du territoire national, quelle que soit son origine. Si cette garantie s'&eacute;rode, c'est le pacte r&eacute;publicain lui-m&ecirc;me qui vacille. Dans un pays aux 280 groupes ethniques recens&eacute;s, laisser prosp&eacute;rer la logique tribale &eacute;quivaut &agrave; ouvrir des lignes de fracture durables.</p>
<h2>Justice ou vengeance : le choix qui d&eacute;finit une nation</h2>
<p>Le Forum R&eacute;publicain formule une exigence simple mais fondamentale : l'arr&ecirc;t imm&eacute;diat des violences, la s&eacute;curisation des populations, l'interpellation des auteurs et une communication judiciaire transparente. Ces quatre points dessinent en creux ce qui manque aujourd'hui &agrave; Zo&eacute;t&eacute;l&eacute;.</p>
<p>La question qui demeure ouverte est celle-ci : l'&Eacute;tat camerounais dispose-t-il encore des outils institutionnels pour emp&ecirc;cher qu'une affaire judiciaire locale se transforme en fracture communautaire nationale ? La r&eacute;ponse apport&eacute;e dans les prochaines semaines dira beaucoup sur la solidit&eacute; r&eacute;elle du contrat social camerounais.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-20 13:49:22</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Représentation électorale au Cameroun : le débat autochtones vs résidents relancé]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Au Cameroun, la question de la représentation électorale des
populations autochtones dans les grandes villes revient avec une
intensité croissante. Elle oppose...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Au Cameroun, la question de la repr&eacute;sentation &eacute;lectorale des populations autochtones dans les grandes villes revient avec une intensit&eacute; croissante. Elle oppose deux l&eacute;gitimit&eacute;s : celle du territoire historique et celle du droit de r&eacute;sidence. Le d&eacute;bat d&eacute;passe largement le cas doualais.</p>
<h2>Deux positions, un terrain commun : Douala</h2>
<p>La controverse oppose deux figures publiques camerounaises. <strong>Elimbi Lobe</strong> d&eacute;fend la th&egrave;se d'une repr&eacute;sentation r&eacute;serv&eacute;e ou prioritaire aux populations qu'il appelle "les Littoraliens" les communaut&eacute;s historiquement &eacute;tablies dans la r&eacute;gion du Littoral. Sa position a &eacute;t&eacute; qualifi&eacute;e de x&eacute;nophobe dans sa formulation par plusieurs observateurs.</p>
<p>Sa Majest&eacute; le Professeur Pierre Mila Assoute, chef traditionnel, lui r&eacute;pond publiquement. Sa r&eacute;ponse, diffus&eacute;e en mai 2026, pose les termes juridiques du d&eacute;bat et propose des alternatives institutionnelles. Elle replace la question dans le cadre constitutionnel camerounais en vigueur.</p>
<h2>Pourquoi cette question resurgit maintenant</h2>
<p>Les grandes m&eacute;tropoles camerounaises Douala en t&ecirc;te ont connu une transformation d&eacute;mographique profonde depuis l'ind&eacute;pendance. Les migrations internes, l'industrialisation portuaire et l'attraction &eacute;conomique ont modifi&eacute; la composition sociologique des <strong>circonscriptions &eacute;lectorales</strong> en moins de deux g&eacute;n&eacute;rations.</p>
<p>La loi &eacute;lectorale camerounaise d&eacute;finit la circonscription &eacute;lectorale par les &eacute;lecteurs inscrits sur le territoire concern&eacute; et non par l'appartenance ethnique ou l'origine g&eacute;ographique. Cette d&eacute;finition est au c&oelig;ur du diff&eacute;rend. Elle garantit l'&eacute;galit&eacute; formelle des droits mais ne tient pas compte des dynamiques de repr&eacute;sentation communautaire historique.</p>
<p>La pression d&eacute;mographique sur les listes de partis accentue la tension. Les formations politiques construisent leurs listes en fonction du poids &eacute;lectoral r&eacute;el de leurs candidats dans la circonscription pas en fonction de leur origine ethnique. C'est l&eacute;gal. C'est contest&eacute;.</p>
<h2>Le cadre l&eacute;gal et ses limites</h2>
<p>La <strong>Constitution camerounaise</strong> et les lois &eacute;lectorales en vigueur ne pr&eacute;voient aucun m&eacute;canisme de repr&eacute;sentation communautaire ou ethnique dans les listes de candidats. Tout &eacute;lecteur inscrit dans une circonscription peut y &ecirc;tre candidat. Tout parti constitue librement ses listes selon sa strat&eacute;gie &eacute;lectorale.</p>
<p>Pierre Mila Assoute propose deux pistes de r&eacute;forme pour sortir de l'impasse sans r&eacute;viser les fondements constitutionnels. La premi&egrave;re : augmenter le nombre de si&egrave;ges au Parlement pour mieux refl&eacute;ter la diversit&eacute; sociologique nationale, y compris dans les r&eacute;gions apparemment homog&egrave;nes. La seconde : reconna&icirc;tre explicitement que chaque groupe sociologique historiquement constitu&eacute; doit disposer d'une pr&eacute;sence &agrave; la table de la repr&eacute;sentativit&eacute; nationale.</p>
<p>Il note par ailleurs un cas de figure que la th&egrave;se d'Elimbi Lobe ne peut pas r&eacute;soudre : celui des citoyens naturalis&eacute;s. Un Camerounais d'origine &eacute;trang&egrave;re obtient tous les droits civiques sans assignation de r&eacute;sidence et sans appartenance ethnique d&eacute;finie. S'il s'installe &agrave; Douala, il vote &agrave; Douala. La loi ne peut pas lui imposer autre chose.</p>
<p>Le d&eacute;bat s'inscrit dans un calendrier &eacute;lectoral camerounais sous tension. Les prises de position sur la <strong>repr&eacute;sentation des autochtones</strong> dans les grandes villes peuvent structurer des clivages au sein des partis et alimenter des tensions intercommunautaires si elles ne sont pas trait&eacute;es avec rigueur juridique.</p>
<p>Pierre Mila Assoute cite le Kenya comme mod&egrave;le d'observation : un pays confront&eacute; aux m&ecirc;mes dynamiques de peuplement urbain et de revendications communautaires autour des grandes villes c&ocirc;ti&egrave;res. Les solutions kenyanes :&nbsp; quotas, d&eacute;coupages sp&eacute;ciaux, repr&eacute;sentation garantie ont produit des r&eacute;sultats contrast&eacute;s, entre apaisement communautaire et instrumentalisation politique.</p>
<p>Pour le Cameroun, la croissance d&eacute;mographique des m&eacute;tropoles portuaires est irr&eacute;versible. Dans un si&egrave;cle, &eacute;crit Mila Assoute, le Camerounais de toute origine devra assumer le prix de l'unit&eacute; nationale : non la dilution des ethnies, mais la dissolution des diff&eacute;rences dans la R&eacute;publique.</p>
<h2>Une question que le droit seul ne peut pas r&eacute;gler</h2>
<p>Le d&eacute;bat entre Elimbi Lobe et Pierre Mila Assoute r&eacute;v&egrave;le une tension r&eacute;elle dans la d&eacute;mocratie camerounaise : comment garantir la <strong>repr&eacute;sentation des populations autochtones</strong> dans des circonscriptions o&ugrave; elles ne sont plus majoritaires, sans violer le principe d'&eacute;galit&eacute; des droits civiques ?</p>
<p>La r&eacute;ponse juridique existe: r&eacute;forme du d&eacute;coupage &eacute;lectoral, augmentation des si&egrave;ges parlementaires. La r&eacute;ponse politique est plus difficile &agrave; construire. Elle suppose que les acteurs du d&eacute;bat acceptent de distinguer la d&eacute;fense d'un int&eacute;r&ecirc;t communautaire l&eacute;gitime de l'expression d'une hostilit&eacute; envers les autres Camerounais.</p>
<p>Est-il possible de b&acirc;tir une repr&eacute;sentation &eacute;quitable sans jamais nommer explicitement les communaut&eacute;s qu'on cherche &agrave; prot&eacute;ger et sans exclure celles qu'on ne cherche pas &agrave; repr&eacute;senter ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-20 01:48:13</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: 20 Mai : la vérité brutale que Yaoundé craint pour sa fête nationale]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[La fête nationale du 20 mai au Cameroon commémore le référendum de
1972 qui a aboli le fédéralisme. Pour le Cameroon Liberation
Movement (CLM), cette date symbo...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La f&ecirc;te nationale du 20 mai au Cameroon comm&eacute;more le r&eacute;f&eacute;rendum de 1972 qui a aboli le f&eacute;d&eacute;ralisme. Pour le Cameroon Liberation Movement (CLM), cette date symbolise la mort de l&rsquo;autonomie anglophone. Le docteur Success Nkongho, leader du mouvement, qualifie cette journ&eacute;e de &laquo; deuil d&eacute;guis&eacute; en uniformes militaires &raquo;.</p>
<h2>Un r&eacute;f&eacute;rendum, une f&eacute;d&eacute;ration et une rupture &nbsp;</h2>
<p>Le 20 mai 1972, le Cameroon organise un r&eacute;f&eacute;rendum constitutionnel. Le vote abolit le syst&egrave;me f&eacute;d&eacute;ral cr&eacute;&eacute; en 1961 entre le Cameroon occidental anglophone et le Cameroon oriental francophone. Les r&eacute;sultats officiels affichent plus de 98 % de oui. Les critiques contestent depuis longtemps la transparence du scrutin. La nouvelle constitution centralise le pouvoir &agrave; Yaound&eacute;, supprimant l&rsquo;autonomie de la r&eacute;gion anglophone.</p>
<h2>Qui est le docteur Success Nkongho ? &nbsp;</h2>
<p>Nkongho dirige le <strong>Cameroon Liberation Movement</strong>, un groupe qui r&eacute;clame le retour au f&eacute;d&eacute;ralisme. Il publie sa d&eacute;claration le 19 mai 2026, veille du 54e anniversaire. Son organisation rejette ce qu&rsquo;elle appelle une &laquo; fausse unit&eacute; b&acirc;tie sur l&rsquo;oppression et le sang &raquo;. Nkongho se pr&eacute;sente comme &laquo; Le Lib&eacute;rateur et l&rsquo;Unificateur &raquo; des Camerounais anglophones.</p>
<h2>Pourquoi les anglophones rejettent la c&eacute;l&eacute;bration du 20 mai &nbsp;</h2>
<p>La cause profonde r&eacute;side dans les promesses non tenues de la r&eacute;unification de 1961. Les dirigeants anglophones attendaient une f&eacute;d&eacute;ration &agrave; deux &Eacute;tats avec un statut &eacute;gal. Au lieu de cela, Yaound&eacute; impose le fran&ccedil;ais comme langue administrative dominante. Les tribunaux, &eacute;coles et la common law anglophones sont progressivement marginalis&eacute;s. La <strong>crise anglophone</strong> s&rsquo;intensifie en 2016 avec des gr&egrave;ves d&rsquo;avocats et d&rsquo;enseignants, suivies d&rsquo;une r&eacute;pression violente du gouvernement. Des groupes arm&eacute;s s&eacute;paratistes &eacute;mergent dans les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Selon le CLM, Yaound&eacute; a &laquo; rejet&eacute; avec arrogance tout appel authentique au dialogue &raquo;. Le r&eacute;gime nie l&rsquo;existence d&rsquo;un probl&egrave;me anglophone distinct, une position que Nkongho qualifie de n&eacute;gation de &laquo; notre propre existence en tant que peuple &raquo;.</p>
<h2>M&eacute;canismes de domination et d&rsquo;effacement &nbsp;</h2>
<p>Les c&eacute;l&eacute;brations du <strong>20 Mai</strong> remplissent une double fonction politique. D&rsquo;abord, elles projettent l&rsquo;unit&eacute; nationale par des d&eacute;fil&eacute;s militaires et des campagnes m&eacute;diatiques d&rsquo;&Eacute;tat. Ensuite, elles r&eacute;priment les m&eacute;moires alternatives du f&eacute;d&eacute;ralisme. Yaound&eacute; contr&ocirc;le tous les diffuseurs nationaux, arr&ecirc;te les voix dissidentes et criminalise le discours s&eacute;cessionniste. Le gouvernement utilise les lois antiterroristes pour d&eacute;tenir des activistes anglophones. Les peines de prison pour &laquo; r&eacute;bellion &raquo; ou &laquo; insurrection &raquo; ont &eacute;limin&eacute; des leaders que Nkongho appelle des &laquo; h&eacute;ros pourrissant en prison &raquo;. Le CLM argue que l&rsquo;&Eacute;tat efface syst&eacute;matiquement l&rsquo;identit&eacute; anglophone en supprimant les toponymes anglais, en fermant les &eacute;coles bilingues et en nommant des administrateurs francophones dans les zones anglophones.</p>
<p>Le boycott du 20 mai 2026 appel&eacute; par le <strong>Cameroon Liberation Movement</strong> pourrait r&eacute;duire la participation officielle dans les r&eacute;gions anglophones. Yaound&eacute; pourrait r&eacute;pondre par des patrouilles militaires accrues et des coupures d&rsquo;Internet. Le risque de manifestations urbaines &agrave; Douala ou Bu&eacute;a reste mod&eacute;r&eacute; mais r&eacute;el. Le rejet continu de la f&ecirc;te nationale pourrait approfondir la fragmentation territoriale. Sans f&eacute;d&eacute;ralisme ni dialogue significatif, le CLM pr&eacute;dit une situation de &laquo; r&eacute;fugi&eacute;s &raquo; &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des propres fronti&egrave;res du Cameroon. Les co&ucirc;ts &eacute;conomiques incluent la perte d&rsquo;investissements &eacute;trangers dans les r&eacute;gions anglophones, o&ugrave; la production de cacao et de p&eacute;trole a d&eacute;j&agrave; diminu&eacute;. La <strong>marginalisation des anglophones</strong> pourrait gagner du cr&eacute;dit aupr&egrave;s d&rsquo;instances internationales comme le Conseil des droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU, conduisant potentiellement &agrave; des sanctions ou &agrave; une pression de m&eacute;diation sur le r&eacute;gime du pr&eacute;sident Paul Biya.</p>
<h2>Quelle v&eacute;rit&eacute; r&eacute;v&eacute;lera le 20 mai 2026 ? &nbsp;</h2>
<p>Le docteur Nkongho exige que &laquo; toute la v&eacute;rit&eacute; de l&rsquo;histoire soit dite &raquo; sur le r&eacute;f&eacute;rendum de 1972. La question reste ouverte pour les Camerounais : une f&ecirc;te nationale bas&eacute;e sur un vote contest&eacute; peut-elle unir un pays o&ugrave; une communaut&eacute; se sent effac&eacute;e ? La r&eacute;ponse d&eacute;terminera si le 20 mai devient une v&eacute;ritable c&eacute;l&eacute;bration ou un rappel annuel d&rsquo;une f&eacute;d&eacute;ration morte il y a 54 ans.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-20 00:54:01</pubDate>
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