Idrissou est-il une pourriture ?  Par l’écrivain Calvin Djouari
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CAMEROUN :: Idrissou est-il une pourriture ? Par l’écrivain Calvin Djouari :: CAMEROON

Les éliminatoires de la coupe du monde et le match contre l’Algérie sont maintenant loin derrière nous, mais un obscur ancien  joueur des lions indomptables,  oublié dans les cavernes comme on oublie les brebis galeuses refait surface en la personne d’Idrissou.

Je rencontre souvent des influenceurs, des critiques du régime de Yaoundé qui me soulignent comment ils sont déçus du gouvernement camerounais. Mais ils se gardent toujours de dire du mal de leur pays. Je parle ici du rôle des camerounais de la diaspora comme modèle pour nos jeunes frères qui nous regardent et qui nous admirent. Personnellement, j’avais dit que je me garderai de dire du mal de mon pays, ni mes œuvres n’y feront cas. Il y a des actions ou des propos qui nous obligent à supporter l’adversaire et le silence n’est plus possible parce que tout citoyen camerounais de bonne foi peut se passer d’exécuteur.

Nous sommes tous camerounais ; beaucoup parmi nous sont nés au pays. Notre sensibilité nous pousse à nous imbiber de sentiments divergents, d’images, de souvenirs, de joies et de colères. C’est notre droit, c’est notre amour. Chaque camerounais, on le sait, a un esprit rebelle. Tout camerounais, est porté vers la contradiction. Ce qui est d’ailleurs bien parce que cela nous pousse à avoir un autre regard sur les choses.

Dans une société où la déception est collective, il faut faire attention sur ses propos. Je me suis retrouvé souvent restreint dans tout ce qui est virulent. Pourtant, l’écrivain est la bouche des malheurs. Souvent, on ne veut pas écrire des choses qui viennent des autres, ce que nous voyons nous-même est assez suffisant pour nous élucider. Venons-en au fait. Un curieux personnage appelé Idrissou a publié une vidéo mensongère sur le Cameroun sa  patrie.

Cet homme massif, à l’œil lourd, renfrogné, avec des lèvres épaisses comme celles qui régulièrement descendent pour toucher les chattes gluantes, a vomi ce qui était dans son ventre pour démontrer jusqu’à quel niveau il est un paltoquet. Ce personnage peu gracieux est toujours tiré à quatre épingles, toujours impeccablement vêtu comme un fêtard qui sort du front, est un voyou en puissance. Ajoutons que malgré son aspect massif et son tour de taille qui ne cesse d’augmenter, le mec est aussi réputé à ce que disent ses ex. l’homme à la grande « Baramine » si grosse qu’elle dépasse la taille normale des zizi modernes ; ce qui oblige les femmes avec qui il flirte à chier pendant la parade nuptiale. Lugubre ancien lion, le géant idiot dans ses vestons au ton doré sans oublier ses chaussures toujours bien cirées, qui s’affuble même d’un chapeau des cow-boys voulait être célèbre pendant cette coupe du monde pour enfin être reconnu.

L’homme est formé   l’ancienne école des colons allemands ; cette une tête dure qui ne peut même pas formuler une bonne comme phrase en français, (tout camerounais, ayant vécu au Cameroun, même s’il n’a jamais été à l’école s’exprime en français correct, qu’il fut à l’extérieur ou pas.) Un garçon qui pourtant se conduisait avec bravoure, ce qui lui valait l’admiration du public camerounais pour ses longues enjambées à l’aile droite. Dans sa vidéo virale qu’on trouve sur les réseaux, le grand garçon dans un français de pygmée, s’égare complètement dans une folie de mots. Il affirme que le Cameroun aurait acheté le match qualificatif contre l’Algérie ; une affirmation superfétatoire bien qu’elle   émane d’un ancien lion. Mais la déclaration est choquante et décevante pour un ancien lion indomptable. Une déclaration qui vient déranger la quiétude du public qui attend sa coupe du monde. L’affaire Ngadeu prend une tournure décisive.

Voilà pourquoi dans ce pays, il ne faudrait pas donner la parole à certaines personnes. Le Cameroun sait où viennent ses mauvais enfants depuis la colonisation. Il porte en lui le même ferment de décomposition.

Un ancien coéquipier qui partageait la même chambre avec lui aurait déclaré qu’il pissait au lit pendant les stages et se réveillait parfois en pleine nuit et arrosait carrément le sol au lieu d’aller dans les toilettes. Et lorsqu’il y va, pour s’y mettre à l’aise, il ne tire pas la chasse d’eau et pendant des jours jusqu’à ce que la merde remplisse et commence à couler. Il y a de la merde partout mais il est là avec les odeurs. Idrissou vit avec ça, il s’en fout. Par ailleurs il a été dit que c’est un gros mangeur. Ce garçon mange. L’homme du Tchokolo est aussi réputé pour être un gros bouffon. Qu’il mange. Il mangeait tout même les nourritures avariées qu’ils avaient laissées dans le réfrigérateur après des jours. Après il s’étale sur le lit et roque. La nuit c’est au tour des pettes, toute la nuit, ce monsieur pette, jusqu’au matin. Personne n’a jamais compris pourquoi ses coéquipiers abandonnaient la chambre.

Cet ancien berger, reconvertit dans le football, avait la réputation de courir derrière les balles qu’il avait lui-même perdu, comme les bœufs affolés qu’il fallait rattraper.

Ancien lion en mal de notoriété, il a surgi ces derniers jours en faisant même rire certains et du coup, on l’a laissé parler. Toujours gauche dans ses idées. Il nourrit des fantasmes. Idrissou n’était qu’un voyou dindon, il doit être traité comme tel. Joueur peu inventif dont le rôle était de courir  sur le stade, n’a jamais vraiment posé une action décisive qui aurait fait rejaillir des souvenirs. Sa seule action au sein des lions nous rappelle un mauvais souvenir, cette passe qui fut donnée à Pius Djefi pour l’unique but lors du match Cameroun Colombie pendant la coupe de confédération, jour de la mort de  Marco. Il y a des cafards dans la tête de certains anciens lions.

Homme sournois devenu vulgaire, un marabou lui aurait prédit la gloire mais qui a vu ce rêve s’envoler avec la présence d’Etoo fils à l’attaque. Personnage vindicatif et borné, il voue une haine bestiale à l’encontre de notre icône.

Il fait partie de ces mouvements dont le président Eto’o parlait en son heure des gens humainement bons. Idrissou est une pourriture. Cette pourriture d’un corps qui va grandissant. Ses déclarations montrent ses goûts pour la violence verbale, cet homme parle comme un âne. Un homme non pas avarié, mais de la merde qui recouvre son corps des fétides et des putréfactions nauséeuses venues de la BAS. Et parmi bien de choses que les camerounais feraient mieux un jour, c’est de ne plus voir cet homme.

Cette gueule de Wadjo errant, ce pâtre raté aura désormais des gens qui ne le lâcheront plus, et qui n’oublieront jamais cette violence endogame encouragée par la BAS, ces sous-hommes en mal de notoriété dont le  destin est de vagabonder.

L’intelligence ne se vend pas. Il faut aller à l’école. Il faut aussi changer les gens, certains préfèrent parler plutôt que d’aller à l’école. Dans mon pays chaque jour, on verra de nouveaux magiciens, ils sont toujours là, certains sont sur scène dansant le même spectacle pour chercher à plonger le pays dans le chaos, voulant rendre ce beau pays comme  une terre de calomnies, de complexés, de bagou, de potin, de commérage et de bassesses qui ne fait  exception du temps, de lieu, de génération ou d’âge.

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